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Accueil du site > Tribune Libre > Le rapport coût-bénéfice catastrophique du confinement

Le rapport coût-bénéfice catastrophique du confinement

Une tentative d'analyse du rapport coût-bénéfice du confinement au vu des données actuelles. 

Nul doute que de très nombreuses personnes qui liraient un tel titre, en ces temps dramatiques, pousseraient des cris d’horreur. Le sensationnalisme médiatique (1), l’émotionalisme de mise et la propagande d’un gouvernement ayant tout loupé se combinent pour interdire tout questionnement sur le bien-fondé d’une politique que ces mêmes, ou la plupart, considéraient pourtant infondée voici peu de temps encore.

Le cas de l’Inde.

Ce mardi le Premier Ministre indien Modi imposait le confinement à 1,3 milliards d’habitants pour une durée de trois semaines. Les rues chaotiques de New Delhi et des grandes villes, habituellement pleines à craquer de gens pauvres vivant dans la rue, sont vides. Où est passé tout ce monde ? Il a été renvoyé manu-militari dans ses villages d’origine, des déplacements de masse face auxquels l’exode urbain de nos parisiens fait mine de petite virée entre copains. Sauf qu’en Inde, ce sont les pauvres qui partent, à pied, sur des centaines de kilomètres, pour aller là où rien ne les attend et où le coût humain sera énorme.

Que sera ce coût, il est trop tôt pour le savoir mais Modi a d’ores et déjà publié une « demande de pardon » à sa population pour lui avoir infligé une telle épreuve. Non pas qu’il le regrette, affirmant qu’au final tout ceci aidera l’Inde à surmonter la crise du Coronavirus. Il a promis à ces centaines de millions de malheureux de l’aide alimentaire, mais pour au moins deux économistes indiens, accessoirement récipients du prix Nobel d’économie de 2019, le package prévu sera largement insuffisant :

« Sans cette aide supplémentaire, la crise de la demande va enfler jusqu’à l’avalanche économique, et les gens n’auront pas de choix que de désobéir (aux ordres de confinement, ndt) », écrivent-ils dans le Indian Express.

“Without that, the demand crisis will snowball into an economic avalanche, and people will have no choice but to defy orders,” they wrote in the Indian Express.

 https://www.reuters.com/article/us-health-coronavirus-southasia/modi-apologizes-to-indias-poor-as-lockdown-criticism-mounts-idUSKBN21G0AU

Le président du Congrès indien, Rahul Gandhi, a écrit au Premier’ Ministre :

Il est critique pour nous de comprendre que la situation indienne est unique…. Les conséquences d’un arrêt complet de l’économie va amplifier de manière désastreuse le taux de mortalité associé au Covid-19.

“It is critical for us to understand that India’s conditions are unique. …. The consequences of a complete economic shut down will disastrously amplify the death toll arising from the Covid-19 virus.”

 https://indianexpress.com/article/coronavirus/rahul-gandhi-pm-narendra-modi-coronavirus-india-lockdown-6337248/

Ce qu’il se passe en Inde n’a, me direz-vous, rien à voir avec ce qu’il se passe ici. Je ne le pense pas, et j’imagine que le suicide de Thomas Schaefer, ministre des finances du Hesse (Allemagne), porté sur le compte de son « inquiétude » face aux conséquences de l’épidémie alors même que l’Allemagne n’est pas confinée stricto sensu, devrait nous servir d’avertissement.

Coût du confinement en France.

En France, Bruno Le Maire déclarait le 9 mars que l’impact de la crise se chiffrera en la perte de plusieurs dizaines de points de PIB. Cela, c’était une semaine avant la mise en oeuvre du confinement. Sachant qu’un point de PIB équivaut à peu près à 20 milliards d’euros, « plusieurs dizaines de points » ça veut dire dans les mille milliards d’euros (si « plusieurs » était égal à cinq).

L’INSEE, de son côté, publiait une estimation ce 26 mars portant sur 3 points de PIB par mois de confinement (3). 3 points c’est moins que « plusieurs dizaines », nul ne sait où est la vérité mais 10 points semble a priori raisonnable, soit une perte d’un dixième du PIB annuel, soit 200 milliards d’euros. C’est autant de perte sèche d’activité, donc un paquet de taxes en moins, donc de budget en moins. C’est aussi une perte dramatique pour l’emploi : aujourd’hui 2 millions de travailleurs sont au chômage du fait de l’épidémie.

Quel sera le coût humain d’une telle perte économique ? Combien sombreront dans la pauvreté, combien de nouveaux SDFs, combien de suicides, combien de morts prématurées au sein des forces vives seront à attribuer, ici, à cette politique de confinement ?

Hors l’aspect purement économique, les violences envers les femmes ont augmenté de plus de 30% dans la semaine ayant suivi le confinement (4). Où sont les féministes ? Peut-on faire passer par pertes et profits le massacre physique et psychologique de ces femmes, mais aussi de tous ces enfants soumis à l’emprisonnement ou à ces adultes qui deviennent fous, des semaines durant, dans des lieux incompatibles avec un confinement au-delà de quelques jours ?

Mais on s’en fout, nous disent politiciens, médias, médecins et toute la bonne moralité en marche depuis le 17 mars : c’est cela OU NOUS ALLONS TOUS MOURIR !

Conneries.

Tous les scientifiques savent que le confinement, s’il permet sans doute effectivement de ralentir la progression de l’épidémie et donc, surtout, d’éviter le débordement total des services de santé concernés, ne permet pas d’éviter la contagion d’au moins 50% de la population. A ce stade l’épidémie s’arrête d’elle-même faute de nouvelles cibles facilement accessibles. En confinant la population on prolonge simplement la durée de cette contagion afin d’éviter une surmortalité liée au manque de capacité des services de santé.

 https://zerhubarbeblog.net/2020/03/27/coronavirus-sensationnalisme-exageration-et-confinement/

Que vaut une espérance de vie ?

Sans confinement, donc sans l’impact économique catastrophique admis par tous, nous ne mourrions pas tous. Le taux de mortalité serait en fait le même, vu que de toute manière au moins 50% de la population sera infectée tôt ou tard, c’est-à-dire maintenant ou lors de la deuxième vague qui suivra la fin du confinement. La différence de mortalité se situerait au niveau des personnes qui mourraient par manque d’accès aux soins, du fait de la surcharge hospitalière.

