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Accueil du site > Tribune Libre > Les bobards de Louis Cornellier

Les bobards de Louis Cornellier

Guy Laflèche,
Professeur retraité,
Université de Montréal

Michel Onfray > Jean-Marie Salamito > Louis Cornellier

Les bobards de Louis Cornellier

   Ce titre est certes insultant, et surtout vulgaire, mais il n'est pas de moi. Je veux dénoncer l'article de Louis Cornellier paru dans le journal quotidien de Montréal, le Devoir, le 5 septembre 2017, qui s'intitule « Les bobards de Michel Onfray ». On le trouvera gratuitement dans les archives du journal.

 L'introduction de son article reprend les grandes lignes d'un autre article de lui, tout aussi insultant, dénonçant les « âneries » du philosophe « tonitruant », et peu « perspicace », Michel Onfray. L'article s'intitulait « Hitler et le christianisme » (21 janvier 2007). En dix ans, de 2007 à 2017, le critique des essais au Devoir persiste et signe.

 Il signe beaucoup d'insultes. Elles sont gratuites. J'ai pris tout mon temps pour relire le Traité d'athéologie (2005) de Michel Onfray et pour lire son nouvel ouvrage, Décadence, vie et mort du judéo-christianisme (2017), que le chroniqueur n'a jamais eu entre les mains, car il l'intitule du titre de la bande annonce, vue sur l'internet, Décadence, de Jésus à Ben Laden, vie et mort de l'Occident. On va bientôt comprendre qu'il ne connaît pas ce livre, dont il ne dit rien d'ailleurs, qu'il dénonce par pamphlétaire interposé, ce qui est évidemment scandaleux. J'ai trouvé le livre de Kathleen Harvill-Burton en bibliothèque et j'ai fini par trouver en librairie celui de Jean-Marie Salamito.

 Dénoncer un livre sous couvert de faire le compte rendu d'un autre ouvrage, c'était déjà le cas de l'article de 2007, où Louis Cornellier « utilisait » la thèse de doctorat de Kathleen Harvill-Burton pour dénigrer le Traité d'athéologie, dont il ne présentait pas le contenu. L'ouvrage de K. Harvill-Burton, porte bien son titre, pour le meilleur et pour le pire, le Nazisme comme religion : quatre théologiens déchiffrent le code religieux nazi (1932-1945). Elle étudie les textes de deux théologiens protestants allemands, Paul Tillich et Karl Barth, et de deux jésuites français, Pierre Chaillet et Gaston Fessard. Elle les présente dans l'ordre chronologique. Ils vont d'abord vaguement protester contre le régime du national-socialisme d'Hitler, pour le premier, et passer à la résistance sous le régime de Vichy, pour le dernier.

 Le Traité d'athéologie a près de 400 pages. Exactement et précisément sept pages portent sur le christianisme d'Hitler, minutieusement cité de Mein Kampf (p. 201-202, 220-223 et surtout 225-226, pour les citations du livre d'Hitler). Or, sur ce point, Harvill-Burton, avec ses quatre théologiens, et Onfray disent exactement la même chose : Hitler s'est servi des Églises, notamment de l'Église catholique, pour asseoir son pouvoir, et il a pour cela bâillonné le Vatican avec un Concordat (dès 1933), pour tenter ensuite de nazifier le christianisme en Allemagne et le catholicisme géré de Rome par le Vatican. Et cela n'a pas été difficile, étant donné que l'Église de Pie XII a rejeté radicalement l'enseignement critique de Pie XI, passant allègrement de l'antijudaïsme séculaire à l'antisémitisme, à la faveur d'un anticommunisme primaire.

 Il faut dire que la partie proprement « théologique » de la thèse est manifestement défectueuse. La faille la plus importante se lit dans son titre : dès Mein Kampf Adolf Hitler veut mettre en place une organisation politique sur le modèle des croyances religieuses ; il sera le chef incontestable du mouvement nazi auquel tout le peuple allemand est convié à communier ; ce sera la formidable réussite que l'on connaît. Mais l'historienne, pour se faire théologienne, inverse la situation en transformant la métaphore en réalité, de sorte que le nazisme n'est plus simplement l'objet d'une ferveur quasi-religieuse, mais devient une religion et sa pensée religieuse, une théologie.

 C'est évidemment tout à fait inexact et la preuve en est que l'étudiante a créé de toutes pièces une pensée religieuse « nazie » qui n'a jamais existée. Il faut dire qu'elle s'inspire des écrits du quatrième de ses théologiens, Gaston Fessard, qui a été le premier a faire l'amalgame. La pensée religieuse d'Hitler se trouve dans Mein Kampf et nulle part ailleurs ; sa conduite des affaires politiques en fonction des questions religieuses est connue et fort bien exposée par Kathleen Harvill-Burton. Malheureusement, elle ajoute à cela l'oeuvre d'un ridicule « penseur » de bien petite envergure, Alfred Rosenberg. Certes, Hitler s'est servi de son « ami » au début de sa carrière politique, mais il n'a jamais partagé et surtout pas exprimé ses délires religieux. Tout au plus lui accorde-t-il, dans son programme en vingt-cinq propositions du national-socialisme de 1920, une expression (je dis bien « une » et « expression ») : « christianisme positif ». Cela se trouve à la vingt-quatrième et avant-dernière proposition, qui déclare à la fois la neutralité religieuse du mouvement et sa volonté de défendre le christianisme contre le judéo-matérialisme (la fantastique alliance des juifs et des communistes, comme on sait). Personne ne saura d'ailleurs avant longtemps d'où vient l'innocente expression, qui sera toujours lu au premier degré (que peut-on imaginer de plus chrétien qu'un « christianisme positif » !). Jamais d'aucune manière le Mythe du XXe siècle de Rosenberg, son ouvrage principal à ce sujet, ne jouera d'autre rôle dans la pensée et l'action politique des Nazis.

