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Liberté d’internet : elle n’existe pas et n’existera jamais

Liberté d’internet : elle n’existe pas et n’existera jamais.

Réseaux sociaux, médias, liberté d’expression, GAFA, géants du web, crypto-monnaies, dissidence politique, anonymat, censure... Récemment, le (très bon) chroniqueur Michel Drac, vient de publier une courte vidéo sur sa chaine You-Tube mettant en alerte sur la censure du réseau, qui commence aux USA. Notamment en s’attaquant à la monétisation (Pay-Pal et Visa) qui permet aux youtubers politiques de gagner leur vie et financer leur activité dissidente. Il me semble important de rebondir sur cette alerte. Le Web est considéré à tort comme un média libre. Ce n’est pas un « média libre », mais un « média participatif ». En clair, chacun peut poster un contenu, mais tout cela reste sous le contrôle du gérant du réseau. C’est un peu comme la « libre antenne » dans les radios : tu peux téléphoner au standard et parler à l’antenne, mais uniquement sous le contrôle de l’animateur. Et derrière « l’animateur », les propriétaires des réseaux physiques du web.

L’illusion de la « joie internet ».

Malheureusement, internet bénéficie d’une insolente bonne réputation dans les dissidences de gauche ou de droite. Et rien à faire pour en démordre. Il y a quelques années à un séminaire dans un parti politique radical sur l’utilisation d’internet, la salle était remplie de gens enthousiastes. Chacun se félicitait des chiffres flatteurs d’audience procurés par le web. C’est vrai en partie, je ne le nie pas. Mais dans la salle, il y a eut un seul type pour poser la question de la vraie liberté du web ; c’est à dire des réseaux durs eux-mêmes. Ca m’a mis la puce à l’oreille. Qui possède les serveurs, les câbles, et l’énergie qui alimente le réseau ? Mais il est rabroué par le leader, ainsi que par la salle. Effectivement, ce pauvre garçon n’avait pas l’air aussi charismatique que les grandes gueules qui étaient là. Et pourtant...

Alain Soral (quoi qu’on pense de sa ligne politique) a été victime il y a quelques mois de censure de la part de Facebook et de You-Tube. En un clic, ces entreprises basées aux USA, peuvent « éteindre », au propre comme au figuré, une expression politique. On peut toujours aller se réfugier sur un réseau « russe » : mais dans la pratique, c’est une fausse solution. D’une part, les français ordinaires ne fréquentent pas les réseaux russes, et on perd donc 95% d’audience, et on retombe dans la marginalité. L’intérêt d’internet est justement de permettre de diffuser ses idées auprès des gens ordinaires : et donc de fréquenter les réseaux « mainstream ». D’autre part, le réseau « russe » ou « chinois » ou « iranien » (ou ce que vous voulez), est sous l’emprise d’un autre état. En clair, vous ne pourrez nullement critiquer l’état hôte. Mais en plus, dans la cadre des arrangements de « bonnes manières » entre blocs géopolitiques, vous risquez un jour de servir de pièce de négociation. Et de vous voir, derechef, censuré en un clic. Il n’y a donc pas de solution miracle.

Il faut aussi démythifier internet. Il est faux de croire qu’avant internet nous n’avions ni moyens de communication ni sources d’informations. Bien-sûr qu’on ne pouvait pas écouter en streaming la dernière vidéo de notre dissident favori. Ni naviguer pendant des heures sur les différents sites, et de se faire des petits « trips » underground pour se divertir. Certes. En fait, la quantité d’information dissidente a énormément augmenté. Mais si on réfléchit honnêtement, la qualité de l’information dissidente n’a pas fondamentalement augmentée. En fait, les classiques marxistes ou nationalistes (selon ses idées), datent pour la plupart du 19ème et du 20ème siècle ! Et nos aînés, depuis des générations, nous en transmettent l’essentiel. Et il n’y a pas si longtemps, de nombreuses librairies et bouquinistes (toutes opinions confondues), nous permettaient de naviguer avec la même fantaisie parmi les mille-et-une variations de la dissidence, y compris dans ses aspects plus folkloriques ou complotistes (on a tous nos petits péchés-mignons de ce côté). Et nous avions nos lieux de socialisation, pour échanger et faire des rencontre à échelle humaine.

Aujourd’hui, en raison de l’évolution du coût du logement et du mode de vie dans les grandes villes, nombre d’entre-nous vivent dans la France périphérique. Nos cafés, nos librairies et nos lieux de vie finissent par s’éteindre. Tout le réseau informel est en train de disparaitre. Bien sûr, ce réseau informel est remplacé par le réseau virtuel, internet. On me dira aussi que de nombreux lieux informels et amicaux continuent d’exister. Mais quand même... Est-ce-que le « réseau virtuel » remplace vraiment le « réseau informel » ? Le « réseau informel » était extrêmement dur à fermer d’un coup pour les autorités. Parce-qu’il est possible de fermer une librairie, une brochure ou un café, mais qu’il est impossible de fermer tout. Il y avait donc une grande résilience. Peut-on en dire autant du « réseau virtuel » internet ?

L’exemple inquiétant de la Bibliothèque Google, du GPS et de Wikipédia

Depuis des années, Google ou Wikipédia sont en train de mettre la main sur tout le savoir humain, dans une totale indifférence. On parle du brevetage du vivant, mais on ne parle pas de l’accaparement du savoir. Google est en train de créer sa « bibliothèque universelle » : il va donc vers les bibliothèques nationales ou régionales des différents pays, et propose fort généreusement de numériser les archives. Les bibliothèques sans budget acceptent souvent. Non seulement, on ouvre toute notre mémoire à Google (mais ce n’est peut-être pas si grave). Mais en revanche, Google choisit ce qu’il numérise. Eh oui, les contraintes budgétaires. En fait, Google choisit de facto, ce qui va figurer ou non en ligne. Et comme plus personne ne se rend dans les archives poussiéreuses dans un entrepôt improbable, Google choisit tranquillement ce que nous avons le « besoin de connaitre ». Bien-sûr, tout cela ne se présente pas comme une censure mais simplement comme un service commercial banal (et même humanitaire !) qui va permettre d’aider les états à mettre à la disposition du monde entier « une bonne partie » des bibliothèques mondiales. Reste à savoir quelle « partie », et sur quels critères. Et aucun recours n’est possible, car il ne s’agit pas du droit d’accès aux bibliothèques, mais d’un simple service commercial informel.

