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Les écoles de la Transition

 

« Bon, j’imagine que tu ne vas pas être d’accord avec moi, mais je voudrais quand même te dire… » C’est par cette phrase maintenant que j’aborde, avec mes proches, la question de ces nouvelles écoles qui se créent au rythme d’une centaine par an en France depuis pas mal de temps. Et effectivement la conversation n’est jamais facile… je peux même dire que, pratiquement à chaque fois, ça bloque ! Pourtant quelle richesse il y a là.

Un enfant libre penseur

J’ai visité ce mois de juin, L’Ecole Créative dans les Hautes Pyrénées. Aux alentours c’est la forêt, les prés, le calme, la vue sur le Pic du midi… une vingtaine d’enfants vivent là entre le dedans et le dehors et on y est bien. Elle est née cette école de la volonté de plusieurs personnes dont Christelle Fernandez infirmière puéricultrice de formation actuellement directrice. Elle a vite trouvé sur son chemin, Camille Rodriguez, éducatrice spécialisée et Charlène Froment professeure des écoles. A trois elles forment ce qu’il convient d’appeler une équipe et ça fonctionne. Elles s’inspirent de différentes pédagogies actives et font leur propre « sauce  » comme aime souvent à le dire Isabelle Peloux. Dans la conversation elles citeront : A.S. Neill, Krishnamurti, Rudolph Steiner, Célestin Freinet, Maria Montessori, Alice Miller, Arnaud Stern et André, Céline Alvarez, Karine Mazevet, Sophie Rabhi, Marie-Françoise Neveu, la CNV, l’éducation à la paix… Pour elles si on s’enferme dans une pédagogie trop puriste en suivant à la lettre les grands précurseurs, on risque de rester dans l’idée qu’il faut amener l’enfant dans un endroit précis. C’est encore l’adulte qui pense. Elles disent : « Le but c’est que l’enfant soit libre penseur, qu’il sache faire ses recherches, s’informer, réfléchir, faire des choix en fonction de ce qui l’anime. »

Une école pour les riches ?

Beaucoup de personnes dans notre pays, ayant pourtant un sens critique développé, regardent avec scepticisme et même parfois avec une franche hostilité ces initiatives de création d’école. Tout de suite ce qui est mis en avant c’est que celles ou ceux qui font ça créent en fait des écoles pour les riches et s’assoient sur le principe d’égalité. Or quand on creuse on s’aperçoit que, pour un grand nombre d’entre elles, ce n’est pas vrai du tout et qu’on a là des ami(e)s, des proches qui comme nous dans une démarche citoyenne, cherchent une autre façon d’habiter la Terre. Quand un peu provocateur je demande : « Est-ce que c’est une école de riche ? » la réponse ne tarde pas : « oui pour 1% des élèves », « Je suis largement en dessous du seuil de pauvreté et ma fille est scolarisée ici » dit une maman présente au moment de l’entretien. Elle ajoute qu’elle « mange à 95% bio ». Ce n’est donc pas pour elle, une question de revenu, c’est une question de choix. A l’Ecole Créative les frais de scolarité sont fonction du quotient familial. « 80% des familles sont dans la tranche la plus basse. L’école se base sur les attestations de la CAF. Les frais de scolarité vont de 197 € par mois à 500 € pour une famille. Dix huit familles sur vingt deux sont à la première tranche, ce qui correspond à des ressources de 1500 € par foyer » dit Christelle. Quant aux trois enseignantes, elles ont en gros leurs revenus qui ont baissé de 800 € par mois. Si en plus on pense a tout le bénévolat donné à la cause des enfants depuis le début de l’aventure, Il y a là c’est clair un certain sens de l’engagement ! 

Le projet pédagogique, la co-éducation

S’il y a quelque chose au centre de l’Ecole Créative c’est bien son projet pédagogique, on saisi que chez ces jeunes femmes dévouées à la cause éducative, la confiance en l’enfant est totale : « respecter l’enfant dans sa nature véritable… Par son observation fine et une écoute active, l’adulte se positionne en tant qu’accompagnateur et facilitateur d’apprentissage face à l’enfant… celui-ci n’est pas considéré comme inférieur à l’adulte car la relation est horizontale… L’enfant dès ses premiers instants de vie est doté d’une capacité extraordinaire à apprendre.  »

Des mots nouveaux, pour de nouvelles attitudes

« Accompagner l’enfant dans ses désirs d’apprentissage avec bienveillance, là est tout le rôle de l’enseignant ou du facilitateur d’apprentissage. » C’est vrai que le praticien des pédagogies nouvelles se sent plus «  facilitateur d’apprentissage » qu’enseignant ou éducateur. Sans doute que nous sommes plus aussi dans une «  transmission » que dans une « éducation ». Un critère essentiel pour qu’un enfant soit accueilli dans cette école c’est la cohérence entre les valeurs éducative de la famille et celle de l’école. Les parents jouent un rôle clé et ne sont pas tenus à l’écart comme on le voit très fréquemment dans le système éducatif traditionnel, au contraire ils participent à la vie de l’école.