 Se servir du titre d'une thèse de doctorat, lue de travers, pour dénigrer le Traité d'athéologie, cela manifeste une évidente pathologie foncièrement allergique à l'athéisme.

 Mais il y a malheureusement pire : faire l'éloge d'une bluette pour dénoncer une somme considérable, sans en dire un seul mot, cela me paraît profondément immoral. Mais c'est d'abord absurde, illogique et inqualifiable du strict point de vue intellectuel : il est impossible de rendre compte d'un pamphlet contre Décadence sans tenir compte du livre en question. Comment évaluer autrement la pertinence ou la justesse du pamphlet ?

 Il s'agit d'un tout petit ouvrage de Jean-Marie Salamito intitulé Monsieur Onfray au pays des mythes : réponses sur Jésus et le christianisme. Le tiers du pamphlet, son premier chapitre (p. 13-40), porte sur la première section du premier chapitre du livre d'Onfray, soit 18 pages sur un ouvrage qui en compte 650. Et Louis Cornellier de citer la conclusion, c'est-à-dire l'affirmation que l'auteur a répétée trente fois dans son chapitre (et qu'il reprendra encore cinq fois par la suite, après cette « dernière fois) » : « il faut le dire une dernière fois, c'est la théorie de la non-existence de Jésus qui est un mythe » (p. 40), conclusion que L. Cornellier reprend à son compte : « Depuis des années, Onfray va répétant que Jésus de Nazareth n'a jamais existé ». Or, ce n'est pas vrai. Jamais nulle part Michel Onfray n'a nié l'existence de Jésus, puisque le Traité et Décadence reposent en entier sur ce Jésus, sa thèse consistant à montrer l'évidence, le fait indéniable que Jésus de Nazareth n'a absolument aucune « existence historique ».

 J.-M. Salamito. Qui est ce pamphlétaire ? Cornellier le présente comme il le fait ostensiblement lui-même : « professeur d'histoire du christianisme antique à la Sorbonne, Jean-Marie Salamito [...]. Scandalisé par tant d'hostilité et d'ignorance [sic], Salamito qui n'a rien d'un polémiste [sic], a résolu de ne pas laisser passer les élucubrations [sic] du philosophe ». Son livre « relève de l'exercice de salubrité intellectuelle ». « Il fallait répliquer. L'historien, sans compromis [sic] et sans hargne [sic, pour ceux qui lirons le pamphlet hargneux], a bien fait son travail ». Tout cela relève de l'aveugle apologie, s'agissant du premier argument d'autorité du pamphlétaire qui dit tout bonnement aux foules chrétiennes : c'est un savant qui vous parle et qui réfute un ignorant. La réalité est toute différente. Jean-Marie Salamito en est à son deuxième petit livre pamphlétaire !

 En effet, en quoi consiste donc ce pamphlet apologétique ? J.-M. Salamito contredit page après page les premiers chapitres du livre de Michel Onfray. Mais jamais, nulle part, il n'apporte le moindre fait historique ou le moindre raisonnement propre à étayer ses affirmations. Bien au contraire, il ne sert à ses lecteurs que des arguments d'autorité, dont on trouvera des exemples à toutes, toutes, absolument toutes les pages : le « consensus scientifique », admis par « toute personne cultivée », les « historiens », « tous les spécialistes », « comme l'écrit l'un de ses meilleurs biographes », « un grand savant américain » (parmi deux dizaines de noms distribués à titre d'arguments tout au long du petit livre)... « la vérité historique, c'est que... ». C'est un peu court.

 Voici plutôt les faits exposés méthodiquement par Michel Onfray, avec des arguments et des preuves très bien documentées tout au long de son dernier ouvrage. Je vais m'en tenir aux éléments dénoncés par J.-M. Salamito et repris par L. Cornellier.

 Jésus de Nazareth a bel et bien existé, cela ne fait pas l'ombre d'un doute. La tradition orale de la secte qu'il a fondée s'est développée et a été petit à petit enregistrée sur deux siècles. Ce sont les textes populaires et légendaires du Nouveau Testament, avec les Épîtres et l'Apocalypse. On ne trouve absolument aucun autre document, pas un seul, qui ne serait pas d'origine chrétienne.

 Le résultat, ce sont essentiellement les quatre Évangiles, est simple : Jésus de Nazareth n'a absolument aucune existence historique. Mettons Jules César, qui a une existence historique incontestable et, pour bien dire, extrêmement lourde. On a quasiment sa photo d'identité, on connaît ses faits et gestes depuis sa naissance (c'est la césarienne !) jusqu'à sa mort, avec des livres de lui et sur lui. On n'a rien de cela en ce qui concerne Jésus de Nazareth. Pire encore, rien de rien.

 Là-dessus, c'est-à-dire rien, des sectaires de nombreuses écoles nous ont tracé une légende qui concerne uniquement son enseignement et la toute fin de sa vie, soit son arrestation, sa condamnation et son exécution. Dire que Jésus n'a aucune existence historique, c'est la moindre des choses et c'est d'ailleurs une bonne part de l'enseignement des théologiens chrétiens depuis les études d'Albert Schweitzer : les premiers chrétiens, les trois premiers Évangiles, n'ont rien retenu de la vie de Jésus de Nazareth, ni même de sa personne, tandis qu'ils nous ont conservé très strictement son enseignement.