Wikipédia procède de la même façon. Jusque dans les années 1990 vous aviez de nombreuses encyclopédies en France (Universalis, Bordas, Encarta, etc.). Ils vendaient des encyclopédies produites par des professionnels qu’ils rémunéraient. Wikipédia a ensuite été créé par un ancien magna du porno, pour s’occuper de notre savoir ! Les gens se sont mis à collaborer gratuitement, et à déverser tout leur savoir bénévolement. Au début, ça semble sympathique, « anarchiste », horizontal, libertaire : on se débarrasse de la « tutelle » de quatre ou cinq éditeurs qui font « payer » l’accès au savoir. Les « lobbys » qui contrôlent ces éditeurs sont également battus en brèche. Rapidement vient la question de « réguler » les conflits de savoir, et une « gouvernance » (bienveillante, ouverte et gentille, on vous l’assure) se charge, dans l’opacité la plus totale et la cooptation, de dire la vérité sur le savoir encyclopédique. Autrefois, les encyclopédies, c’était comme les libraires : vous aviez le choix, et vous saviez si vous ouvriez un livre produit par un facho, un libéral ou un marxiste (vous aviez donc une lecture critique). Aujourd’hui, c’est la pensée unique, « bienveillante ». Et si vous voulez aller voir ailleurs... ben il n’y a plus rien ! Puisque la concurrence Wikipédia gratuite a coulé en quelques années toutes les encyclopédies historiques, en France, et dans chaque pays du monde ! Car le même phénomène se produit chez nos voisins ! Alors c’est vrai que vous pouvez consulter sur Wikipédia des informations que vous ne trouviez pas dans l’Universalis, comme la biographie d’un footballeur en vogue ou les origines familiales palpitantes d’une starlette de la télé-réalité. Le tout, alimenté par des « sources fiables » notées en bas de page : des articles de presse, parfois contradictoires, publiés par des journaleux dans des médias « fiables » possédés par une poignée de milliardaires. Et si un jour vous voulez recréer une encyclopédie indépendante et professionnelle, et si vous trouvez le moyen de la financer, vous n’aurez plus aucun professionnel vivant de ce métier disparu. Et puis vous aurez le problème des sources : Wikipédia qui collecte tout le savoir mondial, vous dira peut-être que c’est propriété privée ! Pareil pour le Wikitionnaire, qui va éradiquer Larousse, Littré et Robert : c’est la langue elle-même, qui est en train de passer sous contrôle privé américain ! Et puis, il faut remarquer cette nouvelle tendance, par exemple sur Wikipédia : « faites un don pour aider la Fondation Wikipédia »... bref, un jour qu’elles seront devenues monopolistiques, ces entreprises pourront décider de nous faire payer l’accès à notre propre culture !

Vous pouvez encore appliquer cette logique au GPS, ce service satellitaire américain qui est en train d’anéantir nos cartes Michelin et IGN, qui ne peuvent plus se financer. De toutes façons, qui sait encore lire une carte ? Sans parler des plans de banlieue ! Les gens ne savent même plus se repérer dans l’espace, ou même lire un panneau (on les supprimera peut-être un jour, avec GPS obligatoire). C’est à dire que la connaissance même de notre territoire deviendra la propriété privée d’une entreprise américaine, accessible uniquement par réseau satellite, après avoir payé l’appareil adéquat.

Bien-sûr, ces entreprises « bienveillantes » ne présentent jamais l’affaire sous cet angle. Elles proposent un « simple service commercial librement consenti »... mais qui débouchera de manière certaine sur notre esclavage.

Réseaux sociaux : vers la fin de la presse.

De la même façon, les « réseaux sociaux » sont en train de faire disparaitre la presse, et la liberté d’expression qui y est attachée. Comme pour les bibliothèques, les librairies, les lieux de sociabilité physiques, les cartes ou les encyclopédies, la presse est en train d’être tuée par internet.

Au début, c’est l’extase ! Comme pour les radios-libres. Un grand élan libertaire, un joyeux foutoir, une ivresse d’expression. Tout semble enfin possible.

Les médias français (les « merdias » jubilent certains !) sont possédés à 90% par 10 milliardaires. Chacun pousse de cris de joie en apprenant que leur audience s’effondre. Sauf que les réseaux sociaux Facebook, Twitter ou You-Tube sont possédés par qui ? Par 3 milliardaires même pas basés en France ! En fait, internet n’est pas en train de décentraliser l’information, mais au contraire de la centraliser à outrance. Et là encore, il ne s’agit pas seulement d’une centralisation française, mais mondiale ! Et dans la joie et la bonne humeur. Avec la dissidence (nous !) à la manoeuvre. Nous creusons notre propre tombe !

J’ai eu l’occasion de discuter il y a quelques années avec un ancien des radios-libres. Un vrai de vrai, un dur de dur. Ils ont déboulonnés l’ORTF, et pendant 2 ou 3 ans ils ont diffusé à fond. Avant de se planter financièrement, et de devoir revendre leur fréquence. Leur fréquence appartient aujourd’hui à je ne sais plus quelle radio-poubelle ordinaire. Et voilà le travail. On est juste passé de la « propagande gaulliste », au capitalisme sans-filtre, directement dans le cerveau des masses. Et l’ORTF, pour suivre l’évolution du goût du public modelé par les radios-poubelles, s’est transformé en France-Info, France-Inter, qui ne brillent ni par leur qualité ni par leur liberté. C’est ce qui est en train de se passer avec les réseaux sociaux.

