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Accueil du site > Tribune Libre > Le progressisme

Le progressisme

Je suis un conservateur. Le progressisme me laisse dubitatif. Ce progressisme commence pour moi le jour où l’on se met à considérer que le passé est dépourvu de valeur et que le futur sera forcément meilleur.

Les progressistes veulent du passé faire table rase ; ils applaudissent à la transformation accélérée de la nation, de la famille, de l 'individu.

L’idéologie progressiste est mondialiste : les nations sont obsolètes, il faut supprimer les frontières qui, pour les progressistes, ne protègent pas mais enferment. Dans le domaine économique la liberté des échanges est la seule voie à explorer. Le progressiste est pour le CETA, l’accord UE/Mercosur, UE-Canada et tout autre accord commercial international même s'ils risquent de mettre bas les économies nationales. La construction européenne, qui pourrait faire naître l'opportunité de créer une vaste nation pouvant contrebalancer le pouvoir des multinationales, n'est vue par les progressistes que comme une zone géographique dans laquelle transitent les marchandises et les individus, comme un réservoir à consommateurs.

Le progressisme est un mondialisme. L'état-nation est cependant nécessaire à l’épanouissement de l’humanité car l’Homme isolé, même bardé de droits, n’a aucun pouvoir politique. L'exercice de la démocratie est le fait de citoyens définis par rapport à une nation et nécessite donc l 'existence de frontières. La déclaration des droits de l'Homme et du citoyen est liée à l’existence d’un État et de ses citoyens. Sans nation, plus de démocratie. Le citoyen du monde n 'existe pas.

Le progressisme fragmente aussi l’identité des individus en aspect et sous-aspects, pour y créer des catégories. Cela est particulièrement le cas pour les problèmes de genre : désormais nous sommes classés en hétérosexuel, homosexuel, bi sexuel, trans...

Le terme famille avait un sens précis : un homme, une femme et leurs enfants. Ce terme est désormais employé à d'autres situations. L'expression famille monoparentale est devenue courante, de même l'expression famille recomposée. On parle aussi de famille homoparentale alors que l'une des caractéristique de l'homosexualité se trouve être le fait d 'être incapable de faire un enfant , donc de "faire famille". A appeler ainsi des situations diverses et variées "famille", la vraie perd de la visibilité. L'individu se retrouve un peu plus seul, "sans famille". La famille, cellule de base de la société ayant perdu de son aura, il s'habitue à la solitude et délaisse de surcroît les corps intermédiaires : Églises, partis politiques, syndicats. La sociétés est émiettée.

Pour les progressistes il faut supprimer les frontières, mais toutes les frontières. La différence homme-femme est niée. Plus de rose pour les filles, plus de bleu pour les garçons. Dès l'enfance l’interchangeabilité des sexes doit être totale. Avec la PMA une femme peut avoir un enfant sans homme ; avec la GPA un homme peut avoir un enfant sans femme. Il faut casser les préceptes d’une époque révolue, se libérer de la transmission de ce qui est qualifié de stéréotypes, se désaffilier, ouvrir les frontières du genre et jeter ainsi des passerelles vers un monde nouveau dans lequel la confusion règnera en maître.

La loi bioéthique pourrait bien valider une transformation anthropologique fondamentale. En autorisant la PMA pour toutes les femmes, elle cantonne les mâles dans la fonction de reproducteurs. Le père, lui, avec cette loi, disparaît.

Cette volonté d'abolir les frontières s'applique à la définition même de l'Homme.

Les anti-spécisme ne veulent pas d'une frontière claire entre l'Homme et l'animal. Sous leur pression on a changé, dans le code civil, la définition des animaux pour les rapprocher de celle de l'humain. Aussi depuis 2015 l’animal est officiellement reconnu par le code civil comme « un être vivant doué de sensibilité » et non plus comme un « bien meuble ».

L'animal se rapproche de l'Homme ou, pour le dire autrement, nous progressons vers l'animalité. Si l'Homme devient un animal comme un autre, c'en est fini des droits de l'Homme.

Pour compenser tout ce désordre on a promu la libération des mœurs : pilule, avortement gratuit utilisé comme moyen contraceptifs. La femme libre peut aider l'homme perdu à compenser la disparition de ses repères. La consommation endiablée de drogue et de psychotrope illustre cette volonté de fuite.