Une école dans son territoire

En trois ans l’Ecole Créative est devenue un élément de la richesse de ce territoire du piémont pyrénéen, des parents font la route depuis Tarbes ou Saint Bertrand de Cominge matin et soir. La motivation des familles est souvent très grande, certaines déménagent pour que leur enfant puisse vivre ses premiers pas d’élève dans cette école. Pour faire avancer cette idée que nous pouvons mettre en œuvre cette nouvelle éducation qui fait plus confiance aux enfants, les responsables de l’école parents et enseignantes, ont créé le festival « Créavenir » pour l’éducation et l’enfance. Christelle en parle, ainsi que de l’école dans une interview qu’elle a donnée sur Fréquence Luz  au printemps 19.

7 critères toujours présents

On ne les reconnait pas à leurs statuts. Elles peuvent être publiques, privées confessionnelles ou associatives. On les reconnait à plusieurs critères ces écoles nouvelles qui se créent en France. Il y a toujours la bienveillance qui est évoquée quand on parle de ces écoles qui savent en général poser un cadre très clair pour les enfants, on ne veut plus de la contrainte de principe imposée à l’enfant, si répandue dans les systèmes éducatifs traditionels. Par définition l’école ne peut pas être coercitive. Il y a le mouvement, parce que l’enfant a un besoin vital de bouger, les humains ne sont pas faits pour rester assis sur une chaise des heures durant et encore moins les enfants. Il y a la coopération, parce qu’elle est naturelle, nous sommes des êtres doués pour l’échange. Le travail personnel pourrait bien être l’exception plus que la règle dans l’école de demain. S’entraider ce n’est pas tricher c’est vivre. Il y a la nature et même de plus en plus de nature. Les enseignantes savent de façon intuitive mais aussi parce qu’au fil des expériences elles le vérifient, la fréquentation quotidienne de la nature fait le plus grand bien aux enfants, elle apparait même comme indispensable. Il y a la créativité parce que les enfants aiment autant les histoires qu’on leur raconte que celles qu’ils créent et que pour la transition tous les territoires ont besoin de citoyens créatifs et aptes à prendre des initiatives – c’est l’urgence -. Il y a le multi âge parce qu’un groupe composé d’enfants de tous les âges est plus vivant, qu’il fonctionne mieux et que chacun y apprend plus facilement. Enfin il y a la démocratie, les lois qu’on se donne et la façon de fonctionner en groupe, il y a à l’école créative un bâton de parole qui sert souvent quand ensemble c’est l’heure de se mettre d’accord sur certaines choses. Il y en a d’autres bien sûr des critères, le rôle des parents comme piliers de l’école par exemple.

Une affaire qui nous concerne toutes et tous

En 2015, Antonella Verdiani présidente alors du Printemps de l’éducation avait réuni les principaux acteurs français de ces pédagogies nouvelles (On peut toujours les appeler comme ça même si elles ont bien 100 ans aujourd’hui) : Freinet, Montessori, Steiner… , des associations nationales liées à l’éducation comme l’OCCE, ATD Quart Monde ou le Réseau Ecole et Nature et des responsables d’écoles toutes nouvelles, comme l’école du Colibri aux Amanins, ainsi que la CARDIE de l’académie de Lyon était là aussi. J’ai eu la chance de vivre plusieurs journées très riches avec ce groupe convivial et créatif. Le texte « Ce qui nous réunit » en est sorti, il a donné lieu à une lecture publique par la plupart des protagonistes de son écriture lors du rassemblement du Printemps de l’éducation en 2015, cette vidéo en témoigne. On sait donc bien un peu où l’on va toutes et tous, ce qui pour nous est fondamental se trouve dans ce texte.

