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Accueil du site > Tribune Libre > Marx, Marxisme, Cui bono ???

Marx, Marxisme, Cui bono ???

 

 
 

 

Selon les médias « mainstream », le divorce de la classe ouvrière et du marxisme est un fait acquis et définitif... Du moins, tel est leur souhait « objectif », manifestement... En réalité, ces même médias sont le moyen par lequel cette « séparation » a pu s’instituer, avec le concours zélé de la « gauche bien-pensante », même « extrême », il ne faut pas l’oublier...

Le marxisme, une idée moribonde ???

Pas pour tout le monde, apparemment... :

« Karl Marx ou l’Esprit du monde est un ouvrage de Jacques Attali paru en 2005 revisitant la vie et l’œuvre du philosophe allemand en tentant de lui rendre toute son actualité dans le contexte contemporain de mondialisation qu’il avait prévu.

Jacques Attali fait remarquer l’« extrême actualité » de la pensée de Marx. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Marx_ou_l%27Esprit_du_monde

Alors, le marxisme, une idée moribonde ?

Surtout pas pour la classe dominante, donc, qui le connait sur le bout des doigts, pour mieux le combattre et enfumer la classe prolétarienne, qui, précisément et évidemment, en aurait le besoin le plus urgent par ces temps de crise...

Pour Jacques Attali, donc, comme pour Warren Buffet (« Oui, il y a bel et bien une guerre des classes, mais c’est ma classe, la classe des riches qui fait la guerre et c’est nous qui gagnons. » ) et leurs semblables, le combat de classe continue, et la lutte est permanente, et Jacques Attali va constamment jusqu’à répandre son fiel mielleux sur youtube, pour seconder les médias larbins du système :

http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/jacques-attali-sa-revolution-74381

https://www.youtube.com/watch?v=WzRrPH9db28

Empêcher le prolétariat de s’emparer de cet outil théorique par tous les moyens énormes de sa machine d’ « information » propagandiste, d’une part, et de l'autre l’utiliser pour tenter de gérer au mieux sa propre crise, telle est la stratégie du système, à l’égard du marxisme.

Pour l’intox et la manipulation, toutes les « versions » du marxisme édulcorées par les révisionnistes de tout poil sont les bienvenues dans le système, en tant qu’idéologies de collaboration de classe, plus ou moins bien déguisées, selon les cas.

Si le débat se limite à la concurrence entre ces « tendances », c’est encore un tour de gagné pour le système.

C’est pourquoi nous proposons simplement d’en revenir à la lecture des fondamentaux, et à leur remise en confrontation à la fois avec l’étude historique, notamment de l’URSS, et avec le réel de notre époque.

C’est de cette confrontation que le marxisme peut renaitre comme arme de combat pour tous les opprimés de la planète, et évidemment, en premier lieu, pour le prolétariat.

Sur NNSRST ! , TML , et d'autres blogs associés, nous utilisons couramment le terme communiste ML, où ML se tient évidemment pour Marxiste-Léniniste, et tout aussi évidemment pour la contribution majeure apportée par Lénine à l’analyse du phénomène impérialiste.

Cette analyse est tout autant que la pensée de Marx un enjeu du combat idéologique du système et de ses collaborateurs, comme le montrent également de nombreuses polémiques sur le sujet, comme encore tout récemment avec le chroniqueur québecois R. Bibeau, dans les colonnes d’Agoravox.

Mais toutes ces polémiques sur le fond n’ont d’importance que si elles participent du mouvement du réel, de l’action politique et posent donc la question de l’organisation collective du prolétariat. Or il se trouve que les toutes dernières polémiques en cours cernent encore de plus près la question de l’unité, et permettent de préciser la réponse.

Il s’agit en effet de l’objectif essentiel de l’unité communiste. Pratiquement, l’unité n’a de sens que par le but qu’elle se fixe.

Or le but stratégique est bien l’édification du socialisme en tant que phase de transition, première phase du communisme.

C’est donc bien, in fine, le programme politique de la phase de transition qui unifiera les communistes et les masses et c’est donc ce à quoi nous devons travailler. Unir les communistes, c’est unir ceux qui sont décidés à élaborer ce programme en lien avec les masses.

C’est le programme qui mettra les masses en mouvement pour la transformation radicale des infrastructures, des rapports de production.

C’est le programme qui donnera son sens politique à la dictature du prolétariat, comme superstructure représentative de ces nouveaux rapports de production.

Les révisionnistes « de gauche », d’une part, dénient toute réalité économique intrinsèque à la transition, et en réalité, au concept de phase de transition lui-même. Ce faisant, il font obstacle à toute possibilité d'accès au socialisme.

Les révisionnistes de droite, d’autre part, prônent un prétendu « socialisme de marché », « ...à la chinoise, à la vietnamienne », etc..., qui peut mener à tout, sauf au socialisme...

Le « programme de transition » classique des trotskystes est une forme anticipée et à peine déguisée du même « socialisme de marché », selon les textes de Trotsky lui-même. ( Voir notamment Sur les conceptions économiques de Léon Trotsky, Par Michel Raptis )

A bien y réfléchir, ces dernières polémiques ont donc clarifié la situation pour savoir ce qui doit être uni au nom du communisme et du ML.

En France, sur cette base, il sera donc certainement très difficile de constituer même un seul cercle marxiste... ! C’est aussi ce qui ressort de ces dernières polémiques.

Pourtant, ce ne sont pas les outils qui manquent, avec les classiques du ML et d’autres études, d’époque et plus récentes...

Ce ne sont pas non plus les expériences historiques d’où tirer des leçons, avec l’URSS en premier lieu, qui manquent...

C’est, par contre, la volonté de sortir des préjugés, des dogmes sectaires, des carcans idéologiques hérités de l’idéalisme petit-bourgeois.

Pendant un très bref temps fut adopté après débats entre quelques blogueurs ML le communiqué commun pour célébrer le centenaire d’Octobre, assorti d’une première ébauche de plate-forme politique en 8 points destinée à amorcer le débat sur la phase de transition. Cette plate-forme incluait la socialisation des moyens de production et des services essentiels.

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2017/07/25/manifeste-du-collectif-marxiste-leniniste-octobre/

Bien que, sous la pression du sectarisme dogmatique, ce collectif n’ait pas survécu, nous continuons, sur NNSRST et les blogs directement associés, de faire la promotion de cette plate-forme comme base de débat possible.

Des actions de type front uni seront sans doute possible, à l’avenir, selon la nature des revendications mises en avant, mais elle n’auront de sens politique que si elles s’articulent autour de l’axe principal de lutte pour le socialisme.

On en revient donc à la nécessité d’unir les communistes ayant réellement la volonté d’élaborer le programme politique de la phase de transition, en lien avec le mouvement de masse.