Fuir le progressisme qui lui est imposé, voilà le propre de l'Homme moderne.


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34 réactions à cet article    


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 décembre 2019 12:29

    Fuir le progressisme qui lui est imposé, voilà le propre de l’Homme moderne.


    Et alors ? Pour retrouver l’Etat Nation, vous proposez quoi ? Si vous proposiez la sortie de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN, pour retrouver les frontières, la souveraineté monétaire, diplomatique et militaire, vous l’auriez écrit.

    .

    Les valeurs « progressistes » en économie, viennent du néo libéralisme.

    « Les Evangélistes du marché » Keith Dixon.

    .

    Les valeurs progressistes dans le domaine sociétal, viennent des Démocrates américains, et de think tanks comme Terra Nova, plus toutes les ONG qui grenouillent dans les mêmes sphères.

    .

    Rien de nouveau sous le soleil, depuis la Libération et le Plan Marshall, les valeurs sont imposées en Europe, par le monde anglo saxon.


    • McGurk McGurk 24 décembre 2019 13:45

      @Fifi Brind_acier

      L’origine de ces idéologies nauséabondes est le mouvement protestant. « Travailler pour la plus grande gloire de Dieu ».


    • paulau 24 décembre 2019 16:13

      @Fifi Brind_acier

      Je pense que l ’ Europe, dotée d ’ attributs de souveraineté pourrait se substituer à l ’ Etat Nation comme lieu d ’exercice de la citoyenneté et donc de la démocratie. Une confédération ?


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 décembre 2019 18:22

      @paulau
      Une confédération ?

      Cela n’arrivera pas, ni confédération, ni fédéralisme, bien que ce fut l’objectif de ses promoteurs ! De Gaulle disait :« On ne fait pas d’omelette avec des oeufs durs ».
      .
      La construction européenne ressemble à tous les Empires coloniaux du passé.
      Rassembler des pays, avec la volonté d’en faire un seul peuple, appliquer les mêmes lois, la même monnaie, le même hymne et le même drapeau etc...
      .
      Vous savez ce qui est advenu des Empires du passé ? Ils ont tous éclaté : l’empire romain, austro hongrois, l’empire colonial espagnol, portugais, français, l’empire ottoman, l’ URSS, l’empire mongol,etc . Chaque pays a repris ses billes.
      .
      Pourquoi ? Parce que les peuples, et qui plus est, les peuples européens dont l’histoire est millénaire, ont chacun leur histoire, leur langue, leur économie, leur culture, et leur appliquer des Traités néolibéraux qui les ruinent, et qui nient leurs spécificité, pour leur imposer « the américan way of life », provoquent un rejet inévitable. C’est juste une question de temps.
      .
      Le Brexit, c’est le début de la fin, non seulement pour le néolibéralisme, mais aussi pour le fédéralisme européen. C’est ce qui explique la propagande déchaînée des médias, contre le Brexit depuis plus de 3 ans...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 décembre 2019 18:45

      @McGurk
      L’origine de ces idéologies nauséabondes est le mouvement protestant


      Certes, mais ils peuvent aussi gagner leur place au paradis, en évitant de faire suer le burnous aux populations...
      L’apartheid en Afrique du sud, ce sont les protestants.
      .
      Quant à « la destinée manifeste » et « à l’exceptionnalisme américain », elles se sont surtout traduites par de guerres de pillage sans fin....

      Ils ont peut-être servi Dieu, mais ils se sont servis d’abord !!


    • McGurk McGurk 24 décembre 2019 23:01

      @Fifi Brind_acier

      Non parce que cette idéologie religieuse cachait (et cache toujours) en fait un appât démesuré du gain. Aucun argument n’est plus puissant que Dieu en personne, autorité suprême ; argument d’autorité donc.

      Dommage pour les libéraux qu’on ne soit plus dans un Etat religieux, ils auraient invoqué Dieu en personne pour faire leurs réformes diaboliques.

      Cette doctrine a, comme on le sait tous, une faille de taille étant donné que, dans le cas présent, on ne peut pas enlever plus au peuple lorsqu’il n’a plus rien ou presque.

      Cela fonctionne toujours car nous avons été asservis pendant des décennies avec la société de consommation et la politique. Mais vu que de plus en plus de gens n’ont aujourd’hui plus rien à perdre, il est clair que tirer encore une fois sur la corde risque d’engloutir nos « élites » sous un torrent de merde. Et j’avoue que j’adorerais voir ça de mes yeux, le plus tôt possible.

