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Accueil du site > Tribune Libre > Leçons vénézuéliennes

Leçons vénézuéliennes

La déstabilisation à grande échelle subie par le Vénézuela - dernier épisode d’une guerre larvée contre cet empêcheur de tourner en rond dans “l’arrière cour” impérialiste - vient administrer quelques leçons que les partisans d’un changement radical - c’est-à-dire tout autre que cosmétique - gagneraient à méditer. La première leçon, c’est qu’on ne peut construire une alternative politique sans prendre le risque d’un affrontement décisif avec les détenteurs du capital, qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur des frontières. Par alternative politique, on entendra exactement l’opposé de ce que l’on nomme “alternance”, c’est-à-dire la simple permutation des équipes au pouvoir. C’est un processus beaucoup plus profond, qui ne se contente pas de quelques modifications de surface, mais qui met explicitement en jeu les structures déterminant la répartition des richesses.

Cette alternative politique s’identifie donc avec la reprise expresse, par le peuple, des attributs de la souveraineté. Elle suppose la rupture des liens qui rattachent le pays au capital étranger dominant et au capital local “compradore” qui en dépend. Mais c’est une tâche colossale. A peine entreprise, la pesanteur objective des structures s’y conjugue avec la guerre acharnée que mènent les nantis pour conserver leurs privilèges de classe. La presse internationale décrit le Vénézuela comme un pays en faillite, mais elle oublie de préciser que cette faillite est celle d’un pays capitaliste latino-américain. Ce pays a accompli des progrès significatifs jusqu’en 2014, mais l’absence de transformation structurelle l’a laissé dans l’ornière de la dépendance économique. Ruiné par la chute des cours du pétrole, il n’a pas su - ou pu - bâtir un modèle alternatif.

Si les nervis de la droite vénézuélienne se déchaînent dans les rues de Caracas sous les vivats de la presse bourgeoise et des chancelleries occidentales, c’est parce que Maduro n’est ni Castro ni Tsipras. S’il était Castro, c’est-à-dire si le Vénézuéla avait pleinement restauré sa souveraineté et s’était engagé dans un processus de développement autonome non capitaliste, il n’y aurait pas de nervis à Caracas. Mais c’est de la politique fiction : Maduro n’est pas Castro, et le Vénézuela n’est pas Cuba. Inversement, Maduro n’est pas non plus de la graine d’un Tsipras. Il n’entend pas rendre les armes et céder à l’opposition malgré la crise économique gravissime que connaît le pays. Résolu - ou résigné - à occuper cet entre-deux, Maduro ne peut ni renier un chavisme dont il est l’héritier ni pousser les feux d’une “révolution bolivarienne” que la paralysie économique du pays et la victoire électorale de l’opposition ont suspendue de facto.

La crise qui sévit depuis 2014 a tendance à le faire oublier, mais le chavisme fut porté par un puissant mouvement social qui est loin d’avoir disparu - comme en témoigne la grande manifestation chaviste du 19 avril 2017 -. Depuis la première élection de Chavez en 1998, il a combattu les préjugés de race et de classe. Il a fait reculer de manière spectaculaire la pauvreté et l’analphabétisme. Nationalisant le pétrole, il a restitué à la nation la maîtrise de ses ressources naturelles. Bouleversant la politique étrangère du pays, il a rompu avec Israël, inventé l’alliance bolivarienne et défié l’Oncle Sam au coeur de son “arrière-cour” sud-américaine. Approuvé par le peuple vénézuélien, le chavisme a bousculé le désordre établi de manière séculaire en Amérique latine au profit des firmes multinationales nord-américaines et de la bourgeoisie raciste qui leur sert de VRP.

Bien sûr, la “révolution bolivarienne” n’a pas supprimé du jour au lendemain tous les maux de la société vénézuélienne, et elle traîna avec elle son lot d’erreurs et d’imperfections. Elle a utilisé la manne pétrolière pour sortir de la misère les couches sociales les plus déshéritées, mais elle a renoncé à transformer les structures sociales profondes du pays. Au Vénézuela, l’économie est toujours entre les mains d’une bourgeoisie réactionnaire qui en organise le sabotage pour exaspérer la crise et chasser Maduro du pouvoir. Ce n’est pas le gouvernement qui crée une inflation à trois chiffres, et l’immobilisme auquel le condamne une majorité parlementaire hostile devrait au moins tempérer les jugements hâtifs portés sur les responsabilités de l’exécutif.

