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Accueil du site > Tribune Libre > Le nucléaire c’est Hitler en 1933

Le nucléaire c’est Hitler en 1933

Que se passerait-il si une de nos centrales nucléaires subissait un accident grave ?

Une évaluation portant sur un tel accident pour la centrale de Gravelines, située à vol d’oiseau à 16 km de Dunkerque (70 000 habitants) et 20 de Calais (80 000 habitants) et qui nécessiterait l'évacuation de ces deux villes pour une durée de 15 jours (au total environ 200 000 personnes en comptant l'ensemble des localités dans un rayon d'environ 30 km) conduisait à un montant minimal de 4 milliards d'euros.

Ce chiffre prend en compte le coût de l'évacuation et la perte économique pour cause d'interruption d'activité pour une région dont le PIB était de 91 milliards d’euros en 2006, alors que le montant d’indemnisation minimal garanti s’élève ainsi à 1,5 milliard d’euros (pour plus de détails : « Nucléaire : la France est-elle bien protégée ? » ).

Depuis combien de temps, et pour combien de temps, une zone de 30 km autour de Fukushima est-elle évacuée ?

Plus de 15 jours : on fera le calcul...

Affirmer qu'une catastrophe aux conséquences équivalentes à celle de Fukushima ne pourrait se produire en France, quels que soient les résultats des tests de sécurités qui seront bientôt effectués, serait se satisfaire d'un raisonnement largement accepté hier mais dont les faits nous démontrent qu'il n'a plus la moindre validité.

Le risque de fusion du cœur était estimé à une fois tous les 20 000 ans pour chaque réacteur en fonctionnement.

J'écrivais récemment (« Probabilité d’accident nucléaire majeur : du calcul à la réalité... ») que ce risque était en fait compris entre une fois tous les 3000 et une fois tous les 4000 ans, ceci en comptant 1 ou deux cœurs fondus à Fukushima : il y en a eu 3.

Le risque doit donc maintenant être estimé à une fois tous les 2 400 ans, ce qui est encore différent...

D'autres ont fait le même type de calcul avec des résultats qui ne rassurent pas plus : « Accident nucléaire : une certitude statistique ».

Plus il y aura de réacteurs en activité dans le monde plus il y aura d'accidents graves parce-que, tout simplement, les faits nous démontrent que nous ne pouvons agir sur certains paramètres décisifs (ou contre ces paramètres destructeurs) en respectant une enveloppe financière compatible avec une rentabilité acceptable d'une centrale nucléaire : en d'autres termes on ne construirait aucune centrale s'il fallait réellement la protéger réellement et très efficacement contre tout ce qui pourrait la rendre extrêmement dangereuse.

Certes il y a l'EPR, ce fameux réacteur de haute sécurité dont on a deux exemplaires pour le prix de 4 ou 5.... (voir le coût de ceux qui se construisent actuellement en Finlande et dans le Cotentin) mais dont il n'est pas vraiment garanti qu'il résisterait à tout !

A 300 km environ des côtes du Cotentin se trouve le tombant du plateau continental.

Que savons-nous exactement de la possibilité qu'il s'effondre, créant un tsunami majeur tel que nous n'en n'aurions jamais répertorié (« Histoire et caractéristiques des tsunamis observés en France et sur ses abords ») ?

Détenons-nous la preuve absolue qu'un tel effondrement serait totalement impossible ?

S'il se produisait alors que l'EPR de Flamanville serait en fonctionnement (et qu'il devrait donc affronter une vague de 10, 20, 30 mètres de haut ?) le réacteur et les annexes indispensables à son fonctionnement correct résisteraient-ils ?

Imaginons que oui : combien de temps la petite équipe chargée de son fonctionnement devrait-elle poursuivre son travail (et le pourrait-elle vraiment ?) avant d'être relevée dans un contexte de destructions importantes de l'environnement immédiat (routes, annihilation des équipes de relève car habitant dans des zones affectées par le tsunami...) ?

Le volume, peut-être très important, de débris divers engendré par le tsunami permettrait-il encore vraiment le refroidissement du réacteur (obturation des prises d'eau) ?

