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Accueil du site > Tribune Libre > Le professeur est-il devenu simple prestataire de service ?

Le professeur est-il devenu simple prestataire de service ?

La France a inventé le concept de citoyen en 1789 : La société et les institutions se sont construites autour de l’idée de liberté, d’égalité, de fraternité et de bien d’autres choses remarquables centrées autour de l’homme. La question que je pose aujourd’hui est de savoir si le personnage central des années 2020, et plus particulièrement dans les salles de classes, est encore le citoyen ou s’il a été remplacé par le consommateur, personnage central de la société d’hyper consommation dans laquelle nous sommes entrés à la toute fin des années 1980.

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La mondialisation a modifié le système de récompense du citoyen

Toute société est structurée autour d’un mythe ou d’une réalité. La réalité de la France des années 2020 est la consommation, pas la citoyenneté. Je vous invite à cliquer sur ce lien afin de lire l’article que j’ai rédigé pour découvrir par quels processus économiques le citoyen Français s’est transformé en consommateur Roi, hyper exigeant et auto-centré sur son plaisir de consommer.

Le système de récompense avant la mondialisation

Le système de récompense est parfaitement documenté dans la littérature médicale : Quand une personne manque de quelque chose, ce manque se transforme en désir, qui pousse la personne à se mettre à l’ouvrage et à travailler pour le réaliser. Une fois le projet achevé, le manque est comblé, le désir devient réalité et crée une récompense, source de plaisir.

Entre la fin de la seconde guerre mondiale et la fin des années 80, il fallait travailler pour acheter des objets du quotidien, une machine à laver, un téléphone ou une voiture. La relation entre le manque, le désir, le travail, la récompense et le plaisir était très claire, même si elle était souvent « non dite » : Il fallait travailler pour jouir de la société de consommation.

Mutation du système économique à la fin des années 80

Au milieu des années 80, Carrefour a fait fabriquer un magnétoscope VHS en Chine et l’a vendu 2 fois moins cher qu’un produit identique fabriqué en France. Le résultat a été immédiat, le stock s’est vendu en quelques jours. Mais à l’époque, Carrefour n’a été qu’un innovateur, car tous les industriels avaient compris que la mondialisation était en route et qu’il fallait produire en Chine pour faire passer un produit de 500€ à 50€ en boutique.

  • Du côté des producteurs, c’est « produire en Chine pour répondre à la demande de prix très bas ou mourir faute d’offre qui réponde à cette demande »
  • Du côté des consommateurs, c’est « je refuse de savoir que ces produits sont fabriqués par des enfants, je refuse de voir que les conditions de production pillent la planète de ses ressources et la polluent, je refuse de voir que le déficit commercial avec la Chine est abyssal », mais tout ceci est un autre débat que je ne vais pas développer dans cet article

En 2020, le citoyen est devenu le « Consommateur Roi » qui se rue sur le Nutella à l’approche d’une rupture de stock à cause d’une grève dans les usines.

Mondialisation et système de récompense

Un excellent reportage de Julien Bugier (France 2) sur le E-commerce Chinois a été diffusé au début de 2019. On y montrait une mère de famille de 35 ans, assise dans son canapé entre ses 2 enfants d’une dizaine d’années, connectée sur Aliexpress, le principal site de E-commerce Chinois. La mère demandait à son fils : « Allez, prends ce petit pochoir, ça n’est pas cher, ça ne vaut que 2 euros ». Elle posait ensuite la même question à sa fille : « Veux tu ces pinceaux ? C’est 1,5€, profite en ! Ca n’est pas cher sur Aliexpress ».

Les conséquences économiques de l’arrivée d’Aliexpress et des autres acteurs Chinois du E-commerce en Europe vont être catastrophiques pour l’économie Française. 

Si on analyse cette scène banale entre une mère et ses enfants sous l’angle de la transmission d’une génération à la suivante, voici ce que transmet cette mère à ses enfants : « Tu n’a pas besoin de te fatiguer mon chéri. Pour consommer, il te suffit de t’asseoir, de prendre ta tablette et d’acheter. C’est plaisant, pas fatiguant et on n’a pas besoin de faire d’effort pour être satisfait. N’oublie jamais que tout vendeur considère ses clients comme des Rois, rappelle toi de cet adage : « Le client est Roi ».