Lepotier

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SOURCE :

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2017/09/07/marx-marxisme-cui-bono/

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Texte issu d'une première version sur Tribune Marxiste-Léniniste :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/07/marx-marxisme-cui-bono/

 

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133 réactions à cet article    


  • Cateaufoncel 8 septembre 2017 12:59

    « Le marxisme, une idée moribonde ???^- Pas pour tout le monde, apparemment... »

    Effectivement, il subsiste quelques zozos - principalement des zinzintellectuels - qui s’accrochent à des théories nées à une époque où le prolétaire ne gagnait pratiquement que de quoi entretenir sa force de travail.

    Pour nourrir sa femme et deux gosses, le prolo d’alors dépensait largement plus que la moitié de son salaire. Si Marx et Engels revenaient, ils tomberaient sur leur cul en voyant l’ouvrier revenir bronzé de ses vacances en Croatie, pour nrentrer dans son appart’ eau courante-chaufage central-frigo-télé-aspirateur-PC.

    On imagine sans peine l’adhésion enthousiaste que pouvait rencontrer le communisme il y a 150 ans, mais on comprend aussi que ce ne soit plus le cas.

    Et on s’apitoierait presque en voyant des types comme Clouscard et Bourdieu, qui ont passé la moitié de leur vie à refuser de comprendre que désormais le salarié voyait son émancipation plutôt par la pétanque que par la fumeuse propriété collective des moyens de production.


    • Luniterre 8 septembre 2017 13:39

      @Cateaufoncel

      Et Attali dans tout ça... ?

      Sinon, comme ouvrier dans l’industrie automobile dans les années 70, il y avait effectivement des salaires élevés en comparaison des autres industries, par exemple. Et de quoi se créer, à la sueur de son front, un petit patrimoine familial, en jouant de la spirale inflationniste de l’époque.

      Cette époque est révolue, ne le savez vous pas ?

      La vie de cocagne que vous décrivez pour l’ouvrier est en train de devenir un mythe du passé, avec la crise actuelle, et c’est vous qui avez une perception restrictive de la réalité, en fait.

      Actuellement retraité avec 800 € / mois, je n’ai pas eu la possibilité de « bronzer » cet été, ailleurs que dans la charmante banlieue lyonnaise, et l’appart de rêve que vous décrivez, je le cherche, le mien, vétuste il est vrai, étant prochainement démoli, et sans me donner pour autant accès au relogement, car appartenant au parc privatif.

      Avec la crise actuelle, et pas sur le point de finir, des milliers de gens dans ce pays sont dans des situations plus ou moins aussi « compliquées » pour utiliser un vocable à la mode...

      Ceci-dit, nous vivons dans un pays encore relativement « privilégié »... dans un monde à bout de souffle, assez bien « résumé », même si de façon un peu schématique, par Gérald Cursoux, dans son article « Pour une approche systémique de l’économie », actuellement en cours de modération.

      Luniterre

       


    • Ciriaco Ciriaco 8 septembre 2017 14:01

      Ce qui se passe dans la classe moyenne, oui. Et c’est pourquoi la dictature du prolétariat, non merci, très peu pour moi. Assez de subir la norme du nombre. Par contre l’auteur vous répond sur votre point aveugle alors que les profits s’accumulent ailleurs et comme jamais.


      On ne prend la pleine mesure de la misère que lorsqu’elle s’invite à votre porte, hein. Merci donc d’avoir un peu de considération.

    • Cateaufoncel 8 septembre 2017 14:34

      @Luniterre

      "Et Attali dans tout ça... ?« 

      Il poursuit son combat à lui pour la mise en place d’un gouvernement de la planète, déjà agréé par les principaux dirigeants et auquel, sur le fond, votre mouvance n’est pas hostile.

       »La vie de cocagne que vous décrivez pour l’ouvrier est en train...« 

      Et, pour le moment, c’est plutôt une micheline qu’un TGV, et ça vous désespère... Je comprends ça...

       »Actuellement retraité avec 800 € / mois, je n’ai pas eu la possibilité de « bronzer » cet été...« 

      J’en suis désolé pour vous, mais à ce qui m’est parvenu, ça n’a pas eu d’incidence sur les journées noires et rouges de Bison futé.

       »...assez bien « résumé ...« 

      S’il se targue d’annoncer l’avenir, je l’accueillerai comme tous ceux qui prétendent annoncer l’avenir, d’un haussement d’épaules.

      P.S. 1. - J’espère très sincèrement que vous ferez le plein lors des deux manifs à venir, parce que si ce n’est pas le cas, le môme Trogneux aura pris la mesure de votre faiblesse et il se croira d’autant plus tout permis, surtout si, par surcroît, la Merkel ne l’a pas recadré - C’est moi, la chève ! », après son arrogant discours d’Athènes.

      P.S. 2 - Je note que mon émancipation par la pétanque ne vous a rien inspiré, y souscririez-vous ?


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 8 septembre 2017 15:53

      @Luniterre
      J’ignorais qu’il fallait être marxiste pour être publié aussi vite sur AgoraVox...

      Lettre ouverte à la Classe Ouvrière
      (et à tous ceux qui se sentent victimes du Capitalisme, du Libéralisme Économique, de la Mondialisation et de l’Union Européenne)

      Madame, Monsieur,

      Malgré le progrès économique et les acquis sociaux, vous vous sentez collectivement victimes du Capitalisme, du Libéralisme Économique, de la Mondialisation et de l’Union Européenne.

      Pour preuve, le chômage de masse persiste depuis le milieu des années 1970.

      Le Capitalisme a démontré son incontestable capacité à créer des richesses (Compétitivité) mais demeure impuissant à les répartir équitablement (Solidarité).

      Il y a 170 ans, Karl Marx a indiqué la solution au problème de la solidarité : éradiquer la Bourgeoisie.

      Plusieurs pays se sont lancés dans cette voie extrême avec l’insuccès que chacun connaît.

      Dans les autres pays, le « prolétariat » n’a pu améliorer sa condition et obtenir des acquis sociaux que par la lutte syndicale.

      Combat sans fin...

      En réalité, Karl Marx vous a désorientés.

      Ah, la lucidité et la clairvoyance de Marx (et de tous ses disciples) ! ! !...

      Le Manifeste du Parti Communiste, en 1848, diagnostique l’évidence de la richesse « excessive », et donc inique, de la « Bourgeoisie » et en tire une conclusion simpliste pour remédier au mal : l’éradication de la bourgeoisie pour que seul le « Prolétariat » bénéficie des profits de l’économie !

      Marx, faisant le constat de la richesse de la bourgeoisie, n’a vu qu’un seul des deux termes de l’alternative qui se présentait pour résoudre le problème :

      1) Éradiquer la Bourgeoisie,

      2) Copier le mode d’enrichissement de la bourgeoisie au bénéfice du « Prolétariat », des « Démunis ».