Depuis l’élection de cette majorité réactionnaire, en décembre 2015, la droite vénézuélienne ouvertement appuyée par Washington et relayée par des médias locaux affidés rêve d’abattre Maduro et de liquider le chavisme. La “révolution bolivarienne” eut beau n’avoir de révolution que le nom, elle ne pouvait que déchaîner la haine revancharde des nantis et susciter l’hostilité mortifère des USA. Lorsqu’elle s’indigne des victimes - présumées - de la répression policière plutôt que des sanglantes opérations de l’ultra-droite, la gauche bien-pensante oublie qu’une protestation de rue n’est pas toujours progressiste, qu’une revendication démocratique peut servir de paravent à la réaction, et qu’une grève peut contribuer à la déstabilisation d’un gouvernement de gauche, comme le mouvement des camionneurs chiliens en fit la démonstration en 1973.

La leçon a été oubliée par les progressistes boboïsés des pays riches, mais les vrais progressistes latino-américains le savent : si l’on veut changer le cours des choses, il faut agir sur les structures. La nationalisation des secteurs-clé, la protection contre la mondialisation libérale, la restauration de l’indépendance nationale, la consolidation d’une alliance internationale des Etats souverains, la mobilisation populaire pour une meilleure répartition des richesses, l’alphabétisation, l’éducation et la santé pour tous sont les différentes facettes d’un même projet progressiste. Contrairement à ce que prétend une idéologie qui recycle les vieilles lunes social-démocrates, ce n’est pas sa radicalité qui condamne un tel projet à la défaite, mais la peur de l’assumer.

Dès qu’il s’attaque aux intérêts géopolitiques et géo-économiques des puissances dominantes, le projet progressiste franchit la ligne rouge. Ce cap une fois passé, toute imprudence peut devenir fatale. L’impérialisme et ses exécutants locaux ne font pas de cadeaux. Pourquoi faudrait-il leur en faire ? Franco n’a laissé aucune chance à la République espagnole (1936), ni la CIA à Mossadegh (1953), ni Suharto à Soekarno, ni Mobutu à Lumumba (1965). Allende commit l’erreur tragique de nommer Pinochet au ministère de la Défense, et Chavez ne dut son salut en 2002 qu'à la fidélité de la garde présidentielle. Il ne suffit pas d’être du côté du peuple, il faut se donner les moyens de ne pas le perdre en laissant ses ennemis prendre le dessus. Comme disait Pascal, il ne suffit pas que la justice soit juste, il faut aussi qu’elle soit forte.

Comme d’habitude, la majeure partie de la “gauche” occidentale ne comprend rien et elle hurle avec les loups. Comme si sa seule source d’information était “Le Monde”, elle exige de Maduro qu’il renonce au pouvoir pour mettre fin à la crise. Face à la rébellion de quelques milliers de fils de famille et d’une masse de lumpen-prolétaires manipulés, le président élu du Vénézuela devrait aller à Canossa. Capitulant devant la rue, il devrait renoncer à la convocation d’une Assemblée constituante (le 30 juillet) dont le mérite est pourtant, comme son nom l’indique, de remettre le pouvoir entre les mains du peuple. Faute d’avoir pu lui infliger le sort d’Allende, cette gauche “humaniste” se réjouirait, sans doute, de le voir finir comme Tsipras. Ce n’est pas gagné d’avance, et le peuple vénézuélien tranchera.


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114 réactions à cet article    


  • antiireac 26 juillet 10:22

    La dictature de maduro s’effondrera sous la pression du peuple venezuelien



    • Pere Plexe Pere Plexe 26 juillet 17:42

      @antiireac
      Le peuple compte peu face aux désirs de l’oncle Sam.


    • Lugsama Lugsama 26 juillet 10:41

      Encore un révolutionnaire de salon, anti-américains primaire, défenseur des dictatures latino-américaines..


