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Accueil du site > Tribune Libre > Le réveil de la conscience

Le réveil de la conscience

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 Le voyage dans lequel nous sommes engagés est plus grand que le contenu, plus grand que la conspiration, plus grand même que l’histoire. C’est le chemin qui nous ramène à nous-mêmes. Au moment où vous réalisez que votre conscience n’est pas un accident de l’évolution, mais la raison même de votre existence, vous devenez une menace pour tout ce qui a été construit sur votre soumission. La sagesse engendre l’autonomie et l’autonomie menace le contrôle. La vérité a été enfermée derrière des institutions, des traditions, des distractions. Le système (Finance, politique, média) nous offre du bruit à la place du sens, du plaisir à la place d’un but, des données à la place de la sagesse et dans cette indigérable confusion la vérité est noyée. La véritable alchimie n’est pas de transformer l’or en plomb, mais l’ignorance en conscience. Dès la naissance on nous a présenté une version de la réalité façonnée par la peur, le contrôle et le silence. Maintenant il devient difficile de réveiller les hommes sous hypnose tant il est vrai que pour tous ceux qui sont habitués aux mensonges, la vérité est suspecte.

 Les limites qui nous ont été établies se situent entre le créationnisme et l’évolutionnisme, entre Adam et Eve ou Darwin, le choix demeure restreint. Pensez-vous réellement qu’une religion soit compatible avec la liberté de penser ou soluble dans une république, une démocratie  ? Demandez à un musulman qui il va prioriser en premier d’Allah, Mahomet et le coran ou la république  ? Posez la même question à un juif entre Jéhovah, la Torah ou la démocratie. Idem avec un chrétien entre Dieu, la bible et la loi des hommes… Il en est de même pour le darwinisme qui reste un palliatif et, pour ainsi dire, le seul substitut officiel proposé aux anticléricaux. La théorie de l’évolution n’explique pas tout loin de là et la thèse que l’homme descend du singe reste plus que floue, nébuleuse. Des singes resteraient à l’état de primates alors que d’autres seraient devenus assez évolués pour découvrir les mathématiques, la littérature, la physique nucléaire tout en n’étant assez stupides pour avoir de quoi faire sauter cent fois la planète. Réponse limitée quant à la question de l’origine de l’homme sur terre. À moins qu’une troisième voix se découvre par le livre d’Enoch et/ou par la physique quantique. Dérangeante pour la vision officielle imposée et inexistante jusqu’à ce jour.

 Penser par soi-même est biologiquement coûteux, socialement risqué, psychologiquement douloureux, c’est pourquoi c’est si rare et si nécessaire. C’est la physique, la spiritualité et la conscience qui convergent. La stupidité n’est pas l’absence d’intelligence, c’est l’absence de conscience morale active. C’est suivre des ordres, croire aux autorités, répéter des discours sans jugement ni discernement. Nous vivons à l’air de la distraction des masses,

 pendant que vous regardez ceci d’autres installent par des lois leur hégémonie. La stupidité moderne n’a plus besoin de dictateur, elle n’impose plus, elle séduit. Moins vous pensez, plus vous êtes prévisible, plus vous êtes prévisibles plus vous êtes manipulable et plus vous êtes manipulable plus vous êtes rentable. Le système ne veut pas que vous pensiez, il veut que vous réagissiez dans l’instant guidé par l’émotion, la passion, qui active l’instinct grégaire (peur, colère, indignation morale…). Il nous persuade qu’on ne peut vivre que dans la frustration et la peur, englué dans le mensonge au nom de prétextes nationaux ou religieux. Quand la démocratie est malade, le totalitarisme vient toujours à son chevet, mais ce n’est pas pour demander des nouvelles. Le totalitarisme peut prendre plusieurs aspects pourvu qu’il soit attrayant. Le fascisme noir, le communisme rouge, le fanatique religieux, la secte verte, la démocratie sourde, voleuse et corrompue. Mais finalement ce sont exactement les mêmes. Des mafieux cyniques qui, sous couvert de défendre des principes censément généreux et altruistes, ne pensent qu’à s’enrichir. Une lutte globale oppose les esclavagistes et les libérateurs. Il faut les juger pas sur ce qu’ils disent, mais sur ce qu’ils font. Et là, aujourd’hui, les esclavagistes se font passer pour des libérateurs.

 Le résultat, des millions de personnes défendant des causes qu’elles ne comprennent pas, attaquant des ennemis qui n’existent pas, prenant position dans des conflits qu’elles sont incapables d’expliquer. C’est un système qui récompense ceux qui crient, vocifèrent, mais fait taire ceux qui réfléchissent. Un système qui idolâtre l’opinion, mais diabolise le jugement critique. Le citoyen distrait polarisé, réactif et émotionnellement instable est le client parfait, l’électeur parfait, le salarié parfait. Dans un monde ou la superficialité est célébrée, le silence du doute est un scandale, questionner est une offense et penser est devenu un acte radical car, cela exige du courage. Penser est devenu un acte subversif parce que cela défit la logique du système. Certaines idées ne peuvent même plus être évoquées sans que la majorité réagisse comme si ça constituait un crime. Avez-vous remarqué comme le discours du bien est devenu un nouveau tribunal où il n’y a aucune place pour les nuances, ni pour le contexte ni pour l’ambiguïté. La quête de vérité a été remplacée par la validation sociale. La stupidité aime se cacher dans la zone de confort de notre propre esprit. Récupérer la pensée n’est plus une vertu, c’est une nécessité, un geste de survie intellectuelle. Garder sa lucidité est un acte de désobéissance et la conscience critique est le dernier territoire libre dans une société qui a tout commercialisé jusqu’à l’esprit. Êtes-vous prêt à payer le prix de rester lucide dans un monde qui récompense la stupidité  ?

