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Accueil du site > Tribune Libre > Les nucléocrates ont gagné : l’EPR autorisé malgré une cuve non (...)

Les nucléocrates ont gagné : l’EPR autorisé malgré une cuve non conforme… DANGER !

Dans la cuve d’un réacteur nucléaire, la pression est énorme. Mais probablement encore inférieure aux pressions que doivent recevoir actuellement et depuis de longs mois les cinq commissaires de l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) et particulièrement son patron Pierre-Franck Chevet. Et plus encore avec un Premier ministre ancien lobbyiste d’Areva…

C’est en effet sur ces hauts fonctionnaires que pèse la très, très lourde responsabilité de valider ou non les pièces essentielles que sont le fond et le couvercle de la cuve de l’EPR de Flamanville.

Le fond semble pouvoir passer l’exam, en étant aussi généreux que les examinateurs du bac, mais il n’en est pas de même du couvercle de la cuve qui, en l’état actuel des choses n’offre pas la sûreté de fonctionnement nécessaire dans le temps et devrait être très régulièrement vérifié et même changé. C’est une pièce complexe pourvue de nombreux orifices à travers lesquels passent les tuyauteries assurant le fonctionnement du réacteur.

Quel est, en clair, le problème ? La cuve est le récipient dans lequel se passe la réaction nucléaire. C’est une pièce cylindrique de 11 mètres de hauteur, de 7 mètres de diamètre, avec un fond et un couvercle (calotte) soudés. Elle ne doit en aucun cas se rompre sous peine de catastrophe genre Tchernobyl ou Fukushima. L’acier qui la compose se doit donc de répondre à des critères métallurgiques précis.

Le forgeage de la calotte a été achevé en octobre 2006 à l’usine Areva du Creusot, le fond en décembre 2007. Mais des tests menés par Areva ont révélé, fin 2014, que l’acier n’était pas suffisamment homogène et que les pièces présentaient à certains endroits de fortes concentrations de carbone. « Pour les fabriquer, Areva a recouru à une technique de forgeage récente qui utilise un lingot d’acier de carbone très lourd, jusqu’à 160 tonnes, expliquait à Reporterre Thierry Charles, directeur général adjoint de l’IRSN chargé de la sûreté nucléaire, en novembre dernier. Or, un lingot en train de refroidir ressemble à un fondant au chocolat : le cœur reste coulant plus longtemps que l’extérieur. Et le carbone migre préférentiellement dans la phase liquide. » (lien)

Ce phénomène a modifié les propriétés mécaniques de l’acier. En conséquence, les pièces ont échoué aux tests de résilience, qui mesurent la capacité de l’acier à encaisser un choc sans se rompre en cas de choc de température chaud ou froid : la calotte de l’EPR a obtenu un résultat moyen de 52 joules et minimal de 36 joules, au lieu des 60 joules minimum imposés par la réglementation. Pire, ces valeurs sont « très largement inférieures à ce qu’on aurait pu espérer du matériau s’il avait été conforme […] pour une résilience attendue de 220 joules », indique dans une note le physicien nucléaire Gérard Gary, directeur de recherche émérite ex-CNRS rattaché au laboratoire de mécanique des solides de l’École polytechnique.

Le choix qui se présente aux commissaires de l’ASN est dans le genre terrible !

A – Ils cèdent aux pressions des nucléocrates et valident la cuve de l’EPR. Et s’il y a un accident ? Je ne voudrais pas être dans la tête de ces gens… Parce que - eux - savent les conséquences d’un Tchernobyl ou d’un Fukushima sur Manche. Évacuation de centaine de milliers de personnes, stérilisation pour des millénaires de vastes étendues agricoles, arrêt total de toute activité industrielle, saccage évident du tourisme, etc. Une catastrophe humaine et écologique dont la région et même la France ne se relèveraient pas.

Il peut aussi ne rien se passer moyennant une surveillance permanente… sauf impondérables.

B – Ils refusent de céder à toutes pressions et refusent donc la cuve en l’état. Et c’est la fin de l’EPR à Flamanville, l’annulation du contrat de deux EPR avec les Anglais, des dédommagements gigantesques avec les Finlandais et avec les Chinois, etc. C’est la ruine de la filière nucléaire française. Une catastrophe industrielle et financière.

Que croyez-vous qu’il va se passer ? Que va-t-on éviter, le risque de catastrophe humaine et écologique ou la certitude d’une catastrophe industrielle et financière ? La réponse est dans la question.

Les industriels ont déjà englouti 10,5 milliards dans cette réalisation d’un autre âge. Plutôt que d’interrompre le projet le temps de réaliser tous les tests et de s’assurer de la bonne tenue des pièces défectueuses, EDF et Areva se sont dépêchés de poursuivre les travaux, mettant ainsi l’ASN devant le fait accompli.