Combien ? Un premier élément concerne ceux et celles qui décèdent en Ehpad. Déjà aujourd’hui, alors même que le système de santé n’est pas encore saturé (sauf dans le Grand Est, mais il est possible de dispatcher des malades ailleurs), des personnes à risque (âgées et souffrant déjà de pathologies aggravantes) décèdent en masse (5). Elles n’en mourraient sans doute pas moins sans confinement, mais peut-être de manière moins malheureuse.

Le régime évite bien sûr de communiquer sur la mortalité en Ehpad, le calcul se fera plus tard. En attendant, le confinement impose une misère insoutenable à nos vieux, aux personnels, aux familles.

Le gouvernement semble avoir mis en place un plan d’urgence pour augmenter la capacité d’accueil des hôpitaux. De 5 000 lits en début de crise, le total actuel serait de 10 000 lits pour bientôt passer à 14 000 (6).

Donc the question is : l’augmentation des moyens de soins est-il suffisant pour ne pas avoir de débordement et, donc, de décès par « manque de chance », de gens mourant sur les parkings des hôpitaux faute d’accès aux soins ? Et the question subsidiaire serait alors : Si la réponse est oui, quelle aurait été la situation sans confinement ?

On aura la réponse à la première question d’ici quelques jours, et je parie qu’elle sera « oui ». Même en Italie, avec un énorme foyer dans le Nord et moins de temps de préparation que la France, avec une population encore plus à risque qu’ici, les hôpitaux semblent arriver à ne laisser personne sur la touche. C’est la guerre, les soignants sont laminés, mais on ne voit pas (ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas, bien sûr) de scènes d’apocalypse avec des centaines de personnes laissées sur la touche. Peu probable que cela arrive en France.

Il sera alors sans doute possible de faire une estimation de la réponse à la question subsidiaire : quelle surmortalité en l’absence de confinement. Etant donné que nous ne savons pas la progression réelle de l’épidémie dans la population en général, du fait que personne n’est testé, mais que les estimations varient de quelques % à 50%, on peut raisonnablement estimer que 10% de la population française est déjà touchée, soit 6,7 millions de personnes. Le pseudo-confinement imposé à la France est en effet plein de trous : les travailleurs toujours en activité l’attrapent et le distribuent, tout comme les dizaines de milliers de flics qui, outre la chasse au chiffre d’affaires, sont sans doute en grande partie infectés et distribuent eux aussi le virus par le biais des nombreux contrôles d’attestations à la con (7).

Si l’on prend les situations en Allemagne, Suisse et Pays-Bas où des gens raisonnables ont certes imposé une forte distanciation sociale, et la fermeture d’une partie de l’économie, mais pas de confinement de la population, cela n’est pas pire qu’ici même s’il est trop tôt pour faire le bilan :

Sans réponse précise à notre question, prenons les choses dans l’autre sens : quel est le prix que la société donne à l’augmentation de l’espérance de vie ?

Les décès prématurés causés par le tabagisme, l’alcool, la malbouffe (obésité) et la pollution se chiffrent à 200 000 pour la France. Par an. La grippe à elle seule tue 8 000 à 10 000 personnes (8) et en infecte entre 2 et 6 millions. Au pire donc, on aurait pas loin de 10% de la population touchée et 10 000 morts, soit une létalité proche de 0,2% – ce qui colle avec les chiffres généralement cités. Personne ne s’en émeut particulièrement et personne ne songe à fermer le pays pour autant, que ce soit pour les 8 000 à 10 000 morts de la grippe ou les 200 000 personnes qui perdent, chaque année, des années de vie du fait de leurs conditions de vie.

Une première analyse permet donc de se demander pourquoi, si la surmortalité au Covid-19 du fait de non-confinement touchait moins de 10 000 personnes (et en réalité beaucoup moins car la létalité réelle du virus, en rapport avec la population générale, semble largement surestimée (9)), cela justifierait le confinement ici alors que cela ne le justifie pas pour la grippe qui tue autant. Sans parler de la pollution de l’air (48 000 décès par an (10) mais zéro confinement) et le reste.

Affinons, car en effet la population essentiellement touchée par le Covid-19 est âgée. Comment estimer la « valeur » que la société accorde à maximiser la durée de vie de cette population ? Un moyen est de passer par la chute.

Le prix de la chute.

En 2014 Régis Gonthier, de l’Académie de Médecine, publiait une étude intitulée » Épidémiologie, morbidité, mortalité, coût pour la société et pour l’individu, principales causes de la chute ». Le résumé débute ainsi :

La chute est la première cause de mortalité accidentelle chez le sujet âgé (environ 12 000 décès par an). Elle devient de plus en plus fréquente au fur et à mesure du vieillissement : un tiers des sujets âgés de plus de 65 ans vivant à domicile chutent au moins une fois par an et la moitié des plus de 85 ans font une ou plusieurs chutes par an. Malgré sa fréquence, elle ne doit pas être banalisée, car elle entraîne une morbidité et des dépenses de soins importantes….

… Environ 1,5 % de l’ensemble des dépenses de santé sont en lien avec les chutes. La majorité des coûts est due aux hospitalisations, sachant que les fractures de l’extrémité supérieure du fémur sont les plus coûteuses à traiter

 http://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2016/02/pages-de-1025-1040.pdf

1,5% du budget santé, soit 3 milliards d’euros. A diviser par les 12 000 décès annuels cela donne 250 000 euros alloués par personne âgée ayant chuté, et pour laquelle la société choisit de prolonger l’espérance de vie au-delà du moment de la chute.

Calcul de surmortalité.

Reprenons notre cas de figure plutôt pessimiste : sans confinement, toutes choses par ailleurs égales, la surmortalité toucherait 10 000 personnes, la vaste majorité au sein de la même population que celle affectée par les phénomènes de chutes. Le coût de ce confinement, pour sauver ces personnes, serait a minima de 3 points de PIB (sans doute plutôt 10, mais prenons le meilleur cas donné par l’INSEE pour un mois de confinement) soit 60 milliards d’euros.

Diviser 60 milliards d’euros par 10 000 personnes sauvées donne un coût de 6 millions d’euros par personne sauvée, dont on prolonge ainsi la vie de quelques années.

Certes c’est un choix, mais il me semble que si c’est un choix il faudrait a minima que la population puisse s’exprimer sur ce choix. Ce qui n’est pas le cas. Il faudrait, surtout, comparer ceci avec les valeurs que la société accorde à d’autres :

L’Etat alloue de l’ordre de 10 000 euros par an par élève / étudiant via le budget de l’Education Nationale (11). Les 62,4 millions de bénéficiaires de la Sécu bénéficient, en moyenne, de 3 200 euros de participation (12). On est loin, très loin de mon calcul (très) approximatif de 6 millions d’euros par personne sauvée via le confinement.

