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Le Président, Stéphane Bern et le loto apportent leur pierre au patrimoine

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  Saluons d’abord cette action en faveur de nos propriétés nationales, ce dont personne ne se plaindra, tant il y a longtemps que l’on attendait ça. En confiant à Stéphane Bern une mission en faveur du patrimoine, le Président souhaite marquer pour ce legs historique, son intérêt qui rejoint celui des français et pas seulement.

L’enjeu est de taille, au-delà du prestige national, le patrimoine est réparti sur le territoire et représente potentiellement une manne économique inestimable. La tâche est ardue et s’y atteler au plus tôt est une nécessité que le temps presse.

Si chacun peut comprendre que l’ampleur de cet héritage de vielles pierres leste nos finances publiques, à y regarder d’un peu plus près on découvrira que des freins existent ici et là, autant d’obstacles à leur sauvegarde. Les réactions dont Le Figaro s’est fait l’écho, les dévoile pudiquement ; « La décision du chef de l'État a fait tousser la Rue de Valois, (Ministère de la culture) et dans les milieux culturels, encore plus quand Stéphane Bern s'en est pris aux personnels du ministère de la Culture. « Il y a des gens qui dirigent le patrimoine depuis quelques années, et si le patrimoine est dans un si mauvais état, c'est que, visiblement, ils n'ont pas forcément bien réussi », avait-il dénoncé au début de l'année en se plaignant qu'on lui mette « des bâtons dans les roues ».

Visiblement les opinions divergent sur la méthode à employer. Plusieurs voies conduisent à la préservation de nos bâtiments.

Celle de l’Espagne.

Au début du XXe s. le roi d’Espagne Alphonse III, incapable de financer la restauration de ses prestigieux bâtiments, les a sauvés en autorisant leur privatisation. Les Paradores (*), hôtellerie de luxe, installés dans des lieux prestigieux (palais, monastères, châteaux…), sont apparus ainsi un peu partout en Espagne. Cette solution probablement la seule possible à l’époque, n’est pas satisfaisante en ce qu’elle a pour conséquence de confisquer les biens publics.

(*)https://www.spain.info/fr/reportajes/el_placer_de_unas_vacaciones_en_los_paradores_de_espana.html

 

Celles de la France.

Incapable de financer toutes les restaurations et l’entretien permanent de notre patrimoine, deux possibilités principales cohabitent aujourd’hui, la vente ou la restauration de ces biens sous le contrôle des « Architectes des Bâtiments de France » (ABF).

Superviseurs du patrimoine français, ils sont les gardiens de la remise en état et de la conservation des bâtiments publics et privés que l’Etat aide financièrement. Ils sont le passage obligé entre le patrimoine et l’Etat.

Leurs compétences garantissent la préservation du caractère des ouvrages et s’appuient sur un tissu d’artisans et de sociétés spécialisées aux savoir-faire reconnus. Les règlementations et les compétences qu’elles imposent nous garantissent l’excellence des travaux de conservation.

Sauf que les ABF, comme les gargouilles d’un pinacle gothique, surveillent du haut de leurs attributions les agitations des restaurateurs sans se soucier des financements que leurs commandements imposent, c’est là que le bât blesse.

Un peu plus d’une centaine au ministère de la Culture pour 45000 monuments, ils règnent sans partage ni concurrence sur les biens nationaux avec pour objectif, la qualité des résultats pour ceux dont ils s’occupent ; les plus remarquables.

Les autres attendront autant qu’ils le pourront.

Nos réglementations ne discernent pas les bâtiments du patrimoine. Tous ne bénéficient pas de l’intérêt de l’Etat et des ABF, néanmoins les mêmes règles s’imposent. L’exemple du Pavillon de la Muette un peu plus loin nous éclaire sur l’incongruité d’un système qui préfère abandonner son patrimoine plutôt que ses prérogatives.

Le mieux serait-il l’ennemi du bien en la matière ?

Car les bâtiments qui échappent à leur intérêt, soumis de temps en temps au pillage, continuent leurs lentes dégradations jusqu’à la ruine parfois.

Si en 1840, l’inspecteur général des monuments historiques Mérimée avait obligé Eugène Viollet-le-Duc aux mêmes contraintes que celles qui s’imposent aujourd’hui à nos restaurateurs, que seraient devenus, Vézelay, Carcassonne, Pierrefonds, Saint-Denis, la Sainte-Chapelle…

Certes ses nombreux détracteurs lui reprochèrent des restaurations infidèles ou osées (il projetait de surélever de flèches les tours de Notre-Dame de Paris).