      C’est la mise en œuvre du second terme de cette alternative, insoupçonnée de Marx et de ses disciples théoriques ou/et pratiques, depuis 170 ans (ainsi que de leurs opposants capitalistes), qui est donc proposée.

      En résumé :
      1)
      Constituer une épargne collective (Capitalisation),
      2)
      L’investir dans l’économie réelle marchande par l’achat en Bourse des actions du capital social des entreprises qui y sont cotées jusqu’à en détenir 51 % du capital et, donc, jusqu’à les gérer vous-mêmes.

      En 20 ans, vous pourriez détenir 51 % du capital de l’ensemble des entreprises du CAC 40 (qui « pèse » environ 1.500 milliards d’Euros), les gérer et vous partager 51 % des dividendes annuels sous forme de Dividende Universel.

      Ainsi, d’une part, vous seriez les actionnaires majoritaires dirigeant ces entreprises et, d’autre part, vous continueriez d’y travailler dans des conditions que vous auriez fixées en tant qu’actionnaires majoritaires.

      Vous n’auriez donc plus rien à craindre du Capitalisme, du Libéralisme Économique ni de la Mondialisation puisque vous en seriez les dirigeants.

      En prime, vous pourriez intégrer votre réflexion écologique à la gestion des entreprises que vous contrôleriez...

      Cette Refondation du Capitalisme demandera du temps. Mais, souvenez-vous que 170 ans ont été perdus à cause de Karl Marx...

      1)
      Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel par l’Épargne.
      http://www.sincerites.org/article-le-dividende-universel-83909790.html
      2)
      En 20 ans, les Français(es) pourraient détenir 51 % du capital social des entreprises du CAC 40, banques incluses
      http://www.sincerites.org/2017/05/en-20-ans-les-francais-es-pourraient-detenir-51-du-capital-social-des-entreprises-du-cac-40-banques-incluses.html
      3)
      Des peuples socio-économiquement incompétents ne peuvent élire qu’un personnel politique socio-économiquement incompétent.
      http://www.sincerites.org/2017/02/des-peuples-socio-economiquement-incompetents-ne-peuvent-elire-qu-un-personnel-politique-socio-economiquement-incompetent.html
      4)
      Pour adhérer sereinement à la Mondialisation, les Français(es) ont besoin d’un Président économiquement compétent.
      http://www.sincerites.org/2017/04/pour-adherer-sereinement-a-la-mondialisation-les-francais-es-ont-besoin-d-un-president-economiquement-competent.html


    • antiireac 8 septembre 2017 16:48

      @Jean-Pierre Llabrés
      Je partage tes idées 

      mais sur AV on prêche malheureusement dans le désert.

    • Luniterre 8 septembre 2017 17:40


      PS : L’article de Gérald Cursoux est sorti, depuis...

      A lire, donc... !

      Luniterre


    • rocla+ rocla+ 9 septembre 2017 11:51

      @Luniterre


      Vous aviez , sauf maladie et autres circonstances , 40 ans pour vous constituer 
      un capital retraite ...

    • CN46400 CN46400 10 septembre 2017 07:57

      @Jean-Pierre Llabrés

      Le Manifeste n’est pas si long, ni si complexe, qu’un individu, comme vous, ne puisse le lire, et le comprendre, complètement. Il n’y est écrit nulle part qu’il faut « éradiquer la bourgeoisie ».
        Pour moi, comme pour Marx, un bourgeois est, comme tous les bipèdes ( à la différence des animaux), un individu qui possède un potentiel de force de travail supérieur à ce dont il a besoin pour vivre.

       Ce gisement, même réduit, compte tenu du faible nombre, n’est pas exploité par le capitalisme. Marx propose donc, intelligemment, de l’ajouter à l’exploitation du prolétariat. Il s’agit donc, ni plus ni moins, de réduire les gaspillages de la force de travail qui, en définitive, est la principale richesse disponible sur cette terre.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 10 septembre 2017 09:54

      @CN46400

      En 35 pages du « manifeste », Marx cite 92 fois le mot « bourgeoisie ».
      Sauf incompréhension totale de ma part, je doute fort que ce soit pour en faire l’éloge.
      Au demeurant, ses émules, en URSS et en Chine, se sont bien appliqués à éradiquer la bourgeoisie.


    • CN46400 CN46400 10 septembre 2017 12:03

      @Jean-Pierre Llabrés
      « rôle éminemment révolutionnaire » (de la bourgeoisie). C’est pas un compliment çà ?


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 10 septembre 2017 14:30

      @CN46400

      « rôle éminemment révolutionnaire » de la bourgeoisie que, bien entendu, il a cité en exemple à suivre et à maintenir.



    • Luniterre 10 septembre 2017 14:57

      @Jean-Pierre Llabrés

      N’êtes vous pas, comme CN46400, un adepte de Deng Xiaoping ?

      Auquel cas, il y a nettement un « rapprochement », sinon un front uni, possible, entre votre « PCF » et celui de CN46400...

      En effet, pour que la grande bourgeoisie capitaliste puisse diriger un état officiellement prétendu « socialiste » comme la Chine, il faut bien qu’elle s’attribue encore un rôle « révolutionnaire »...

      Cela peut sembler être une boutade, et de fait, c’en est une aussi, mais ne nous en ramène pas moins exactement au « discours » de Jacques Attali, tel que repris, presque mot pour mot, par les « idéologues marxistes » du PC chinois...

      Donc, une « perspective d’avenir » pour cette coalition « PCF-PCF » à la française... Qui sait ?

      Bonne fin de WE à tous !

      Luniterre


    • CN46400 CN46400 11 septembre 2017 11:41

      @CN46400

      Ces 92 citations montrent toute l’importance que Marx attachait à cette classe qui bien que « infiniment minoritaire » est dominante dans les sociétés capitalistes.....


    • CN46400 CN46400 11 septembre 2017 11:52

      @Luniterre

      la RP Chinoise a, pour le moment, un avantage sur l’URSS, c’est d’exister encore et, depuis 1980, de faire progresser, tout à la fois, le niveau de vie des prolos et la puissance de la force de travail du prolétariat, à un niveau, jamais approchée en URSS.

       Plutôt que de critiquer Deng Xiao Ping, il serait plus utile de dégager les causes, toutes les causes, de l’échec soviètique !


    • Luniterre 11 septembre 2017 22:52

      @CN46400

      La Chine « ....à un niveau, jamais approchée en URSS. » ???

      Tout d’abord, c’est faux, car si l’on compare le décollage économique de l’URSS, depuis la fin de la NEP, 1929, jusqu’à sa capacité à résister à l’Allemagne nazie au point de la faire reculer devant Moscou, 1941, il ne se passe que 12 ans...
      Et même si l’on remonte à la fin de la guerre « civile » et au début de la NEP, cela ne fait que 20 ans.

      La Chine n’est la seconde puissance mondiale que depuis peu de temps, et depuis 1949 et la prise du pouvoir par Mao, cela fait donc 68 ans... vous semblez ne vouloir compter qu’à partir de 1980... Pourquoi ?? A cause de la prise de contrôle « économique » par Deng Xiaoping ? Même ainsi, cela fait encore 37 ans...

       Mais la comparaison n’aurait de sens, d’un point de vue marxiste, que s’il s’agit de comparer deux types de développement de même nature de classe.

      Or la Chine a-t-elle jamais réellement démarré un développement de type socialiste ailleurs que sur le papier et dans les déclarations officielles ??

      De l’aveu même de Mao, à Jacques Grippa, en pleine « révolution culturelle », il pensait en être encore à l’étape nationale démocratique bourgeoise de « démocratie nouvelle », conformément à ses écrits et engagements antérieurs...

      En réalité le maoïsme était, dès le départ, un mouvement national bourgeois et petit-bourgeois s’appuyant sur la paysannerie, et non sur le prolétariat, qui n’apparaissait au mieux que comme faire valoir dans les discours, et qui fut écrasé lors de la « Commune de Shanghai », pendant la « révolution culturelle ». Voire l’historique reconstitué par le maoïste Alain Badiou lui-même.

      Le maoïsme est resté d’un bout à l’autre un mouvement national bureaucratique bourgeois.

      Il a viré comprador à partir de la « diplomatie du ping-pong », en 1971-72, avant de tenter de former plus sérieusement, sur la base du capitalisme financier spéculatif, son propre capitalisme monopoliste d’État, se muant logiquement en un nouvel impérialisme, ce qui est l’étape actuelle.

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/10/21/en-reponse-a-un-adepte-de-deng-xiaoping-et-successeurs/

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/chine-capitalisme-ou-socialisme-aux-racines-du-maoisme/

      Tous liens que vous connaissez déjà, mais qui peuvent intéresser d’autres lecteurs, moins avertis de nos polémiques récurrentes !

      Bonne fin de soirée,

      Luniterre


    • Luniterre 11 septembre 2017 23:12

       @CN46400

      Concernant les causes du déclin de l’URSS, dès 1956, et jusqu’à sa chute, vous savez pertinemment, M CN46400, que c’est un sujet d’étude essentiel sur TML, et le mieux est de vous y reporter si vous n’avez pas encore lu toutes les études déjà parues à ce sujet.

      On ne peut les résumer en un simple post, mais l’essentiel est de comprendre les débats économiques de l’entre-deux guerre, qui n’ont pas été suffisamment clarifiés et ont laissé le champ libre à diverses factions opportunistes, tant de droite que « de gauche », notamment et précisément sur la question de la loi de la valeur en économie de transition.

      Les leçons utiles n’ont pu se dégager réellement qu’au XIXème Congrès de 1952, mais n’ont jamais pratiquement été mises en œuvre, car aussitôt déformées et même reniées par la victoire des révisionnistes au XXème Congrès de 1956.

      Il appartient donc aux marxistes-léninistes d’aujourd’hui, non seulement de les remettre en lumière, mais de les réactualiser en fonction des moyens techniques modernes de gestion et de production.

      Luniterre


    • CN46400 CN46400 12 septembre 2017 11:26

      @Luniterre

       Soyons sérieux, ce n’est pas dans les lois de la valeur, ni en habillant Staline d’une tenue désignée comme « marxiste-léniniste » qu’on peut régler cette affaire.
       Staline a fait, après avoir évacué la NEP, le choix du développement autarcique, qui convenait aux jeunes communistes issus de la guerre civile, il faut l’assumer. Trotski, tout en refusant de prendre ouvertement la défense de la NEP, qu’il avait pourtant promu du vivant de Lénine, a prévenu que le « socialisme dans un seul pays » serait « policier ». La suite lui a donné raison, au delà sans doute de ce qu’il prévoyait.
       Par contre Staline savait que « autarcie » signifiait à terme affrontement militaire contre les forces du capitalisme. Il s’y est rationnellement préparé, complexe militaro-industriel au taquet (contrairement au rapport K), diplomatie adroite pour retarder autant que possible l’échéance.
       On ne peut évidemment spéculer sur qu’aurait donné la poursuite de la NEP. Mais l’expérience Deng Xiao Ping montre que le capitalisme US se trouve coincé lorsque qu’il veut faire dans l’anti-Chine du fait de la présence en Chine d’intérêts capitalistes US importants. On peut donc envisager, mais pas affirmer, que les capitalistes allemands impliqués dans la NEP auraient, sans doute, réfléchi plus sérieusement avant de mettre tous leurs oeufs dans le panier hitlerien....
       En tous cas, le système stalinien a conduit à un rationnement des produits manufacturés qui a fini par décourager la population de prendre la défense active de celui-ci lorsqu’une bande de pillards s’est abattue sur l’URSS.
       Evidemment, là ne se clos pas le débat sur le passage sociétal du capitalisme au communisme !


    • Luniterre 12 septembre 2017 19:40

      @CN46400

      Les conceptions économiques de Trotsky, analysées et résumées par un trotskyste de premier plan, vous les trouverez ici :

      ( Voir Sur les conceptions économiques de Léon Trotsky, Par Michel Raptis )

      Elles sont effectivement assez proches de celles de Deng Xiaoping, et tout à fait différentes de celles de Lénine. Pour Lénine, la NEP conserve un secteur économique socialiste dominant, qui est clairement distinct du capitalisme d’état, et ou la loi du marché ne s’applique pas, mais qui suit les principes économiques de la loi de la valeur tels que précisés par Marx dans la Critique du Programme d Gotha pour la période de transition. Ces principes pour le secteur économique socialiste ne sont pas reprécisés à partir de 1918, mais ils avaient déjà été clairement exposés dans le Chapitre 5 de « L’Etat et la Révolution », en Septembre 1917.

      Dans le secteur privé ou mixte, la loi du marché continue de jouer un rôle en liaison dialectique avec la loi de la valeur, tout comme dans le capitalisme classique. Toutefois, un contrôle des prix par l’État prolétarien reste possible.

      Dans cette interaction dialectique, c’est la loi de la valeur qui joue normalement un rôle régulateur relatif, entre les périodes de crise. Alors que pour Trotsky, comme pour tout capitaliste, c’est le marché qui est supposé jouer ce rôle (...la tristement fameuse « main invisible »)

      Dans un sens, Deng a suppléé à l’incapacité chronique de Mao à traiter des questions économiques, mais il l’a fait dans un sens encore plus capitaliste, et notamment, capitaliste financier. Mao conservait l’illusion et l’apparence d’un pseudo-« socialisme » avec son système inepte de « Communes Populaires ». Deng est passé à l’étape supérieure du capitalisme, celle qui mène à l’impérialisme.