« Ta sœur, toi et moi sommes les clients Français des marques, nous sommes des Rois, nous sommes au centre de la mondialisation, nous sommes les plus importants du système, car un vendeur n’existe pas sans client. Tous les fabricants cherchent à nous satisfaire et à nous donner du plaisir, car on a de l’argent pour acheter leurs produits. Si les fabricants n’arrivent pas à nous satisfaire, si leurs produits sont trop chers ou pas assez bien pour nous, ils disparaîtront car on ne leur achètera plus rien. Nous avons le pouvoir de détruire les marques, nous sommes les consommateurs tout puissants, nous sommes tout puissant ! ».

Cette scène banale de la consommation moderne montre clairement que le système de récompense a muté au fur et à mesure du développement de la mondialisation des échanges commerciaux.

En 2020, nous n’avons plus besoin de faire le lien entre manque, désir, travail, récompense et plaisir. Le mode de fonctionnement du consommateur Roi s’est raccourci pour ne laisser que le lien « désir – plaisir ». Il n’y a plus aucun lien entre travail et récompense, la pensée magique a fait son apparition : « J’ai envie de cet objet, il arrive tout seul, car j’ai de l’argent, je suis le Roi tout puissant ».

Le citoyen du monde occidental en général et Français en particulier est devenu un névrosé obsessionnel de la consommation. Il tire une jouissance et une toute puissance infantile infinie à acheter, d’autant plus qu’il en a les moyens financiers, car le delta entre son salaire net et le prix des produits fabriqués en Chine le lui permet : Une machine à laver le linge fabriquée en France valait au minimum 2 à 3 mois de salaire en 1950. Ca n’était pas un produit de luxe, mais ça n’était pas un produit de grande consommation. Le produit équivalent valait entre un 1/2 et 1 mois de salaire en 1980 et ne vaut que 2 à 3 jours de salaire en 2020. Un téléphone valait environ 3 jours de salaire en 1980 contre 2 heures de travail en 2020.

Tous les Biens et services du quotidien ont basculé de cette manière et sont devenus des produits de grande consommation.

Quel est le comportement du consommateur Roi dans les salles de classe ?

Une salle de classe en 1970 était composée d’un professeur et d’élèves ou d’étudiants. Le professeur transmettait son savoir à de futurs citoyens.

Un Roi n’a rien à voir avec un élève de classe sociale inférieure, il ne peut donc pas être initié par un professeur, mais par un précepteur. Cette première mutation est apparue dès le début des années 1990, dans la première décennie de la mondialisation. Nous avons tous observé la transformation du comportement des élèves : L’affaire du voile au Collège de Creil en 1989, les colères incontrôlables de certains parents contre les enseignants qui donnaient de mauvaises notes à leurs enfants, les comportements irrespectueux pendant les cours, etc.

Depuis l’arrivée du E-commerce au début des années 2000 et l’abondance effrénée qui s’en est suivie, la transformation du citoyen en consommateur Roi s’est fortement accélérée. En matière d’éducation, le regard que les élèves portent sur leurs enseignants a donc naturellement une nouvelle fois évolué : Le précepteur des années 1990 s’est transformé en simple prestataire de service dans le regard de nos chères têtes blondes.

Comment se comporte un « élève-consommateur Roi » avec un « enseignant-prestataire de Service » ?

Pour trouver la réponse à cette question, il suffit de lire l’actualité au hasard des pages : Un élève qui menace un enseignant avec une arme pour amuser ses amis, comme le roi le faisait avec son bouffon, un autre donne des coups de poings au professeur qui lui donne une mauvaise note, car un Roi ne peut pas être mis en défaut, des parents d’élèves se mettent en colère quand un enseignant leur explique que leur enfant n’a pas le niveau, car un Roi est toujours le meilleur, etc.

Chaque enseignant peut nous raconter une ou plusieurs histoires qui vont dans ce sens.

