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Accueil du site > Tribune Libre > Les vraies questions : réflexion sur la campagne présidentielle

Les vraies questions : réflexion sur la campagne présidentielle

Pour être pragmatique et recadrer le titre, cette analyse portera uniquement sur les candidats disposant de chances réelles d’accéder à la présidence : Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou. Pourquoi ne pas inclure Jean-Marie Le Pen dans cette réflexion ? Parce qu’en poussant plus avant ce pragmatisme et sans vouloir offenser quiconque, y compris au sein de son électorat, je partirai du postulat que ce dernier ne sera jamais élu président de la République. En effet, même en considérant que la défiance des Français envers leur classe dirigeante s’est renforcée, je ne vois pas comment les intentions éventuelles de vote en sa faveur au second tour pourraient être passées d’un peu moins de 20% en 2002 à plus de 50%. On peut donc, en toute bonne foi, estimer qu’une nouvelle accession à ce niveau de l’élection garantirait son adversaire de la victoire, quel qu’il soit (pour apporter toutefois une considération personnelle, il serait excessivement dangereux pour notre démocratie et pour l’opinion publique que Jean-Marie Le Pen ne dispose pas des signatures lui permettant d’officialiser sa candidature).

J’ai toujours estimé que la médiocrité de la campagne présidentielle de 2002 résidait dans le fait que les candidats avaient mené une compagne législative et non présidentielle. En effet, avec un électorat majoritairement tenté par l’alternance depuis plusieurs décennies, élaborer un programme à vocation intérieure relève au mieux de la naïveté, au pire du coup de poker électoral. Qui peut garantir l’exécution d’un tel programme en sachant que ce sera de nouveau aux Français de décider de la majorité parlementaire et que rien n’est assuré (cf. la dissolution) ? Cette erreur, fondamentale dans l’esprit des Français même s’ils ne la ressentent que de façon diffuse, les deux candidats du PS et de l’UMP la commettent de nouveau. Le rôle du président de la République en France quant aux affaires intérieures n’est pas de gouverner mais d’arbitrer. Le domaine qui lui est réservé est celui des relations internationales et il semblera évident à tout observateur de cette campagne que les positions de Nicolas Sarkozy comme celles de Ségolène Royal sont à ce sujet pour le moins floues. L’Europe constitue pour eux un terrain miné sur lequel l’un comme l’autre ne souhaite trop s’étendre tant le référendum du 29 mai 2005 a laissé des traces. Pourtant, la plupart des règlementations nationales est décidée à l’échelon européen. Comment gérer l’attitude française vis-à-vis de nos partenaires européens, des institutions européennes  ? Personne n’y répond. Quelles seront les positions françaises face aux conflits du Moyen-Orient ? Partagerons-nous les positions américaines futures quant à la gestion des crises et leur vision du monde ? Quelle place accorderons-nous à notre voisine russe ? Là non plus, nous ne disposons pas des réponses permettant un embryon d’idée sur la place de la France dans le monde. François Bayrou quant à lui dispose au moins sur ces sujets d’un avantage conséquent : la constance de ses convictions pro-européennes. Que l’on partage ou non son positionnement n’empêche pas de lui reconnaître cette stabilité. Il a, par exemple, toujours souhaité un renforcement européen des politiques internationale et de défense. Entre la politique étrangère de Ségolène Royal plus que floue et celle de Nicolas Sarkozy, incertaine mais plus proche de l’atlantisme que de l’indépendance européenne, François Bayrou apparaît à mon sens bien plus fiable aujourd’hui.

Second sujet et non des moindres pour l’opinion française : leur conception de la politique et de l’exercice du pouvoir.

La préparation de la campagne présidentielle de Ségolène Royal donne l’apparence d’une conception verticale du pouvoir du bas vers le haut. Elle a établi son pacte présidentiel à partir des débats participatifs et a donc tenu compte des doléances des Français sur des situations particulières. Si l’on omet le fait, là encore, qu’il s’agit de préoccupations intérieures qui ne relèvent pas du domaine présidentiel mais du gouvernement, cette façon de procéder, si elle a pour mérite d’être proche des Français, a pour inconvénient de ne pas lui avoir permis, jusqu’à présent, d’incarner une position de leader qui entraîne avec sa force de conviction le rassemblement de tous les Français. L’intérêt général n’est pas la somme des intérêts particuliers et c’est là qu’une conception verticale ascendante atteint ses limites. Cet exercice de la politique relève de nos députés mais en aucun cas ne peut être celui d’un président de la République en exercice. Campagne législative, là encore.

