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Accueil du site > Tribune Libre > Le pouvoir au peuple

Le pouvoir au peuple

Cela fait longtemps que plane au dessus de la pensée de gauche révolutionnaire qu’il serait justice, juste, que le pouvoir soit au peuple. C’est, me semble-t-il, la définition de la démocratie. Donc ça vient de loin. Or, ça n’a jamais existé.

Je me pose la question de savoir pourquoi depuis fort longtemps, de manière informelle, et je vais tenter ce soir de poser les jalons de ma réflexion, et de mes constats.

Le pouvoir est une perversion de la puissance que l’on trouve dans toutes les organisations sociales animales, je m’en tiendrai aux mammifères, n’étant pas spécialiste en la question. Cette puissance originelle semble nous indiquer que dans chaque groupe constitué, au hasard des familles, des rencontres, des regroupements, il y a besoin d’une entité coordinatrice, de protection et de cohésion. Nulle part ailleurs que chez l’homme cette fonction ne dérape vers l’exploitation de l’autre, l’arbitraire des inégalités jusqu’à la négation de certains au profit des privilèges de quelques autres.

Si l’on s’en tient à l’organisation primitive, y compris chez les humains, on voit bien qu’un équilibre est essentiel pour faire face aux assauts, que ce soit de rivaux, d’ennemis ou bien d’éléments naturels, pénurie ou surabondance, dans la quête de nourriture et du minimum vital.

La création des sociétés et civilisations humaines, toutes se sont faites sur des guerres, des pillages, des génocides, et toutes se sont éloignées du schéma primitif. Mais le constat est là : le rassemblement par la force d’une multitude de gens s’est fait grâce ou à cause d’une perversion de la puissance. Il ne faut pas réfléchir bien longtemps pour se rendre compte qu’aucun être humain n’est apte à rassembler, faire cohésion et protéger des millions d’individus. Aussi je suis bien convaincue que la création de sociétés, de civilisations, est la conséquence de pathologies,- j’aime bien parler de pathologies car rien ne nous obligeait à sortir de notre nature d’Homme ( à moins que nous ne le soyons devenus qu’à cause de ces pathologies), et l’appropriation violente de manière frauduleuse ne nous obligeait pas à l’esclavage, l’exploitation, l’humiliation et toutes les violences que l’Homme a subies.

J’ai beaucoup observé la hiérarchie dans les troupeaux, et si elle saute aux yeux, saute aux yeux aussi que le dernier de la liste, bien sûr plus précaire et plus timide que le premier, n’en vit pas moins sa vie.

J’en parle d’autant plus à l’aise que je me place tout en bas de cette échelle-là, avec néanmoins cet atout humain qui me fait voir et comprendre les choses, mais j’aurais tout à fait apprécié d’être à cette place à condition qu’on me foute la paix. Ce qui bien entendu n’est pas le cas.

Pour en revenir au Peuple, ce peuple est donc cette masse immense de gens, de personnalités, d’individus, qui ne possèdent ni les qualités ni le désir d’avoir quelle place que ce soit dans la cohésion, la protection du groupe.

On le dit, on le lit souvent, vivre sa vie pépère est le souhait, bien simple et légitime, d’une multitude de gens ; dont je fais partie, je le répète.

Il faut dire que tout s’accélère et tout s’embrouille car il semblerait qu’aujourd’hui le moindre péquin rêve d’être « quelqu’un », entendez ce que vous voulez là dessous, moi je n’y vois que narcissisme dévoyé.

Pour faire une petite synthèse sur cette première partie, il semble abscons qu’une multitude veuille le pouvoir ( même la puissance ) puisque la puissance n’est qu’une qualité reconnue à certains pour faire cohésion, donc tout roule, ou que le pouvoir, cette perversion, n’est qu’une violence imposée forcément par quelques-uns sur le grand nombre ; en effet, si la puissance n’est pas reconnue comme naturelle, il faut la force pour l’imposer. Le peuple puissant, fort de son pouvoir, sur qui l’exercerait-il ? La minorité en a besoin, on comprend pourquoi, mais la majorité ? Et quand je dis majorité, je ne parle pas de chiffre de résultats d’élections, mais bien de la multitude face à une poignée d’individus.

