Macron, dans son délire de guerre hybride
Emmanuel, enfin ! Pourquoi tiens-tu à nous faire peur, et ce, depuis des années ? Déjà, pendant le Covid selon toi, nous étions en guerre… Le soufflé est retombé, on n’en parle même plus aujourd’hui… Mais une marotte bien plus grave s’est emparée de ton esprit enfiévré. Avec ton petit copain Zelensky, vous vous montez le bourrichon en clamant à tous vents que la Russie entend envahir l’Europe… Carrément !
Les nouvelles guerres
Avant le 2 point zéro, il y avait la guerre tout court. Plusieurs camps se massacraient, tout était détruit, il fallait signer des accords de paix, reconstruire et basta ! Mais aujourd’hui, cela est plus sophistiqué : la guerre hybride ! Une forme de conflit qui combine des moyens militaires et non militaires qui prennent une très grande place, comme des cyberattaques, de la désinformation, du sabotage, de la pression économique ou des opérations d’influence, afin d’affaiblir un adversaire.
Le méli-mélo depuis 2022
Encore empêtré dans le Covid, Macron, le 13 juin 2022 à Eurosatory, déclare que la France entre dans une « économie de guerre », avec l’objectif d’accélérer la production d’armements. Ainsi, on pourrait presque se demander si l’épisode de « la grande table » avec Poutine, le 7 février, n’aurait pas laissé quelques traces… et poussé Manu à cultiver sa rancune.
Le président français, à l’époque, évolue alors dans un contexte de surenchère militaire croissante, notamment chez plusieurs de ses alliés européens, parmi lesquels le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui se montre particulièrement ferme dans son soutien militaire à l’Ukraine. À Istanbul, en mars 2022, la Russie et l’Ukraine tentent de négocier un accord de paix. L’Ukraine se dit prête à renoncer à rejoindre l’OTAN et à adopter une forme de neutralité, en échange de garanties de sécurité occidentales. Mais les négociations échouent. Quelques jours plus tard, Boris Johnson vient à Kyiv et réaffirme son soutien militaire britannique à Zelensky. En même temps, il y a le comportement du président ukrainien, dont la délégation participe aux négociations ; lui joue sur deux tableaux : d’un côté, laisser la porte entrouverte aux négociations avec Moscou ; de l’autre, multiplier les appels aux Occidentaux pour obtenir toujours davantage d’armes, de munitions et d’argent. La paix dans les discours, la guerre dans les faits : une stratégie politique particulièrement biscornue s’il en est. Et puis, ce spectacle permanent des « bisous-bisous » avec Macron : presque un rituel qui se prolonge jusqu’à nos jours. Embrassades, accolades, poignées de main viriles appuyées et sourires devant les caméras. Une proximité embarrassante, tandis que derrière ces démonstrations d’amitié ostentatoires se négocient des milliards, des armes, des munitions et le soutien politique de la France à l’Ukraine.
Quant aux morts ? À peine mentionnés, comme allant de soi.
Tout ce paragraphe explicatif afin que nous comprenions que, rapidement, cette guerre est devenue une partie de billard à quatre bandes, où chacun parle de paix tout en mettant en place des circuits de fournitures d’armes et de virements d’argent par milliards. Est-ce là, déjà, un début de guerre hybride ?
C’est d’abord une guerre conventionnelle à laquelle s’ajoutent d’autres formes de confrontation, qui fait que c’est une guerre hybride : guerre économique, sanctions, opérations d’influence sur Internet, désinformation et affrontement diplomatique.
La guerre hybride brouille,
La frontière entre la guerre et la paix. Avant, c’était simple : on était en guerre ou on ne l’était pas. Aujourd’hui, avec les possibilités technologiques et la surabondance d’informations tout cela crée une confusion permanente : d’un côté, on parle de paix la main sur le cœur ; de l’autre, on aiguise les couteaux pour alimenter l’escalade militaire.
De là, à ce que certains s’engouffrent sur ce boulevard du vague, il n’y a qu’un pas, car cette hybridation des conflits permet d’affirmer tout et son contraire : comme dans 1984, la guerre, c’est la paix, la vérité, le mensonge.
Notre époque a su développer en son sein des big brothers modernes et ses réseaux d'influences à la chaîne. On les trouve partout sur cette terre, particulièrement en occident qui a créé ses universités, ses clubs, comme les Young leaders et autres afin de servir le moloch.