 A cette frénésie incontrôlée de reconstructions « à moindre coût » mais capable de faire face à l’urgence des dizaines de chantiers monumentaux de restauration qu’il conduisit, s’oppose aujourd’hui le carcan administratif pointilleux entre les mains des ABF, qui limite le nombre des interventions devenues impossibles à financer.

Une fois les bâtiments magnifiquement remis dans leurs jus à « coûts » de subventions, actions de mécénats et autres dons déductibles, se pose toujours la question du financement de leur entretien. Le problème restera donc sans fin aussi longtemps que les conditions qui concernent ces bâtiments seront soumises aux mêmes contraintes.

 

Pour comprendre l’imbroglio des responsabilités administratives et des blocages qui parsèment la croisade du sauveteur de patrimoine, l’exemple du Pavillon de la Muette dans la forêt de Saint-Germain en Laye à proximité de Maison Lafitte est éloquent.

Situé dans la forêt, ce pavillon de chasse construit par Gabriel pour Louis XV, a des origines plus anciennes encore, François Ier, Henri IV. Ses fondations se confondent avec celles d’un bâtiment fortifié encore bien visibles dans les caves. Sans entretien pendant des décennies, le plafond du pavillon rongé par les pluies que la toiture ravagée laissait pénétrer, s’est effondré sur un magnifique parquet « en soleil » que l’humidité gonflait. La cheminée monumentale avait été dérobée et les façades se laissaient glisser par pans entiers sur les pavés qui ceignaient le pavillon. La désolation qui gagnait le majestueux pavillon, ne lui enlèverait son charme qu’à sa destruction finale ; amputer de son éclat originel il résistait encore.

 

Le Pavillon de la MUETTE à l’abandon nécessitait d’importants travaux estimés à 2,5 M € par un ABF. Ayant fait l’objet de déprédations, son accès restait interdit au public. Une exploitation commerciale ne pouvant pas supporter cet investissement, des sociétés approchées n’ont pas donné suite, la durée des contrats de concession accordés par l’Etat ne permettant pas l’amortissement de l’investissement.

Les réunions organisées avec la Sous-Préfecture, les mairies de Maisons Lafitte, de Saint-Germain-en-Laye et les administrations concernées ne trouvaient pas de solutions

Comment en était-on arrivé là ?

Il dépendait de l’Office National des Forêts lequel ne dispose ni des compétences ni des budgets pour sauvegarder le patrimoine dont il est attributaire.

Sous tutelle du Ministère de l’Agriculture, le responsable des bâtiments de l’ONF a organisé une réunion au Ministère afin que soit présenté le Plan de Sauvegarde et d’Entretien du Pavillon de la Muette qui lui avait été proposé par des volontaires du patrimoine. Au préalable, le soutien des personnalités du territoire impliqué avait été acquis et le ministre de l’Agriculture averti par le député-maire de Maison Lafitte quant à l’intérêt du projet.

Le concept global et générique applicable à d’autres sites part du principe qu’une exploitation commerciale est nécessaire pour subvenir aux besoins ultérieurs d’entretien du Pavillon de la Muette, et du constat que les financements publics ne permettent pas seuls, sa remise en état.

Considérant que le Pavillon de la Muette devait bénéficier d’urgence de travaux de restauration et d’adaptation à sa future utilisation, il convenait à partir d’études marketing, de choisir les solutions d’exploitation des bâtiments adaptées à leur caractère et aux intérêts locaux parmi les opportunités commerciales et culturelles retenues pour le site.

Les restaurations, réalisées sous le contrôle d’un ABF, étant conduites dans la perspective des activités projetées. Les financements provenant des différentes sources étatiques et privées (mécénat) qu’il convenait de consolider autour des projets retenus.

Ce fut l’occasion de rencontrer au ministère (**) des interlocuteurs passionnés, volontaires et impuissants sous le contrôle d’une hiérarchie dont les décisions étaient encadrées par leur contrat de mission qui ne prévoyait pas cet engagement.