Critique.

Nul doute que la plupart des gens trouveront ce calcul totalement à côté de la plaque voire indécent. Ils et elles se diront que si l’on ne confine pas, ce seront non pas quelques milliers mais des dizaines voire des centaines de milliers de gens qui périront du Covid-19.

Rien, pourtant, ne semble justifier une telle hypothèse. Rien sinon la communication anxiogène des médecins devenus stars des plateaux TV, des porte-paroles du lobby pharmaceutique qui naviguent entre les couloirs du pouvoir et ces mêmes plateaux ; des journalistes qui – adorent – le sensationnel et l’anxiogène, et des politiciens qui, en exagérant les risques à outrance, justifient ainsi toutes les mesures douteuses sous l’Etat d’urgence sanitaire.

L’argument, bien sûr, est que si en Chine et ailleurs en Asie la mortalité finale fut si faible c’est bien grâce au confinement et/ou aux tests de dépistage réalisés de manière massive. Ces cas sont différents : la Chine était à poil devant une explosion de Covid-19 à Wuhan. Ne sachant pas à quoi ils avaient affaire ils ont tout essayé en même temps : dépistage massif, confinement massif au moins dans la province de Hubai et les grandes villes. Ce fut également une opportunité pour Xi Jinping de reprendre avec une main d’acier ce qu’il tenait déjà d’une main de fer : le contrôle total sur sa population – au nom ici de la guerre contre le Covid-19.

Si la Corée du Sud (avec 51 millions d’individus) s’en sort avec seulement 158 décès c’est du fait de sa politique de dépistage et de traçage, sans confinement. Incomparable avec le cas européen.

Trouver un sens.

Alors, que se passe t-il ? Une hystérie politico-médicale alimentée par le monde pharmaceutique qui y voit une opportunité en or de réaliser des fortunes avec de nouveaux médicaments et vaccins ? Un principe de précaution poussé jusqu’à un extrême dénué de toutes traces de rationalité ? Un Coup d’Etat opportuniste tel décrit dans « La Stratégie du Choc » de Naomi Klein ?

Je l’ignore, je constate simplement que :

  • Le coût économique et social du confinement rapporté à la mortalité effectivement observée est absolument dément, suicidaire et injustifiable.
  • Le système de santé français n’est pas encore saturé, malgré les cris d’alarme depuis 2 semaines. On crée des lits, on évacue vers des hôpitaux moins chargés. C’est un problème de logistique plus que de capacité absolue.
  • La surmortalité associée au non-confinement, toutes choses par ailleurs égales, semble toujours être de zéro (pas de « pertes de chance »).
  • La surmortalité associée au confinement des Ehpads, par contre, semble réelle.
  • Les traumatismes et violences ménagères et sociales associées au confinement sont, elles aussi, bien réelles et dramatiques même si les élites n’en ont strictement rien à faire vu qu’elles ont les moyens, elles, de vivre un confinement très relatif voire tout à fait confortable.
  • Le système des attestations à la con relève, ni plus ni moins, d’un racket policier.
  • Le confinement s’inscrit dans une « loi » d’Etat d’urgence sanitaire qui relève d’un abus de pouvoir inacceptable et dangereux, ce que le pénaliste Raphaël Kempf nomme une « loi scélérate » (13).

A bon entendeur, salut.

Liens et sources :

(1) https://zerhubarbeblog.net/2020/03/27/coronavirus-sensationnalisme-exageration-et-confinement/

(2) https://youtu.be/3XxTUJI1PT8

(3) https://www.lefigaro.fr/conjoncture/coronavirus-un-mois-de-confinement-ferait-perdre-3-points-de-pib-a-la-croissance-annuelle-francaise-20200326

(4) https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/coronavirus-le-confinement-a-augmente-les-violences-conjugales-1189692

(5) https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/03/28/covid-19-le-difficile-decompte-des-morts-au-jour-le-jour_6034752_3244.html

(6) https://www.20minutes.fr/sante/2750047-20200328-coronavirus-objectif-passer-14000-lits-reanimation-annonce-olivier-veran

(7) https://zerhubarbeblog.net/2020/03/23/covid-19-police-et-contamination/

(8) https://www.cnews.fr/france/2020-03-18/la-grippe-saisonniere-est-elle-plus-dangereuse-que-le-coronavirus-932222

(9) https://zerhubarbeblog.net/2020/03/24/covid-19-et-taux-de-mortalite-de-2-info-ou-intox/

(10) https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/02/27/avec-48-000-morts-par-an-en-france-la-pollution-de-l-air-tue-plus-que-l-alcool_5429074_4355770.html

(11) https://www.education.gouv.fr/157-milliards-d-euros-consacres-l-education-en-2018-67-du-pib-5519

(12) https://www.securite-sociale.fr/files/live/sites/SSFR/files/medias/DSS/2019/CHIFFRES%20CLES%202019.pdf

(13) https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/24/raphael-kempf-il-faut-denoncer-l-etat-d-urgence-sanitaire-pour-ce-qu-il-est-une-loi-scelerate_6034279_3232.html


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50 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 30 mars 2020 15:35

    « Alors, que se passe t-il ? Une hystérie politico-médicale alimentée par le monde pharmaceutique qui y voit une opportunité en or de réaliser des fortunes avec de nouveaux médicaments et vaccins ? Un principe de précaution poussé jusqu’à un extrême dénué de toutes traces de rationalité ? Un Coup d’Etat opportuniste tel décrit dans « La Stratégie du Choc » de Naomi Klein ?  »

    Peut-être encore autre chose qui ressemblerait à un affrontement entre les monstres gigantesques (tératomachie ?) que sont les GAFAS, les sept sœurs du pétrole, Wall-Street et la City qui, ne puuvant plus déclencher une guerre frontale (les anciens belligérants faisant partie de leur empire) et après avoir atteint les limites des « proxi-wars » et « false-flags » jouent à une autre forme de guerre pour redistribuer les cartes géostratégiques ? Comment refaire le coup du plan Marshall sans bombardements ? Comment réinitialiser une économie en déroute en remplaçant les armes par la propagande, le mensonge d’état et la prise de contrôle via internet et les réseaux militaro-policiers ?

    Zbigniew Brzeziński aurait pu imaginer un truc aussi tordu. Il est mort, mais il dû faire des émmules.


