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Accueil du site > Tribune Libre > Le Portugal se soigne

Le Portugal se soigne

 

Un exemple pour Bruxelles.
                      On en parle peu, mais le fait mérite d'être souligné.
   D'une situation économique très critique après la crise de 2008, on assiste à une remontée discrète mais notée comme remarquable par maints observateurs.
  Un virage dû à des choix politiques qui redonnent vie à un pays jugé naguère exsangue.
    Un improbable redressement s'esquisse là-bas avec des signes encourageants, qu'on peut considérer comme un camouflet au culte de l'austérité de Merkel et Bruxelles, grâce à des mesures misant sur le pouvoir d'achat :

    " ...le salaire minimum a été augmenté en 2016 puis en 2017. En parallèle à cela nous avons assisté à une baisse des cotisations employeurs de 23 à 22%. Enfin, le gouvernement n'a pas lésiné sur le plan de relance du pouvoir d'achat : hausse des retraites et allocations familiales, renforcement du droit du travail, baisse des impôts pour les salaires les plus modestes, arrêt net des privatisations... Pour clore le tout, le Portugal a compris qu'il ne servait plus à rien d'essayer de concurrencer les pays de l'est à bas coûts, donc, on est monté en gamme, dans l'industrie et dans le tourisme. Un point dont la France devrait s'inspirer : la montée en gamme du pays et des politiques de stimulation de la demande, conjointement à un simple abaissement des charges des entreprises...
   Le Portugal, qui revient de loin, montre l'exemple.
             Une politique anti-austérité qui fonctionne, malgré une situation encore en demi-teinte.
    Le Portugal a démontré depuis 2 ans, qu'une politique — inverse aux politiques austéritaires, et donc basée sur une relance par la demande et l'amélioration des protections sociales — pouvait fonctionner. Ce que le FMI avait déjà confirmé en 2016 en annonçant à propos de la Grèce que "l'austérité ne fonctionnait pas"....
   On fait le ménage.
 Les années de cauchemar sont passées pour un pays qui côtoyait une quasi économie de guerre.
   Les dérapages en chaîne sont neutralisés.
     Certaines affaires semblent oubliées.
 __ Certes, le malade n'est pas encore guéri définitivement, mais le rétablissement est en bonne voie, avec un taux de croissance qui fait rêver les pays voisins.
  Un exemple pour la France à bien des égards :
      La fin de la politique d'austérité, qui a mené à un miracle économique sans que le tourisme, florissant, soit devenu l'élément déterminant.

   "...Selon le ministre de l’économie Manuel Caldeira Cabral, le Portugal est enfin libéré du carcan de la politique d’austérité. En rassurant les citoyens en leur garantissant qu’ils ne subiraient plus de coupes dans leurs pensions ou leurs allocations, et en permettant aux salaires d’augmenter, le gouvernement a reconquis la confiance des entreprises comme des investisseurs. Au cours du dernier trimestre, les investissements ont augmenté de 10 %, les exportations de 9 %, des pourcentages supérieurs à ceux des Pays-Bas et de l’Allemagne. La relance d’une industrie laissée pour morte..."



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26 réactions à cet article    


  • JC_Lavau JC_Lavau 26 janvier 12:28

    On ne voit pas souvent des images de barcos rabelos, que l’on dit être de lointains descendants des snekkars. L’aviron de gouverne est encore plus long que le souvenir que j’avais gardé - depuis des images.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 26 janvier 12:28

      L’article donné en lien ne donne guère d’explication, voire des contradictions :

      on parle de politique de relance par la hausse de salaires, mais aussi du retours d’industries ayant délocalisé à l’Est, à la recherche de petits salaires.

      On déshabille Pierre pour donner à Pierrepoljak ?
      Au final, on aura compris que « tout baigne au Portugal » mais on ne saura pas vraiment pourquoi, ni comment.

      à creuser smiley


      • Rincevent Rincevent 26 janvier 13:25

        @Olivier Perriet

        ...du retours d’industries ayant délocalisé à l’Est, à la recherche de petits salaires... Ce n’est pas ce que disent l’auteur et le dernier lien. Il s’agit plutôt d’une recherche de qualifications pour les industriels et de montée en gamme de la part des Portugais. Et ils ont raison d’essayer de sortir par le haut car ‘’ il y aura toujours un pays moins cher’’ c’est évident.

