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Accueil du site > Tribune Libre > Les débuts du parachutisme militaire français (1915-1946)

Les débuts du parachutisme militaire français (1915-1946)

Le premier saut militaire français fut accompli par Constant Duclos le 17 novembre 1915 à partir d'un ballon et d'une altitude 1.000 mètres avec un parachute Bonnet (85 m2). Ce fusilier-marin allait effectuer 23 sauts afin de démontrer aux aérostiers et aux observateurs aériens la fiabilité du parachute. Au mois de septembre 1918, le commandant Evrard « arrache » à l'État-major la création d'une équipe de 8 parachutistes pour faire sauter une ligne de chemin de fer et des centrales électriques dans la vallée de la Meuse. La fin du conflit va rendre cette mission caduque. La Première Guerre mondiale terminée, le parachute a sauvé la vie à plus d'une centaine d'aérostiers ! Si le premier saut en parachute à partir d'un aéroplane en vol a eu lieu le 1 mars 1913 à Saint-Louis (Missouri) d'une altitude de 500 m, capitaine Albert Berry, les pilotes de la Grande Guerre n'en furent jamais équipés !

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Le 10 juin 1929, un sous-officier appartenant au 33° Régiment d'aviation saute lors d'une fête aérienne à Mayence en présence des troupes alliées. L'année suivante, un stick d'une dizaine de parachutistes est largué derrière le dispositif ennemi au cours des grandes manœuvres, mais l'État-major français ne croît guère aux possibilités de cette nouvelle technique aéroportée. En 1935, la France n'excluant pas la possibilité d'un nouveau conflit avec l'Allemagne, l'État-major expédie trois officiers en URSS dans le cadre d'un rapprochement Franco-Soviétique avec pour mission d’étudier le parachutisme militaire soviétique appliqué au sauvetage individuel des aviateurs en difficultés. Pour en être breveté, il faut accomplir 12 sauts, le premier en ouverture automatique (OA), les huit suivants en ouverture commandée (OC) et les trois derniers en ouverture retardée (OR) de 3", 5" et 8 secondes.

Le capitaine Geille est chargé le 12 septembre 1935 de créer le Centre d'Instruction de Parachutisme. Selon la directive du ministre de l'Air : « il s'agit de former les futurs cadres qui seront ensuite chargés de l'instruction du personnel naviguant ». Fin 1935, une centaine de stagiaires provenant pour partie de l'armée de l'Air et de l'Aéronavale est rassemblée à Avignon-Pugaut. Le Centre dispose de deux appareils, un Lioré & Olivier 20 et un Potez 25, les « pépins » sont des Irvin type X (à voile d'abord de 58 m2, vitesse de descente 7 m/s) qui ont subi une série d'essais au Service technique de l'aéronautique à Garches. Le 20 mars 1936 douze élèves sont brevetés moniteurs.

En octobre 1936, le ministre Pierre Cot signe le décret officialisant la formation d'unités parachutistes, les Groupes d'Infanterie de l'Air. Les GIA sont : « destinés à transporter par avion et à débarquer par parachute en territoire ennemi des détachements d'infanterie ». Le premier stage, d'une durée de trois mois, regroupe une trentaine d'hommes qui va former l'ossature de l'instruction. Le brevet N°1 fut remis début février 1937. Pour être breveté parachutiste, il faut accomplir douze sauts d'une altitude de 600 mètres. Au mois d'avril, la promotion suivante saute d'un Potez 650, un aéronef capable d'emporter 16 « paras ». Lors de la fête de l'air à Villacoublay, les visiteurs sont stupéfiés, quarante parachutistes semblent « flotter » dans le ciel !

Au cours des grandes manœuvres de l'été 1937, deux cents parachutistes s'emparent du pont Mirabeau et quelques semaines plus tard d'un poste de commandement divisionnaire et à en capturer le général et son état-major. La France dispose alors du 601° GIA créé le 1 avril 1937 à Reins et du 602° en Algérie. L'URSS dispose elle de 36.000 parachutistes regroupés en unités de 500 hommes, les instructeurs sont formés à Touchino, les Allemands disposent eux du 1er régiment de fallschimjager qui sera bientôt suivi d'une division de chasseurs parachutistes. En 1938, un Français, le sergent-chef Fritz, enchaîne 12 sauts en 1h35 et le commandant Geille accompli un saut d'une altitude de 35 mètres avec un parachute à voile d'abord (suspentes d'abord = avion rapide).

