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Accueil du site > Tribune Libre > Mélenchon nos peines

Mélenchon nos peines

Je crois aux signes ; mon premier texte sur ce site s'intitulait « Mélenchon nos âmes ».(1)

JPEG En octobre 2008, alors que j'étirais du plâtre sur les murs de mon atelier, écoutant pour la seule et unique fois de ma vie France Inter, et je ne sais pas pourquoi, probablement France Cul et France Musique me gonflaient, voilà t-y pas que j'entends Mélenchon annoncer qu'il créait un nouveau parti, à gauche du PS, et le décrivait comme vous l'avez su par la suite si vous n'écoutiez pas la radio à ce moment-là ; c'était un dimanche et la nuit tombait.

Mélenchon, ça faisait longtemps que je l'avais laissé tomber, depuis que j'avais appris par les médias qu'il pantouflait tout en râlant au Sénat, et je me disais si c'est pas malheureux d'avoir tant dit tant fait pour en arriver là ; mais je n'en avais rien à fiche. Dans le même temps, voyant depuis déjà un moment que le monde courait à sa perte, je ressentais une espèce de culpabilité à me tenir à l'écart de tout engagement politique ; je me disais c'est bien beau d'écrire des tonnes de pages que personne n'édite, d'écouter l'autre, de lire et de temps en temps de pousser un coup de gueule ; j'avais envie de faire la trêve de ma protection de cette société qui était partie en courant dans le sens opposé à ce nous avions été quelques-uns à croire.

J'avais tenté Greenpeace d'où j'étais partie en courant, moi aussi, y découvrant toutes les ficelles que je connaissais par cœur dans ma vie associative, élitisme, hiérarchie, cour, tout ce que j'exècre et ce à quoi je ne peux me plier ; j'avais tenté ATTAC, mais c'était après le schisme et ça ne me convenait pas non plus.

Et voilà que Mélenchon se réveillait, proposait un parti creuset, où chacun pourrait s'exprimer et participer ; j'exultais. N'aimant pas traîner, je me suis remuée et dès le tout début décembre, j'avais organisé la première réunion dans le Gard, pour créer un comité PG.

Je me demandais s'il fallait que j'apporte à boire, à grignoter ; il faut dire que je n'avais jamais milité de ma vie et que, encore aujourd'hui, je n'ai jamais manifesté. J'optai pour plus d'humilité et arrivai ouvrir la salle, les mains vides.

Plus de cinquante personnes étaient venues ; des vieux cocos du coin, que je n'ai jamais revus, des gens de toutes sortes mais aussi, des militants notoires, qui ne me dirent même pas bonsoir, et qui accaparèrent le truc. Je ne sais pas si j'ai placé trois phrases dans cette soirée. Ils étaient là, une demi douzaine à se connaître, monopolisèrent la parole, en bref ils raflèrent la mise !

Premier déboire.

Bon, me dis-je, tu as tout à apprendre, apprends.

Le centre de gravité du comité ainsi crée se déplaça à plus de cinquante kilomètres de chez moi. Dur, quand on n'a pas un rond, pas internet. Je suis persévérante et j'ai milité avec eux pendant toute l'année 2009. Scotchée littéralement par le niveau des réunions où il ne s'agissait que d'établir des règles, pinailler sur de l'administratif, je rongeais mon frein. Dès que j'ouvrais la bouche pour essayer de recentrer les choses sur de la politique, dès que j'essayais d'approfondir ou éclaircir quelques notions qui me paraissaient basiques, un vide immense s'ouvrait, le silence un instant, puis la suite du calendrier, des réunions,etc.

J'étais malheureuse. Mais l'année des élections européennes passa ; j'aimais aller seule coller des affiches et mettre des tracts dans les boîtes aux lettres, j'ai découvert tous les recoins de tous les village alentour ! j'aimais moins, parfois, ce qui était écrit sur les tracts ; non pas que j'étais contre mais j'avais un peu honte que cela vole si bas. J'allais à toutes les réunions et je m'y morfondais souvent. On a rien sans rien me disais-je.

Puis l'été arriva, après une dernière réunion départementale où nous étions quarante, il devait y avoir quarante deux militants à cette date en tout dans le département, et où la meuf de Méluche à l'époque nous avait fait l'honneur de sa présence, comme j'arrivais après elle, elle m'avait accueillie, avec mes chiennes, comme si elle était chez elle et moi l'invitée, regardant les bêtes aller dire bonjour à ceux qu'elles connaissaient, et me dit « non c'est bon, elles ne dérangent pas » ( merci bwana) avec autour les groupes indifférents ; je me disais y aurait-il quelque chose que je n'ai pas compris ? Nervous la meuf, gribouillant des pages entières de traits noirs et s'adressant à n'importe lequel d'en nous, pauvres pécheurs, comme l'Autorité et le Savoir ; mettant son grain de sel partout, au point que j'avais compris qu'elle serait des nôtres à l'Assemblée Générale prévue fin septembre. Et puis, devant quelques victuailles confectionnées par nos soins, un verre à la main, elle se révélait une chouette fille. Quelqu'un avait dit qu'il serait bien que l'on finisse la prochaine réunion, d'une manière un peu plus longue et conviviale, histoire de se connaître. Tout le monde avait dit « Super ! ».

J'avais ainsi proposé chez moi, ou plutôt le lieu de mon travail, qui est une pinède avec des installations pour recevoir des gens, grand espace, privé, on ne demandait rien à personne ( parce que ce n'est pas évident de trouver une salle gratos pour se réunir) et qui a l'avantage d'être en plein centre du département..

Fin septembre arrivait ; je me mis en quatre, nous serions quarante à souper ensemble ; j'achetai la viande, barbec prévu, le pain, le vin, les salades, le fromage, après avoir fait passer un mot pour savoir si cela convenait à tout le monde ; on me rembourserait sur place. Début d'après-midi, au programme, débats sur thème, en groupe ; j'avais pris l'agriculture, qui l'eût cru ! L'agriculture fut zappée, nous n'étions que deux intéressés. Puis pause ; puis corvée élections de tout , au BD au BN, secrétaire, suppléant et tout le toutim.

C'est là que j'ai pris ma première colère : les candidats se présentaient, nous ne nous connaissions pas tous, naturellement ; j'ai bien aimé le speech d'un mec du bord de mer qui, comme moi, n'avait jamais milité. Puis la bande d'anciens PS, dont mon co-colleur d'affiches que j'aimais bien malgré ses dents longues ( il faut dire que nous avions voté un amendement qui exigeait la diversité !!) et l'intrus(e) : la parité. Deux femmes se présentaient , quatre hommes : une ancienne PS avec qui je m'étais pris le chou à l'instant même de notre rencontre, à cause de sa mauvaise foi et de son arrogance, et une potiche découverte récemment par le « main » issu PS du cru ( tous ceux qui avaient suivi Mélenchon). Je n'avais qu'un nom à mettre, je ne mis qu'un nom : bulletin nul ; nous étions deux dans mon cas. Si si, c'est comme ça ; Ah oui ? On vient me tenir la main pour voter ? On regarde dans mon bulletin ? - parce que le vote à main levée, ce n'est pas démocratique. Les PS, y compris l'arriviste, sont passés haut la main. Je suis partie faire le feu et les ai laissés finir de voter. Impossible de discuter cinq minutes sur ce décret venant de Haut-Lieu, dont je n'avais pas eu vent ! Tout le monde s'en foutait !

Mais la journée n'était pas finie ! Au moment d'aller boire un coup et préparer la table, les deux tiers se sont levés et ont dit qu'ils partaient. Ah bon ? Mais on ne s'était pas mis d'accord pour rester ensemble... Nom de Dieu, j'avais acheté à bouffer pour quarante, on restait douze ! Dans la pagaille qui s'ensuivit, un gentil m'a proposé dix euros pour que je fasse le boulot ; j'ai passé ma soirée à faire cuire la viande sur le feu, les servir, après avoir fait les salades et le reste.

J'étais atterrée. Il faut dire que je venais de loin, je croyais que les gens de gauche avaient forcément du savoir-vivre, préféraient le partage des tâches à payer un larbin, et comme j'avais bien commencé le rôle en ayant tout préparé et tout facilité, c'était normal qu'on me désigne ! Personne n'est venu m'aider ; heureusement, j'ai du métier !

Mais ce n'était pas fini ; deux mois plus tard, il nous fallait nous réunir à nouveau pour voter pour les candidats aux cantonales. Le Prince PS, notable s'il en est dans son fief, avait amené une vingtaine de nanas inconnues au bataillon, qui représentaient à elles-seules le tiers de notre effectif, toutes affidées au candidat !! Nous avons été quelques-uns à ne pas voter, et c'est là que notre comité a été honni, haï, mis au ban comme le repère d'infâmes gauchistes !

La dernière fois que je suis allée à une AG, une fille avait été élue sans que personne ne la connaisse, sans qu'elle soit inscrite au parti ( pas encore) et, sans avoir posé sa candidature !

La coupe était pleine depuis un moment, mais en ce mois de janvier pluvieux, ce dimanche matin là où, m'étant trompée, j'étais arrivée une heure plus tôt, je vis arriver à ma suite, l'arrogante en chef avec les amis de son comité illicite, puisque sur la même circonscription que le nôtre, et je les laissai préparer leurs magouilles sans m'y mêler. Je ne les ai jamais revus. La coupe avait débordé.

Voilà, il faut être aguerri, tempérant, compréhensif, tolérant, obéissant, toutes qualités qui me font défaut.

J'ai gardé de loin en loin de bons contacts avec ceux qui sont devenus des potes, dans ce fameux comité indiscipliné ; cela m'allait bien ! Mais seule dans mon coin, je ne pouvais pas participer à aucune de leurs prestations, actions, réunions. Orpheline, déjà un peu.

En début d'année des élections présidentielles, voyant que Mélenchon avait le vent en poupe – et j'écoutais ses meetings avec plaisir, approuvant ses coups de gueule, son vocabulaire cru qui allait bien à mon propre tempérament-, j'envoyai néanmoins des demandes puis des supplications de garder mesure, devant les messages et manifestations d'adoration sans frein pour le porte-parole du parti. Ceux qui me répondaient, disaient que j'étais une pisse-froid, que pour une fois qu'un mec de gauche portait si bien les paroles attendues, on allait pas se priver de ce plaisir. Seulement moi, je savais ce que cela voulait dire et ce que cela allait entraîner.

Fin mars, suivant la Bastille sur mon petit écran d'ordinateur, ayant succombé aux sirènes d'internet tant il était difficile pour moi d'être informée et aux autres de prendre sur leur temps pour me téléphoner ou m'écrire, je reçu le premier pic, la première banderille, je ne voyais que l'énorme gouffre dans lequel Mélenchon allait tomber.

Mais j'avais tant à apprendre...

Le 12 avril 2012, sur France 2, j'ai attendu jusqu'à la fin de la soirée pour écouter et voir l'intervention de Mélenchon ; c'est à la suite de cette émission que j'ai écrit pendant la nuit mon premier article que je proposai ici, sur Agoravox, parce que quelques jours plus tôt Ariane Walter avait fait la pub du sien sur le blog de Mélenchon ; son article était une merveille, à une heure du matin, je riais si fort que j'ai dû réveiller mes voisins ! Je vous en donne le lien en fin de texte, sans son autorisation !(2) Très bizarrement, après avoir écrit ce texte dithyrambique, je suis tombée dans une déprime inexplicable mais à laquelle j'ai pu donner une cause, le 14 avril en écoutant le discours de Marseille. Voilà, Mélenchon était happé, il était tombé dans le gouffre ; non pas que je n'ai pas apprécié ce qu'il y disait, mais ayant tout de suite ressenti qu'il dérapait et que ceci serait très mal compris et qu'on s'en servirait contre lui ; j'en ai averti mes copains du parti, qui m'ont envoyer chier comme une emmerdeuse. Puis Toulouse... je sentais que les carottes étaient cuites, malgré les sondages qui, je dois l'avouer, me donnaient quand même espoir et confiance.

Et puis je grattais nuit et jour mon clavier pour transcrire les paroles du Maître, et je trouvais ça épatant.

Et pendant ce temps-là, je passai quelques semaines confondantes : j'avais lancé au cours d'une réunion , que me présenter dans la circonscription que le PC nous avait gentiment allouée, celle où j'aurais été en liste contre Collard, et parce que je connais bien le milieu taurin, ne me déplairait pas. Cette parole, qui n'avait pas été dite en l'air mais qui méritait réflexion, a été la seule retenue au cours de tous ces mois de militantisme ; en effet, là, il fallait une femme du PG ! Or il n'y en avait pas ! J'ai reçu des coups de téléphone de tout ce qui existait aux commandes du parti, m'enjoignant de poser des actes. Mais je sentais confusément que le soutien réel me ferait défaut et, dans le dernière ligne droite, ces quelques jours avant la réunion au sommet où je devais me prononcer, je suis passée par tous les états de toutes les couleurs. Non contente de devoir avancer six ou sept mille euros, remboursés si je faisais plus de cinq pour cent, je calculais qu'il me faudrait faire une moyenne de deux ou trois cents kilomètres par jour, que je rentrerais le soir dans une maison au feu éteint, avec des chiennes enfermées du matin au soir dans la bagnole ou dans la maison, avec personne pour me tenir la main et me consoler en cas d'attaques mesquines du camp adverse, bref, je reculai d'effroi et convins que ce n'était pas raisonnable : une fois engagée, il me faudrait tenir jusqu'au bout, et j'étais loin d'être sûre de réussir. Sans compter mon boulot et mes responsabilités personnelles …

Première défaite.