      A part les œuvres de charité des institutions religieuses, Dieu n’a été qu’un prétexte parce qu’ils n’y ont, en définitive, jamais cru.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 décembre 2019 09:33

      @McGurk
      Non parce que cette idéologie religieuse cachait (et cache toujours) en fait un appât démesuré du gain.

      Vous croyez que l’ Eglise Catholique n’aimait pas les sous ?
      La Dîme pour le culte :
      On distingue :

      1. Les grosses dîmes, qui portent sur les revenus les plus importants : froment, seigle, orge, avoine et vin.
      2. Les menues dîmes, portant sur les légumes et les fruits des arbres (appelées aussi « vertes dîmes »).
      3. Les dîmes de charnage portant sur le croît des troupeaux.
      4. Les dîmes novales, portant sur les nouveaux fruits. Il y a dîme novale pour les terres récemment défrichées et portant récolte, ou quand sur une même terre, on passe de fruits non décimables à des fruits décimables. Lorsque les cultures cessent, la dîme cesse.
      5. Les dîmes solite et insolite : La dîme solite est en usage depuis longtemps ; la dîme est insolite lorsque le décimateur la demande sur un revenu autrefois non concerné. Si une dîme insolite est perçue pendant 40 ans sans difficulté, est elle dîme d’usage.


    • Et hop ! Et hop ! 25 décembre 2019 15:06

      @paulau : «  Je pense que l ’ Europe, dotée d ’ attributs de souveraineté pourrait se substituer à l ’ Etat Nation »

      Dans quel but ? 

      Plus c’est grand, moins ça marche.


    • Arogavox 25 décembre 2019 18:43

      à propos de progressisme, et pour retrouver l’Etat Nation, il suffit de s’occuper enfin du problème de fond le plus sérieux, en lien avec l’actualité :

       la redistribution et la question sociale sont intimement liées à la notion de progressivité (en principe très conformiste) des cotisations fiscales revisitées aujourd’hui par papa Noël !

      Scoop ! :

      papa Noel nous dévoile le secret d’une réforme systémique et paramétrique
       du fisc, selon cette nouvelle formule d’impôt I_noel (pas plus de 2 paramètres si k=1) : https://www.geogebra.org/classic/jnqzyr8w

        Pour convaincre les (hyper-)riches d’investir, deux méthodes s’opposent :
      • (progressiste ?) celle de Hollande-Macron ... et autres compères :
        * assister ces (hyper-)riches , par un effort supplémentaire des plus indigents, en leur faisant des cadeaux fiscaux, ristournes pour pseudo-Recherche-en-toc et autres, pour que, disposant d’encore plus d’argent, ils daignent un jour acheter de nouveaux média, brevets ou contrats de subordination susceptibles de les enrichir encore plus vite ...

      • celle du père Noël (conformiste ?)  :
        * adopter le principe de l’impôt exponentiel du père Noël : INoël,
        au lieu de l’impôt actuel faussement progressif : Iold
        avec une différence Djoker= INoël - Iold -
        * permettre à ceux qui ne sont pas malhonnêtes de ne pas perdre Djoker, grâce au joker d’une monnaie fondante nationale réservée aux gros sous des riches : cette monnaie fondante, qui perdra 1/12ème de sa valeur chaque mois, ne permettra d’acheter que des actions à risque pour renflouer des entreprises ou start-up françaises ...
        Pour les revenus du 10eme décile, une fois l’impôt INoël payé, Djoker sera restitué par le fisc sous forme de bons à douze cases d’une banque d’Etat. Chaque mois où un bon n’est plus en possession de cette banque de l’Etat, une case en est automatiquement rayée ; seule cette banque peut échanger les cases non rayées contre leur valeur en euros !
        D’où : pas de temps à perdre, dès le règlement de l’impôt INoël, pour investir dans l’économie française par les bons de Djoker  !