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, l'arme parachutiste n'est pas opérationnelle. Les parachutistes vont constituer quatre Groupes Francs et se battre dans les Vosges aux côtés des Chasseurs Alpins. Les deux GIA sont dissous par Vichy. Le 25 juin, le capitaine Bergé qui a réussi à s'évader et à rejoindre Londres, demande audience au général de Gaulle. Il est convaincu de la nécessité de la création d'une unité parachutiste de la France Libre. Reçu par Passy au mois de juillet, celui-ci lui demande de rédiger une note de synthèse. Il s’agit de créer une compagnie parachutiste rattachée à l'armée de l'Air et orientée vers deux types d'activités, les missions individuelles destinées à la recherche du renseignement et les missions collectives avec des coups de main sur les arrières de l'adversaire en territoire occupé. Après lecture du mémorandum, le général de Gaulle donne son accord. Le 15 septembre 40, la 1° compagnie d'Infanterie de l'Air de la France Libre est portée sur les fonds baptismaux, elle est composée de deux officiers, quatre sous-officiers et de vingt hommes du rang.

Le premier agent français est largué dans les environs de Fontainebleau au clair de lune dans la nuit du 20 au 21 octobre 1940 afin d'évaluer la possibilité de l'implantation d'un réseau. Le mois suivant, la compagnie rejoint le centre parachutiste de Rinway pour y suivre un stage d’une durée de deux semaines. Pour en recevoir le brevet, il faut accomplir six sauts en ouverture automatique, le premier s'effectuant par la trappe d'un bombardier Whitley. Autre particularité, le parachutiste n'emporte pas de ventral (parachute de secours) ! Les premiers volontaires français reçoivent leur brevet britannique à Noël.

Dans la nuit du 16 mars 1941, cinq parachutistes de la France Libre sautent au-dessus de la Bretagne occupée. La mission « Savanna » consiste à attaquer, par surprise, un car circulant sur la route de Vanne en direction de l'aéroport de Meuçon avec à son bord des observateurs de l'armée allemande. Ces observateurs sont tous des spécialistes de la navigation aérienne de nuit, ils sont chargés de tracer la route aux bombardiers qui ensuite déchargeaient leurs cargaisons de bombes incendiaires sur Londres ! Suite à une erreur de largage, l'équipe se retrouve à une dizaine de kilomètres de la Dropping Zone (zone de saut) prévue ! Après 72 heures de surveillance, les hommes qui transportent chacun 10 kilos d'explosif doivent se rendre à l'évidence, l'autocar n'emprunte pas ce tronçon d'itinéraire. Ils ignoraient alors que le renseignement de l'Intelligence Service datait du mois de janvier et il était pé-ri-mé !

L'agent largué en territoire occupé est vêtu d’une combinaison de saut et emporte : des faux papiers d'identité - une dague commando - des rations - une lampe torche - une trousse de premiers secours - une carte d'évasion - ainsi qu'une minuscule boussole. Parvenu à proximité de la DZ, l'agent s'assoit au bord du puits de largage, les jambes dans le vide, et au signal lumineux se laissait glisser hors de l'appareil d'une hauteur d'environ 500 pieds (environ 150 mètres). Pas question en opération pour le largueur de « balancer » un mannequin dériveur qui permet d'estimer le point de largage ou point théorique d'ouverture. Le Siki ou Sikki et sur lequel beaucoup de passionnés s'interrogent..., est apparu dans les années vingt au Service Technique d'Aéronautique lors des tests du parachute de la société Blanquier. Pour s'affranchir du Sikki, on calcule la longueur de la DZ avec la formule D = R.T : D correspond à la distance en mètres - R à un rapport liée à la vitesse de l'avion (V. 0.51) - T la durée. Supposons que la mission consiste à larguer un stick de 12 parachutistes à partir d'un appareil volant à 110 nœuds (185 km/h). Sachant qu'il faut 6 secondes pour que les 12 parachutistes quittent l'avion, la DZ devra avoir une distance de 336 mètres (110 nœuds x 0.51 x 6) à laquelle on ajoute par mesure de sécurité, 100 mètres à chaque extrémité de la DZ.