      Considéré de ce point de vue, sa politique fut effectivement un succès, même si très relatif, on le voit bien, aujourd’hui, avec l’interconnexion de la Chine à la crise mondiale.

      La politique de Staline n’avait nullement vocation à l’autarcie comme principe absolu, mais à l’indépendance, oui, et aux échanges internationaux équitables. En même temps que la ligne nouvelle du XIXème congrès devait se mettre en place un marché commun ouvert aux pays « occidentaux » désireux de ne pas dépendre du Plan Marshall. Projet qui était sur le point de faire du rouble une authentique monnaie de réserve, à la différence du Yuan, qui n’y est toujours pas réellement et nécessite un cours arbitrairement réglé par l’Etat chinois.

      ЗА ЧТО УБИЛИ СТАЛИНА

      http://www.specnaz.ru/articles/195/27/1743.htm

      Selon de nombreux historiens russes, ce projet est donc probablement une des causes réelles de la mort de Staline, relativement « prématurée ». L’abandon de ce projet est l’un des premiers « renoncements » de Khrouchtchev, et pour cause...

      Pour le reste, l’arrêt de la NEP était une nécessité économique aujourd’hui reconnue par les historiens russes, même anticommunistes.

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/11/15/encore-une-legende-noire-demythifiee-lholodomor/

      De cette époque jusqu’au XIXème Congrès, la pensée économique de Staline a nettement évolué, et cela en fonction de l’expérience, et principalement sur la question de la loi de la valeur. Question qui était totalement obscurcie par le débat des économistes entre-deux guerres.

      LES PROBLÈMES ÉCONOMIQUES DU SOCIALISME EN URSS


      http://michel.delord.free.fr/jstal-probecosoc.pdf

      Il y a nécessairement lieu de faire une étude critique de cette période, mais en se basant sur la concordance des textes, des documents et des réalités, et non, là encore, en attribuant ou en déniant arbitrairement des qualificatifs de « marxistes » au uns ou aux autres.

      Luniterre
       


    • CN46400 CN46400 13 septembre 2017 08:55

      @Luniterre
       1- Le Trotski qui m’intéresse dans ce débat n’est pas celui des micro-chapelles qui ont pullulé après son assassinat par Staline, c’est celui qui était « aux affaires » du temps de Lénine et après (1927)...
       2- Quand « aux échanges internationaux équitables » voulus par Staline, ils doivent évidemment satisfaire les deux parties, l’URSS acheteuse et les capitalistes étrangers vendeurs. Or L’URSS de Staline n’avait pas les moyens de payer les profits qui, pour les capitalistes font partie du toutes leurs transactions... d’où autarcie ! Alors que la NEP, en payant les profits à partir de la valeur de la force de travail soviétique pouvait intéresser le capital étranger. Avec, en sus, un accroissement des compétences des travailleurs soviétiques ce qui augmentait d’autant la puissance globale de la force de travail soviétique. C’est ce que l’on constate actuellement en Chine.
       3- S’il n’existe aucun exemple de surgissement autonome de forces productives industrielles or Occident, c’est qu’il y a une raison. Le Japon les a captées par copie à la fin du 19° et la Chine, comme le préconisait Lénine avec la NEP, les négocie avec nos bourgeoisies. Le « rôle éminemment révolutionnaire de la bourgeoisie », dont parle Marx, c’est aussi cela....
       4- Enfin un indice qui devrait vous interroger. En Extrême Orient le passage de la frontière russo-chinoise n’est, actuellement, autorisée aux russes, pour contenir le marché noir des biens manufacturés, qu’un jour par semaine .... Cela en dit long aussi bien sur la Russie que sur la Chine !


    • Luniterre 13 septembre 2017 11:48

      @CN46400

      Quel acharnement dans le déni, pour justifier à tout prix une ligne archi-révisionniste !!!

      Quatre réponses, quatre dénis de réalité historique !!

      __1_ Le Trotski « ..qui était « aux affaires » du temps de Lénine et après (1927)... »
      On en conclurait logiquement que vous ne l’avez pas lu, en réalité, pas plus que Raptis...
      Ce qui est paradoxal, vu la concordance de pensée entre Deng et Trotsky, sur la question du « socialisme de marché », et qui est précisément votre conception...
      C’est simplement ce que Raptis explique, à partir des textes de Trorsky lui-même, et qui, eux, n’ont évidemment pas changés, après la guerre !!

       J’ai fait moi-même l’étude sur les textes de Trotsky concernant ces questions, et il n’y a aucun doute concernant ces conceptions anti-marxistes, clairement exprimées par Trotsky lui-même.

      __2_Vous êtes simplement dans le déni du développement des forces productives en URSS... !
      Les nazis qui se croyaient invincibles avec leurs chars « Panzer » étaient aussi dans le même déni, jusqu’à ce qu’ils se trouvent nez à nez avec les « T34 »de l’Armée Rouge...

      __3_La réponse 2 s’applique ici aussi ... Voir ci-dessus...

      __4_Une étude comparative entre le développement du capitalisme en Russie et en Chine est tout à fait utile pour comprendre le monde actuel, mais le simple fait de la poser de votre part, indique assez que vous considérez donc ces deux pays comme des états capitalistes... !!

      L’« avantage Chine », dans cette course, provient de l’antériorité de l’expérience du capitalisme en Chine, qui n’a jamais été réellement interrompue, même sous Mao, et qui a repris de plus belle, au niveau du capitalisme financier international, même sous Mao, également, dès l’année 1972 et les accords Mao-Nixon.

      L’accumulation primitive du capital en Russie n’a commencé à une échelle significative que sous l’ère Gorbatchev, via les gangs de racketteurs issus des anciens goulags et qui sont les « oligarques » d’aujourd’hui, après avoir réglé leurs comptes de façon particulièrement sanglante au cours des années 90. Dans ces conditions, l’insertion de la Russie au capital financier mondialisé n’a réellement commencé qu’avec la « reprise en main » de Poutine, et s’est à nouveau heurtée à l’occident, qui rêvait encore (...et rêve toujours !) de coloniser ce pays.

      Mais la Chine en rêve aussi encore, et pour l’instant se tient donc en bonne place pour cette tentative... Derrière ces « avances » diplomatiques et autres manipulations financières, via les BRICS, qui sont à peu près à la Chine ce que l’OTAN et autres institutions « internationales » sont aux USA...

      Sur une première approche de la restauration du capitalisme en URSS :

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/11/20/lettre-ouverte-au-rocml-a-propos-des-sept-questions-sans-reponses/

      Luniterre

       


    • Luniterre 13 septembre 2017 13:15

       Concernant « l’assassinat de Trotsky par Staline », un peu de précision historique s’impose également.