    • troletbuse troletbuse 30 mars 2020 15:55

      Le mondialisme s’écroule et :

      En prévision d’une révolution des citoyens on installe une dictature qui n’était que rampante jusqu’à aujourd’hui.


      • V_Parlier V_Parlier 31 mars 2020 14:53

        @troletbuse
        Ou alors plus simplement (avec ou sans dictature, quel qu’en soit le degré) : Le mondialisme s’écroule alors il faut trouver un prétexte à son écroulement. On sauve la face en le sabordant juste un peu en avance de sorte à expliquer sa chute malheureuse par la propagation de ce terrible virus...


      • Le421... Résistant Le421 30 mars 2020 16:22

        Je parlais il y a quelque temps de la suppression des congés payés et de la disparition de fait des 35H. Sans parler de ce qui va suivre...

        Ah oui, mais ce sera provisoire, jusqu’au 31 Décembre.

        Un peu comme Vigipirate et l’État d’urgence...

        Il suffit d’y croire.

        Si ça marche une fois, ça devra continuer.

        Il suffira de conditionner le système.

        Si on ne fait pas ça, on coule. Encore et toujours TINA !!


        • eddofr eddofr 30 mars 2020 16:27

          Ou nos gouvernants sont incroyablement cyniques et retors, ou ils sont vraiment très très cons.


          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 30 mars 2020 17:24

            @eddofr

            eh ben, en fait, on peut être tout ça à la fois !


          • troletbuse troletbuse 30 mars 2020 19:29

            @eddofr
            Les deux, mon général !


          • Fergus Fergus 30 mars 2020 17:15

            Bonjour, Vincent


            « c’est cela OU NOUS ALLONS TOUS MOURIR ! »


            Strictement personne n’a affirmé cela, ni même quelque chose d’approchant. Au contraire, politiques et journalistes n’ont cessé de nous seriner que le Covud-19 n’entraîne pas plus de 2 % de décès parmi les personnes atteintes, tous âges confondus !


            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 30 mars 2020 17:25

              @Fergus

              alors, pourquoi ?


            • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 30 mars 2020 17:44

              @Fergus Personne ne l’a peut-être dit comme ca, mais c’est le sentiment général. C’est ce que l’on dit aux gosses : tu dois rester chez toi sinon tu vas tuer tes grands-parents. Tous les gens confinés chez eux le font par peur d’être touchés. 


            • exocet exocet 30 mars 2020 18:00

              @Séraphin Lampion
              Pourquoi ?
              Parceque un grand nombre de cas graves à hospitaliser, qui, si pas traités risquent de ne pas survivre..
              .
              Je le redis pour les malcomprenants ; CE N’EST PAS UNE GRIPPE !


            • vachefolle vachefolle 31 mars 2020 09:14

              @exocet
              Laisse tomber, il ya sur Agoravox un nombre assez incalculable de malcomprenants, qui ne savent pas que 1% d’une population de 70 Millions, ca fait 700 000.
              Ils ont loupé le cours de calcul de CE1.

              Ils pourraient utiliser des cours de rattratage aujourdhui, mais visiblement ils ont perdus les neurones.


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 mars 2020 17:30

              C’est le jeu de : qui perd gagne. Le malheur des uns fait toujours le bonheurs des autres. Faire ce genre de calcul (homo oeconomicus) nous a mené droit dans le gouffre. Espérons que la société de demain, (si nous survivons) placera le qualitatif au dessus du quantitatif. 


              • Vivre est un village Vivre est un village 31 mars 2020 09:55

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                ...ce n’est plus e cas puisque même les riches des pays riches commencent à mourir...


              • Vivre est un village Vivre est un village 31 mars 2020 10:47

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                CORONAVIRUS : FRANCE, BELGIQUE, SUISSE, ET LES AUTRES

                J’ai commencé, c’était le 8 mars, il y a 3 semaines, à vous donner des chiffres, et j’ai pensé alors que ce qui était le plus important, c’était de mettre en évidence le nombre de nouveaux cas, pour qu’on puisse voir s’il s’agissait avec cette pandémie, d’un feu de paille ou d’un phénomène qui prenait sans cesse de l’ampleur. À l’époque, il prenait de l’ampleur partout dans le monde.


                Puis est apparu le moment où deux pays ont maîtrisé le processus : la Chine, d’où l’épidémie était partie, et la Corée du Sud. Je vous ai expliqué comment lire un diagramme du nombre de cas en échelle (semi-)logarithmique, un bref rappel : 1° processus non-endigué = la tendance est représentée par une ligne droite, 2° processus en voie d’endiguement = une courbe fléchissant vers l’horizontale, 3° fin (locale) de la pandémie = une horizontale.


              • Vivre est un village Vivre est un village 31 mars 2020 10:47

                @Vivre est un village

                Les 3 moments sont particulièrement visibles en Corée du Sud. Après quelques cas isolés, 1° partie rectiligne (pas d’endiguement), 2° courbe fléchissant (endiguement progressif), 3° horizontale (plus de nouveaux cas, ou presque).

                Ce qui devenait intéressant à partir de ce moment-là, c’était qui endiguait, et quel était l’efficacité des mesures prises, et c’est alors que j’ai commencé à montrer la tendance plutôt que les chiffres bruts du nombre de cas.

                Maintenant que tous les pays du monde ont compris la nécessité d’endiguer (même Trump depuis hier, c’est dire si tout le monde a vraiment compris), ce qui va nous intéresser, c’est la capacité des différentes nations à endiguer efficacement, et l’état dans lequel elles se retrouveront à l’arrivée, ce dont le nombre de morts fournira une bonne mesure.

                Vous verrez dire que le nombre de morts est beaucoup moins contestable que le nombre de cas, parce que plus le dépistage est médiocre moins les cas apparaissent nombreux. Cela dit, le nombre communiqué des décès n’est pas entièrement fiable non plus : on parle aujourd’hui en Chine d’un nombre d’urnes funéraires transmises aux familles qui apparaît sensiblement plus élevé que le chiffre officiel des victimes, quant à la France, les chiffres officiels n’intègrent ni les décès en EHPAD, lieu privilégié pour de hautes mortalités en cas de contamination, ni les morts à domicile qui grimpent en flèche quand les hôpitaux sont débordés.