Lors de sa descente, le parachute subit la force du vent, d'où une dérive latérale. La vitesse du vent ne doit par ailleurs pas dépasser certaines limites, en temps de paix et selon qu'il s'agit d'un saut sur terre, sur mer, ou d'une charge, la vitesse maximum au sol varie de 13 à 17 nœuds (30 en altitude). Il faut donc prendre en compte l'influence du vent : D = K.A.V, ou K correspond au coefficient de finesse de la voile (parachute), il vaut environ 4 pour un parachute standard (il peut atteindre 10 pour les voiles à caissons) - A est l'altitude en pieds - V la vitesse du vent en nœuds (1.852 m). Prenons les valeurs suivantes : vitesse du vent 10 nœuds et altitude de 800 pieds (D est égal à 328 mètres 4 x 8 x 10), si le vent souffle du sud-est, un premier point est tracé dans cet axe et à une distance de 328 m.

« Le stage qui dure 2 ou 3 semaines en 1940-41 pour effectuer 6 sauts, sera réduit à une semaine et à quatre sauts dont un à partir de ballon et un saut de nuit » (Franck Lambert). Au mois de juillet 41, la compagnie est divisée en deux pelotons, vingt-cinq parachutistes partent pour Exbury y suivre un stage d'agent de renseignement avant leur affectation au BCRAM dirigé par le colonel Passy. Le second peloton qui a reçu une instruction commando va donner naissance à la 1° compagnie de chasseurs parachutistes de la France Libre et rejoindre le Special Air Service en Égypte en fin d'année. Le French SAS va détruire 38 avions en Cyrenaïque et participer à un raid contre l'aéroport d'El-Alamein en juillet 42. Dans la poche d'André Zirnheld, un parachutistes de la France Libre tué au combat en Lybie, un texte, celui-ci va devenir « la Prière du parachutiste ».

La capacité à ravitailler une armée combattante en vivres, munitions et équipement reste un élément essentiel logistique, une division par exemple, a besoin de plusieurs milliers de tonnes/jour ! Lors du premier trimestre 1942, les forces allemandes sont bloquées par l'Armée rouge près de Kholm par une température de - 30°C ! Pendant près de trois mois, des Junkers vont leur aérolarguer des vivres, des munitions et des médicaments indispensables à la poursuite des combats. Les premiers ravitaillements parachutés franco-anglais eurent lieu sur la Somme et la Marne au cœur de l'été 1918.

Lors du débarquement en Normandie, les parachutistes de la 1° Armée aéroportée alliée, la plus grande formation de l'histoire, s'emparent des points névralgiques (les Allemands furent les premiers à utiliser les troupes aéroportées massivement au mois de mai 1940 lors de l'invasion des Pays Bas. Celui en Crête fut un échec, Hitler déclara : « l'ère des troupes aéroportées est terminée  »). La guerre terminée, les parachutistes sont rattachés à l'armée de Terre, l'École des Troupes Aéroportée (ETAP) ouvre ses portes en 1946 dans la région de Pau. Le Brevet Militaire Parachutiste (une qualification Interarmées) est créé le 1 juin. Le général De Lattre impose en 1947 le béret amarante « couché » à gauche, la légion reste fidèle au béret vert ainsi que les commandos marines, mais « couché » à droite (à la britannique) pour ces derniers. Une base de données contenant 600.000 dossiers d'agents de la FL, de résistants et internés est disponible : https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/base_resistants/index.php.&nbsp ;

NdA : certaines précisions varient selon les auteurs, les sources et les époques... J’ai pris cependant le parti, comme d'habitude, de les maintenir non pour faire œuvre d’historien, ce que je suis pas, mais uniquement servir de jalons ou de repères.