N’oublions pas non plus que le système politique a été complice de cette transformation pour n’avoir rien voulu voir et pour avoir accepté d’être lâche pour assurer sa réélection : 80% d’une classe d’âge à obtenir le bac, c’est une idée généreuse d’un point de vue républicain et citoyen, mais c’est une catastrophe sur le psychisme de nos enfants consommateurs. Comme on ne peut pas décevoir un Roi, le système a baissé les bras.

N’oublions pas que les moins de 20 ans d’aujourd’hui seront les dirigeants du monde de demain. Comment la France sera-t-elle gérée ? Comme une royauté ? Comme une multitude de royautés ou de seigneuries qui se font la guerre entre elles comme au moyen âge ?

Ma conclusion est que cela ne sert plus à grand chose d’investir des centaines de millions d’euros chaque année pour nourrir les esprits de nos jeunes citoyens en cherchant des solutions dans une nouvelle manière d’enseigner. Il serait plus efficace de travailler sur la névrose collective des jeunes générations. Mais pour cela, il faudrait changer en profondeur le système économique mondial, ce qui me paraît totalement impossible. Ça n’est pas 80 millions de Français qui vont empêcher 7 milliards d’humains à rêver de devenir consommateurs.

Seule une crise d’envergure mondiale pourrait changer ce paradigme. N’oublions pas que la fin de la mondialisation est inscrite dans son processus commercial, c’est mathématique et ça va arriver. La crise va être forte, extrêmement puissante et se déclencher dans les années qui viennent. Le prochain jeudi noir va mettre un terme brutal à la folie consommatrice des hommes et peut être sauver nos jeunes générations de leur névrose de toute puissance.


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20 réactions à cet article    


  • sirocco sirocco 27 mars 16:29

    L’enseignant d’aujourd’hui s’apparente davantage à un baby-sitter qu’à un transmetteur de savoir, les élèves ayant plus envie d’apprendre ce qui fait le buzz sur les réseaux sociaux que d’acquérir une instruction générale une fois qu’ils savent lire, taper sur des touches et compter.

    « Baby » s’entend bien sûr des élèves jusqu’au lycée.


    • Esprit Critique 27 mars 17:02
      Prestataire de service ?

      Arrêtez le délire !

      Garde Chiourmes est le terme exact et a approprié !


      • Aimable 27 mars 21:31

        @Esprit Critique
        Ils en sont réduits a essayer de prendre des chèvres pour en faire des chevaux de course  smiley


      • Albert123 27 mars 17:04

        de prestataire de service à collabo de service il n’y a qu’un pas que certains ont déjà franchi.


        • mmbbb 27 mars 17:19

          j ai lu votre article , Une remarque vous idéalisez l ecole avec cette transmission des savoirs , encore faut il que les des enseignants soient a la hauteur ! 

          Deja dans les années 70 80 , cela commencait a devenir le bouzin .

          A chaque rentree scolaire , les parents d eleves se précipitent dans les rayons de supercmarche en aout afin de se plier aux injonctions de l educ , Une liste interminable de fournitures Made In China .

          il est vrai que si ces fournitures etaient faites en France il faudrait multiplier par deux l aide de rentrée scolaire 

          Je n avais qu une trousse des crayons et des livres d occase .

          L excès de pédagogie a entrainer l edition de chaque ouvrage scolaire chaque année .

          Votre propos est assez paradoxal.

          La mondialisation continuera , ce n est pas demain qu en France nous fabriquerons de l electronique grand public qui désormais equipe chaque foyer .

          Ce sont les Chinois qui installeront la 5 G puisque nous sommes dans l ere de l information et les données demandent des outils de transmission plus performants C est ainsi 

          Quant a la baisse de notre niveau , imputer la seule cause a la seule mondialisation est un peu rapide sinon caricatural 

          J ai ecoute il y a quinze jour , une longue argumentation de M Brighelli agrege et enseignant dans les hautes ecoles , il dresse un requistoire severe contre notre institution . La chute de notre niveau est le resultat de notre politique désastreuse.

          Par ailleurs si une des causes est a imputer a la mondialisation et que par reserve ideolgique vous n indiquer pas est celle ci , une immigration extra européenne . Vous avez le retour en monnaie sonnante et trébuchante  c est a dire des beignes des menaces de la violence de la drogue , de votre « altérité » que vous avez souhaitez .