Avec une vague dont la vitesse de propagation atteindrait 600 ou 800 km/h il y a peu de chances que l'ensemble de nos réacteurs littoraux aient pu être mis en arrêt urgent de fonctionnement : 5 implantations pourraient être gravement endommagées (Blayais - 4 réacteurs, Flamanville - 2 réacteurs actuellement , Paluel - 4 réacteurs, Penly - 2 réacteurs, Gravelines - 6 réacteurs) pour un total de 18 réacteurs à ce jour.

Quel serait l'impact de ce tsunami sur ces installations ?

Que se passerait-il si une éruption majeure du Laki ou d'un autre volcan avait lieu, nous recouvrait d'un épais brouillard sulfuré comme ce fût le cas en 1783, paralysant des pans entiers de notre société ?

Dans un autre registre a-t-on examiné avec tout le sérieux qu'il faut l'hypothèse d'une attaque informatique contre le système de gestion d'une centrale ?

N'est-il pas possible de créer des dommages majeur par cette voie ?

Ne négligeons pas non plus l'hypothèse d'une éruption solaire majeure, comme je l'évoquais dans « Eruptions solaires et centrales nucléaires » , qui présente un scénario catastrophe absolument inquiétant.

Que se passerait-il dans le cas d'une éruption comparable à celle de 1859 (Éruption solaire de 1859) ?

Nous pourrions facilement avoir l'impression assez durable d'être plongés dans une horreur absolue.

Car si les conséquences étaient telles que les circuits électriques et informatiques des centrales étaient atteints et mis hors service il faudrait aussi s'attendre à ce que de nombreux autres systèmes soient en panne plus ou moins définitive.

Cela atteindrait probablement notre approvisionnement en électricité, la plupart ou la totalité de nos moyens de communication, de mesure, de transmissions... d'alerte et donc d'intervention, nos trains... (« incendies de stations de télégraphie suite aux courants très intenses se propageant dans le sol » dans l'article de Wikipédia).

Plus d'internet, plus de téléphone, peut-être plus de radio selon les cas...

La certitude pour chacun qu'un problème important se pose mais peut-être l'impossibilité d'en savoir plus dans l'immédiat, l'incertitude totale sur la conduite à tenir, incertitude qui pourrait perdurer longtemps si les systèmes de communication ne pouvaient être vite rétablis, et découlant de tout cela un très fort niveau de désorganisation.

Les stations service auraient-elles échappé aux effets des courants induits ?

Pendant combien de temps pourrions-nous « aller aux nouvelles » autrement qu'à vélo où à pied ?

Pour ajouter au désarroi la question : et les centrales nucléaires, ont-elles tenu le coup ?

Combien de ces centrales, parvenues au stade critique pour lequel le cœur entre en fusion à cause d'un manque de refroidissement, émettraient bientôt dans l'atmosphère un cocktail d'éléments radioactifs ?

Comment le savoir, répandre la nouvelle, prévenir les populations de l'attitude à adopter selon sa position par rapport à chaque centrale, lancer l'ordre de distribuer d'indispensables comprimés d'iode (et les distribuer massivement), organiser les évacuations là où elles devraient s'imposer... ?

Par pigeons voyageurs ?

Sans cette menace nucléaire la situation serait déjà terrible, avec : elle prendrait vite un parfum d'apocalypse... et se terminerait peut-être ainsi pour une part d'entre nous !

On imagine mal que cela puisse se produire ?

Mais qui avait imaginé la seconde guerre mondiale, dans toutes ses dimensions... ?

Ne serions-nous pas là confrontés à une limite intellectuelle de nos sociétés (de notre « intelligence collective » ?) ?

S'il avait été possible de savoir quels événements émailleraient l'avenir, même sans en connaître la date, et que l'on avait dit aux habitants de Fukushima, de sa région et plus largement du Japon : nous vous proposons d'installer des centrales nucléaires à Fukushima, qui vous donneront pour des années une électricité à un prix abordable, mais qui subiront un jour un accident tel qu'il sera indispensable d'évacuer un large territoire, auraient-ils accepté ou non ces centrales ?