 Autre chose, très importante dans l'analyse de Michel Onfray : à cette non-existence historique s'ajoute la non-existence corporelle. Nous n'avons aucune représentation iconographique de Jésus, ni même aucune description. Les crucifix, les Vierges avec leur enfant Jésus, les images pieuses qui se dessinent et se sculptent durant 2000 ans sont évidemment de pures inventions (symboliques). Il en serait de même des « Vies » de Jésus, si quelques historiens ne parvenaient à imaginer la personne qui pourrait raisonnablement correspondre au personnage de Jésus. Mais le résultat est toujours fort mince et à la fois contestable et peu crédible.

 Mais voilà pourtant le point de départ d'une fabuleuse odyssée intitulée Décadence, vie et mort du judéo-christianisme, qui fait l'histoire de notre civilisation depuis les juifs, les chrétiens et les musulmans, durant 2000 ans. Tout commence avec la réinterprétation de l'enseignement du révolutionnaire séditieux anti-religieux, Jésus, par saint Paul, dont il me semble que la misogynie et le masochisme sexuel ne font aucun doute, avec aussi les conciles d'une Église qui va inventer une histoire sainte infantile, tandis que la véritable histoire sainte, celle de l'Église, sera pour l'essentiel, une suite de crimes contre l'humanité : croisades, inquisitions et guerres saintes, où l'Église s'agenouille devant les tyrans, les fascistes et les dictateurs.

 Oui, Décadence est l'histoire d'une civilisation qui a vu prospérer une religion criminelle, probablement comme tout pouvoir religieux, une civilisation entièrement fondée sur une fiction populaire née de l'enseignement d'un très jeune prophète qui s'est sacrifié pour sa doctrine, exigeant qu'on respecte même ses assassins, la théocratie juive de Jérusalem et l'occupant romain.

 Tout cela ne relève d'aucune croyance. Ce sont des faits incontestables. La pensée développée dans le Traité d'athéologie et Décadence de Michel Onfray n'a absolument rien de pamphlétaire. Oh ! certes, l'auteur manie fort habilement l'humour, l'ironie et souvent le tout simple comique. Contrairement à Jean-Marie Salamito et Louis Cornellier, ses écrits sont à mille lieues de tout prosélytisme. Manifestement, il n'écrit pas pour eux, mais pour moi. D'ailleurs, les croyants qui me lisent ici sur AgoraVox, si par hasard ils ne connaissent pas Michel Onfray, ont déjà compris qu'ils ont d'autres auteurs à lire.

 Cela dit, puis-je dénoncer la mauvaise foi de Louis Cornellier ? Il écrit que, dans son Traité, Onfray « présentait Hitler comme un chrétien convaincu et avançait que le nazisme était compatible avec le christianisme, afin de discréditer ce dernier ». Ce n'est pas vrai. La première proposition est insensée : Hitler en « chrétien convaincu » ? Onfray cite au texte la pensée religieuse toute chrétienne exprimée dans Mein Kampf, rien de plus. La seconde est encore plus aberrante : imagine-t-on Onfray expliquer que « nazisme » et « christianisme » sont compatibles ? Il suffit de lire la section intitulée « Les compatibilités christianisme-nazisme » (p. 225-227) pour voir de quoi il s'agit. La troisième est du plus haut comique : est-ce qu'on peut discréditer le christianisme simplement en désignant des imbéciles, et Dieu sait combien ils ont été et sont toujours nombreux, qui ont été et sont chrétiens ? Terminons en beauté avec ces trois derniers bobards. Et amusons-nous pour finir.

 Une anecdote significative pour commencer. On lit dans le texte de Louis Cornellier que Michel Onfray n'avait pas lu les Évangiles (« Onfray les a-t-il lus ? » !) pour déclarer que Jésus ne mangeait que des « symboles ». Et d'affirmer « on le traite de glouton et d'ivrogne » ! Je connais très bien les quatre Évangiles, assez pour savoir que Jésus ne s'est jamais saoulé et qu'on ne l'a jamais traité d'« ivrogne ». Je n'en revenais pas. Notre Cornellier avait dû prendre un petit coup, avant d'écrire sa chronique. Des semaines plus tard, après ma lecture de Décadence, lorsque je lis finalement la bluette de Jean-Marie Salamito, je suis mort de rire. Je comprends que Louis Cornellier l'a tout naïvement recopié. Jésus aurait été traité d'« ivrogne » parce qu'il prenait du vin au lieu de s'en abstenir, comme Jean Baptiste (p. 23, 25 et 27) : « le Galiléen s'est même fait traiter de "glouton" ; il s'est fait reprocher d'être "un glouton et un ivrogne" ». Référence : Luc, 26 : 17-19 ; et Matthieu, 11 : 19. De quoi s'agit-il ? D'un petit coup d'exégèse de catéchèse digne des homélies des vicaires de mon enfance, propre à réveiller les paroissiens endormis, les intéressant avec une histoire vraiment surprenante par son originalité. Mes chers frères, vous relevez d'un petit lendemain de la veille ? Vous serez pardonnés si vous passez à confesse, car même Jésus a été accusé, certainement injustement, de s'être saoulé, d'être un ivrogne. Pauvre vicaire, relis le texte. Jésus n'est accusé de rien du tout. C'est lui qui prêche à ses disciples en leur expliquant qu'il n'est pas nécessaire d'être ascétique comme Jean le Baptiste, qu'il n'est pas nécessaire de jeûner. Jean jeûnait, et on l'accusait d'être un possédé du démon ; ceux qui le suivront, mais ne jeûneront pas, on les accusera d'être des Républicains, de manger et de boire du vin. Vous voulez le lire en latin dans la Vulgate de saint Jérôme ? « ecce homo vorax et potator vini » (Matthieu, 11 : 19). Traduction : on dira de vous, cet homme est un goinfre et un buveur, ce qui signifie, on vous accusera de ne pas jeûner ! Cela prend un grand petit vicaire paroissial pour en déduire que « Jésus » était accusé d'ivrognerie, pour épater la galerie.