 Pour faire peur aux monstres on place devant eux un miroir, pour les hommes ils en ont déformé le reflet. Ils nous ont tout pris, la conscience est tout ce qui nous reste. Ghandi a dit : « Quoi que vous fassiez ce sera toujours insignifiant, mais il est important que vous le fassiez… »


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9 réactions à cet article    


  • Jason Jason 19 août 2025 18:13

    Belle bouteille à la mer. Il faudrait être fou pour vouloir être sage dans un monde de fous, dit l’auteur. Mais, à part la folie, que nous reste-t-il ?


    • Sylfaën.H. Sylfaën.H. 20 août 2025 12:43

      @Jason
      DURER


    • scorpion scorpion 19 août 2025 18:22

      La sagesse de ce texte nous dit : « Ouvrez la gage aux oiseaux, libérez vos esprits endormis hypnotisés par leurs chimères... »


      • xenozoid xenozoid 19 août 2025 18:24

        @scorpion

         à bas les z’étoiles

         ps : c’est de l’humour


      • penajouir penajouir 19 août 2025 18:26

        Vous connaissez le test de la bougie ? Approchez un bougie de votre oreille gauche, si vous voyez la lumière sortir de votre oreille droite, c’est que ce texte n’est pas fait pour vous. Allez vite écouter BFM TV...


        • Francis Francis, agnotologue 19 août 2025 19:19

          ’’ Récupérer la pensée n’est plus une vertu, c’est une nécessité, un geste de survie intellectuelle. Garder sa lucidité est un acte de désobéissance et la conscience critique est le dernier territoire libre dans une société qui a tout commercialisé jusqu’à l’esprit. ’’

          >

          Petit cours d’autodéfense intellectuelle

           « Rédigé dans une langue claire et accessible et illustré par Charb, cet ouvrage constitue une véritable initiation à la pensée critique, plus que jamais indispensable à quiconque veut assurer son autodéfense intellectuelle. On y trouvera d’abord un large survol des outils fondamentaux que doit maîtriser tout penseur critique : le langage, la logique, la rhétorique, les nombres, les probabilités, la statistique etc. ; ceux-ci sont ensuite appliqués à la justification des croyances dans trois domaines cruciaux : l’expérience personnelle, la science et les médias. « Si nous avions un vrai système d’éducation, on y donnerait des cours d’autodéfense intellectuelle. » ― Noam Chomsky


          • Jean Keim Jean Keim 20 août 2025 08:44

            Je suis cela que je suis, d’instant en instant il ne peut pas en être autrement.

            Ce qui caractérise notre conscience est son contenu qui est le résultat de notre chemin de Vie ; si nous ne partons pas de là alors le résultat sera toujours aussi catastrophique, toujours autant générateur de conflits.


            • Jason Jason 20 août 2025 11:24

              Etre ou ne pas être, c’est tout un programme, mais ça ne m’inquiète pas. Entre temps il faut que je passe chez le boulanger (entre autres).


              • Sylfaën.H. Sylfaën.H. 20 août 2025 12:41

                Jeu de manichéiste, rhétorique stérile, car sans but. Ignorant de sa finalité, il erre.
                Co-être=Nous=(praxis-JE , praxis-TU)
                Co-science=concept-Nous=(concept-JE + concept-TU)
                « ne fais pas à l’autre ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse », se décline en une Table de Vérité avec 4 cas distincts, là où le VRAI | FAUX n’en utilise que 2, comme + ou  .
                Monde fini appelle interdépendance, d’où COMPOSER : 1+1=3
                Comme Machine, l’homme a besoin du Juste, mais du Minimum Juste, celui qui ne verse pas dans l’opulence, à profiter au Présent, érodant le stock pour les suivants.
                .
                Le système qui nous enclos, le contenant, créé des richesETpauvres, par distributionETtaxe, un ±, des fois +pour quelqu’uns, des fois -pour les plus nombreux. Les gueux sont tenus dans le Juste-sous-Minimum par banques-(pour crédit, profit) ayant lobbyés l’Etat, garant pour mémoire du temps-long, par entretien d’un Sol volé par Propriété, d’un été de 1789.
                .
                Pour sortir d’un ping-pong dualiste, il suffit d’un but, un 3è, pour porte de sortie.
                GAGNER sa vie, par PRENDRE à l’Autre ; ou FAIRE sa Vie ?
                Le Fric, pour crédit, nourriture de la bÊte-(valeur) s’est instillé dans tous les recoins du praxis, l’habitus à faire son oeuvre d’oubli.
                .
                Il suffit d’autres codes pour passer du vrai|faux à une logique ternaire, orientée si but défini. C’est la guerre des modernes|anciens des sciences pour causalisme|finalisme, ce dernier à montrer qu’il existe du possible à faire Tableau final, causalisme n’étant que prison dans PASSé.
                .
                Quel est ce but ? : DURER

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