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16 réactions à cet article    


  • hans-de-lunéville 1er novembre 12:03

    fallait être vraiment « couillu » merci de cette information


    • San Jose 1er novembre 12:46

      Pas né assez tôt pour connaître cette époque, je n’ai de saut militaire que pratiqué voici quarante-cinq ans dans la section militaire de parachutisme sportif d’une base aérienne. Saut sportif veut dire qu’on sautait dans un centre civil aux frais de l’armée, en faisant donc vite de la chute libre et non pas éternellement du saut de troupe parachutiste en automatique à 400 mètres. J’étais appelé et me suis porté volontaire ; j’ai été à peu près le seul deuxième classe sur 300 de la base. Une poignée d’autres passait, faisait de rares sauts et disparaissait. J’en ai fait cinquante sur les six derniers mois du service.

      .

      J’ai ainsi perdu les six premiers mois, perdus à vouloir être incorporé dans la section de vol à voile. Hélas, on m’a répondu que quoique je fusse breveté pilote privé second degré avion et planeur, titulaire de 200 heures, ma myopie admise en civil ne me permettait pas selon les critères militaires de piloter les Bijave et autres Fauconnet comme militaire. Cocasse...

      .

      Pour les engagés membres de la section parachutiste, il y avait une petite gratification pour la retraite sous forme de quelques jours supplémentaires octroyés pour services aériens (un para sportif connaissant la chute libre étant, m’affirmait-on, susceptible en cas de conflit de se muer en membre d’un commando). 


      • Houp@ Houp@ 1er novembre 14:15

        Bonjour,
        merci pour ces informations. Et si vous avez des sources, je suis preneur.

        J’ai noté ceci entre autre :
        « Supposons que la mission consiste à larguer un stick de 12 parachutistes à partir d’un appareil volant à 110 nœuds (185 km/h). Sachant qu’il faut 6 secondes pour que les 12 parachutistes quittent l’avion, la DZ devra avoir une distance de 336 mètres (110 nœuds x 0.51 x 6) à laquelle on ajoute par mesure de sécurité, 100 mètres à chaque extrémité de la DZ. »

        110 kts équivalent à 204 km/h et non à 185 km/h
        En 6 secondes un avion volant à 204 km/h parcourt sans vents une distance de 340 mètres. Pour s’assurer que les parachutistes ne sont pas éparpillés dans la nature les avions de largage ont donc intérêt à opérer à basse vitesse.

        « K correspond au coefficient de finesse de la voile (parachute), il vaut environ 4 pour un parachute standard (il peut atteindre 10 pour les voiles à caissons) »

        La finesse (rapport de la portance sur la trainée) exprime la distance horizontale que peut parcourir sous voile un parachutiste en fonction de sa hauteur de départ. C’est aussi le rapport de la vitesse horizontale du parachute sur sa vitesse verticale.

        Ainsi :

        Les parachutes hémisphériques ont une finesse inférieure à 1.

        Les parachutes récents de type aile (les « voiles à caissons ») ont une finesse de 2 environ

        Les parapentes ont une finesse de 10 environ.

        Les planeurs performants ont une finesse de 50 environ.

        Une finesse de 4 comme évoquée dans l’article signifierait que le parachute lâché à 328 mètres de hauteur va parcourir (sans vent) une distance sous voile de 328 X 4 = 1312 mètres. Ce qui provoquerait une dissémination des voiles à l’atterrissage, alors que dans ce genre d’opération

        l’objectif est plutôt de les regrouper.


        • Desmaretz Gérard Desmaretz Gérard 1er novembre 15:07

          @Houp@
          Bjr, le TAP 660 n’offrait aucun coefficient de finesse, il fallait favoriser la réarticulation de l’unité au sol, et non sa dispersion, surtout avec 3 lâchés successifs (OA) sur la même DZ ! Le TAP 656 à fente (tuyère) apparu années soixante-dix a apporté une amélioration pour sauts régions chaudes (courants ascendants). Sources... 
           


        • marmor 1er novembre 14:54

          , la légion reste fidèle au béret vert ainsi que les commandos marines, mais « couché » à droite .

          Ceci est faux, le béret vert de la légion est « couché » à gauche, comme les paras.


          • Desmaretz Gérard Desmaretz Gérard 1er novembre 15:17

            bjr, relire bien la phrase, couché à droite pour ces derniers, donc les commandos marines, gauche pour REP. 