Prenons Macron, le parangon. En 2008, il entre chez Rothschild, où il travaille dans la banque d’affaires. En 2012, il rejoint l’Élysée comme secrétaire général adjoint. En 2014, il devient ministre de l’Économie. En 2017, il devient président de la République. En moins de dix ans, le voilà passé de la banque d’affaires aux plus hautes fonctions de l’État. Ainsi fonctionnent les passerelles entre les différents cercles de pouvoir. Alors, comme presque tous ces dirigeants sortent de la même caste, rien de surprenant que les conflits actuels soient si tarabiscotés et inextricables ; d’autant qu’en faisant durer, c’est bon pour le business.
Lorsqu’un conflit s’éternise, l’argent circule. Les États achètent des armes, reconstituent leurs stocks, signent de nouveaux contrats et augmentent leurs budgets militaires. Depuis 2022, les dépenses militaires européennes ont fortement augmenté selon l'Agence européenne de défense. (19% en 2024) Et les industriels de l’armement se frottent les mains. Rheinmetall, BAE System, Thales, Leonardo, Dassault Aviation : derrière les discours politiques et les grandes déclarations, il y a aussi des carnets de commandes qui se remplissent. La guerre tue ; la guerre rapporte. La guerre hybride ne serait-elle pas la chambre d’écho où se mêlent intérêts militaires, économiques, politiques et manipulations des masses ?
Macron, et sa guerre hybride,
Est un élément concret de l’usage répété de la menace russe - celle qui soit disant serait l’envahissement de l’Europe de l’Ouest par des hordes de moujiks, pour justifier le réarmement, l’explosion du budget militaire de la France et la mobilisation européenne. 61,8 milliards d’euros représentent 2,07 % du PIB en 2025. En comparaison : 63 milliards d’euros, hors contributions aux pensions pour l’éducation nationale. On dépense autant pour tuer que pour éduquer…
En avril 2024, Macron présente déjà la « guerre hybride » menée par la Russie comme une réalité touchant les infrastructures européennes et appelle à renforcer la cyberdéfense et les capacités militaires européennes.
En juillet 2025, il parle de « l’hybridité croissante des conflits » et explique que les citoyens sont désormais confrontés à la propagande sur les réseaux sociaux. D’où sa volonté de vouloir contrôler Internet…
Sa guerre hybride n’est-elle pas devenue un formidable outil politique ? En brandissant sans cesse cette « menace russe », le président peut justifier le réarmement, mobiliser l’opinion et présenter ses choix diplomatiques et militaires comme une nécessité imposée par les circonstances. La peur devient alors un argument politique, particulièrement efficace, et lui se positionne en tant que chef de guerre. Derrière cette posture, se trouve une réalité constitutionnelle : en cas de crise particulièrement grave, l’article 16 de la Constitution permet au président de la République d’exercer des pouvoirs exceptionnels. Le danger russe (fantasmé) peut alors devenir un formidable argument politique : plus la menace est présentée comme imminente, plus l’idée d’un état d’exception peut entrer dans le dé-bat. Et comme macron y travaille d’arrache-pied à cette « menace », que les présidentielles approchent, et qu’il est certain que son parti va prendre une déculottée magistrale, connaissant l’individu…
L'article 16 est très encadré : il exige une menace grave et immédiate (selon une interprétation personnelle) et l'interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics, avec consultation du Premier ministre, des présidents des assemblées et du Conseil constitutionnel. Le Parlement se réunit de plein droit et l'Assemblée ne peut être dissoute pendant cette période. Faisons une revue d’effectifs pour y voir clair : 1er ministre, Lecornu, Assemblée Braun Pivet, Sénat, Larcher, Conseil constitutionnel, Ferrand… Tous des recevables au président. Sachant qu’il a placé en plus dans tous les rouages de l’état ses hommes et femmes lige. Il semblerait bien que tout soit bétonné de ce côté-là comme on dit… Ajoutons à cela les nombreux responsables placés au fil des années dans les rouages de l’État. Nominations, promotions, fidélités politiques, réseaux d’influence : tout un maillage s’est constitué autour du pouvoir macronien. Alors, lorsque la menace « devient exceptionnelle » et que l’article 16 entre dans le paysage, une question mérite d’être posée : quels contre les pouvoirs resteraient réellement capables de lui barrer la route ?