Ils trouvèrent quelqu'un qui prit fissa sa carte au parti, une femme tout à fait à la hauteur, que je rencontrai plus tard, et qui s'est bien débrouillée puisqu'elle a obtenu cinq pour cent des voix.

...La claque, le soir des résultats ; la claque, ce petit discours, sur une petite tribune, de ce petit bonhomme qui disait : voter Hollande comme si c'était moi.

Bien sûr que non je ne voterais pas Hollande ! Et puis j'ai voté Hollande, impressionnée par la remontée incroyable de Sarko, la dernière semaine.

Quel vide soudain, quelle chute ; d'un plein à bloc pendant ces quelques mois, plus rien à faire !

Mais ce n'était pas fini ; d'abord Mélenchon affirma qu'il ne se présenterait pas aux législatives, et j'en étais fort aise, pensant qu'il était temps de prendre du recul et d'affiner le programme, de réfléchir plus avant sur la société que l'on voulait, parce que depuis la naissance de ce parti, nous n'avions eu le temps de rien à cause d'élections incessantes. Puis il a dit qu'il ne s' appartenait pas, et qu'il ferait ce que l'Équipe déciderait. Et puis qu'il partait, tel Zorro, se battre contre son ennemi, qui elle, avait un visage.

Mama mia, quelle connerie ! J'étais tellement sûre que c'était une connerie, mais tous ses supporters, enfin presque, trouvaient ça formidable, courageux – seul contre tous- utile ; bref, j'étais une brèle qui n'y connaissait rien, je n'avais qu'à la boucler. Enfin presque, parce sur son blog, à ce moment là, nous fûmes une quinzaine à être interdits ! Interdits de parole, de tentative de discussion, de demande d'explication : le militant et le sympathisant furent tenus pour rien et jamais informés, à ce moment-là !

Bien sûr, c'est névrotique chez moi, mais je n'étais pas venue dans ce creuset pour qu'on me ferme la porte au nez, sans que je puisse avoir un droit de réponse. J'ai écrit mon troisième article sur Agoravox, à ce moment-là.(3)

Et puis l'après...la pénalisation des clients de prostituées ; l'école obligatoire à 3ans ; enfin, la liberté d'expression...

 

Pourquoi cette « confession » aujourd'hui ?

En ce qui me concerne personnellement, parce que je suis suspectée ici-même, d'être très ambiguë, et que je voulais m'en expliquer. Cette ambiguïté tient au fait que de mon état d'anarchiste, j'étais descendue dans l'arène du monde politique politicien, sans jamais y trouver mon compte mais pensant que cela tenait au fait de ma grande ignorance, de ma satanée naïveté, de mon incorrigible idéalisme qui n'en a pas moins besoin d'agir et de concrétiser. Sincère dans les deux niveaux d'engagement, il y avait quand même une faille, que je pensais pouvoir combler, et dont je comprends bien qu'elle ne fût pas compréhensible, juste à travers quelques- uns de mes articles lus.

Mais d'une manière plus générale, c'est une mise au point que je m'autorise, sur la réalité de fonctionnement d'un parti, quel qu'il soit, c'est une évidence, avec, j'en suis sûre, moins de compromissions et aucune corruption en ce qui concerne le mien. Mais tactique, compromis, sectarisme, expulsion des uns ou des autres à la moindre dissension, enfin tout un tas de choses tout à fait acceptées par la plupart et qui moi me heurtent, dans ce que j'ai de plus profond. J'y retrouve l'absence de confiance, la volonté de tout gérer et maîtriser, que je dénonce tripalement par ailleurs. Et je comprends qu'il n'est pas facile de quitter sa « famille » même récente, ses copains, c'est comme une trahison qui me donnerait beaucoup d'importance là où je n'en ai aucune. Je m'y résous pourtant ; remettre un peu d'ordre dans ma vie et dans mes priorités.

Je n'ai pas trouvé la fraternité, la chaleur des hommes unis dans la même lutte, j'ai été privée d'humains, de chaleur humaine, de rire et de causeries sans fin ; je m'étais imaginé des liens qui ne se sont pas noués, j'ai eu peu de choses à écouter et à apprendre au final, et rien à dire ni à donner. C'est donc oui, encore l'ambiguïté entre un vécu, sensible, dans un monde insensible et public que mon incapacité à la schizophrénie n'a pu empêcher.

Chacun vit une expérience à sa manière ; la mienne n'est pas exemplaire, elle est même probablement marginale ; tant pis, tant pis si elle donne de l'eau au moulin des anti mélenchonistes, tant pis si elle heurte ceux qui le suivent encore, tant pis , si elle fait ricaner la droite dure qui nous moque et nous vomit depuis le début ! Elle touchera peut-être les quelques-uns qui aiment à approfondir, ou simplement ceux qui aiment écouter les histoires des autres. Et comme ceci est mon cas, comme j'apprends plus d'un humain, qui admet sa subjectivité, qui met tout en relation, qui avoue sa complexité, qui doute, qu'un perroquet qui débite ses sentences et assène ses certitudes, je cède à la tentation !

 

1. Mélenchon nos âmes d'Alinea

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/melenchon-nos-ames-116356

 

2. La chute de la maison Karsher d'Ariane Walter

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-chute-de-la-maison-karcher-114120

 

3. Duel dans les friches industrielles d'Alinea

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/duel-dans-les-friches-117791


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124 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 22 janvier 2014 10:08

    Pour vous remettre les idées en place faites donc une étude comportementale de Mélenchon...vous redescendrez vite sur terre.. !


    • jako jako 22 janvier 2014 10:26

      Merci Alinea, votre vision (très bien transcrite) de la vie à l’intérieur du bidule démontre (pour moi) que c’est bel et bien manipulé.


      • alinea Alinea 22 janvier 2014 12:57

        Bonjour Jako,
        « manipulé » me gêne un peu ; ce n’est pas ce que j’ai vécu ; j’ai plus vu une aspiration plus forte que soi vers, une habitude ?, une manière de faire dont ceux qui y ont été moulés ont du mal à se défaire ! Certaines qualités que je ne possède pas, sont nécessaires pour tracer son chemin, quel qu’il soit, dans ce genre d’organisation ; pour moi c’est quand même un peu un nivellement vers le bas.
        Je rêvais de tout le contraire : rien n’est plus merveilleux qu’être tiré vers le haut !!


      • jako jako 22 janvier 2014 15:02

        Bien d’accord Alinea, j’utilise le terme manipulation parce que si vous essayez de monter une assoc ou autre pour tenter de faire avancer les choses, il sera « capté » par une assoc ayany pignon sur rue. Il n’y a aucun moyen pour faire avancer ses idées et il n’y a plus aucun parti qui me représente. D’autre part vous avez surtout eu affaire aussi à des gougnafiers je pense.


      • Henri Diacono 23 janvier 2014 06:02

        Bravo Alinéa vus avez des millions de fois raison. Restez vous même sur ce site et même ailleurs si vous le pouvez et nous serons des centaines à vous aider à ne pas rester seule le soir en rentrant déçue des autres Je crois vous avoir déjà conseillé à vous comme à tant d’autres ici, lors de l’un des mes coups de gueule, d’essayer de lire un petit livre de Henri Laborit intitulé « L’éloge de la Fuite » et vous serez rassurée.
        Il me faut vous préciser que pour ma part je n’ai vécu dans mon parcours deux participations éphémères dans des syndicats pour être enfin convaincu de mon statut « d’individu » dans une armée d’autres « individus » qui ne parlaient pas du tout la même langue que la mienne.
        Témoin par ma profession de la vie politicienne, je n’ai voté que deux fois - oui deux seules fois - pour les présidentielles (dont pour le premier Miterrand) et JAMAIS pour les législatives. Il m’a fallu être définitivement convaincu de l’ineptie de ses soi-disant « visionnaires » qui n’étaient somme tout que les valets de forces autrement plus puissante et cachées, avec la seconde, à savoir la défaite de Ségolène Royale. Et oui ! Depuis silence radio.


      • PrNIC PrNIC 22 janvier 2014 10:35

        Impression de te voir tenter sans cesse une insertion dans des groupes souvent organisés par des anciens qui se connaissent ...et dont la bien mauvaise habitude est de continuer d’avancer « entre eux » !

        Soit on s’accroche et le temps passant , les liens se font et on se retrouve à son tour dans le cercle « de ceux qui savent » !

        Soit on dégage pour essayer de vivre avec des gens qui sont sur la même ligne de départ , sans l’aide ( ? ou le carcan) d’une structure qui formate !

        bonne route , Alinéa


        • alinea Alinea 22 janvier 2014 13:04

          C’est exactement ça PrNIC !
          Rien de plus dur, et je n’ai pas manqué de constance ni de volonté pourtant, de s’insérer, s’intégrer ; on devine ce qu’il peut en être pour s’insérer dans la société !!!
          Cependant, ce tout neuf parti aurait pu ne pas tomber dans les mêmes ornières, comme je le dis plus bas, poussé par les petits nouveaux, qui ne manquaient pas !
          Cependant, refaire tout à neuf, demande beaucoup de temps ;la réflexion sur les tenants et les aboutissants de chaque décision, de chaque projet me semble néanmoins indispensable. La récupération par le système me paraît flagrante, non pas par une quelconque hypocrisie ou quoi, juste parce que le système est très puissant, c’est une force d’inertie incroyable qui demande un effort tout aussi incroyable pour ne pas y céder !


        • Emmanuel38 23 janvier 2014 08:06

          Bonjour Alinea et PrNIC et à tous,
          C’est plus qu’une « bien mauvaise habitude []de continuer d’avancer entre eux » . C’est, en fait, le conflit éternel entre l’action désintéressée, et l’arrivisme. Dans ce combat de tranchées, les arrivistes sont toujours gagnants, car au bout d’un temps plus ou moins long, les altruistes finissent par prendre conscience que ce type de combats internes permanents, feutrés ou bien visibles, prend tout le temps de disponibilité, et fait que les vrais problèmes, eux, n’avancent pas. Et alors, ils laissent tomber.
          Certains, ici, l’ont vécu chez les Verts ; je l’ai vécu au PSU, dans les années 1960. Des millions d’autres l’ont vécu dans tous les PC ou les PS de par le monde.

          C’est donc inhérent à la nature humaine. Et, étant le 89° à commenter ici, je m’étonne que personne ne s’en avise et ne propose d’explorer d’autres perspectives de fonctionnement. Par exemple, personne n’évoque Etienne CHOUARD

          Chouard Président ?


        • Emmanuel38 23 janvier 2014 08:17

          Rectificatif : je retire « personne ne s’en avise », puisque, par exemple le commentaire consécutif de Tchoo évoque cette constante humaine .

          SVP, acceptez mes excuses


        • Shawford43 23 janvier 2014 08:25

          Emmanuel votre parole est d’or.


          Mais la seule chance de survie de l’espèce humaine (en se projetant au delà du prochain mandat, et en prenant en compte l’avenir de vos enfants) cela s’appelle Anarchisme 3.0. Pour le Président on tirerait alors au sort. Avec toute autre alternative, vous risquez vraiment pas d’avoir un jour un type bien du genre d’E. Chouard à ce poste. M’est avis

        • Shawford43 23 janvier 2014 08:42

          On peut donc dire a priori que c’est foutu, parce que c’est pas avec des anarchistes du genre Alinea que l’on pourra faire avancer le schmilblick, en l’état. smiley


        • tchoo 22 janvier 2014 11:14

          Vous avez tout simplement eu affaire à des humains, à une communauté d’humain, pas forcément sympathique, enthousiaste, désintéressé, comme peuvent l’être les hommes et les femmes. Vous auriez tomber mieux, et peut-être cela arrivera-t-il.
          Le monde est ainsi divers, et une seul être n’y peut pas grand chose.
          Vous dites avoir renoncer à vous présenter, j’imagine que cette décision est aussi difficile à prendre que le contraire, mais il faut aussi l’assumer.


          • alinea Alinea 22 janvier 2014 12:52

            Oui, tchoo, les humains ! Peu aptes à évoluer.
            Mais je n’ai pas perdu mon temps en réalité, parce que je venais de loin ; j’ai appris que s’investir en politique exige de jouer le jeu ! Je ne l’ignorais pas totalement, mais là, je l’ai ressenti !!! j’ai compris la schizophrénie nécessaire pour naviguer à l’aise dans ses eaux.....


          • Dwaabala Dwaabala 22 janvier 2014 11:20

            Savoureux. Un peu Fabrice à Waterloo.


            • Karol Karol 22 janvier 2014 11:25

              Bonjour Alinéa,

              Je partage totalement.