                Quoi qu’il en soit, deux listes : classée par nombre de cas, et par nombre de morts :

                https://www.pauljorion.com/blog/2020/03/30/coronavirus-france-belgique-suisse-et-les-autres/#more-119034


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 mars 2020 17:34

                Premier exemple d’aspect positif du confinement : vente multipliée de jeux de société en ligne, dont les puzzles. Les jeunes délaissent la télévision (moins de diabète et bon pour le cerveau et le lien social).


                • Vivre est un village Vivre est un village 31 mars 2020 09:53

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                  ...en ce qui me concerne ré-écoute de : 

                  Hippolyte et Aricie, première tragédie lyrique de Jean-Philippe Rameau alors âgé de cinquante ans, fut créée le 1er octobre 1733 à l’Académie royale de musique, quelques mois après sa présentation en concert chez le fermier général Alexandre Le Riche de La Pouplinière, son protecteur et mécène, dont Rameau dirigeait l’orchestre privé.

                  Le livret de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin, inspiré en partie de la Phèdre de Racine, est conforme au schéma des tragédies en musique composées par Lully et Quinault (personnages nombreux, dieux présents sur scène, divertissements choraux et dansés à chaque acte).https://fr.wikipedia.org/wiki/Hippolyte_et_Aricie https://www.youtube.com/watch?v=zVheQcZvQxk , dans le cadre d’une recherche d’amour fusionnel avec mon épouse...


                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 mars 2020 17:43

                  Il faut vraiment être « coincé » du c... pour se suicider pour des questions d’économie et laisser une femme et deux enfants. Il y a d’autres choses à faire dans la vie. Mais c’est l’inconscient collectif allemand imposé depuis la guerre : l’économie. Auschwitz ne s’appelait-il pas aussi : l’anus du monde (Freud : argent=fixation au stade anal). Un de de créativité que diable....


                  • Vivre est un village Vivre est un village 31 mars 2020 09:48

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                    ...facile à dire après une tentavide manquée...


                  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 mars 2020 17:51

                    De toutes façons, le modèle de société actuel était gangrèné de partout. un changement de dynamique, quel qu’il soit est salutaire ;


                    • Vivre est un village Vivre est un village 31 mars 2020 09:44

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                      Notes
                      Le Covid-19, révélateur des contradictions de la mondialisation néolibérale
                       Lundi 23 Mars 2020

                      Il y aura, dans l’histoire économique mondiale, un avant et un après coronavirus". Ces mots, prononcés par le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, sonnent comme une sentence de mort prononcée à l’encontre de la mondialisation actuelle. En effet, toujours selon Bruno Le Maire il est nécessaire de mettre en place « une mondialisation plus responsable et mieux organisée » ; les associations altermondialistes et de protection de l’environnement apprécieront…

                      Car, depuis les années 2000 et l’accélération de la phase actuelle de la mondialisation, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer les méfaits de la mondialisation néolibérale basée sur un quadruple dumping : écologique, social, fiscal et démocratique . De nombreuses voix ne trouvant qu’un écho vide auprès des instances de régulation internationale ou des gouvernements successifs.

                      Il ne faut dès lors pas s’y tromper et ne pas trop vite céder à la beauté des discours désormais critiques envers la mondialisation actuelle. Car là où de nombreux observateurs et économistes libéraux voient dans la crise du Covid-19 un choc exogène, conjoncturel qui met à mal la mondialisation pourtant heureuse depuis les années 2000, il convient au contraire d’y voir un simple détonateur de la crise de la mondialisation, non la cause.


                    • Vivre est un village Vivre est un village 31 mars 2020 09:44

                      @Vivre est un village

                      A la suite de Frédéric Boccara et Alain Tournebise qui montrent que le Covid-19 n’est qu’un « précipitant » de la crise à venir (ou en cours) ou à la suite de Frédéric Lordon qui parle du virus comme d’un « accusateur » qui révèle les effets des politiques néolibérales, cette note vise à démontrer que la crise sanitaire engendrée par le Covid-19 ne vient que révéler les failles d’une mondialisation néolibérale depuis longtemps à bout de souffle . Il convient dès lors de « profiter » de cette crise – et des discours désormais dominants – pour montrer la nécessité d’une nouvelle forme de mondialisation, fondée non plus sur les principes de concurrence et de recherche des moins-disant, mais sur la coopération, la régulation et la transition écologique et sociale.

                      Pour lire l’intégralité de cette note, téléchargez le PDF ci-dessous.

                      FICHIER(S) ATTACHÉ(S) : 
                      http://www.atterres.org/article/le-covid-19-révélateur-des-contradictions-de-la-mondialisation-néolibérale

                    • Vivre est un village Vivre est un village 31 mars 2020 10:50

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                      En 2020, que sommes-nous prêts à dépenser et dans quels postes budgétaires sommes-nous prêts à le dépenser ? Dépenser pour des accessoires et des chromes, ou pour l’arbre à cames que personne ne voit mais qui fait que le moteur a un ralenti solide et s’adapte aux demande de régime choisies ou subies ?

                      Que dire des emplois de soin à la personne et autres emplois de services tellement mal payés, mais sans lesquels plus rien ne fonctionne ?

                      Que dire des services publics qui assurent la continuité de l’État et permettent une résilience des collectivités territoriales, en particulier dans les zones isolées ?

                      La liste est longue des situations vécues qui résonnent derrière ce problème de l’allocation de la richesse nationale.

                      La question que suggère l’analogie des moteurs réels est donc simple : Quel point de ralenti sommes-nous prêts à accepter pour nos sociétés ?

                      Un point très bas, qui nous vaudrait d’être sobres mais incapables d’accélération suffisante en cas de crise, nous contraignant alors à faire des choix peut-être dramatiques lors des pires crises, mais où les règles de ce à quoi l’on tient sont assez claires pour tous ?

                      Ou un point élevé, qui donne une impression de résilience et garantit le plus souvent de passer les crises avec l’apparence que cela vaudrait pour le plus grand nombre, mais dont le coût d’infrastructure est élevé ? Et dont la sensibilité à une crise extrême est donc questionable, puisque la perception des règles sur ce à quoi l’on tient devient floue et moins partagée.

                      Si nous nous refusons à choisir, à l’échelle de nos sociétés, et la taille de notre moteur, et l’allocation de nos moyens, alors nous cessons de gérer les évènements, pour simplement les subir. Suivant la taille des crises, et nous avons maintenant une idée des temporalités pour le cas sanitaire et assez d’information pour le cas environnemental, cette allocation et ces choix diront comment nous définissons les minimums communs et comment nous serons à même de les protéger.