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 24 décembre 2019 12:53

      Le coup de génie des puissants est d’utiliser les hommes politiques pour convaincre le plus grand nombre qu’en s’enrichissant ils font automatiquement progresser le peuple : les politiciens de gauche affichent comme objectif de marcher dans le sens du progrès et ceux de droite de progresser dans le sens de la marche. Mais de toutes façons les vrais gagnants sont ceux qui tirent les ficelles.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 décembre 2019 18:37

        @Séraphin Lampion
        Oui, ... enfin, les hommes politiques sont bien aidés par les médias... Sans eux, et avec des médias publics faisant leur travail, nous n’en serions pas là...
        70 ans de propagande, pas besoin de chars dans les rues.
        .
        Johnson est furax contre la BCE, média public, qui a fait campagne uniquement pour le camp du Remain ! Il va faire du nettoyage et leur diminuer les subventions.
        .
        Si seulement on pouvait faire ça chez nous, il y a tout un tas de pseudos journalistes et autres « experts » patentés en rien, qui disparaîtraient du PAF !
        Je vous laisse établir la liste...


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 décembre 2019 10:36

        @Fifi Brind_acier

        la presse et les médias sont aux puissants (industriels, financiers et politiques) ce qu’une chaîne audio et un CD sont aux musiciens, des amplificateurs
        une chaîne ne vaut que ce que vaut son pus faible maillon, mais la meilleure chaine ne reproduira que ce qu’on met dedans
        le mélomanes écoute l’interprétation servie par une technique
        les maniaques écoutent les performances techniques de leur jouet


      • Samson Samson 24 décembre 2019 13:28

        « Je suis un conservateur. Le progressisme me laisse dubitatif. Ce progressisme commence pour moi le jour où l’on se met à considérer que le passé est dépourvu de valeur et que le futur sera forcément meilleur. »

        Bienvenue au club ! smiley

        Quand le « progressisme » sociétal véhiculé par la Pensée Unique néo-libérale revendique la négation de toutes les catégories et valeurs traditionnelles pour la confusion d’identités interchangeables uniquement destinées à mieux mouler l’individu aux seules exigences du marché et aux slogans du marketing, il s’apparente pour moi au nihilisme.

        Non pas qu’il faille rejeter tolérance à l’endroit des « minorités » sexuelles ou culturelles, évolution des sensibilités en matière de condition animale, ..., mais en les intégrant pour mieux les élargir aux référentiels existants, plutôt que prétendre nier ces derniers pour leur substituer ruine et chaos.

        Joyeux Noël à toutes et tous ! :⁻)


        • paulau 24 décembre 2019 16:15

          @Samson

          Votre manière de voir les choses me conforte.


        • McGurk McGurk 24 décembre 2019 13:43

          Le « progressiste » considère également que ceux n’ayant pas la même opinion que lui sont rétrogrades, nuls, vieux, dépassés, obsolètes, peu intelligents et encore moins aptes à comprendre les défis auxquels le monde est confronté car ces personnes sont des freins à l’ « évolution ».

          Le pire exemple que j’ai pu voir, c’est ce débat entre Zemmour et un auteur belge qui prônait une forme totalement débridée et perverse de « progressisme » en mettant l’ « IA » et le progrès technologique au centre de tout et de toutes ses hantises.

          Ca donnait un monde parfaitement immoral et immonde dans lequel l’Homme se prenait pour Dieu et avait le droit de tout faire. Exactement comme toutes ces personnes se qualifiant actuellement de « progressistes ». Plus besoin d’aller voir des films d’horreur au cinéma dans l’espoir d’être effrayé, une minute de son discours suffisent largement pour à la fois à m’apeurer et me donner envie de vomir.


          • San Jose 24 décembre 2019 14:06

            Qui ne voudrait être en progrès ? 

            L’ennui est que le gauchisme fait du progrès une telle caricature que les mots « progressisme » et « progressistes » deviennent précisément caricaturaux ; à titre personnel et dans cet esprit je ne les emploie que par dérision. 


            • Pierre Régnier Pierre Régnier 24 décembre 2019 15:18

              Libertaire, égalitariste, solidariste, socialiste (si on dit « communiste » ça ne me gêne pas), internationaliste (je ne dis plus « mondialiste » depuis que j’ai vu le terme employé pour désigner l’économisme sans entraves), souverainiste, légaliste... je me sens tout autant progressiste.

              Je n’en trouve pas moins cet article excellent (même si la dernière ligne me semble un peu contredire l’ensemble) et j’espère qu’il donnera lieu à de très bons débats.


              • georges jean 24 décembre 2019 18:24

                Tout le génie du progressisme consiste à faire passer pour des bêtises réactionnaires le simple rappel des évidences éternelles.