      L’assassin de Trotsky n’est pas Staline, mais Ramon Mercader :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Ram%C3%B3n_Mercader

      Jusqu’à la fin de sa vie, Ramon Mercader a affirmé avoir agi pour des raisons de règlements de comptes personnels, alors qu’il faisait partie de l’entourage de Trotsky depuis plusieurs années déjà.

      Néanmoins, étant un ancien combattant de la cause anti-fasciste en Espagne, et vu l’évolution du contexte international, on peut évidemment considérer que la défense de l’URSS n’était pas absente de ses motivations...


      ..."Trotsky, son dernier opposant en vie, sa bête noire, s’est installé dans une propriété fortifiée dotée d’une porte blindée et de hauts murs de béton surmontés de tourelles équipées de mitrailleuses. Elle est gardée par la police. Le gouvernement mexicain lui a accordé l’asile politique sans difficultés... avec la bénédiction des États-Unis, son puissant voisin, qui voit d’un très bon œil les virulentes critiques de Trotsky à l’encontre du régime soviétique.« 

      Parmi toutes les pseudo »vérités« de cet article wikipédia, pour le moins univoque, »son dernier opposant«  en est manifestement une, comme la suite l’a prouvé...


      Quoi qu’il en soit, la mort d’un être humain, fut-il un traitre et un kollabo, reste une tragédie, et le mieux est de pouvoir l’éviter, comme toute violence, du reste.

      On rêve tous d’une évolution pacifique du genre humain, mais la nature même du processus évolutionniste ne semble pas pouvoir se passer de révolutions, et les révolutions ne sont jamais réellement pacifiques....

      Toutefois, ce qui est déterminant, ce n’est pas d’éliminer tel ou tel traitre contre-révolutionnaire, fut-il Trotsky, mais de combattre le fond même des idées réactionnaires qu’il avance sous de faux masques »de gauche« , et c’est ce combat qui fut probablement insuffisant, à l’époque.

      Trotsky mort, les trotskystes ont réussi à en faire un mythe, avec le secours de tous les médias anticommunistes et antisoviétiques.

      Trotsky vivant n’aurait réapparu, après la guerre, que comme le pantin de l’occident qu’il était.

      A quelques exceptions ( comme »Socialist Fight") près, cette collaboration, objective ou directe, selon les cas, est encore l’essentiel du trotskysme aujourd’hui.

      Luniterre


    • Luniterre 13 septembre 2017 13:39

      COQUILLE :

        "C’est simplement ce que Raptis explique, à partir des textes de Trotsky lui-même, et qui, eux, n’ont évidemment pas changés, après la guerre !!« 

      Bien évidemment, Trotsky reste Trotsky, même s’il est parfois orthographié Trotski, mais pas »Trorsky"...

      Luniterre


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 14 septembre 2017 14:00

      @Luniterre
      Si vous acceptiez de développer les parties que j’ai soulignées, je serai plus à même de saisir votre pensée, voire de la partager. Merci d’avance.

      N’êtes vous pas, comme CN46400, un adepte de Deng Xiaoping ?

      Auquel cas, il y a nettement un « rapprochement », sinon un front uni, possible, entre votre « Parti Capitaliste Français » et celui (Parti Communiste Français) de CN46400...

      En effet, pour que la grande bourgeoisie capitaliste puisse diriger un état officiellement prétendu « socialiste » comme la Chine, il faut bien qu’elle s’attribue encore un rôle « révolutionnaire »...

      Cela peut sembler être une boutade, et de fait, c’en est une aussi, mais ne nous en ramène pas moins exactement au « discours » de Jacques Attali, tel que repris, presque mot pour mot, par les « idéologues marxistes » du PC chinois...

      Donc, une « perspective d’avenir » pour cette coalition « Parti Capitaliste Français-Parti Communiste Français » à la française... Qui sait ?


    • Luniterre 14 septembre 2017 17:20

      @Jean-Pierre Llabrés

      Bonjour,


      Préciser ma pensée ?

      En l’occurrence, et comme indiqué, il s’agissait donc essentiellement d’une boutade, « mais pas que », lui attribuant plusieurs niveaux d’ironie, mais orientés principalement du côté de CN46400...


      En effet, de votre côté, non seulement vous ne faites pas mine de vous cacher derrière votre petit doigt, mais vous y a allez carrément à la louche pour faire le panégyrique du capitalisme.

      Au moins, il n’y a pas double jeu...

      (Ce que j’apprécie... !)

      Reste votre conception particulière, et quelque peu utopiste, d’une sorte d’actionnariat populaire généralisé, et qui est donc, à la limite, supposé prendre le contrôle du capitalisme...

      Quelques observations, à ce sujet :

      Le fait qu’une majorité, même très large, des titres, soit détenue par des petits porteurs, cela n’enlève rien au caractère spéculatif du capitalisme, même et surtout, financier.


      Il se trouve que c’est précisément le cas en Chine...

      La bureaucratie des « milliardaires communistes » n’y détient qu’une minorité des titres, mais suffisante pour tous contrôler... Enfin presque, vu les sautes d’humeur de la bourse chinoise...

      Je n’ai pas examiné à fond votre projet, mais il me semble comprendre que les titres détenus par la population seront « gérés » par ses représentant, dans des associations, en quelque sorte...

      Même en supposant que cela fonctionne à peu près, ce qui paraît déjà improbable, vu les intérêts en jeu, reste le choix « démocratique » d’une politique de gestion...

      Dans le cadre du système actuel, où le profit maximum est roi, c’est lui qui sera seul guide, via la « majorité », et non pas la moindre des considérations éthiques, que ce soit sur l’environnement, les conditions de travail, etc...


      Et de plus, comme vous le mentionnez vous-même, tout cela se déroulerait dans un contexte concurrentiel où les actionnaires en arriveraient pratiquement à voter, sinon carrément leur propre licenciement, du moins celui de leurs voisins... Bonjour l’ambiance !


      Quant au fond, tant que le profit reste le moteur, avant l’utilité sociale réelle des productions et des services, il n’y a aucune différence entre ce capitalisme « utopique » et l’actuel, sauf dans les formes, tout comme le capitalisme chinois a ses particularités de forme, qui sont néanmoins très importantes à connaître, si on veut en comprendre l’incidence sur les flux mondiaux 

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/


      Donc il y a éventuellement des différences de langage entre votre projet et le capitalisme du PCC...

      Le votre se veut « actionnariat populaire », le leur l’est par nécessité et non par choix, mais il s’habille d’un faux nez « marxiste-léniniste » reprenant tout à fait le langage de Jacques Attali... Le thème historique de la NEP, mais tout à fait déformé à la manière typique de CN46400, devient le faux « lien » pour faire tenir ce faux nez sur la tête du PCC...

      Bien entendu, il fallait comprendre par cette boutade une critique de plus du révisionnisme des « pro-chinois » de la pseudo « gauche » du PCF (FVR-PCF), dont « CN46400 » est un partisan éminent...