          Il suffit de regarder le comportement de la gauche dure qui soutient cette mouvance Dans certaine classe la theorie de l evolution ne peut plus etre enseignée . 

          Il est evident que Singapour etant dans la mondialisation a de meilleurs resulats


          • Le passeport vaccinal vous fera retrouver la vie d’ avant .
            La vie d’avant 1945 .....

            Monde de merde


            • I.A. 27 mars 20:59

              C’est bien vu, merci.

              Mais vous semblez placer tous vos espoirs dans la crise du coronavirus, ou je me trompe... ? désillusionez-vous, voici le déroulé de cette folie :

              ... Au nom des libertés, le législateur est tenu d’autoriser la libre entreprise, tout en interdisant l’esclavagisme, et de promouvoir les innovations tout en pérennisant l’emploi. L’exercice est funambulesque, lorsqu’il amène les États à faire le grand écart entre interventionnisme et libéralisme. De les voir empiler mesurettes sur demi-mesures ou niches fiscales sur allocations sociales est un spectacle depuis longtemps accablant. Recherche de compromis, confection de nouvelles rustines, bricolages...

              Le cercle vicieux est déjà bouclé : afin d’attirer les investisseurs et produire de l’emploi, chaque démocratie se veut plus libérale que sa voisine, tandis que de son côté, chaque pays émergent promeut une main d’œuvre meilleur marché et plus malléable qu’ailleurs.

              Ce qui a pour effet, chez les uns d’engraisser toujours plus les riches en fabriquant toujours plus de pauvres, chez les autres de créer encore plus de consommateurs en formatant toujours plus leurs besoins.

              Les profits réalisés par les entreprises – venant mathématiquement flatter le bilan économique de chaque État – achèvent de faire passer les plus gros employeurs pour des héros et le libéralisme pour une idée de génie : l’humain importe peu, seuls les chiffres comptent.

              Etape suivante, donc : à son tour, la France promeut une main d’œuvre meilleur marché et plus malléable qu’ailleurs… ça a déjà commencé depuis un moment, au fait : vous vivez en France, pays récemment devenu émergent !

              Un cercle vicieux, je vous dis. Un serpent qui se mord la queue.


              • alinea alinea 27 mars 21:29

                J’ai trouvé le constat très juste ; ça soulage mais n’éclaircit pas le tableau : que faire ?

                Tous les profs et tous les élèves ne sont pas comme ça...les parents sont déresponsabilisés, ou irresponsables... ? il faudrait voir à ramener un peu de « devoir » dans les familles... mais à l’ère de la victimisation, ce n’est pas gagné !

                Ceci dit, les profs ne sont pas hors du coup, leur formation, leur valorisation sociale, et leur implication dans leur boulot, ce n’est pas ce que c’était !!

                C’est la fin... jusqu’à ce que chacun apprenne que le plaisir et le bonheur tiennent plus dans le travail que l’on a bien fait que dans la pauvre paye que l’on dépense !


                • Jean Keim Jean Keim 28 mars 09:23

                  @alinea

                  Ne pas faire mais défaire.


                • Jean Keim Jean Keim 28 mars 09:26

                  C’est un travail avant tout individuel qui devrait ensuite migrer vers le collectif.


                • Ausir 27 mars 21:38

                  Plus que le consommateur roi c’est surtout la disparition de la notion de hiérarchie qui pose problème :

                  -la notion d’égalité a fait disparaitre le respect qu’il y avait avant pour les notables , ceux qui savaient et qui étaient plus intelligents que les autres 

                  -et aussi la notion de droit , permet que le moindre cretillon puisse parler à égalité avec un supérieur (cf Léonarda parlant d’égal à égal avec Hollande) 

                  Si tout le monde est égaux et a les mêmes droits , personne ne dépasse du lot et donc les élèves et leurs parents ne sont pas inférieurs aux professeurs et peuvent donc critiquer et exiger selon leur bon plaisir , car il n’y a plus de hiérarchie .