                • BA 25 décembre 2019 08:41

                  Pour ses vacances de Noël, Élisabeth Borne choisit… Marrakech.


                  La ministre de l’Écologie s’est envolée pour le Maroc pour Noël. Compatible avec les consignes de sobriété de Matignon ?


                  La semaine dernière, Matignon avait passé des consignes fermes à tous les ministres. La règle ? Surtout, en plein conflit social, ne pas donner le sentiment d’une vacance du pouvoir pendant les vacances, et courir les médias pour assurer la pédagogie de la réforme des retraites.


                  En clair, les ministres ne doivent pas donner l’impression de trop profiter de la fameuse trêve des confiseurs, alors que bien des Français galèrent faute de train pour passer les fêtes en famille. Un séjour au soleil de Marrakech (Maroc) remplit-il ces critères ? C’est en tout cas la destination choisie par la ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, pour des vacances de Noël avec sa famille.


                  Elle s’est envolée lundi 23 décembre — sur une ligne régulière, à ses frais — « après avoir décalé son départ, insiste son cabinet, pour pouvoir passer le week-end à Paris afin de suivre au cœur du PC d’Enedis la gestion des coupures de courant, et surveiller les grands départs et les intempéries ».


                  Semblant un brin embarrassé par la question, son conseiller précise qu’elle n’est partie « que quelques jours » et sera « intégralement à son bureau » la semaine prochaine.


                  http://www.leparisien.fr/politique/pour-ses-vacances-de-noel-elisabeth-borne-choisit-marrakech-24-12-2019-8223990.php


                  • hans-de-lunéville 25 décembre 2019 11:47

                    @BA
                    oui enfin, le Maroc c’est le moins cher des séjours « all in one » pour 300 ros tout compris.


                  • Et hop ! Et hop ! 25 décembre 2019 15:11

                    @hans-de-lunéville

                    C’est pas une question de prix du séjour, c’est une question d’impact carbonne et de pollution de l’aller-retour en avion.

                    Les vacancezs éco-responsables, c’est de passer ses vacances en France et d’y aller en train.


                  • berry 25 décembre 2019 16:16

                    @Et hop !
                    Pour moins cher et plus écolo, elle pouvait rester dans le RER au contact des marocains et des africains et se faire enrichir à leur contact.
                    « Paris est une fête », ne l’oublions pas !


                  • Et hop ! Et hop ! 25 décembre 2019 18:52

                    @berry

                    Toutafé, et comme elle a beaucoup souffert, elle devrait accueillir chez elle quelques enfants réfugiés marocains et rom qui sont les enfants d’Izieux de 2019.


                  • paulau 26 décembre 2019 16:09

                    @berry
                    En effet. Il serait bon que les politiques découvrent le peuple.


                  • The Pilgrim The Pilgrim 25 décembre 2019 11:36

                    « Je suis conservateur  »

                    Rien, en fait, dans ce que vous écrivez, ne vous empêche de perdurer dans vos opinions et actes ; Vous dénoncez des mesures qui, si le système de loi est : « Tout ce qui n’est pas permis est expressément interdit » élargissent le clampin… 

                    C’est très sympa de m’avoir ouvert les yeux sur ce phénomène que je n’avais pas appréhendé.


                    • The Pilgrim The Pilgrim 25 décembre 2019 11:40

                      @The Pilgrim
                      … Ensuite, je comprends bien que vos martingales ont pris un coup dans l’aile…


                    • leypanou 25 décembre 2019 11:46

                      Aussi depuis 2015 l’animal est officiellement reconnu par le code civil comme « un être vivant doué de sensibilité » et non plus comme un « bien meuble » 

                       : est-ce qu’un moustique tigre est un animal ?

                      Et un rat ?

                      Personnellement, je suis contre toutes ces généralisations idéologiques et considère qu’un chien, chat par exemple ne sont pas pareils qu’un moustique ou un rat.


                      • Et hop ! Et hop ! 25 décembre 2019 19:05

                        @leypanou

                        C’était déjà dans le Code rural, article L. 214-1 à L.214.3

                        La loi du 10 juillet 1976 fixe les principes fondamentaux de la protection animale : «  L’animal est un être sensible, qui doit être placé dans des conditions compatibles avec ses impératifs biologiques. Il est interdit d’exercer des mauvais traitements envers les animaux. Il est interdit d’utiliser des animaux de façon abusive. »


                        Les animaux restent des biens pour le Code civil, donc des meubles.

