« La Constitution garantit à l’opposition parlementaire un statut lui conférant des droits à même de lui permettre de s’acquitter convenablement de ses missions afférentes au travail parlementaire et à la vie politique. Elle garantit, notamment, à l’opposition les droits suivants :- la liberté d’opinion, d’expression et de réunion,
- un temps d’antenne au niveau des médias officiels, proportionnel à leur représentativité,
- le bénéfice du financement public, conformément aux dispositions de la loi,
- la participation effective à la procédure législative, notamment par l’inscription de propositions de lois à l’ordre du jour des deux Chambres du Parlement,
- la participation effective au contrôle du travail gouvernemental, à travers notamment les motions de censure et l’interpellation du Gouvernement, ainsi que des questions orales adressées au Gouvernement et dans le cadre des commissions d’enquête parlementaires,
-une représentation appropriée aux activités internes
-une représentation appropriée aux activités internes des deux Chambres du Parlement,
-la présidence de la commission en charge de la législation à la Chambre des Représentants,
- la participation active à la diplomatie parlementaire en vue de la défense des justes causes de la Nation et de ses intérêts vitaux,
- l’exercice du pouvoir aux plans local, régional et national, à travers l’alternance démocratique, et dans le cadre des dispositions de la présente Constitution. ».
Il n’y a pas de démocratie sans démocrates, c’est bien connu. Les réformes constitutionnelles ne vont permettre au pays de sauter le pas vers une véritable monarchie parlementaire que si le personnel politique notamment celui de l’opposition politique fait sa mue. Or les retransmissions par la télévision des débats parlementaires montrent un hémicycle clairsemé donnant une piètre image sur le sens de responsabilité des élus de la nation. La plupart assistent certes à la rentrée parlementaire présidée par le Roi mais disparaissent après. Autrement c’est des joutes oratoires ponctués d’invectives et d’insultes alors que le pays attend des réformes urgentes en matière d’enseignement, de santé, d’habitat et de lutte contre le chômage et la précarité.
Et alors que l’opposition parlementaire doit être aux premières loges dans la lutte pour les droits de l’homme, et l’état de droit et au côté du monde du travail, des démunis, elle préfère laisser ce rôle à l’opposition qui se bat contre le régime et par conséquent contre l’existence meme de cette opposition parlementaire.
Par ailleurs, le bilan de la gestion notamment des communes et des villes par les partis politiques et notamment ceux de l’opposition qui doivent donner l’exemple est désastreux à de rares exceptions. En effet les rapports de la Cour des Comptes et ceux de l’inspection territoriale du ministère de l’intérieur ont montré sous de mauvais jours, des conseillers communaux alliant l’incompétence, la mauvaise gestion à la corruption. La presse marocaine a rapporté dans le détail des affaires de corruption ainsi que toutes sortes de marchandages à l’occasion des élections communales. Cet état de choses du à la cupidité des conseillers a été rendu possible par le fait que les partis politiques ne sont pas très regardant sur leurs candidats.
D’ailleurs, une fois élus, ces candidats ne sont plus encadrés par les partis politiques et ne rendent aucun compte à ces mêmes partis. L’exemple le plus caricatural est le conseil préfectoral de Casablanca qui jusqu’à une période récente ne se réunissait plus. La première ville du pays
est prise en otage par des querelles de clochers entre politiciens. Le plus drole c'est qu'aprés sa gestion calaminteuse e cette ville le maire Sajid est élu premier secretaire de son parti politique.C'est la récompense de la médiocrité.
Quelle est la responsabilité des dirigeants politiques et leurs staffs dans les dérives que j'a anoncé. Cela sera l’objet d’un prochain article.