La menace « exceptionnelle »
C’est là que l’on revient à la guerre hybride. Des annonces tonitruantes : « Menace d’une attaque russe » : un exercice majeur simulant un black-out généralisé va être organisé dans chaque département. » Comme à l’époque de la Guerre froide américaine et de la menace nucléaire soviétique : l’entrainement des enfants, dans chaque classe, à se protéger des rayons en se dissimulant sous leur table… On en est là des bouffonneries macronistes !
« Face à la menace hybride russe, les préfets vont rassembler les acteurs de la sécurité et les représentants des collectivités locales afin d’identifier tous les sites sensibles de leur département, a révélé Ouest France. L’objectif sera de mettre sur pied un exercice d’ampleur pour tester la résilience de la population » … Et comme pour le Covid et ses attestations loufoques, 80 % des gens vont suivre.
« Il faut secouer le cocotier afin de récolter les noix de coco » dit le proverbe. C’est ce que fait macron : le Président a réuni vendredi 18 les chefs des partis représentés au Parlement afin d’évoquer les conséquences de la situation internationale sur la sécurité et le quotidien des Français. Les responsables de la DGSI, de la DGSE, de la DRM, de la DGEC et du SGDSN ont présenté un point de situation sur la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient.[i]
Quand on se dit, que les Français sont saignés à blanc par les taxes, impôts, prix de l’énergie, et pendant ce temps des politiciens se réunissent afin de débattre sur les délires d’un demi-fou… Me laisse pantois !
En fait pas un demi-fou, mais un exécutant d’hautes œuvres dictées par des individus inconnus du public qui font suivre à macron une feuille de route très bien rédigée. Complotiste, je suis ? Et j’assume ! Car cet homme est incapable intellectuellement de concevoir des plans aussi machiavéliques ; je l’affirme, c’est mon avis, et ça vaut ce que cela vaut.
La guerre hybride me fait penser au sketch de Bourvil : l’eau ferrugineuse.
La guerre hydrique oui… La guerre non !
La guerre hydrique, comme son nom l'indique, contient des hydro, du fer quoi ! Et le dire, c'est bien, mais le faire, c'est mieux !
Et pourquoi y a-t-il du fer dans l'hydro ?
Parce que hydro, à plané, l’hydro planeur quoi !!!
Nous devrions tous les Français prendre les délires dangereux de « l’autre » au niveau d’un sketch d’humour pour se foutre de lui, ça ne mérite pas mieux. Au lieu de ça, la machine infernal avance à petit pas pour nous habituer à la guerre.
La preuve : un galonné de l’entourage de macron a dit devant un public : « il manque à la France la force d'âme pour accepter de nous faire mal et qu'il fallait être prêt à accepter de perdre ses enfants. Ainsi qu'à souffrir économiquement pour assurer la défense du pays et dissuader Moscou. »[ii]
Moscou… Poutine doit se bidonner en écoutant tous ces французский !
Georges ZETER/ septembre 2026
Vidéo : Guerres : "Emmanuel Macron fait peur aux Français" (Georges Fenech)
sources
- Élysée — Macron à Eurosatory, 13 juin 2022
- Élysée — Discours sur l’Europe, 24 avril 2024
- Élysée — Discours aux armées, 13 juillet 2025
- Élysée — Réunion avec les chefs des partis, 18 septembre 2026
- Ouest-France — Exercice de black-out et menace hybride russe
- Ministère des Armées — Projet de loi de finances 2025
- Ministère de l’Éducation nationale — Budget 2025
- Agence européenne de défense — Dépenses militaires de l’UE en 2024
- Légifrance — Article 16 de la Constitution
- Élysée — Biographie d’Emmanuel Macron
- Reuters — Projet d’accord Russie-Ukraine d’Istanbul, 2022
- Reuters — Négociations d’Istanbul
- Reuters — Rheinmetall et hausse des commandes
- INA — Bourvil, « L’eau ferrugineuse »
- Association des maires de France — Déclaration de Fabien Mandon
- Euronews — « Accepter de perdre nos enfants »
- Le Monde — Fabien Mandon et son parcours auprès de Macron
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