Une mutation du domaine juridique : du droit de presse vers le droit commercial.

Mais cette fois-ci, c’est différent. Car, comme pour Google, Wikipédia ou GPS, les réseaux sociaux sont en train de transformer la nature juridique des médias. Jusqu’à présent, les médias, même possédés par des capitalistes, doivent respecter le droit de la presse. Ils sont obligés d’inviter tous les candidats en période de campagne électorale, ou de publier des droits de réponse, etc. C’est peu, mais finalement c’est beaucoup, comparé à ce qui nous attend.

En effet, les réseaux sociaux se présentent à juste titre comme des gentilles (toujours la gentillesse !) « plateformes de divertissement » entre particuliers. C’est un simple service de divertissement, et non une entreprise de presse avec toutes ses obligations. C’est un peu comme la différence entre un café ordinaire où tout le monde peut rentrer du moment qu’il respecte la loi, et une discothèque privée où le vigile peut choisir à la tête du client. Lorsqu’ils censurent, les opérateurs du web en appellent aux « valeurs de la communauté », au « règlement intérieur », ou d’autres genre de prétextes. Et en fait, il est difficile juridiquement d’en appeler à la « liberté d’expression ». Car, juridiquement, internet c’est pas comme la presse ou une élection organisée par l’Etat. C’est juste une entreprise commerciale qui vous offre un « espace de divertissement », et qui peut décider de chasser les « mauvais coucheurs » à sa guise. En fait, internet c’est une soirée privée. Au début tu peux dire des gros mots, mais à la fin, tu te fais jeter sans recours possible.

En outre, les opérateurs de réseaux sociaux ne sont nullement responsables de la diversité et de l’équité de contenus qu’ils diffusent. En clair, le « plébiscite du public » fait la loi, et fait monter les tendances. On se met à tous penser la même chose, et lire les mêmes choses sans nous en rendre compte. Et puis, la concurrence est « libre et non faussée », entre le simple you-tubeur qui poste sa petite vidéo artisanale, et les géants capitalistes qui peuvent produire massivement des millions de contenus. Il serait grand temps que les dissidents en tous genres, relisent les « thèses de Lénine » au Premier Congrès de la 3ème Internationale, notamment sur « la liberté de la presse », et sur la « démocratie en général ».

Il faut donc éviter de voir internet comme le veau d’or de la dissidence. Car, on risque de tomber sous le charme et la fascination pour un outil virtuel, qui n’a en fait rien de virtuel du tout. Internet est un réseau physique avant tout. Internet est même un moyen extrêmement efficace pour contrôler et espionner, de manière à la fois centralisée et détaillée, l’ensemble des dissidences. Internet est le moyen de ficher individuellement et en détail les opinions politiques et le réseau d’amitié de chaque personne. En outre, internet peut être aussi un moyen d’entrisme de masse avec les faux-comptes (comme les manifestations sans service d’ordre).

Demain, il n’y aura plus de « médias pourris », mais il n’y aura plus de médias du tout ! Il ne restera que les « réseaux sociaux ludiques de la bonne-ambiance et de la communauté bienveillante des amis ». Avec exclusion pour les « discours de haine » et ceux qui « ne respectent pas les valeurs de la communauté ». Et aucun recours. Nous ne sommes plus sous droit de la presse, mais sous le droit commercial. On ne parle plus de droit, mais de règlement intérieur. On n’est plus au tribunal, mais au conseil de discipline.

Dans le même temps, les réseaux traditionnels télévision herzien, ainsi que le téléphone fixe sont en train de disparaitre tout à fait. Ils ne sont plus réactivables, ils sont démantelés. En fait, nous ne disposons même plus de réseaux alternatifs en cas de conflit avec les propriétaires du web ! L’industrie du livre et de la presse-papier, ses réseaux de création et de distribution sont également en train de disparaitre. Les lieux de socialisation non virtuelle disparaissent. Les gens habitent de plus en plus dans les zones « périphériques » où les loyers sont bas, et si demain il n’y a plus d’internet et que le pétrole se raréfie, il ne reste plus rien comme lien. En fait, nous devenons hyper dépendants de réseaux de droit privé, dont nous ne maitrisons rien.

Comment monétiser sur internet ? Les Crypto-monnaies.

Selon Michel Drac et son interlocuteur dans la vidéo, la censure américaine frappe la dissidence au porte-monnaie. Ce sont donc les opérateurs de paiement tels que Pay-Pal, SWIFT ou Visa qui sont à la manoeuvre dans la censure qui commence aux USA. Mais quoi de surprenant ? Les capitalistes ne vont quand même pas se laisser faire ! Certains suggèrent donc de recourir aux Crypto-monnaies... ou l’art de s’enfoncer toujours plus loin dans l’aliénation.

Autrefois, on payait une brochure ou un bouquin dissident avec de l’argent liquide. Aucune trace, aucun contrôle. Et l’auteur artisanal pouvait, sans se faire pister, aller régler avec cet argent les dépenses de la vie courante.

Mais avec les Crypto-monnaies tout devient compliqué et opaque. En outre, à un moment donné, il faut passer par les réseaux bancaires contrôlés. Et puis même, il faut se poser la question de savoir ce que sont ce prétendues crypto-monnaies. En fait les crypto-monnaies ont une seule fonction : préparer la disparition de la monnaie fiduciaire, de l’argent-liquide. Les crypto-monnaies sont une expérimentation numérique pour remplacer les bonnes vieilles valises de billets. En effet, si la monnaie fiduciaire disparait, l’argent sale aura du mal à circuler. Le système anticipe donc avec les crytpo-monnaies.