Il me semble que non, et nous sommes exactement dans la même situation : nous savons que, pour une cause ou une autre (inventoriée ou non ci-dessus) un accident grave peut se produire mais que, en attendant, nous bénéficions d'un courant abondant et abordable.

Et nous pouvons décider de conserver ou non cette menace, pour une plus ou moins grande durée.

Le 30 janvier 1933 Hitler parvient légalement au pouvoir en Allemagne.

Etait-il possible de prévoir, dans le contexte de l'époque, qu'il mènerait le monde à la situation catastrophique qui surviendrait ensuite ?

Je l'ignore mais si quelqu'un avait pu prévoir, avait eu la certitude que les choses ne pouvaient évoluer que vers une situation inacceptable, il aurait fallu que cette personne ait trouvé le moyen de mettre fin à la carrière politique de Hitler quel qu'en soit le coût, évitant ainsi au monde cette seconde guerre mondiale immensément plus coûteuse.

Le temps passant les intentions du personnage se précisèrent et il devenait de plus en plus évident que l'on devrait redouter des évolutions inadmissibles.

Personne n'a payé le prix de la mise à bas de ce régime, à ces moments.

Ce n'est qu'en plein conflit que les USA décidèrent une entrée en guerre au prix d'efforts démesurés : toutes les ressources, toutes les énergies furent mobilisées uniquement vers l'objectif de mettre fin à cette guerre.

On récupérait la moindre parcelle de métal, de cuir, de tissu, de toutes sortes de matières et de produits afin d'alimenter l'effort de guerre, les femmes se mirent à travailler dans les aciéries, les usines de fabrication d'avions, de chars, de rations de survie... de tout ce qui était indispensable à ces soldats qu'étaient les hommes retirés de leur poste de travail de ces mêmes usines pour aller sur le champ de bataille.

Faut-il le rappeler : le coût fut astronomique.

On peut déduire de cela que le fait de laisser s'installer une situation dangereuse, et de n'y pas mettre fin quel qu'en soit le prix, peut conduire à devoir payer ensuite beaucoup plus cher le retour à une situation moins périlleuse.

Les aspects positifs d'une situation par ailleurs dangereuse risquent fort de n'être jamais à la hauteur des aspects négatifs que l'expression du danger pourra induire.

Une invasion de l'Allemagne destinée à mettre fin à la carrière de Hitler après qu'il ait violé le traité de Versailles (le 16 mars 1935, Hitler annonce le rétablissement du service militaire obligatoire et décide de porter les effectifs de la Wehrmacht de 100 000 à 500 000 hommes) aurait eu un coût important mais aurait évité la seconde guerre mondiale.

Mais on ne connaît jamais l'avenir, ce que l'on peut imaginer de ce qu'il sera tient très largement à une juste évaluation du danger que présentent les situations dans lesquelles nous nous mettons.

Or il apparaît aujourd'hui que, sous bien des aspects (compétition plus féroce pour toutes les ressources, bouleversements climatiques, économiques et sociétaux...), le monde pourrait devenir encore plus instable qu'il ne l'est aujourd'hui, ce qui peut avoir des conséquences très directes sur nos capacités à gérer le quotidien.

Si une autre catastrophe nucléaire survenait cette année dans le monde que deviendraient les cours d'Areva, d'EDF... et les capacités économiques de ces entreprises ne seraient-elles pas largement amputées, avec une influence possible sur la qualité de la maintenance des centrales... ?

Too Big to Fail (Trop gros pour tomber) : l'état prendrait le relais, ce ne serait peut-être pas pour alléger la facture de chacun...

Nous détenons maintenant la preuve que nous n'avons jamais su évaluer de façon juste les dangers que présente réellement l'industrie nucléaire quels que soient les efforts déployés pour la rendre « sûre » et cela ne nous confère nullement la capacité à la rendre véritablement « sûre » car l'on constate qu'il nous faut prendre en compte des types de risques qui dépassent très largement nos capacités d'anticipation et de résistance.

Le nucléaire c'est Hitler en 1933 : le risque illimité.