Pour Nicolas Sarkozy, tout donne à penser que ses conceptions sont totalement inverses. Si sa conception de la politique et de l’exercice du pouvoir semble bien verticale, elle l’est du haut vers le bas. Candidat unique à l’UMP (l’épisode Michèle Alliot-Marie ne fut qu’un leurre de démocratie interne), centralisant le maximum de pouvoirs entre ses mains (ses différentes casquettes), n’hésitant pas à faire pression sur la presse voire sur des élus, se tissant un réseau d’amitiés dans tous les cercles d’influence et agglutinant autour de lui tout ce qu’il est possible de compter parmi les élites politiques, médiatiques, intellectuelles, artistiques, etc., sa conception de la politique s’apparente plus à un culte du chef, à un exercice élitiste du pouvoir qu’à un rassemblement national. Ce faisant, il symbolise bien plus que les autres candidats un communautarisme de classe sociale. Si cela a l’avantage de lui éviter les rapprochements aux relents de racisme et de xénophobie qui auraient pu être faits après les émeutes de banlieues, cela cristallisera par contre les opinions sur son bilan tant en matière de sécurité que d’économie. En effet, il est le candidat du gouvernement sortant. D’autre part, une telle propension à la concentration des pouvoirs et à l’autoritarisme, associée aux nouvelles formes de bourgeoisie que représente son entourage plus ou moins proche, renforce une l’idée déjà très prégnante d’un ego et d’un narcissisme surdéveloppés. Il n’est pas certain, loin s’en faut, que dans l’actuel climat de défiance envers les élites quelles qu’elles soient, les Français soient prêts à voir se concrétiser cette vision clanique du pouvoir au sommet de l’État.

Entre ces deux conceptions verticales du pouvoir et de l’exercice politique, François Bayrou a réussi le tour de force, en symbolisant la lutte contre cette bipolarisation, d’apparaître comme le candidat d’un pouvoir beaucoup plus horizontal. En exprimant sa volonté de voir un gouvernement collégial rassemblant les grandes tendances, en ne faisant pas de promesses mais en prenant des engagements, en défendant une représentation parlementaire plus proche de la réalité sociale de notre pays, entre autres, il se positionne comme le candidat qui ne sera ni celui du peuple ni celui des élites, mais celui d’une nation. Il tente de démontrer qu’il serait bien un président qui ne défendrait pas des intérêts catégoriels mais qui, en gouvernant avec toutes les tendances et en faisant légiférer une assemblée plus représentative, serait l’arbitre impartial des revendications de tout le peuple français. Il remodèlerait donc nos institutions de façon plus conforme à cette neutralité. Quant à son éventuelle politique internationale, elle a au moins le mérite d’être claire, déjà connue de tous et essentiellement appuyée sur l’Europe. Le seul inconvénient majeur de son positionnement est l’envers de sa qualité : le risque que sa candidature, celle de tous les Français, ne devienne, par manque de persuasion ou de charisme, celle de personne.

Outre des traits de caractères marquants chez les deux candidats UMP et PS qui peuvent autant rebuter qu’attirer, les divergences entre les trois prétendants se situent essentiellement dans les conceptions mêmes de la politique et de l’exercice du pouvoir. Les Français choisiront alors très probablement, sauf énorme surprise, entre deux méthodes verticales de prise du pouvoir et un exercice de ce pouvoir beaucoup plus horizontal. Entre une autorité imposée par le sommet ou légitimée par la base et une autre, assise sur une collégialité représentative.

La vision de François Bayrou me semble la plus à même de mettre un terme à cette défiance des Français envers leur classe politique. En n’élaborant pas son programme sur des revendications particulières, en bâtissant une éventuelle accession au pouvoir sur une représentation politique plus proche de la société et en proposant à toutes les tendances d’exercer collégialement, il incarne en France ce qui s’est déjà traduit dans nombre d’autres pays européens à forte politique sociale par la pragmatique recherche du consensus. Les Français veulent-ils mettre un terme à plusieurs décennies d’alternance politique pour un rassemblement national ? Sont-ils prêts à admettre que leurs intérêts particuliers ne peuvent pas être défendus contre ceux de les compatriotes ? À admettre aussi que si des solutions sont bonnes, elles ne le sont pas parce qu’elles viennent de gauche ou de droite mais parce qu’elles répondent correctement aux problèmes posés ? Mais surtout, et ce serait le sens principal du vote François Bayrou tel qu’il le présente, veulent-ils mettre fin à l’illusion d’un exercice idéologique du pouvoir qui finit toujours par décevoir une grande partie des électeurs qui y ont cru ?

Ce sont là, à mon sens, les questions de fond qui sont posées par cette campagne présidentielle. Les bons mots et petites phrases assassines sont l’apanage d’une certaine presse française délétère qui ne cherche qu’à remplir ses colonnes en éludant le débat de société.


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117 réactions à cet article    


  • francois (---.---.13.22) 20 février 2007 11:21

    l analyse est pertinente,Bayrou est paradoxalement le candidat qui incarne le mieux la rupture mise en avant par les 2 autres.


    • parkway (---.---.18.161) 20 février 2007 16:43

      malheureusement, avec bayrou, la rupture avec le systeme existant ne sera pas totale car liée totalement à la commission europeenne et à la BCE toutes puissantes.