On veut nous faire croire que les crypto-monnaies sont créées par de « joyeux lurons inconnus » et « bienveillants » (encore la bienveillance !), de sympathiques geek préoccupés de faire sauter les banques centrales, et les méchants états corrompus qui les dirigent. Qui peut croire décemment que les dites « banques centrales corrompues » vont tranquillement se laisser piller par une bande de joyeux drilles libertaires ?

Qui peut croire décemment que les services secrets américains, russes ou chinois qui connaissent à tout instant la couleur de votre slip et le nom de jeune-fille de votre arrière-grand-mère ne connaissent pas les inventeurs de ces crypto-monnaies ? Ils connaissent obligatoirement ces créateurs, si ce ne sont pas eux-mêmes qui les ont créés. Et si on nous dit qu’on ne connait pas qui a créé le Bitcoin, c’est qu’on nous ment effrontément. Bien-sûr, comme dans toute « guerre de 4ème génération », tout un tas d’entrepreneurs libéraux-libertaires sont de la partie, sans savoir exactement à quelle farce ils participent. Chaque animateur de radio-poubelle sincère n’est pas sensé savoir qu’il participe à un dessein plus large d’abrutissement massif de la population. Il en est de même pour les excités du Bitcoin, et autres crypto-monnaies. D’ailleurs, comme on nous dit « que personne ne les contrôle », alors on ne prend même pas la peine de se demander si par hasard on nous ment encore une fois, et qu’elles sont gérées bien tranquillement de manière opaque ! Vu que personne ne se pose la question : on n’enquête pas sur une question qui ne se pose pas.

Lorsque les crypto-monnaies (qui ne sont crypto que pour les citoyens) seront au point, l’oligarchie passera à la destruction de la monnaie fiduciaire, et au contrôle total du financement de la dissidence. Il ne sera pas possible de donner un petit billet à un bouquiniste, ou à une feuille militante.

La question de la monétisation des contenus de la dissidence sur internet est donc encore une fausse question. Tous les chemins sont pourris, et ils mènent tous à « Rome » (ou plutôt à Babylone).

Qu’est-ce qu’internet, en vrai ?

Car à la fin, il faut se poser la seule question qui vaille, celle que ce foutu militant avait posé dans ce symposium politique. C’est quoi internet, en vrai ?

Internet ce n’est pas « de l’information » comme nous le raconte la publicité pour Wanadoo ou SFR. Internet n’est pas un « réseau virtuel ». Internet c’est d’abord des réseaux de câbles bien concrets (les fameux câbles-transocéaniques), des noeuds, des serveurs, des opérateurs, des centrales électriques nucléaires ou conventionnelles qui alimentent en électricité. Ce sont aussi des ordinateurs, des logiciels, des virus, des mises-à-jour, des terres-rares, des guerres, des normes, des algorithmes, et je ne sais quoi encore. Les satellites en orbite complètent ce réseau hautement technologique. Internet est un réseau entièrement entre les mains d’entreprises géantes et d’états puissants. Internet pousse à la caricature le capitalisme ultra-moderne, opaque et totalitaire. La liberté d’internet est un gentil oxymore.

Il faut prendre la peine d’aller consulter (sur internet !) les cartes des câbles transocéaniques, leur histoire et les articles de presse qui s’y rapportent. Prendre le temps de regarder les photos, pour voir à quoi ça ressemble. Ils sont curieusement les descendants des premiers câbles de télégraphe et de téléphone, et l’Angleterre en l’Amérique (bref, les anglo-américains...) possèdent les principaux noeuds du réseau. Ces noeuds sont des genres d’entrepôts ultra-sécurisés, gérés directement par les Services Secrets, qui bien sûr n’espionnent pas les contenus qui passent dessus. Un ingénieur d’Orange (ex-France Télécom) s’est dit « tellement inquiet qu’il préfère ne même pas se poser la question ».

La « liberté d’internet » ne peut être qu’une concession accordée par l’oligarchie qui possède ces réseaux. Les conflits entre les producteurs de soft et les producteur de hard, à propos de la bande-passante sont parfaitement superfétatoires. Ils ne concernent pas notre liberté, mais le partage du magot entre capitalistes. Les opérateurs de hard, des réseaux physiques, faisant d’ailleurs bien sentir aux opérateurs de soft que les « géants du web », ce sont aussi eux. Ce qui confirme mon propos sur la nature physique du réseau internet.

En guise de conclusion poétique : « lorsque nous n’aurons plus de papier, nous ne pourrons même plus écrire à la main, ni lire à la lumière du jour ».


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75 réactions à cet article    


  • MagicBuster 31 janvier 10:27

    Cela dépend de la définition de la liberté.

    il y a une petite nuance entre « Faire ce qu’on veut » et « Faire n’importe quoi ».

    « Faire n’importe quoi » ou déranger les autres ne peut pas être assimiler à de la liberté.


    • Arogavox 31 janvier 10:54

       Passons sur la douteuse cohérence de dénigrer les techniques sans lesquelles ce dénigrement n’aurait aucune audience ! ...

      L’auteur, comme toujours, donne avant tout à voir les biais de son argumentation : c’est comme le nez au milieu de la figure ; chacun est aveugle à son propre nez !

        

      Un point cependant m’a amusé :

      " Google est en train de créer sa « bibliothèque universelle » : il va donc vers les bibliothèques nationales ou régionales des différents pays, et propose fort généreusement de numériser les archives. Les bibliothèques sans budget acceptent souvent.

      « 

       Cela devrait nous remémorer la fougueuse bataille menée jadis à LYON par notre Gérard Collomb national, pour créer des »partenariats" entre Sa ville et les plus puissants monopoles au monde, pour faire numériser ’gratuitement’ les bibliothèques locales, au grand dam des structures nationales et européennes officielles ! Les bibliothèques lyonnaises sans budget ?