Des enseignantes qui ont la vocation et qui innovent

« Nous sommes des éducateurs chercheurs » dit Christelle qui a ouvert l’Ecole Créative la première année chez elle dans son garage. L’école créative était adhérente à l’EUDEC la première année ce qui l’a aidé et ses trois enseignantes ne cessent de se former à la CNV, aux méthodes des écoles démocratiques, à la connexion à la nature… C’est la même chose dans l’enseignement public et dans le privé, des enseignantes et des enseignants innovent, ouvrent de nouvelles voies, elles et ils rénovent l’école. Progressivement c’est le territoire lui-même qui s’investi dans l’innovation pédagogique, comme à La Bussière dans la Vienne ou la commune crée son école hors contrat. Comme on le voit pour la nourriture avec les AMAP et les cantines bio, l’urgence de la transition amène les habitants dans les territoires à se réapproprier le fait éducatif. C’est pour des enfants heureux à l’école, des enfants vivants et créatifs, des enfants connectés à la nature que cela est mis en œuvre. La transition se présente comme un défi immense et inédit pour le genre humain, favoriser ce genre d’écoles qui participent de la construction de personne libres, reliées aux autres et à la nature, créatives, aptes à l’action collective, c’est se donner plus de chance de pouvoir le relever.

A suivre.

RG

Les photos sont de l'école créative et de l'auteur

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31 réactions à cet article    


  • San Jose 9 septembre 10:07

    Est-ce une bonne idée de donner aux enfants le goût de la campagne alors que les économies d’énergie draconiennes à enseigner à cette génération devront les faire vivre dans un habitat urbain dense ? 


    • Armelle Armelle 9 septembre 11:56

      @San Jose

      L’objectif n’est pas de donner goût à la campagne, !!! Qu’est ce que c’est que cette question ?
      Elle est un outil, simplement !!! 
      L’objectif est de sortir de cette matrice débile qui lobotomise nos enfants et leur impose une façon de penser. C’est espérer retrouver le propre de l’enseignement, à savoir, ; apprendre à apprendre, apprendre à penser par soi même et constituer les outils nécessaires à chacun pour élaborer son projet de vie !!!
      Ha bah oui, c’est certain, ça bouscule un peu cet abominable standard consistant à enfourner de l’information, peu importe si celle-ci est utile au sujet, pourvu que cette disposition soit la base des sélections opérées aujourd’hui, car c’est le seul objectif, le seul. On a oublié que le challenge n’est pas l’examen ou le concours mais ce qui se passe ensuite !!! C’est sans doute la raison pour laquelle notre société est en panne, l’e.n a fabriqué une société cultivée, certes, mais complètement stérile, tout juste capable d’apprendre ce que « l’autre sait » déjà. La culture n’a de sens que si elle trouve son utilité, si elle devient support de création, car si c’est juste pour se faire remarquer en société dans une partie de « trivial poursuit », ça n’a aucun intérêt...


    • gaijin gaijin 9 septembre 13:11

      @San Jose
      « les économies d’énergie draconiennes à enseigner à cette génération devront les faire vivre dans un habitat urbain dense ? »
      mdr
      vous croyez qu’on dépense moins d’énergie en ville qu’à la campagne ?
      c’est l’inverse ! déjà jardin = circuit ultra court pour la bouffe .... smiley
      le futur c’est qu’il y aura une partition en deux de la société : en ville les lobotomisés du système , pucés, fliqués et gérés par des algorithmes et dans les campagne des « hors systèmes » réfugiés électrosensibles et autres qui recréeront des communautés paysannes autosuffisantes qui n’entretiendront quasi pas de lien avec les mégavilles ( faut acheter le sel .....)


    • foufouille foufouille 9 septembre 13:30

      @gaijin

      il faut un très grand jardin pour nourrir une famille surtout sans engrais ni pesticides.


    • gaijin gaijin 9 septembre 15:11

      @foufouille
      « sans engrais »
      j’ai pas dit ça il y a des engrais naturels non fournis par les usines d’explosifs ( phosphates ) des méthodes efficaces de culture qui ne détruisent pas le sol et assurent des rendements équivalents a l’agriculture moderne ( mais qui ne sont pas applicables a de grandes étendues de monoculture ) .....


    • foufouille foufouille 9 septembre 15:24

      @gaijin

      Non ça n’existe pas tes trucs.

      Un engrais chimique ou naturel est la même chose.


    • gaijin gaijin 9 septembre 16:50

      @foufouille
      « Un engrais chimique ou naturel est la même chose. »
      non un engrais naturel c’est vivant ( ça s’appelle du fumier )


    • foufouille foufouille 9 septembre 16:59

      @gaijin

      Non c’est le même produit dont a besoin la plante. du fumier de poule et de chèvre, ce n’est pas la même chose.