Finalement, de retour ver l’ONF, le directeur financier et le responsable immobilier concluaient l’histoire lors d’une ultime réunion : « …l’ONF n’a aucune politique de valorisation et d’exploitation permettant sa restauration. L’ONF ne dispose que d’environ 1000 € par an et par bâtiment (en 2007) et reconnaît que si rien n’est entrepris le Pavillon de la Muette est condamné à disparaître.  » L’ONF ayant signalé ce pavillon à France Domaine, il convenait dès lors de s’adresser à eux pour son avenir hors du champ de l’Etat.

Après 11 mois de réflexions et de réunions de travail, le projet fut arrêté « par manque d’engagement politique » confia lors d’une rencontre sur ce sujet un ancien directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture, commissaire à l’Aménagement des Domaines Présidentiels de MARLY et RAMBOUILLET en poste à l’Elysées.

Finalement le Pavillon de la Muette a été vendu 800 000 € à un diplomate et à un peintre bulgare.

Il est regrettable que ces bâtiments historiques échappent à la propriété de l’Etat qui pourrait contracter avec des Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial ou des entrepreneurs privés dans un cadre contrôlé avec partage de la jouissance, charte de fonctionnement et autres conditions spécifiques à chaque site. L’Etat n’a pas encore vraiment la volonté de s’engager dans cette voie qui supposerait une remise en cause de notre conception monolithique de la conservation du patrimoine et des missions de nos ABF.

Pourtant des cas existent.

A Fontevraud on a franchi le pas. L’Abbaye Royale s’est laissée transformer en hôtel laissant un souvenir inoubliable à qui a dormi dans une cellule de moine et pris son petit déjeuner dans le cloître. Un Parador à la française. 

Sans cela, l’Etat continuera à faire d’une pierre deux coups ; en remplissant ses caisses lors de la vente du patrimoine (par la Direction immobilière de l’Etat ex France Domaine), il règle le problème de son entretien.

L’initiative engagée par Stéphane Bern ne doit donc pas en rester là sauf à solliciter pour encore longtemps les français par l’impôt volontaire du loto.

 

 

(**) Personnes rencontrées au Ministère de l’Agriculture :

Responsable du département des affaires juridiques et financières
Bureau du patrimoine immobilier

Secrétariat général

Direction générale de la forêt et des affaires rurales (tutelle de l'ONF)

Mission des affaires générales

Chargé de mission auprès du sous-directeur de la logistique et du
patrimoine.

ABF

Liste des personne ayant soutenu le « Projet de Sauvegarde et d’Entretien du Patrimoine » présenté au Ministère de l’Agriculture :

le Sous-Préfet de Saint-Germain-en-Laye,

le service Foncier et Territorial de l'ONF,

le service de l’Urbanisme de Saint-Germain-en-Laye

le député-maire de Maison Lafitte (impliqué auprès du ministre de l’Agriculture pour attirer son attention sur l’intérêt du projet)

le député-maire de Chambourcy (présentation du projet dans son bureau de l’Assemblée National)

 


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28 réactions à cet article    


  • bob14 31 mai 08:47

    10.000 million de pauvres en France et ce « kon » de Bern fait un loto pour sauver ses vieilles pierres ?

    France pays des lumières « t’à misées ».. smiley


    • bob14 31 mai 14:25

      @bob14....Macron de son « chateau » à mis son drapeau en Bern.. !


    • ZenZoe ZenZoe 31 mai 09:15
      Le Royaume-Uni protège assez bien son patrimoine d’après ce que j’ai pu en voir. Là-bas, on voit moins de bâtiments classés qui finissent en ruine ou pillés par exemple, un phénomène courant en France.Tout n’est pas parfait là-bas bien sûr , de nombreuses demeures cossues sont laissées à l’abandon, mais j’ai l’impression qu’il y en a moins qu’ici.
      Ils ont un loto, dont Stéphane Bern s’est inspiré je crois, et c’est une très bonne idée. Ils ne font pas payer les musées mais par contre ils font payer l’entrée aux bâtiments historiques, y compris religieux.... Moi j’approuve ce que Stéphane Bern propose en tout cas, pour une fois qu’on a quelqu’un avec des convictions, des idées et un carnet d’adresses !

      • cassini cassini 31 mai 09:21

        Où en est l’atroce projet de mettre un guichet à l’entrée des cathédrales ? 


        • L'apostilleur L’apostilleur 31 mai 09:51

          Les évêques de France, fidèles à une certaine idée de l’Eglise ont refusé de faire payer l’entrée des églises. Jusqu’à quand ?