        

       Et dans les mascarades de débats citoyens locaux organisées en dehors d’Internet pour faire gober ces ’partenariats’ avons nous pu constater un quelconque contre-pouvoir ? Une quelconque capacité à alerter ?

        Le pouvoir d’expression permis par Internet et par le numérique, même s’il s’est bien sûr révélé insuffisant, a cependant permis d’atteindre un auditoire beaucoup plus large.


    • Paul Leleu 31 janvier 16:02

      @Arogavox

      je pense que vous passez un peu vite sur mes arguments, pour vous empresser de me dénigrer... c’est bien votre droit...

      je remets justement en cause le mythe qu’il n’y avait pas de dissidence avant internet :

      - les classiques du nationalisme et du marxisme datent du 19ème et du 20ème siècle. Et nos anciens les connaissaient, sans internet !
      - les groupes politiques en tous genres existaient, avec leurs réseaux, leurs publications, leurs librairies, leurs lieux de réunion... sans internet.

      il y a donc un « mythe internet » qui s’est mis en place. Je reconnais que la « quantité » d’information disponible est beaucoup plus grande, mais que la « qualité » n’est pas forcément plus grande... Les anciens avaient déjà tout analysé correctement et sobrement.

      Je mets donc en relief qu’il y a surtout une « migration vers internet » de l’ensemble des structures dissidentes d’autrefois... c’est vrai qu’elles s’y croisent (mais finalement on se croisait déjà avant... éventuellement avec bastons à l’appui, pour mémoire). Mais aussi, elles s’y regroupent, et se trouvent toutes « contenues », dans un système unique, opaque, capitaliste, hyper-technologique et centralisé qu’est internet...

      après, si ça vous fait pas réfléchir d’être « nassés » de la sorte... moi je cherche juste à ouvrir une réflexion sur le sujet... est-il besoin de haïr les porteurs de mauvaises nouvelles ?


    • Paul Leleu 31 janvier 16:04

      @Arogavox

      Ensuite, le fait que j’utilise moi-même internet n’a rien d’incohérent. Je suis simplement quelqu’un de mon temps, et je parle là où je peux être entendu. Sur le fond, c’est pas plus con que les survivalistes qui vous parlent de potager autonaume sur internet... vu qu’en cas « d’effondrement » il n’y aurait plus d’internet... mais cela s’appelle communiquer...

      Et je mets simplement en garde contre la « fragilité » de nos outils de communication numériques... Et je fais juste remarquer que nous en sommes devenus extrêment dépendants pour notre liberté d’expression...


    • ticotico ticotico 31 janvier 10:37

      Merci d’éclairer d’un jour nouveau cette dimension d’internet qui m’avait totalement échappé.

      Je vais me lancer dans l’élevage de pigeons voyageurs OGM capables de franchir les océans...


      • Paul Leleu 31 janvier 15:43

        @ticotico

        je sais que je passe pour un con, de balancer une grosse vérité dans votre jardin de certitudes...

        c’est rigolo le pigeon voyageur...

        mais après tout, c’est ce que prônent les survivalistes, et on les trouve super à la mode...

        alors, moi je dis un truc juste moins caricatural que les survivalistes, mais on se fout de ma gueule...


      • ticotico ticotico 31 janvier 20:16

        @Paul Leleu

        C’était pas méchant...

        Internet a été identifié par les gouvernements soucieux de contrôle comme un moyen de mieux identifier et surveiller les citoyens qui pensent trop.

        C’est sûr que c’est pas une nouveauté pour grand monde, vu que même les dinosaures du gouvernement cubain ont été enfin convaincus (par les chinois ?) que le développement d’internet était bon pour le pouvoir.

        Sinon, l’espoir réside aussi dans la connerie des dirigeants... Dernière preuve, cette demande de censure de Macron/Pinochet qui a permis à cette photo de faire 100 fois le tour du monde. Aujourd’hui, des sites d’infos du monde entier la diffusent, ce qui n’était peut-être pas le but recherché.


      • Paul Leleu 31 janvier 20:27

        @ticotico

        OK. merci...

        c’est vrai que parfois je me fais mal recevoir quand je critique internet... alors je suis un peu sur mes gardes forcément (c’est logique !).

        oui... en fait je ne fais que discuter... ouvrir du débat à propos d’internet lui-même... c’est pas pour ennuyer les gens, mais pour partager (à ma petite échelle) mes réflexions.


      • foufouille foufouille 31 janvier 10:46

        articlee écrit par un ignare. entre les réseaux P2P crypté ou pas, le darkweb, etc la liberté est bien là. contourner le réseau de fil ne sera pas un problème avec du wimax ou une simple box wifi raspberry avec une bonne antenne.


        • Arogavox 31 janvier 11:03

           Sans compter qu’il est encore plus aisé, pérenne et accessible à n’importe qui de réaliser de gros échanges de données par l’intermédiaire de simples clé USB
           Voir la suggestion de ’contacts privés de proche en proche’ (échanges anonymes et cryptés) pour la piste démocratiques de cahiers de « doléances Kdo » ... 


        • Yanleroc Yanleroc 31 janvier 11:39

          La question de savoir si le Net est un formidable espace de liberté d’ expression couplé à la plus grande bibliothèque qui soit, comme on le pense généralement, 

          ou un formidable outil pour la manipulation et la surveillance de masse, et la rétention d’ information, comme l’ Aurore Rouge révélée par SergeMonast, le prétend,

          n’ est pas facile à trancher !

          Pour ma part, j’ en suis à penser aujourdhui, que les deux sont vrais !

          (pas envie de développer, mais en fait c’ était ça, le vrai sujet de l’ article, dont on peut se demander, par ailleurs pourquoi l’ auteur n’ a pas fait mention de l’ Aurore Rouge. Sans doute est-ce un sujet dit complotiste, pourtant le complotisme est partout sur le Net, c’ est même sa marque de fabrique et ce n’ est pas un mal !)