      Quel beau projet révolutionnaire d’assassiner ses enfants via l’armée et de refuser la prospérité économique..

      Pour votre information les USA sont le seul pays à acheté du pétrole au prix du marché, Maduro pourrai au moins avoir la reconnaissance du ventre. Pendant que Maduro crie au loup pour tenter de masquer (vainement) son incurie tous les lobbys pétrolier américains militent à Washington contre les sanctions, qu’on arrête cette dictature et ce cirque médiatique. Tant que Trump ne prend pas son courage pour fermer le robinet il est complice de Maduro.

      • Pere Plexe Pere Plexe 26 juillet 17:52

        @Lugsama
        Beau florilège de bêtises 

        Le Venezuela importe du pétrole des Usa...vérifiez !
        Plus personne ne nie que les USA œuvre à renverser Maduro : on est désormais dans le registre de la justification .
        Concernant le soutien aux dictatures, aux vrais dictatures, les USA sont largement champion du monde. N’hésitant pas le cas échéant à installer eux meme le dictateur...



      • Lugsama Lugsama 26 juillet 18:59

        @Pere Plexe

        Toutes les personnes un peu sérieuse savent que les lobby US pétrolier protègent Maduro, tout le monde le sait, ce n’est pas un secret ! Espérons pour la démocratie que la situation de Trump l’oblige à agir malgré les pressions.

        Savez-vous pourquoi le Vénézuéla en est a importé du pétrole américain ? Chavez a par démagogie nationaliser la principal compagnie américaine et la production y est passé de 453.000 barils par jour à... a peine 3.500.

        Grâce a la gestion chaviste, alors que leur politique pitoyable n’a jamais rien fait d’autre, le pays produit presque un tiers de moins de baril depuis l’arrivé du chavisme. Dire le niveau de compétences

        Le salaire minimum y est passé de 450$ à 8$.

        Le peuple y est assassiné tous les jours par l’armée, la démocratie n’y est plus respecté..

        Pourquoi défendre ces clowns ?

      • Garibaldi2 27 juillet 01:30

        @Lugsama

        ’’Toutes les personnes un peu sérieuse savent que les lobby US pétrolier protègent Maduro, tout le monde le sait, ce n’est pas un secret !’’, est l’argument typique de ceux qui n’ont aucune preuve de ce qu’ils avancent.

        Le pétrole des gisements de l’Orénoque est extrêmement lourd. Avant d’être transporté ce brut doit être mélangé à un solvant et l’industrie pétrolière vénézuélienne utilisait habituellement du naphta pour cette opération. Mais étant donnée la baisse du prix du brut il est moins cher d’utiliser du pétrole léger pour cette opération. C’est pour cette raison que le Vénézuéla a acheté du pétrole extra-léger algérien (Sahara Blend), puis après un désaccord avec l’Algérie sur le prix, s’est tourné vers d’autre fournisseurs.

        Source : https://lc.cx/csxm

        Les VRAIS volumes de production de pétrole au Vénézuéla peuvent être consultés ici :

        http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/VEN/fr/RS.PET.PROD.PP.BD.html

        Le salaire minimum peut être consulté ici :

        http://www.20minutes.fr/monde/2097879-20170703-venezuela-augmentation-50-salaire-minimum


      • Lugsama Lugsama 27 juillet 09:21

        @Garibaldi2

        Et ? Tout ceci ne fait que confirmer ce que je dit sur les lobby pétrolier qui ont des usines adapter au brut venezuelienne. Quand aux salaires c’est base sur les taux de conversion des monnaies, vous pouvez nier mais c’est un fait indiscutable. Oui en bolívares ça fait beaucoup, beaucoup d’une monnaie qui ne vaux rien. On regarde la conversion en dollar US pour la valeur réel et c’est ridicule. C’est pas un avis c’est une donné économique..


      • Garibaldi2 27 juillet 17:31

        @Lugsama

        Comme d’habitude vous mentez sur des faits précis, comme les chiffre de production que vous indiquez qui sont faux.

        Le pétrole importé par le Vénézuéla est du light (ou de l’extra light) destiné à diluer son pétrole extra lourd du bassin de l’Orenoque, ça n’a rien à voir avec ses volumes de production.