      Trichet dira, bayrou approuvera.... surtout si c’est dsk son 1er ministre.

      il est moins pire que les 2 autres, mais est-ce bien suffisant, d’être moins pire ?


    • Lolo101 (---.---.224.137) 20 février 2007 11:38

      L’analyse est surtout très engagée pour Bayrou, limite caricaturale. Est-ce qu’un article sur ce site ne doit pas répondre à quelque exigence d’impartialité ?


      • Greg64 (---.---.20.123) 20 février 2007 12:04

        Partial peut-être... Mais relativement objectif aussi selon moi.

        Je pense qu’il est normal que chacun exprime ses préférences, en particulier sur un site comme celui-ci. On ne peut pas toujours parler de politique sans se mouiller, ou en critiquant tout le monde.

        Il est normal que les rédacteurs d’articles aient des opinions, et préfèrent tel candidat à d’autres. Cela ne constitue pas un problème, du moment qu’ils exposent leurs arguments et affichent une réflexion légitime, structurée, et respectueuse des autres opinions.


      • (---.---.208.9) 20 février 2007 11:43

        Article sans intérêt


        • Paul Pote (---.---.94.109) 20 février 2007 11:54

          Bayrou est une girouette qui tourne au gré du vent de l’opinion française... Quelle langue de bois hier !


          • aboutdesouffle (---.---.4.101) 20 février 2007 11:55

            Non, je trouve cet article trés bien pensé.

            L’auteur s’engage pour FB, c’est son droit et c’est moins hypocrite que ceux qui cliquent commentaire non constructif ou non pertinent, sans explication ou qui manipulent sciemment leurs interventions...

            Pour une fois, je ne lis pas UMPS, SarkoLepeniste, marxiste, soviétique, etc... Et ne vois pas d’attaque ad hominem sur les candidats.

            Merci donc.


            • mj357 (---.---.227.99) 20 février 2007 11:58

              Pas d’accord LOLO 101, l’article fait une bonne analyse sur ce qu’est la fonction présidentielle et sur le fait que François BAYROU se place aujourd’hui comme un président quand les 2 autres se placent comme des premiers ministres. M. PEREZ BATISTA ne nous dit pas qu’il va voter F.BAYROU, il nous démontre simplement que la communication du président de l’UDF cadre avec la véritable fonction présidentielle. Malheureusement pour lui j’ai bien peur que les français est une vision étriqué des problêmes macroéconomiques et sociaux de notre pays et ne pensent pas autrement qu’à un niveau local. De ce fait même si la compilation de promesses des 2 autres protagonistes n’est que démagogie et hors sujet de l’élection présidentielle, nous les retrouvions au deuxième tour dans un débat stérile. La seule chance pour que BAYROU soit au second tour serait un magnifique ralliement de DSK, KOUCHNER et BORLOO (ce qui idéologiquement serait normal, les radicaux sont historiquement centriste, je me demande ce que BORLOO fait à l’UMP) + un appel de CHIRAC aux gaulistes à voter BAYROU, j’y crois moyen. Mon pronostic premier tour : SARKOZY 28 à 30 % % SEGOLENE ROYAL 20 à 22 % LE PEN 17 à 19 % BAYROU 14 à 16 %.

              Ne rêvons pas LE PEN était annoncé à 11 % en 2002 et à 9 % 2 mois avant, il a fait 18 %. Alors il ne fera certainement pas 13 % comme indiqué.


              • Tarot (---.---.46.55) 20 février 2007 17:39

                Juste pour information

                Juste avant le 21 Avril 2002

                Le pen etait annoncé en 2002 a 15.5 % et Jospin a 17% Il a fait 16.85 % au premier tour.

                Les sondages ne se sont pas si plantés que ca Le monde du 19 Avril titré « Le FN prépare le second tour »

                Le Pen 3 jours avant le vote déclarait :

                « Ma courbe monte celle de Jospin descend ... il va bien avoir un moment ou elle vont se croiser »

                Les sondeurs s’étaient appuyé au départ sur les dernieres éléction avant 2002 .. qui était les élections europeennes ou le FN divisé par le MNR de megret avait réaliser son plus mauvais score.

                Les sondages de fin de campagne ne se sont pas plantés. D’ailleurs c’est ce qui a le plus mobilisé les troupes du FN alors que l’election de 2002 se passait dans un climat d’abstentionisme total.

                La surprise n’est pas venu du chiffre mais plutot du fait. C’est a dire qu’on ne pouvait y croire a l’avance.

                Pour en revenir a Bayrou son veritable soucis c’est la menace Le Pen au deuxieme tour. C’est elle qui bloque aujourd’hui la montée. L’auteur indique que pour la democratie il espere que Le Pen aura ses signatures .. pourtant son favori pourrait aspirer plus d’electeur en cas de non presence du leader d’extreme droite.


              • Gnole (---.---.192.187) 20 février 2007 21:09

                30% pour Sarkozy me parait largement surestimé. Sa base électorale ne dépassera pas 25% au grand maximum.