                      Il est certain que la situation actuelle, qui prône la compétitivité, nous a conduit à n’avoir n’avoir ni sobriété, ni résilience hors d’une marge qui se révèle aujourd’hui si étroite qu’elle est disqualifiée.

                      Ces analogies d’énergie remettent donc en cause le moteur « capitalisme », puisque l’avance valant intérêt et valant jusqu’à aujourd’hui accumulation des richesses définit par force un « gros ralenti » à notre moteur.

                      Ce que d’aucuns nomment le capitalisme des parties prenantes (Ref. 2) n’y changera rien au fond, car il n’agira qu’à la marge, sur la forme des sièges arrières et la taille de la galerie sur le toit dans notre analogie, et très peu sur la taille du moteur.

                      Quand cesserons-nous de nous payer de mots ?

                      1. Adapted or Adaptable : How to Manage Entropy Production ?
                      2. La crise du Covid-19 offre une opportunité de faire le capitalisme autrement, par Mariana Mazzucato

                      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-rapport-cout-benefice-222793#forum5715169


                    • Vivre est un village Vivre est un village 31 mars 2020 10:58

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                      Un article très bien écrit, de mon point de vue !!!
                      https://www.contrepoints.org/2020/02/04/363594-coronavirus-les-couts-economique-et-humain-sont-bien-reels


                    • exocet exocet 30 mars 2020 17:53

                      Dans l’article l’auteur écrit que par exemple l’Allemagne n’impose pas le confinement.

                      .

                      Oui, mais ; en Allemagne, on a effectué des dizaines de milliers de tests ciblés chaque jour, en confinant strictement à domicile les gens contaminés.

                      .

                      Ce qui a permis de contenir l’épidémie. Le très bas chiffre de décés Allemand indique un très bas nombre de contaminés réel, bien que ce chiffre ne soit pas connu avec précision.

                      .

                      En France la « stratégie » du gouvernement, a été, en l’absence de tests en nombre suffisant, de recommander aux SAMU et hopitaux d’économiser les tests.

                      Résultat, dans notre Pays, presque personne n’est testé.

                      Ce qui nous a permis, pendant quelques semaines, d’afficher un « nombre de cas détectés » inférieur à celui de l’Allemagne.

                      .

                      Tout dans les apparences et la communication, mais le principe de réalité a repris le dessus, et logiquement l’épidémie a prospéré chez nous. Nos dirigeants reconnaissent aujourd’hui, devant le grand nombre de décés, que nous avons beaucoup beaucoup plus de contaminés que ce qui a été compté...

                      .

                      Dès lors, avec pres de 20% de contaminés à hospitaliser (chiffre Chinois) les hôpitaux commencent à être débordés et obligés d’abandonner certains malades graves à leur triste sort.

                      .

                      Dans ces conditions, débordés par l’épidémie et ne sachant pas qui est contaminé, la seule solution restante est de confiner le maximum de gens pour ralentir le rythme des nouvelles contaminations et limiter l’engorgement des hôpitaux. Et encore en France, avec beaucoup de gens qui travaillent en présentiel, il ne s’agit véritablement que d’un demi-confinement....

                      .

                      Se dire contre le confinement sans proposer d’autres solutions viables, comme le fait l’auteur, est criminel à l’égard des malades qui vont mourir, des soignants qui luttent et manquent de moyens pour sauver ce qu’ils peuvent sauver.


                      • exocet exocet 30 mars 2020 18:05

                        @exocet
                        Il n’y a qu’à voir en Seine Saint Denis ou le confinement est peu respecté, les 3 hôpitaux du département sont submergés de malades et en envoient dans les hôpitaux de toute la région Parisienne...


                      • exocet exocet 30 mars 2020 18:08
                        • @exocet
                        ...sur ordre le l’ARS, peut-être pour éviter une émeute en cas de refus d’hospitalisation de malades...

                      • Fergus Fergus 31 mars 2020 09:16

                        Bonjour, exocet

                        Le problème de l’Allemagne est que, si la pandémie s’estompe en Europe puis revient après  peut-être  être passé par l’hémisphère sud, ce pays se retrouvera plus démuni que ses voisins où une partie significative de la population aura développé des anticorps.

                        Même problème si la pandémie disparaît pour revenir, de manière saisonnière, l’hiver prochain. L’Allemagne sera alors beaucoup plus exposée à une récessionvv économique majeure qui pourra être contenue chez ses voisins.

                        Le pari est que l’on trouve un vaccin et des traitements efficaces. Mais c’est un pari très aléatoire. La pandémie de SRAS-Cov1 n’a pas permis de mettre au point un vaccin contre une souche commune de coronavirus. Or, rien ne dit que le prochain SRAS-Cov3 sera suffisamment proche de l’actuel SRAS-Cov2 !


                      • troletbuse troletbuse 30 mars 2020 21:38

                        Traitement coronavirus : C’est la sécu qui paie :

                        MAGOUILLE DU COMITÉ SCIENTIFIQUE
                        L’arrêté paru au JO autorise l’association de l’Hydroxychloroquine associé à 2 anti VIH : le Lopinavir et le Retronavir.
                        Lopinavir      : 185 € la boite
                        Ritonavir      :  47 € la boite
                        PROTOCOLE = 200€

                        Préconisation IHU Marseille
                        Plaquenil     : 5 €
                        Azytromycine : 7 €
                        PROTOCOLE = 12 €
                        (A prendre au début des symptomes)


                        • rogal 30 mars 2020 21:49

                          Sans aller jusqu’à l’hypothèse du coup d’État en vue d’un bien brumeux « changement de régime » – certains sauront la développer – on peut envisager celle d’une sorte de répétition en vue d’une prochaine pandémie, qui menacerait d’être bien plus grave.

                          Cela dit, la stratégie gouvernementale française n’a pas mis en premier le confinement, mais, les frontières laissées ouvertes (etc.), la traque des foyers (les clusters). Le confinement général s’est présenté comme réplique à l’échec de la première phase.


                          • V_Parlier V_Parlier 31 mars 2020 15:00

                            @rogal
                            Exactement. Ceci fait que chacun des commentateurs a raison et tord à la fois en cherchant à justifier sa position sur le confinement.


                          • vachefolle vachefolle 31 mars 2020 09:11

                            Encore un tissu d’aneries.........

                            L’economie avant les morts, la nouvelle théorie.

                            Ainsi, alors que tous les pays du monde ont utilisé le confinement plus ou moins général (et le notre est loin d’etre maximal !), notre nouveau spécialiste nous explique que ce n’est pas le bon choix.........

