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Accueil du site > Tribune Libre > Le masochisme, revers de la médaille

Le masochisme, revers de la médaille

 

De même que le côté "face" d'une pièce est toujours accompagné par le côté "pile", les comportements sadiques ne pourraient exister sans le masochisme, qui est bien plus répandu qu'on ne le pense. Ce texte est le pendant de celui que j'ai déjà publié sur le sadisme.

 

"Les salauds sont beaucoup plus intéressants" (réplique du film L'arrangement, d'Elia Kazan)

Le syndrome de Stockholm

Ce nom a été donné à la suite du braquage d'une banque au cours duquel un détenu en permission, Jan-Erik Olsson, prit des employés en otages. Lors du procès, les magistrats ont constaté avec stupéfaction que les otages avaient refusé de témoigner contre leur agresseur. L’une des victimes aurait même entretenu une relation amoureuse avec Jan-Erik Olsson.
Disons sans ambages que les explications données par les psychologues tiennent du conte de fées, ils parlent de "choc psychologique" et de "sidération". Je veux bien admettre à la rigueur que cela puisse se produire dans les premiers instants, mais que ce comportement puisse se poursuivre jusqu'au procès, cela ne tient pas la route. Il est infiniment plus probable que ces professionnels veuillent éviter les questions gênantes que les gens pourraient se poser sur la nature humaine et ses implications déstabilisantes.
La cause qui me semble déterminante est la fascination que nous éprouvons tous à un degré plus ou moins élevé envers ceux qui osent transgresser les règles établies et prennent ce qu'ils veulent par la force ou par la ruse. Inconsciemment, nous les envions de pouvoir faire quelque chose que nous nous interdisons.

Complémentarité de la nature humaine

La relation entre dominant et dominés existe parmi de nombreuses espèces animales, c'est donc une des voies trouvée par l'évolution pour perpétuer la vie. Elle est essentielle dans l'organisation sociale des primates, et aussi dans notre espèce. On peut observer que les choses se mettent en place très tôt, dans les maternelles et les écoles primaires.
Le critère de soumission n'est pas forcément la faiblesse par rapport au dominant mais porte plutôt la marque d'une plus grande inhibition. La personne la plus agressive ne s'identifie pas aux autres, ne montre pas d'empathie, elle considère simplement les autres comme des moyens d'arriver à ses fins.
Pourquoi donc tant de personnes acceptent-ils une situation qui les désavantage autant ? En réalité, les gens ont très peu de choix dans la vie, car la crainte la mieux partagée est celle d'être complètement ignoré, comme si l'on ne comptait pas, c'est de loin ce qui est le plus insupportable et chacun fait tout pour l'éviter.
Devant quelqu'un qui veut prendre l'ascendant sur vous, il n' y a donc que deux éventualités possibles, le combattre ou se soumettre. La plupart du temps, la personne accepte la subordination, la neutralité risquant de la faire rejeter dans le néant. C'est ainsi que les gourous assurent leur emprise sur leurs proies, qui sont consentantes dans la plupart des cas. Quand celui-ci est arrêté pour abus sexuel, il n'est pas rare que ses victimes manifestent pour qu'il sorte de prison.
Il est notoire que les criminels en série et les auteurs de tueries de masse reçoivent régulièrement en prison des lettres d'amour, ce qui ne peut que les conforter dans la voie qu'ils ont choisi. C'est essentiellement pour cette raison que je considère la suppression de la peine de mort comme une faute grave, car il est impossible de contrer l'ascendant des grands criminels sur de nombreuses personnes.