Aux dernières nouvelles les « experts » ont ménagé la chèvre et le chou et trouvé une cote mal taillée avec un régime d’exception : autorisation de mise en route de l’EPR mais avec contrôles renforcés, à la charge d’EDF et d’Areva et obligation de changer le couvercle de la cuve d’ici 2 024. Autrement dit, c’est l’aveu que cette pièce n’est pas conforme, donc que l’EPR est dangereux. Une commande pour un autre couvercle aurait déjà été passée… au Japon. Ben voyons. Et bonjour le boulot pour dessouder et remplacer une telle pièce en milieu qui sera alors hautement radioactif. De la konnerie à l'état pur. Ou de l'enfumage car ce couvercle douteux ne sera vraisemblablement jamais changé.

En d’autres temps, une décision politique courageuse a été prise par les politiques, celle d’arrêter Super Phénix, un monstre hyper-dangereux. Soit dit en passant, la déconstruction du monstre dure depuis 25 ans est n'est pas prête d'arriver au bout. Avec des masses de déchets hautement radioactifs pour des milliers d'années et stockés dans une simple piscine…

Mais à l’heure actuelle, depuis la loi « TSN » de 2006, le pouvoir politique n’a plus la possibilité de fermer des réacteurs pour des raisons autres que sécuritaires. La fermeture d’une centrale dépend exclusivement de la décision de l’exploitant et de l’ASN. Bonjour la démocratie…

La France fait dès à présent figure de dinosaure ringard en Europe avec son industrie du passé ! Nous gaspillons des montagnes de pognon à maintenir en place un parc de centrales nucléaires dépassées, vieilles, devenues très dangereuses comme l’a révélé Fukushima. Nous construisons à coups de milliards toujours plus nombreux un EPR ringard puisque n’étant que le prolongement technologique même pas amélioré des centrales existantes. Tout le pognon que notre pays jette dans le gouffre du nucléaire ne serait-il pas plus utile en matière d’éoliennes, de photovoltaïque, de géothermie, d’économie d’énergie, de bâtiments à bilan énergétique neutre, etc. ! Toutes matières neuves, d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de devises à l’exportation. C’est le choix qu’ont fait les Allemands depuis des années. Et nous nous essoufflerons à leur courir après dans l’avenir à cause de la lâcheté de gouvernants inféodés au lobby des nucléocrates…

Quant à nos techniciens nucléaires, ils ne seraient pas pour autant au chômage : leur expertise, leurs compétences seront nécessaires pour déconstruire dans le monde toutes ces centrales obsolètes.

Eh ! Hulot, ça se digère bien les couleuvres ?

 

Photo X - Droits réservés


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166 réactions à cet article    


  • gaijin gaijin 29 juin 10:15

    et oui le gouvernement macron est en marche
    pesticides
    vaccins
    nucleaire
    .........

    bravo youpi a tous les votants ...................


    • Destouches_ 30 juin 11:05

      @gaijin
      Ne mélangez pas tout. Le nucléaire français est une marque de souveraineté à l’opposé de la bulle spéculative du « renouvelable », nettement préférée des financiers. Le gouvernement s’en débarrasserait tout de suite s’il le pouvait, mais il y travaille en coulant les labos, rassurez-vous.

      Cet article est complètement engagé et il passe la modération ?

      L’acier n’encaisse pas les chocs de 60 Joules (par cm², m², pouce carrés ? drôle de définition d’une pression...), alors que le polytechnicien en voulait 220. Questions :
      - Quels chocs une cuve doit-elle encaisser au long de sa vie ? La pose.
      - Quelle pression représente une chute de crayon combustible ou grappe de contrôle ? (incident le plus probable) Ce n’est pas explicité.
      - Pourquoi ne mentionnez vous pas la double enceinte de confinement du bâtiment réacteur ?
      - Pourquoi ne parlez-vous pas du récupérateur corium en cas de drame ?
      - Pourquoi ne parlez-vous pas de la dalle unique BR/bâtiment machine pour résister aux séismes ?
      - Pourquoi ne parlez-vous pas des méthodes de conduite de dernière génération ?

      Victor, j’apprécie vos articles en général, mais là, franchement, on jurerait un député LREM/FdG/PS qui vend sa came bien pensante :

      - L’EPR archaïque ? Réacteur de génération 3+, incluant les retours sur expérience de Three mile island et de Tchernobyl. Dispositif le plus moderne au monde.

      - L’EPR trop cher ? C’est le coût de la sûreté. Vous préfèreriez un REB (réacteur à eau bouillante) américain ? Ils sont moins chers car dénués de barrière de confinement secondaire (Générateur de vapeur, spécificité française), donc sans dispositif de refroidissement par thermosyphon. Fukushima vous connaissez ? C’en était une. Rupture de courant=surchauffe et fonte du coeur. Rien à voir avec un REP/EPR.