        Etc ...



      • Garibaldi2 29 juillet 09:23


        @Lugsama

        Bien sûr que vous mentez :

        ’’la production y est passé de 453.000 barils par jour à... a peine 3.500.’’ c’est bien ce que vous avez écrit non ?

        ’’Petroleos de Venezuela (PDVSA) qui a produit 2,021 millions de barils par jour (bpj) en décembre 2016’’

        c’est bien ce qu’indique le site
        diariolasamericas.com non ?


        ’’L’OPEP vient de publier son bulletin mensuel d’Avril 2017 où il affirme que la production de PDVSA se situait à 1.972 millions de barils par jour (bpj) en mars 2017 ...’’

        c’est bien ce qu’indique le site lapatilla.com non ?


      • Lugsama Lugsama 30 juillet 10:56

        @Garibaldi2

        Vous ne savez pas lire visiblement, evidement que la production national n’est pas de 3500, il s’agit d’une raffinerie nationaliser...

        Sinon la production global s’est bien effondre sous l’incompetence du regime chaviste, et ce n’est pas fini on annonce une chute de vertigineuse de 20% pour cette année.. sans parler du risque probable du principal client, a force de s’en servir pour crier au loup..


      • JBL1960 JBL1960 26 juillet 10:48

        @ BG = mais les vrais progressistes latino-américains le savent : si l’on veut changer le cours des choses, il faut agir sur les structures.

        C’est là, à mon sens, l’erreur fondamentale à éviter et outre que le modèle Zapatiste est là pour démontrer qu’il n’y a pas de solutions au sein même du système étatico-capitaliste, cela a été démontré également avec l’appel depuis le Venezuela aux anarchistes du monde et d’Amérique latine (source El libertario) que j’ai relayé, à la suite de R71 y rajoutant mon grain de sel, comme je le fais souvent et vous pouvez retrouver cette analyse, et bien d’autres sur mon blog.
        Vous avez raison sur un point, c’est qu’à un moment donné, la désobéissance civile, donc la confrontation avec l’État (et ici il est question de la gauche étatique, même Maduro doit en plus composer avec une opposition de droite) sera inévitable, mais si des gens (à l’exemple zapatiste, où comme je l’ai développée dans mon billet du 22/07 en territoire ZOMIA qui n’est pas vraiment un village s’auto-gérant mais un immense territoire des hauts-plateaux de l’Asie du Sud-Est où s’exerce l’art de ne pas être gouverné) font tourner la société déjà localement en ignorant l’État et le système politico-économique qui nous sont imposés (que ce soit Maduro à la suite de Chavez, c’est l’exercice du pouvoir selon les règles du système puisque la constituante utilise le suffrage universel, non ?), l’obsolescence de ces entités ne fera que croitre et elles tomberont quasiment d’elles-mêmes ou avec un petit coup d’épaule « non-violent ».
        Et parce que nous aurons ignorés l’État et les institutions et créés des associations libres n’œuvrant que pour le bien commun au sein de communes autonomes qui se fédèrent. En créant, de suite, une société parallèle, celle des associations libres fédérées, en boycottant système et institutions de manière exponentielle au nombre de gens rejoignant les associations libres et seuls 10 à 15% de la population suffisent, les 90% suivront.
        Comme en a fait, encore une fois, la magistrale démonstration la Nation Mohawk dans son billet du 24 juillet intitulé « La race parfaite » et que vous pourrez aussi lire sur mon blog avec ma propre analyse, et là encore c’est traduit, en temps réel de l’anglais par R71, et je complète pour ma part avec des billets et des PDF en français en lien avec le sujet, le colonialisme, sachant que les Natifs des Amériques appellent tous ceux qui veulent à les rejoindre et vivre selon les lois naturelles que sont l’anarcho-indigénisme.
        Car on a pu voir qu’aucun progressisme n’était pas revenu dans le giron libéral-capitaliste.
        Tant qu’on aura pas rompu, net, avec l’État et ses institutions et enclenché un nouveau paradigme en lien avec les peuples autochtones de tous les continents et bien on aura des Trump, Trudeau, Harper, Dame Kékel, Tsipras ou Jupiter 1er pour nous refermer les grilles totalitaires sur la tronche...
        Et malheureusement Maduro ne rompt pas pour redonner le pouvoir au peuple, comme Chavez avant lui, il commet la même erreur, ce qui donnera les mêmes effets.