        En Chine maintenant, on commence à délocaliser le bas de gamme des vêtements vers le Pakistan et le Bangladesh…


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 26 janvier 16:33

        @Rincevent

        Disons qu’on n’apprend pas grand chose quand même :

        Si l’austérité ne mène pas à la prospérité, j’ai envie de dire que l’inverse est vrai aussi :
        la fin de l’austérité n’est pas vraiment un gage pour susciter les investissements.

        La politique de relance mitterrandienne de 1981 a été un échec qui a brusquement dégradé la balance commerciale, et a dopé...les importations.

        On reste sur sa faim, mais l’exemple mérite d’être évoqué.

        Peut-être que le Portugal, avec la Grèce et la Belgique, sera parmi les rares pays à soutenir l’union fédérale voulue par Macron smiley


      • Odin Odin 26 janvier 16:40

        « en permettant aux salaires d’augmenter »

        L’auteur a raison, la situation du Portugal s’améliore, mais ça ne pouvait aller que dans ce sens, tant le niveau de vie de la population était catastrophique.

        Si le salaire minimum a un peu évolué, il ne faudrait pas oublier qu’il est pratiquement de la moitié de celui de la France 649,80 €

        https://www.datosmacro.com/smi/portugal


        • agoria 26 janvier 22:07

          @Odin
          En ne donnant que le salaire vous ne faites en rien démonstration du niveau de vie de la population puisque vous omettez son coût...
          Si vous gagnez 2x moins mais que le coût de la vie est 2x inférieur, je vous le donne dans le mille, ça revient au même.
          Et c’est justement le cas. Certains postes de dépenses pèsent plus sur leur budget (transports et tout ce qui est téléphonie/tv/internet) d’autres beaucoup moins (produits du quotidien, nourriture de base, vêtements, sorties culturelles ou non, imposition, logement), au final, on est dans un rapport voisin, surtout qu’au Portugal il y a une économie souterraine très importante et une solidarité familiale qui l’est aussi et ces deux points faussent les données brutes.

          Enfin, en ce qui concerne votre lien, je ne parle pas espagnol, mais je ne suis pas sûr qu’il tienne compte du fait que les portugais sont payés 14 fois par an...


        • Odin Odin 27 janvier 21:08

          @agoria

          Mon commentaire était court par manque de temps.

          Mon lien, il est vrai, n’est pas en français. Est-il nécessaire de comprendre une des deux langues de la péninsule ibérique pour lire un tableau de chiffres indiquant « salario minimo interprofesional para 2017 » ?

          Je peux parler du Portugal et de son niveau de vie pour la simple raison que j’y ai passé 3 ans et principalement dans l’Algarve.

          Si le salaire minimum est quasiment de la moitié de celui de la France, je vous laisse imaginer le niveau des retraites.

          Le premier poste de dépense est le logement et celui-ci est inférieur à la France, c’est une réalité, mais très loin des 50 %.

          Pour l’alimentation c’est la cata. Les chaînes de supermarché (Modelo, Continent, inter-marché, carrefour etc…) pratiquent des prix similaires à la France.

          Pour la santé, si vous n’avez pas les moyens d’aller dans une clinique privée, il vous reste le SAPO (dispensaire pour les sans dents) où il vous faut attendre de 6 mois à 1 an pour passer une IRM et bien souvent quand l’autorisation arrive, le patient n’est plus de ce monde. Le médicament le plus utilisé pour traiter les patients est le Doliprane, raison pour laquelle « os migrantes da França » (portugais ayant vécu en France et retournant vivre au Portugal, conserve leur carte VITAL et une adresse en France pour être sûr de se faire soigner dans de bonnes conditions.

          Si vous pensez que je vous dis des conneries, je peux, si vous parlez portugais, vous donner le numéro de téléphone de quelques amis au Portugal qui pourront vous confirmer ce que j’écris.

          L’économie du Portugal s’améliore ; c’est vrai, mais 80% des portugais continuent de se serrer la ceinture et encore pire qu’en France.

          Agora é você quem vê


        • ZEN ZEN 28 janvier 09:14

          @Odin
          Merci pour ces précisions, ces nuances et ces retours d’expérience !


        • Alren Alren 28 janvier 14:05

          @Odin

          Les Portugais continuent de payer le passéisme de la dictature catholique de Salazar et ses successeurs, ainsi que les ruineuses guerres de décolonisation en Afrique.

          À l’époque de Salazar et malgré la neutralité du Portugal pendant la guerre, l’écart de niveau de vie entre le Portugais de classe populaire et du Français populaire de la Reconstruction était plus grand qu’aujourd’hui.