 Je ne veux pas donner ici d'exemples d'exégèse difficile à exposer, comme la transformation de philosophes épicuriens et stoïciens (Actes, 17 : 18-19) en fonctionnaires (Évangile selon Salamito, p. 51). Mais j'ai un exemple, tout simple et vraiment du plus haut comique. Entre l'arbre et l'écorce. C'est entre l'Arbre de la connaissance du bien et du mal et le péché originel. Onfray s'amuse à nous expliquer qu'ainsi est né la « science », grâce à une femme, notre mère à tous, qui a tenu tête au diktat de son Créateur. Mais voilà que Jean-Marie Salamito, plus espiègle que Michel Onfray, tient à nous apprendre que c'est le contraire qui est vrai. Dieu avait créé la science en ordonnant à son homme, Adam, de nommer tous les animaux ! (Genèse, 2 : 19, sainte exégèse Salamito, p. 93). Qui donc avait déjà compris qu'on trouvait là l'origine de la zoologie ?

 Plus comique encore. Le Jésus des Évangiles n'a aucune existence corporelle, au sens où l'on n'a aucune description de lui ? Voyons donc ! Notre champion de la catéchèse de nous énumérer tous les mots des Évangiles qui décrivent des parties du corps (p. 27-28). Il commence par la tête : Jésus dit qu'il « n'a pas où reposer sa tête » (et de nous donner la référence : Matthieu, 8 : 20). C'est à mourir de rire. Jésus de Nazareth avait une tête, et le pauvre Michel Onfray ne l'avait pas remarqué ! S'il était Québécois, notre savant historien de la Sorbonne, Jean-Marie Salamito, aurait écrit : Onfray a tout à fait tort d'écrire que Jésus n'a dans les Évangiles aucune existence corporelle. Non, Jésus avait deux yeux, et c'est tant mieux, deux oreilles, c'est pareil, avec deux fesses qui se connaissent.

 Mais le sommet de l'humour blanc, pour en finir là où nous avons commencé, se trouve dans la réplique à la supposée affirmation de la non-existence de Jésus. On trouve en effet de nombreuses théories fumeuses qui défendent aujourd'hui la thèse que Jésus de Nazareth n'a jamais existé et qu'il s'agit en fait d'une création des chrétiens et des auteurs des Évangiles. Évidemment, personne ne s'occupe de les détromper. Contrairement à Donald Trump, qui ne croit pas au réchauffement climatique, cela ne porte pas à conséquence, en plus d'être amusant. Or, Jean-Marie Salamito est incapable de faire la preuve de l'évidence, des faits, de la toute simple existence de Jésus de Nazareth. Pour cela seulement, on doit lire son livre.

Références
Louis Cornellier, « Hitler et le christianisme », le Devoir, 21 janvier 2007, p. F6.

——, « Les bobards de Michel Onfray », le Devoir, 5 septembre 2017, p. B6.

Kathleen Harvill-Burton, le Nazisme comme religion : quatre théologiens déchiffrent le code religieux nazi (1932-1945), Québec, Les presses de l'Université Laval, 2006.

Michel Onfray, Traité d'athéologie, Paris, Grasset, 2005.

——. Décadence, vie et mort du judéo-christianisme, Paris, Flammarion, 2017.

Jean-Marie Salamito, Monsieur Onfray au pays des mythes : réponses sur Jésus et le christianisme, Paris, Éditions Salvator, 2017.

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20 réactions à cet article    


  • François Vesin François Vesin 23 novembre 2017 22:40

    Etre athée aujourd’hui nécessite plus que jamais d’avoir

    une appétence spirituelle solidement chevillée au corps !



    • Guy Laflèche Guy Laflèche 24 novembre 2017 16:50

      @François Vesin

      Mille mercis, François Vesin, de cette toute première réaction à mon article. Je ne suis pas du tout sûr, toutefois, qu’un athée puisse avoir une spiritualité. Mais c’est là une question qu’on ne pourrait certainement pas débattre ici. Merci, mercis, donc.


    • JL JL 24 novembre 2017 18:33

      @Guy Laflèche
       
      ’’Je ne suis pas du tout sûr, toutefois, qu’un athée puisse avoir une spiritualité.’’
       
      Ah ? Il y aurait donc deux races d’hommes ?
       
      Il ne tient qu’à vous d’en débatte ici. A moins que vous n’acceptiez de débattre qu’avec des gens qui sont du même avis que vous ?


    • Guy Laflèche Guy Laflèche 24 novembre 2017 20:33

      @JL

      Cher ami, car tel est toujours le cas. Je pense que vous vous méprenez. La question n’est nullement de discuter ou non avec vous, mais de le faire en public, sur une question qui n’a aucun rapport, absolument aucun rapport, avec mon article sur AgoraVox. Mais vous pouvez m’écrire à ce sujet : <guy.lafleche@umontreal.ca>.


    • JL JL 24 novembre 2017 20:42

      @Guy Laflèche
       
      vous avez insulté les athées, vous devez en répondre ici.