      - Le ’renouvelable’ une solution ? Sérieusement, approfondissez le sujet. Pourquoi ne parlez-vous pas de la bulle financière qui a accompagné le développement des éoliennes et du photovoltaïque dans les années 2000, jusqu’à ce qu’il y ait enfin contrôle des implantations des « fermes » sauvages.
      - Pourquoi ne parlez-vous pas des tonnes de ciments nécessaires à l’implantation des mâts ?
      - Pourquoi ne parlez-vous pas du désastre écologique chinois dans la région de production des panneaux photovoltaïques ? Ou de la disparition des plages naturelles pour en siphonner la silice à échelle industrielle ?
      - Pourquoi ne rappelez-vous pas que la houille blanche est déjà exploitée à 100% ?
      - Pourquoi ne rappelez-vous pas qu’un réseau avec plus de 20% de renouvelable est IMPILOTABLE de par ses fluctuations ?
      - Pourquoi ne rappelez-vous pas que chaque killowatt renouvelable installé doit être accompagné d’un même kilowatt THERMIQUE pour compenser ses fluctuations ?
      - Pourquoi ne rappelez-vous pas que la thermique française, sous pression de l’UE, a été vendue aux ALLEMANDS qui s’empressent de nous pondre des centrales surdimensionnées, polluantes et gobeuses de forêt ? Ca c’est de l’écologie, ouaiiiiiis.

      - SUPERPHENIX archaïque ? Alors celle-la, faut l’encadrer. Avec la fermeture de ce labo, la France a pris 20 ANS DE RETARD sur le nucléaire de génération 4 (fission rapide, uranium naturel).

      OK, le sodium est dangereux, comme le nucléaire en général. Faut s’y faire, c’est aussi ça être adulte : craindre cette technologie et l’aborder avec humilité, ne pas lésiner sur la sûreté tout en faisant avancer la recherche.

      J’ai vu tant de belles choses dans nos labos que je peux vous assurer que les perspectives INTELLIGENTES ne manquent pas (si j’étais habilité à vous en dire plus, bon sang....si vous saviez...). Sortons de l’UE, récupérons une politique énergétique cohérente en réhabilitant le ministère du plan, reconstruisons un vrai circuit du trésor et roule Raoul. Je vous construis un réacteur propre pour le prix du costard à macron.

      Avec des articles pareils, vous jouez à un jeu dangereux.
      Ressaisissez-vous Victor.


    • amiaplacidus amiaplacidus 30 juin 11:53

      @Destouches_ qui écrit :« ...Le nucléaire français est une marque de souveraineté ... ».

      Ah bon ?

      Jusqu’à preuve du contraire, le nuke français existant est pratiquement en totalité sous licence Westinghouse, firme US en faillite (en fait, plutôt japonaise, le capital est détenu par Toshiba).
      La question est d’ailleurs est de savoir si Toshiba va renflouer Westinghouse ou non. Il semble que oui, non pas pour construire de futurs réacteurs (aux yeux des financiers le nuke est une technique du passé), mais pour travailler dans le démantèlement de l’existant.
      En fait de souveraineté, le nuke français est en mains japonaises et il semble que les Japonais ne sont plus très chauds pour construire de nouvelles centrales, pour démanteler les actuelles, il sont au contraire partants.
      .
      A contrario, l’un des leaders du photovoltaïque, en tout cas celui qui a la technique commercialisée à grande échelle la plus performante (c’est eux qui ont fourni les panneaux équipant l’avion solaire), Sunpower, est français (capital aux mains de Total).


    • Destouches_ 30 juin 14:06

      @amiaplacidus

      Informations très intéressantes, merci.
      Vous pourriez rajouter le scandale Alstom et nos turbines parties chez General Electrics grâce à notre cher président stagiaire, alors apprenti ministre.

      Comme tous les fleurons français, ils ont été bradés pour diverses raisons. J’appelle de mes voeux la reprise en main par l’état d’industries stratégiques qui ont été stupidement privatisées.


    • sarcastelle sarcastelle 30 juin 14:21

      @amiaplacidus

      .
      Aux yeux des financiers le nuke est une technique du passé
      .
      Naturellement ! Tout est dit !
      Tout refabriquer, centrales et réseau, pour vendre ensuite le produit plus cher, quel financier n’est pas partant ! 

    • raymond 29 juin 10:18

      L’autre Victor va vous expliquer qu’il n’y a aucun problème.


      • sarcastelle sarcastelle 29 juin 19:27

        @raymond

        .
        Je ne crois pas. Il semble que l’irrationnel surdimensionné des antinucléaires du site ait dissuadé Victor Layly de continuer à discuter. 

      • Layly Victor Layly Victor 30 juin 14:45

        @sarcastelle

        Effectivement, ça ne sert à rien de discuter avec les abrutis fanatisés et qui ne se rendent même pas compte qu’ils sont téléguidés par des intérêts étrangers, principalement ceux du Reich bruxello-allemand qui rêve de détruire l’industrie française, notamment le nucléaire.
        Ce ne sont que mensonges et, on a beau les réfuter patiemment, ils reviennent comme si on n’avait rien écrit.
        Comme ce mensonge éhonté répandu dans les chaumières écologiques, et reproduit plus haut sur le fait que les réacteurs français seraient sous licence Westinghouse, alors que la licence a été rachetée par EDF dans les années 70-80 et que tous les développements depuis sont Français.

        C’est pourquoi je ne me suis pas précipité pour répondre à ce pauvre Victor, ce serait peine perdue. Dans trois mois, il nous pondra la même bouse, ce métallurgiste éminent. Il ne sait même pas qu’un test de résilience, dit test de Charpy, n’a rien à voir avec un choc thermique. Les joules dont il se gave savamment (et qui ne veulent rien dire, ce qui est significatif, c’est l’énergie par unité de masse ou de surface) sont liés à l’élévation du marteau avant impact dans le test de Charpy. Le sait-il ? A-t-il seulement envie de la savoir ?

        En parlant de métallurgie, les métallurgistes français étaient connus autrefois comme les meilleurs du monde, ce qui a conduit au succès d’industries comme l’automobile, la construction navale, l’aéronautique, le spatial et le nucléaire. Une des entreprises phares était Creusot-Loire.
        Ceci n’était pas du goût du Reich allemand qui veut tout dominer, et de ses supplétifs français, et ils sont nombreux, la France étant number one dans la trahison.
        La feuille de route est : extinction de l’industrie française, extinction de la classe ouvrière française.
        La France doit devenir une plateforme financière et touristique. Un pays de banques, de caves à vin et de pizerias, le rêve pour le sardanapale Victor.

        Le problème de la cuve de Flamanville n’est pas de nature métallurgique. Après avoir freiné et même bloqué le chantier pendant des années, le chef de l’ASN, l’écologiste militant Pierre-Franck Chevet se trouve confronté à une angoisse grandissante : les deux EPR chinois de Taishan, construits par AREVA, ont progressé normalement et ne sont pas loin du démarrage. L’un d’eux a commencé les essais à froid, ce qui veut dire que la cuve est fermée et que tout le circuit hydraulique primaire est soudé. Un camouflet pour Chevet et ses sbires. Et ne nous parlez pas des « polytechniciens ». Quand ils font leur travail (en majorité), ce sont des salopards de nucléaocrates. Quand ils sont gauchos, ce qu’ils disent est prophétie biblique.
        Et, plus grave pour les écolos, les EPR chinois risquaient de démarrer avant leur concurrent, le réacteur américain AP1000. Les USA ont fait pression sur les Chinois, en même temps que les écolos français (tirez en les conclusions appropriées)
        Pour éviter ce camouflet majeur, Chevet a lancé l’histoire de la cuve, que l’on connait. Les tests de résilience et la teneur en carbone n’étaient plus conformes aux nouvelles normes que l’ASN avait pondues des années après le forgeage de la cuve. Chevet a lancé un avis d’alerte rouge en Chine, mais les Chinois lui ont répondu que les anciennes normes étaient satisfaisantes.

        En proie au désespoir, Chevet a tenté de provoquer une pagaille monstrueuse et une situation dangereuse en bloquant l’autorisation de redémarrage de 20 réacteurs français à l’arrêt pour révision, juste à l’entre de l’hiver. Une réaction vigoureuse d’un certain nombre de scientifiques l’a obligé à reculer et, miraculeusement la plupart des réacteurs ont redémarré mi Octobre, ce qui a permis de passer la vague de froid de Décembre 2016 Janvier 2017 (la menteuse professionnelle Royal a dit que « ce sont les éoliennes qui ont permis de passer ce cap).

        Mais Chevet ne renonce jamais, comme tous ceux qui font le mal. Il a ressorti maintenant le problème du couvercle de la cuve, un dernier sursaut de la bête.

        Ce qui est triste, c’est que même si on fait semblant de souligner des défauts techniques, et même si c’est à juste titre, peu importe, la décision ne sera que politique et ne dépendra que de facteurs liés à la politique internationale.

        Que va faire Hulot ?
        Hulot est un businessman de l’écologie et, en tant que tel, il veillera à ne pas se prendre les pieds dans le tapis. La tentation est grande de se soumettre au Reich mais, en période de vaches maigres, les français qui ne sont pas formatés EELV risquent de ne pas apprécier ce gaspillage monstrueux
        Il est possible qu’il détourne l’attention par »une feuille de route résolument écologique".. 

      • Destouches_ 3 juillet 11:19

        @Layly Victor

        Merci pour toutes ces infos.
        Lorsque l’ingénieur présente des faits et argumente, le manipulateur agite simplement un chiffon rouge. La simplicité est efficace sur un public qui a abandonné le courage de LIRE.

        Je partage votre ressenti, les « écolos » d’aujourd’hui sont les idiots utiles d’intérêts industriels étrangers qui les dépassent, pas du tout des défenseurs de la nature (une amie avait rencontré D.VOYNET il y a quelques années et en privé, elle ne manquait pas de fustiger les mensonge sur les énergies vertes...mais que le public gobe allègrement).

        La collaboration...encore et toujours la trahison comme norme comportementale du français bien pensant.


      • pemile pemile 3 juillet 13:03

        @Layly Victor "Pour éviter ce camouflet majeur, Chevet a lancé l’histoire de la cuve, que l’on connait. Les tests de résilience et la teneur en carbone n’étaient plus conformes aux nouvelles normes que l’ASN avait pondues des années après le forgeage de la cuve."

        Vous continuez à répéter ce mensonge smiley

        Vous allez donc nous donner les valeurs et les dates de ces normes ?


      • sarcastelle sarcastelle 3 juillet 15:40

        @pemile

        .
        Précisez vous-même valeurs et dates pour n’être pas soupçonné de mentir en retournant l’accusation. 

      • pemile pemile 3 juillet 16:19

        @sarcastelle

        Vous êtes fatigante de mauvaise foi et de biais, de me faire perdre mon temps, la norme est passé de 56 à 60 Joules.

        Vous pensez que Layly l’ignore ? smiley


      • sarcastelle sarcastelle 3 juillet 18:35

        @pemile

        .
        A) les dates ! les dates ! les dates ! (air des lampions)
        .
        B) en plus elles n’ont d’ailleurs plus d’importance puisque les 60 n’étant pas atteinst, la question est revue autrement. Lisez l’article qu’indiquent (maladroitement !) Aïoli et Cooldude afin de comprendre pourquoi. Les 60 joules/cm² deviennent faute de mieux votre « sans dot ! »

      • pemile pemile 3 juillet 20:11

        @sarcastelle

        Votre argumentation deviens vraiment pitoyable smiley


      • sarcastelle sarcastelle 3 juillet 21:15

        @pemile

        .
        Et vous, vous croyez que le nucléaire va s’arrêter pour vos 60 J/cm². Vous ne cherchez pas à comprendre pourquoi ce n’est pas le cas. Ou plutôt, vous n’y voyez que la conspiration nucléocrate. 

      • pemile pemile 3 juillet 23:15

        @sarcastelle « Ou plutôt, vous n’y voyez que la conspiration nucléocrate. »

        Que nenni, vous partez en vrille chère pilote d’ULM ! smiley

        Sinon, à part vos biais et attaques ridicules, Mr Layly utilise donc bien de vilain mensonge ?


      • Hervé Hum Hervé Hum 29 juin 11:03

        Que croyez-vous qu’il va se passer ? Que va-t-on éviter, le risque de catastrophe humaine et écologique ou la certitude d’une catastrophe industrielle et financière ? La réponse est dans la question

        Il me semble que le risque d’une catastrophe industrielle et financière est infiniment supérieure dans le cas d’un accident type Fukushima.

        Suffit de taper sur Google et on tombe pour Fukushima sur un coût de 170 milliards d’euros.

        Euh, vous avez dit combien pour le coût d’un arrêt du projet ??? Même pas le dixième !

        Bref, c’est le problème, les gens cogitent à l’envers parce que trop vite...


        • Hervé Hum Hervé Hum 29 juin 11:08

          @Hervé Hum

          Vous feriez mieux de noter que les sociétaires d’AREVA gagnent à tous les coups, avec ou sans accident. Car c’est bien connu, si les profits sont privés, les dettes sont publiques. Donc, en cas d’accident, c’est toute la société qui devra payer, AREVA pourrait bien faire faillite, ce sont pas les sociétaires qui seront ruinés, déplacés, contaminés, dévastés directement, ce sont les citoyens.


        • Trelawney Trelawney 29 juin 18:24

          @Hervé Hum
          Je vais en toucher deux mots à LREM pour qu’ils fassent un projet de loi qui stipule que si Flamanville pête, tous les retraités d’Areva et EDF iront passer leur retraite dans la Manche, sinon ils ne touchent pas leur pension.

          Ca nous fera déjà ça de gagné

        • Hervé Hum Hervé Hum 29 juin 22:50

          @Trelawney

          En fait, c’est pire que cela, comme c’est le CEA qui est actionnaire majoritaire et que celui-ci est un organisme public, y a pas de risque !

          Ou plutôt, le risque est collectivisé, mais les profits bel et bien privés. demandez à tous les sous traitants !


        • sarcastelle sarcastelle 29 juin 11:08

          Ne faites pas attention à Victor. C’est un hippie âgé qui ne pourrait plus sans désespoir renier toute sa jeunesse de combattant anti-système. 

          Nos centrales sont très vieilles et hyperdangereuses, oui, oui, c’est entendu. 
          Ne t’inquiète pas pour les Chinois, Victor. Ils ont décidé d’acheter l’EPR et leur EPR tournera. Ils sont un peu comme toi, se déjugeant rarement. Allez, c’est l’heure de ta tisane. 




          • Sozenz 29 juin 11:43

            ils préfèrent mettre en danger le réel ( la faune , la flore , tout notre environnement ) pour favoriser du « vent » du néant , ( ce qu on appelle le papier monnaie . des chiffres sur un compte.
            on trade nos vies pour du néant . faut être taré quand même .


            • flourens flourens 29 juin 11:49

              je vais sans doute dire une bétise, n’étant pas nucléocrate, et si on renforçait la cuve, cerclage ou mieux double cuve, ayant été dans le BTP, j’ai déjà vu faire ça sur certains ouvrages fragilisés
              bon, je dis ça je dis rien


              • gaijin gaijin 29 juin 12:24

                @flourens
                « je vais sans doute dire une bétise, n’étant pas nucléocrate »
                et ben oui .....
                renforcer la cuve signifierait admettre qu’il y a un problème ......hors le dogme du nucléaire c’est qu’il n’y a pas de problème et que les accidents ne peuvent pas survenir
                donc .......
                c’est ainsi qu’a foutushima la centrale est en bord de mer pour faire des économies de tuyaux
                la digue est trop basse pour couter moins cher
                les équipements de sécurité électrique sont dans le même batiment que les autres pour couter moins cher
                la valve de sécurité qui aurait du arrêter automatiquement le réacteur est par défaut fermée parce qu’arrêter un réacteur coute cher
                les opérateurs ne sont pas correctement formés aux accident parce que ce serait reconnaitre que les accidents arrivent ( et la formation coute cher )
                ................
                .........
                c’est ainsi que les accidents arrivent :
                https://www.youtube.com/watch?v=FPMvKI6oIe0


              • HELIOS HELIOS 29 juin 18:01

                @flourens

                bonsoir,
                il y a plusieur raison pour ne pas faire ce que vous suggerez. :

                Sur le principe, il y a deux couvercles, le fond et le dessus. ils ne sont pas identiques, mais supposons.
                il faudrait fabriquer deux couvercles, plus grands, avec les réservations necessaires, et en « habiller » l’ensemble existant... donc tout démonter.
                Le cout ne provient pas du materiel, mais comme d’habitude du travail.
                le plus simple serait finalement de virer maintenant la cuve complete avec ses couvercles et remplacer le tout

                mais pourquoi renforcer ou changer ? par mesure de sécurité, la cuve a été prévue pour resister a 300% de maximum technique qualifié. or, le « defaut » identifié sur le couvercle est un defaut qui ne fait que de diminuer a 200% la qualification de l’ensemble. en clair on avait prévu un truc 3 fois plus solide et il ne l’est que 2 fois. cela n’entache pas la sécurité, mais seulement la satisfaction intellectuelle de ceux avec lesquels il a fallu composer (nous sommes en democratie) pour installer ce type de centrale nucleaire.

                L’ASN, qui ,n’est pas composé de politiques mais d’ingénieurs, oblige l’EDF a remplacer le couvercle de cuve, comme on change la courroie de distribution d’un moteur de voiture avant qu’elle ne casse. il n’y a rien a redire là-dedans. si ce n’est les integristes plus ou moins verts qui ne sont de toutes manières jamais d’accord avec rien.

                note, le renforcement ne serait qu’un emplatre, car il occulterai les eventuels défauts... comme mettre une deuxieme courroie a votre moteur. si l’une casse, le moteur continue et vous ne savez pas que vous n’en avez plus qu’une.

                bien a vous.

              • pemile pemile 29 juin 23:18

                @HELIOS « en clair on avait prévu un truc 3 fois plus solide et il ne l’est que 2 fois. cela n’entache pas la sécurité »

                 smiley


              • sarcastelle sarcastelle 30 juin 00:01

                @pemile

                .
                Le sarcasme ne semble pas très pertinent, mais vous allez peut-être nous révéler quelque chose qui le justifiera ? 

              • pemile pemile 30 juin 00:12

                @sarcastelle

                Que notre derniere réalisation nucléaire qui se voulait exemplaire en matière de sécurité va être mise en route avec des marges de sécurité plus faible que prévu et nécessitera une surveillance régulière et la fabrication d’un nouveau couvercle ?


              • sarcastelle sarcastelle 30 juin 00:30

                @pemile

                .
                Lorsque le coefficient 1 correspond aux efforts maximum à supporter, l’excédent est « politique ». 

              • pemile pemile 30 juin 09:55

                @sarcastelle "Lorsque le coefficient 1 correspond aux efforts maximum à supporter, l’excédent est « politique ». 

                « 

                Citez moi un domaine industriel dans lequel aucun »excédent aux efforts maximum à supporter" est accepté ?


              • sarcastelle sarcastelle 30 juin 10:08

                @pemile

                .
                Apparemment pas le nucléaire. Faites-nous si vous voulez un cours sur la détermination des coefficients. 

              • flourens flourens 1er juillet 14:05

                @HELIOS
                bon, ce que comprends c’est que quand on a la fièvre on casse le thermomètre, mais c’est peut être un peu trop brutal et voyant, comme on a affaire avec la crème de la crème, on la joue fine, on ne casse rien, on agrandi juste la distance entre les graduations, ni vu ni connu, ahhhhh ils sont forts


              • CoolDude 29 juin 14:04

                Donc, si je résume bien...

                Je prends cette carabine à plomb et je tire sur la cuve :
                http://www.gamo.com/productos/carabinas/gamo+powerw-ømagnum-1250-igt-mach-1-2/?catalogo=france&lang=fr

                Et celle-ci peut péter.

                Ça ne tiendra pas jusqu’en 2024 ce truc là.

                ...
                ..
                .

                C’est à croire qu’ils veulent vraiment notre mort.

                C’est pourtant simple... Ils prennent la cuve et ils la refondent. Ça coûte trop cher. Ben, faillite. On ne va pas prendre le risque d’un accident nucléaire majeur pour sauver la mise d’incompétents.