                La dernière élection présidentielle s’est jouée au dessous de 20% pour tous les candidats... il y a de fortes chance que ce soit la même chose cette fois-ci.

                Les sondages se plantes c’est évident (actuellement Le Pen à 12-14% c’est ridicule). La grande question que je me pose c’est où se situe réellement Bayrou et la, pas vraiment possible de le dire, c’est une situation assez nouvelle qui ne ressemble pas du tout à celle de Chevènement (le dernier troisième homme en date). Et il y a la TRES grande inconnue d’internet qui semble largement penché pour François Bayrou (ou tout au moins contre les deux greluches des médias).

                Mon vote est personellement arrété, je sais pour qui je voterai, mais je me pose des questions sur ce que vons voter mes concitoyens et la bien malin qui donnera la réponse (a part le soir des élections) smiley


              • eck (---.---.108.103) 21 février 2007 10:34

                Tout a fait d’accord avec ce commentaire. Malheureusement la majorité des francais ne font pas la différence entre les elections présidentielles et législatives. Dans notre république, le pouvoir appartient au gouvernement et est juste approuvé par le président qui lui a un role de représentation internationale. Il faudrait pour chaque candidat pouvoir savoir qui sera le premier ministre !


              • dan 33 (---.---.12.66) 20 février 2007 11:59

                Trois bonnes raisons de voter Bayrou dès le premier tour :

                1) c’est le seul à pouvoir battre Sarkozy

                2) Il est proeuropéen convaincu

                3) Ce serait là le seul moyen pour les citoyens de créer une vraie rupture ....


                • parkway (---.---.18.161) 20 février 2007 16:46

                  dan 33

                  2) il est proeuropéen completement vaincu d’avance aux bottes de Trichet (BCE)


                • Rousso (---.---.141.229) 20 février 2007 12:01

                  Encore une prise de position pro Bayrou. Or l’option Bayrou n’apporte rien dans cette campagne, si ce n’est :

                  1) mettre en évidence la nécessité d’une certaine moralisation de la vie politique

                  2) semer le trouble auprès de l’opinion hésitante et jouer à sa façon (trés pacifiante) sur la peur vis-à-vis de NS et SR, les candidats « système »

                  3) Et donc, ce qui me semble le plus grave, faire le jeu du Front National.

                  Car le positionnement politique de François Bayrou, ni gauche ni droite qui finalement revient à dire : on pioche partout et seuls les hommes comptent, est une posture d’évitement plus qu’un véritable positionnement. C’est pourquoi je persiste à penser que la cadidature Bayrou est une baudruche qui peut se découdre n’importe quand.

                  Je suis frappée de voir que la cadidature Le Pen fasse si peu de chiffre dans les sondages... Mystère sur lequel il faut réfléchir et s’interroger je crois.


                  • Gnole (---.---.192.187) 20 février 2007 21:13

                    En quoi çaq parait illogique de « piocher » les personnes les plus aptes à faire un boulot ???

                    La je suis pas, si quelqu’un est vraiment bon à un poste, je vois pas pourquoi on en choisirait un autre en fonction de son étiquette politique... c’est ce qui se fait depuis des années et ça a toujours foutu la merde, alors autant changé.

                    J’y vois deux avantages majeurs :

                    1) Avoir des gens compétants (et pas les copains) aux postes clefs.

                    2) Neutraliser efficacement les partis et leurs consignes à la con et anticonstitutionnelle à l’Assemblée Nationale qui est la représentation du peuple et non des partis politiques).

                    Si ça marche c’est que du bonus, si ça foire, ça pourra pas être pire que la législature écoulée (ah EDF, DADVSI etc...).


                  • julie (---.---.197.73) 21 février 2007 15:53

                    J’ajouterai que si l’idée de mettre les personnes compétentes au gouvernement est interessante, je reste dubitative quand aux pressions internes de leur partis respectifs. Qu’est ce que cela peut donner au sein d’un gouvernement ? Des luttes de pouvoir incessantes. Comment fera F Bayrou pour gérer son équipe pluri parti !!??


                  • kasko (---.---.104.204) 23 février 2007 00:32

                    Quelle importance qu’une mesure soit de droite ou de gauche ? Le seul critère, c’est si ça donne les résultats escomptés ou non. Les bonnes intentions sont partout, les objectifs sont les mêmes. L’analyse diffère entre les candidats : certains considèrent (ou font semblant de considérer, ils ne sont pas stupides !) les problèmes « simples » et « disjoints ». C’est là la plus grande différence. Car les problèmes sont complexes et interdépendants les uns avec les autres. Oublier ou ignorer cela conduit à occulter les effets pervers de certaines mesures et à devenir contre-productifs. C’est ainsi que depuis des années on met de l’argent dans plusieurs domaines sans résultat : la formation professionnelle, les aides aux entreprises, l’enseignement,...Le seul qui intègre cette dimension (et encore pas assez explicitement pour moi) et qui a le courage de ne pas l’occulter, c’est F. Bayrou.