    • JL JL 26 novembre 2017 09:48

      @Guy Laflèche,
       
      la démonstration de votre inconséquence m’est plus précieuse que ne le seraient de vagues excuses.
       
      Bonjour chez vous.


    • Guy Laflèche Guy Laflèche 26 novembre 2017 21:08

      @JL

      François Vesin, je suis vraiment désolé. Je m’excuse de vous avoir confondu avec un anonyme JL qu’on lit ci-dessus. Je ne sais pas si je puis utiliser le mot « enquiquineur » sur AgoraVox ? Bon, d’accord, je le retire. Je serais très heureux de vous lire à nouveau soit sur AgoraVox, soit à l’adresse personnelle que je vous ai donnée ci-dessus, en croyant m’adresser à vous. Bien cordialement, __gl>-


    • Jonas 24 novembre 2017 10:52

      « Hitler s’est servi des Églises, notamment de l’Église catholique, pour asseoir son pouvoir »

      Hitler luttait conte le christianisme, dans « Mein Kampf », il écrit :
      « Le christianisme non plus n’a pas pu se contenter d’élever ses propres autels, il lui fallait procéder à la destruction des autels païens. Seule, cette intolérance fanatique devait créer la foi apodictique ; elle en était une condition première absolue. »
      [...]
      « Chacun peut aujourd’hui constater à regret que, dans le monde antique, beaucoup plus libre que le nôtre, le christianisme a introduit avec lui la première terreur spirituelle ; mais il ne peut rien au fait que, depuis cette époque, le monde vit sous le signe et sous la domination de cette contrainte. Et on ne brise la contrainte que par la contrainte, la terreur par la terreur. C’est alors seulement que l’on peut instituer un nouveau régime. »
      « Mein Kampf » - Adolf Hitler - p236
      http://tybbot.free.fr/Tybbow/Livres/Hitler/Mein%20Kampf%20(1926).pdf

      Adolf Hitler a ordonné le saccage et la fermeture des écoles catholiques et la persécution des catholiques en Allemagne suite à la publication du texte de l’encyclique : « Mit brennender Sorge » (avec une brûlante inquiétude ») du Pape Pie XI contre le régime nazi.
      Par exemple, de 1938 à 1945, 2 720 prêtres, religieux et séminaristes catholiques sont déportés dans le camp de concentration de Dachau. Près de la moitié y mourront de froid ou de faim. Le camp de concentration de Dachau reste encore aujourd’hui, le plus grand cimetière de prêtres catholiques.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Mit_brennender_Sorge
      http://www.amazon.fr/La-baraque-pr%C3%AAtres-Dachau-1938-1945/dp/B00MF8NZO8


      • Alren Alren 24 novembre 2017 17:20

        @Jonas

        À choisir entre le communisme athée et le nazisme permettant le culte catholique en Allemagne, Pie XII, nonce apostolique dans l’Allemagne nazie avant son élection en mars 1939, optait évidemment pour le nazisme, même s’il lui préférait le fascisme de Mussolini et surtout celui de Franco qui faisait du clergé catholique l’outil privilégié de sa dictature sur le peuple espagnol.

        Pape pendant la guerre, jamais il n’a protesté contre l’extermination systématique des Juifs, alléguant que cela mettrait en danger les catholiques allemands. Or ceux-ci étaient en nombre suffisant dans l’armée allemande et dans la Bavière de Nuremberg, pour qu’une persécution de représailles soit impossible.

        Les prêtres et prélats déportés à Dachau le furent non comme catholiques mais comme opposants au Reich et la plupart d’entre eux étaient de la race inférieure slave, des Polonais.

        Les écoles confessionnelles furent fermées car le nazisme exigeait que les enfants allemands reçoivent l’enseignement national-socialiste, obligatoire dans les écoles publiques, complété par les formation de la Hitler Jugend et pour l’élite dans les internats nommés "Nationalpolitischen Erziehungsanstalten (officiellement NPEA, désignées également sous l’acronyme Napola pour NAtionalPOlitische LehrAnstalt" (Wikipedia).

        Évidemment en 1944, quand il fut évident que Hitler serait vaincu après Mussolini, l’attitude de l’Église envers les Juifs changea, tout comme celle de Salazar au Portugal, et quelques Juifs durent la vie à l’Église, après que de nombreux prêtres en aient sauvé secrètement de leur initiative personnelle.

        Après la guerre, le Vatican fournit de nombreux passeports à des nazis allemands ou étrangers fuyant en Amérique latine où un certain nombre deviendront tortionnaires au service des dictatures soutenues par la CIA, beaucoup étant cachés dans des couvents avant leur exfiltration.

        Le Christ n’a jamais existé pour la bonne raison que les Romains ne crucifiaient que ceux qui avaient mis en danger l’Empire romain ou assassiné un dignitaire romain.

        Les autres, non-esclaves étaient pendus ou tués d’un coup d’épée dans le cœur.

        D’autre part les gouverneurs romains des provinces conquises ne demandaient pas leur avis aux populations soumises pour prononcer leur sentence !

        Enfin Flavius Joseph, historien juif de l’époque ne mentionne nulle part la présence d’un homme ayant eu une telle influence en Palestine. En revanche, beaucoup de prédicateurs de la secte des Esséniens annonçaient la délivrance du peuple juif s’il adoptait une vie austère.