Alors certes une sortie du nucléaire aura un coût mais si largement inférieur à celui d'une seule « petite » mais bien réelle catastrophe qu'il ne faut peut-être pas tarder à ouvrir la porte...

PS / Pour qui serait curieux de savoir comment sont faites un certain nombre de centrales nucléaires dans le monde : http://econtent.unm.edu/cdm4/browse.php?CISOROOT=%2Fnuceng&CISOSTART=1%2C1

On y trouvera notamment un éclaté de la centrale de Fessenheim dont un extrait illustre ce texte.


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46 réactions à cet article    


  • jluc 13 juin 2011 11:12

    Autre exemple :

    l’une des plus vieilles centrales française et obsolète (mise en service1978) :
    La centrale du Bugey n’est qu’à 34 km de la Place Bellecour de Lyon ! (Le centre de la ville)
    Toute l’agglomération de Lyon est dans un rayon de 40 km de Bugey (jusqu’à moins de 18 km). L’aéroport St Exupéry à 16 km….
    La communauté urbaine est peuplée, à elle seule, de près de 1.800.000 habitants.

    Le PIB de Lyon et de son agglomération est de 52 milliards d’euros, ce qui la classe au 2e rang français devant Toulouse et Marseille. (Wikipedia)


    • jcm jcm 13 juin 2011 11:25

      Combien de bus pour évacuer à temps ?


    • jluc 13 juin 2011 11:54

      avec une moyenne de 40 personnes par bus, cela ferait 45.000 bus coincés sous le tunnel de Fourvière.
      Mince, comment feraient les parisiens pour descendre sur la côte ? Aïe, aïe, big problème.


    • LeGus LeGus 13 juin 2011 12:09

      En même temps un tsunami de 20 mètres de haut à Lyon...


    • jcm jcm 13 juin 2011 12:44

      « un tsunami de 20 mètres de haut à Lyon »

      M’enfin... !


    • lsga lsga 14 juin 2011 09:47

      pas eu de tsunami à 3miles, à Tcherno et Blayais


    • Axel de Saint Mauxe Axel de Saint Mauxe 13 juin 2011 11:56

      Tremble carcasse, ta vie n’est que peur... tremble donc.


      • jluc 13 juin 2011 12:08

        tremble, nous voila, nous sommes les Indignés !


      • jcm jcm 13 juin 2011 12:49

        Auriez-vous une épine dans le pied qui vous troublerait la cervelle ?

        Car identifier une analyse, une étude, une évaluation de certains risques et de leurs conséquences à de la peur est révélateur d’un certain embarras du côté du neurone de service !


      • Axel de Saint Mauxe Axel de Saint Mauxe 13 juin 2011 18:37

        Ah ah ah , il me font bien rire les soumis « d’indignés »


        Qu’ils s’indignent, leurs maîtres continuent de trinquer au Champagne.

        Quant aux trouillards de tout, du concombre au nucléaire, de la sécheresse à l’immigré, ce sont de bons citoyens qui iront voter, selon leur trouille, coco, écolo, facho ou autre...

      • jcm jcm 13 juin 2011 18:42

        Mais riez mon cher, je vous en prie !

        Il paraît que ça purge et que parfois une bonne purge éclaircit les idées !

        Nooooooonnnnnnnnnn !

        Je plaisante, car en fait j’adooooore les critiques de fond qui décortiquent point par point le raisonnement ou la démonstration que l’on souhaite contester.

        Merci encore !


      • Axel de Saint Mauxe Axel de Saint Mauxe 13 juin 2011 18:50

        Et pourquoi n’évaluez vous pas le risque de la chute d’une météorite ?


        Le nucléaire comporte des risques, tout le monde le sait ! En attendant il nous apporte notre confort de petits bourgeois..

        Et pas de pot, la France est en pointe sur ce secteur, en plus du vin rouge et du camembert ! on ne va pas se tirer une balle dans le pied non ?

        Alors personnellement n’ayant qu’une vie, je préfère ne pas la gâcher en me demandant combien de chance sur 1000 j’ai de périr dans un cauchemar nucléaire.

      • jcm jcm 13 juin 2011 19:03

        « ...chute d’une météorite... » : en effet cela fait partie des phénomènes qui dépassent nos capacités de prévision et de réaction.