Un tour d’horizon nous amènerait à comprendre que le pouvoir ne peut s’exercer que grâce à ses coopérateurs, ses collaborateurs, ses relais, qui ne le sont que par ambition servile, et oserais-je, par un petit quelque chose qui manque à leur dignité pour s'autoriser cette trahison, nous fait entrevoir que ceux-là sont plus nuisibles, plus nombreux et difficiles à combattre que les quelques-uns qui octroient les faveurs. Du reste on dit bien aujourd’hui que ceux qui semblent avoir le pouvoir ne sont que des relais. En jetant un petit coup d’œil autour de nous, on en voit plein, de ces collabos. C’est la situation qui fait l’individu ; un prolo élu député ne sera plus prolo, mais député ; certes il pourra voter contre des lois ineptes, mais, minoritaire, ne pourra pas grand-chose, et le péquin de base qui jalouse tout pognon, à gerber sur les députés, gerbera sur lui.

Le peuple, cette entité indéfinie et qui pourtant nous exprime quelque chose, existe encore en certaines contrées, là où l’on n’a pas balayé son histoire et où on n’en a pas dévoyé sa part la plus dynamique tout en abrutissant les autres. On peut, chez nous, croire encore à son histoire, à la France belle et rebelle, à sa révolution et à ses acquis à coups de bagarres sévères, qui dépassent nettement ceux des voisins, mais le fait est qu’on ne rencontre plus grand monde qui a conscience d’en faire partie. C’est évidemment dommageable pour qu’il puisse prendre le pouvoir ; quand on ne sait pas qui on est, on a déjà grand mal à tracer un chemin personnel. Et puis, on n’en voit jamais se comporter comme un d’un peuple rebelle, il se laisse fouiller avant d’entrer au concert ou pour faire un voyage, il se laisse dépouiller par les flics sans moufter mais râle, ah, pour râler, il râle ; mais oublie vite.

Un peuple qui n’a pas de valeurs personnelles qui s’opposeraient et seraient contraintes par le pouvoir imposé, n’a aucune chance d’émerger comme puissance ; à plus fortes raisons si ses valeurs sont celles du pouvoir imposé, mais que celui-ci l’empêche d’y accéder.

Alors, il faut bien comprendre que le quidam ordinaire n’a aucune envie ni talent de pouvoir, et que du coup, il sera facilement le suiveur, le soutien d’un qui s’y croit et se trouve dans les parages, ou plus probablement un qui s’en fout, ce qui diminue d’autant la possibilité d’un pouvoir partagé. Quant au pouvoir délégué, mais grand dieu, à qui ? Pas foutu de se mettre d’accord contre, alors pour !!

Le seul pouvoir possible pour sortir de cette mélasse délétère, c’est le pouvoir sur soi-même ; je te délègue volontiers le pouvoir que tes connaissances ou que ton habileté te donnent, je n’exige aucun pouvoir sur toi en retour, mais reste dans ta sphère de compétences. Et comme tout le monde a une sphère de compétences, d’habiletés, de connaissances, cette puissance devrait pouvoir s’échanger et se partager sans dommages.

Mais le pouvoir voulu comme une vengeance ou un renversement des rôles ne peut aboutir qu’à ce qu’on a déjà.

Je le redis, je ne comprends pas comment un peuple peut vouloir ou avoir le pouvoir sur quiconque hors soi-même.

C’est curieux, mais cela s’appelle l’anarchisme et c’est pourquoi, bien qu’ayant conscience de toutes les embûches, je ne vois pas d’autres solutions !

J’accepte très difficilement et seulement parce que j’y suis contrainte, le pouvoir d’une majorité, la plupart du temps incompétente, sous influence ou bien très égocentrée, et pourtant, c’est ce qu’on nous vend comme le régime le moins mauvais ; comment dit-on ? Le pire à l’exception de tous les autres. On nous bouche là très sérieusement notre horizon.

J’accepte que tu sois meilleur que moi en des tas de domaines, mais je n’accepte pas que tu me contraignes.