      • Guy Laflèche Guy Laflèche 24 novembre 2017 17:31

        @Jonas

        Jonas, vous êtes manifestement bien plus savant que moi sur les questions d’histoire religieuse dans l’Allemagne nazi. Je dois donc vous remercier pour les précisions qu’apportent vos deux messages, à commencer par celui-ci. Toutefois, si je départage les deux parties de votre message, je constate d’abord que les citations de Mein Kampf que vous donnez ne me paraissent pas du tout négatives et se situent au contraire dans la perspective de la présentation du Traité de Michel Onfray : à les relire, je crois comprendre qu’Hitler est plutôt admiratif. Contrairement à ce que j’ai écrit, Onfray (p. 226) ne cite pas Mein Kampf (sauf pour le fragment : « Adolf Hitler invite à « prendre des leçons de l’Église catholique » », p. 457, mais aussi p. 118, 119, 120) : il énumère une série d’idées ou de propositions où Hitler expose son admiration pour le christianisme, notamment l’efficacité du catholicisme.

        En ce qui concerne les faits exposés dans la seconde partie de votre réaction, il n’est pas nécessaire que je vous donne raison ! C’est vous le savant sur la question. En revanche, peut-être m’accorderez-vous que l’action politique du national-socialisme en matière de religion n’a pas été, à l’inverse de l’URSS, de détruire les christianismes, mais bien au contraire de les utiliser à ses propres fins. D’où les atroces persécutions que vous énumérez avec raison. On le voit très bien, me semble-t-il, aux textes d’Hitler et aux documents nazis cités par Kathleen Harvill-Burton dans sa thèse (c’est ma source sur cette question, car je n’ai fait ni thèse ni études comme elle sur ce sujet). Je vais réagir maintenant à votre seconde réaction, car vous êtes de bonne pédagogie : une question à la fois !


      • Guy Laflèche Guy Laflèche 24 novembre 2017 21:43

        @Alren

        Vous redites ce que Michel Onfray explique des compromissions de l’Église de Pie XII. Ou plutôt, vous exposez les faits que vous connaissez très bien.

        En revanche, je trouve surprenant de votre part une affirmation catégorique qui contredit pas moins de deux siècles de tradition orale, affirmation qui repose sur un principe abstrait donné comme une preuve : « Le Christ n’a jamais existé pour la bonne raison que les Romains ne crucifiaient que ceux qui avaient mis en danger l’Empire romain ou assassiné un dignitaire romain ». « Le Christ n’a jamais existé pour la bonne raison... »­. Non, cela ne me paraît pas une « bonne raison ».

        La condamnation et l’exécution de Jésus de Nazareth sont trop bien exposées par le quatrième Évangile, qui double les trois premiers, pour qu’il s’agisse d’une affabulation. D’autant que le tout repose sur une tradition orale très précise de pas moins d’un siècle, un siècle et demi, deux siècle. On n’invente pas une histoire comme cela, ce n’est pas possible.

        Votre argument est trop théorique pour être recevable. Cela dit, votre intervention est pour moi très intéressante : de savante et intéressante personne peuvent mettre en cause l’existence de ce fameux Jésus. Même pour une mauvaise petite raison
        .

        Mais, mon Dieu ! (je fais appel à Lui), comme on est loin de l’objet de mon article.


      • Jonas 24 novembre 2017 11:21

        « Malheureusement, elle ajoute à cela l’oeuvre d’un ridicule « penseur » de bien petite envergure, Alfred Rosenberg. Certes, Hitler s’est servi de son « ami » au début de sa carrière politique, mais il n’a jamais partagé et surtout pas exprimé ses délires religieux. »

        C’est faux. Rosenberg est un important théoricien du nazisme, un des premiers compagnons de route de Hitler dès le début des années 1920, (Hitler le nomme d’ailleurs chef du parti nazi pendant sa détention en prison 1923-24) et il est indéniable que sa doctrine religieuse racialiste, fondée sur l’odre de Thullé exposée plus tard dans son livre « le myhe du XXème siècle » (1930) a influencé Hitler, puisqu’on la retrouve dans « Mein Kampf » :
        « La nature y pourvoit en soumettant les faibles à des conditions d’existence rigoureuses qui limitent leur nombre ; elle ne permet qu’à des survivants choisis de se reproduire ; elle opère alors une nouvelle et rigoureuse sélection en prenant pour critérium la force et la santé. Si elle ne souhaite pas que les individus faibles s’accouplent avec les forts, elle veut encore moins qu’une race supérieure se mélange avec une inférieure, car, dans ce cas, la tâche qu’elle a entreprise depuis des milliers de siècles pour faire progresser l’humanité serait rendue vaine d’un seul coup.
        La connaissance que nous avons de l’histoire fournit d’innombrables preuves de cette loi. L’histoire établit avec une effroyable évidence que, lorsque l’Aryen a mélangé son sang avec celui de peuples inférieurs, le résultat de ce métissage a été la ruine du peuple civilisateur. »

        [...]
        « En résumé, le résultat de tout croisement de races est toujours le suivant :
        a) Abaissement du niveau de la race supérieure.
        b) Régression physique et intellectuelle et, par suite, apparition d’une sorte de consomption dont les progrès sont lents mais inévitables. Amener un tel processus n’est pas autre chose que pécher contre la volonté de l’Eternel, notre Créateur. »

        « Mein Kampf » - Adolf Hitler - p149-150


        • Guy Laflèche Guy Laflèche 24 novembre 2017 18:18

          @Jonas

          Je vais encore vous remercier de votre réaction, Jonas, mais ce ne sera pas pour admettre que j’ai tort de présenter, avec Onfray (Traité, p. 224), Rosenberg comme un penseur de petite envergure (c’est moi qui le dis, après ma lecture des textes aussi insignifiants que délirants cités de lui longuement par Kathleen Harvill-Burton, textes que vous devez connaître mieux que moi, notamment son Mythe du XXe siècle que vous désignez). Or, l’important n’est pas là, mais dans la seconde phrase de moi que vous citez.