                  Et qui a voulu la disparition de la hiérarchie ?  la révolution et la gauche 

                  quand la hiérarchie qui existe naturellement entre les hommes de part leur nature et leurs potentiels est respectée , les sociétés vivent en harmonie (cf les sociétés traditionnelle ou il y a un roi , des sages pour le conseiller , des guerriers , des commerçants ,des paysans , chacun est à sa place et s’en contente ) 

                  A partir du moment on on détruit le hiérarchie naturelle qui existe entre les êtres :le curé , l’instit , le médecin , le notaire étaient avant des notables respectés ,

                  les enfants doivent obéir aux parents dont le rôle est de faire preuve d’autorité 

                  maintenant personne ne les respecte plus parce que tout le monde est au même niveau , l’égalité règne , personne n’est supérieur à personne ?

                  Pour rétablir le respect il faudrait rétablir la hiérarchie , 

                  et dégommer toute l’idéologie gauchiste issu de la révolution : droits de l’homme et égalité poussés à ’extrême qui sont responsables de la situation actuelle. 


                  • Samson Samson 27 mars 22:30

                    « La réalité de la France des années 2020 est la consommation, pas la citoyenneté. Je vous invite à cliquer sur ce lien afin de lire l’article que j’ai rédigé pour découvrir par quels processus économiques le citoyen Français s’est transformé en consommateur Roi, hyper exigeant et auto-centré sur son plaisir de consommer. »

                    Bonjour,

                    A vous lire, je crains bien que - du fait de votre confinement de la maternelle jusqu’à la retraite dans une institution fort peu ouverte à la réalité d’un monde qu’elle peine à envisager autrement que par ses propres biais - vous soyez encore une « révolution » en retard.

                    Si les valeurs associées à la citoyenneté républicaine ont de fait progressivement laissé place au statut de consommateur Roi dans le cadre d’une économie globalisée ou mondialisée, en sont désormais exclus tant du fait de la délocalisation des moyens de production que de leur informatisation et de leur automatisation une part toujours croissante de citoyens, privés de leurs sources de revenus au seul bénéfice de quelques actionnaires, et désormais réduits par le très immature et narcissique petit Monarc présidant en start-up « France » au statut de « gens qui ne sont rien », et à ce titre pleinement éligibles à l’exemplarité mutilatoire régulant toute velléité de protestation de dignité citoyenne.

                    Pour rappel, la précarisation massive des citoyens de ce pays concerne déjà plus de 10 millions de Français, dont j’imagine une part de vos élèves et de leurs parents, exclus de facto des mirages consuméristes pour les seuls soucis quotidiens d’un toit, de s’alimenter, de s’habiller ou simplement se chauffer l’hiver, ... Et j’imagine que même au sein des établissements scolaires, la paupérisation d’une part des élèves pose - sinon problème - à tout le moins question, quand il s’agit de leur garantir à tout le moins un repas quotidien !

                    Bref, quand une part toujours croissante de nos populations se voit destinée et condamnée sans autre perspective que tenir chaque jour jusqu’au lendemain à la survie, on peut bien lui reprocher de ne plus guère se soucier de l’origine ou de la qualité de ses emplettes, mais envisager encore le citoyen comme consommateur Roi relève chaque jour un peu plus de l’archaïsme.

                    En vous présentant mes respectueuses salutations ! smiley


                    • picpic 27 mars 22:53

                      Tous les enseignants et professeurs vont à terme disparaitre et être remplacés par les écrans, formations en ligne etc..

                      un prof de français millionaire qui aura fait l’unique cours existant pour l’humanité suffira...tous les autres à la rue.

                      la technologie accélérè le jeu du capitalisme comme jamais...


                      • sirocco sirocco 27 mars 23:23

                        @picpic
                        Il restera sans doute les écoles confessionnelles et, pour les riches, des établissements dispensant une instruction de qualité. Les autres élèves n’auront droit qu’à un enseignement de formatage en ligne, style Lumni.


                      • Montagnais Montagnais 27 mars 23:13

                        « La société et les institutions se sont construites autour de l’idée de liberté, d’égalité, de fraternité » ..


                        Vous y croyez vous ?


                        Quant à not’ « civilisation » .. tiens ! civilisation .. ce serait une bonne idée disait Gandhi .. Mais pas que lui.