        • Emma Joritaire 26 juillet 11:24

          @JBL1960

          " En créant, de suite, une société parallèle, celle des associations libres fédérées, en boycottant système et institutions de manière exponentielle au nombre de gens rejoignant les associations libres et seuls 10 à 15% de la population suffisent, les 90% suivront."

          Et ensuite, vous aurez le choix entre le retour au moyen âge, avec ses communautés autarciques et une espérance de vie assortie, ou une planification de fer tentant d’assurer la couverture de tous les besoins de la société, tout en évitant les gaspillages qui portent préjudice à tous.

          Autant dire que votre projet est une douce rêverie.


        • Emma Joritaire 26 juillet 11:48

          @Emma Joritaire

          « ...est une douce rêverie. »

          ...ou un abominable cauchemar
          , si la seconde solution prévalait.


        • antiireac 26 juillet 10:53

          Article de pure désinformation qui fait croire à la manipulation du peuple venezuelien par les forces occidentales alors que ce dernier souffre sous les pénuries de toutes natures et donc il est normales qu’il se révolte et essaie de briser le régime sanglant de maduro.


          • Pere Plexe Pere Plexe 26 juillet 18:00

            @antiireac
            Qu’il y ait de réelles souffrances serait la preuve ultime qu’il n’y a pas manipulation ?

            C’est pourtant un grand classique : cibler les fragilités ,œuvrer à en faire une difficulté , puis aggraver la situation via les relais locaux .
            On ne compte plus le nombre de déstabilisation qui ont suivi ce schéma bien rodé.

          • Oceane 27 juillet 11:10

            @Pere Plexe

            « On ne compte plus le nombre de déstabilisation qui ont suivi ce schéma bien rodé ».

            Tellement bien rodé que je me demande comment certains s’y laissent encore prendre.

            J’ai entendu hier ou avant-hier que deux frères ennemis libyens étaient en France, qui a pourtant détruit la Libye, pour discuter de l’avenir de leur pays.


          • Emma Joritaire 26 juillet 11:02

            Le vrai problème du Venezuela est le même que celui de tous pays mal développés de la planète, à savoir une population économiquement très peu performante.

            Quand on voit que la Colombie, qui n’a que très peu de pétrole, a un PIB/hab supérieur à celui du Venezuela, on mesure le degré d’inadéquation des moyens de production vénézuéliens.

            Mais c’est sûr que distribuer l’argent du pétrole rend plus populaire que de dire au « peuple » :- Apprends à bosser, et mets-toi au boulot !


            • Lugsama Lugsama 26 juillet 12:43

              @Emma Joritaire

              Oui enfin sauf que le Vénézuéla était le pays le plus riche d’Amérique du Sud avant le chavisme.

              Aujourd’hui Caracas est considéré comme la ville la plus dangereuse du monde, le salaire moyen à rejoint les standards africains, le tourisme y est mort, les grandes entreprises se sont installés à l’étranger, les hopitaux n’ont plus de médicaments.. etc.

              Le plus grand échec économique dans un pays en paix de mémoire d’homme, dans le monde.

              Pire, le gouvernement refuse l’aide étrangère ou des riches expatriés alors qu’il n’y a pas longtemps Chavez envoyait gracieusement du pétrole aux USA en soidarité avec les ouragans, les USA un pays si pauvre et dans le besoin, c’est bien connu..

            • Emma Joritaire 26 juillet 14:00

              @Lugsama


              « Oui enfin sauf que le Vénézuéla était le pays le plus riche d’Amérique du Sud avant le chavisme. »

              Un des problèmes majeurs, c’est que rien n’a été fait pour réduire la dépendance du pays par rapport à la rente pétrolière


            • sls0 sls0 26 juillet 14:30

              @Emma Joritaire
              Le PIB pas habitant est 6% plus élevé en Colombie. Quelle différence énorme. C’est un critère assez décrié.