Soumission inscrite dans la tradition

De nombreuses sociétés ont érigé des principes contraignants qui établissent très souvent la domination des hommes sur la famille, et en particulier sur leurs épouses. L'argument qui pouvait être valable à l'époque où la force physique était un atout prépondérant est devenu complètement obsolète maintenant que le plupart des tâches peuvent être accomplies sans effort notable. Tout naturellement, cette domination fut contestée avec le succès que l'on sait.
Mais comme à chaque fois qu'une oppression est renversée, le balancier ne s'arrête pas au milieu du chemin, il continue son mouvement jusqu'à l'extrême opposé, si bien qu'aujourd'hui c'est le pouvoir lui-même qui est réclamé par les femmes, menaçant de détruire tout l'édifice civilisationnel bâti sur un équilibre fragile.
Cependant, un autre courant complètement opposé est à l'oeuvre dans cette société déchirée, celui de l'islam et de son corollaire, la charia. Dans ce monde, la femme est totalement soumise et se cache sous un voile. Les tenantes du féminisme savent qu'elles ne peuvent rien faire contre cela, puisque la seule lutte qu'elles peuvent mener est contre ceux qui leur ont cédé le terrain. Mais l'islam n'a jamais cédé un pouce de terrain et elles le savent parfaitement, donc elles le laissent tranquille.
Cette idéologie va donc séduire de nombreuses européennes qui trouvent leur raison de vivre dans le masochisme, parce que c'est un comportement extrêmement répandu. Quelle est la tendance qui va l'emporter ? A celà, je n'ai pas de réponse définitive, mais je suis persuadé que le critère décisif sera la capacité de survie du modèle qui s'imposera.

 


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34 réactions à cet article    


  • JL JL 27 mars 12:33

    ’’C’est essentiellement pour cette raison que je considère la suppression de la peine de mort comme une faute grave’’

     

    ’’comme à chaque fois qu’une oppression est renversée, le balancier ne s’arrête pas au milieu du chemin, il continue son mouvement jusqu’à l’extrême opposé’’

     

    Ce serait quoi, l’extrême opposé au rétablissement de la peine de mort, selon vous ?


    • JL JL 27 mars 12:36

      @JL
       
       erreur :
       
       
      Question : Ce serait quoi, l’extrême opposé correspondant au rétablissement de la peine de mort, selon vous ?


    • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 27 mars 14:05

      @JL
      J’ai donné mon avis en le justifiant, faites en de même et ne sortez pas une phrase d’un autre contexte, merci.


    • JL JL 27 mars 14:14

      @Gilles Mérivac
       
       est-ce que poser une question, pour vous c’est sortir une phrase de son contexte ?
       
       Bon, essayons ça
       
       ’’Il est notoire que les criminels en série et les auteurs de tueries de masse reçoivent régulièrement en prison des lettres d’amour, ce qui ne peut que les conforter dans la voie qu’ils ont choisi. C’est essentiellement pour cette raison que je considère la suppression de la peine de mort comme une faute grave, car il est impossible de contrer l’ascendant des grands criminels sur de nombreuses personnes.’’
       
       Est-ce que vous croyez vraiment que c’est une bonne raison pour remettre en cause l’abolition ? Vous croyez que ces lettres d’amour sont un danger pour la société au point qu’il faille exécuter ceux qui les inspirent ?
       
       Vous voulez mon avis ? C’est une bien piètre raison, et en user pour déclarer l’abolition comme une faute grave me parait ... gravissime.


    • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 27 mars 14:22

      @JL
      Ma réponse est oui, une personne criminelle qui exerce un ascendant sur un nombre considérable de gens est suffisamment dangereuse pour être éliminée. Les américains l’ont compris en tuant Ben Laden et en balançant son cercueuil au fond de l’eau.
      Maintenant, je ne peux pas être plus clair.


    • JL JL 27 mars 14:44

      @Gilles Mérivac
       
       ’’une personne criminelle qui exerce un ascendant sur un nombre considérable de gens est suffisamment dangereuse pour être éliminée.’’
       
      Vous voulez parler des politiques qui ont mis le moyen Orient à feu et à sang ? Ou bien des animateurs des radios mille collines, du passé et du présent ? Ou bien de certain philosophe ? Et bien sûr, j’en oublie tant la liste est longue, de ceux qui courent les rues et les ondes.


    • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 27 mars 15:05

      @JL
      Non, je parle de personnes impliquées dans des faits précis et avérés, recevables devant un tribunal.


    • JL JL 27 mars 15:29

      @Gilles Mérivac
       
       c’est vous qui voyez.