        • Paul Leleu 31 janvier 15:40

          @foufouille

          je me demande si vous avez vraiment lu mon article... c’est vrai qu’il est long... mais dans ce cas, évitez un jugement à l’emporte pièce...

          j’explique notamment que le but des intellectuels et journalistes dissidents sur internet, est de se faire entendre du grand nombre... et donc de fréquenter le réseau mainstream, pour y croiser le chemin des gens ordinaires...

          donc l’enjeu, c’est pas de savoir si vous pouvez rester entre vous dans un petit réseau crypté, mais si vous pouvez vous exprimer librement sur le réseau mainstream... capito ? C’est pas trop compliqué à comprendre comme raisonnement ?

          le réseau privé, c’est un peu comme si vous colliez les affiches électorales dans votre salon... alors que leur place et dans la rue, au contact du grand nombre... toi comprendre ?


        • foufouille foufouille 31 janvier 19:10

          @Yanleroc
          il existe des tas de forums pour s’informer. ta merde on s’en fout.


        • foufouille foufouille 31 janvier 19:15

          @foufouille
          c’était pour @paul leleu


        • Paul Leleu 31 janvier 20:32

          @foufouille

          merci pour ta réponse profonde et argumentée... chacun pourra se faire un avis...

          je suis un imbécile qui ne sait rien et qui ne comprend rien au génie irréprochable d’internet... Internet, la nouvelle Rome de la liberté intégrale virtuelle des hommes libres du futur radical renouvelé dans la liberté anti-marconiste... amen...

          OK...

          pour info, je n’ai pas renoncé à mon cerveau (si minable soit-il comparré au tien), ni à ma pensée (même si bien sûr je suis une larve rampante face aux geeks qui se masturbent sur Facebouc).

          Quant à ma « merde », si tu l’aimes pas, passe ton chemin aimablement, en me disant juste que tu n’es pas d’accord... si jamais tu trouves tellement inconcevable dans ton auguste supériorité d’apporter le moindre arguement au sous-être que je suis.


        • foufouille foufouille 1er février 09:28

          @Paul Leleu
          désolé mais les gens qui écrivent des articles sans s’informer me fatigue.
          la liberté sur internet est comme la protection des logiciels avec les pirates qui ont toujours un moyen de contourner la protection.
          je n’ai même pas aborder les solutions plus techniques avec série de proxy. et encore moins la quantité de serveur nécessaire pour surveiller tout le monde.


        • Paul Leleu 1er février 23:47

          @foufouille

          je crois que c’est vous qui ne vous informez pas... et d’ailleurs je pense que vous n’avez pas lu mon article, parce-que votre commentaire tape à côté de ce que je raconte...

          ensuite, ça me fait juste rire, puisqu’en ce moment même des gens sont censurés... mais Môssieur Foufouille Lui-Même sait mieux tout que tout le monde...

          ça vous stresse de savoir qu’internet n’est pas la solution magique, le nouveau petit-jésus, le néo-phallus existantiel ? Le syndrome du Geek en manque du sein maternel... c’est le seuvrage...

          on est parvenu à un degré de fétichisation tel, qu’il est devenu impossible de porter la moindre critique sur internet, pour certaines personnes...


        • leypanou 31 janvier 10:50

          Bel article qui fait réfléchir.

          Ce qu’il faut retenir, surtout, c’est que Wikipedia n’est pas neutre comme beaucoup le pensent : Wikipedia est très censurée et seules certaines vérités ont le droit d’être lues.

          Il faut aussi espérer que les gens qui mettent des vidéos sur youtube gardent une copie car pareil, youtube censure.

          Les facebook et autres, c’est en train de devenir pire avec les prétendues lois contre les fake news (n’ayant ni compte facebook, google, tweeter, linkedIn, je m’en fous un peu).

          Bref, le combat est sur tous les fronts, dont celui de l’information exhaustive.


          • Arogavox 31 janvier 11:34

            Seuls des bizounours ne savent pas encore que Wikipedia n’est pas la seule ’plateforme’ qui ne soit pas neutre, est même qu’aucune plateforme n’est neutre.

              

             C’est aussi l’écueil (voire le piège ?) de l’actuelle unique plateforme montée par des « Gilets Jaunes » pour opposer LEUR forum baptisé « Le Vrai Débat » au machin du gouvernement appelé « Le Grand Débat ».

              Plusieurs indices sont pourtant là pour éveiller le soupçon lorsqu’on a l’oeil averti.

            * Déjà, le titre « Le Vrai Débat » dénote d’une intention des possesseurs et mainteneurs de la plateforme informatique d’accaparer toute l’audience Internet des Gilets Jaunes, et de leurs sympathisants, voire plus encore.

             Cela dénote alors aussi d’une absence de compréhension et/ou de réflexion sur les ressorts de base de l’idéal démocratique (JJ Rousseau, qui est pourtant connu, l’avait énoncé dès le siècle des Lumières : 

            « […] s’il y a des sociétés partielles, il en faut multiplier le nombre et en prévenir l’inégalité[…] »

             Pour être crédibles il eût été préférable de se nommer « un vrai débat » et d’inciter à la création plusieurs plateformes autonomes, différentes mais complémentaires et convergentes.

            * Ensuite, que penser d’une plateforme unique pilotée par un groupe restreint non démocratiquement choisi ?

            * Que penser d’outils et services utilisés par cette plateforme qui semblent ignorer toute la culture du logiciel libre, des licences Open source, des Open document ?
             sans moteur de recherche interne ! sans archivage ouvert à tous des efforts produits par les intervenants ! sans traçabilité des échanges !

            * et puis que penser d’un charte interdisant un « hors sujet » non clairement détaillé, et ne convenant pas d’abord par une recherche de consensus préalable de qui se chargera de cette interdiction et comment ?!

            Certes, il faut bien avancer, et c’est de bonne guerre, mais ça va mieux en le disant.