    • gaijin gaijin 9 septembre 17:36

      @foufouille
      sortez du 19ème siècle et allez voir ce qu’est un sol mort ..........


    • foufouille foufouille 9 septembre 17:41

      @gaijin

      j’ai jamais vu ton truc non plus.


    • San Jose 9 septembre 19:07

      @Armelle
      .
      Je vous dis que des enfants grandis à la campagne n’auront guère d’envie de passer leur vie en ville.
      Les filles, c’est vrai, un peu plus que les garçons, cela se vérifie quand monsieur voudrait acheter à la campagne mais que madame impose de rester en ville. 


    • gaijin gaijin 9 septembre 19:09

      @foufouille
      https://www.youtube.com/watch?v=dbnGozAISHE
      une petite vidéo ( en 2 clic y en a des plus détaillées )
      et les légumes qui poussent aux phosphates etc sont de mauvaise qualité ( par exemple pauvres en oligoélément )


    • San Jose 9 septembre 19:11

      @gaijin
      .
      Vous croyez qu’on dépense moins d’énergie en ville qu’à la campagne ?
      .
      Assurément, et la différence se creuse en optimisant la ville : gros immeubles à faibles pertes calorifiques plus économes que des maisons individuelles (rapport des mètres cubes intérieurs sur les mètres carrés de façades), et bien sûr transports en commun. 


    • gaijin gaijin 9 septembre 19:11

      @gaijin
      un cultivateur c’est quelqu’un qui cultive sa terre pour pouvoir cultiver les légumes


    • mmbbb 9 septembre 20:24

      @foufouille tu es toujours aussi con avale de la bouffe industrielle , tu ne ferais pas la difference entre un poulet de Bresse et un poulet Doux Ce qui serait fort dommage 


    • gaijin gaijin 10 septembre 10:01

      @San Jose
      mais oui et puis la clim en été smiley et les maladies liées a la pollution , le stress lié a la surpopulation ...la surcharge de travail nécessaire a payer un loyer exorbitant pour des conditions de logement a peine salubres .....les transport en commun ? c’est une blague ? on est pas foutus de faire arriver des trains a l’heure organiser un réseau correct de transport en communs c’est même pas un rêve ....les transports en commun ça va pour les gens qui bossent aux « horaires de bureaux »
      quand je parle de maison je ne parle bien sur pas des passoires énergétiques construites dans les années 70 -80 ....
      les maisons passives vous connaissez ?


    • foufouille foufouille 10 septembre 11:48

      @gaijin

      hop, preuve youtube bidon filmé par un débile. j’ai vécu à la campagne 40 ans ..............


    • foufouille foufouille 10 septembre 11:55

      @mmbbb

      grosse tapette, la boucherie et le super en ont aussi en ville.


    • foufouille foufouille 10 septembre 11:58

      @gaijin

      maison hors de prix pour bourgeois.


    • foufouille foufouille 9 septembre 10:23

      « « Je suis largement en dessous du seuil de pauvreté et ma fille est scolarisée ici » dit une maman présente au moment de l’entretien. Elle ajoute qu’elle « mange à 95% bio » »

      impossible sans un grand jardin et proprio ou méga coup de bol sans taudis.


      • foufouille foufouille 9 septembre 10:50

        https://www.helloasso.com/associations/creative/evenements/decouvrez-votre-nature

        220€ les 2 jours mais c’est pas pour les riches .........


        • un des P'tite Goutte un des p’tite goutte 9 septembre 13:57

          @foufouille Bonjour, Oh la, C une aparté mais je vois de + en + ce « helloasso », jeune et branché qui s’immisce entre des assocs. etc. et mon porte-monnaie, qd je donne, avec des marges...> à 5% par exemple, je sais pas vous mais je me méfie, et puis y’a une odeur de monopole.. Si un pote, une pote commentateur-rice avait des infos... Merci, et merci foufouille. Maintenant, concernant l’article, on a vite fait d’aimer les gamins, sans mérite, ce qui pousse certains à se donner à donf pour créer de telles écoles. Je pense qu’a priori il y en a moins que des boîtes à fric, mais de là à voir le mal partout...Qui dit gamin dit avenir, notre avenir. Is’nt it ?


        • foufouille foufouille 9 septembre 14:07

          @un des p’tite goutte

          le pourboire n’est pas obligatoire sur wiki.

          ce lien sent juste un peu le truc à bobo avec 110 à 135€ par jour.