          La question peut s’envisager en considérant l’intention des visiteurs. Au duomo de Sienne par exemple, à l’heure de la messe, un préposé vous attend devant une entrée et vous informe que l’entrée est réservée à ceux qui veulent assister à l’office. 
          L’assistance n’a rien de comparable avec le flot ininterrompu de visiteurs qui payent leur entrée indifférents pour la plus part à l’origine du lieu qu’ils conçoivent uniquement comme un musée avec une riche architecture romano-gothique du XIIe s.exposant des oeuvres de Donatello, Michel-Ange....
          Les turcs font payer 8 € la visite de Sainte-Sophie à Istambul.
          Pour Florence des heures d’attente sont à prévoir, quand à Saint-Marc (Venise) beaucoup y renoncent... 
          Le guichet n’effraie plus personne depuis longtemps ailleurs qu’en France.

        • cassini cassini 31 mai 13:23

          @L’apostilleur


          Visité le duomo de Florence en 1966 et Saint-Marc de Venise en 1972, avec dans les deux cas entrée instantanée...

          Visité plusieurs fois vers 1965 ma copine handicapée du Louvre (bas de bras, pas de chocolat), qui n’a pas de jambes non plus, seule au milieu de sa salle carrée, et il n’y avait personne d’autre...

          Monté en 1994 à pied au sommet du Puy-de-Dôme, tel les potes de Pascal avec leur tube à mercure, et en haut, pas un chat... (mais un temple de Mercure !) Revenu en 2010, trente autocars...

          Allé au cap Nord en 2003 : deux autres péquins. Retourné en 2008 : impossible d’y remuer un doigt. Bon, là, je triche : en 2003 c’était à la mi-septembre juste avant la fermeture méteorologique de la route, tandis qu’en 2008 c’était le 21 juin. 

          A bas la culture de masse ! 

        • cassini cassini 31 mai 13:27

          Alphonse XIII, bien sûr. De plus il était aussi le roi de France Alphonse Ier.

        • nono le simplet nono le simplet 31 mai 14:48

          @cassini

          Monté en 1994 à pied au sommet du Puy-de-Dôme ... pas un chat...
          j’y suis aussi monté à pied ... en 1973, et il y avait plein de monde en haut ... et le temple aussi !
          j’ai aussi été me balader au Monstre à Michel un samedi en 2007 ou 2008 et c’était calme ... du monde mais pas la cohue ...

        • L'apostilleur L’apostilleur 31 mai 14:52

          @cassini

          Bien vu merci. Il manque un X...


        • aimable 31 mai 22:19

          @L’apostilleur
          tous ces lieux sont occupés par des gens qui ne payent pas de loyer, avant de recourir a l’impôt de tous les Français, il serait bon de commencer par cela, faire payer les utilisateurs qui ont bien de l’argent pour payer les cierges et autres oboles dans les tirelires dont le contenu disparait sans payer l’impôt .


        • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 31 mai 09:35
          Très bonne idée effectivement.

          Cela va d’une part, l’affaire va faire indirectement la valeur de la Française des Jeux pour mieux la revendre.
          Cela va circonscrire la définition du mot patrimoine à quelques vieilles pierres choisies que Macron impose de sauver, pour nous faire oublier l’autre patrimoine (SNCF, Alstom, Aéroports et autres sociétés historiques dont l’état est actionnaire)

          Et en plus il fait payer les travaux en organisant un loto, il est fort ce Macron !

          • Trelawney Trelawney 31 mai 10:12

            Il ne faut pas omettre qu’au ministère de la Culture, les personnes en charge de la restauration des monuments sont plutôt hors sol et à partir du moment où la décision de restaurer un bâtiment est prise, ils n’ont aucune contingence financière et aucun budget à respecter.