          • leypanou 31 janvier 12:03

            @Arogavox
            en tout cas, la censure marche très bien sur agvx : pour avoir demander pourquoi l’auteur croit aux fadaises du parti gouvernemental, mon message a été supprimé par l’auteur.


          • pemile pemile 31 janvier 12:25

            @Arogavox « sans moteur de recherche interne ! sans archivage ouvert à tous »

            100% d’accord, un accès opendata ouvert à tous est le b-a-ba de la transparence et permet ensuite de faire des analyses au fil des contributions et mieux les partager entrer intervenants.


          • Paul Leleu 31 janvier 15:33

            @leypanou

            12h33 « en tout cas, la censure marche très bien sur agvx : pour avoir demander pourquoi l’auteur croit aux fadaises du parti gouvernemental, mon message a été supprimé par l’auteur. »

            il est 15H30, et j’ouvre mon ordinateur, et je découvre que mon article est publié... alors, j’imagine que votre commentaire ne s’adresse pas à moi ! je ne vois pas comment j’aurais pu vous censurer, vu que je n’y étais pas.

            si votre commentaire de « message supprimé par l’auteur » s’adressait à moi, alors vous êtes un simple menteur, doublé d’un malveillant...

            soit-dit en passant...


          • leypanou 31 janvier 16:49

            @Paul Leleu
            Vous n’êtes pas un supporter du parti gouvernemental (à mon avis) donc le commentaire ne s’adresse pas à vous (l’auteur en question affiche son affiliation au parti gouv. et son article est en ligne actuellement avec 33 réactions.).
            Je tiens seulement à souligner que pour un oui ou non, des commentaires sont supprimés par certains auteurs, ou même des pseudos sont bannis sous certains articles.
            C’est ce que font Facebook ou autres déjà, à sa discrétion.


          • Paul Leleu 31 janvier 20:37

            @leypanou

            OK. D’accord... pas de problème... je comprends... c’est pour ça que j’avais précisé pour savoir si c’était moi l’auteur, vu qu’il s’agissait de mon article... je n’étais pas sûr de comprendre... Bonne soirée à vous...


          • Jeff Parrot Jeff Parrot 31 janvier 11:59

            En complement, bien comprendre que si google , Facebook , Amazon, uber etc .. ont ete finances a perte de milliards pendant tant d’annees, c’est bien grace a leur bizene$$ plan monopolistique.

            C’est juste le capital qui fait de la vente a perte face a l’economie reelle pendant x annees pour agrandir son monopole economique.

            Aussi, les invetissements IA sont colossaux, et les gros se servent de internet et des objets connectes pour collecter des monstre de donnees, necessaires pour entrainer les algo de IA.


            • Paul Leleu 31 janvier 15:51

              @Jeff Parrot

              oui... je regrette que peu de militants politiques (de tous bords) puissent avoir un regard pondéré sur internet...

              il y a comme un « blocage affectif » sur internet... le fétichisme de la marchandise, en quelques sortes... une forme d’incorporation narcissique du web, qui rend toute remise en cause extrêmement conflictuelle... et c’est d’autant plus dangereux...

              mon article part justement de la censure internet dont Alain Soral a été victime il y a quelques mois... mais les soraliens sont ceux qui sont le plus agressifs contre moi... c’est paradoxal !


            • zzz'z zzz’z 31 janvier 12:39

              Dans la vidéo de M. Drac, il est question de monétisation.

              Le capitalisme de connivence, quand il est monopolistique donne le la. Les goulots d’étranglement, que ce soit sur internet ou IRL, avec le dollar qui fait loi, mêlé à SWIFT, la souricière est parfaite pour les clampins de l’Occident.


              • Paul Leleu 31 janvier 15:47

                @zzz’z

                oui... je parle justement de la question de la monétisation... et de l’illusion probable des crytpo-monnaies dans la dernière partie de l’article...

                j’essaye juste d’ouvrir une discussion sur ces sujets... et de mettre en garde contre l’illusion du tout technique...

                après tout, on en parle bien aussi en matière de services de renseignements... entre les partisans du tout technologique, et les partisans du renseignement humain...


              • Le Sudiste Le Sudiste 31 janvier 12:42

                Youtube gnagnagna... il suffit de posséder son propre serveur pour y stocker ses vidéos ou tout autre contenu d’ailleurs. Youtube n’est qu’une facilité, une source de revenu potentiel, mais en aucun cas imposé ou incontournable.

                Paypal SWIFT Visa gnagnagna... il suffit de communiquer un RIB et attendre les virements qui ne se feront pas alors via l’interface provenant d’un site banni.

                L’auteur nous parle de toute la connaissance pouvant être acquise via Internet, il semblerait qu’il utilise très peu ce potentiel.

                Mais l’accès au savoir est une chose, la compréhension et l’articulation de tous ces savoirs demande aussi un peu de réflexion... force est de constater que certains ont du mal à ce niveau là.


                • Paul Leleu 31 janvier 16:12

                  @Le Sudiste

                  je sais que je suis un imbécile fini, et que mon article n’a strictement aucun intérêt...

                  l’article s’intéresse à la liberté d’expression sur l’internet mainstream... car le but d’un militant politique (quelles que soient ses idées), c’est d’être au contact du grand public, et non dans l’entre-soi crypté de gens déjà convaincus...

                  ça me semble assez simple à comprendre comme concept...

                  c’est d’ailleurs ce que pense l’oligarchie : pas la peine de censurer totalement (sauf exception) un opposant politique... il suffit de lui couper l’accès aux réseaux mainstream... C’est une forme de « quarantaine »... le type peu continuer à causer, mais plus personne ne peut l’entendre...

                  voilà... et le problème de l’accès et de la liberté dans le réseau mainstream ne peut pas être contourné par de simples artefacts de cryptage ou autre... justement parce-que les cryptages et les autres solutions techniques nous font sortir du mainstream...

                  la réponse ne peut donc pas être un messianime technologique ... à mon avis...