J’accepte de t’obéir quand tu organises et maîtrises une action, mais pas quand ce rôle t’est dévolu par je-ne-sais quelles manigances.

J’accepte de me plier voire me sacrifier pour quelque chose de plus grand que moi, mais pas pour tes petitesses.

J’accepte de te laisser les honneurs et les lumières des projecteurs, mais pas pour tes bassesses.

J’accepte que tu me laisses dans l’ombre, que tu m’ignores et fasses qu’on m’ignore, mais seulement si le travail, si le combat mené pour quelque chose de plus grand que nous a été gagné.

Et je souhaite qu’un jour ou l’autre tu n’aies plus besoin de ces pitoyables artifices pour être comblé.

Le pouvoir sur soi-même, il passe aussi par là, accepter nos différences, nos petits attachements à des futilités.

Donc, pour finir abrupt, je ne suis pas partante pour que l’exploité d’hier devienne l’exploiteur de demain, que l’humilié d’hier devienne l’humiliant de demain, que le violenté d’hier devienne le violent de demain.

Et je n’ai pas envie que le pouvoir change de mains car le pouvoir ne changera pas de nature. Il faut l’éradiquer, c’est tout.

Le pouvoir sur soi-même, c’est un contrôle, pas une violence qui nous mutile, pas un sacrifice inutile, c’est juste la position juste dans une situation juste.

Et en ce qui concerne la vengeance, je pense que ça se saurait si ça avait un effet ! Parce qu’elle n’est là que pour faire basculer le désir inhibé d’être… à la place de l’autre !

Pour moi, toi ou lui, c’est pareil !!

Qui que ce soit détienne le pouvoir, c’est le pouvoir ; pour se libérer de ses chaînes, il suffit juste de les rompre et accepter l’inconnu qui s’ensuit. Point n’est besoin de meurtre qui entache forcément la liberté, mais savoir que la liberté n’est pas la sécurité sans les chaînes. La liberté, c’est l’insécurité. Mais elle est aussi créativité. ...et nous revenons au point de départ… la masse n’est pas créative, elle a juste envie de vivre tranquille sans qu’on l’emmerde. Tout le contraire.

Cependant la tranquillité n’est pas une qualité donnée à tout le monde, il y a bien trop de gens qu’arguigner, dénoncer, médire, colporter mensonges et calomnies, nuire, comme des nuisibles ou des nuiseux, amuse ou nourrit. Beaucoup d’entre eux se contentent de bassesses et n’accepteraient aucune responsabilité, mais quelques-uns plus atteints adorent manipuler, s’accorder les faveurs d’autrui pour briller, croient-ils, même s’ils se contentent la plupart du temps d’un champ restreint.

Il existe des régimes politiques, des cultures où ces défauts-là ne sont pas encouragés, mais le nôtre nous y pousse parce que ce sont ceux-là qui ont été placés à la tête du pouvoir, modèles de réussite.

Il est tout à fait remarquable que la plupart de ceux qui s’engagent en politique occultent ces faits qui, à mes yeux en tout cas, sont de sacrés handicaps. Peut-être n’en ont-ils jamais été victimes et pensent-ils que c’est une simple vue de l’esprit, pourtant, cela pourrit la vie de ceux que la tranquillité, ou le désir de tranquillité habite.

Aussi, voir les choses telles qu’elles sont, la marge d’actions ou de manœuvres telle qu’elle est, me semble une qualité à acquérir, si l’on a véritablement désir d’améliorer notre sort.

Nous en sommes loin, convenez-en. Quand je vois la haine qui dégueule littéralement de chaque conviction, je m’apprends à poser ma tranquillité-survie dans le recul, l’éloignement. Cet éloignement que je boudais comme une indifférence, j’en ferai mon espace vital.

Notre sort ne tient qu’en les décisions de la FED de monter ou pas ses taux d’intérêts ! Voyez, nous sommes bien peu de chose et je serais peut-être encline à me rassurer sur notre avenir si je voyais ça et là cette conscience prendre le cœur de mes concitoyens !

 

Pour finir sur du beau, j’ai pris l’exemple d’un prédateur, j’aurais pu donner l’image d’un troupeau !