                  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 20 février 2007 12:25

                    Votre article est clairement orienté et bien argumenté sur l’essentiel : la question du pouvoir et de la vision qu’en ont les différent candidats et je vous en félicite.

                    Quelques précisions cependant me semblent utiles de faire :

                    1) Sur la confusion entre les élections présidentielles et les élections législatives que vous dénoncez justement, il faut, à mon sens préciser qu’elle est l’effet de l’élection du président de la république au suffrage universel, immédiatement suivie de l’élection de l’assemblée nationale au scrutin majoritaire. Il est clair que dans ces conditions la première domine nécessairement l’autre au point de faire de la seconde une élection entre la majorité présidentielle et son opposition .

                    2) Sur la politique étrangère, il me semble que SR est moins ambiguë que vous ne le dites : elle est clairement pour une autre forme de relations plus directes avec les populations des pays en développement et pour un nouveau référendum sur une constitution européenne qui prendrait en compte plus explicitement des droits sociaux et qui permettrait d’affirmer un plus grande cohérence dans ce domaine ainsi que dans ceux de la défense, de la fiscalité, de la politique du plein emploi (d’où l’extension des finalités de la BCE en ce sens) et de la recherche, autant de projets concrets pour faire comprendre aux français en quoi l’Europe est une nécessité vitale pour pouvoir jouer un rôle actif face aux USA et aux pays émergeants (Chine, Inde). Ce me semble en effet indispensable pour faire revoter les français dans un sens positif. (Alors que, faut-il le rappeler, NS refuse tout nouveau référendum au profit d’un vote parlementaire du congrès)

                    3) Sur le dépassement de la gauche et de la droite, je reste très sceptique : toute politique sociale doit faire des choix entre des intérêts divergents : les sociétés du CAC 40 ne sont pas des PME et encore moins des TPE familiales , les salariés ne sont pas des actionnaires et des fonds d’investissement etc..la sécurité sociale et des parcours professionnels pour tous ce n’est pas le rôle des assurances privées ou des entreprises, la médecine à deux vitesses ce n’est pas la médicine pour tous etc...Certains qui occupent des positions parfois dominantes ne ressentent aucun désir de solidarité sociale, ceux -ci sont donc plutôt à droite qu’à gauche.

                    Ce qui veut dire que si FB est soucieux de préserver les services publics comme il l’affirme et la solidarité universelle qui est leur mission, il est en principe non pas au centre (ce qui ne veut pas dire grand chose au regard des contradictions sociales et des injustices de notre société) mais à gauche...

                    Quant à sa conception horizontale du pouvoir elle est nécessairement à gauche dès lors qu’elle refuse un vision verticale et hiérarchique dure du haut vers le bas. Toute politique en effet suppose une centralisation du pouvoir ; il faut donc compenser, pour « horizontaliser » le pouvoir du centre, instaurer un mouvement inverse du bas vers le haut. Or cette démarche de compensation est au cœur de l’idée de démocratie participative et régionaliste que propose SR....

                    Conclusion : De toute les façons, quelques soient les résultats du premier tour, sauf si JMLP accède au deuxième tour, il faudra bien que FB se prononce en un sens ou dans l’autre, même s’il est au deuxième tour !


                    • Le Lointain (---.---.220.215) 20 février 2007 13:20

                      Etes-vous sûr que les salariés ne sont pas des actionnaires et des fonds d’investissement ? Ne bénéficient-ils pas de Retraites Complémentaires et de Plans d’Epargne retraite personnels ? Si oui, il y a de quoi être atterré d’entendre se répéter à gauche cet argument que les fonds de pension et leur exigence de rentabilité c’est contre les intérêts du salariat.Non ?


                    • José Peres Baptista José Peres Baptista 20 février 2007 13:31

                      Sylvain,

                      Vos réflexions sont justes, comme d’habitude. Je les ai eues aussi en écrivant cet article. Cependant je voulais dégager la réflexion de la sempiternelle opposition droite/gauche qui ne motivait pas du tout cet article.

                      Pour être plus précis on peut en effet écrire que les visions de la politique et du pouvoir de nos trois candidats sont les suivantes :

                      Nicolas Sarkozy : Politique et exercice du pouvoir verticaux descendants.

                      Ségolène Royal : Politique verticale ascendante et exercice du pouvoir vertical descendant.

                      François Bayrou : Politique beaucoup plus horizontale et exercice du pouvoir collégial.

                      Sur le dépassement des clivages quant à la politique sociale, je pense sincèrement qu’il est possible d’éviter les situations constantes d’affrontement. Certains états nordiques ont résolu ce problème en associant intimement les syndicats, tant patronaux qu’ouvriers, aux décisions politiques. Cela implique un taux de syndicalisme beaucoup plus élevé mais surtout beaucoup plus représentatif. Nous sommes là encore dans la problématique que j’ai soulevée : des rapports beaucoup plus horizontaux et un exercice de la hiérarchie beaucoup plus collégial seraient-ils acceptés par les Français ?