    • Sozenz 27 mars 12:45

      La personne la plus agressive ne s’identifie pas aux autres, ne montre pas d’empathie, elle considère simplement les autres comme des moyens d’arriver à ses fins.

      vision très basique et subjective de l agressivité .

      l agressivité est pulsionnelle et instinctive c est bien souvent un signe d auto protection .

      avez vous dejà vu des grand balèzes agressifs ? rarement car ils son moins sujets aux peurs de se faire agresser .. il y a des moyens beaucoup plus fins pour arriver à ses fins . qui passe par le mental ,

      Vous faites la comparaison avec les animaux . sauf que pour les animaux ils se battent pour un territoire , des femelles ; les femelles preferant les plus robustes ( choix pour de la meilleure descendance)

      pour l humain les critères sont totalement décalés , la complexité de l esprit humain , na rien a voir avec l esprit de l animal .

      pour la soumission de la femme à l homme dans la tradition je pense que c est parce qu’ il y a un énorme problème avec la sexualité .

       connaissez vous « ecoute petit homme » de Willeim Reich ?


      • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 27 mars 13:58

        @Sozenz
        « l agressivité est pulsionnelle et instinctive c est bien souvent un signe d auto protection »
        Vous confondez agressivité avec un comportement de surréaction face à une peur inconsciente.
        « pour l humain les critères sont totalement décalés »
        Pas tant que cela, les instincts demeurent similaires, l’intelligence n’a rien à y voir. Les hommes se battent aussi pour un territoire, par l’intermédiaire de l’argent.

        P.S. Non, je ne connais pas Willeim Reich.


      • Arthur S Arthur S 27 mars 13:34

        sans doute que les gens qui battent leurs enfants et/ou leur conjoint le font pour leur procurer du ;plaisir, parce qu’ils sont masos et qu’ils aiment ça, les vicieux  ?

        moi, j’ai eu un chef pervers qui prenait son plaisir à faire souffrir ses subordonnés par des humiliations, mises en gardes, injonctions doubles et insinuations : je peux vous dire que les victimes n ’y prenaient aucun plaisir et qu’elles ont été soulagées quand il a été viré

        dire qu’il n’y aurait pas de sadisme si le « pendant » n’existait pas est faux ! c’est le même type de raisonnement que celui qui consiste à dire qu’un violeur ou un pédophile est passé à l’acte parce que la victime l’a aguiché !


        • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 27 mars 14:03

          @Arthur S
          « dire qu’il n’y aurait pas de sadisme si le « pendant » n’existait pas est faux ! »
          Il y a au contraire un nombre incroyable de cas où les victimes acceptent leur sort, sinon il n’y aurait pas de syndrome de Stockholm.
          Encore heureux que ce ne soit pas le cas pour toutes les victimes ! Mais le masochisme existe bien, même si cela ne vous plait pas, et le nier ne le fera pas disparaître.


        • Arthur S Arthur S 27 mars 15:41

          @Gilles Mérivac

          Je n’ai jamais nié l’existence du masochisme, mais il faut lui laisser la place qui est la sienne, c’est-à-dire lié à une façon particulière de se procurer un plaisir sexuel, façon dont l’origine est liée à une scène primitive dans l’enfance de la personne concernée.

          Dans le syndrome de Stockholm, il ne s’agit pas de masochisme mais Dans le syndrome de Stockholm, il ne s’agit pas de masochisme mais du même type de relation que celui de certains « collabos » envers les forces d’occupation pendant la guerre

          Les bases psychologiques causant ce syndrome, comme celles de la vénération de l’enfant envers un père despotique et autoritaire ainsi que son identification avec lui, sont un moyen d’échapper à l’angoisse que provoquerait la confrontation ainsi et un moyen d’éviter le sentiment de culpabilité que lui procurerait du fait haïr le père ou le preneur d’otage. Cest le type de relation qui existe entre le citoyen d’un régime despotique et le dictateur. L’amour ou la vénération deviennent des palliatifs qui résolvent « magiquement » toute la complexité conflictuelle de la situation. Ce n’est pas du masochisme, c’est de la survie.