      Pour ma part, je n’en suis pas, vous l’aurez donc compris, pas plus que je ne suis membre du PCF autrement, ni d’aucun parti actuellement constitué...

      Je tente simplement d’avancer avec l’étude des fondamentaux, mais toujours en lien avec la réalité de l’histoire et de l’économie, et d’agir sur le terrain, lorsque c’est possible :

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/09/13/lyon-12-septembre-2017-unite-et-resistance-populaire/

      Je tente également d’échanger au maximum avec d’autres interlocuteurs, même très opposés politiquement, car de la contradiction nait une réflexion qui fait avancer.

      Du moins, ce type de confrontation me fait avancer dans mes recherches et réflexions...

      Je n’ai pas toujours le sentiment qu’il en soit de même pour tout le monde...

      Lorsque la contradiction est nette, le débat devrait être plus simple. Il ne l’est pas toujours...

      Débusquer le double-langage est un exercice plus compliqué, mais indispensable pour tenter d’y voir clair...

      Les pseudos-« marxistes-léninistes » chinois et « pro-chinois » sont, comme l’était Trotsky, du reste, orfèvres en matière de double-langage, avec Mao et Deng comme inspirateurs...

      Votre PCF est « double » seulement par son sigle, et en fait, on est assez tentés d’y voir de l’humour au second degré... !


      Bonne fin de journée à vous,


      Luniterre













    • Luniterre 14 septembre 2017 17:32

      ENCORE DEUX COQUILLES OUBLIÉES DANS CE POST :

      ___une minorité... suffisante pour tout contrôler...

      ___les titres... seront « gérés » par ses représentants...

      Avec mes excuses,

      Luniterre


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 15 septembre 2017 11:28

      @Luniterre
      Merci d’avoir accepté de préciser votre pensée.

      « ...mais vous y a allez carrément à la louche pour faire le panégyrique du capitalisme ».
      Je ne fais pas le panégyrique du Capitalisme.
      Simplement, je constate qu’il demeure le meilleur système pour créer des richesses (Compétitivité) mais qu’il demeure intrinsèquement incapable de les répartir équitablement (Solidarité).

      « Reste votre conception particulière, et quelque peu utopiste, d’une sorte d’actionnariat populaire généralisé, et qui est donc, à la limite, supposé prendre le contrôle du capitalisme... »
      Tous les Français(es) seront, de plein droit, possesseurs des actions acquises grâce à leur épargne collective. En 20 ans, ils posséderont 51 % du capital social des entreprises du CAC 40, banques incluses.

      « Le fait qu’une majorité, même très large, des titres, soit détenue par des petits porteurs, cela n’enlève rien au caractère spéculatif du capitalisme, même et surtout, financier ».
      Le portefeuille d’actions des Français(es) sera géré par une assemblée élue démocratiquement (sans politicards). La gestion de ce portefeuille et, donc, des entreprises où il sera majoritaire, sera donc le strict reflet des conceptions de la majorité des Français(es) en matière économique et financière. Leur capitalisme sera donc « spéculatif » selon leur volonté.

      « Je n’ai pas examiné à fond votre projet, mais il me semble comprendre que les titres détenus par la population seront « gérés » par ses représentant, dans des associations, en quelque sorte... »
      Cf. ci-dessus.

      Même en supposant que cela fonctionne à peu près, ce qui paraît déjà improbable, vu les intérêts en jeu, reste le choix « démocratique » d’une politique de gestion...
      Cf. ci-dessus.

      « Dans le cadre du système actuel, où le profit maximum est roi, c’est lui qui sera seul guide, via la « majorité », et non pas la moindre des considérations éthiques, que ce soit sur l’environnement, les conditions de travail, etc... »
      Dans le cadre du système futur de gestion majoritaire des entreprises et des banques par tous les Français(es), l’éthique, l’écologie, les conditions de travail, et cætera..., seront directement intégrées dans la philosophie de fonctionnement des entreprises et banques par la volonté des Français(es) via leur représentation démocratique de leur portefeuille boursier.

      « Et de plus, comme vous le mentionnez vous-même, tout cela se déroulerait dans un contexte concurrentiel où les actionnaires en arriveraient pratiquement à voter, sinon carrément leur propre licenciement, du moins celui de leurs voisins... Bonjour l’ambiance ! »
      Les Français(es), via leur assemblée de représentation démocratique de leur portefeuille boursier, pourront être amenés à procéder à des réductions d’effectifs de manière à assurer la pérennité-transformation de certaines entreprises et banques. Il est donc exact qu’un(e) Français(e) pourrait s’auto-licencier via l’assemblée de représentation démocratique de leur (son) portefeuille boursier. Mais cela n’aurait rien de dramatique puisque cette personne, outre sa rémunération dans l’entreprise, percevrait et continuerait de percevoir le Dividende Universel (minimum de 1.000 Euros mensuels per capita, net d’inflation et d’impôt).

      « Quant au fond, tant que le profit reste le moteur, avant l’utilité sociale réelle des productions et des services, il n’y a aucune différence entre ce capitalisme « utopique » et l’actuel, sauf dans les formes »
      Cette refonte du Capitalisme placera les préoccupations sociales au même rang que les préoccupations de profit puisque ce seront le Français(es) eux-mêmes qui, majoritaires dans les entreprises et banques du CAC 40, détermineront leurs stratégies de développement.

      Pour le reste, je ne dispose pas de compétence spécifique pour disserter sur le communisme soviétique ou chinois...


    • antiireac 8 septembre 2017 13:27

      On peut se demander pourquoi les pays sa réclamant du marxisme se sont écroulés les uns après les autres et ont tous adoptés le capitalisme.


      • Luniterre 8 septembre 2017 14:02

        @antiireac

        Avant de devenir notre actuelle 5ème République, la France, depuis sa Révolution, a encore usé deux empereurs et trois rois... et même un « Maréchal »...


        D’après les sondages, même ceux effectués par des occidentaux (US), 55% des Russes expriment une « nostalgie » pour l’URSS. Le même pourcentage pensent que Staline a joué un rôle plutôt positif.


        A tel point que le régime de Poutine ne peut se passer de faire constamment appel à ce passé historique pour renforcer et conserver son assise de popularité.


        Il ne s’agit pas pour autant d’oublier ou d’occulter la réalité de cette époque, mais de faire la part des choses, ce que les « historiens » occidentaux, entièrement à la botte du système et de ses médias, sont incapables de faire.