 

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2010/12/28/la-societe-des-loups-le-loup-alpha.html


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280 réactions à cet article    


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 13 février 09:08

    J’accepte très difficilement et seulement parce que j’y suis contrainte, le pouvoir d’une majorité, la plupart du temps incompétente, sous influence ou bien très égocentrée, et pourtant, c’est ce qu’on nous vend comme le régime le moins mauvais ; comment dit-on ? Le pire à l’exception de tous les autres. On nous bouche là très sérieusement notre horizon.

    C’est tout de même bien pratique de faire des élections pour trancher une question. Mais c’est sûr que ça nécessite que la minorité accepte la loi de la majorité, et que la majorité ne piétine pas la minorité, c’est le corollaire indispensable qui est extérieur à la démocratie elle-même.

    Dans les pays où le président est élu à 98% on finit par se tirer dessus, avec des débats sans fin sur la légitimité dudit grand chef.

    Comme régime pseudo-anarchisant il y avait la Libye aussi ; on voit où ça finit.

    Donc oui la vieille démocratie c’est bien le pire à l’exception de tous les autres.


    • alinea alinea 13 février 10:28

      @Olivier Perriet
      ...à condition qu’elle se conjugue avec le socialisme ; démocratie/capitalisme=oxymore, puisque nous avons affaire à l’oligarchie, la ploutocratie, d’évidence !


    • Armelle Armelle 13 février 10:46

      @Olivier Perriet
      J’aimerais comprendre, à quoi sert de vous étoiler vous même dès la parution de votre commentaire ?
      C’est une marque d’autosatisfaction ? Parce que si jamais le but est de feindre l’adhésion d’un lecteur à votre commentaire, je crois juste que vous êtes « grillé » !!!


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 13 février 11:41

      @Armelle

      Je m’étoile rarement ;
      d’ailleurs je me demande bien comment vous pouvez savoir ça ?

      Vous faites partie des administrateurs du site ?! smiley


    • Zolko Zolko 13 février 14:10

      @Olivier Perriet : « Donc oui la vieille démocratie c’est bien le pire à l’exception de tous les autres »
       
      La citation de Churchill dit : « ...à l’exception de tous les autres qui ont été essayés ». On oublie souvent la fin de la phrase. Le tirage au sort, par exemple, n’a pas été essayé. Sauf dans la Grèce antique où, justement, ça marchait très bien.


    • alinea alinea 13 février 14:54

      @Zolko
      La pré-sélection y était sévère !


    • Saint Rata de l'himalaya Ratatouille 13 février 17:18

      @Olivier Perriet
      les pratiques solitaire sont bonnes ,même si l’on ne voit pas toujours les étoiles


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 février 18:23

      @Zolko
      C’était très bien en Grèce..., surtout pour pour les citoyens athéniens !
      - Il fallait être de sexe masculin et libre, ( pas esclave)
      - Les femmes, les étrangers & les esclaves ne votaient pas.

      - Il fallait être né de père athénien, et, à partir de la loi de Périclès de 451, de père ET de mère athéniens.
      Les autres, circulez ya rien à voir ... !


      En clair, votaient les propriétaires d’esclaves..., donc les riches ! Et que votent les riches, sinon des lois qui les arrangent... ? Que des gens intelligents tombent en pâmoison devant le modèle athénien ne laisse pas de m’étonner...

      Cela ressemblait fortement au vote censitaire, qui existait en France...
      Le suffrage universel masculin date de 1848, et le droit de vote des femmes de 1944.

    • pipiou 13 février 18:41

      @Fifi Brind_acier
      Encore une manipulation intellectuelle ... j’ai arrêté de les compter de votre part.

      Pour voter il fallait être athénien et mâle.
      Donc n’importe quel SDF masculin né à Athènes pouvait voter ... et vous traduisez cela par « seuls les riches votaient » !  smiley

      Brillant de malhonneteté intellectuelle .


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 février 20:42

      @pipiou
      Pour voter il fallait être athénien et mâle

      Quand vous interdisez de vote la moitié féminine de la population + les esclaves, vous pouvez avoir des athéniens SDF, c’est peu ou prou le système censitaire.
      Pas de quoi s’émerveiller !