        • L'enfoiré L’enfoiré 26 janvier 17:13

          Bonjour Zen, Merci pour cet article. J’adore le Portugal. J’y ai des amis. Vous avez parfaitement raison. Le Portugal est un pays qui n’a connu que des coups de butoirs depuis le tremblement de Terre de 1755 et qui s’est toujours redressé. Un billet, deux eBooks qui ont pour cadre le Portugal.« L’hymne national du Portugal, le fado, est la mélancolie et l’exil, sa saudade »  


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 janvier 21:18

            @L’enfoiré
            Génial, le salaire est passé de 507 euros à 557 euros, ce qui explique que la plupart des poissons surgelés viennent du Portugal. Il faut beaucoup de main d’oeuvre pour travailler les poissons, le travail se fait donc au Portugal.


            En somme, c’est le Tiers monde à côté de chez nous... Un peu comme l’Allemagne, qui délocalise en Pologne ou en Roumanie pour profiter des bas salaires. Sinon, quel est le bilan ? Il n’y a pas de miracles dans l’ UE, si on arrive à une dette à moins de 3% du PIB, c’est qu’on a fait des coupes budgétaires quelque part...

            Pas grand chose, faute de marge de manoeuvre budgétaire...
            Le Portugal a renoncé à des investissements publics pour financer ses mesures sociales. Les retraités qui ne payent pas d’impôt ne vont pas remplir les caisses de l’ Etat ! C’est donc un « paradis fiscal », comme la Gauche les déteste d’habitude..., sauf quand c’est elle qui les décide !!

            " ... la politique sociale, avec la revalorisation du revenu d’insertion ou du complément solidarité pour les personnes âgées. La politique familiale du pays, minée par sa faible natalité, a été renforcée et la meilleure prise en charge des dépenses personnelles de santé signent une ligne clairement progressiste.

            Faute toutefois de disposer des marges de manœuvre budgétaires de ses ambitions, la Gauche s’est engagée sur les 35 heures dans l’essentiel de la fonction publique, dès le 1er juillet prochain. Du temps redonné faute d’argent. Sans pour autant mettre sous tension accrue le secteur de la santé, elle négocie pour ces salariés des contreparties dont des jours de congés et des crédits d’heures."


          • zygzornifle zygzornifle 27 janvier 08:36

            Si l’UE lui fournit le traitement le Portugal va faire une rechute fatale.....


            • marmor 27 janvier 10:54
              J’ai cotisé quelques temps au Portugal, dans le cadre d’une société que j’avais sur place. La retraite qui ma été octroyé a augmenté en fin d’année de 10%.
              Salaires plus bas, certes, mais vie beaucoup moins chère.
              Services fiscaux peu rompus à la fiscalité des échanges intracommunautaire, donc taxation , puis quand vous détaillez votre activité, ils comprennent vite, ( contrairement à la France), et appliquent les règles.
              Pays attrayant à bien des égards.

              • Ar zen Ar zen 27 janvier 11:05

                Politique « anti-austérité » écrivez vous. A quel prix. Il faut examiner tous les chiffres et leur détail pour comprendre le développement du Portugal.


                Tout d’abord savoir que si le Portugal peut mener ces politiques c’est parce que leur déficit est passé sous la barre des 3% de leur PIB. Sinon cela serait interdit. Le Portugal n’a donc plus l’obligation d’appliquer les GOPE (grandes orientations de politique économique). 



                La relance du Portugal s’est faite au détriment de la dette portugaise qui s’est envolée. 

                Le Portugal s’est vidé de ses habitants et la diaspora portugaise participe à la relance économique.

                « Si l’Etat portugais ne souhaite pas le retour des émigrés et si durant la crise économique, il peut encourager l’émigration, pour autant la construction d’une diaspora lui permet de maintenir une réserve économique : nombre de personnes issues de la diaspora continuent de placer de l’argent dans les banques portugaises ou d’investir dans l’immobilier, d’aller en vacances au Portugal. »

                « La crise a malheureusement freiné, voire fait régressé, le niveau de vie d’un grand nombre de Portugais. Les salaires ont fortement baissé, les services sociaux et les aides sociales ont chuté. On estime à 20 % environ le nombre de jeunes diplômés qui quittent le pays chaque année pour trouver du travail à l’étranger. Beaucoup vont au Brésil, en France, aux États-Unis et en Angola, où les prix du pétrole ont fait exploser la croissance économique et donc la demande de main d’oeuvre qualifiée.
                La population a donc commencé à baisser ces dernières années, et le phénomène s’accentue lentement. En 2016, le pays à vu sa population globale baisser de 0,34 %. »









                • Ar zen Ar zen 27 janvier 11:14

                  l’Union européenne favorise la concurrence « fiscale » entre pays membre. C’est très sympa !