          Il ne fait absolument aucun doute que Rosenberg et Hitler partageaient exactement la même pensée raciste. Les extraits que vous proposez peuvent en être l’illustration. En revanche, je suis bien certain que vous ne trouverez nulle part dans Mein Kampf, ni dans aucun document du national-socialisme, rien qui reprenne la pensée religieuse de Rosenberg. Je le sais de science certaine, car autrement il ne fait aucun doute que K. Harvill-Burton en ferait explicitement état, puisque c’est justement le sujet qu’elle s’est donné (et, qui, par conséquent est inexact à sa face même, ce qui est naturel, comme je l’ai écrit, car elle se laisse entraîner par les analyses du jésuite Gaston Fessard, qui le prenait pour acquis)

          En ce qui concerne la personne même d’Alfred Rosenberg, je connais quelques faits que vous ne pourrez mettre en doute, je crois. Oui, Hitler l’a nommé chef du parti nazi durant son emprisonnement : il ne pouvait pas trouver mieux pour occuper le poste « à sa place ». Vous le présentez comme un « compagnon de route » : Hitler l’a plutôt utilisé, je crois. Et d’ailleurs, dès qu’il sera en mesure d’exposer ses fameuses idées religieuses de manière trop tapageuse, Hitler (qui savait jusqu’où ne pas aller dans sa folie pour garder le pouvoir) l’écartera sans ménagement. Mais non, je ne suis pas un savant historien ! J’ai lu tout cela dans la thèse de Kathleen Harvill-Burton qui décrit de près son personnage.

          Cela dit, il est bien possible que vous ayez parfaitement raison, mais pour le démontrer, il vous faut trouver des textes d’Hitler ou des documents du national-socialisme qui reprennent précisément (et si possible textuellement et nommément) la pensée religieuse de Rosenberg. Bonne chance ! (car vous ne trouverez probablement rien d’autre que les deux mots que je cite... de la 24e des 25 propositions du projet de national-socialisme de 1920). Mais d’ici là, votre intervention m’aura permis de préciser les limites de mes affirmations qui reposent sur un ouvrage assez confidentiel, la thèse de K. Harvill-Burton.


        • Jonas 24 novembre 2017 23:20

          @Guy Laflèche « En revanche, je suis bien certain que vous ne trouverez nulle part dans Mein Kampf, ni dans aucun document du national-socialisme, rien qui reprenne la pensée religieuse de Rosenberg. »

          Mais enfin, j’ai publié juste au-dessus des extraits de « Mein Kampf », reprenant la doctrine religieuse de Rosenberg, qui découle de l’ordre de Thulé, vous voulez quoi de plus ?

          L’idéologie de l’ordre de Thulé est fondée sur la croyance religieuse en l’existence de surhommes et d’une race humaine supérieure : les Aryens qui auraient vu le jour dans l’hypothétique Hyperborée, centre magique des peuples germaniques. L’aryen est dit d’une race humaine d’origine divine, tandis que le juif est considéré être un sous-homme.

          « L’Aryen est le Prométhée de l’humanité ; l’étincelle divine du génie a de tout temps jailli de son front lumineux ; il a toujours allumé à nouveau ce feu qui, sous la forme de la connaissance, éclairait la nuit recouvrant les mystères obstinément muets et montrait ainsi à l’homme le chemin qu’il devait gravir pour devenir le maître des autres êtres vivant sur cette terre. »
          Mein Kampf - Adolf Hitler - p151

          « Le mythe du soleil de tous les Aryens n’est pas seulement « spirituel », mais il implique les lois de la vie, celles du cosmos et de la nature. C’est pourquoi prendre position contre lui au nom d’une « unité instinctive », même avec un regard nostalgique vers le Proche-Orient, signifie retomber dans des conditions de chaos racial et psychique, semblables à celles qui fermentèrent si funestement dans la Rome du Bas -Empire. »
          Le mythe du XXème siècle - Alfred Rosenberg - p53


        • Jonas 24 novembre 2017 11:31

          "la véritable histoire sainte, celle de l’Église, sera pour l’essentiel, une suite de crimes contre l’humanité : croisades, inquisitions et guerres saintes, où l’Église s’agenouille devant les tyrans, les fascistes et les dictateurs.« 

          Le royaume terrestre ne peut être sans péché, comme l’explique Jésus Christ dans les Évangiles, il ne sera jamais parfait.
          L’état français a été construit intégralement pendant plusieurs siècles par des rois très chrétiens catholiques (Clovis, Charles Martel, Charlemagne, Philippe le Bel, Philippe Auguste, Saint Louis, Charles VII, Louis XI, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI...), en rassemblant patiemment et méticuleusement les provinces, les régions et en luttant contre les hérésies destructrices de l’unité de la nation catholique (catharisme, protestantisme, invasions islamiques, etc...).
          Toutes les institutions françaises, hôpitaux, associations caritatives, écoles, universités, cathédrales,... ont été pensés, structurés et édifiés sous la France catholique.
          Pourquoi croyez-vous qu’il y ait une croix catholique au sommet de l’université de la Sorbonne, et sur le dôme du Panthéon ?
          S’il n’y avait pas de christianisme, il n’y aurait jamais eu de France,  »fille aînée de l’Église".


