• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Logement ! Notre république fragilisée

Logement ! Notre république fragilisée

Les multiples visages du mal logement fragilisent notre République.

 

JPEG La crise du logement a l’allure d’un gouffre tant elle est profonde et s’amplifie depuis plusieurs années :

Nous rappelons que la France ne compte pas moins de 10 millions de personnes qui sont aujourd’hui victimes du mal logement :

2 778 000 de personnes vivent dans des conditions de logement très difficiles

1 252 000 des locataires sont en situation d’impayés de loyer 

Beaucoup d’autres sont frappées par cette situation parmi lesquelles il faut citer les personnes en situation d’occupation précaire, les propriétaires occupant un logement dans une copropriété en difficulté, les gens du voyage ou encore les personnes dans des logements surpeuplés.

Chaque année, ces chiffres démontrent et confirment l’incurie de l’action politique !!

Alors que le préambule de la constitution de 1946 énonce que la nation doit assurer aux familles les conditions nécessaires à leur développement, comment accepter, faute d’un financement suffisant par l’Etat de l’association gestionnaire du 115, qu’à Clermont Ferrand plus de 200 personnes, dont de nombreux enfants, aient été contraints de dormir dehors pendant six jours ?

Alors que Loi du 31 mars 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement rappelle que la garantie du droit au logement constitue un devoir de solidarité pour l'ensemble de la nation, comment tolérer que des personnes reconnues prioritaires au titre du DALO aient été expulsées ?

Aussi, le CNAFAL revendique en urgence :

- Un effort financier conséquent pour les Services Intégrés d’Accueil et d’Orientation (115) afin qu’il y ait un vrai service public décent de l’hébergement d’urgence ;

- L’interdiction des expulsions locatives sans relogement immédiat. Aucune famille ne doit se retrouver involontairement dans la rue.

- L’augmentation de l’enveloppe budgétaire des aides à la pierre, et que la totalité des aides soient concentrées sur les régions déficitaires ; le CNAFAL réitère sa protestation contre le détournement de 30 milliards d’euros de la collecte du Livret A en faveur des banques pour leur assurer des liquidités fraîches, pénalisant ainsi les populations les plus démunies !

- Le retour de ces 30 milliards au rôle qui leur avait été prévu : le financement du logement social !

Fondamentalement, le CNAFAL réclame en ce qui concerne les objectifs de construction de logements sociaux que les préfets se substituent aux communes défaillantes pour contribuer, à terme, à donner un toit à tous !!!

Alors que le projet de loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové sera bientôt discuté à l’Assemblée Nationale, le CNAFAL veillera à ce que les plus fragiles ne soient pas une variable d’ajustement du déficit budgétaire comme cela persiste depuis 15 ans. 

Jean Marie Bonnemayre, président du CNAFAL

Jean François Chalot, secrétaire général du CNAFAL

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.55/5   (22 votes)




Réagissez à l'article

13 réactions à cet article    


  • viva 10 septembre 2013 20:09

    Ce ne sont pas les logements qui manquent mais les loyers qui sont trop élevés. Il est a souligner que les allocations logements ont pour effet pervers de contribuer à maintenir un haut niveau des loyers. 


    La ministre du logement à toutes les cartes en mains pour enclencher la baisse du coút du logement, hors elle fait l’inverse, cela est d’autant plus grave que la productivité des entreprises française et la consommation se trouvent pénalisée.

    • foufouille foufouille 10 septembre 2013 20:18

      il y a beaucoup de logements vides (souvent en ruine) ............... mais à la campagne et à vendre


      • viva 10 septembre 2013 20:44

        Non il y a beaucoup de logement vide en ville. Paris n’est pas représentatif de la France.


        • plexus plexus 10 septembre 2013 22:28

          Encore des emplâtres sur une jambe de bois.......
          Tout ce qu’on sait faire, c’est réclamer plus de pognon, plus de moyens....
          Des textes, des injonctions...tout y est, mais ça ne marche pas.
          Les verrous sont à la base, cherté des terrains, superposition d’une multitude de mesures, toutes plus stupides les unes que les autres, clients qui se font rouler, bien que les lois les protègent..
          Si vous avez le tract d’un promoteur, chaussez de fortes lunettes, et lisez ce qui est inscrit en toutes petites lettres, des dispositions, des dérogations, des obligations....
          Mais une vache n’y retrouverait pas son veau !!
          Et je ne parle pas de l’incompétence et de la désinvolture de certains entrepreneurs.


          • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 10 septembre 2013 22:48

            Ce qui me semble évident, c’est que le droit à un logement décent n’est pas respecté et surtout qu’il n’est pas considéré comme respectable, ni par nos dirigeants, ni par la majorité de nos élus, ni non plus par notre société si j’en juge par les votes négatifs exprimés. Il s’agit là de droits de l’Homme, or à notre époque, l’humain n’est pas une priorité. Le gouvernement retire des fonds destinés au logement social pour le donner...aux banques. C’est une décision qui touche aux fondements de la politique : on choisit l’argent plutôt que les citoyens et l’argent est donc devenu le centre d’intérêt principal de notre organisation politique et sociale.

            Les prix des loyers sont trop élevés, disent certains. Quand les placements dans « la pierre » sont moins rémunérateurs que les placements dans la finance, il est logique que se produise un déséquilibre. Par ailleurs, on pourrait poser un autre regard sur le problème et en conclure que c’est le travail qui n’est pas assez rémunéré. Si le travail rapportait autant que le capital, les loyers seraient peut-être à la portée des salariés ? Là aussi, il semble y avoir un déséquilibre à rectifier.
            Le droit au travail devrait devenir un droit absolu et respecté puisque c’est le travail qui permet de vivre, de faire vivre ses enfants, de faire progresser l’humanité, mais aussi d’abriter sa famille.

            Ainsi les difficultés du logement appartiennent à un problème global de la pensée politique de notre société. Il faut redonner à l’argent son rôle essentiel : être un moyen d’échange. Il ne doit pas être le centre du monde. La souveraineté appartient au peuple qui l’exerce dans l’intérêt général et ce dernier doit se confondre avec l’intérêt de chaque être humain.La vraie liberté et la sagesse naissent de la contestation.


            • mario mario 10 septembre 2013 23:55

              bonsoir

              il y a un tres bon remede contre les loyers exorbitants :

              que les revenus du locatifs soit ajoutés directement sur une déclaration unique d’impot sur LES revenus ! ( et non pas séparément comme actuellement )

              beaucoup vont modérer leurs ardeurs......garantie !

               


              • philippe913 11 septembre 2013 11:16

                et ça changera quoi ?

                les loyers sont soumis à l’IR, si on ne passe pas par un régime spécial comme la location meublée, soumission IR plein pot avec 15.5% de cotisations en plus.
                Donc, pour une personne qui est dans la tranche marginale de 30%, (26000€ / an) les revenus locatifs nets sont imposés à 45.5%.

                après, le fait que les loyers semblent très cher n’est pas du à une explosion de leurs montants, mais plutôt à une paupérisation des locataires.
                Ils ont certes monté, mais bien moins que le prix du foncier qui, lui, a vraiment explosé.
                http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/prix-immobilier-evolution-1200-a1048.html


              • soi même 11 septembre 2013 09:36

                Chalot, avant de crié la défense de la veuve et de l’orphelin, penche toi sur engendre l’effet pervers de cette dégénérescence de notre économie.

                Il peut toujours avoir un droit, encore faut il qu’il est les moyens de se déployer, en en plienne crise des valeurs autant morale, intellectuel et financière, je ne vois mais vraiment pas comment nous avons les moyen de résoudre ce sac de nœud.

                Salaire qui années en années ressemble de plus en plus à un salaire de sous prolétariat.

                Salarier avec des contrats de travail précaire.

                Immigration irrégulière de plus en plus forte.

                Hausse des taxes et des impôts.

                En somme tous un panel de facteur négatif, qui fait que si y a pas une vue d’ensemble de tous ses problèmes, et bien tu peu bien revendiqué un droit au non de la justice, de la solidarité et bien cela n’aura aucun effet, à part une nouvelle loi qui se révèlera vite inapplicable.

                Ce qui m’intrigue chez toi, tu soulevés toujours des cas, mais tu n’as aucune solution viable et que ton impuissance, te fais crie au droit et à l’injustice.

                 


                • spartacus spartacus 11 septembre 2013 10:52

                  Au moins c’est clair !


                  Vous qui lisez cet article voyez en vrai ce que l’on fait de votre argent.
                  Du détournement politique !

                  Le CNAFAL est financé par l’UNAF à hauteur de 29 millions d’€uros qui lui même est financé par le ministère du travail. 