            C’est aussi pour cela que trés peu de restauration sont entreprises.Il est vrai que depuis la création des DRAC dans les régions, certaines rénovation sont entreprises par les régions avec cette fois ci des budgets alloués.
            Un exemple récent :Une association d’amoureux du patrimoine souhaite la rénovation d’une villa conçu par l’architecte Mallet Stevens. C’est la villa Cavroix prés de Roubaix. http://www.villa-cavrois.fr/
            La région a pris le relaie et a décidé de restaurer cette bâtisse remarquable. Budget alloué par la région haut de France : 5 millions d’euros.
            Oui mais voila cette maison et au patrimoine national et c’est au ministère de la Culture de se charger de la restauration. Il décide de passer au dessus de la région et avec ses ABF, prend en charge la maitrise d’oeuvre. la région transfert ses 5 millions sur le budget du ministère de la culture et déclare qu’elle ne mettra pas un centime de plus.
            Coût de la restauration après passage par les fourches Caudines du ministère : 23 millions d’euros. A titre d’exemple : la paroi d’une des salle de bains de la maison était en granit ocre. L’entreprise a proposé des échantillons de granit similaires dans les tons similaires. Oui mais le granit d’origine venait d’une carrière en Suéde qui n’existait plus. Et bien le ministère de la culture a fait réouvrir cette carrière pour y récupérer 1m3 de pierre nécessaire à la restauration. Coût de l’opération : 1.8 millions d’euros le m3. Il n’ont pas pensé à en prendre un peu plus au cas où il faut faire des réparations c’est ballot.

            Avec une démarche intellectuel pareil, on comprend mieux pourquoi il faut autant de temps pour restaurer ou pas non monuments.

            J’attends de voir les améliorations (car ça ne peut que s’améliorer) que va apporter Bern et son Loto

            • oncle archibald 31 mai 11:17

              @Trelawney :

              Certes la restauration de la villa Cavrois a couté un bras, mais quel résultat ! Et il faut voir dans quel état se trouvait l’immeuble lorsqu’il l’ont pris en charge !

              Et dans le budget il y a aussi le rachat des meubles d’origine qui avaient été vendus aux enchères et que le ministère de la culture a retrouvés. Il a ensuite fallu persuader leurs légitimes propriétaires d’accepter de s’en séparer ....

              Bref, ils ont mis le paquet mais je ne le regrette pas.


            • foufouille foufouille 31 mai 12:04
              on a plus d’argent mais manifestement pas pour les délires des bourgeois. il faudrait déclasser et vendre, c’est toujours mieux que des ruines.


              • L'apostilleur L’apostilleur 31 mai 12:13

                @foufouille

                Entre la vente et les ruines on devrait pouvoir faire des choses plus intelligentes


              • jymb 31 mai 13:10

                Patatras....je lis que sur les 15 euros d’un billet, 1.25 euros reviendront au patrimoine !


                Encore plus fort que le fameux mensonge « l’argent des radars servira à améliorer le réseau routier »

                J’aime le patrimoine, mais pas l’engraissement du buget de l’état pour payer des billets d’avion à 350 000 E et acheter des voitures-radar

                • cétacose2 31 mai 14:26

                  Effectivement il est impératif de sauver tous nos châteaux ....pour y loger décemment tous nos migrants....


                  • titi 31 mai 16:11
                    @L’auteur


                    On ne peut pas faire 1 km en France sans tomber sur du« patrimoine ».

                    Dernièrement des millions d’euros ont été dépensés pour restaurer « le hameau de la Reine ».
                    Le hameau de la Reine c’est une dépendance du Trianon lui même dépendance du Château de Versailles...

                    Euh n’y a-t-il pas d’autres urgences que la dépendance d’une dépendance ?

                    Que l’on sauvegarde quelques lieux emblématiques témoins d’une époque : OK

                    Mais qu’on les sauvegarde tous à quoi ça sert ? Qui les regarde tous ?





                    • cassini cassini 31 mai 17:23

                      @titi


                      Désolant...
                      Marie-Antoinette jeune, jolie, insolente, jouant à la bergère avec la Polignac et quelques autres futures clientes du triangle de Samson, menant de petits moutons frisottés auxquels elle attachait au cou des faveurs roses... tandis qu’une ombre rôde derrière les arbres... Fersen... ou Sacha Guitry préparant son scénario... Vous ne respectez rien, mon pauvre ami. Vous êtes bien à plaindre. 

                    • L'apostilleur L’apostilleur 31 mai 17:51

                      @titi

                      « ...Qui les regarde tous ?.. » Personne. Comme personne n’est resté insensible un jour devant une trace de ce patrimoine. Si cela ne vous est jamais arrivé, c’est pour bientôt.


                    • titi 31 mai 23:11
                      @L’apostilleur

                      Nos anciens ne s’embarrassaient pas avec ça.

                      Les temples, les monuments des époques révolues ont servi de carrière de pierres pour bâtir leur présent.

                      Nous nous regardons toujours en arrière.