        « Le nucléaire comporte des risques... il nous apporte notre confort de petits bourgeois.. » : jusqu’au jour où il apporte le plus désagréable et le plus dramatique des inconforts, et aucune industrie ne peut prétendre à des effets aussi violents, handicapants, destructeurs...

        C’est bien pourquoi il ne faut pas avoir recours à une telle industrie : un « petit coup de malchance » nous ruine à coup sûr.

        Car une petite météorite, à plus ou moins quelques centaines de mètres (et ceci par rapport à la section d’une sphère de 12 000 km de diamètre...), c’est « petit »... mais fera la différence : en plein dans le mille ou en plein à côté, la facture ne sera pas la même.

        Ceci est une image bien entendu mais fait penser que parfois les choses ne pourraient tenir qu’à un fil sur lequel nous n’avons aucun pouvoir.


      • jcm jcm 13 juin 2011 19:27

        Et puis votre réaction me rassure : avec des partisans du nucléaire comme vous on peut penser que, si survient un accident grave, nous aurons suffisamment de volontaires pour aider à limiter les dégâts, car bien entendu vous assumerez vos choix dans la moindre de leurs implications.

        Ainsi peut-être un jour deviendrez-vous un de nos « burakumin » ou « liquidateur » sans peur et sans reproche dans une centrale ravagée ?

        « liquidateurs de Fukushima : les »gitans du nucléaire«  »

        « Japon : les « intouchables » de Fukushima »


      • lsga lsga 14 juin 2011 09:48

        combine de chance que nos plaisirs petits bourgeois s’achèvent dans une catastrophe nucléaire : 72% .


      • Bulgroz 13 juin 2011 12:16

        Pour moi, le risque majeur est l’immigration et l’Islam. C’est d’ailleurs le seul lien actuel que je puisse faire avec Hitler.

        Hitler me fait penser aussi à ces verts écologistes qui souhaitent régulariser tous les sans papiers et ouvrir grandes les portes de l’immigration pour mieux sortir du nucléaire.

        Apparemment, l’artiste qui a écrit cette chronique n’est compétent dans aucun de ces 3 domaines : nucléaire, immigration et histoire.


        • gaijin gaijin 13 juin 2011 12:33

          vous par contre vous en êtes un vrai ......
          et la masérati c’est réparé ?
          vous n’avez renversé personne cette semaine ?


        • jcm jcm 13 juin 2011 12:57

          Certes on fait les liens qu’on peut, cela doit dépendre de la longueur des petits bras des neurones qui parfois, de plus, ne sont pas très musclés...

          Mais précisément je place sous vos yeux un lien que vous n’auriez pas su établir : faites un petit effort et tentez de réfléchir, peut-être ?


        • Germain de Colandon 13 juin 2011 12:23

          « Que savons-nous exactement de la possibilité qu’il s’effondre, créant un tsunami majeur tel que nous n’en n’aurions jamais répertorié » écrit JCM.

          Imaginez un gigantesque piton sur lequel serait posé un grand plateau en équilibre lui-même au-dessus d’un immense lac souterrain. Voilà en gros la topographie souterraine Bas-Normande...


          Par le passé, (et encore aujourd’hui) de nombreux tremblements de terre ont secoué la région (sans parler dorénavant du risque terrorriste ou « simple » accident aérien) :


          http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-et-si-un-tremblement-de-terre-jappe-au-nez-du-nord-cotentin-69457056.html


          GdC



          • jcm jcm 13 juin 2011 13:01

            AnneNikolon Arevazy ne va pas être content(e) si vous en rajoutez !


          • BisonHeureux BisonHeureux 13 juin 2011 12:31

            La sortie du nucléaire va être un des enjeux de 2012 !!
            Eva Joly s’est clairement engagée à ce sujet et a lancé un appel !

            http://evajoly.fr/2011/05/22/tribune-deva-joly-je-serai-la-candidate-de-la-sortie-du-nucleaire/

            En route pour la révolution démocratique tant attendue !
            Honnêteté,compétence et sincérité,voilà de quoi redonner sa légitimité à la fonction présidentielle !
            Que tremble l’oligarchie !
            Hasta la libertad
            Salut et fraternité


            • snake 13 juin 2011 12:59

              Bien oui il faut sortir du nucléaire. Mais ça va pas être facile... Et le faire en 20 ans m’a l’air vraiment très ambitieux !