                            Pour info en Allemagne, ce sont les tests qui ont fait la différence. Et puis en France nous n’aurions pas eu le Cluster de Mulhouse la situation aurait été trés différente.

                            Alors Quelles autres solutions ..... aucune sinon un nb de morts x 100.

                            Alors a votre avis sans confinement et 500 000 morts en France, est-ce que l’economie marcherait bien ?

                            Est-ce que les gens se promeneraient dans les magasins, les spectacles, les transports en publics ?????

                            Pour rappel, Airfrance a arreté ses vols, non pas parce qu’il en a été obligé, mais tout simplement parce que le traffic aérien s’est arrété.

                            Alors, DE TOUTE MANIERE l’economie se serait arreté massivement sans confinement.

                            D’ailleurs vous verrez bientot le résultat de cette politique aux US, (pas de confinement), sur le nbde morts et l’impact sur l’économie, de toute facon.

                            Petit bonus méthodologique a l’AUTEUR (on s’est jamais si il ecrit un autre article).

                            Avant d’evaluer les Avantages/incovénients d’une solution, il serait intéressant de la comparer aux autres SOLUTIONS, car effectivement pour le virus, il n’y avait que des mauvaises solutions.


                            • yfrancois YFrancois 3 avril 2020 18:03

                              @vachefolle

                              L’economie avant les morts, la nouvelle théorie.

                              Une économie forte nous évite les morts parce qu’elle permet les hopitaux, les aides sociales, la salubrité, les services essentiels... Regardez l’Italie et son système de Santé. En choisissant de sauver les vieux et les faibles, on compromets tout le monde plus tard. Mais effectivement, pour cela, il faut savoir faire des choix.

                              Mais c’est un peu la mentalité bisounours actuelle. Quand on demande à un quidam nourrit au lait du progressisme (de gauche) de faire un choix difficile, ça pleure et ça répond : "je prends les deux« 
                              - Mais tu peux pas, c’est l’un ou l’autre
                              - Non, je ne peux pas choisir. C’est trop dur... »
                              Donc, le politique (qui pleure aussi), répond : "on va faire ca, et on verra pour le reste". Et tout le monde essuie ses larmes... pour mieux en verser demain.

                              « Alors a votre avis sans confinement et 500 000 morts en France, est-ce que l’économie marcherait bien ? »

                              Oui, parce qu’il meure tous les ans 600.000 personnes en France (relevez-vous, on ne vous l’avait pas dit, c’est pas grave, plein de gens sont comme vous) et qu’il est loin d’être évident qu’on en aurait eu 500.000 de plus. Actuellement, alors que les morts s’accumulent dans les médias (et juste là), le taux de mortalité en France est même inférieur aux années précédentes pour 2020. En fin d’année, on ne verra pas la différence. Actuellement, le taux de mortalité du Covid, à l’échelle mondiale, c’est 0.04% (ou vous avez bien lu). Pas 50%, pas même 1%, non : 0.04%

                              « D’ailleurs vous verrez bientot le résultat de cette politique aux US »

                              Effectivement, on va le voir et on verra que ca n’aura pas eu d’effet notable sur la mortalité annuelle. J’écoutais hier encore une journaliste effarée, pleurant toutes les larmes de son corps pour nous annoncer qu’il y avait eu plus de 1000 morts en 24h ! Personne ne lui a dit (la pauvre), qu’il meure 8000 personnes par jour aux USA et que sur ces 8000, combien des 1000 en aurait-il eu ?

                              Ne pas oublier une chose : on ne connaitra le taux de mortalité qu’à partir du moment ou on aura testé tout le monde et non pas en divisant le nombre de testés positifs avec le nombre de décédés.


                            • zygzornifle zygzornifle 31 mars 2020 10:14

                              Ces 2 épouvantails nous abreuvent de mensonges , ce sont des sérials-menteurs ....


                              • pemile pemile 31 mars 2020 10:32

                                « Le taux de mortalité serait en fait le même, vu que de toute manière au moins 50% de la population sera infectée tôt ou tard »

                                Non, une épidémie c’est un phénomène dynamique.

                                Une simulation assez simple, juste pour évaluer grossièrement l’effet de faire varier le nombre de contacts journaliers sur une épidémie


                                • pemile pemile 31 mars 2020 10:39

                                  @pemile « dynamique »

                                  Avec des effets de seuils.


                                • libre penseur 31 mars 2020 12:34

                                  Je conseil à l’auteur de cet article d’aller en discuter avec le personnel soignant en première ligne....

                                  Le non confinement on voit ce que ça donne aux US...


                                  • vachefolle vachefolle 31 mars 2020 13:27

                                    Pour les malcomprenants de Agoravox qui expliquaient que la grippette ne touchait que les vieux...

                                    Aprés l’Ado de 16 ans en France, le Nourrisson aux US, une Ado de 12 ans en Belgique, tous sans maladies sous-jacentes...........


                                    • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 mars 2020 13:46

                                      Bonjour Vincent

                                      Je partage entièrement le fond de votre analyse. je l’aurais sans doute développée différemment. Au final, le remède risque d’être pire que le mal

                                      Même Trump l’a compris mais pas la majorité des gens qui ne regardent que le virus, sont hypnotisés, obsédés. 

                                      Au final, ça ne fera pas plus de morts que la grippe espagnole dont le monde s’est sorti, après avoir subi le conflit de 14


                                      • alinea alinea 31 mars 2020 14:04

                                        @Bernard Dugué
                                        Moi je regarde avec inquiétude le contenu du traitement recommandé par l’État !


                                      • vachefolle vachefolle 31 mars 2020 14:08

                                        @Bernard Dugué
                                        Désolé mais vous en comprenez RIEN a la psychologie Humaine.
                                        Vous croyez que dans une société ou une crise sanitaire catastrophique se développerait les populations vivraient comme a l’habitude ??

                                        Et bien non, si il y avait des 100K morts en France, les gens s’auto-confinerait.........
                                        Au final on aurait un auto-confinement bordelique VS un confinement organisé.

                                        Vous croyez que les gens iraient au resto, au spectacle, dans les transports avec les ambulances qui passeraient en Boucle ??

                                        LA DIFFERENCE ENTRE maintenant et il y a 1 siecle, c’est l’INFORMATION.

                                        Quand au fait qu’il y a 1 mois vous etiez a considérer le virus comme une grippette et maintenant vous dites que ca ne fera pas plus de morts que la Grippe Espagnole...