    • pipiou 13 février 20:53

      @Fifi Brind_acier

      Non, mais vous avez menti : ce n’est pas purement démocratique, mais ça n’a rien à voir avec la richesse, cette nouvelle couleuvre que vous essayez de nous faire avaler.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 février 06:59

      @pipiou
      Et donc les propriétaires d’esclaves ont voté la fin de l’esclavage à Athènes ??
      Nada, wallou, rien du tout !


      Les propriétaires d’esclaves s’accommodaient fort bien qu’ils soient exclus des votes. Athènes, c’est un système politique d’apartheid, comme l’était l’Afrique du sud.

      Comment un système basé sur l’esclavage et l’exclusion des femmes, peut-il vous séduire ?
      Et vous apparaître comme le fin du fin de la démocratie ?

      L’UPR propose le referendum d’initiative populaire comme en Suisse, après la sortie de l’ UE. Mais sans doute cela n’a aucun intérêt, puisque Etienne Chouard, au lieu d’appeler à voter Asselineau a voté Mélenchon, qui ne veut sortir de rien du tout, et qui ne propose pas le RIP ?? Mettez donc un peu d’ordre dans vos idées.

    • Legestr glaz Ar zen 14 février 09:39

      @Zolko

      Pourquoi regarder si loin en arrière vers la Grèce antique ? 

      Et si vous examiniez la démocratie directe (semi-directe en fait) qui fonctionne aujourd’hui en Suisse ? Si ce modèle était à l’oeuvre dans les pays du monde, la paix et la justice sociale seraient sans doute au rendez-vous. 

      « le système politique suisse mérite cependant une attention renouvelée. En effet, depuis l’institution du référendum constitutionnel obligatoire en 1848 et de l’initiative populaire en 1891, les votations suisses sont une des manifestations contemporaines de démocratie directe les plus abouties. Après avoir rappelé de quelles façons les institutions de la démocratie directe marquent de leur empreinte le système politique suisse[1], l’article évalue l’importance et la portée de ces droits, avant de les confronter en conclusion à la théorie de la démocratie consociative d’A. Lijphart [1977] et de G. Lehmbruch [1993], dont la Suisse représente à leurs yeux un exemple privilégié.  »

      Renseignez vous ! Voici un document complet !

      Le système politique suisse peut être défini comme une démocratie semi-directe, un mixte de démocratie directe et représentative dans lequel le peuple participe avec le gouvernement et le Parlement aux prises de décisions politiques. Avec le fédéralisme et la concordance (associée au principe de la collégialité), les institutions de la démocratie directe sont un des trois piliers du régime politique suisse. 



    • Zolko Zolko 14 février 12:45

      @Ar zen : « Et si vous examiniez la démocratie directe (semi-directe en fait) qui fonctionne aujourd’hui en Suisse ? »
       
      nous en avions déjà discuté sur un autre fil et je suis (toujours) d’accord avec vous


    • pipiou 14 février 13:12

      @Fifi Brind_acier
      Arrêtez d’affabuler : je ne vante pas la démocratie Athénienne, je corrige vos erreurs.

      Quant on voit comment vous trafiquez chaque commentaire on comprend bien que l’UPR est un parti de baratineurs.


    • Legestr glaz Ar zen 14 février 13:42

      @Zolko

      Merci pour votre réponse. Je n’étais pas certain que c’était avec vous que j’avais eu cet échange. Mais abondance de biens ne nuit pas.

      En ce qui me concerne, je viens de découvrir récemment le contenu des 2 liens que je vous ai proposés. Il y a vraiment de quoi réfléchir.

      Et, comme il est dit dans un de ceux-ci, il est très étonnant que tous ces grands « démocrates » ne pipent pas un mot sur le fonctionnement de la démocratie semi-directe suisse. Je pense que les puissances de l’argent n’ont pas du tout intérêt à dévoiler que la démocratie ne s’arrête pas à la trompeuse démocratie « représentative » qui leur est « si » favorable !