          • marmor 1er novembre 15:31

            Le général De Lattre impose en 1947 le béret amarante « couché » à gauche, la légion reste fidèle au béret vert ainsi que les commandos marines, mais « couché » à droite (à la britannique) pour ces derniers.

            Je sais lire, Monsieur, la légion et les commandos marines ( issus des RPIMA ) donc des paras, portent le béret couché à gauche, comme toutes les corps de l’armée française . Merci de me donner une source (visuelle) d’un commando marine de l’armée française avec le béret porté à l’anglaise !!


            • kimonovert 1er novembre 18:55

              @marmor Vous confondez les parachutistes qui font partie de l’Infanterie de l’Armée de terre, dont les Parachutistes d’Infanterie de Marine PIMa et les parachutistes des fusiliers marins commandos qui font partie de la Marine...Les PIMa sont connus comme la Colo (niale), du temps de l’empire colonial, ils intervenaient hors métropole. Ils ont le béret amarante... Les commandos Marine sont des spécialistes au sein des Fusiliers marins, ils ne sont pas nommés en Régiment mais en Commando tel Hubert, De Penfentenyo, etc. Ils ont le béret vert porté à l’anglaise...et sont issus du célèbre commando Kieffer qui débarqua à Ouistreham le 6 juin 1944 ! Un p’tit lien pour bien s’informer : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Liste_d’unités_parachutistes_françaises



            • marmor 1er novembre 23:52

              @kimonovert
              Exact, j’avais oublié …..


            • kimonovert 2 novembre 00:12

              @marmor

              Peut être ! Mais l’auteur aurait fait un meilleur papier en vous expliquant tout cela et beaucoup d’autres choses...


            • marmor 2 novembre 12:19

              @kimonovert
              En matière de troupes aéroportées, je pense que j’en sais plus que lui, car moi j’y étais en 1970 !! 37 sauts de Transall, Nord Atlas, hélicoptère banane, de nuit de jour et en mer à Collioure, avec récupération en zodiac, au cerceau….


            • sls0 sls0 1er novembre 15:41

              Excellente méthode pour maigrir, quand on enfile les sauts l’un derrière l’autre on dégraisse.

              Je suis pas du style à me raccrocher aux souvenirs et ça remonte à plus de 40 ans, on a tendance à tout embellir.

              Quoi qu’en lisant cet article je ne suis rappelé d’un visage et un corps. Comme elle était belle la nièce de la responsable de la cantine de l’aérodrome. Sa tante par compte faisait même peur aux gradés.

              J’étais toujours volontaire pour le drapeau lâché du Broussard pour la direction du vent et pour la radio.

              Volontariat appuyé par la taty qui m’avait à la bonne ainsi que sa nièce.

              Ce n’était pas l’aérodrome officiel mais les chuteurs l’appréciaient.

              Ce souvenir me suffit amplement en plus les appareils photos c’était un réaction phobique dans le régiment.

              La plupart des officiers avaient fait officier de liaison à Berlin, ils avaient plein d’anecdotes sur leur jeux de cache-cache avec les soviétiques. Mais c’est leurs histoires et non la mienne.


              • San Jose 1er novembre 16:14

                @sls0
                .
                Un Broussard rempli à pleine charge escaladant péniblement le ciel voit l’aiguille du vario tomber lamentablement par moments à zéro au premier petit passage descendant... !


              • sls0 sls0 1er novembre 18:54

                @San Jose
                Pas si ridicule que ça le broussard, malgré qu’il soit moins puissant qu’un pilatus il n’a pas à rougir coté vitesse ascentionnelle. Une mule presque sans entretien qui décollait et atterrisait partout.
                Hyper polyvalent.
                Je n’y suis monté que 4 fois pour cause de nièce.


              • révolQé révolQé 4 novembre 11:47

                Il faut reconnaitre que sauter est une chose que tout le monde devrait tenter au moins une fois dans sa vie,niveau sensation c’est quand même quelque chose la 1ère fois qu’on se sent aspiré en sortie de porte....Oulaaaa... !!!

                Maintenant avec les voiles et toutes les sécurités, le risque zéro est « presque » atteint,mais même sachant cela... smiley

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