          • Guy Laflèche Guy Laflèche 24 novembre 2017 20:55

            @Jonas

            Jonas ! que se passe-t-il ? Je suis très surpris de trouver de vous cette troisième réaction à mon article. N’est-il pas évident que les chrétiens, le christianisme, de très nombreuses institutions catholiques (mais également protestantes, s’agissant de la France) ont contribué à l’essor social dans de nombreux pays, comme la France ?

            Malheureusement, le pouvoir n’a jamais été de ce côté de la chrétienté. Et c’est ce que raconte Décadence. Onfray caricature ? Bien sûr. Une histoire (polémique) de notre civilisation (juive, chrétienne et musulmane) de 2000 ans de 650 pages seulement ne fera pas dans la nuance.

            Autant j’étais content de vos deux premiers messages, autant je suis déçu de votre troisième.


          • Jonas 24 novembre 2017 23:32

            @Guy Laflèche "N’est-il pas évident que les chrétiens, le christianisme, de très nombreuses institutions catholiques (mais également protestantes, s’agissant de la France) ont contribué à l’essor social dans de nombreux pays, comme la France ?« 

            Bon alors, vous voyez que bien que l’Église n’est pas si tyrannique finalement ! smiley

            --------------------------------
             »Malheureusement, le pouvoir n’a jamais été de ce côté de la chrétienté. "

            Le christianisme sépare le pouvoir royal (temporel) du pouvoir papal (spirituel).
            Les rois n’ont pas toujours respecté les principes moraux du christianisme, et certains papes ont pu également dévier de l’enseignement de la Parole du Christ.
            Mais dans l’ensemble, si on regarde le bilan à la fin du XVIIIème siècle de ce fonctionnement, on ne peut pas dire au regard des création des diverses institutions, de l’architecture, de la littérature, de la philosophie, de la science... qu’il ait été mauvais,


          • Jonas 24 novembre 2017 12:13

            "sa thèse consistant à montrer l’évidence, le fait indéniable que Jésus de Nazareth n’a absolument aucune « existence historique ».« 

            Pourtant, plusieurs textes de l’époque du Christ ou postérieurs de quelques décennies, rapportent son existence, pas forcément toujours en termes élogieux (ils voyaient dans cette nouvelle doctrine, un danger) : Suétone, Tacite, Flavius Josèphe, Pline le Jeune, Lucien de Samosate, Celse...

             »Mais aucun moyen humain, ni les largesses du prince, ni les cérémonies pour apaiser les dieux ne faisaient céder l’opinion infamante d’après laquelle l’incendie avait été ordonné [par Néron]. En conséquence, pour étouffer la rumeur, Néron produisit comme inculpés et livra aux tourments les plus raffinés des gens, détestés pour leurs turpitudes, que la foule appelait « chrétiens ». Ce nom leur vient de Christ, que, sous le principat de Tibère, le procurateur Ponce Pilate avait livré au supplice ; réprimée sur le moment cette exécrable superstition faisait de nouveau irruption, non seulement en Judée, berceau du mal, mais encore à Rome, où tout ce qu’il y a d’affreux ou de honteux dans le monde converge et se répand. On commença donc par poursuivre ceux qui avouaient, puis, sur leur dénonciation, une multitude immense, et ils furent reconnus coupables, moins du crime d’incendie qu’en raison de leur haine pour le genre humain.
            A leur exécution on ajouta des dérisions, en les couvrant de peaux de bêtes pour qu’ils périssent sous la morsure des chiens, ou en les attachant à des croix, pour que,  après la chute du jour, utilisés comme des torches nocturnes, ils fussent consumés. Néron avait offert ses jardins pour ce spectacle, et il donnait des jeux de cirque, se mêlant à la plèbe en tenue d’aurige, ou debout sur un char. Aussi, bien que ces hommes fussent coupables et eussent mérité les dernières rigueurs, soulevaient-ils la compassion, à la pensée que ce n’était pas dans l’intérêt, mais à la cruauté d’un seul qu’ils étaient sacrifiés"

            Tacite - Annales XV 44


            • Guy Laflèche Guy Laflèche 24 novembre 2017 21:13

              @Jonas

              Savant Jonas, vous devez être plus savant encore. Vous écrivez : « Pourtant, plusieurs textes de l’époque du Christ ou postérieurs de quelques décennies, rapportent son existence... ».

              Vous devez donner les dates de publication des textes et les références précises, avec la preuve que la source ne peut pas être chrétienne, évidemment.

              Il n’existe aucun document de l’époque de Jésus de Nazareth sur lui. Et pour les décennies, vous devez compter... des siècles. Attention : qu’il soit question de la secte fondée par Jésus et ses nombreuses écoles, cela ne compte pas. Il n’existe aucun, aucun, document sur Jésus de Nazareth qui ne soit pas de source chrétienne.

              Misère ! Rien de cela n’a de rapport avec le sujet de mon article : Louis Cornellier peut-il impunément insulter Michel Onfray, traitant ses ouvrages d’âneries et de bobards ? On n’aurait jamais le droit de faire cela sur AgoraVox. Lui, il peut le faire dans le Devoir, sans réplique possible.


            • Jonas 24 novembre 2017 23:40

              « Il n’existe aucun document de l’époque de Jésus de Nazareth sur lui. Et pour les décennies, vous devez compter... des siècles. »

              Les historiens non chrétiens Tacite et Flavius Josèphe qui relatent l’existence de Jésus dans leurs écrits sont nés peu de temps après la mort et la Résurrection du Christ.
              Pline le Jeune est né 30 ans après la disparition de Jésus.
              L’historiographe Suétone est né vers 70, toujours dans le siècle du Christ.

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