              Car avant tout, on ne va tout de même pas mettre des énergies fossiles à la place (ce que fait l’Allemagne). Je préfère le nucléaire au charbon personnellement.

              Après, on a les énergies renouvelables : Éolien, solaire, marées, hydro. Mais j’ai l’impression que les connaissances en matières de stockage d’énergie sont pour le moment insuffisant pour permettre une utilisation de ces moyens à plus de 50%. 

              D’autant qu’avec la raréfaction du pétrole. Ce serait 9 EPR qu’il faudrait construire pour faire rouler autant de voitures électriques que nous faisons rouler au pétrole actuellement.

              Donc OUI, on aimerait TOUS pouvoir sortir du nucléaire. Mais ce n’est pas si évident, malheureusement. 


              • snake 13 juin 2011 13:01

                Au temps pour moi. C’est plutôt de l’ordre de 30 EPR.


              • jcm jcm 13 juin 2011 13:47

                Je ne prétends pas que cette sortie sera facile, évidente, gratuite...

                Et je crains que votre calcul fasse l’impasse sur un certain nombre de paramètres sur lesquels il serait possible d’agir : on ne peut décrire la transition qui s’opérerait avec une simple règle de trois !

                Votre calcul est donc erroné par définition.


              • jcm jcm 13 juin 2011 15:23

                Et il faudrait peut-être que nous envisagions que notre gros impressionnant nucléaire qui ensemencera le monde pourrait bien devenir une sorte de zobinette par rapport à ce qui se fait ailleurs !

                Mal à la « fierté nationale » (pour ceux qui s’en font une de cela...) mais....

                CA de l’industrie solaire allemande en 2010 : 20 Md € dont 10 Md à l’export. CA d’Areva en 2010 : 9,1 Md € dont 5,5 à l’export....

                De même dans l’éolien chacun tente de s’assurer la meilleurs place (curieux pour un « truc » qui n’aurait pas d’avenir selon certains...) : « Chinese manufacturers rushing to develop large wind turbines ».

                Et l’on en trouverait pas mal d’autres.

                Autant de marchés dont nous serons exclus car nous n’y avons que de faibles compétences...


              • jacques lemiere 13 juin 2011 17:24

                ouaip sauf que l’allemagne n’a pas renoncé au nucleaire....mais elle fera promis....au mieux renonce t’elle d’investir...en attendant elle n’arrete pas son parc nucleaire...

                qu’il est facile de dire à la generation qui arrive qu’elle devra diminuer sa conso d’energie ( ce sera dur de continuer à avoir des retraite et bosser 33 heures par semaine).
                On oublie trop de préciser que rien n’empêche les allemands de recommencer à construire des centrales un jour, ou bien, plus probable, de construire des centrales à charbon à la pelle ( charbon que n’a pas la france)..

                Il faut faire un choix sachant que l’energie est la base de l’augmentation productivité qui a permis retraite, congés payés et tout le toutim....on ne pourra pas tout avoir....il faut donc choisir manifester pour les retraites/salaire ou contre le nucléaire/energie fossile mais difficilement les deux à la fois.



              • jcm jcm 13 juin 2011 17:41

                L’Allemagne produit une part importante de son électricité à partir de lignite, riche en soufre et pire que le charbon.

                Elle doit aussi opérer une transition dans ce domaine, les choses ne sont donc pas simples.

                "Il faut faire un choix sachant que l’energie est la base de l’augmentation productivité qui a permis retraite, congés payés et tout le toutim....on ne pourra pas tout avoir...«  : c’est une évidence !

                On ne pourra pas continuer longtemps à être de plus en plus nombreux à accéder à un niveau de vie »à l’occidentale« ou à maintenir ce niveau quand on en bénéficie déjà, c’est à dire continuer à »consommer" sans le moindre frein.