              Mais l’indice Gini qui représente l’écart riche/pauvre est meilleur de 32% au Venezuela.
              Ce n’est pas tout de diviser le PIB par le nombre d’habitants, si tout l’argent va que dans la poche de certains pas sûr que ça fasse que des heureux.
              300 à 500 tonnes de cocaïne par an ça rapporte, mais le paysan ne touche que 1% de cette somme.

            • sls0 sls0 26 juillet 14:44

              @lugsama.

              Des liens pour valider votre affimation pour le coté plus riche ?
              L’indice Gini est passé de 0,5 à 0,4 avec Chavez, c’est assez spectaculaire cette réduction d’inégalité.
              Parler de plus riche quand l’argent ne va que dans la poche que de certains me parait assez biaisé comme raisonnement.

            • Emma Joritaire 26 juillet 16:49

              @sls0

              « Quelle différence énorme ! »

              Effectivement. Ce qui est énorme, c’est que la Colombie fait mieux sans pétrole, que le Venezuela avec le pétrole.

              « si tout l’argent va que dans la poche de certains pas sûr que ça fasse que des heureux. »

              Ce n’est pas le problème. Il est dans la capacité, ou l’incapacité, de créer de la richesse. La question de la destination ne vient qu’après la création de richesse. Et si la chavisme avait fait ce qu’il fallait pour créer de la richesse, et bien ce sont les Vénézuéliens qui en profiteraient aujourd’hui, si tant est que les corrompus du régime n’en aient pas trop détourné à leur profit.


            • Lugsama Lugsama 26 juillet 16:54

              @sls0

              En 2001 le Vénézuéla le pays était le plus riche d’amérique du Sud, en 2009 il était le 31e pays le plus riche sur terre. Le pays était surnommé la Suisse de l’amérique du Sud.

              Aujourd’hui le salaire moyen est en dessous de 15$ US quand il est de plusieurs centaines chez ses voisins.
              Le salaire minimal est passé de 450$(us) avant Chavez a 8$(us) aujourd’hui.. 

              La question est a t-il éxisté une politique plus lamentable dans l’histoire humaine pour un pays en paix ?

              Le peuple aurait du se méfier de la candidature d’un putchiste raté...

            • bubu123 26 juillet 20:16

              @Lugsama
              vous sous entendez quoi ? que les salaires ont été volontairement baissés ?


            • capobianco 26 juillet 20:40

              @Emma Joritaire
              «  Apprends à bosser, et mets-toi au boulot ! »

              Du « micron » dans le texte ou presque.

              Chez nous votre idole dit : « Si tu veux un costard, t’as qu’à bosser !!! »

              Message envoyé à un ouvrier qui se bat pour garder son emploi......Quelle remarque intelligente donc !

               Heureusement vous êtes là pour mettre nos millions de chômeurs au travail ....  !!!!!


            • Xenozoid Xenozoid 26 juillet 20:44

              @capobianco


              il est surtout pour la pluralité le majoritaire,avec tous ses pseudos, je suis sure qu’il ne sait même plus, sans personne pour lui dire il oublie,et il parle de bosser..., y’a vraiment des guignols sur ago...
              m’enfin

            • Garibaldi2 27 juillet 02:16

              @Lugsama

              Le RNB annuel par habitant au Vénézuéla est de 8855€. Nul doute qu’étant donné que c’est une moyenne, les riches familles vénézuéliennes vont partager le gâteau au nom de la solidarité anti-Maduro !

              Source : http://www.lejustesalaire.com/salaire-par-pays/salaires-venezuela.php


              ’’Aujourd’hui le salaire moyen est en dessous de 15$ US quand il est de plusieurs centaines chez ses voisins.’’

              Source ?

              ’’Le salaire minimal est passé de 450$(us) avant Chavez a 8$(us) aujourd’hui.. ’’

              Source ?

              ’’En 2001 le Vénézuéla le pays était le plus riche d’amérique du Sud, en 2009 il était le 31e pays le plus riche sur terre.’’. Après 10 ans de chavisme ? !