        • un des P'tite Goutte un des p’tite goutte 9 septembre 14:21

          @foufouille

          Merci


        • Eric Havas Eric Havas 9 septembre 11:09

          ça me fait penser à ces bobos écolos qui ont envahi les terres agricoles avec leur urbanisation et qui gueulent contre les cloches des vaches où des églises, les coqs, les épandages de paysans qui étaient là avant eux, 

          Que les écoles des écolos restent dans leur béton chéri avec leurs immigrés chéris. Le niveau PISA y est en chute libre, la délinquance explose, on en veut pas des petites filles voilées du maire écolo de Sevran


          • mmbbb 9 septembre 20:35

            @Eric Havas on devrait imposer au nom du vouloir vivre ensemble , des gamins et gamines des 9 3 ou autres dans ces ecoles . Ces bobos ecolos , dont le crevard de Cabanel qui m a censure sont pour cette immigration . Ces ecoles qui se veulent nouvelles sont trop ehniquement blanche et creent de l apartheid Je ne vois pas de blacks de beurs sur les photos . Ces enfants seraient moins coupes de la realité sociale non 


          • Cadoudal Cadoudal 9 septembre 20:49

            @mmbbb
            Un critère essentiel pour qu’un enfant soit accueilli dans cette école c’est la cohérence entre les valeurs éducative de la famille et celle de l’école...lol...

            Tu voudrais mettre des renards afghans dans ce poulailler de réfugiés 68ards attardés ?

            C’est une bonne idée, ça pourrait développer un réflexe de survie chez les poussins survivants...

            Mais les droadelome, t’y penses aux droadelomeetdupoussinattardé...

            Méchant garçon..


          • mmbbb 9 septembre 21:22

            @Cadoudal « Mechant garcon »
             oui je le suis devenu tant ces idélogues me débectent . J en rajoute une couche, quand un prof se prend une bonne torgnolle provenant de cette « altérité » , une chance inouie pour ce pays , je ne peux retenir ma joie . 
            Ces gamins gamines devront restés dans leur cambrousse demain ce sera pire , ils devront faire face a ces gentils sauvageons qui auront comme les predateurs dans la nature des instinct primitifs . Ils apprendront l ethologie des bandes sauvages des banlieues . 
            Il y en un a qui a tout compris c est pierre rabhi , il fait paye un prix d or , ses stages aux ecolos urbains afin qu ils plantent des carottes choux navets . Il sait faire marcher le tiroir caisse . .
            Quant a l ecologie politique, on assiste vraiment a des derives sectaires .
            J ai regarde un debat de Taddei , pourqoui hait on tant Greta , les deux ecolos sur le plateaux surtout la femme Esther Benbassa est assez pitoyable .
            Exemple Greta le messie pour les jeunes , tout est dit .
            Quant au GIEC , c est devenu la Bible ! Une verite qui ne peut etre contredite .


          • Cadoudal Cadoudal 9 septembre 21:46

            @mmbbb
            Ces tarés sont presque arrivés au bout de leur logique totalitaire...

            Une nouvelle étape vient d’être franchie en Italie, comme chez nous en 2005 : L’interdiction des élections au nom de la sauvegarde de la démocratie...

            Plus ils prennent des vestes, plus ils deviennent hargneux et désordonnés, un peu comme les ricains en ce moment...

            Mais faut garder espoir, les boomers collabos finiront bien par crever un jour, et leurs remplaçants allogènes vont rapidement décevoir tous leur espoirs ubuesques...

            T’as vu le dernier taré subventionné qui traite le juif Zemmour d’antisémite parce qu’il s’oppose à la colonisation musulmane :

            https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/09/08/gerard-noiriel-eric-zemmour-legitime-une-forme-de-delinquance-de-la-pensee_5507923_3232.html

            On vit une époque formidable...


          • Désintox Désintox 9 septembre 18:10

            Intéressant.

            Ce qu’il faudrait expliquer, c’est pourquoi les pédagogies innovantes n’ont jamais « pris ». Il semble même qu’il y ait beaucoup moins d’écoles Freinet qu’il y a 50 ans.


            • gorguetto gorguetto 10 septembre 07:37

              Rabelais avait déjà imaginé ce type d’éducation avec son utopiste Abbaye de Thélème. Son grand principe : Fais ce que voudra. Qui n’a pas disserté sur ce merveilleux sujet ? Gargantua avait connu des applications en Allemagne avec l’école Summerhill en 1921, antiautoritaire et autogérée. Ces écoles de la transition sont une application, une mise en pratique d’une belle utopie parfaitement réalisable. Et cette évolution avec la nature est essentielle. Je comprends et je ressens l’enthousiasme des éducateurs et des parents pour cette éducation.

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