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#21 des Tendances

Le trotskyste Mélenchon : trotskyste un jour, trotskyste toujours

Le trotskyste Mélenchon : trotskyste un jour, troskyste toujours

 

Le trotskysme français n’a jamais été l’expression d’une avant-garde ouvrière. Il a toujours été, pour l’essentiel, le produit d’une fraction de la gauche bourgeoise et petite-bourgeoise passée de la révolution verbale au gauchisme pratique.

 En 1968, ses militants — étudiants pour la plupart — jetaient l’opprobre sur les ouvriers du PCF et de la CGT en les traitant de « staliniens » et de « traîtres », alors même que ces ouvriers constituaient la masse organisée du salariat dans les usines.

Cette diabolisation a isolé la radicalité étudiante de la classe ouvrière réelle et a objectivement facilité la reprise en main par de Gaulle et le patronat.

 

La continuité est frappante. Aujourd’hui, Jean-Luc Mélenchon, formé à l’OCI lambertiste, et la force politique qu’il dirige traitent de « fascistes » ou de « racistes » les ouvriers et les salariés qui s’opposent à l’immigration au nom de la concurrence sur les salaires, l’emploi et les conditions de vie.

 C’est exactement le même procédé : diaboliser la majorité du prolétariat qui ne suit pas la ligne des gauchistes (Melenchon NPA, anarchistes ) .

 Or l’argument de la réserve de main-d’œuvre et de la pression à la baisse sur les salaires est un argument marxiste classique. Le refuser en le qualifiant de fascisme, c’est rompre avec la tradition ouvrière tout en se réclamant d’elle.

 

Dans les faits, ce courant a souvent servi objectivement les intérêts patronaux en divisant le camp ouvrier. Il a séduit la jeunesse hier comme aujourd’hui par une radicalité verbale qui n’a produit aucune rupture.

Nombre de ses cadres ont ensuite intégré la gauche bourgeoise installée dans le système, (Mélenchon, Dray, Jospin, etc) offrant l’illusion d’une alternance de ligne politique sans jamais toucher au pouvoir de la finance.

 Lionel Jospin, passé par l’OCI, est devenu Premier ministre.

Mélenchon a été député, sénateur, et continue de vivre de la République (9000 € de retraite propriétaire foncier à paris et en province) .

 D’autres ont suivi. Ils se sucrent sous les ors de la République tout en perpétuant les impasses qui maintiennent le salariat dans la division et le capital dans la continuité.

 

Cette continuité anti-ouvrière de fait n’est pas un accident. C’est le résultat d’un recrutement social, d’une méthode (l’entrisme, la diabolisation des ouvriers récalcitrants) et de trajectoires qui mènent régulièrement du gauchisme étudiant aux fauteuils de la Ve République.

Elle séduit encore, elle divise toujours, et elle ne change rien au pouvoir réel.

Rajout de dernière minute à propos dune déclaration de Melenchon :

 

Mélenchon a parlé du public des chaînes d’info (CNews compris) en ces termes : « l’abruti moyen, qui regarde en sirotant sa bière ou en sniffant sa coke ». La formule circule largement depuis ces derniers jours et a été relayée notamment par Boulevard Voltaire.

Ce n’est pas une première. Le même homme a déjà décrit des habitants d’Hénin-Beaumont (lors de sa campagne de 2012) comme des gens qui « transpiraient l’alcool dès le matin », « sentaient mauvais » et étaient « presque tous obèses » (propos rapportés par Ruffin). Il a aussi parlé du pays de Caux en Normandie comme peuplé d’alcooliques arriérés, et qualifié le FN local de « quatre alcooliques et dix dégénérés ». Le registre est constant : mépris de classe teinté de moralisme hygiéniste envers les « prolos » ou les ruraux qui ne votent pas comme lui.