                Cela me semble parfaitement évident !


              • joletaxi 13 juin 2011 13:28

                Voilà des articles comme on aime en lire sur Avox !

                Il fait moche,j’ai de la compta à faire, et je tombe sur cette perle.
                Bravo l’auteur, ça vaut un épisode des Simpson.

                @Snake
                vous êtes fou ou quoi ?On vous dit que c’est Hitler.

                • jcm jcm 13 juin 2011 13:36

                  Ah vous me faites grand plaisir Joletaxi !

                  Une perle...

                  Ravi de vous ravir !

                  De plus n’avez-vous pas noté que je donne en plein dans le point Godwin avant même le premier commentaire ?

                  N’est-ce pas un record cela ?


                • Bigburn 13 juin 2011 13:39

                  Malheureusement lorsque vous dites " S’il avait été possible de savoir quels événements émailleraient l’avenir, même sans en connaître la date, et que l’on avait dit aux habitants de Fukushima, de sa région et plus largement du Japon : nous vous proposons d’installer des centrales nucléaires à Fukushima, qui vous donneront pour des années une électricité à un prix abordable, mais qui subiront un jour un accident tel qu’il sera indispensable d’évacuer un large territoire, auraient-ils accepté ou non ces centrales ?" ma conviction profonde est qu’ils auraient dit oui et je pense qu’en france aussi car la plupart de la population est incapable de se projeter dans l’avenir, il faut croire qu’on est fataliste par nature ou par éducation, je sais pas ...


                  • jcm jcm 13 juin 2011 13:43

                    Donc faillite totale de la raison...


                  • Mmarvinbear Mmarvinbear 13 juin 2011 14:17

                    Le point Goodwin dès le titre.


                    Respect...

                    • .jk. 13 juin 2011 17:25

                      Non

                      La menace ce sont les émissions de CO2, l’acidification des océans, le changement climatique .

                      La destruction des espaces naturels, de la biodiversité .

                      La croissance démographique .

                      Le consumérisme .

                      L’Allemagne brûle du charbon, c’est un risque global, à cause des émissions de CO2, alors que le nucléaire civil est un risque local .

                      Imposture !


                      • Suldhrun Suldhrun 13 juin 2011 17:38

                        ello ole ola olle


                        • rebel36400 13 juin 2011 20:20

                          La Seconde Guerre mondiale constitue le conflit armé le plus vaste que l’humain ait connu, mobilisant plus de 100 millions de combattants de 61 nations, tuant environ 62 millions de personnes, dont une majorité de civils. La somme des dégâts matériels dépasse les destructions cumulées de l’ensemble des conflits connus par le genre humain depuis son apparition.
                          Il est clair que pour l’instant, les accidents (catastrophes) nucléaires n’ont pas fait autant de dômages aux peuples ni à la planette et de loin.
                          Pour autant, pourquoi se refuse-t-on d’utiliser l’arme nucléaire ? Justement parce que l’avenir devriendrait tellement incertain pour ce qui est des dégas causés que cette décision serait stupide et dont le côut ne peut pas être évalué.

                          Il en va de même pour la gestion des côuts de production d’énergie à carburant fossile.
                          Pour en revenir a notre production d’énergie électrique, nous devrions serieusement en évaler les côuts. Pas de CO² parait-il ? Qu’en est-il de l’extraction, de la transformation et du transport ?
                          Le stockage et le retraitement (stockage en fait) des déchets n’a jamais été correctement évalué. Que côute un centre de stockage sur 1000 ans ? (et c’est peu)

                          Cette industrie centralisée ne peut pas génèrer les emplois attribués aux énergies renouvelables.
                          C’est aussi un problème d’équilibre économique, mais c’est plus un problème d’indépendance politique face aux consortiums de l’énergie tous puissants.

                          Car parait-il, c’est notre indépendance énergétique qui est menacée ! Avec un carburant qui vient d’afrique et dont les réserves sont limitées dans le temps et dans l’espace ! Ces réserves deviendrons si rares que nous mettrons en péril l’équilibre écologique et politique pour satisfaire ce mode de production hasardeux comme nous le faisons déjà pour le pétrol et le gaz.