        Luniterre



      • Cateaufoncel 8 septembre 2017 14:47

        @Luniterre

        "Le même pourcentage pensent que Staline a joué un rôle plutôt positif.« 

        Et pourtant le PC ne cartonne pas dans les élections... Ce que les Russes retiennent surtout, c’est le rôle de Staline lors de la Grande Guerre patriotique

        Vious ne l’avez peut-être pas remarqup, mais le discours du 3 juillet 1941 ne contient pas le terme »communisme« ni aucun de ses dérivés, pas davantage »révolution« et »révolutionnaire« , mais onze fois le mot »Patrie" : l’heure, il est vrai, n’était plus aux gugusseries du Manifeste.


      • Luniterre 8 septembre 2017 15:17

        @Cateaufoncel

        Le fait que Staline ait fort justement choisi une politique d’unité nationale antifasciste est évidemment une réalité appréciée des russes et restée en mémoire, mais le fait que cette résistance et cette contre-offensive aient été rendues possible grâce aux infrastructures développées en très peu de temps, soit 12 ans depuis la fin de la NEP, et à peine 20 ans depuis la fin de la guerre « civile », largement « soutenue » par l’Occident, c’est aussi une réalité historique appréciée, malgré les difficultés, tout aussi incontestables, de l’époque.

        Luniterre


      • Luniterre 8 septembre 2017 15:55

         Post-scriptum :

        Quant aux « communistes » actuels, du KPRF et autres, ils sont, sauf exceptions locales, plutôt considérés comme les héritiers de la période Gorbatchev que des périodes précédentes, quoi qu’ils y fassent assauts d’allusions historiques, assez à la manière de Poutine, du reste...

        Mais de nombreux autres mouvements populaires, comme « Essence du Temps », par exemple, se réfèrent à l’URSS, sans être réellement marxistes-léninistes pour autant.

        Quoi qu’il en soit, la « fin de l’histoire » n’est toujours pas écrite, et pas même celle de l’URSS, considérée d’un point de vue non dogmatique.

        Comme je le fais remarquer dans un autre post, il a fallu encore deux empereurs et trois rois avant que la République prenne sa forme actuelle en France.

        Luniterre

         


      • antiireac 8 septembre 2017 16:39

        @Luniterre
        Il en va de même en Allemagne où un nombre considérable d’allemands sont nostalgiques de la période hitlérienne où les choses allaient mieux moins d’étrangers et la fierté d’être allemand.

        Pourtant ces nostalgiques n’ont pas fait fait élire un digne successeur d’Hitler tout comme en Russie qui n’a pas encore élu un successeur à stalin bien que putin soit plus proche d’un dictateur que d’un démocrate.

      • Luniterre 8 septembre 2017 16:58

        @antiireac

        Je ne vois pas que 55% des allemands soient nostalgiques, ni d’Hitler, ni du fascisme...

        Luniterre


      • gardiole 8 septembre 2017 18:06

        @Luniterre
        Pour ce qui est des Allemands, je ne sais pas. Mais s’agissant de l’Italie, le Fascisme y était encore populaire longtemps après la guerre, en raison de ses succès sur le plan économique.


      • Cateaufoncel 8 septembre 2017 18:12

        @gardiole

        « ..., en raison de ses succès sur le plan économique. »

        Pas seulement. Moi j’ai retenu trois choses de témoins de l’époque :

        1. Il y avait de la musique partout (j’étais trop jeune pour poser la question, mais j’imagine qu’il y avait des hauts-parleurs dans les rues et sur les places des villes qui diffusaient de la musique martiale).

        2. On pouvait laisser sa valise dans un hall de gare et revenir la prendre une demi-heure, ou une heure, après.

        3. Les trains circulaient à l’heure.


      • Cateaufoncel 8 septembre 2017 18:31

        @antiireac

        « ...où un nombre considérable d’allemands sont nostalgiques de la période hitlérienne... »

        On peut se poser des questions. Des fois je me demande si on n’écrase pas les Allemands de culpabilisaté, de peur qu’il ne « repique au truc ».

        Et malgré tout, je n’arrive pas à me persuader que le Chleuh lambda ne pense qu’à Auschwitz quand il voit des images du défilé de la victoire du 27 juillet 40, dont Marc Ferro disait : - On n’a pas l’impression qu’il y avait beaucoup d’opposants à l’époque.

        Et pareil quand il se rend compte que l’armée de son pays, a conquis en un an et demi, en 40-41, un territoire grand comme les Etats-Unis d’Amérique. Je peux me tromper, mais j’ai l’impression que les autres pays s’en méfient toujours...


      • CN46400 CN46400 9 septembre 2017 08:11

        @Luniterre

         Un marxiste doit d’abord appliquer les règles du raisonnement utilisées par Marx : analyse objective puis conclusions subjectives.
         Si on veut connaître les raisons de la chute de l’URSS, il faut commencer par les dégager de leur gangue. Après on on pourra tirer des conclusions et chercher un autre chemin pour aller vers : « A chacun selon ces besoins »
         
        Pour moi la faiblesse des forces productives, et l’exagération des investissements militaires, et para-militaires sont à la base de l’échec !


      • Pascal L 8 septembre 2017 13:47

        « L’obscurantiste a oublié que mon analyse de la marchandise ne s’arrête pas à une présentation duale de la marchandise, [mais] qu’elle va plus loin, [de telle sorte] que la plus-value est elle-même dérivée d’une valeur d’usage « spécifique » de la force de travail qui lui appartient spécifiquement, etc. Chez moi, la valeur d’usage joue un rôle important complètement différent de [celui qui prévalait] dans l’économie [politique] auparavant. »

         
         Karl Marx « Marginal notes on A. Wagner » (1879)
         réponse aux marxistes à propos du dogme sur la valeur du travail
        C’est dur de se faire traiter d’obscurantiste par celui que l’on adore.

        • Luniterre 8 septembre 2017 14:13

          @Pascal L

          Manifestement, c’est vous qui n’avez rien compris à Marx, et particulièrement pas au passage que vous citez, qui pointe justement la réalité de la définition de la plus-value, telle que reprise et même particulièrement soulignée, sur Tribune Marxiste-Léniniste :


          https://tribunemlreypa.wordpress.com/valeur-loi-de-la-valeur-plus-value-un-essai-de-breve-definition/

          EXTRAIT :

          « ...la définition de la plus-value doit faire appel à la différence entre valeur d’échange et valeur d’usage, et à la façon dont elle se comprend dans le cas très particulier de la vente de la force de travail sous la forme salariale actuelle :

          « c’est donc la différence entre la valeur des biens dont le prolétaire a besoin pour sa survie, valeur résumée dans son salaire, (valeur d’échange), et la valeur ajoutée, apportée par son travail aux biens qu’il peut produire pendant la durée contractuelle de travail, (valeur d’usage), que l’on appelle plus-value .« 

          En réalité, sans cette notion de distinction entre « valeur d’échange » et « valeur d’usage », la notion de plus-value ne peut pas réellement être comprise dans toutes ses conséquences, y compris et surtout pour le développement d’une économie de transition, en rupture avec le capitalisme. »

          Luniterre

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