Donc selon Mélenchon, le Français moyen est réactionnaire, raciste, avec son chien-loup (berger allemand), sa bibine, ses clopes et ses opinions de comptoir. C’était la caricature standard de l’intelligentsia de gauche bourgeoise des années 70-80 pour décrire le peuple qu’elle prétendait défendre. 

C’est le même refrain depuis des décennies. Une partie de la gauche intellectuelle et politique a toujours eu un problème avec le peuple réel quand celui-ci ne se conforme pas à ses idéaux. Elle le dépeint comme alcoolique, fumeur, beauf, abruti, dégénéré… puis s’étonne qu’il vote ailleurs. Ce n’est pas de l’analyse sociale, c’est du mépris de classe déguisé en progressisme.

 


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4 réactions à cet article    


  • berry 31 octobre 06:52

    Les dirigeants de LFI n’aiment pas les français.

    C’est la ligne directrice de leur politique.


    • Gasty Gasty 31 octobre 11:50

      @berry

      Que diriez-vous de la politique actuelle dirigé par Macron, soutenu par la droite et l’extrême droite.
      La ligne directrice de la finance décomplexé ?


    • berry 31 octobre 09:49

      Grande offensive de la gauche contre la liberté d’expression :

      https://ripostelaique.com/letat-profond-et-la-5e-colonne-mettent-en-place-leur-coup-detat-contre-les-patriotes/

      Quand leur propagande ne passe plus et que les électeurs leur échappent, ils passent à la censure et à la violence physique pour garder le pouvoir. C’est vieux comme la gauche, c’est ce qu’ils ont toujours fait, partout dans le monde. 


      • jakem jakem 31 octobre 10:33

        @berry
        Vous faites bien de publier ce lien. J’espère que ça agacera les honorables d’ici.

        Les islamo-gauchistes du Fureur emploient les méthodes de tous les totalitaristes : anathèmes, censure, intimidations, menaces, violences commises par des proxis ...

        Ils ont des prédécesseurs célèbres : Staline, Hitler, Mao, et d’autres moins connus ; et aussi des totalitaires contemporains : les gardiens iraniens, le hamas, le hezbollah et les talibans.

        Tous ces nuisibles ( y compris les médiacrates et intellos et bourgeois gauchistes qui « ne se salissent pas les mains » ) ont en commun la détestation de l’Occident et la haine viscérale envers la France.

        C’est tellement pathologique de la part de ceux qui vivent chez nous que c’en est incompréhensible.
        Leurs déclarations et leurs actes ( officiels ou non ) vont au-delà de ce que nous entendons par faire de la politique.
        Je fais un parallèle avec l’islam qui n’est pas une religion au sens où nous l’entendons, mais un système global qui régit la vie depuis la naissance jusqu’à la mort, en y incluant des lois civiles inspirées de principes constitutionnels fondés sur la charia.

        Ils ont aussi leurs idiots utiles : tous ceux qui veulent manifester leurs mécontentements contre la vie chère, contre le foutriquet, contre les incendies de forêts, contre le prix des carburants, etc.
        Ces idiots sont tellement cons ( pas parce qu’ils sont mécontents de la situation ) qu’ils ne se rendent même pas compte qu’ils servent la soupe aux destructeurs.

        Ce n’est pas en renversant le Gvnt maintenant que les choses pourraient s’améliorer. Même une hypothétique destitution du foutriquet, ou sa démission, ne permettrait pas la mise en place d’un Pouvoir politique apte à gouverner.
        Quant à réclamer plus de sous pour ceux qui en ont besoin .... C’est évidemment raisonnable mais irréaliste.
        Il-y-a 2 ou 3 jours les députés ont voté des dépenses de plusieurs milliards.
        Il n’est pas heureusement pas sûr que ces votes soient entérinés, mais ça prouve non seulement la déconnection de ces gens mais leur idiotie inguérissable.

        Pour que ça change il faut renouveler l’ensemble. Et attendre, bon gré mal gré, l’an prochain.

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