        • Alina Reyes Alina Reyes 27 mars 23:52

          @Arthur S
          Exactement. Dira-t-on qu’Ilan Halimi a été torturé parce qu’il était masochiste ? Que les résistants torturés pendant les guerres étaient masochistes ? Etc. Si l’auteur de l’article se fait un jour agresser dans un parking et tabasser, devra-t-on dire que c’est parce qu’il aime souffrir ? Lui seul peut répondre à cette dernière question, mais il ne peut généraliser à autrui.

          En réalité, ce sont les sadiques qui sont masochistes. Les sadiques aiment la souffrance, l’infliger ou la chercher pour eux. Si le sadisme et le masochisme vont ensemble, c’est dans la même personne (même si l’un apparaît plus que l’autre, les deux y sont).


        • Alina Reyes Alina Reyes 28 mars 00:00

          @Arthur S

          @Alina Reyes
          Dans les camps de concentration, la nécessité de la survie crée aussi un comportement d’évitement de trop de souffrance par une recherche d’accommodation à la situation, et même d’un mélange de refus et d’une certaine empathie avec les bourreaux, afin de ne pas désespérer complètement de l’humain et de n’avoir ainsi plus aucune raison de vivre. De l’extérieur cela pourrait passer pour un acquiescement, mais ça n’en est pas du tout un, seulement le moyen de ne pas devenir fou ou désespéré. C’est la même chose dans toutes les situations d’extrême oppression, qu’elle soit sociale ou psychologique. Rien à voir avec un masochisme, c’est au contraire en effet une tactique de survie.

          Qui ne comprend pas cela, comme semble-t-il l’auteur de cet article, devrait s’inquiéter pour sa santé mentale.


        • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 28 mars 08:41

          @Alina Reyes et @Arthur S.
          Encore une fois, vous faites l’impasse sur les nombreux exemples de soumission volontaire caractéristiques du masochisme. Les exemples que vous donnez sur la torture ne contredisent pas l’existence du masochisme intrinsèque, c’est tout simplement autre chose.
          L’empathie avec les bourreaux peut s’expliquer dans une situation désespérée, mais pas après que cette situation soit terminée, comme dans le cas de la prise d’otage que j’indiquais.

          P.S. « devrait s’inquiéter pour sa santé mentale. » Vous devriez éviter ce genre de phrase, vous avez déjà reçu une volée de bois vert dans l’article de Fergus pour votre attitude méprisante et sectaire, vous pourriez encore y avoir droit.


        • JC_Lavau JC_Lavau 28 mars 09:17

          @Gilles Mérivac. Les freudiens ont fait, et continuent de faire énormément de mal. Si le freudisme puis le lacanisme ont été adoptés avec enthousiasme par le vernis intellectualisant de la bourgeoisie française, c’est bien pour leur totale absence de rigueur. Juste un paquet de ruses pour disqualifier et calomnier son prochain.

          Application pratique : « M’enfin ! Kestatan pour avouer que tu as épousé Geneviève exprès pour te faire maltraiter par elle ! ». ô omniscience postulée de l’inconscient à la discrétion de la malveillance du freudien, de la freudienne en l’occurrence.


        • Alina Reyes Alina Reyes 28 mars 09:26

          @Gilles Mérivac
          Répéter des rumeurs, c’est ainsi qu’on envoie des gens lyncher des Roms. Ce sont ceux qui m’accusent qui se sont montrés méprisants et sectaires
          http://journal.alinareyes.net/2019/03/27/papy-fait-de-la-resistance-sur-agoravox/

          Cela dit, je ne pense pas être la seule ici à trouver votre texte très inquiétant et très aveuglé. J’ai l’impression de lire la description de l’état mental d’un psychopathe. Ce n’est pas pour vous insulter (et je ne pense pas qu’il soit utile non plus de vous alerter, vous n’écouteriez pas), c’est seulement qu’il faut le dire parce qu’en effet votre vision des relations humaines est dangereuse.

          Je l’affirme une fois encore : s’il y a bien deux côtés de la médaille, comme vous l’illustrez, il n’y a qu’une seule médaille, une seule personne : la personne sadique et la personne masochiste sont la même. C’est une personne qui aime la souffrance, tout à la fois la souffrance infligée à autrui (un autrui qui n’a pas besoin d’aimer la souffrance, cela va de soi) et la souffrance activement recherchée pour soi. La personne choisit souvent de ne montrer qu’une face de son sado-masochisme, mais elle est bien constituée des deux.


        • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 28 mars 10:30

          @JC_Lavau
          Je ne suis pas spécialiste de Freud, que j’ai lu il y a une vingtaine d’années. C’était une théorie séduisante pour l’époque, mais qui reposait sur quelques cas appartenant à la même société, donc loin d’être universelle. Cependant, l’inconscient existe, sinon il n’y aurait pas d’intuition.
          A mon avis, le meilleur psychanalyste, ce sont les mythes anciens, on y trouve absolument tous les problèmes possibles (et leur solution, quand il y en a une).


        • JC_Lavau JC_Lavau 28 mars 10:40

          @Gilles Mérivac. La France et l’Argentine sont les seuls pays où les freudiens tiennent encore le haut du pavé, sont encore hégémoniques sur la littérature et dans les universités.

          Tentent-ils de s’aventurer dans le lit de la thérapie familiale pour l’annexer ? Alors ils consacrent les dix premières pages du livre à démontrer qu’ils descendent bien du prophète en lignée légitime.


        • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 27 mars 13:50

          On est sur Doctissimo ? ^^


          • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 27 mars 13:59

            @bouffon(s) du roi
            Pourquoi, vous avez des problèmes de prostate ?


          • Christian Labrune Christian Labrune 27 mars 18:58

            Il est notoire que les criminels en série et les auteurs de tueries de masse reçoivent régulièrement en prison des lettres d’amour, ce qui ne peut que les conforter dans la voie qu’ils ont choisi.

            ============================

            @Gilles Mérivac

            Il n’est peut-être même pas nécessaire d’alléguer des cas aussi extrêmes. Il suffit de considérer, sur AgoraVox, l’avalanche d’articles favorables à des dictateurs sanguinaires qui tyrannisent leur peuple. Je ne sais pas combien de textes délirants délirants j’ai pu lire et ratatiner, ces derniers temps, qui soutenaient le régime de Maduro, qui insultaient quelques Iraniens venus ici informer sur ce qui se passe dans leur pays. Bachar el-Assad, ce brave homme, aura bénéficié sur AgoraVox d’un soutien constant. On admire Poutine, on justifie Kim Jong-Un. On crache en revanche sur l’Amérique des libertés, Bref, on rêve d’être foutu.

            Vous expliquez ces comportements par l’éthologie, vous évoquez l’organisation sociale des primates. Ca explique en effet bien des choses, mais ce qui spécifie l’homme, c’est quand même que plus il est homme, et plus il échappe à ce qui, dans son environnement ou dans son fonctionnement biologique, semble fait pour le déterminer. L’homme n’a pas de nature.

            En ce sens, ces comportements de soumission sont parmi les plus révélateurs d’une espèce de régression à l’animalité. Il était inévitable que vous examiniez la question d’une religion qui nous emmerde de plus en plus et dont le nom même, en arabe, veut dire « soumission ». On aurait tort, à cet égard, de parler comme on l’a fait trop souvent d’un « choc des civilisations ». Il n’y a plus désormais qu’une seule civilisation, et par delà les diffférences qui font la richesse de cultures diverses, c’est exactement la même de la Californie au Japon en passant par l’Europe et Israël. Le monde musulman, a contrario, nous offre non seulement le spectacle d’un retard de plus de cinq siècles sur la civilisation mais, depuis quarante ans, celui d’une terrible régression. Empêché de se construire du fait même d’une idéologie qui l’a conduit partout au désastre et à la pire désolation, son seul rêve est désormais de détruire par la violence une civilisation dont il s’est exclu de la manière la plus radicale.

            Le bon de la chose, c’est que les totalitarismes de ce genre sont infiniment plus mortels que les civilisations, lesquelles ne le sont pas autant que le prétendait Valéry, et l’islam tombera plus vite encore dans les poubelles de l’histoire, maintenant qu’il a révélé sa vraie nature, que les deux grands totalitarismes du XXe siècle. 


            • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 28 mars 10:20

              @Christian Labrune
              Le nombre de femmes occidentales qui se sont radicalisées et portent la burka suffirait à lui seul à justifier cet article. C’est pour faire diversion à ce fait majeur que les différents commentateurs montent au créneau, mais je pense que personne n’est dupe.
              Vous avez raison de pointer du doigt les inversions de valeurs et le relativisme ambiant. Je pense que c’est la conséquence d’un mode de vie qui est devenu trop protégé, les gens n’ont plus à prendre des responsabilités qui engage leur vie même, leur cerveau mouline à vide, pour ainsi dire.


            • colibri 28 mars 08:35

              Le couple sadique\masochisme n’est que le masque perverti du couple masculin\féminin .

              Quand vous pensez que certaines femmes sont masochistes , c’est plutôt qu’elles cherchent à vivre leur féminité et n’ayant jamais eu de modèle valable s’égarent dans le masochisme .Et si les hommes violents les attirent , c’est parce qu’elles croient qu’ils sont forts et leur apportera le masculin dont elles ont besoin  ,elles confondent violence et virilité et sont dans l’illusion , car ces hommes ne sont que sadiques dominant et écraseront au contraire leur féminité au lieu de l’épanouir .

              Etre masochiste c’est chercher à être en position féminine mais tronquée , non respectueuse de son être .Les personnes qu’y s’y essayent ont, un moment ou un autre , pas été respectée dans leur petite enfance , ont ressentie être dominée , ou se sont mise en position d’être dominée par peur , et donc placée dans des situations extrêmes à l’age adulte (comme une agression) elles retrouvent la position infantile de soumission , qui est une défense .

              L’articulation du masculin avec le féminin est une idéal à atteindre , mais n’est pas identifié avec le dominant \dominé (ou sadique\masochiste) qui est une violence .

              Le masculin\féminin est ce qui fonde la nature de l’être humain , mais aucun ne domine sur l’autre :ils sont complémentaires comme la figure du yin et du yang s’interpénètrent l’un l’autre et forment un cercle ou noir et blanc sont mêlés .


              • Alina Reyes Alina Reyes 28 mars 09:36

                @colibri
                Tous les fantasmes qu’on projette sur le féminin sont complètement irrationnels et contradictoires. Une même femme, dès qu’elle parle, est vue à la fois comme « féminazie » et « masochiste » par ceux-là qui ont peur que les femmes se révèlent savoir parler et penser au moins aussi bien qu’eux. Le racisme fonctionne de la même manière. Le raciste projette des fantasmes sur l’autre, vu secrètement comme détenteur d’une sexualité plus puissante (ça c’est la grande peur des gynophobes, la sexualité des femmes, raison des amputations sexuelles) et qu’il faut donc éliminer de la concurrence. Pour cela, il faut d’abord trouver une raison de le déshumaniser ou autre justification à la violence symbolique ou réelle qu’on lui fait : une stigmatisation genre étoile jaune ou étiquette « à abattre parce que les femmes sont une espèce qui veut être violentée ».

                Bien entendu, il ne surtout pas généraliser. Les gens ne sont pas tous racistes ni sexistes/gynophobes, loin de là. Mais c’est comme les trains qui déraillent, ils font beaucoup plus de bruit que ceux qui arrivent à l’heure.


              • JC_Lavau JC_Lavau 28 mars 09:56

                @Alina Reyes : « Une même femme, dès qu’elle parle, est vue à la fois comme « féminazie » et « masochiste » par ceux-là qui ont peur que les femmes se révèlent savoir parler et penser au moins aussi bien qu’eux. »
                Je mets au défi l’auteuse d’apporter des preuves à l’appui de ses accusations délirantes.

                « (ça c’est la grande peur des gynophobes, la sexualité des femmes, raison des amputations sexuelles) ». Certes, cette ruse est de bonne guerre sexiste. Toutefois en Afrique, ce sont les femmes qui pratiquent des mutilations sexuelles sur leurs filles, pour éradiquer la concurrence.