                  Son budget est de 0,1 % de la masse des prestations familiales pour financer ce président gauchiste et communiste qui fait de cet argent de la propagande collectiviste......

                  Détourner l’argent du contribuable pour en faire une utilisation politique. Le contribuable n’a pas a payer cette association de gauche et autoriser ce prosélytisme collectiviste

                  Avec la gauche le conflit d’intérêt est permanent. L’utilisation des fonds sociaux pour faire du prosélytisme de gauche est patent.

                  Voila ce que fait avec votre argent ce président gauchiste et communiste, de la communication politique !

                  Un message politique par une association subventionnée par les prestations sociales.

                  Il faut mettre fin a cette gabegie immonde et abjecte que fait subir à la France cette mentalité pourrie socialo-communiste. 

                  Ça fait 40 ans que personne ne s’insurge de cette mentalité pourrie hérité du communisme du temps de sa splendeur ! Il est temps que cela cesse !

                  Pire : Cette manière de détourner l’argent a déjà été dénoncé 2 fois par la cour des comptes en 2004 et 2007.

                  Rien, a changé l’UNAF, le CNAFAL sont des officines de gauchistes bien pourries qui détourne sous un objet factice « laide aux démunis » l’argent du contribuable.


                  En France in finé 70% de l’argent du social ne va pas directement aux gens mais est détourné par des structures clientélistes et propagandistes qu phagocytent nos institutions.


                  Comme vous le voyez tous !

                  • jymb 11 septembre 2013 13:25

                    Commentaire rude, mais il est vrai qu’il y aurait grande nécessité de faire un jour une grande mise au propre de toutes les subventions ou équivalents qui pleuvent en France au bénéfice de certains.
                    Un exemple équivalent, entendu hier à la radio jingle joyeux « France Inter partenaire de la fête de l’Humanité.... »
                    Oui, une radio nationale, payée par nos impôts, partenaire d’un parti politique rien moins !
                    imaginons la phénoménale levée de bouclier si le message avait dit « partenaire de la fête des BBR.. »


                  • Loatse Loatse 11 septembre 2013 16:09

                    La crise du logement devrait plutôt s’appeler la crise de la location... puisque selon les chiffres du logement vacant, le produit excède largement la demande... au point qu’entre 2000 et 2011, le nombre en a augmenté de 400.000 !

                    Je dis produit et non pas offre puisque le logement vacant n’est pas mis en location... On en arrive donc à des situations ubuesque ou des familles sont logés en hotels (avec le cout que représente à la collectivité le racket de ces marchands de sommeil) ou en foyer, centres d’hébergement...alors qu’il suffirait de la mise en application de la réquisition des logements inoccupés pour rémédier au problème...

                    Nombre de logements vacants en france : 2400000  !

                    http://www.leblogpatrimoine.com/immobilier/non-il-ne-manque-pas-800-000-logements-en-france.html


                    • Cassiopée R 11 septembre 2013 16:29

                      Les prix ont augmenté, et la logique marchande de vente ou de location est d’augmenter les prix sinon parler de crise (baisse des prix).

                      Développez cette logique marchande sur de nombreux produits de la société, la pauvreté se propage à cause des prix.

                      La vision d’un bon commercial est de ne pas baisser les prix, et celle d’un consommateur de continuer à s’appauvrir sur tous les budgets dont celui du logement qui rapporte le plus sur le salaire.


                      • plexus plexus 16 septembre 2013 21:46

                        Les commentaires me semblent tourner en rond :
                        Ce qui est rare...est cher...et pourtant, dit Laotse, il y a 2 400 000 logements vacants,( c’est plus près d’1 million, ce qui n’est déjà pas mal du tout !!)
                        Et les loyers sont très élevés, et n’apportent qu’un faible revenu net, de l’ordre de 2 à 3 % de l’investissement, avant impôt, ce qui n’ est pas très avantageux, et uniquement si l’on a réussi à trouver des locataires sérieux.
                        Il faut chercher d’autres explications !
                        Certaines sont « défrisantes », n’en déplaise aux théoriciens du peuple le plus intelligent de la terre.
                        Et chercher des solutions autres que la contrainte, l’attitude favorite des jacobins qui sont plus nombreux qu’on ne le croit dans notre beau pays.
                        En faisant une belle vinaigrette, avec la doctrine de l’autre crétin : « la propriété, c’est le vol » !!
                        Enfin, la propriété...pas la sienne,..... pas la leur !!

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès