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Accueil du site > Tribune Libre > Les véritables emplacements de Bibracte et de Gergovie révélés par deux (...)

Les véritables emplacements de Bibracte et de Gergovie révélés par deux cartes anciennes

Archéologues, historiens, érudits et autres passionnés intéressés par notre histoire. Mme la Ministre de la Culture. M. le Président de la République,

Cela fait 45 ans, en 1976, que j'ai acheté, avec mon épouse, un château de Taisey qui courait scandaleusement à la ruine, un site vandalisé par la spéculation immobilière. Cela fait 40 ans que je recherche et retrouve l'histoire fabuleuse de ce site - origine de notre histoire - dans ma logique militaire, tout en retraduisant les "Commentaires de César sur la guerre des Gaules".

Le 6/12/89, j'alerte les grands médias sans succès.

Le 1er mars 1993, après plusieurs tentatives malheureuses pour me faire entendre, j'envoie mon premier ouvrage "Histoire de Bibracte, le bouclier éduen", au Ministre de la Culture (Sous-direction de l'Archéologie), ouvrage dans lequel j'explique et prouve que Bibracte ne s'est jamais trouvée au mont Beuvray mais dans la ville murée de Mont-Saint-Vincent. Cette sous-direction (Mme Wanda Diebolt) me confirme que ma lettre précédente du 6 juin 1991 a bien été transmise aux autorités administratives et scientifiques compétentes et que mon volume entrera à la bibliothèque de ce service (apparemment, il n'aurait donc pas été transmis à François Mitterrand).

Le 10 avril 1995, suite à l'envoi de mon deuxième ouvrage à son domicile privé, François Mitterrand m'envoie une carte de visite pour me remercier.

Le 15/5/1995, il accorde au Monde une interview (édition du 29 août), dans laquelle il met en exergue l'importance de l'Histoire, véritable culture de l'homme politique, mais il rejette sur l'historien la responsabilité de l'interprétation... étonnant testament.

Le 14/4/99. A l'invitation de FR3 Bourgogne, je me rends au mont Beuvray. On ne m'accorde que quelques minutes et, à la diffusion, on me coupe mes principaux arguments pour finalement donner la conclusion à l'archéologue Vincent Guichard : ...dans la communauté scientifique, ça fait belle lurette que plus personne ne doute. Ça fait au moins 130 ans que plus personne ne doute de la localisation de Bibracte... toujours en fonction. Le CSA me refusera un droit de réponse. Ma thèse fait légèrement sourire au mont Beuvray, simple agitation, juge-t-on ici, d'un amateur peu averti.

18/4/99. Jean-Philippe Mestres du Progrès de Lyon au sujet de Christian Goudineau, professeur au collège de France : « Il les écarte (mes arguments) avec le bouclier de la science et l’armure de l’institution, sans se donner la peine de les réfuter. » Ce refus de débat sera suivi, par l'intéressé, d'une violente critique dans la revue Archéologia, puis dans ses ouvrages, contre les historiens amateurs.

Réponses “langue de bois” publiées au journal officiel (extraits). suite à ma demande par quelques députés :

JO du 19/04/1999, page 2337. Mme Trautmann, ministre de la Culture : la question de l’éventuelle mise en cause du bien-fondé de la localisation au mont Beuvray des vestiges de l’oppidum n’est pas un sujet de débat pour l’immense majorité des archéologues.
 
JO du 2/7/2001, page 3835. Mme Tasca, ministre de la Culture : les recherches archéologiques sur le mont Beuvray... ne s’occupent pas de la localisation mais plutôt de l’environnement...On peut noter, ajoute-t-elle, que M. Goudineau, professeur au Collège de France, juge certaine la localisation de Bibracte au Mont Beuvray.
 
JO du 11/6/2013, page 6077. Mme Filippetti, ministre de la Culture : les questionnements relatifs à la stricte identification de Bibracte au site du Mont Beuvray s'avèrent d'un intérêt accessoire. Ils ne font pas débat au sein de la communauté des archéologues protohistoriens et sont considérés comme réglés depuis les premières fouilles de Jacques-Gabriel Bulliot en 1868 “…. Terrible aveu ! On a dépensé des sommes fabuleuses en faisant confiance aux interprétations d’un marchand de vin du Second empire.
 
Autres autorités alertées sans succès (extraits).
 
4/4/1993. Votre correspondance du 6 juin 91 et les documents qui l’accompagnaient ont bien été transmis aux autorités compétentes... Affaire suivie par M. Grenier de Monner. Signé Wanda Diebolt, Sous-direction de l’archéologie. Promue "Présidente de l'EPCC Bibracte".

27/10/2000. M. Michel Duffour, secrétaire d’Etat à la Culture : ... Il ne paraît pas utile que le ministère de la culture et de la communication entretienne une polémique avec une personne, qui, comme beaucoup de passionnés de son espèce, se place dans la posture de l’homme seul face au poids de la « science officielle ».

En 2002, on me fait passer pour un farfelu. Du désir à la réalité, il y a un fossé. Ou plutôt... des fossés, relevés par les archéologues. Aux savantes interprétations (qui sont les miennes), ces derniers opposent mille faits objectifs : plans, armes... (extrait du catalogue de l’exposition de Bibracte "sur les traces de César" sous l'autorité de Vincent Guichard, directeur du Centre archéologique européen du mont Beuvray).

28/1/2003. À la demande de M. Perben, M. Aillagon, ministre de la culture, demande à M. Michel Clément, directeur du patrimoine, d’étudier le dossier de la localisation de nos anciennes capitales gauloises avec la plus grande attention. Signé Aillagon. Sans réponse.

J'envoie plusieurs exemplaires de mes ouvrages ainsi que des courriers divers à Mme Marie-Christine Labourdette, directrice des affaires culturelles de la région Bourgogne de 2003 à 2007. Sans réponse.

18/2/2003. Dominique Vinciguerra, Ministère de la Culture, le chef de cabinet ...Je note tout d’abord que dans l’abondant courrier que vous avez adressé depuis plus de dix ans aux autorités gouvernementales successives, vous n’avez pas produit le moindre élément d’une documentation susceptible d’inciter un ou des archéologues à entreprendre des recherches de terrain pour vérifier (confirmer ou infirmer) ce qui ne peut que demeurer hypothèse... Et pourtant ! Sept livres publiés largement diffusés dans les services du ministère, 365 articles Agoravox publiés à ce jour. Quelques articles prudents que la presse locale a bien voulu publier.

13/1/2005. Vos informations seraient de la plus grande utilité… signé Isabelle Balsamo, Sous-direction de l’archéologie. 

Autorités alertées avec succès... mais...
20.11.95. Important travail de recherche et de documentation. Signé Jacques Toubon, ancien ministre de la Culture.
22.05.96. Il est bon que des officiers revisitent l’histoire des historiens. Premier ministre ; signé Marceau Long, président du Haut conseil à l’intégration.
27.12.96. M. Jacques Chirac m’a confié le soin de vous transmettre ses compliments pour l’important travail d’érudition… soyez assuré qu’il a été bien pris connaissance des réflexions dont vous avez tenu à faire part au chef de l’Etat. Annie Lhéritier, chef de cabinet du président de la République.
18.08.97. Soyez assuré qu’il a bien été pris connaissance de vos ouvrages. Idem.
27.03.03. Clarté des séquences historiques… Minutie et enthousiasme… étude remarquable. La Ministre déléguée à la recherche, signé Claudie Haigneré.

Sur le sommet du mont Beuvray, que fuient aujourd’hui les hommes politiques, on continue toujours à remuer la terre.

Portrait "agoravoxien" qu’a fait de moi Eponymus sur son blog :

Emile Mourey (http://bibracte.com) est un ancien militaire de carrière et un latiniste qui depuis trente ans explore les méandres de l’histoire. Sur son site, il a ouvert depuis quelques temps une agence de voyage qui vous emporte en quelques clicks au bord de la mer Rouge sur les traces de Moïse ou à Gergovie derrière les fortifications gauloises. Mais Emile n’enseigne pas l’histoire, il la revisite et essaye de replacer aux bons endroits les lieux et les faits grâce aux rares indices que le temps nous a laissés. Avant de lire ses articles, il faut prendre le soin de remiser ses vieilles idées au placard des certitudes. Le parcours est toujours imprévu. Il paraît que les chemins les plus longs sont les plus intéressant.

Commentaires suite à mon précédant article Argoravox "Bibracte, Gergovie, Jérusalem, Mme la Ministre de la Culture, ne soyez pas ridicule !" :

Tesseract 14 août 16:26
Pauvre Mr Mourey...Depuis des lustres vous vous battez contre une institution autiste et prétentieuse...Bon courage à vous ! 

Rinbeau 14 août 15:02 @Emile Mourey : Vous comprenez ma surprise lorsqu’un jour après avoir lu vos commentaires, j’ai eu la confirmation de ce que vous affirmiez sur une carte officielle datant du 16ème siècle.

GRAND MERCI A CE COMMENTATEUR.

Entre la Saône et la Loire, l'itinéraire de plaine, au sud, contourne le pays éduen. Au nord, la bretelle Dheune/Bourbince le traverse. La citadelle de Bibracte - Mont-Saint-Vincent - est indiquée, au centre. A la bifurcation, la vignette signifie clairement que Chalon contrôle les voies du commerce, celle qui va à la Loire par cette bretelle et celle qui remonte vers la voie "Sequanas", au nord, en traversant les monts d'Agneux ; d'où le conflit au sujet des péages avec les Séquanes de Dijon, conflit que rapporte César. Vassaux des Lingons au temps de César, les Mandubiens sont englobés dans le pays éduen, avec Autun comme capitale.

Erreur de copiste ou autre, les deux inscriptions de Bibracte, en majuscules, et de Chalon, sont un peu déportées vers le haut, mais confirme ma précédente explication. Les Séquanes sont bien à Dijon.

Carte particulièrement révélatrice. Entre les monts Dômes et l'Allier, il faut identifier la ville de Clermont avec son enceinte et son clocher et la ville du Crest dans Mont ferrand. Le mot "Gergovie" semble désigner l'ensemble, bien qu'il ne puisse s'appliquer qu'au Crest, comme je l'ai longtemps expliqué... Ainsi s'explique le mot de Clermont-Ferrand qui, à cette époque, ne voulait signifier qu'une unité politique entre la ville épiscopale - l'actuelle agglomération - et la ville militaire riche d'Histoire - Le Crest -.

Cartes anciennes, références BNF gallica.

Emile Mourey, 30 août 2021


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25 réactions à cet article    


  • babelouest babelouest 31 août 11:13

    Cher chercheur, arriverez-vous à leur faire entendre raison ? Surtout, ne jamais remettre en cause les erreurs du passé..... surtout si elles ont été commises par des noms prestigieux , mais obtus.....


    • Docteur Faustroll Lampion 31 août 11:45

      @babelouest

      Le mythe gaulois a été forgé par les idéologues au service de Napoléon III qui avaient pour mission de convaincre les citoyens de l’hexagone qu’ils constituaient un peuple homogène et une nation de puis la nuit des temps.
      Et de même que les jacobins en ont remis une couche sur la centralisation de l’état commencée par l’ancien régime et perfectionnée par eux, la Troisième République a pris le relais du second empire pour fournir aux chères têtes blondes confiées aux hussards noirs et à leurs parents un conte de fées dont on ne sort plus.
      Seules les fouilles préventives de l’INRAP permettent de restituer un semblant de réalité historique. Encore faut-il que ces fouilles aient lieu (on ne construit pas une autoroute tous les jours) et que le public soit prêt à l’entendre.


    • Docteur Faustroll Lampion 31 août 12:34

      @Lampion

      eh oh ! les moinsseurs !
      Vous auriez des arguments ?


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 31 août 11:31

      Sur votre carte, Gergovie est à la bonne place, c’est à dire aux côtes de Clermont au nord-Ouest de Clermont-Ferrand et non pas au sud au plateau de Merdogne.


      • Rinbeau Rinbeau 31 août 14:57

        Et quid d’Alésia ? Aurait elle existée où pas ?

        Sinon la Gaule a t-elle été annexée où non à l’empire de Romain ?


        • Emile Mourey Emile Mourey 31 août 15:12

          @Rinbeau

          Bonjour ; il n’y a pas de mystère concernant Alésia. Alésia, Alisia etc était le nom de Chypre à l’époque des voies de l’étain. Elle a donné son nom aux stations des dites voies. L’Alésia de Diodore de Sicile, métropole de la Celtique, était Chalon-sur-Saône, plus précisément Taisey. Tout va se remettre en ordre grâce à vous. 


        • Rinbeau Rinbeau 31 août 15:18

          @Emile Mourey

          Ok ! j’ai raté cet épisode dans vos écrits ! Il faut que je retrouve ça !

          merci


        • Rinbeau Rinbeau 31 août 15:20

          @Rinbeau

          De Rome ! pardon


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 31 août 16:58

          @Rinbeau

          Un document pour conférence sur l’Alésia de Chaux-des-Crotenay scientifiquement trouvée par André Berthier par la méthode du portrait robot à partir des dires de César.

          http://michel.jean.free.fr/edit/Conference-JM-X-HA-160411.pdf


        • Rinbeau Rinbeau 31 août 18:33

          @Daniel PIGNARD

          merci, je vais regarder ça !
           smiley


        • GoldoBlack 1er septembre 13:26

          @Daniel PIGNARD
          Les « dires » plutôt les écrits de César... Comment dire ?
          Quand ils arrangent, César a tout bon, quand ils dérangent, César a exagéré...
          Alors César...


        • GoldoBlack 1er septembre 13:31

          @Emile Mourey
          La consonance comme base de l’étymologie, c’est un peu léger. Je ne dis pas que vous vous trompez, mais il faudrait démontrer.


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 1er septembre 15:04

          @GoldoBlack
          Oui les écrits de César.
          Pour votre description de ceux qui lisent César, il s’agit de la description des historiens du sérail mais certainement pas d’André Berthier quijustement s’est efforcé de prendre pour vrai tout ce que César a écrit ainsi que les différents autres écrivains comme Diodore de Sicile, Plutarque, Dion Cassius, Strabon, Florius.


        • périscope 31 août 16:59

          Monsieur Mourey, toutes mes félicitations pour votre clairvoyance et votre opiniatreté.

          Les chiens aboient, mais la caravane passe,   enfin !


          • GoldoBlack 1er septembre 13:24

            Quand on appuie une thèse sur un document, la moindre des choses est de le sourcer : origine, date, auteur...

            Quant à vos conclusion à la lecture de ce document, vous semblez assez peu douter que le/les auteur(s) puissent se gourer, s’appuyer sur des traditions erronées...

            Toute analyse de document impose le doute. Ce qui fait la crédibilité d’un chercheur.

            Mais vous ne doutez que de vos contemporains, jamais des sources anciennes qui pourtant peuvent tout autant se planter que les actuelles.


            • Emile Mourey Emile Mourey 1er septembre 13:31

              @GoldoBlack

              Les chiens aboient, mais la caravane passe, enfin !


            • GoldoBlack 3 septembre 07:28

              @Emile Mourey
              C’est léger comme argument.
              Mais vous nous avez, depuis toujours, habitués à une certaine forme de légèreté.
              Ce que vous appelez « aboyer », je l’appelle « critiquer ».
              Si la critique vous gêne, ne rendez pas vos positions publiques.
              Si ce sont des laudateurs que vous cherchez, effectivement, vu le niveau intellectuel de l’endroit, vous trouverez continuerez à trouver votre bonheur sur AV...


            • Emile Mourey Emile Mourey 3 septembre 08:45

              @GoldoBlack

              Vous dites : Quand on appuie une thèse sur un document, la moindre des choses est de le sourcer : origine, date, auteur...
              Et pourtant, j’avais écrit : « Cartes anciennes, références BNF gallica ». Je ne pouvais pas donner de meilleures références.
              L’erreur de localisation du site de Bibracte est un scandale d’Etat, probablement le plus grand scandale archéologique de tous les temps.
              Vous avez perdu la bataille. Ayez au moins la franchise de le reconnaître, et le coup de grâce, ce n’est pas moi qui vous l’ai porté mais un simple commentateur de cet Agoravox que vous méprisez.


            • Rinbeau Rinbeau 3 septembre 19:00

              @GoldoBlack

              Vous devez être politicien pour vous sentir si supérieur aux autres !
              Pourtant aussi haut soit le trône sur lequel on est assis, on est jamais assis que sur son cul !


            • GoldoBlack 4 septembre 10:05

              @Emile Mourey
              Difficile de tirer une quelconque validité d’une carte dont on ne connaît pas la date de réalisation, l’auteur...
              Je ne me range d’aucun côté dans la polémique qui vous anime contrairement à ce que vous imaginez je critique vos méthodes d’analyse, la manière dont vous tirez des conclusions, autant d’éléments qui nuisent à votre crédibilité.


            • GoldoBlack 4 septembre 10:05

              @Rinbeau
              Vous êtes pathétique de bêtise.


            • Rinbeau Rinbeau 4 septembre 12:49

              @GoldoBlack

              C’est un peu court jeune homme ! Il y avait d’autres choses à dire !


            • Rinbeau Rinbeau 4 septembre 13:21

              @GoldoBlack

              Comme vous l’a dit monsieur Emile Mourey, voici la source de ces cartes !

              https://gallica.bnf.fr/ark :/12148/btv1b8492889p/f1.item.zoom

              Personnellement, je ne m’explique pas le phénomène !
              Sur Wikipédia, on vous dira qu’à partir du 16-ème siècle les savants s’intéressent localement à l’histoire des ancêtres ! Mais cela me semble irrecevable au vues de ses cartes qui englobent toute la France (où la Gaule), pourrait-on dire ! Et lorsque l’on consulte la fin du 16-ème, le 17-ème, etc.. Il semble qu’il y ait un oubli progressif de ces lieux ! Comme si les évènements relatés par Jules César dans la guerre des Gaules étaient plus présents début où milieu 16ème que par la suite ! Il n’empêche que ces cartes existent et qu’elles semble donner raison à Monsieur Mourey !


            • GoldoBlack 7 septembre 08:49

              @Rinbeau
              Si vous ne comprenez pas que l’exigence de mise en perspective, de contextualisation des sources est un impératif dans la recherche historique, abandonnez toute lecture historique.
              Contentez-vous d’Historia.


            • Antenor Antenor 2 septembre 20:55

              La question de la localisation des capitales gauloises pose un problème quasi institutionnel dans le sens où il dépasse le cadre de l’archéologie. Les fouilles peuvent valider une théorie mais ne peuvent pas en être systématiquement à l’origine ou alors le raisonnement se limite aux endroits déjà fouillés et on tourne en rond. Des sites comme le Mont-Beuvray ou Corent étaient déjà connus pour leurs vestiges avant même d’être fouillés. Le seul site majeur qui a fait l’objet d’une réflexion historique est Alise-Sainte-Reine.

              Les vestiges connus doivent évidemment être pris en compte mais ils doivent s’insérer dans un raisonnement plus vaste à la fois dans le temps et l’espace. La question est de savoir quelle unité de recherche a aujourd’hui la légitimité et les moyens de mener ce genre de projet de grande envergure qui nécessiterait la mise en commun de moyens de différentes disciplines de manière pérenne. Les petites « chefferies » locales gauloises que révèlent les fouilles d’après les archéologues sont elles autre chose que le reflet de l’organisation actuelle de l’archéologie française ? Il y a un drôle d’effet miroir entre les deux.

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