    • Drugar Drugar 14 février 15:36

      @Fifi Brind_acier
      Bonjour Fifi,

      navré de vous contredire, mais Chouard a appelé à voter Asselineau (lien). Il a d’ailleurs souvent soutenu Asselineau et trouve son projet très cohérent (lien). Ou alors je veux bien que vous me donniez les référence ou il aurait appelé à voter Melenchon, car je ne les trouves pas (pas eu le temps de fouiller à fond). Ceci dit il a effectivement déclaré apprécié Melenchon (lien).

      Concernant les critiques de la démocratie, je pense que vous critiquez plutôt les mœurs répandues dans les différents peuples à l’époque de la démocratie athénienne (phallocratie, misogynie, esclavagisme,...) que la démocratie elle-même. Le principe de la démocratie athénienne me parait bon (le peuple lui-même vote les lois auquel il se soumet, séparation et morcellement du pouvoir, mandats avec peu de pouvoir et non renouvelable,...). Vous tiquez, à juste titre je pense, sur ce que l’on considérait comme « le peuple » à l’époque, à savoir les mâles athéniens non esclaves. Je ne sais pas si l’on peu les assimiler aux « riches » car les personnes les plus riches à cette époque étaient essentiellement les marchands étrangers, qui n’avaient pas le droit de vote (puisqu’il étaient des étrangers).




    • Drugar Drugar 14 février 17:52

      @Fifi Brind_acier
      Ok, merci pour le lien.

      Je vois que la vidéo date du 14 mars 2017 alors que le tweet que je vous mets en lien date du 20 avril 2017. Il semble s’être ravisé depuis la vidéo, mais sans doute trop tard...

    • Alren Alren 14 février 18:13

      @pipiou

      Pour faire adopter une loi à Athènes il fallait que l’homme libre et d’ascendance athénienne prononce un discours convaincant devant l’assemblée des pairs.

      Il fallait avoir étudié l’art oratoire, art majeur qu’enseignait quelques célébrités dont le fameux Isée, cours payants bien entendu.

      Il est bien évident qu’un pauvre n’avait pas cette culture très réglementée et ne pouvait se présenter pour faire adopter une proposition de loi.

      La « démocratie athénienne » était bien une oligarchie mais qui valait mieux que le régime des tyrans, des rois héréditaires comme celui de Sparte la rivale.


    • Lucadeparis Lucadeparis 14 février 22:35

      @Armelle
      Intriguant commentaire.

      Armelle prétend connaître qui note les commentaires, et donc un accès privilégié au site.

      Ca peut être un bluff, fort antipathique ; sinon, ce serait révélateur du travail de cette personne (comme de beaucoup faisant des milliers de commentaires et jamais d’article), chienne de garde du patronat.

      Par ailleurs, il n’y a rien d’interdit à noter son con propre commentaire, comme il n’est pas interdit aux élections de voter pour soi-même.

      D’autres sites empêchent de voter pour soi. Ce n’est pas le cas ici, et c’est une basse manœuvre de reprocher à un commentateur de le faire.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 13 février 10:27

      Excellente démonstration. J’invite ceux que le sujet intéresse à lire de Jean-François Vezina : Apprivoiser son petit Dictateurs (en se créant son propre pays imaginaire).


      • Saint Rata de l'himalaya Ratatouille 13 février 17:20

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.
        tout les jours tu nous propose de lire un livre ,moi je veux bien ,mais tu viens à la maison faire la popote ,les courses, le ménage ,et changer mes couches. smiley


      • pipiou 13 février 10:54

        Discours assez naïf sur la démocratie.

        Comparer l’humain avec les animaux est déjà un mauvais point de départ : l’organisation politique est un sujet purement humain. Pour comprendre le Peuple il faut d’abord comprendre l’humain


        • alinea alinea 13 février 14:57

          @pipiou
          Je ne compare pas l’humain à un animal, je dis qu’il est un animal !! C’est pourtant une évidence ! Donc je compare les mammifères entre eux. Et je trouve qu’il y en a qui s’en sortent mieux que d’autres !! smiley  mais c’est pas nous smiley


        • mikawasa mikawasa 13 février 15:06

          @pipiou
          Pourtant nous sommes que des animaux


        • malitourne malitourne 13 février 15:11

          @mikawasa
          l’homme est l’animal domestique de l’homme


        • malitourne malitourne 13 février 15:16

          @malitourne
          ou le contraire je sais plus


        • pipiou 13 février 17:29

          @mikawasa
          « nous sommes que des animaux » Bien sûr que non.