                      Sur les questions internationales je n’ai pas développé les points que vous soulevez parce que je me suis cantonné à la perception qu’ont les Français de nos candidats, perception essentiellement rendue par les media, même si l’on sait que ces derniers ne font pas les élections.

                      Mon article suggérait débat et vous en avez saisi l’occasion, merci à vous. Je crains toutefois de ne pas disposer du temps nécessaire pour pouvoir répondre à toutes les sollicitations de façon aussi argumentée.


                    • mj357 (---.---.227.99) 20 février 2007 13:58

                      Le couplet nous la gauche on est les gentils et vous la droite on est les méchants est un truc de 68ard qui ne devrait plus avoir lieu. Le fait d’annoncer qu’il faut lutter contre les déficits ne veut pas dire que l’on veut supprimer la sécu ou les retraites, c’est tout l’inverse au contraire c’est parceque on veut sauver le système, c’est la politique de l’autruche de la gauche qui va tuer définitivement le système social en France. Le fait de dire que la BCE doit rester indépendante ne veut pas dire que l’on ne se préoccupe pas du plein emploi. Heureusement qu’elle ne peut accompagner la gabégie de dépenses que propose Mme ROYAL, le fait de payer en monnaie de singe nous discréditerait définitivement aux yeux de la communauté internationale. Je me sens insulté quand je lis vos propos du point 3. Il faut vraiment que la gauche arrête de croire qu’elle est la propriétaire exclusive d’une certaine morale et de tous les mouvements de pensée pronant une certaine justice sociale. La pensée centriste existe bien, elle n’est pas un choix à défaut, elle rejette simplement le modèle keynesien que propose éternellement la gauche et qui ne crée que de l’inflation et de la misère mais en même temps elle se situe très loin de la pensée sarkosyste qui prône en sous-marin l’abandon de toute équité sociale. Elle propose un certain libéralisme qui permet de libérer les énergies désireuses de produire de la valeur ajoutée tout en maintenant un niveau de prélèvement obligatoire important pour garantir une certaine équité sociale mais en surveillant de près la distribution de cette ressource. Entre le chèque en blanc de Sego (donne à qui veut) et le chèque en bois de sarko (je donne comme aujourd’hui mais sans moyen de financer), je choisis le pragmatisme de BAYROU et je ne laisse le soin à personne de me dire que si je veux être social je n’ai que le choix de Ségo.


                    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 20 février 2007 14:40

                      Vous m’avez certainement mal lu, car quand je parle de politique de droite inégalitaire je parle de NS et non de FB dont les principes de référence sont plutôt aujourd’hui à gauche qu’à droite (disons social-démocrates)

                      Quant aux déficits : un rapport officiel du de la cour des comptes vient de révéler qu’ils sont du même montant que le fraude fiscale sans même compter le travail au noir dans l’hypothèse la plus basse et que cette fraude n’est pas spécialement celle des plus pauvres...

                      D’autre part il faudrait s’entendre sur ce qu’est un déficit : un investissement dans l’éducation et la recherche est une dépense, mais cela à terme, rapporte plus gros sur le plan économique et social que cela coûte, si cet investissement est judicieux. Par contre les 40% de subventions du budget européen à l’agriculture (PAC), je ne suis pas si sûr que cela soit aussi rentable à terme pour l’économie européenne.

                      Je ne vois pas sur ces thèmes ce qui distingue radicalement FB et SR, celle-ci ayant déclaré qu’elle ne voulait pas accroître les prélèvements obligatoires globaux mais les maintenir pour mieux les redistribuer. Nous savons tous les cadeaux fiscaux qui sont faits au revenu capital, y compris spéculatif, par rapport aux revenus du travail et aux grandes entreprises qui parfois n’hésitent pas à délocaliser par rapport aux PME/TPE qui créent plus d’emplois .

                      On ne peut réguler l’économie et la rendre plus juste sans un minimum de mesure fiscale de redistribution intelligentes et un minimum de keynésianisme à l’échelon européen (ce que la plupart des pays pratiquent du reste avec un certain succès, en particulier dans les pays du nord de l’Europe et en Allemagne où je vis) .

                      Si vous dites qu’il s’agit d’une politique de droite, libre à vous, mais je ne vois pas en quoi mes propos seraient insultants à votre égard, d’autant qu’ils ne vous concernent pas, si j’en crois les vôtres.


                    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 20 février 2007 14:42

                      Il faut lire de « mesures fiscales » ; avec mes excuses


                    • datar (---.---.178.54) 20 février 2007 16:19

                      Je réagis à votre commentaire des commentaires sur deux points.
                      - Il est exact que la France connait un taux de syndicalisation tragiquement faible et partant un dialogue social déficient. Sans doute est-ce la raison pour laquelle la candidate socialiste (et pas seulement Bayrou) envisage d’agir aux fins de faciliter l’adhèsion des salariès aux organisations syndicales et d’autre part, d’offrir au contrat une place majeure dans le champ social. Peut-on alors sérieusement soutenir la thèse de la verticalité absolue lorsque l’on est face à ces mesures ?