                        NB : vous dites : « Je partage mon regard éclairé sur les prédateurs économiques qui mettent à mal l’économie Française »


                        « l’économie française » ? on s’en fout. Le sujet, mille fois plus important, n’est pas dans « l’économie ».


                        Quant au partage de votre « regard éclairé » .. Merci


                        • Adèle Coupechoux 28 mars 09:09

                          Au lendemain du 16 mars 2021, avec la sidération induite par l’enfermement de la population, j’entendais à la radio dire que la crise sanitaire pourrait changer nos modes de consommation, notre manière de penser, que nous ne pourrions plus continuer à miser toujours et toujours sur la croissance, que la nature reprendrait ses droits.

                          Je n’y crois pas. Ce n’est pas ce qui se dessine. 

                          En revanche, je suis d’accord avec vous sur le fait que le changement ne pourra se faire que mondialement, contre cette mondialisation.

                          C’est comme pour l’Europe, l’Europe a été imposée et construite par des commerciaux, des financiers, contre l’humanité. Elle ne pourra se faire que si nous retrouvons notre place en tant qu’humain. En refusant cette Europe qui se sert de nous au lieu de nous servir.

                          Le changement ne peut se faire que si nous sommes unis. Sans géométrie variable en matière de salaire, de fiscalité.

                          Ce n’est pas gagné. 

                          « sauver nos jeunes générations de leur névrose de toute puissance. »

                          Quid de la névrose de leurs parents ? Elle est, elle aussi, bien présente. 

                          Regardez où nous en sommes depuis des années et encore plus depuis plus d’un an ? Parents comme professeurs, s’ils ne sont pas névrosés, alors !

                          Des Rois ? des gosses qui font tout bien comme il le leur est demandé.

                          Des gosses perdus. Qui demandent à être bâillonnés pour ne pas crier peut-être ? Je n’ose même plus espérer qu’ils aient envie de se libérer.


                          • Les syndicats d’enseignants à la base de tous les mauvais choix .

                            La mise en place des conseils de classe , ouvrant un boulevard aux parents sur l’enseignement sans en avoir la compétence........... .
                            La féminisation excessive de ce métier provoquant un déséquilibre de la représentation humaine chez les enfants .....

                            Quant à la société de consommation , si les parents d’élève sont rentrés dans la classe, la société de consommation et ses abus ont suivi .

                            Politiquement un monde de merde !

                            Peut on associer l’homme (humain) à un cochon, selon Orwell .

                            Quand on voit ce que peut faire un cochon(Macron) . La ferme des animaux est bien réelle .... !

                             


                            • Jean de Beauce Vers Saint-Gétorix 28 mars 13:28

                              lus depa

                              En France, depuis Jack Lang, il n’y a plus de passerelles entre public et privé pour les carrières. Un vrai scandale, et une atteinte à la liberté du travail.


                              • saint louis 28 mars 22:18

                                Ça promet des lendemains qui ne chanteront pas très clair tout ce bazar.

                                Quand bientôt vont arriver les jours plus noirs, la réalité sera dure à avaler pour beaucoup de « rois » qui vont se retrouver simple valet voire moins.


                                • Les sujets polémiques bien arrangeant et surtout couverture indispensable pour la propagande des cons de la rem et du gouv.fr.

                                  En vérité il y a ceux qui les tiennent et ceux qui les niquent …..

                                  Simone Weil nous a tout appris en nous donnant un conseil :- Croire à l’histoire officielle c’est croire des criminels sur parole.

                                  Ils lui sautent dessus par derrière. Tristan Mendès-France baisse son pantalon, Nicolas Demorand, Pierre Haski, Anthony Bellanger lui écartent les jambes.

                                  Trois qui la tiennent, un qui la nique. Scène ordinaire sur la radio d’Etat : la Vérité violée, la tournante quotidienne.

                                  Théophraste R. Ancien auditeur de France Inter.

                                  Pour moi , ça fait longtemps que je n’écoute plus France Pinder et ses clowns , sa prosodie persistante , sa rhétorique de collabos bon teint, trou du cul de cours d’école …..

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