                    • L'apostilleur L’apostilleur 1er juin 00:01

                      @titi

                      Le patrimoine est un livre d’Histoire et d’histoires dont on tourne les pages au gré de nos rencontres avec lui. On peut comprendre que tout le monde n’aime pas lire.


                    • zygzornifle zygzornifle 31 mai 16:53

                      On fait un loto Macron-Bern pour sauver les ruines et on pique des jours férié pour les vieux ..... 


                      • zygzornifle zygzornifle 31 mai 16:54

                        un loto halal pour sauver le patrimoine Syrien ??


                        • Ruut Ruut 31 mai 18:35

                          C’est vrais ou c’est faux que ces dits billets seront fabriqués en Angleterre et pas en France ?


                          • Trelawney Trelawney 1er juin 08:22

                            @Ruut
                            Il ne sont pas fabriqués en Angleterre, mais à Détroit aux USA et arrivent par bateaux non pas aux Havres mais à Anvers.

                            Cette société à Détroit est spécialisée dans l’impression de billets de Loto. Elle fournit déjà la France, l’Angleterre et l’Espagne

                          • Loatse Loatse 1er juin 10:38

                            Excellente initiative qui débouche apparemment sur du concret... (eh voui, vous vouliez que ca bouge, ca bouge !)


                            un patrimoine entretenu, remis en état, c’est de l’argent qui rentrera dans nos régions via le tourisme (national aussi qu’il serait absurde de négliger) et donc des retombées également sur les commerces annexes (hotellerie, restauration, artisanat et loisirs locaux)

                            c’est aussi du travail (chose précieuse par les temps qui courent) pour divers corps de métiers liés à la restauration des bâtiments - tailleurs de pierre, couvreurs, maçons, vitriers (y compris spécialistes du vitrail), platriers, architectes et divers spécialistes de l’ouvrage ancien..., jardiniers, paysagistes etc.. etc... et pourquoi pas, de fil en aiguille, la valorisation, voire l’apprentissage d’un artisanat qui fit et fait encore la renommée de notre pays dans le monde (porcelaine, verrerie, dentelle, confiseries etc..) 

                            Cela pourrait être l’occasion (comme je l’envisageait il y a quelques temps de cela) de former nos jeunes, desoeuvrés ou peu formés, aux métiers du bâtiment historique... ou dans le cadre d’un service national civique, de faire découvrir particulièrement, à nos jeunes des cités, autre chose que la laideur de leur environnement de béton...

                            J’imagine quand à moi, fort bien Stéphane Bern, un homme de passion, transmettre celle ci ou du moins piquer la curiosité de son jeune auditoire, sous forme d’énigme ou pas... car ce ne sont pas les anecdotes qui manquent, certaines plus surprenantes que d’autres...

                            saviez vous pourquoi Catherine de medecis renonca à s’installer au palais des tuileries qu’elle avait fait construire dans ce but, justement... ?



                            BREF, je constate qu’ici on retrouve toujours les memes raleurs professionnels, les JAMAIS CONTENTS, les pas fichu de s’enthousiasmer, les « oui mais... »qui cherchent la petite bête... (rhoo, le pognon du ticket c’est qu’une partie pour la rénovation !!! rhooo - et les pauvres, heing, et les pauvres... etc... etc.. )

                            DES VIEUX DANS LEUR TETE à se demander s’ils ont été jeunes un jour..

                            C’est sans doute de cela que souffre notre pays, aujourd’hui, tant la moindre tentative, idée originale, initiative suivi d’effets, rencontre d’obstacles sous forme généralement de lourdeurs administratives, de mauvaise volonté dirai-je le plus souvent

                            comme si rien ne devait bouger. comme si l’immobilisme (ou la vente de notre patrimoine aux chinois et divers étrangers fortunés, ce qui revient au même - était la seule solution !!!)



                            grrrr !

                             











                            • jymb 1er juin 14:35

                              @Loatse
                              Ce n’est pas une partie...mais quelques miettes pour le patrimoine


                              Si vous achetez un terrine « aux truffes » et que vous découvrez en tout petit « truffes 0,1% » vous fulminerez devant une escroquerie commerciale 

                              En revanche parfait pour des stages d’été de restauration...si les djeuns acceptent de soulever les pierres d’un cloître ou d’une chapelle...ce jour là ils feront un pas vers leur pays autrement qu’avec des papiers d’identité distribués à tout va 

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