                • Le Sudiste Le Sudiste 31 janvier 20:38

                  @Paul Leleu
                  Ah ouais... il y a vraiment un petit problème de comprenette.
                  Allez, on se concentre : Internet comment ça marche ?

                  Je crée moi, Le Sudiste, une page Internet.
                  pleinleculdescretins.com ou mieux pleinleculdescretins.fm (fm pour la Micronésie)

                  Par le plus grand des hasards, j’écris un truc pour que les gilets jaunes prennent le pouvoir. Un truc qui marche...
                  J’envoie UNE FOIS, le lien vers ma page à un gilet jaune actif.

                  Et que va-t-il se passer ?
                  Des millions de visites en 48h.

                  J’ai besoin de Twitter ? Non. J’ai besoin de Facebook ? Non. J’ai besoin de Youtube ? Non. J’ai besoin d’avoir acheté des cables sous marins ? Non.

                  J’ai besoin de rien. Si ce n’est d’avoir écrit un truc intelligent. C’est tout.
                  Y-a-t-il un problème de liberté quelconque ? Non.

                  Il y a eu ici sur Agoravox des articles ayant dépassés 500 000 vues. Pourquoi ? Parce qu’il y avait du contenu. Point barre.
                  Le mec qui écrit de la merde ne sera pas entendu et restera dans les poubelles du oueb simplement parce qu’il écrit de la merde.

                  Combien de visite demain pour Pauleuleuleu.com ? Peu, très peu.

                  Au plaisir.


                • Paul Leleu 31 janvier 20:47

                  @Le Sudiste

                  c’est intéressant de voir que dès que tu critiques l’internet il y a des gens qui n’ont que l’insulte à la bouche, et la fermture maladive de l’esprit. C’est un signe...

                  Merci pour tes lumièrs vraiment fondamentales auxquelles je n’avais pas pensé ! Vraiment je repars contrit à genoux priant le geek de me pardonner de mon outrecuidant irrespect... ! Amen... Alla Akbar ...

                  Ca te dis l’idée que même ta page en Micronésie elle passe par les câbles de réseaux en question ? Non ? Et ensuite, les G-J en question échangent tous sur les réseaux sociaux... donc je comprends vraiment pas en quoi tu échappes au contrôle du web ?

                  Après, pour ce qui est du nombre de visite par rapport à la qualité... laisse moi sourir... les contenus de merde vont 1 millions de fois plus de visite que les contenus intéressants... C’est juste une règle de base... si j’étais méchant, je te dirais que le succès des G-J est la preuve de leur inoccuité... mais là, tu risque l’apoplexie...

                  allez... apprend la politesse de base et l’argumentation... ça te fera pas de mal si tu imagines faire la révolution...

                  et puis, essaye de prendre un pseudo qui n’est pas un sous-produit de la sous-culture américaine avant de faire des leçons à tout le monde... ça peut être un début...


                • pemile pemile 31 janvier 21:02

                  @Paul Leleu « il suffit de lui couper l’accès aux réseaux mainstream »
                  Votre emploi du terme « réseau mainstream » n’est pas clair, vous faites allusion aux réseaux sociaux ?


                • Le Sudiste Le Sudiste 31 janvier 21:11

                  "Et ensuite, les G-J en question échangent tous sur les réseaux sociaux... donc je comprends vraiment pas en quoi tu échappes au contrôle du web ?« 
                  Facebook Twiteer vont donc supprimer tous les messages pointant vers mon site ? Lol.
                  Et le gilet jaune, il est peut-être plus malin que toi. Il a fait un copié collé et il l’envoie par mail !

                   »les contenus de merde vont 1 millions de fois plus de visite que les contenus intéressants... C’est juste une règle de base..« 
                  Et ouais, t’as fait des gosses non ?

                   » essaye de prendre un pseudo qui n’est pas un sous-produit de la sous-culture américaine avant de faire des leçons à tout le monde"
                  AMAGAD ! You saw trhu me !


                • Paul Leleu 31 janvier 21:18

                  @Le Sudiste @ pemile

                  essayez déjà de vous poser la question des câbles et de l’alimentation électrique du réseau...


                • Le Sudiste Le Sudiste 31 janvier 21:28

                  Oh putain ! Coupure d’électricité mondiale pour que les gilets jaunes ne voit pas mon site !

                  T’es un malade.

                  Tu devrais te détendre...


                • Paul Leleu 31 janvier 21:32

                  @Le Sudiste

                  allez, c’est bien, t’es malin...


                • Paul Leleu 31 janvier 21:36

                  @Le Sudiste

                  ta « liberté d’expression sur internet », elle dépend immédiatement des guerres impérialistes pour les matières premières en Afrique et au Moyen-Orient... toi comprendre ?

                  toi militer pour fin impérialisme et guerre en afrique et au moyen-orient ?

                  toi pouvoir militer sur internet uniquement grace à ces guerres de l’énergie...

                  toi comprendre paradoxe ?


                • Cadoudal Cadoudal 31 janvier 21:44

                  @Paul Leleu
                  Encore une affaire d’appropriation culturelle ?

                  Vivement le black out libérateur..lol..

                  Dans la même journée, le « téléphone arabe » apprenait, de pitons en pitons, la nouvelle merveilleuse aux Tsouls du M’Çoun, aux Branès, à la poignée fidèle des Gzénaïa de Medboh, aux Marnissa du fruste caïd Amar d’Hamidou, à Abd-el-Krim lui-même.

                   


                • pemile pemile 31 janvier 21:44

                  @Paul Leleu « essayez déjà de vous poser la question des câbles et de l’alimentation électrique du réseau »

                  Les propriétaires des cables c’est du TP (tranchées, voies routières, voies ferrés, etc) c’est au niveau FAI national que le filtrage (DNS ou contenu) peut être fait.

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