                Vous vous demandez comment une civilisation peut s’éteindre. Ben, voila !!!


                • sls0 sls0 29 juin 14:30

                  A voir l’action EDF qui a perdu 5,52% en une semaine est ce une bonne nouvelle ?

                  Areva c’est +1,8%.
                  Pour justifier la tenue c’est certainement le code ASTER qui a été employé, on ne peut discuter que si l’on a ces données ce qu’on eu les experts qui ont donné leurs avis d’après lesquels la décision a été prise.
                  Le code ASTER étant mondialement reconnu, il y a peut être ces données qui sont sur le forum ASTER.
                  Si je voulai un avis valable c’est sur ce forum que j’irai voir, le bistrot ou agoravox ont déjà moins d’importance à mes yeux.


                  • JMBerniolles 29 juin 14:56
                    Comme toujours avec le truculent Victor nous avons une présentation totalement approximative de la question sous l’angle technique, mais aussi sur les autres aspects.

                    Cette question des couvercles et fond de cuve de l’EPR de Flamanville, mais cela concerne aussi les EPR chinois puisque les cuves ont aussi été forgées par Areva, a été soulevée par l’ASN en avril 2015. Dans une formulation ambiguë, - référence à des anomalies -.
                    Tout ce que nous raconte ici Victor, notamment le fait que la légère variation de concentration en carbone de 0.22 à 0.3%, dans des ségrégations, dégraderait fortement les caractéristiques mécaniques, l’ASN s’est bien gardé de l’écrire. L’Autorité n’a pas non plus affirmé que la résilience (qui sur les pièces incriminées de la cuve primaire de l’EPR reste dans les normes internationales) était un paramètre fondamental du dimensionnement de la cuve primaire qui ne subit que des chocs thermiques et non pas mécaniques.

                    Au début de l’été 2015 un ensemble d’essais et de calculs sur cette question avait été agréé par l’ASN. Les résultats sont disponibles depuis déjà quelques temps et ils ne remettent pas en cause la tenue de la cuve de l’EPR

                    Deux années c’est beaucoup pour aboutir à une conclusion sur ce type de questions.
                    D’autant que les chinois n’ont pas attendu pour fermer leurs cuves et lancer les essais à froid, puis à 
                    chaud maintenant.


                    Pour ne pas perdre la face, l’ASN (responsable de beaucoup de retards sur le chantier de l’EPR de Flamanville qui n’est pas non plus sans problèmes il faut le préciser. Une année de retard c’est presque un milliard d’euros supplémentaires pour l’EPR) a demandé à l’EDF de refaire le couvercle de cuve. Il y a gros à parier que sur une pièce d’une telle dimension et d’une telle épaisseur on ne pourra atteindre une homogénéité parfaite en carbone. Peu importe nous sommes ici en pleine interférence de l’idéologie et de la politique dans un domaine technique.

                    Pour ceux qui les véritables causes de notre déclin intéressent, je dirai que l’abandon ignominieux de Super Phénix a marqué le tournant vers la récession de notre économie, l’abandon de notre spécificité d’excellence en hautes technologies sur des programmes propres.
                    C’est aussi l’orientation vers la liquidation de l’indépendance de notre pays.

                    La France est maintenant sous un régime de dictature républicaine, ou l’écologie, l’humanitaire sont manipulés comme des façades médiatiques et autres pour endormir sa population ;
                    Le fait que des mouvements de soi-disant opposition marchent dans ces manœuvres, en dit long sur leur nature propre et leur capacité à réellement changer les choses dans notre pays. 





                    • pemile pemile 29 juin 15:25

                      @JMBerniolles « Au début de l’été 2015 un ensemble d’essais et de calculs sur cette question avait été agréé par l’ASN. Les résultats sont disponibles depuis déjà quelques temps et ils ne remettent pas en cause la tenue de la cuve de l’EPR. »

                      Oui, pour la cuve (non remplaçable), mais vous nous donnez les « résultats disponibles » pour le couvercle (lui, interchangeable) ?


                    • JMBerniolles 29 juin 16:12
                      @pemile

                      Les essais et calculs concernaient spécifiquement les couvercles et fond de cuve... Je parle de la cuve primaire parce que c’est un ensemble... 

                    • Trelawney Trelawney 29 juin 18:13

                      @JMBerniolles
                      Pour ne pas perdre la face, l’ASN (responsable de beaucoup de retards sur le chantier de l’EPR de Flamanville qui n’est pas non plus sans problèmes il faut le préciser. Une année de retard c’est presque un milliard d’euros supplémentaires pour l’EPR) a demandé à l’EDF de refaire le couvercle de cuve. Il y a gros à parier que sur une pièce d’une telle dimension et d’une telle épaisseur on ne pourra atteindre une homogénéité parfaite en carbone. Peu importe nous sommes ici en pleine interférence de l’idéologie et de la politique dans un domaine technique.