              • JL JL 28 mars 10:01

                @JC_Lavau
                 
                 ’’ ... pour éradiquer la concurrence.’’

                 

                 ? Vraiment ? N’est-ce pas plutôt parce qu’elle croient qu’aucun homme ne voudra d’une fille non excisée.


              • JC_Lavau JC_Lavau 28 mars 10:33

                @JL. Reporte toi au sketch de Sylvie Joly : Catherine.

                "J’ai eu peur un temps, je l’avoue, que Delphine soit terriblement jalouse de moi. Mais ce qu’il fallait simplement, c’est qu’elle ne se sente pas trop écrasée. Je lui ai laissé espérer, sans trop insister évidemment, avec tact, qu’elle aussi, peut-être... serait ravissante un jour. Évidemment, ça m’agace parfois, de voir Delphine copier mes gestes, mes attitudes, mon maquillage, même me chiper mes robes, même mes jeans le petit chameau . Mais elle est tellement, tellement heureuse d’essayer d’être une Catherine numéro deux. Et j’aimerais tant qu’elle y parvienne. J’aimerais tant qu’elle soit, plus tard, pour son mari, ce que je suis pour Philippe."

                Mais ce texte sec ne vous rend pas la voix si parfaitement travaillée dans les intonations du seizième arrondissement, de cette actrice dotée d’une oreille phénoménale.

                Cette jalousie commence largement avant que l’enfant jalousé devienne compétiteur sexuel ou compétitrice sexuelle, cela commence comme une jalousie de grand frère à petit frère, ou de grande sœur à petite sœur. Dans nombre de peuplades d’Afrique, les femmes d’âge mûri règlent radicalement la question de la concurrence sexuelle des plus jeunes, en leur excisant le clitoris.



                Un exemple est historique, de jalousie féroce d’une mère contre sa bru : Blanche de Castille multipliait les interdits conjugaux contre son fils, Louis IX et contre sa bru Marguerite de Provence. Elle tenait à maintenir son fils en pucelage perpétuel, ou du moins abstinence sévère. De toutes les résidences royales, Louis et Marguerite préféraient de beaucoup le château où ils n’étaient séparés que par un escalier en vis, privé. Le clinicien a les oreilles qui remuent lorsqu’il lit que quelques années plus tard, Marguerite de Provence fit subir à sa bru (Isabelle d’Aragon ?) la même maltraitance anti-sexuelle. Le contage de la maladie mentale est bien plus culturel que génétique.




              • JL JL 28 mars 11:10

                @JC_Lavau
                 
                 pas d’accord, mais passons.
                 
                 Sur ce sujet de la jalousie mère fille, un très beau roman, qui se lit dans une après midi : « Frappe-toi le cœur », d’Amélie Nothomb.


              • Le Panda Le Panda 29 mars 16:41

                @Gilles Mérivac bonsoir

                De nombreuses sociétés ont érigé des principes contraignants qui établissent très souvent la domination des hommes sur la famille, et en particulier sur leurs épouses. L’argument qui pouvait être valable à l’époque où la force physique était un atout prépondérant est devenu complètement obsolète maintenant que le plupart des tâches peuvent être accomplies sans effort notable.

                C’est une évidence mais j’ai un exemple dans ma vie, mes parents 80 années d’union, le partage s’est fait à tous les stades. Mais chacun avait le trajet que l’autre ne contestait pas. Du moins je ne l’ai jamais entendu. (hors sujet j’ai abandonné l’article de moderatus que j’aime bien compte tenu de certains commentaires, en reposant mon article)

                Salut et bon WK


                • raymond 29 mars 18:30

                  @chambre douze, changez de traitement.


                • assouline assouline 29 mars 18:53

                  @Le Panda

                  Mais... rassurez nous... Vos parents n’étaient quand même pas sado-maso ? Parce que c’est ça le sujet...


                • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 29 mars 18:04

                  « mes parents 80 années d’union, le partage s’est fait à tous les stades »

                  Vous avez eu beaucoup de chance.

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