                      - Vous évoquez Bayrou comme l’homme de l’horizontalité et des synthèses vertueuses. Cette nouvelle doxa de la cohésion sociale et économique, au-delà de l’incantation cela n’est en rien démontré. En revanche ce qui n’est pas contestable sans une dose importante de mauvaise foi c’est que ce même candidat nous a, des années durant, démontré à quel point il a su, en situation de responsabilité, être un conservateur bon teint. Il est vrai que l’amnésie collective est une réalité sur laquelle certains candidats peuvent toujours compter.


                    • José Peres Baptista José Peres Baptista 20 février 2007 16:35

                      Datar,

                      Je n’ai traité ni des programmes ni du passé politique des candidats mais surtout de leur vision de la politique et du pouvoir à ce qu’il en ressort de cette campagne.


                    • Christophe Bord (---.---.110.179) 20 février 2007 16:50

                      Les fonds de pension pressent le citron de toute l’economie par leur exigence de rentabilité. Que les salariés en soient actionnaires y change t’il quoi que ce soit ?

                      Si en essayant de voir loin (la retraite) on se tire une balle dans le pied je vois pas comment on pourra continuer à marcher vers elle.

                      C’est comme aller faire ses courses chez Wal Mart. Ca fait du bien au portefeuille sur le coup, mais que nos gosses n’auront plus le droit d’évoquer le mot syndicat ... tout le monde s’en tape. Faut voir plus loin que le bout de son nez et un peu plus loin que cette échéance présidentielle.

                      Marre du Hard-discount présidentiel.


                    • parkway (---.---.18.161) 20 février 2007 16:51

                      le lointain de la bonne réflexion,

                      si les salariés étaient tous actionnaires et surtout gros actionnaires cela se saurait !

                      bien évidemment que certains salariés aisés possedent des actions, mais bon pas une majorité...


                    • parkway (---.---.18.161) 20 février 2007 16:56

                      mj357,

                      mais enfin les faits sont là :depuis 10 ans l’appauvrissement des français s’est accentué malgré toutes les restrictions salariales et les efforts demandés par raffarin, la situation économique empire malgré les chiffres falsifiés du breton...

                      on est pas de gauche quand on dit ça, on est simplement moins con...

                      Nuance !


                    • (---.---.227.99) 20 février 2007 17:06

                      Sa position sur l’homoparentalité et sur l’euthanasie me fait penser qu’il a pris de la distance aujourd’hui avec son coté conservateur d’origine. Mais peut être est-ce juste une bonne com. Ce qui est sur c’est que l’UDF s’est débarassé des vieux tradis cathos intégristes (Boutin à l’ump), des libéraux mafieux (Démocratie Libérale et la clique de Madelin à l’ump) et que F.BAYROU ramasse tous les déçus de la tendance sociale démocrate eux très ouverts sur les questions de société. Son électorat n’est plus tradi-catho et l’udf devrait évoluer à mon avis.


                    • eck (---.---.108.103) 21 février 2007 10:43

                      Je voudrais connaitre le % de salaries qui peut se permettre une complementaire retraite et qui a des actions. Quel est la position sociale et economiques de ces salaries ?


                    • roland (---.---.29.79) 7 avril 2007 21:26

                      Quand je lis tous ses commentaires, je ne vois personne qui regarde les vrais problèmes, la france va bientôt etre dans la même situation, que certain pays d’amérique de sud, c’est a dire en faillite, et si notre pays était une socièté on l’aurais déja mise en liquidation judiciaire, alors regardons qu’elle seraient les solutions pour redresser ce pays, cela devrait passer par plus de responsabilité de chacun, et arrétons de prendre a ceux qui travaillent pour récompenser ceux qui recherchent que de l’assistana.Que Messieurs les politiciens mettent un peux d’ethique chez eux en reduisant les dépenses inutiles, et que les budjets ministériel soient basés sur de réel besoin, et non sur des reconductions d’office, nous allons vers le pire si notre jeunesse n’est elle même pas mieux éduquée, avec un réel savoir faire, et surtout arrétons de gaspiller de l’argent en entretenant l’activité la plus riche de notre planète les laboratoires pharmaceutiques qui prennent le relais des dealeurs en fabriquant des drogues de substitution, savez vous également que notre pays et le premier consommateur de psycotrope ce qui fabrique une société de drogués donc incapables de reféléchir mais ou va t’on, notre pays a besoin de personnes éveillées qui veulent prendre leur vie en main, et non des moutons qui vont accépter tous ce qu’on leur dit, et finir par dire c’est comme ça c’est la vie, prennons nos responsabilités, en devenant un peu plus morale un peu plus civique, même si cela doit nous demander de faire des éfforts, et faisons que travailler soit une joie et non un supplice, il faut stopper l’oisiveté,redressons ce pays


                    • mj357 (---.---.227.99) 20 février 2007 12:27

                      François BAYROU ne se contente pas de dire je pioche à droite et à gauche, on est d’accord ça c’est de la com, 95 % de son éventuel gouvernement serait issu de l’UDF. C’est normal imaginez la tête de ses cadres si il leur laissait 2 ou 3 ministères. Par contre il a un vrai programme avec une vrai approche de président. Revoyez l’émission de Arlette CHABOT, il a répondu à tous avec pragmatisme et honnêteté.