              Ce témoignage me rappelle aussi mes longues années de militantisme. Premier pour les collages et autres activités "manuelles’, où on rigolait bien mais toujours dernier pour intervenir dans ces débats super subtils qui s’éternisaient et où certains semblaient se complaire. Mon coté paysan peut-être...


              • alinea Alinea 22 janvier 2014 12:49

                Le côté « paysan » Karol ! oui, qui me colle à la peau aussi, et pas par mes origines proches, mais simplement par amour du bon sens !
                Dès que les gens parlent, ils oublient que la parole peut être constructive aussi ; mais pour cela il faut une grande capacité d’écoute ; or, quand vous brûlez de finir les phrases de l’autre plus vite que lui, vous êtes mal barrés !!


              • bluerage 22 janvier 2014 11:28

                Ma pauvre Alinea, vous vous attendiez à quoi chez les gauchistes ? La gauche, ce n’est rien sinon la pire hypocrisie de faire croire aux gens que l’humain de base est bon, généreux, égalitariste et désintéressé alors que la « qualité » la mieux partagée de l’homme est l’égoïsme. Nier cela, c’est comme dire que le loup et le mouton peuvent être comme des frères, c’est nier la triste réalité.


                • alinea Alinea 22 janvier 2014 12:45

                  bluerage : je crois qu’il ne s’agit pas de gauchistes ! Mais d’une faculté inhérente à l’homme, du moins occidental vu que je connais guère les autres, de retomber dans les mêmes ornières ! Je pense que si j’avais tenté le PS, en y croyant, je serais encore bien plus démoralisée !!


                • wesson wesson 22 janvier 2014 11:40

                  Bonjour Alinea,


                  « parce sur son blog [de mélenchon], à ce moment là, nous fûmes une quinzaine à être interdits ! »

                  ça effectivement, c’est un problème. 
                  Le blog ainsi que toute la com’ internet est géré non pas par Melenchon lui-même, mais par une « association » (Politique à Gauche) qu’il a créé, et qu’il finance avec les droits d’auteur de ses livres.

                  Et il semblerait qu’ils ont vraiment la main très lourde sur la censure, et j’en ai une démonstration toute personnelle : comme vous, j’y suis banni de commentaires.

                  Mon crime, le voici : Mélenchon est venu faire il n’y a pas très longtemps (début décembre 2013) une conférence à Toulouse à la TBS, une école privée de commerce. 

                  Cette conférence était publique, annoncée par le PG et par Mélenchon sur son agenda officiel, diffusée en direct sur Youtube, et une fois terminée, il s’est félicité du monde - 600 personnes, 3 amphis plein.

                  N’ayant pu me rendre sur place ou regarder le live, j’ai recherché la vidéo de cet événement public, ne doutant pas qu’elle puisse exister. Et j’ai trouvé d’autant plus facilement à cette adresse (https://www.youtube.com/watch?v=3bK2Et_KsjI) que c’est justement la com’ internet de Mélenchon qui l’avait postée sur son facebook ou twitter, je sais plus...

                  Sauf que essayant de visionner cette vidéo, elle était marqué « contenu privée », et je n’avais pas le droit de la visionner. Probablement une erreur.

                  Tout en félicitant le succès de fréquentation à cette conférence, j’ai demandé sur le blog de Mélenchon à ce que la vidéo soit rendue publique : commentaire supprimé.

                  Je l’ai demandé sur le google+ de Mélenchon ici, et m’étonnant du fait qu’une réunion publique diffusée en direct où tout le monde était incité à se rendre soit maintenant en contenu privé : commentaire supprimé aussi.

                  Et depuis cette 2ème demande, plus rien du tout venant de ma part ne passe, même lorsqu’il s’agit de louanges comme on peut en lire des dizaines sous chaque article de Mélenchon.

                  Donc, pour avoir demandé la publication d’une vidéo d’une réunion publique qui fut diffusé en Live de Mélenchon, je suis banni de commentaires de tous leur sites web. 

                  Mais qu’est-ce qu’il s’est passé à cette conférence pour que l’équipe de Mélenchon veuille à ce point la dissimuler ? La seule certitude que j’ai, c’est que si il s’est réellement passé quelque chose qui ne soit pas à son avantage, le passage ressortira au plus mauvais moment et totalement en dehors de son contexte, pour nuire un maximum. Et ça sera d’autant plus réussi que la vidéo intégrale n’est pas disponible.

                  De toute évidence ce n’est pas Melenchon qui gère sa com internet, et les gens qui le font ont peut-être mal interprété quelle était leur mission. Je ne vais donc pas rendre responsable Mélenchon de mes petits désagréments avec son équipe, et cela ne change rien au programme du PG que je considère être le mieux armé pour répondre au défis du futur.

                  Mais tout ceci est tellement Minitel 1.0, et je pense que aujourd’hui en matière de com’ il y a une erreur majeure à ne pas faire, c’est bien de censurer à outrance les réactions et commentaires des gens qui s’intéressent à vous.

                  Sur ce domaine là, c’est hélas vrai que le PG a carrément une révolution Copernicienne à effectuer. Ils pourraient commencer par s’excuser de ce qu’ils ont fait à René Balme, et lui demander quelques conseils

                  Pour revenir sur le sujet, Alinéa, ce que vous décrivez n’est hélas pas spécifique au Front de Gauche. Pour un peu toute les associations gravitant autour de grandes causes, c’est un peu la même chose : La grandeur d’une cause est parfois submergée par la petitesse des gens qui se réclament de la défendre, et le marketing personnel qu’ils en font. C’est une conséquence de l’époque néolibérale qui cherche à stimuler avant tout les individualisme, et qui veut transformer la solidarité en charité. La vrai vie, c’est plein de malotrus, d’ingrats, de profiteurs, d’imbéciles et même de quelques authentiques salauds. Pourquoi cela serait-il différent dans une association ou un parti politique, quel qu’il soit (même si concernant les salauds, certains partis politiques ont la propriétés de les concentrer ...) ?

                  Mais l’autre alternative, l’inaction est encore moins productive. Il ne sort jamais rien de bon du tous pourris.

                  La prochaine fois que vous invitez chez vous pour une réunion, demandez-leurs à tous une PAF de 10€. Et vous verrez que ceux qui vont venir vont rester manger, parce que sinon c’est 10€ de donné pour rien...


                  • wesson wesson 22 janvier 2014 11:51

                    Je précise d’ailleurs à ceux qui auraient eu le courage de lire mon indigeste pavé, que non, être photographié en faisant des « quenelles » n’est pas participer en quoique ce soit à la vie politique, en dehors de légitimer le discours du CRIF lorsqu’il dit « ah, vous voyez bien que ce sont tous des antisémites ».


                  • alinea Alinea 22 janvier 2014 12:43

                    Merci Wesson pour ce commentaire qui ne m’a pas paru être un pavé du tout !
                    Quand je dis Mélenchon, je ne parle pas de la personne, car je sais bien qu’il n’est pour rien dans les censures sur son blog par exemple ; c’est juste que persiste cette débilité : cacher les idées, les gens, les questions.. subversives ! Une protection pour rester pur ? Non, la trouille de se faire dépasser !
                    Je ne nie pas la complexité d’une vraie démocratie ; si j’ai été incapable de me soumettre aux lois que j’ai rencontrées, je le prends sur moi, mais j’ai été quand même effondrée de vivre ce qui se passe partout ailleurs, certes, mais que j’espérais voir dépasser, justement !
                    Néanmoins, bien que je n’y aie pas trouvé ma place, le PG reste le parti qui m’est le plus proche.
                    Quant aux actions, et vu que j’en faisais peu, je vais essayer d’agir ailleurs, autrement, en moins grand, mais en plus satisfaisant !


                  • bernard29 bernard29 22 janvier 2014 12:44

                    votre ajout sur la quenelle ne me convainc pas. De fait c’est la chasse à ce geste vulgaire et grossier par la firme médiatico-politique qui commence à le rendre politique car anti-pouvoirs. 

                    quant à légitimer le CRIF , je crois plutôt que ça le ridiculise vis a vis de l’antisémitisme,

                    1) parce que le Crif n’a rien dit contre le salut nazi des Femen et celui de Bedos-fils par exemple, ce qui signifie qu’il est devenu un signe autorisé.

                    2) parce que l’antisémitisme n’est ni un racisme ( les sémites sont noirs, blancs, arabes, salves) ni même anti-religieux puisque c’est le judaisme qui est une religion.

                    3) parce que même si l’on admet que la quenelle est un geste antisioniste, je ne vois pas où est le mal de critiquer un intégrisme religieux comme par exemple l’islamisme fanatique, ou le catholiscisme intégriste.

                    Il n’en reste pas moins que la quenelle est un geste vulgaire.



                  • wesson wesson 22 janvier 2014 13:03

                    bonjour foufouille et merci pour le lien.

                    J’aurai dû préciser aussi que la vidéo est aussi présente sur le site des asso de l’école, mais non accessible au public.


                  • alinea Alinea 22 janvier 2014 13:09

                    Un geste vulgaire, oui, mais ce que veut dire Wesson, enfin c’est comme cela que je l’ai compris : trop facile pour faire office de combat, trop pauvre pour faire office de ralliement !


                  • bernard29 bernard29 22 janvier 2014 13:12

                    je viens de voir sur le lien de Foufouille ; que Mélenchon est considéré comme le créateur d’un geste, comment dire vulgaire ??!  ;

                    « Démarche lente mais assurée, le créateur du « fisc-fucking ....... » ».

                    Intéressante nouvelle.


                  • bernard29 bernard29 22 janvier 2014 13:25

                    Alinéa , ... 

                    trop pauvre pour être un signe de ralliement ? ; sans doute puisque chacun y met ce qu’il veut et parfois il y a des récupérations indécentes (profanatoires etc etc). Mais le problème c’est que justement il n’y a personne a rallier puisque c’est un geste contre. Ce n’est pas un geste pour quelque chose. pour quelqu’un, pour une idée, pour une idéologie. 

                    un signe de combat ? ça se discute, parce que justement les pouvoirs ont peur de la dissémination de ce geste. C’est pour cela qu’eux le combattent. C’est donc que ce geste a une valeur.

                    et une remarque , sur les gestes qui font partie de la boîte à outils des mouvements politiques ( il y en a qui lèvent le poing, d’autres y ajoutent une rose, certains font un mouvement alternatif (le changement c’est maintenant) d’autres ont levé des fourches, croqué une pomme. enfin passons.

                    Je suis pour la libre circulation des mouvements , sinon autant garder les mains dans les poches.


                  • alinea Alinea 22 janvier 2014 13:27

                    Moi aussi Bernard, je suis pour la libre circulation des mouvements ; je disais juste, comme je crois avoir compris Wesson, que ce n’est pas en soi, une lutte, donc une volonté de construction !


                  • bernard29 bernard29 22 janvier 2014 13:37

                    Alinéa , ... 

                    j’ai trouvé cela dans un commentaire du CHAT sous l’article de Cabanel

                    un signe de ralliement et un signe de confraternité ; celui des métalleux ??

                    http://cache.20minutes.fr/photos/2012/06/18/clisson-15062012-hellfest-bb1d-diaporama.JPG 


                  • bernard29 bernard29 22 janvier 2014 13:38

                    erreur sur le lien. excusez moi.



                  • alinea Alinea 22 janvier 2014 13:47

                    Quoi ? Des limaces ? smiley


                  • wesson wesson 22 janvier 2014 15:06

                    "Un geste vulgaire, oui, mais ce que veut dire Wesson, enfin c’est comme cela que je l’ai compris : trop facile pour faire office de combat, trop pauvre pour faire office de ralliement !« 

                    En fait, je répugne à réagir sur la quenelle car fondamentalement, je trouve le geste insignifiant. Je suis d’ailleurs en accord avec tout ceux qui disent que ce n’est qu’une forme de bras d’honneur. Mais je continue le raisonnement en indiquant qu’un bras d’honneur ne porte en aucun cas un message politique, sauf à considérer que »je te la mets bien profond« est autre chose qu’un vulgarité provocatrice.

                    Ce que je regrette, c’est que ce geste permet de s’affranchir de toute réflexion (on pourrait parfaitement apprendre à une armée de singes à faire des »quenelles"), et ne sert finalement qu’à un nihilisme politique (votez biquette) qui ne conduit qu’à une anarchie libertarienne (le far west), ou pour le dire plus simplement à l’expression de la loi du plus fort.

                    Et puis quand même, il faut écouter Dieudo lorsqu’il ne rigole pas dans ses passages à la télé Iranienne, soit il fait le tapin comme tout le monde à la télé et n’en pense pas un mot, soit il a sérieusement un grain ...

                    Ces quenelles font objectivement le jeu des néo-coloniaux. Les amateurs de ce geste ne sont certes pas des antisémites dans leur très grande majorité, mais c’est quand même de sacrés buses !