                        Dans le Code civil, tout ce qui n’est pas immeuble (fixé au sol) est meuble, ça n’a rien de péjoratif, il y a les pièces d’or, les chevaux de course, toutes les collections des musées.


                      • Pierre Régnier Pierre Régnier 25 décembre 2019 14:13

                        Dans une "Lettre ouverte aux riches" récemment publiée sur Agoravox je relevais ceci :

                        les femmes et les hommes du peuple .../... n’imaginent même pas pour la plupart pouvoir supprimer l’exploitation dont ils sont l’objet

                        Je pense que l’on peut définir un progressiste comme étant normalement le contraire de cela. C’est quelqu’un qui imagine qu’on peut supprimer l’exploitation des hommes et des femmes, et qui s’y consacre.

                        Le « progressisme » tel qu’il est présenté dans le présent article devrait plutôt être qualifié de régressisme.

                        C’est une caractéristique de l’époque actuelle : en politique notamment, ce que je qualifie de fausse Gauche est largement constitué d’anciens progressistes devenus régressistes. Comme le laisse entendre georges jean ci-dessus, faire passer pour des bêtises réactionnaires le simple rappel des évidences éternelles c’est cela qui définit le faux progressiste, selon moi le vrai régressiste.

                        Le vrai progressiste ne considère pas le passé comme dépourvu de valeur, il ajoute de la valeur aux valeurs du passé.


                        • mmbbb 25 décembre 2019 15:35

                          " Aussi depuis 2015 l’animal est officiellement reconnu par le code civil comme « un être vivant doué de sensibilité » et non plus comme un « bien meuble »." 

                          C est un bon progressisme , cela veut dire que nous pouvons plus considérer le vivant comme une masse inerte . La science a beaucoup evoluée les neuroscience en l occurrence . L ethologie a montré que le vivant est complexe L auteur en est reste a la these de Descartes , les animaux machines C est absurde et completement décale  Il y a peu , les femmes en occident etaient considérees comme des êtres inférieurs , Est ce etre un cretin de progressiste d avoir voulu donner les même droits . Idem pour le travail des enfants jadis ect .

                          En examinant ce point ce point , l auteur ne se grandit pas et son raisonnement est primaire ; Cette loi n est pas uniquement l oeuvre des anti spécisme , c est un contre sens .


                          • paulau 25 décembre 2019 16:52

                            @mmbbb
                            La définition juridique de l ’ Homme doit être la plus éloignée possible de celle de l ’animal. C ’est le moyen de mettre en exergue l ’ Homme et donc de sauvegarder cette spécificité : « les droits de l ’ Homme » .


                          • mmbbb 25 décembre 2019 18:09

                            @paulau le genre humain a maints égards n est pas respectable Il a un comportement souvent idiot non seulement envers ses congénères et aussi envers les animaux . Je vous ferais remarquer l extraordinaire complexite du droit qui regle la vie en commun Ce qui prouve que par expérience et par simple regle d application, le droit naturel est caduc La spécificite de l homme est qu il peut etre un parfait abruti malgre ses 100 milliards de neurones . Quant au droit, il évolue , je ne vois pas de régression désormais de constater un délit lorsqu un animal est mal traite inutilement . 
                            L animal ne peut plus etre considere telle une machine , comme vous sembliez le vouloir .
                            Ne plus considerer un animal comme un meuble signifie que nous avons des obligations desormais envers les anlimaux ! Et c est une evolution positive 


                          • Désintox Désintox 26 décembre 2019 10:29

                            Le sens que vous donnez au mot « progressiste » est orienté. Comme beaucoup de conservateurs, vous modifiez le sens des mots.


                            • av88 av88 26 décembre 2019 11:32

                              « Le progressisme », « être progressiste » c’est le couteau Suisse qui évite de devoir argumenter.

                              On nous a bien appris à l’école que le progrès est inévitable, on ne peut pas être contre le progrès etc....c’est non discutable, « hop hop, circulez, y a rien à voir ! »

                              Il y a quelques siècle, c’était le même mécanisme, Dieu existe, donc argument imparable « dieu l’a voulu » et là aussi « hop hop, circulez, y a rien à voir ! »

                              Dans le même genre,vous avez aussi « c’est le sens l’histoire », là aussi cela clôt la discussion. 

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