          Quels animaux débattent de la lutte des classes ?? Ou du « peuple » ?

          C’est un peu simpliste de regarder les autres animaux pour essayer d’en tirer des conclusions sur l’homme.

          Si nous n’étions que des animaux je pourrais violer qui je veux dans la rue et personne de mon espèce ne s’en offusquerait.


        • pipiou 13 février 17:38

          @alinea
          C’est assez ridicule. Déjà parce que les mammifères ont des comportements très différents selon les espèces.
          Pourquoi ne nous comparez-vous pas à des amibes ou des virus tant que vous y etes ?

          Et à l’évidence, si l’on prend cette façon de « raisonner » , c’est bien l’humain qui s’en sort le mieux puisqu’il écrase la planète de sa suprématie. Pourtant vous vous en plaignez !
          Le but premier de l’homme, comme tout mammifère, c’est de se reproduire, on est très largement sur l’objectif, non ?

          Les autres mammifères laisseront mourir leurs handicapés ... pas nous.
          Alors que si on sacrifiait les plus faibles, comportement très naturel, la planète serait beaucoup moins peuplée, et donc plus vivable pour nous tous.

          On commence demain ?


        • alinea alinea 13 février 17:48

          @pipiou
          Ils ne sont pas si différents que ça !
          Sinon,nous sommes dans une ambiguïté incroyable:nous faisons naître des fœtus à peine viables, nous faisons perdurer nos vieux et nos malades, et par ailleurs nous tuons à tout va des jeunes, des sains, des prometteurs... !
          On n’y peut rien maintenant, on ne va pas décider de laisser crever Mémé ; pour ma part, je le déciderai toute seule, si mon cerveau m’en laisse le temps, mais on ne peut pas « organiser » ça !
          Quand on s’éloigne de la Nature, on en paye le prix, aussi. Le tout, serait d’être aussi intelligents qu’on le prétend ; on peut espérer que nous sommes à un stade pas très avancé de notre évolution, mais je ne sais pas si nous nous laisserons le temps de nous avancer davantage !


        • malitourne malitourne 13 février 17:49

          @pipiou
          Le mouton est assez proche du Français je trouve en ce moment, sur le plan comportemental


        • Saint Rata de l'himalaya Ratatouille 13 février 18:20

          @mikawasa
          Mourafff ,alors là c’est un césar de diamant,arrête tous je vais clamsé .
          putain c’est trop .AHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!


        • alinea alinea 13 février 18:40

          @pipiou
          Quelle erreur ! on parle justement de la hiérarchie et l’organisation sans faille de la reproduction chez les animaux !!


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 février 18:43

          @alinea
          Merci pour ce texte, je trouve qu’il décrit bien « l’ensemble gazeux » dans lequel les Français se débattent. Ils n’ont pas toujours fonctionné ainsi. Et le pouvoir politique n’y est pas pour grand chose dans les modèles de vie... Les Français sont pilonnés depuis des dizaines d’années par les publicités, les médias, et les leaders d’opinion qui leur livrent des « modèles de vie » à suivre impérativement si on ne veut pas être « out » !


          Il faut « rester jeune et sportif » ; devenir « plus que les autres », sinon on a raté sa vie ; « avoir plus que les autres » ; être malin, c’est - à- dire, tricher tant qu’on peut, arnaquer et dominer les autres si possible. Ce sont des modèles « individualistes », « rebelles vis à vis des modèles précédents, tous jugés archaïques et des idées de vieux » : des modèles basés sur la consommation, la mode, l’avoir et pas l’être.

          La publicité n’invente rien, elle s’appuie sur les instincts profonds de l’ humain, en utilisant la psychanalyse. Camus disait : « Un homme, ça s’empêche »,... de se laisser aller à ses mauvais instincts. Seule l’éducation, l’exemple, peuvent donner d’autres valeurs aux humains, des valeurs de solidarité et d’entraide.
          Il ne faut pas compter sur le système marchand pour cela ! 