                      Lorsque pour une pièce on n’arrive pas à obtenir une homogénéité parfaite en carbone, on relève les coefficients et on exige une tenue à la résilience plus importante, en partant du principe qu’à 60 joules demandé, 50 joules est normalement nécessaire, mais il se peut que dans une partie de la cuve on soit à 52 joules ce qui est supérieur aux 50 joules nécessaires. Si sur des éprouvettes prises sur l’élément on n’arrive pas à atteindre 60 joules, la pièces est rebutée qu’elle coûte 1 euro ou 100 millions d’euro.

                      Le fond cuve est les cotés ne devrait normalement pas poser de problème, car tous les piquages (ou du moins la plus grande partie) sont concentrés sur le couvercle plus accessible. Les fait d’ajouter des piquages avec soudeur et « beurrage » d’éléments ne joue pas en faveur de l’homogénéité métallurgique de l’ensemble.

                      C’est pour cela que pour éviter de tirer sur l’ambulance, l’ASN (qui fait autorité) a autorisé la continuation du chantier, mais a limité la durée de vie du couvercle à 7 ans. On peut considérer que c’est un délai raisonnable, car la corrosion interviendra certainement après 5 ans de mise en fonctionnement.

                      Areva a déjà commandé l’étude d’un nouveau couvercle qu’elle construira en même temps que ceux d’Hinkley Point. Les chinois qui on fait leurs essais de leur coté tout en étant informé des avancés sur le couvercle de Flamanville. Ils sont arrivé aux même conclusions que l’ASN pour Flamanville. Les chinois attendent de savoir qui va payer la note pour le remplacement des 2 couvercles.

                      Conclusion : On n’a pas les compétences pour réaliser ce genre de pièces et dans le monde, personne ne les a. On devra changer le couvercle tous les 7 ans avec arrêt de tranche et surcoût (encore un de plus) non prévu. Est-ce qu’avec la connaissance de ces problème on aurait autorisé la construction d’un tels engin dont on ne sait pas encore combien il coûtera, mais dont on a la certitude qu’il ne sera jamais rentable ? J’en doute.

                      Ne pas oublier que pour Hinckley Point, les anglais ont imposé un prix de vente du Kwh. S’il coûte plus cher à produire, c’est EDF qui se mange la différence. Slo dit que l’action EDF baisse et ce n’est pas étonnant

                    • amiaplacidus amiaplacidus 30 juin 12:13

                      @JMBerniolles qui écrit « ...Pour ne pas perdre la face, l’ASN (responsable de beaucoup de retards sur le chantier de l’EPR de Flamanville ... ».

                      L’ASN est-elle aussi responsable des 10 ans de retard de l’EPR finlandais ?

                      Au fait, finalement, les contribuables français vont payer combien à la Finlande ? Parce que, rappelons, le contrait portait sur la fourniture clé en mains d’un EPR à la Finlande pour un prix forfaitaire de 3 milliards d’€. Actuellement on estime les dépassements financiers à plus de plus de 5 milliard d’€ (si les réacteurs sont construits avec le même genre de calcul que les finances, il y a vraiment lieu de s’inquiéter).
                      Ces 5 milliards d’€ sont à la charge des constructeurs (livraison clé en mains), donc à la charge des contribuables et consommateurs français.
                      .
                      Le nuke est une monstrueuse faillite, et encore, on n’a pas intégré les vrais coûts du démantèlement.


                    • JMBerniolles 30 juin 13:48
                      @Trelawney

                      Vous mélangez un peu tout : les problèmes de corrosion, la tenue mécanique, l’énergie à la rupture en cas de choc mécanique... Il est vrai que l’on ne peut pas dire que l’ASN clarifie la question. 

                      Pour l’EPR les problèmes de tenue mécanique et de corrosion sous tension et sous irradiation ne sont pas différents de ceux que l’on rencontre sur les REP. Il est aussi évident d’ailleurs que l’on a les mêmes ségrégations carbone dans les pièces lourdes des REP, de même sur ce type de pièces forgées par les japonais dont on ne peut prétendre qu’ils sont incompétents en la matière. Les REP vont atteindre 40 ans de fonctionnement et les perspectives de prolonger leur vie de 10 et jusqu’à 20 ans sont réelles. 

                      Comme on pouvait le prévoir, deux années de calculs et d’essais et d’études sur le question des couvercle et fond de cuve forgés par Areva ne permettent pas de démontrer que ces pièces ne répondent pas au dimensionnement. Donc l’ASN doit sauver la face (c’est son rôle de poser des questions, mais c’est aussi sa responsabilité de ne pas faire trainer les bocages. Deux années pour ce problème c’est complètement disproportionné). D’où une directive sur le couvercle dont la durée de vie serait limitée selon l’ASN à 7 années ? Sur quelle base technique cette contrainte est-elle fondée... pas de précisions.
                      Il serait pourtant essentiel qu’au bout du compte l’ASN argumente techniquement ses décisions.

                      Notons qu’après le déblocage de réacteur REP, sur un problème d’acier au niveau des corps de GV qui paraissait encore plus artificiel que celui concernant l’EPR de Flamanville, c’est le deuxième recul important de l’ASN

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