                          Pour notre production énergétique, il nous faut réfléchir en plusieurs dimensions.
                          Une énergie à faible côut, c’est fini. Il faut donc contrebalencer ce côut inévitable avec d’autres solutions que sont les emplois induits (reduction du chômage et de son côut social global) et les réductions des consommations. Indépendance énergétique réelle des ménages face aux grands groupes industriels par la construction et l’utilisation de structures à faible consommation voir à contribution positive : habitat, transport, industrie de production de bien et alimentaire.

                          Car pour l’instant, tout cela n’a rien de durable et nous devons y réfléchir à un horizon de 100 ans comme pour le réchauffement climatique qui de toute façon sera là.

                          L’humain est face à la surconsommation de toutes ses resources primaires : eau, air, terre, métaux, énergie, biologie (6éme extinction). Il faut les réduire. Dans le cas contraire, il n’y a pas d’avenir pour notre mode de vie ni pour notre espèce. Il est difficilement envisageable.
                          Ou plutôt, les risques de déstabilisation sociale, politique et économique sont tellement grands que l’avenir devient improbable, insondable.

                          Diriger, c’est prévoir, anticiper sur notre mode de vie à tous les niveaux y compris celui de l’immigration politique et climatique qui de toute façon aura lieu.
                          Il est donc important d’arrêter la démagogie et de voir les choses de façon réaliste.
                          Sortir du nucléaire, c’est évident et le plus tôt sera le mieux. C’est le premier pas vers d’autres conquêtes.


                          • jcm jcm 13 juin 2011 20:22

                            Entièrement d’accord !


                          • Le tocard 13 juin 2011 20:32

                            De la haut Adolf doit etre sacrèment fier de toute l attention et les misèes qu on lui fait porter


                            • jcm jcm 13 juin 2011 20:40

                              « Là haut »... il me semble que la dernière fois qu’on l’a vu c’était à moitié cramé dans un trou puant près de son bunker, à dire vrai !


                            • Le tocard 14 juin 2011 00:12

                              ceux qui se suicident n auraient pas le droit au paradis ?


                            • Grasyop 13 juin 2011 20:53

                              C’est mou comme titre, ça manque de punch, de combattivité. Allez, encore un petit effort, je suis sûr que vous pouvez cracher plus loin. smiley


                              • jcm jcm 13 juin 2011 20:55

                                J’ai un moment hésité à vous demander assistance, mais me suis résolu à agir seul, à mes risques et périls...


                              • Christoff_M Christoff_M 13 juin 2011 23:00

                                et si Hitler avait explosé ?? après avoir mangé de mauvais champignons...

                                Commencez déjà par comparer les structures internes des centrales de type américain et les françaises qui ne sont pas du tout configurées de la même manière...

                                Encore un coup des sales gamins mauvais perdants qui sèment la zizanie partout plutôt que d’évoquer ce qui ne va pas dans ce type de centrales au bord de la mer dans une zone sismique !!


                                • Christoff_M Christoff_M 13 juin 2011 23:10

                                  et le désert et le sable qui gagne dans de nombreux pays africains et la sécheresse...

                                  Peut etre plus grave à court terme que des branlettes intellectuelles sur nos petits problèmes de pays riches...


                                • jcm jcm 13 juin 2011 23:11

                                  En fin d’article j’ai donné un lien qui vous permettra d’examiner ces structures qui, quoi qu’il en soit et dans certains cas, ne résisteront pas systématiquement mieux les unes que les autres à certains endommagements.


                                • Rough 14 juin 2011 11:43

                                  Super ce nartic ! Que dis-je génial !

                                  Et la Hague c’est Auswichtz !


                                  • jcm jcm 14 juin 2011 13:22

                                    Vous aurez peut-être noté que je n’établis pas n’importe quel parallèle entre le nucléaire et Hitler ?

                                    Votre commentaire est parfaitement déplacé car il établit des rapports totalement externes à cet article et démontre que vous n’avez pas vraiment saisi ce que pouvait être le raisonnement qu’il expose.

                                    Je ne m’associe donc nullement à votre déduction bâclée.

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