                                        Ben chapeau pour le changement de position !!!!!!!!!!!


                                      • pemile pemile 31 mars 2020 14:16

                                        @Bernard Dugué « Même Trump l’a compris mais pas la majorité des gens qui ne regardent que le virus, sont hypnotisés, obsédés. »

                                        Whhaaooouuu, notre HPI scientifique avoxien a trouvé un quantum d’intelligence chez Trump ! smiley


                                      • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 1er avril 2020 19:47

                                        @Bernard Dugué Sur quelle ligne l’auriez-vous développée ? Le fait que personne ne semble se poser ce genre de question, du moins dans les médias, m’inquiète. On laisse crever les agriculteurs, des dizaines de milliers de gens du fait de la pollution, on accepte que des centaines de milliers de vieux soient parqués dans des mouroirs mais là, c’est l’extrême inverse. Il faut sans doute aborder le problème de plusieurs manières. 


                                      • Spartacus Lequidam Spartacus 31 mars 2020 14:15

                                        On peut effectivement se demander si le « principe de précaution » qui privilégie le visible a court terme en enfermant les gens, n’est pas plus grave sur le temps dans les conséquences invisibles, qui ne se verront pas car plus diffuses.

                                        C’est effectivement un débat intéressant a ouvrir.


                                        • vachefolle vachefolle 31 mars 2020 15:13

                                          @Spartacus
                                          D’un point de vue sanitaire il n’y a pas débat. BoJo a l’eu et quand il a vu arriver la facture a 500K morts il a fait marche arriere.

                                          D’un point de vue économique, il n’y a que des mauvaises solutions.
                                          Un Bon confinement de court terme, vaut largement aussi bien qu’un mauvais auto-confinement de long terme.

                                          Vous croyez que les gens iraient au resto, au spectacle, en voyages , avec la menace du VIRUS.. L’economie s’arreterait DE LA MEME facon, mais en mode atterrissage larvée.


                                        • njama njama 31 mars 2020 15:17

                                          Le confinement sanitaire généralisé est une mesure politique loin de faire l’unanimité dans le corps médical... d’autant plus qu’il n’y a pas deux pays qui font pareil. Par contre la probabilité d’un gigantesque désastre économique et social est très élevé et risque de faire bien plus de dégâts.

                                          P.C. Gøtzsche - La panique générale autour du coronavirus n’est pas justifiée (traduction) lundi 30 mars 2020 par Marc Girard

                                          [...] Comme l’auteur de ces lignes [3], mais en beaucoup plus éminent, Gøtzsche soutient qu’il n’existe aucune justification sanitaire sérieuse aux mesures dictatoriales mises en place sous prétexte de contrôler le coronavirus. L’auteur insiste bien sur deux points distincts : i) il n’existe aucune preuve que la situation sanitaire actuelle soit exceptionnellement grave ; ii) quand bien même elle le serait, les mesures prises n’auraient aucune chance de la contrôler, tandis qu’elles frappent par leur débilité intrinsèque [4] et leur incohérence.

                                          Pour mémoire, Gøtzsche est l’un des fondateurs de la fameuse fondation Cochrane, dont il s’est fait virer comme un malpropre pour avoir osé contribuer à une revue critique des vaccins anti-HPV. Il avait déjà pris son comptant d’insultes et de sévices en montrant, preuves en mains, que le dépistage mammographique [5] était une escroquerie ; il a récidivé ensuite par un livre consacré aux abus des psychotropes ; j’en passe… Un très mauvais garçon, par conséquent, mais dont la réflexion scientifique et éthique a beaucoup d’atomes crochus avec celle développée sur le présent site…

                                          http://www.rolandsimion.org/spip.php?article469&lang=fr


                                          • hocagi@1shivom.com 31 mars 2020 15:19

                                            Sur ce site il n’y a que des retraites, donc ils peuvent vivre le confinement a la campagne sans impact sur le budget et vie,

                                            Sinon pour les autres qui payent leurs retraites (exception du public) s’ils ne travaillent pas ils vont mourir très vite pas du virus mais de misère,

                                            Finalement si l’on doit mourir du virus c’est un moindre mal, au moins l’on souffre beaucoup moins ....

                                            merci


                                            • egos 1er avril 2020 11:53

                                              L’Etat Major français (14-18) assisté du général Nivelle utilisaient l’euphémisme « dépenser une classe de conscription ».

                                              L’ET major ne lésinait pas sur la dépense, 2 ou 3 classe étaient ainsi planifiées pour le sacrifice.

                                              L’histoire connut d’autres variantes, les dégénérés, ennemis du peuple, inutiles, les halogènes, les sacrifiés au nom de la science ou de l’armement,

                                              voici venu le temps des vieux, nos ascendants, notre « héritage » pour certains, les fragiles, les polypathologiques coûteux, la défense de l’économie commande leur élimination silencieuse et chiffrée.

                                              De l’utilité de l’épuration sociale, économique pour que la nation et les biens portant survivent, 

                                              les riens et moins que rien n’ont aucune valeur sociale, encore mois lorsqu’il s’agit d’en décompte les « quantités », ni de se pencher sur les conditions de leur trépas : étouffés, noyés par leurs propres excrétions, dans la solitude ou l’abandon ?

                                              Viendrait il à l’esprit de ces doctes prophètes de malheur de proposer leurs bras et leur personne à des tâches utiles : brancardier, soutien moral et financier aux, services funèbres aux « reclus des ehpad »,

                                              ces condamnés qui ne seront pas élargis par Belloubet,

                                              ou se satisferont ils de scénariser avec entrain, délectation une nouvelle adaptation interprétation de la Danse Macabre, corona ?

                                              L’article aurait pu s’intituler et se résumer à la formule VIVA LA MUERTE, ce qui nous aurait épargné sa lecture.


                                              • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 1er avril 2020 19:43

                                                @egos
                                                Excusez-moi mais je pense que votre raisonnement relève du moralisme de pacotille. Pourquoi ne l’appliquez vous pas aux morts de la grippe, de l’alcoolisme, du tabagisme, de la pollution ? Pourquoi les gens qui souffrent réellement du confinement, par millions, ne comptent-ils pour rien, et qu’il seuls les quelques milliers de morts auraient soudainement un droit absolu sur les vies de 67 000 000 de personnes ? Il y a autour de 500 suicides d’agriculteurs chaque année, tout le monde s’en fou. Sur 10 ans ca fait plus que les morts du Covid. Deux poids deux mesures.

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