                      • Une remarque sur des propos récurrents à propos de Le Pen et de sa sous-évaluation dans les sondages : le passage de Le Pen en 2002 était la conséquence d’une absence de perspective autre, je me souviens parfaitement de ses messages télévisés une semaine avant le premier tour du type « vous savez que je suis le seul à pouvoir mettre an danger Chirac Jospin » et en 2007 il est moins probable qu’il rallie autant, sauf pour les élécteurs décomplexés par l’« institutionnalisation du FN » mais les électeurs anti-système, je paraphrase Bayrou, savent bien que LePen mène à Sarkozy-Royal, et apprécieront le patriotisme de Bayrou, qui n’est pas feint, et les élécteurs « anti-immigré » peuvent très bien voir en Sarkozy un homme providentiel


                        • La question de savoir si Bayrou serait à gauche peut aussi, si l’on suit le raisonnement de monsieur Reboul, être posée à Royal qui prône des idées de droite, « contre l’assistanat »

                          je vois plutôt un centrisme assumé par Bayrou qui au fond est de centre droit, et un centrisme de centre gauche de Ségolène Royal qui ne veut pas dire son nom, elle a donc un gros souci de définition de sa politique, car elle a été intronisée par un PS encore bien divisé et mal positionné


                        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 20 février 2007 13:25

                          L’assistanat et l’irresponsabilité définiraient une politique de gauche ? Vous avez-vous lu cela où ? dans les textes de Jaurès et de Blum, pour reprendre les propos de NS ?

                          C’est une élucubration qui vient de la droite la plus obtuse . C’est plutôt une certaine droite qui voudrait traiter les injustices avec le recours à la charité des dames patronnesses

                          Il est plus facile, pour noyer son chien (et en l’occurrence le poisson entre gauche et droite), de l’accuser faussement de la rage.


                        • non, bien sûr l’assistanat n’est pas « de gauche », mais S.Royal a dit hier « je ne suis pas pour l’assistanat », à juste titre, dans une réponse sur le donnant-donnant, elle réagissait en cela à une caricature que fait la droite(obtuse en effet) de la gauche


                        • Gnole (---.---.192.187) 20 février 2007 21:22

                          Comme Sarkozy se réclame de Blum et de Jaures, la boucle est bouclé et les âneries de droite/gauche (qui n’existe réellement plus depuis au moins 10 ans) passent définitivement à la trappe.

                          Nous avons une opposition UMP/PS et rien d’autre, les positionnement idéologiques n’ont plus cours. Je ne sais plus qui disait « il n’y a pas meilleur gouvernement pour faire une politique de droite que ceux de gauche et inversement »...


                        • yves (---.---.29.193) 20 février 2007 12:29

                          Cet article est remarquable de par sa clarté.Il résume parfaitement la situation.Adhérent au RPR, j’avoue que je penche de + en + pour FB.Des « royalistes » farouches de mon entourage commencent aussi à changer d’opinion.


                          • veronese patrick (---.---.235.1) 20 février 2007 12:29

                            bonjour, les grandes avancées sociales depuis 1936 ont été réalisés par qui ?! si l’on écoute les candidats n’y en a t - il pas une qui ose parler de sincérité , de redistribution, d’être plus transparent, d’ordre juste dans tous les secteurs de notre société... ça peut paraitre utopique ds notre monde actuel mais est ce pas là le travail de fond que nous devons réaliser face à l’avenir de notre planête, de l’humanité, de l’homme...si on laisse l’appareil de pensée uniquement ds les mains d’un concept de profits toujours plus grand et destructeur à long terme de l’homme et de la planète, il faut imposer l’acte politique fort pour infléchir ces choix de vivre autrement que de détruire...régulation du marché,éducation...bref, que cela concerne pas que 50% des français , mais 90% d’entre nous...Mme ROYAL lorsqu’elle sera élue, aura la volonté de cette nouvelle donne qui, certes bouscule les traditions ou le classique, alors je dirais, osons, prenons notre vie en main,faisons autre chose...inovons, bâtissons d’une façon durable...


                            • (---.---.49.112) 20 février 2007 12:41

                              Cher patrick , tout ceci n’est pas convaincant, car cette redistribution s’appuie sur des richesses qui n’existent pas.

                              La classe politique actuelle et son clivage n’a rien pu faire contre l’enfoncement économique, la rupture sociale.

                              Il est temps d’essayer autre chose, ce n’est malheureusement pas du libéralisme, mais FB me parait bien plus sain que les 2 autres.

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