        • alinea alinea 13 février 19:03

          @Fifi Brind_acier
          Non ! c’est bien pourquoi je vois qu’il existe des systèmes politiques, des lieux où toutes ces « perversions » ne sont pas encouragées, et où il fait meilleur vivre, même si la vie, pour d’autres raisons, est dure !
          Tout le monde est capable de faire face à la dureté de la vie ( oui, des plus faibles, et cela advient à tous, peuvent y laisser leur peau), mais faire face à l’arbitraire déconcerte, c’est le moins qu’on puisse dire.
          Aussi, tout le monde rêve du paradis, une sacrée connerie, soit dit en passant !
          L’homme prédateur éduque son enfant pour qu’il soit fort, comme les prédateurs, il le corrige quand il est couard ; l’homme proie le protège et le console !! il l’affaiblit davantage. ( c’est une image fausse évidemment, puisque la proie aussi rend son petit fort par l’éducation, mais disons qu’elle me paraît parlante à l’heure actuelle).


        • pipiou 13 février 20:12

          @alinea
          C’est bien Alinea, vous progressez, vous admettez c’est plus compliqué pour l’homme, puisqu’il a une morale, des valeurs, le sens du bien et du mal, le doute, la culpabilité, toutes choses dont les animaux n’ont pas à se soucier.

          Oui l’homme peut contrôler sa natalité, décider de tuer des foetus, de sauver des gens de maladies naturelles (qui viennent de la jolie Nature), de tuer des êtres vivants pour sauver l’un des siens, et même de prolonger la vie des vieillards, jusqu’à ce que cet acte positif, je crois, devienne un problème.

          Là où c’est très triste c’est que vous n’assumez pas votre condition humaine : vous voudriez être aussi libre qu’un animal ; pas de principe, pas d’éthique, pas de justice, juste la loi du plus fort.
          Ben non vous êtes née humaine, faudra l’assumer un jour avant de parler politique.

          Moi j’ai été condamné par la Nature dés ma conception : génétiquement j’ai condamné à être myope, tellement myope qu’à l’époque de Cro-magnon je serais mort avant 20 ans, bien avant peut-être.

          Donc je me suis détourné de votre chère Nature : j’ai mis des lunettes pour échapper à cette condamnation ... malgré vous. Oui, j’ai transgressé l’ordre éternel.
          Je ne regrette pas.
          Et tant que je vis tous les jours j’ai des choix à assumer, qui peuvent demain me couter une éventuelle culpabilité.

          Mais votre loi, la Loi du plus fort, est tellement, tellement, plus simple.

          Heureux les simples d’esprit, et les animaux.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 février 20:45

          @alinea
          Vous voyez constamment le verre à moitié vide, je vois plein de Français qui sont bénévoles, à la Croix Rouge, aux restaus du coeur, à la Banque alimentaire, qui s’entraident quand il y a des inondations ou des incendies... Je ne suis pas aussi pessimiste que vous sur le genre humain.


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 13 février 21:10

          @Fifi Brind_acier

          Entre pessimisme et optimisme existe le réalisme ...


        • alinea alinea 13 février 21:34

          @Fifi Brind_acier
          Je sais, je ne suis pas pessimiste sur le genre humain, mais je vois que ce qu’il y a à faire dépasse nos capacités d’investissement !
          Il nous est plus facile de nous investir dans ce qui fait notre quotidien, dans notre entourage proche, que de vouloir changer le monde ; le résultat est que toutes ces actions aident au fonctionnement d’un système qui nous tue ! panser les plaies au coup par coup, se dévouer pour l’exclu, le rejeté, fait que la vie reste à peu près vivable, mais cela ne fait que renchérir la capacité des dominants de nuire.
          Michéa a très bien expliqué ça : le système ne tient que par la bonne volonté des gens à bien faire leur travail ; le fait est que ça se tasse actuellement !
          Notre dignité passe par notre travail bien fait ; aujourd’hui les gens s’habituent à n’avoir aucune dignité ; tout le monde se rendra malade !

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