                  Les retraités sont les bienvenus au Portugal. Ils resteront durant 10 années exonérés d’impôts sur leurs revenus. C’est très sympa. 

                  Comment relancer l’économie ? En incitant les retraités des autres pays de l’UE à venir s’installer au Portugal. Il n’y a pas de limite à la malfaisance de l’Union européenne.


                  • Aristide Aristide 27 janvier 11:24

                    @Ar zen


                    l’Union européenne favorise la concurrence « fiscale » entre pays membre. C’est très sympa !

                    Euhhh, il me semble que vous proposez que chaque pays reprenne son indépendance. Dans cette hypothèse, je ne vois pas comment on pourrait ne pas « favoriser » la menée de politique fiscale choisie par chacun des pays.

                    Souhaitez vous donc que l’Europe s’immisce dans ce domaine de manière plus intrusive en fixant des limites ? Plus d’Europe ? Votre raisonnement est assez contradictoire, se plaindre des conséquences naturelles d’une liberté laissée aux Etats.

                  • Ar zen Ar zen 27 janvier 11:33

                    @Aristide

                    Ce que je préconise c’est la sortie de l’Union européenne. Le plus vite sera le mieux ! Article 50 !

                    Que chaque pays puisse décider en toute souveraineté. C’est l’Union européenne qui « favorise » et « autorise » ce genre de chose. C’est, de la même façon, l’UE qui a permis le « Luxleaks ». Voyez-vous ! Franchement, c’est très sympa le luxleaks !


                    La France appartient à un système « supranational ». Il faut simplement comprendre ce que cela veut dire !


                  • Aristide Aristide 27 janvier 13:03

                    @Ar zen


                    Vous éludez assez maladroitement la question posée par cette mesure lusitanienne concernant l’exemption fiscale des retraités. Dans l’Europe que vous souhaitez, celle des nations libres, cette liberté de choix de la politique fiscale existera.

                    Serait-ce donc que vous trouviez un interet à ne plus « autoriser » ni « influencer » ce genre de choses ? Serait-ce que vous consentiez à admettre votre incohérence consistant à se plaindre des conséquences de ce que vous souhaitez ?

                  • Ar zen Ar zen 27 janvier 13:27

                    @Aristide

                    Un pays souverain décide de « sa » libre circulation des capitaux ou non. Les 4 piliers de l’Union européenne sont les 4 libertés de circulation : des capitaux, des biens, des personnes et des services. 

                    C’est donc la politique de l’UE qui permet en toute impunité à des retraités de s’installer au Portugal et de ne pas y payer d’impôt. Je ne réponds pas à la question dîtes vous. Je le fais volontiers puisque vous n’avez pas compris. 

                    Dans un pays « souverain », les lois de la République s’appliqueraient et non les règles de l’Union européenne. Ainsi, l’Etat souverain pourrait imposer les retraites « générées » sur le sol français. Tout retraité pourrait donc s’installer au Portugal mais sa retraite française serait taxée aux conditions françaises, s’il en était exonéré dans son pays d’installation. Rien de plus facile à mettre en oeuvre dans un pays souverain puisque la « retraite » se trouve en France. Cela s’appelle le contrôle du mouvement des capitaux, interdit dans l’UE !

                    Je suis désolé pour vous, il n’y a strictement aucune incohérence dans ce que j’écris. 

                    De la même façon, le contrôle du mouvement des capitaux par un Etat souverain, empêcherait les délocalisations et une grosse partie des « optimisations » fiscales. CQFD. 

                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 janvier 21:00

                    @Aristide
                    Dans l’Europe que vous souhaitez

                    L’UPR ne souhaite aucune Autre Europe.
                    L’ UPR connaît les Traités européens, pour changer les Traités, il faut l’unanimité que vous n’aurez jamais, tant les pays sont divisés sur tout.

                    L’ Europe n’est pas réformable, la seule solution, c’est d’en sortir.


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 28 janvier 18:45

                    @Aristide,
                    Un pays souverain est libre de gérer les droits de douane en fonction des secteurs qu’il veut protéger des importations. Par exemple, Obama a mis une taxe de 522% sur les aciers chinois pour protéger les aciéries américaines. Personne en Occident n’a fait un caca nerveux en le traitant de « protectionniste » !


                    Un pays souverain est libre aussi de la fiscalité qu’il souhaite. Pour empêcher les capitaux de se balader, il est indispensable de remettre en place le contrôle des mouvements de capitaux, supprimé par le Traité de Maastricht.

                    Dans l’ UE, la question des taxes aux importations est réglée, le protectionnisme est interdit : tout doit circuler librement, à l’intérieur de l’ UE, et avec les autres pays du monde... : les capitaux, les marchandises, les services et les personnes.

                    La fiscalité européenne, volontairement, n’a pas été unifiée, rien n’empêche les capitaux de circuler depuis les riches Grecs, Espagnols, Portugais, ou Français ... vers les banques allemandes.

                    Ou des multinationales vers les pays fiscalement bas, comme l’ Irlande, les Pays Bas, Malte ou le Luxembourg..., où elles installent leurs sièges sociaux, c’est légal.

                    Ou des capitaux venant de France, vers n’importe quel pays européen, ou du reste du monde, pour délocaliser, et aller installer des entreprises à l’étranger, pour ramener les produits en France, et les vendre avec une marge intéressante..., c’est légal.


                  • Aristide Aristide 29 janvier 15:59

                    @Aristide


                    Encore un enfumage de l’UPR, il s’agit en rein d’un règlement européen mais d’une convention entre la France et le Portugal pour éviter les doubles impositions ...

                  • Ar zen Ar zen 27 janvier 11:17

                    Le Portugal, un « prédateur » fiscal. Un « camouflet » au culte de l’austérité écrivez vous ? Il faut quand même se poser quelques questions, n’est-ce pas ? 


                    • Rincevent Rincevent 27 janvier 16:06

                      Petites précisions : l’exemption ne concerne que les retraités du privé. Ceux des trois fonctions publiques n’en bénéficient pas. D’autre part, il s’agit d’un accord bilatéral entre la France et le Portugal pour éviter des problèmes de double imposition. A priori, l’UE n’a donc rien à voir là-dedans.


                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 janvier 21:26

                        @Rincevent
                        Ne pas payer d’impôt, n’importe où dans le monde, ça s’appelle « un paradis fiscal » !

                        Aussi bien Bruxelles que notre vaillant Jupiter, sont opposés aux paradis fiscaux, non ? Ou alors on m’a menti à l’insu de mon plein gré...


                        Qu’ils soit créés par un gouvernement socialiste, soutenu par d’autres Partis de Gauche, ne change rien à la définition des paradis fiscaux.

                        Sans impôts pour financer les services publics, à terme, on les ferme et on les privatise.

                        Que la Gauche qui devrait défendre les services publics, soit béate, devrait inquiéter tout le monde.

                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 janvier 20:54

                        Au Portugal, une fin de l’austérité en trompe l’oeil, par Cristina Semblano .
                        ( Docteur ès Sciences de Gestion par l’Université de Paris I, Panthéon-Sorbonne et membre du Bureau National du Bloco de Esquerda, un des partis de la Gauche radicale portugaise. )


                        Pour une fois, il s’agit de quelqu’un qui a pris le temps de lire les Traités européens ! Elle se félicite des progrès accomplis, mais ajoute :

                        "Cela étant, une fois précisé le contexte politique des sanctions et pour répondre maintenant de façon directe à votre question, je dirai très fermement non, on ne peut pas se débarrasser de l’austérité en agissant dans le cadre des institutions européennes, car les traités européens – Traité de Maastricht, Pacte de Stabilité et à un degré supérieur dans l’escalade, le TSCG –, en soumettant les politiques publiques des pays à l’atteinte d’objectifs financiers de déficit et de dette, ont figé l’austérité en lui donnant un caractère perpétuel.

                        Si un Etat veut procéder à des investissements et que leur financement met en cause le respect du ratio dette publique/PIB, il ne pourra le faire sans enfreindre les traités et s’exposer à des sanctions.

                        De même, la décision d’embauche de nouveaux fonctionnaires, en pesant sur les dépenses publiques, se heurte sans cesse à l’obligation de respecter la barrière des 3% de déficit public et ce d’autant plus que l’on sera en période de crise ou de faible croissance, caractérisées par la chute des recettes fiscales…(...) .

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