            • Lugsama Lugsama 27 juillet 09:23

              @Garibaldi2

              Source : les données officiel et lesi taux de change officiel. Vous trouverez facilement sur Internet.


            • Emma Joritaire 27 juillet 09:55

              @capobianco

              « Chez nous votre idole dit : « Si tu veux un costard, t’as qu’à bosser !!! » »

              C’est pas tout à fait la même chose. Chavez aurait dû leur dire : « Si nous ne voulons plus dépendre de l’étranger, ou beaucoup moins, il faut que nous produisons nous-mêmes tout ce que nous pouvons produire », et investir dans ce sens. Ca, ce serait plutôt du Marine Le Pen.

              « Heureusement vous êtes là pour mettre nos millions de chômeurs au travail .... !!!!! »

              Oh ! On est en train de parler du Venezuela, là ! Restez avec nous ? smiley


            • Garibaldi2 27 juillet 17:12

              @Lugsama

              ’’Le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé dimanche une augmentation de 50% du salaire minimum, à 97.351 bolivars (37 dollars au taux officiel, soit 32 euros), en raison de l’inflation galopante et de la chute de la monnaie nationale, le bolivar. Il s’agit de la troisième hausse de celui-ci depuis le début 2017.’’

              Source : https://lc.cx/csyP

              A noter que de nombreux pays n’ont pas de salaire minimum et que au Vénézuéla, comme ailleurs, ce sont les employeurs qui fixent le salaire.


            • Lugsama Lugsama 27 juillet 19:55

              @Garibaldi2

              Le salaire augmente régulièrement de 50% vu les taux d’inflation astronomiques de presque 1000%..

              En gros quand un café passe 1 a 1000 votre salaire passe de 1 a 1.50. Pas terrible non ?
              C’est pour ça qu’en Dollar US le salaire minimal est passé de 450$ a 8$ (bientôt 12 donc le temps que l’inflation le plombe) en si peu de temps.

              Merci d’apporter de l’eau à mon moulin.

            • Garibaldi2 29 juillet 08:52

              @Lugsama

              Ce n’est pas le salaire, c’est le salaire minimum.

              Rien n’empêche un employeur de payer plus que le salaire minimum.


            • Lugsama Lugsama 30 juillet 11:02

              @Garibaldi2

              Ca marche pour les pays riches ou le chomage est bas et l’economie performante comme l’Allemagne et les USA. Au Venezuela le salaire median est de l’ordre de 15$... et on parle de salaire mensuel, pas horraire..


            • adeline 26 juillet 12:47

              impressionnante la haine des commentateurs sur FI contre Maduro , la même haine que contre Hassad ou Poutine, c’est plutôt bizarre non ?


              • antiireac 26 juillet 13:18

                @adeline
                Tu confonds la haine et les opinions qui sont plutôt clémentes mais fermes 

                Alors oui maduro malgré son élection démocrate est devenu un président dictateur sanglant
                Il a déjà fait 89 morts parmi les manifestants pacifiques

              • Emma Joritaire 26 juillet 14:03

                @adeline

                Comment peut-on mettre sur le plan, un chef d’Etat comme Poutine et un bouffon tropicalo-folklorique comme Maduro ?


              • leypanou 26 juillet 18:04

                @antiireac
                Il a déjà fait 89 morts parmi les manifestants pacifiques : pitié, plus que quelques neurones !


              • Oceane 26 juillet 20:22

                @Emma Joritaire

                « bouffon » ? Quels sont tes critères d’évaluation ?


              • Emma Joritaire 26 juillet 20:35

                @Oceane

                Mes critères d’évaluation  ? C’est que l’Amérique latine est une vaste bouffonnerie. On y chercherait en vain un pays sérieux, à l’exception du Chili, et non rongé par la corruption.

                Et c’était déjà comme ça, il y a 150 ans... Les pays ne changent pas, parce que les peuples ne changent pas.

                Si l’Afrique est une tragédie, l’Amérique du Sud est une grosse farce.

                Et, à propos d’Afrique, puisque je vous ai sous la main, j’ai répondu tardivement à un de vos messages, sur un autre fil, ça devrait vous intéresser.

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