                  • Joel Spiggott Joel Spiggott 22 janvier 2014 15:06
                    « parce sur son blog [de mélenchon], à ce moment là, nous fûmes une quinzaine à être interdits ! »

                    Bienvenue au club, Alinea et Wesson ! J’y suis également banni depuis leur gestion de l’affaire René Balme. J’ai dû envoyer cinq ou six messages depuis ce « couac » et tous ont été passés à la trappe. A l’époque, je tentais de me persuader qu’il ne fallait mettre en cause que le comportement psycho-rigide des modérateurs de ce blog. Mais les dernières déclarations de Mélenchon sur sa conception stalinienne de la liberté d’expression (soutien à Valls pour interdire les spectacles de Dieudonné) m’ont fait comprendre que le problème ne venait pas uniquement de ses collaborateurs. Au vu des réactions négatives qui ne cessent de croître, il ne faudra pas s’étonner de la Bérézina qui les attend aux prochaines élections.

                  • wesson wesson 22 janvier 2014 15:15

                    ce que je voulais dire en fait c’est que rien ne remplace le militantisme même si c’est ingrat. Et que ceux qui croient le remplacer en faisant des quenelles se rassurent à bon compte. Voilà pourquoi j’étais venu sur le sujet.


                  • leypanou 22 janvier 2014 15:48

                    @Wesson,

                    Si vous lisez les remarques de M Billard concernant l’affaire Balme, ils ne sont pas prêts de s’excuser auprès de R Balme, bien au contraire.

                    Le PG stagne mais « ils » ne comprennent pas d’où cela vient, indépendamment du tir groupé des médias mainstream contre le PG et Mélenchon.


                  • bernard29 bernard29 22 janvier 2014 16:08

                    Wesson, mais ce sont les pouvoirs qui ont peur de la quenelle ce sont eux qui fantasment sur ce geste. Je crois d’ailleurs que les oligarques des partis le voient aussi d’un mauvais œil parce qu’en fait ils leur apparaît comme une sorte de contestation qui dévalorise leur propre résistance. Mais l’emballement sur ce geste ne participe d’aucun militantisme. C’est un pied de nez aux pouvoirs, et les gens qui le désirent s’offrent ce plaisir. 

                    et puis voir des « singes » reprendre la quenelle , c’est pas plus grave que voir des singes défiler le poing levé. ( c’est même moins violent, enfin potentiellement).


                  • alinea Alinea 22 janvier 2014 16:14

                    Avez-vous suivi ce qui s’est passé à Perpignan, où le candidat FN est Alliot ?
                    En trois mots :
                    - liste PG indépendante ( d’une liste PS/PC)
                    - une tête de liste qui, un jour dit trouver intéressante une proposition du candidat UMP
                    - élimination de la liste PG ; anéantissement d’un boulot de plusieurs mois, années, de tout un groupe de gens, qui explique, que cet intérêt de la part de la tête de liste, n’est en rien une trahison ni un ralliement (! !), juste une écoute des autres !
                    Bref, boulevard pour Alliot vue l’état lamentable du PS/PC !!!!!!!!!!!!


                  • Henri Diacono 23 janvier 2014 06:12

                    A Robert29, je suis heureux de vous retrouver ainsi.


                  • Patrick Samba Patrick Samba 23 janvier 2014 09:46

                    Bonjour,

                    je ne connais pas cette affaire de Perpignan, Alinea. Peut-être l’approfondirais-je plus tard. Mais dans l’immédiat je me contenterai de vos « trois mots », pour vous en dire quelque chose. Pour dire quelque chose, non pas de votre « ambiguité » (on vous dit donc ambigue ?), mais de votre apparente confusion que je juge (à tort ? Mais n’avez-vous pas d’influence ?) dangereuse. Confusion dans certains domaines, et notamment dans l’affaire Dieudonné qui, lui, agit manifestement - explicitement - en faveur de l’extrême-droite.

                    Donc la tête de liste PG « trouve intéressante une proposition du candidat UMP ». "En rien une trahison ni un ralliement (! !), juste une écoute des autres !« jugez-vous, comme nous pourrions être nombreux à le faire également si cette proposition était tout à fait estimable. Ce qui reste tout de même à déterminer.

                    Cette tête de liste »le dit« (publiquement donc) qu’elle la trouve intéressante. Et la liste PG se retrouve éliminée.
                    En quoi ce résultat (l’ »élimination de la liste PG« et l’ »anéantissement d’un boulot de plusieurs mois, années, de tout un groupe de gens« ) expliquerait-il  »que cet intérêt de la part de la tête de liste [est] juste une écoute des autres « , comme vous l’écrivez ?
                    Cette dernière phrase, qui semble ne pas avoir le moindre sens, témoigne, si je ne m’abuse, d’une véritable confusion.
                    N’est-ce pas dire (publiquement) son intérêt qui est vécu par le groupe comme étant une trahison ? Avait-il le droit, dans ce groupe, en tant que tête de liste, de le dire publiquement dans le contexte de cette campagne électorale ? Probablement que non, que ça vous plaise ou pas.

                    En tout cas le résultat probant de cette histoire c’est que cette tête de liste, avec son dire, a ouvert un boulevard à l’extrême-droite.
                    Et donc, vous, vous pensez probablement que c’est la bêtise de ses co-listiers qui en est responsable, incapables qu’ils sont de respecter la liberté d’expression de leur leader ? Et de son intelligence à pouvoir »juste écouter les autres" ?

                    Une ouverture de boulevard à l’extrême-droite, qu’organise explicitement, et non pas par erreur en ce qui le concerne, Dieudonné, et que certains soutiennent au nom de la liberté d’expression.
                    A laquelle aurait dû avoir tout autant droit la tête de liste PG de Perpignan...


                  • alinea Alinea 23 janvier 2014 10:35

                    Patrick :
                    ceci mérite un petit approfondissement ; je n’ai malheureusement pas le temps de vous répondre tout de suite, mais cet après-midi je le ferai ; j’espère que vous reviendrez.(Quant à mon " ambiguïté, il n’y a que vous pour me le reprocher ! smiley , donc, ça me donne envie d’éclaircir mon point de vue qui, je vous l’assure est très cohérent !)


                  • alinea Alinea 23 janvier 2014 13:30

                    La longue réponse que j’avais faite n’a pas pu être enregistrée ! bug , signe de l’impossible compréhension ?
                    Nous y reviendrons ; cherchant à relire les communiqués concernant l’affaire dont nous parlons, la page a été supprimée !
                    Alors je dis : la censure a de mauvais relents, et celle-ci n’est pas faite pour me réconcilier avec le système ! Je ne suis pas allée voir, mais je suppose que la publication de Martine Billard, n’a pas été censurée : ainsi s’il vous convient qu’une seule version soit offerte, à moi, cela ne convient pas ; s’il n’est possible dorénavant que de comprendre et d’accepter le binaire, ce sera, bien évidemment, sans moi !


                  • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 27 janvier 2014 04:01

                    Je ne comprends rien à ce qui se passe sur Agora en ce moment. Est-ce une cabale contre Mélenchon, contre le Parti de Gauche, contre n’importe quelle véritable gauche ? Quand je lis vos textes, j’ai l’impression d’assister à une séance de psychanalyse avec l’auteur du texte ou du commentaire sur le divan et les lecteurs invités à se retrouver coincés comme dans des sardines dans un mannequin qui ferait office d’oreille à la science infuse.
                    Vous militez, vous avez milité pour quoi, dans quel but, pour le plaisir, l’intérêt que vous pourriez y trouver ? Mais à quoi cela ça sert, vos minuscules états d’âmes ? Vraiment je me perds en hypothèses, toutes aussi invraisemblables.
                    Cela fait plus de quarante ans que je milite, mais pas pour une personne, que ce soit Mélenchon, moi ou tartempion...Moi, je me bats pour des idées, pour des convictions, pour un avenir qui, je suppose, serait meilleur. Je me donne du mal pour changer la vie, changer le monde, changer l’avenir et, si je le fais avec d’autres, c’est pour être plus efficace, pas pour y trouver du plaisir ou des humains exceptionnels susceptibles de devenir des hommes-providences.
                    Pourquoi voulez-vous qu’un parti politique, toujours en proie des critiques, toujours en danger car ses adversaires n’ont qu’un objectif, lui faire rendre l’âme, oui pourquoi voulez-vous que ce parti laisse apparaître sur un blog public ou même privé (les adversaires de l’intérieur sont aussi à l’affût) des avis qui pourraient lui porter préjudice, attirer la méfiance et le doute ? Vous savez bien qu’une réponse, même la plus évidente, laissera toujours un peu d’ombre parce qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Si je veux défendre mes idées pour empêcher le malheur s’abattre sur l’humanité, à quoi servirait d’affaiblir mon parti ? Si j’ai quelque reproche à exprimer, je le ferai par mail ou téléphone au parti ou au dirigeant concerné. Seule la certitude de la trahison complète pourrait m’amener à la crier à la face du monde, car là il y aurait danger pour nos convictions et il faudrait prévenir nos camarades. C’est ce que devraient faire les adhérents du PS qui pensaient s’être inscrits dans un parti de la gauche, Là, il y a tromperie du peuple et atteinte à la démocratie pour finir en dictature mondiale.
                    Le militantisme, c’est d’abord un engagement, si possible intelligent, c’est aussi un dévouement. Le parti politique n’est qu’un instrument. Le militant s’efface et c’est ce qui lui donne sa force.


                  • alinea Alinea 27 janvier 2014 11:02

                    Danièle,
                    Ma réponse est dans mon texte ! c’est tout simplement que je pense que « nous ne pouvons pas changer le monde » comme ça !
                    Quant à mon engagement depuis plus de quarante ans aussi, croyez bien qu’il est total !
                    Vous avez lu ce texte avec des a priori, mais vous ne l’avez pas lu !
                    La psychanalyse ? Non, ce n’est pas ça ; ce ne sont pas des états d’âme, bien que j’aie une âme, mais minuscules, je m’efforce de l’exprimer !
                    Merci de votre passage


                  • bernard29 bernard29 22 janvier 2014 11:57

                    j’ai lu avec beaucoup d’intérêt le récit de ton expérience au sein du parti de Gauche, parce que moi aussi, j’ai été aussi au tout début de la création du comité Brestois de ce parti. Je n’ai tenu que 8 mois. Moi aussi je ne m’étais pas arrêté au passé politicien de Mélenchon, parce que je pensais qu’une nouvelle aventure politique pouvait naître à gauche, et que cette aventure se devait d’être démocratique. J’ai compris à la première réunion, à qui j’avais affaire ; des apparatchiks qui se recyclaient. ( la gauche autrement, Rouge et Vert, intégristes du PC ou du PS), je les connaissais de longue date puisque je n’avais cessé de me battre contre eux politiquement sur le terrain écolo. J’ai quand même assisté à une dizaine de réunions, parce qu’il ne faut pas désespérer et au moins tenter le coup de propositions de démocratie interne. D’ailleurs il y avaient quelques nouvelles têtes d’anonymes mais tout ça s’est effiloché dans le temps. Car, bien sûr tout était bloqué. j’ai arrêté dès que l’on a interdit aux membres du groupe d’installer un Forum interne entre les membres pour échanger, et que l’on devait se satisfaire du blog légal du comité départemental qui filtrait et les censurait les messages et qui n’était utilisé que pour passer les directives nationales. Passons sur les méthodes de désignation des délégués pour telle ou telle réunion et autres techniques de tenue de réunions, ou d’interventions publiques qui n’étaient que des resucées du discours au niveau national.. Bon ça suffisait.

                    Bien avant j’ai été deux ans chez les Verts. Même topo. Mais lors de cette période, il y avait une grande crise au sein des verts . Sous Voynet (ça devait être en 2003-2004-2005). A cette époque le nombre d’adhérents était descendu à un très bas niveau. A tel point que le bureau national avait commandé une étude auprès des adhérents pour sonder les reins et les cœurs. Et sais-tu quelle était la conclusion de cette étude. Une très grand majorité des adhérents et même des dirigeants et autres élus, faisaient part d’un grand sentiment de frustration généralisée. De fait personne n’était satisfait de leur état d’adhérent, sauf ceux qui en profitait bien sûr. tout le monde était frustré. J’ai quitté après une réunion du comité Brestois, lors de laquelle les magouilles internes sur l’ordre du jour et la manipulation décisionnelle ont atteint de mon point de vue, un niveau de l’insupportable. 

                     


                    • cevennevive cevennevive 22 janvier 2014 12:14

                      Bonjour Alinea


                      J’aime bien votre texte et vos réactions, d’autant plus que j’en partage l’essentiel...

                      Quoi ?

                      Vous aussi êtes partie en courant de Greenpeace ?

                      Vous aussi vous vous êtes fait naïvement avoir par des malotrus qui vous ont laissé faire tout le boulot et n’ont même pas mangé pour n’avoir pas à faire la vaisselle ?

                      Vous aussi avez tenté de dire vos façons de penser sur le site de Mélenchon, et vous êtes fait rayer des listes ?

                      Vous aussi, etc...

                      Bon, moi j’avais déjà un aperçu de tout cela bien avant que le PG existe. Etudiante, enseignante dans un lycée de province profonde, j’avais tenté de faire quelque chose pour que tout change. Je me suis fait mal voir et j’ai même dû quitter cette profession d’enseignante pour laquelle j’avais fait des études.

                      Mais l’expérience a été concluante sur tous les tableaux : j’ai fait une autre carrière, bien plus en rapport avec mes aspirations, et j’ai compris, très tôt que l’on risquait de payer pour les autres, ceux qui étaient là pour d’autres raisons que les siennes...

                      D’ailleurs, par la suite, engagée dans plusieurs associations, j’ai pu mesurer à quel point certaines d’entre elles étaient un ramassis de personnages inconsistants ou imbus de leur importance et j’ai fui.

                      Bisous Alinea.

                      • alinea Alinea 22 janvier 2014 13:20

                        Bonjour cevennevive,
                        J’ai compris il y a bien longtemps, que dans un groupe, insensiblement mais assez rapidement, tous les rôles qui doivent être tenus pour que le groupe fonctionne, se distribuent ! Pourtant, je ne suis pas du genre à la ramener, ni à vouloir quel pouvoir que ce soit, mais vient l’heure où le vide supplante le plein, et où « ça casse » !!
                        Il faut dire que j’ai du mal à faire ma place dans un groupe, parce que je ne cherche aucun pouvoir mais je ne supporte pas que quelqu’un se l’approprie !!
                        J’ai eu jadis, en revanche, de belles expériences associatives ; mais le fait est qu’elles sont forcément éphémères ; on voit bien ce qu’il en est du PC ou du PS, des vieux machins qui tournent comme toujours, impossibles à faire bouger !!
                        Après, c’est une question de caractère ; je suis du genre à faire tout pour qu’il y ait un peu d’harmonie, et cela tient jusqu’à ce que je surprenne un regard, comment, un regard de « classe » ? Sans être forcément dédaigneux, enfin dans le genre quand même !!


                      • Dominique TONIN Dominique TONIN 22 janvier 2014 12:24

                        ALINEA,

                        Je ne vais pas vs faire l’affront de vous donner le parcours politique de MELENCHON, ni même vs dire que ses anciens « amis » du PS le surnomment MECHANCON !
                        Vs faites malheureusement partie, avec A.WALTER de ces lucioles attirées par la lumière", puisque qu’il se définit ainsi !
                        Admettez qu’aucun politicard actuel n’est digne de représenter le peuple aujourd’hui. Seul le peuple peut avoir cette fonction, ce privilège. Vous aurez déjà fait un grand pas.
                        Accessoirement visitez ceci : www.democratie-demos.eu
                        Vous verrez qu’il n’y a rien de tout ce qui vous rebute dans la longue liste qui compose votre article, qui m’émeut, tant votre déception est forte et douloureuse.
                        Démocratiquement.

                        • DanielD2 DanielD2 22 janvier 2014 12:24

                          On dirait le journal intime d’une ado qui n’aime pas les copains de son nouveau mec ...


                          • alinea Alinea 22 janvier 2014 13:11

                            J’assume très bien l’ado ; c’est exactement ça ; et depuis quarante ans que je garde intacts mes idéaux d’ado, je les ai nourris, avec des centaines de lectures de gens qui ont dû rester ados eux aussi !
                            Il y a ceux qui restent dans l’enfance, moi c’est l’adolescence qui fut ma naissance !!


                          • DanielD2 DanielD2 22 janvier 2014 18:58

                            Les ados ne font pas de politique.

                            Si vous voulez faire des rencontres sympas, inscrivez vous à un club de n’importe quoi. Personnellement, mon club de supporters arrive à faire un BBQ avec quelques euros, de la bonne volonté, beaucoup de bières et une super ambiance quand il veut. On est plus fort dans « L’humain d’abord » que les gauchistes on dirait.


                          • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 27 janvier 2014 04:09

                            @ Alinéa
                            Moi aussi, je milite depuis plus de quarante ans, mais je ne suis pas une ado avec tout ce que cela entend comme incertitudes, indécision, moi j’ai 10 ans, l’âge où on se révolte avec des « C’est pas juste » et je le dis toujours avec autant d’assurance. Non, ce n’est pas juste et je vais tout faire pour que cela devienne juste.


                          • non667 22 janvier 2014 12:24

                            à alinéa
                            les politiques bâtissent leurs succès sur la naïveté/ignorance des électeurs .pour les juger et accorder nos votes il faut se baser sur leurs fidélités a leurs idées ,aux faits ,et accorder plus d’importances à leurs lapsus révélateurs qu’a leurs discours !

                            méchanlon avant d’être de gauche est avant tout = anti- fn (hénin ) = anti- france/français (discourt de marseille ) : point barre . rien de cohérent en dehors de ça !

                            =don quichotte du fascisme , sancho panza du N.O.M.=comique troupier 

                            méchanlon va brasser du vent pendant 5 ans pour mieux rabattre ps en 2017 !

                            pour le M.E.S. pétition ou pas IL N’Y A PAS EU DE REFERENDUM le ps était d’accord avec sarko sur Lisbonne ,la Libye ,.... le N.O.M. .....etc....

                             pas besoin de dire non plus que chez les méchalon on est francs maçons depuis 3 générations . cette confrérie ou l’on entre par piston et qui sert avant tout a se pistonner ,s’entr’aider (passer avant les autres ) dans tous les domaine : politique ,administration ,justice au niveau national mais aussi international ! il n’est pas question pour lui de trahir ses frères à qui il doit tant ,tout , mais accomplir au contraire la mission qu’ils lui ont confié : saboter la nation au profit du mondialisme !

                            si gouverner c’est prévoir méchanlon est particulièrement aveugle/traitre qui n’a rien vu (étant aux loges ) du virage au mondialo-capitalisme du ps en 1983 !

                            -qui croie pouvoir socialiser l’europe de l’intérieur alors qu’il n’a pu le faire du ps et à du le quitter !

                            - qui même quand il voie les couilles a du mal à dire que c’est un mâle , dit qu’il a des doutes et se désiste sans condition préventivement pour le ps !

                            au peuple : il vaut mieux avoir ses ennemis en face que des traitres dans son dos !

                            mélanchon n’aime pas les français

                            Jean-Luc Mélenchon, interrogé par Hit-Radio sur son enfance à Tanger, où il est né, déclare : « Je ne peux pas survivre quand il y a que des blonds aux yeux bleus… c’est au-delà de mes forces ». Incroyable intolérance, incroyable dégoût. Puis il narre son arrivée en Normandie, où il fut « horrifié » par une population d’alcooliques et d’arriérés : « La France des campagnes était extraordinairement arriérée par rapport au Maroc des villes ».

                             c’est pas du racisme ? et il prétend donner des leçons au fn !............


                            • alinea Alinea 22 janvier 2014 13:25

                              non : je ne peux vous suivre sur ce chemin !
                              Mélenchon est tout sauf anti France ; je pense que vous ne l’avez jamais entendu ; à moi il fait parfois l’effet d’être un peu trop patriote !
                              Quant à la crédulité des électeurs, oui, c’est justement ce qu’il voulait combattre, par l’explication et l’information.
                              La politique de Mélenchon ( entendre PG, bien) sûr, arriverait au pouvoir, malgré ses imprécisions et ce qui ne m’y plait pas, j’en serais fort aise.
                              Je suis de gauche que voulez-vous ! smiley


                            • non667 22 janvier 2014 14:04

                               à alinéa
                              Je suis de gauche que voulez-vous ! 

                              moi aussi !  mais orphelin de parti puisque pas en démocratie : national socialiste ! smiley smiley smiley

                              ps:on peut être communiste pro- russe 80 millions de mort
                              mais pas pro-nazi 6 millions (les autres ne comptent pas ! des sous hommes « non élu » sans doute ! )


                            • foufouille foufouille 22 janvier 2014 12:25

                              ça donne pas envie de voter pour ces gens la


                              • alinea Alinea 22 janvier 2014 13:46

                                C’est pareil partout, et souvent pire ailleurs foufouille !!!
                                Les partis qui n’ont pas ou pas eu le pouvoir ne sont soumis qu’aux humains qui le constituent ; partout les mêmes, sinon nous n’en serions pas là ; ce n’est pas que je suis meilleure qu’eux, mais je m’y essaie !!
                                Ceux qui ont le pouvoir ! maffia, corruption, ambition démesurée et tout.....
                                « incorruptible » est un mot qui a été banni de notre langue !


                              • Fergus Fergus 22 janvier 2014 14:06

                                Bonjour, Alinea.

                                Un grand bravo pour cet article, forcément douloureux à écrire car il met en lumière tous les petits arrangements, tous les petites mesquineries qui président trop souvent au fonctionnement des entités humaines.

                                C’est pour avoir tâté à cela que je me suis toujours refusé à intégrer un parti politique ou un syndicat. Les associations elles-mêmes sont décevantes, comme tu l’as souligné. Cela, je l’ai constaté dans les clubs sportifs et, pire, à Amnesty International où j’ai passé du temps à militer sur le terrain pendant que d’autres ne pensaient qu’à se faire mousser pour participer à des rassemblements de prestige. Lamentable, et même pathétique !

                                C’est la raison pour laquelle je me tiens désormais dans la position d’un observateur et non d’un militant, y compris pour les causes que je défends, car je ne tiens ni à être un opportuniste ni l’un de ces intégristes qui dévalorisent l’image des partis pour lesquels je vote plus sûrement que ceux qui les attaquent de l’extérieur.


                                • JMBerniolles 22 janvier 2014 14:30

                                  Merci pour ce témoignage touchant de sincérité et de jutesse.


                                  Lorsque le parti de gauche a été créé, la direction était déjà en place y compris dans les régions, ainsi que les grandes orientations de ce parti. Notamment un anti nucléaire primaire qui n’a jamais fait l’objet de débats, j’en sais quelque chose moi-même.
                                   Mélenchon est un personnage ambigu, il a parfois des élans de sincérité, mais globalement il est ambitieux. C’est un professionel de la politique et de l’opportunisme politique ce dont témoignent ses 30 années au PS. Etant barré au PS il a saisi l’opportunité, née de la scission virtuelle du PS à l’occasion du NON au TCE, pour monter sa propre structure. Avec son équipe et des responsables cooptés comme Martine Billard. Ce type de déviance démocratique (les militants abusés votent pour cela) de l’accaparement de la direction du parti par une clique, se retrouve au PC où l’on joue sur la discipline des camarades rompus au centralisme « démocratique ».

                                  Une chose qui le caratérise, comme d’autres responsables dits de gauche, son acolyte Pierre Laurent par exemple, est son incompétence complète sur les sujets fondamentaux pour un programme de gouvernment que sont l’économie et l’énergie, entre autres [je l’ai entendu proféré l’absurdité de prétendre que la France dépasserait l’Allemagne à l’aide de sa démographie. L’Egypte et la Tunisie aussi sans doute où c’est précisément cela qui amène aux révoltes des populations]

                                  Le programme « l’humain d’abord » est avant tout et malheureusement une façade qui n’a pas passé le cap de la crédibilité.

                                  La trouvaille sur « l’écosocialisme » présenté laborieusement au congrès par un jacques généreux pas convaincu lui-même est juste un slogan racoleur qui est tellement creux que les gens ont du mal à imaginer ce qu’il signifie.

                                  Mais les vraies valeurs de gauche ont tellement été trahies par les partis qui s’en réclament comme le PS, mais aussi le PC (surtout par la compromission de ses dirigeants) que l’idée d’une gauche rassemblée pour un programme de rupture d’avec le système n’est plus crédible. Ni imaginable.

                                  Comme le néo libéralisme ne laisse nulle place au réformisme, nous allons vers le naufrage de notre pays.
                                  Pour le redresser éventuellement, il faudra des responsables nouveaux, issus d’horizons différents, progressistes et décidés à en finir avec le néo libéralisme. Et qui ne se laisseront pas acheter par le confort d’un siège de député européen [de gros revenus sans aucune respionsabilité]

                                  Ce qui suppose déjà de sortir des institutions européennes non démocratiques qui ne sont que l’institutionnalisation du néo libéralisme ; Une mobilisation qui ne serait pas sans rapport avec la démarche du CNR.





                                  • Kookaburra Kookaburra 22 janvier 2014 15:41

                                    Bonjour Alinea. Intéressant votre parcours de combattante. Moi-même, j’était très impressionné par Mélanchon au début - sa vivacité, sa rhétorique, son humour - mais peu à peu je me distançais. Quand j’ai regardé les détails de son programme, il y avaient quelques projets qui ne convenaient pas du tout. Mais je m’intéresse peu à la politique. Trop peu, pensent mes amis qui me disent que mes opinions sont une curieuse salade d’idées de gauche et de droite. Je m’en fiche. Seules les idées m’intéressent, et le débat pour les clarifier, les préciser ou modifier.

                                     Je m’intéresserais plus à la politique si on vivait dans une démocratie, mais là, alors, il faudrait aller peut-être sur Mars ? On vote tous les 5 ou 6 ans et après nos chers élus font ce qu’ils veulent. On a beau protester, faire des manifs énormes, des pétitions à millions de signatures - en vain - nous n’avons aucune influence sur les décisions du gouvernement. Je m’engage un peu au niveau de la commune, mais même là la démocratie se limite à un vote tous les 6 ans. Nous vivons dans une oligarchie et non pas une prétendue démocratie.


                                    • alinea Alinea 22 janvier 2014 18:34

                                      Bonsoir Kookaburra,
                                      C’est vrai qu’il y a trois choses distinctes
                                      - la lutte
                                      -le militantisme
                                      la participation à la vie collective..
                                      Question de moment aussi ; personnellement, j’étais plutôt dans l’état d’esprit d’une lutte ; donc tous les pinaillages me rendaient dingue ! temps perdu,etc
                                      La participation à la vie collective, c’est le but.. nous en sommes assez loin encore, en politique !! Sinon, cela se fait dans les associations...


                                    • Henri Diacono 23 janvier 2014 06:38

                                      Le seul engagement souhaitable Kookaboura, Alinéa ainsi que quelques autres, n’est ni le vote, ni la manif. Il est de discuter avec la jeunesse - si vous avez un certain âge et du respect pour vos interlocuteurs - de vos expériences. Surtout de bien leur apprendre à aborder la VIE sans jamais oublier de leur dévoiler votre propre jeunesse, si proche et différente à la fois de la leur, et d’éclairer leur regard sur leur futur par votre comportement présent. Vous aurez alors semé quelques graines. Seulement quelques graines qui auront l’avantage d’en faire pousser d’autres.


                                    • leypanou 22 janvier 2014 15:43

                                      @auteur :

                                      Merci pour cet article plein de sincérité : ceux qui n’ont pas eu ce genre d’expériences peuvent tirer les conclusions qui s’imposent. Faut-il alors se contenter de « gueuler » dans son coin, se contenter de commenter ou d’écrire un article de temps en temps pour une audience forcément très limitée ? C’est à chacun de se déterminer.

                                      Ce qui certain c’est que dans les partis ou autres syndicats, on n’aime pas beaucoup les empêcheurs d’arrivistes d’arriver à leur fin. Ce qui est aussi certain c’est que seul dans son coin, on n’a quasiment aucun impact pour changer la réalité ne serait-ce que de peu ou faire progresser son point de vue.

                                      Personnellement, je pense que JL Mélenchon a fait trop d’« erreurs » pour que le PG ne puisse que stagner, et le fameux discours de Marseille en fait partie, en politique étrangère (pas sur Cuba mais sur la Syrie), etc, etc. Même sur l’UE, je pense qu’ils sont « à coté de la plaque », je pense que le point de vue de J Sapir par exemple mérite d’être débattu.

                                      Bonne continuation à la suite : ce qui peut être fait ne manque pas même si cela peut paraître dérisoire.


                                      • alinea Alinea 22 janvier 2014 18:30

                                        Des groupes de travail, de réflexion, sans désir d’échappée vers la belle politique ; puis des retours vers les militants ; le militantisme ne va pas à tout le monde ; mais ceux à qui « il » ne va pas et qui veulent bouger quand même ?
                                        Des ateliers, des collectifs, sur un thème donné ; en tout cas, je crois que ça me conviendrait mieux. En ville ça ne doit pas être trop difficile à mettre en place !


                                      • riemann66 riemann66 22 janvier 2014 16:48

                                        Merci pour cet article,
                                        Nous sommes apparemment nombreux dans votre cas.
                                        Quand j’allais lire JL Mélenchon sur son blog, j’appréciais souvent ses analyses de fond. Il écrivait bien ce que je percevais de façon trop floue. Je n’ai pas son expérience, ses informations, sa faconde. J’aimais moins l’entendre sur les medias, j’étais triste de le voir perdre patience devant les banderilles de ses inquisiteurs amusés. Je l’aimais moins aussi dans ses longs passages de « basse politique », mais j’imaginais que c’était un « passage obligé », la politique est (peut-être) un métier. Je n’aimais pas du tout que tout passe par lui, j’aurais aimé connaître son staff, on ne travaille pas seul, ce n’est pas sain. Aujourd’hui, je ne crois pas encore m’être fait enfumé par un « horrible » Mélenchon et (j’en connais qui vont se moquer de moi, tant pis, j’assume) je crois encore que c’est un type bien, derrière tous ses défauts.

                                        Le problème est qu’aujourd’hui je ne vois plus le « type bien » derrière les défauts. Je n’aime pas faire des chèques en blanc et dans l’état actuel des choses c’est mon prochain vote qui sera blanc !


                                        • riemann66 riemann66 22 janvier 2014 16:50

                                          m’être fait enfumé-> m’être fait enfumer


                                        • alinea Alinea 22 janvier 2014 18:12

                                          Moi non plus je ne pense pas m’être fait avoir !pas du tout ! je pense juste que le système est ainsi fait qu’on y retombe, je pense même que le fond n’est pas d’en sortir mais de l’améliorer, ce que je crois de moins en moins.
                                          J’aime lire aussi son blog bien que j’y sois moins assidue, néanmoins, il passe un peu de temps, comment dire, à se montrer comme une victime, un bouc émissaire, ce qui rapporte les choses à lui ; quand même ! C’est devenu « un homme politique » !qui n’échappe pas au rôle, et ça me gêne...
                                          D’ici 2017 !! on a le temps de voir, et de faire un petit travail de fourmi à côté !


                                        • Enzo 22 janvier 2014 16:57

                                          Bonjour Alinéa,

                                          Superbe plume, superbe article. Et la mise en perspective d’une réalité militante fort éloignée de ce qu’en attendent les nouveaux arrivants...

                                          Je n’ai pas franchi le pas comme vous, échaudé de quelques expériences du côté d’ATTAC voici une quinzaine d’années... Toujours les mêmes questions administratives, toujours les mêmes anciens qui se connaissent et qui accaparent la réunion, toujours le même mépris pour des personnes qui attendent une discussion de fond.

                                          Le militantisme n’est pas une discussion, mais une célébration. C’est la leçon que j’en tire, renforcée par votre texte.


                                          • L'enfoiré L’enfoiré 22 janvier 2014 17:15

                                            « Le militantisme n’est pas une discussion, mais une célébration.  »


                                            Tout à fait. Une congratulation pour ceux qui sont derrière l’estrade.

                                          • alinea Alinea 22 janvier 2014 18:25

                                            C’est incroyable ! ça me fait penser à une essoreuse, .. dès qu’on est plus de quatre..., qui fait tourner ses occupants, avec une force centrifuge que rien ne peut ralentir ;
                                            pourtant je sais bien que c’est la situation qui fait le larron ; pourra-t-on , un jour, dépasser cette « loi » ? et faire preuve d’efficacité quand même ?


                                          • Corinne Colas Corinne Colas 22 janvier 2014 22:16

                                            « dès qu’on est plus de trois » disait plutôt Brassens ! smiley


                                            Excellent article sur une tranche de vie où beaucoup se reconnaîtront...Et pardon à Nougaro, il n’y a pas qu’à Toulouse qu’on apprécie la castagne. Certains ont les oreilles qui sifflent ce soir...

                                            « ..La claque, le soir des résultats ; la claque, ce petit discours, sur une petite tribune, de ce petit bonhomme qui disait : voter Hollande comme si c’était moi. »

                                            Les plus courageux sont tristes lorsqu’ils découvrent la manipulation. C’est une réaction saine. Ensuite, ils vont de l’avant enfin débarrassés de leurs illusions. D’autres bien que pareillement honnêtes et intelligents, plutôt que d’admettre la dissonance cognitive, réussissent à se tromper eux-mêmes afin de supprimer le malaise qu’elle engendre. Pour résumer, ils voient parfaitement les contradictions du candidat politique adverse...jamais celles de leur propre poulain, ce dernier a toutes les qualités même quand il trébuche, la neutralité est impossible. Normal puisque dès l’école, on apprend qu’il est interdit de se tromper.

                                            Mais ne renions pas le fonctionnement associatif, lui seul permet l’émancipation ! 

                                          • alinea Alinea 22 janvier 2014 22:26

                                            Merci de ta visite Corinne ; c’est mon bouillonnement intérieur qui avait , et a encore, besoin d’agir ; tous les lieux peuvent être propices à ça, bien sûr.
                                            Mais je crois que nous sommes véritablement à un tournant, un changement fondamental de système, et que nos vieilles recettes ne fonctionnent plus ou, à tout le moins, ne sont pas efficaces.
                                            C’est dommage, c’est tout ce que je peux dire ; l’homme a accéléré les rythmes ; plus rien ne semble pouvoir accrocher au réel ; j’ai le sentiment que nous sommes sur une toupie qui n’est plus actionnée, on se cassera la gueule ; on ne nous a jamais appris à quoi ressemblaient les fins d’Empire, les fins de civilisations...


                                          • alinea Alinea 22 janvier 2014 22:30

                                            « Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on

                                            Est plus de quatre on est une bande de cons.

                                            Bande à part sacrebleu c’est ma règle et j’y tiens

                                            Dans les noms des partants on verra pas le mien »

                                             smiley


                                          • Corinne Colas Corinne Colas 22 janvier 2014 23:38

                                            Ah tiens trop souvent entendu ! Je n’ai jamais vérifié parce que »dès qu’on est plus de trois comme disait Brassens" me colle à la peau chez moi. 

                                            Histoire de m’inciter régulièrement à moins m’impliquer ! smiley

                                            (ils ont peur pour nous les petits choux... à moins que cela ne perturbe leur confort... euh pardon... leur sérénité) smiley


                                            Bonne soirée !


                                          • L'enfoiré L’enfoiré 22 janvier 2014 17:12

                                            Bonsoir,


                                             Brillante confession. J’ai pointé quelques phrases intéressantes qu ej evais commenter.

                                            « ...je me mis en quatre, nous serions quarante à souper ensemble ; j’achetai la viande, barbec prévu, le pain, le vin, les salades, le fromage, après avoir fait passer un mot pour savoir si cela convenait à tout le monde ; on me rembourserait sur place. »

                                            Les gens sont là pour manger à bon compte. Et comme les bons comptes font de bons amis... smiley

                                            « On vient me tenir la main pour voter ? On regarde dans mon bulletin ? - parce que le vote à main levée, ce n’est pas démocratique. »

                                            Evidemment, c’est plus facile de copier que de réfléchir à ce qu’on fait.

                                            « Tout le monde s’en foutait ! Personne n’est venu m’aider ; »

                                            Vous commencez à comprendre. Alors continuons.

                                            « J’ai reçu des coups de téléphone de tout ce qui existait aux commandes du parti, m’enjoignant de poser des actes. »

                                            Evidemment. Déléguer, responsabiliser sont les mamelles de la politique.

                                            « Je n’ai pas trouvé la fraternité, la chaleur des hommes unis dans la même lutte, j’ai été privée d’humains, de chaleur humaine, de rire et de causeries sans fin ; je m’étais imaginé des liens qui ne se sont pas noués, j’ai eu peu de choses à écouter et à apprendre au final, et rien à dire ni à donner. »

                                            Bienvenue dans le club. 
                                            Personnellement, je me sentirais à l’étroit dans n’importe quel parti.
                                            Quant au vote qui est obligatoire chez nous, il n’y a qu’une chose que je regrette, c’est de ne pouvoir faire du panachage sur plusieurs listes. Les gens intéressants existent derrière n’importe quel drapeau. Il suffit de bien compter les points.
                                             smiley

                                            • L'enfoiré L’enfoiré 22 janvier 2014 17:13

                                              J’ajoute, je n’ai pas l’esprit grégaire. 


                                            • alinea Alinea 22 janvier 2014 18:18

                                              L’Enfoiré,
                                              Il y a, j’en suis sûre aussi, une bonne part dû au caractère ; il faut déjà avoir bien accepté les us et coutumes de la société, pour s’intégrer dans quel groupe que ce soit ! Les francs-tireurs ne peuvent pas avoir la parole ! Je ne sais pas ce que sont devenus les autres qui, comme moi, tombaient de la lune ; mais je crois savoir que celui qui avait attiré mon vote, est parti !!

                                              Mais enfin cela ne présage guère d’évolution ; la bonne volonté ne suffit pas, il faut sortir du moule !


                                            • Aristoto Aristoto 22 janvier 2014 17:33

                                              c quoi encore ce torchon idéaliste !! LE front de gauche n’est pas là pour panser les petites peines et chagrin d’amour des gauchistes trompé, déçu, brisé  !!

                                              Le FDG est la pour organiser et planifier les structures productivistes, technologique et scientifique de façon rationnelle et logique, naturel quoi ( on oublie l’astrologie boursière) de l’homme pour un objectif commun à tout l’humanité, atteindre des exoplanète !! C méluche lui même qui en parle !!!

                                              5000 ans de pensée religieuse et mystique, d’une croyance en une force suprême d’amour et de paix, guidant les hommes vers le meilleur des mondes ça ne s’efface pas si facilement !!!

                                              Alos au boulot camarade commencer a aguiser vos baillonette et armer vos canon !


                                              • alinea Alinea 22 janvier 2014 18:22

                                                baïonnettes et canons, je saurai faire !
                                                Mais j’espère pas....


                                              • alinea Alinea 23 janvier 2014 19:03

                                                oui, absolument n’importe quoi ! on n’est pas sorti de nos peines !!


                                              • kettner 22 janvier 2014 18:06

                                                " Je n’ai pas trouvé la fraternité, la chaleur des hommes unis dans la même lutte, j’ai été privée d’humains, de chaleur humaine, de rire et de causeries sans fin "

                                                Il reste de la place et des kleenex chez Gaccio , dans l’immédiat il n’a que des marionnettes à proposer mais vu le profil ça devrait coller .


                                                • alinea Alinea 22 janvier 2014 18:20

                                                  C’est qui Gaccio ?
                                                  Pas besoin de kleenex, merci, cela ne m’a pas fait pleurer !!! smiley


                                                • Morpheus Morpheus 22 janvier 2014 18:35

                                                  Salut Alinéa,

                                                  J’ai honte, car j’ai lu ton billet en pensant que c’était Ariane Walter qui faisait cette confession...

                                                  (là, vous avez le droit chanter ♪ ♪ Petit poney, petit poney ♪ ♪ Petit poney, petit poney ♪ ♪ smiley )

                                                  En tout cas, ton témoignage montre bien ce que sont les partis politiques, ou plutôt, nous devrions employer le vrai terme : FACTIONS politiques.

                                                  Je ne saurais trop conseiller à tout qui veut s’engager en politique la lecture préalable de la Note sur la suppression générale des partis politiques de Simone A. Weil dont voici quelque passages :

                                                  « L’idée de parti n’entrait pas dans la conception politique française de 1789, sinon comme mal à éviter. Mais il y eut le club des Jacobins. C’était d’abord seulement un lieu de libre discussion. (...)

                                                  « Les luttes des factions sous la Terreur furent gouvernées par la pensée si bien formulée par Tomski : ’’Un parti au pouvoir et tous les autres en prison.’’ Ainsi sur le continent d’Europe le totalitarisme est le péché originel des partis. (...)

                                                  « Notre idéal républicain procède entièrement de la notion de volonté générale due à Rousseau, mais le sens de la notion a été perdu presque tout de suite, parce qu’elle est complexe et demande un degré d’attention élevé. Quelques chapitres mis à part, peu de livres sont beaux, forts, lucides et clairs comme Le Contrat Social. On dit que peu de livres ont eu autant d’influence. Mais en fait tout s’est passé et se passe encore comme s’il n’avait jamais été lu. (...)

                                                  « Le véritable esprit de 1789 consiste à penser, non pas qu’une chose est juste parce que le peuple la veut, mais qu’à certaines conditions le vouloir du peuple a plus de chances qu’aucun autre vouloir d’être conforme à la justice. (...)

                                                  « Il est tout à fait évident que le raisonnement de Rousseau tombe dès qu’il y a passion collective. Rousseau le savait bien. La passion collective est une impulsion de crime et de mensonge infiniment plus puissante qu’aucune passion individuelle. Les impulsions mauvaises, en ce cas, loin de se neutraliser, se portent mutuellement à la millième puissance. La pression est presque irrésistible, sinon pour les saints authentiques. (...)

                                                  « Dans ce que nous nommons de ce nom [démocratie], jamais le peuple n’a l’occasion ni le moyen d’exprimer un avis sur aucun problème de la vie publique ; et tout ce qui échappe aux intérêts particuliers est livré aux passions collectives, lesquelles sont systématiquement, officiellement encouragées. (...)

                                                  « L’usage même des mots de démocratie et de république oblige à examiner avec une attention extrême les deux problèmes que voici :

                                                  1) Comment donner en fait aux hommes qui composent le peuple de France la possibilité d’exprimer parfois un jugement sur les grands problèmes de la vie publique ?

                                                  2) Comment empêcher, au moment où le peuple est interrogé, qu’il circule à travers lui aucune espèce de passion collective ?

                                                  Si on ne pense pas à ces deux points, il est inutile de parler de légitimité républicaine. (...)

                                                  « Pour apprécier les partis politiques selon le critère de la vérité, de la justice, du bien public, il convient de commencer par en discerner les caractères essentiels. On peut en énumérer trois :

                                                  1) Un parti politique est une machine à fabriquer de la passion collective.

                                                  2) Un parti politique est une organisation construite de manière à exercer une pression collective sur la pensée de chacun des êtres humains qui en sont membres.

                                                  3) La première fin, et, en dernière analyse, l’unique fin de tout parti politique est sa propre croissance, et cela sans aucune limite.

                                                  Par ce triple caractère, tout parti est totalitaire en germe et en aspiration. S’il ne l’est pas en fait, c’est seulement parce que ceux qui l’entourent ne le sont pas moins que lui. Ces trois caractères sont des vérités de fait évidentes à quiconque s’est approché de la vie des partis. »

                                                  Si tu ne connaissais pas, je gage que tu trouveras dans ce texte vieux de 70 ans l’analyse politique de ce dont tu as toi-même fait l’amère expérience.

                                                  Morpheus


                                                  • alinea Alinea 22 janvier 2014 19:24

                                                    Merci Morpheus pour ces excellents extraits ; je n’ai pas lu Simone Weil, à ma grande honte, mais vous en aviez déjà parlé et je le note.
                                                    Puisque je vous ai sous la main(!), je vous donne ce lien qui, bien que difficile à suivre à cause de la qualité du son, vous intéressera sûrement ; ce n’est pas directement en lien avec une société sans monnaie, mais c’est une analyse économique qui va dans le sens de Robert Kurtz, que je vous avais déjà donnée.
                                                    http://www.youtube.com/watch?v=-_gH05mBGuI&feature=em-share_video_user


                                                  • César Castique César Castique 22 janvier 2014 19:01
                                                    « Chacun vit une expérience à sa manière ; la mienne n’est pas exemplaire, elle est même probablement marginale... »

                                                    N’en croyez rien. Vous êtes simplement, banalement, prosaïquement, une victime de plus, et semble-t-il récurrente, du sempiternel et omniprésent clivage entre les NOUS et les EUX. Que vous niez peut-être, d’ailleurs.

                                                    Et pourtant. Dès votre première démarche en direction du Parti de Gauche, cette réalité vous explose au visage. Je vous cite : « ...j’avais organisé la première réunion dans le Gard, pour créer un comité PG (...) Plus de cinquante personnes étaient venues ; des vieux cocos du coin, que je n’ai jamais revus, des gens de toutes sortes mais aussi, des militants notoires, qui ne me dirent même pas bonsoir, et qui accaparèrent le truc. Je ne sais pas si j’ai placé trois phrases dans cette soirée. Ils étaient là, une demi douzaine à se connaître, monopolisèrent la parole, en bref ils raflèrent la mise ! »

                                                    Cette demi-douzaine, formaient un groupe de NOUS, et ils vous firent d’emblée sentir que vous étiez une EUX. Une EUX qui avait piétiné leurs plates-bandes de sa propre initiative, ce qui la condamnait à ne jamais devenir une NOUS. 

                                                    Je reviens sur votre initiative : « Je me demandais s’il fallait que j’apporte à boire, à grignoter ; il faut dire que je n’avais jamais milité de ma vie et que, encore aujourd’hui, je n’ai jamais manifesté. J’optai pour plus d’humilité et arrivai ouvrir la salle, les mains vides. »

                                                    Pour l’humilité, c’était râpé depuis le début, puisque c’est en prenant l’initiative de la réunion que vous aviez fait preuve d’outrecuidance. Les choses se seraient passées différemment, si les hommes - le genre humain, donc - fonctionnaient rationnellement plutôt que sous l’emprise de leurs sensations, impressions et sentiments. Mais nous constatons tous les jours que ce n’est pas le cas.


                                                    • alinea Alinea 22 janvier 2014 19:11

                                                      Ça me paraît très juste ce que vous dîtes ! Je n’ai pas eu le recul de cette analyse parce que je mettais ce qui m’a paru incongru, c’est vrai, sur le compte de ma personnalité - « merde, je suis encore à côté de la plaque » et du fait que j’étais novice ; en remontant le fil, je m’aperçois que « eux » ( les premiers, ceux de mon comité) ont été très longs à m’accepter, et qu’ils me niaient très franchement, me mettant mal à l’aise : les rôles étaient à l’envers ! et ils le savaient !
                                                      C’est je crois pas du tout spécifique aux partis politiques.
                                                      Une bonne leçon de vie, finalement, mais qui ne me « rassure » pas du tout sur la prétendue supériorité de l’humain !
                                                      Ainsi, j’aurais manqué d’humilité en me lançant, ignorante d’ailleurs de ce qui pouvait bien exister de déjà construit ( hors PG bien sûr) !
                                                      C’est un bel éclairage ! merci


                                                    • César Castique César Castique 22 janvier 2014 20:13

                                                      « C’est je crois pas du tout spécifique aux partis politiques. »

                                                       Comme je l’ai écrit, c’est omniprésent dans tous les aspects de la vie en société. Les deux premiers clivages sont entre les NOUS femmes et les EUX hommes ainsi qu’entre les NOUS hommes et les ELLES. Ils sont naturellement insurmontables.

                                                       « Une bonne leçon de vie, finalement, mais qui ne me «  rassure » pas du tout sur la prétendue supériorité de l’humain ! »

                                                       Il s’agit moins de se rassurer, que d’adopter des comportements appropriés en connaissance de cause, c’est-à-dire en tenant compte des réalités et des irrationalités.

                                                       « Ainsi, j’aurais manqué d’humilité... »

                                                       De leur point de vue, assurément*. Personnellement, je ne le pense pas, mais ce que je pense n’est pas le sujet.

                                                       « C’est un bel éclairage ! merci. »

                                                       Il n’y a pas de quoi.

                                                       

                                                      * « - Non mais, elle se prend pour qui, celle-là ? Elle débarque, et elle veut tout régenter  », même si vous ne vouliez rien régenter du tout.


                                                    • alinea Alinea 22 janvier 2014 20:19

                                                      ...ne rien faire « en force », c’est-à-dire ne rien entreprendre qui est le fruit de la volonté... juste laisser filer la ligne de moindre résistance, être vigilant et ne pas manquer les occasions, ne pas se fermer mais ne pas entreprendre, si cela n’est pas en correspondance avec sa situation...


                                                    • volpa volpa 22 janvier 2014 19:21

                                                      @Alinea
                                                      Je n’aime pas Merluchon et tu t’en est aperçu.
                                                      Tu as eu le courage de voir clair dans les fonctionnements des groupes humains.
                                                      C’est la même chose ailleurs.
                                                      Ton histoire je l’envoie à une de ses fans.


                                                      • alinea Alinea 22 janvier 2014 19:26

                                                        Oui, mais volpa ; je ne suis pas sûre que Mélenchon soit responsable de tout, même dans son parti ! smiley


                                                      • volpa volpa 22 janvier 2014 19:30

                                                        Est se transforme en es Madame la Professeur.


                                                      • volpa volpa 22 janvier 2014 19:33

                                                        Pas d’accord. Un patron est au dessus de la pyramide et doit répondre de ses subordonnés, employés et autres.


                                                      • alinea Alinea 22 janvier 2014 19:35

                                                        C’est justement ce que je n’accepte pas ! Mélenchon n’est pas un patron, et il n’est pas au-dessus des gens !! honnêtement, je ne crois pas qu’il le pense ! néanmoins.... la situation fait le larron !!!


                                                      • volpa volpa 22 janvier 2014 21:43

                                                        Ton côté anarchiste te fait refuser ce terme, ok.

                                                        Jusqu’à présent , les mouvements qui fonctionnent ont la personne qui prend la décision finale.

                                                        Je ne parle pas de leader massimo ou d’autres types dictatoriaux.


                                                      • logan 22 janvier 2014 19:30

                                                        Le parti de gauche n’a pas d’argent, il est donc assez désorganisé. Il n’y a pas d’accueil des nouveaux adhérents et la communication interne laisse à désirer. Pb du bénévolat. Donc c’est assez difficile de s’intégrer effectivement.
                                                        Ca dépend donc des endroits et des gens.


                                                        • alinea Alinea 22 janvier 2014 19:33

                                                          C’est vrai aussi logan, mais j’ose espérer que « l’intégration » n’est pas seulement une question d’argent !! en tout cas j’espère que vous aurez compris que je n’accuse personne ; je décris mes difficultés, dans un monde qui, au fond, est le reflet du monde ordinaire !


                                                        • logan 22 janvier 2014 19:30

                                                          Le parti de gauche n’a pas d’argent, il est donc assez désorganisé. Il n’y a pas d’accueil des nouveaux adhérents et la communication interne laisse à désirer. Pb du bénévolat. Chacun fait ses trucs dans son coin et les 3 quarts des gens ne sont pas au courant. Donc c’est assez difficile de s’intégrer effectivement.
                                                          Ca dépend donc des endroits et des gens.


                                                          • Jicé Jicé 22 janvier 2014 22:51

                                                            Contrairement aux réactions d’ Ariane Walter qui relèvent souvent de la passion de l’amante exaltée puis déçue, votre article parle à chacun de ceux qui se sont plus ou moins impliqués -ou qui continuent de s’impliquer- dans la vie associative et politique avec des degrés et des intensités divers... On « donne de sa personne », qu’il s’agisse d’organiser, de tracter, de coller et même tout simplement d’intervenir dans les débats ; pour ceux qui ne sont pas « initiés » on se heurte aux mêmes rigidités claniques avec leurs rites et liturgies... 

                                                            Personne n’étant parfait, il m’a fallu 20 ans pour découvrir que ce que je croyais être la richesse du P« S » -une démocratie participative à travers la conception, élaboration, discussion et votes des motions, la vie des courants- n’était qu’un leurre... 

                                                            Puis dans cette morne plaine de l’anesthésie de la pensée démocratique et citoyenne, une démarche (quitter la vie confortable d’un parti de et au pouvoir pour se lancer dans l’aventure incertaine de la création d’un petit parti), une parole (qui a une véritable fonction de « remue-méninges » et non de mantra hypnotisant), le tout incarné en la personne de Mélenchon, ont fait tilt... Ajouter à cela des constats et des intuitions personnels construits à propos de pays où j’ai passé plus de la moitié de ma vie (Equateur, Venezuela) qui trouvent un écho dans les analyses du même Mélenchon sur l’évolution politique de cette région du monde, autant dire qu’on se sent « en phase »... Mais sans s’engager dans un parti (« chat échaudé, etc... ») ni croire en l’infaillibilité du leader ; maître-mot : lucidité... 

                                                            Et ces derniers jours, quelque chose qui vous aurait peut-être plu et réconcilié avec l’action politique et que je vous souhaite dans votre coin de France : l’assemblée citoyenne de lancement de la liste FdG de ma ville : 35 candidats, 12 encartés (PC, PG, autres), le reste « société civile » ou citoyens engagés dans des associations ; personne n’intervenant depuis sa chapelle, pas de tabous, le fil conducteur de « l’Humain d’abord » a irrigué les débats de bout en bout pour répondre aux problématiques locales ; de quoi ne pas désespérer du politique...

                                                            • alinea Alinea 22 janvier 2014 23:01

                                                              Merci Jicé pour cet encouragement.
                                                              Les gens qui sont « dedans » sont plus optimistes que ceux qui se trouvent à côté ; il y avait un côté thérapeutique dans les meetings de Mélenchon ; il y balance une telle énergie qu’il remonte le courage de toutes ses ouailles !!
                                                              Quant à l’Amérique du Sud ; un sacré modèle, un espoir, une ouverture, ça oui !


                                                            • reneegate 23 janvier 2014 09:12

                                                              Merci tout d’abord pour ce témoignage. Ensuite que de commentaires !
                                                              J’ai moi aussi été censuré sur le blog de Melenchon. Je suis même allé lui en parler lors d’une manif : attention, es tu au courant ? réponse : ça dépend de ce que tu dis. Eloquent non ? Je vais d’ailleurs les publier sur mon blog, croustillant.
                                                              Ensuite tous les témoignages de personnalités boudées par le PG. Jorion lors d’un colloque part sans écouter le discours de clôture de Melenchon écoeuré parce que toujours sans réponse à ses propositions de collaboration.
                                                              Enfin les manifs, celle vers Bercy ou approchant de ce que Melechon lui même présentait comme le temple du libéralisme les hauts parleurs (la flute et les rats) drainent la foule loin de bercy pour écouter le discours loin des échaufourés possibles et selon les ordres de la préfecture. Cette canalisation de milliers de manifestants portant les panneaux « on est pas des moutons » était obscène.
                                                              Enfin ses prises de position imbéciles sur Dieudonné, sa sacralisation des Femen, sa timidité sur tout ce qui touche à la politique extérieure, son obsession de l’extrême droite (nos gouvernements font bien pire) font qu’il ne sera surement pas le rassembleur que l’on espérait et que le pouvoir pourrait craindre. La cause est dans votre article, ce manque d’écoute, cette omerta, cet héritage PS, etc..
                                                              Le PG est le seul a proposer un programme intelligent, nous pouvons au moins voter pour eux et continuer à nous battre sur d’autres fronts plus ouverts.
                                                              N’oubliez pas comme Filoche ce sont eux les socio démocrates, ils ne souhaitent pas bouleverser trop les rapports de force qui malgré tout leurs sont favorables. Ils ont le luxe de pouvoir être très très patients. Pas nous !


                                                              • gaijin gaijin 23 janvier 2014 10:37

                                                                salut alinéa
                                                                il était une fois un vieux monsieur qui a dit
                                                                « je vois pas pourquoi je devrais choisir entre deux singes sous prétexte qu’ils agitent des drapeaux différents »
                                                                j’ai mis longtemps a comprendre mais ça résume tout a fait ! ce que tu décrit c’est le comportement normal des singes sapiens : des histoires de mâles dominants, de femelles dominantes et des dynamiques de groupe non conscientisées ......
                                                                j’ai vu la même chose dans les groupes de chercheurs spirituels ...ésotériques ....ou chacun comme ailleurs cherche a être celui qui agite la plus grosse branche ou a faire partie des « grands disciples », a paraître le plus « saint » en faisant ressortir les défauts des autres .....
                                                                a vomir
                                                                ( j’y ai même joué pour voir si ce que je voyais était réel avant de m’enfuir ...être un leader c’est cool pour draguer ça me donnais accès a des femelles que je n’aurais pas pu aborder autrement )
                                                                j’ai vu les arrivistes spirituels quitter un gourou quand ils ne parvenaient pas a monter dans la hiérarchie pour aller devenir les « grands disciples » d’un petit nouveau
                                                                « que vous êtes joli, que vous me semblez beau, sans mentir si votre ramage ....Etc  »
                                                                il est toujours très tentant d’être roi au royaume des aveugles et ce que la plupart des gens ne comprennent pas c’est que ce sont les disciples qui font les gourous ..
                                                                bref

                                                                j’en ai conclu que le seul combat qui pouvait être mené est celui de l’avènement de la conscience individuelle et du passage du singe sapiens a l’homo conscientus ....
                                                                parce que tout autre combat est voué a l’échec si celui là n’est pas d’abord gagné


                                                                • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 23 janvier 2014 10:58

                                                                  Bonjour,


                                                                  Toujours un plaisir de vous lire Alinéa. J’ai moi aussi fait ce genre d’expérience à diverses reprises. Nous devrions monter le club des Cocus de la République.

                                                                  Je pense qu’en claironnant « l’humain d’abord », Mélenchon a réussi a dupé pas mal d’anarchistes comme vous et moi, oui nous les « vilainz’anars » ; nous qui avons toujours pensé que nous laisser gouverner était déjà en soi une connerie ; nous, qui refusons de jouer les valets du capitalisme ; nous, objecteurs de conscience qui désertons systématiquement le champs de cette bataille (perdue) pour l’emploi ; nous qui rejetons la monnaie, la propriété...

                                                                  C’est un peu comme en amour, on a beau savoir que l’on aime d’abord ce que l’on reconnaît de nous même en l’autre, et que fatalement on aime jamais qu’ une illusion, on a beau le savoir dis-je, on finit toujours par tomber amoureux. Même après avoir juré devant les dieux (dont, en bons anarchistes que nous sommes, nous refusons l’autorité) de ne plus s’y laisser prendre...

                                                                  Alors... Alors que nous reste-t-il au bout du compte ? Oui, que nous reste-t-il, si même la « vraie gauche », celle qui se réclame de faire de l’humain sa priorité ne se révèle au final pas plus capable d’autre chose qu’ un « MOI D’ABORD ! » ?!

                                                                  Nos larmes pour pleurer ? Même pas, car par excès d’orgueil, nous sommes incapable que de formuler autre chose que l’amer constat : « comment-ai-je pu être assez con pour me faire avoir encore une fois ? » (La quenelle d’or en somme, celle qu’on se glisse tout seul)

                                                                  Eh bien, reconnaissons au moins que ce type d’expérience a le mérite de faire tomber les écailles de sur nos yeux. Ce n’est pas aux « partis politiques » que revient le devoir de rendre ce monde plus juste, mais aux colibris que nous sommes de faire notre part, sans rien attendre en retour. 

                                                                  Encore merci pour votre témoignage courageux.

                                                                  • reneegate 23 janvier 2014 11:03

                                                                    Petit écureuil bleu risque de passer un mauvais quart d’heure devant grand ours mal lêché au pays des bisounarchie.


                                                                  • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 23 janvier 2014 11:31

                                                                    Ps : Si vous croisez Pocahontas, dites lui de bien protégez ses arrières, si vous voyez ce que je veux dire...

                                                                    • reneegate 23 janvier 2014 12:44

                                                                      une milice donc. Sinon oui nous avons pensé à la même chose, roger5/5


                                                                    • reneegate 23 janvier 2014 12:46

                                                                      une milice donc avec des papiers d’identité ? ce n’est pas en bisounarchie donc
                                                                      Sinon oui nous avons pensé à la même chose, roger5/5


                                                                    • reneegate 23 janvier 2014 14:07

                                                                      une milice donc avec des papiers d’identité ? c’est la Vall’se pas l’anarchie.
                                                                      Sinon oui nous avons pensé à la même agression, roger5/5


                                                                    • alinea Alinea 23 janvier 2014 12:56

                                                                      Comme je suis incapable de me soumettre à la moindre discipline imposée quelle qu’elle soit sauf à laisser de l’air aux autres, ce qui me donne de l’air à moi, je suis en train de plancher sur un Manifeste - qui n’aura sans doute rien de nouveau en comparaison de tout ce qui s’est dit, fait et écrit, par nos prédécesseurs, mais disons actualisé, intimement intégrée à notre situation d’aujourd’hui, dans la mesure où je la perçois, j’imagine des réseaux informels je crois, d’échanges, de discussions et d’actions ; actions qui n’auraient rien à voir avec des manifestations ou autres, mais des réseaux d’entraide quand le moment sera venu de s’entraider. D’abord dans notre prise de conscience, nos lectures,etc. puis, plus prosaïquement, comment bouffer !!

                                                                      Tâchons de garder nos pieds enracinés dans la terre et notre esprit le plus haut possible...
                                                                      Merci à ces derniers commentaires, hein gaijin, reneegate, écureuil bleu !
                                                                      Je n’ai encore aucune idée de comment divulguer ce « machin » qui naît à peine ; mais on verra !
                                                                      Assommée pour l’heure par la mort brutale d’un ami proche, et aussi parce que ce fil est hors publication, je m’arrête là ; pour aujourd’hui. À bientôt.


                                                                      • reneegate 23 janvier 2014 14:09

                                                                        Si approbation de ma part tu seras le bienvenu sur www.la-lef.fr


                                                                      • reneegate 23 janvier 2014 14:11

                                                                        Si approbation de ma part tu seras la bienvenue sur www.la-lef.fr


                                                                      • alinea Alinea 23 janvier 2014 14:23

                                                                        très bien la lef ; à bientôt donc !


                                                                      • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 23 janvier 2014 13:49

                                                                        Une milice oui. Pas son premier coup qui plus est.


                                                                        L’heure de ma « part » journalière étant venue, je m’en va aider mon voisin à faire son bois. Back to the trees ! Vort aux maches !

                                                                        Et à très bientôt sur l’oeil de Cybion smiley

                                                                        • reneegate 23 janvier 2014 14:15

                                                                          « Traité du rebelle ou le recours aux forêts » Ernst Jünger


                                                                        • alinea Alinea 23 janvier 2014 14:55

                                                                          Sans se renier, ni au fond ni à la surface, j’ai lu ça sur causeur :
                                                                          http://www.causeur.fr/le-front-de-gauche-va-mieux-merci-hollande,25935#


                                                                          • Rivolta 25 janvier 2014 00:27

                                                                            Bon courage Alinéa


                                                                            • lessanglotslongs 25 janvier 2014 19:53

                                                                              Bonsoir Alinéa,

                                                                              Quel dommage que cette expérience vécue de l’intérieur n’ait pas été concluante. Ce n’en est qu’une parmi d’autres, heureusement, et je vous rassure l’ambiance n’est pas la même partout, loin de là. Tout dépend des personnes sur qui on tombe. Parfois ça vient aussi de soi, on est bien obligés de le reconnaitre, nous les têtes dures ! Et puis l’humain est si complexe, c’est d’ailleurs ce qui en fait toute la richesse. On est vite tenté de s’en éloigner car il n’apporte pas que du bon, mais la force est d’aller chercher ce qu’il y a de meilleur en lui.

                                                                              Enfin, vous savez déjà cela, et je ne sais pas exactement ce qui n’a pas marché avec votre équipe. Vous êtes plutôt anar et la méthode ne vous correspondait pas, voilà tout. Peut-être vous aurait-il d’abord fallu prendre le temps de trouver les bonnes personnes, plus proches de votre mouvance, au lieu de vous impliquer aussi vite. Une fois réunies, vous auriez pu intégrer le PG tout en avançant de votre côté, à votre rythme et à votre propre façon, c’est souvent bien plus efficace.

                                                                              N’oubliez pas que la consigne est qu’il n’y a pas de consignes, justement. Le PG ne crachera sûrement pas sur un groupe dynamique qui apporte sa pierre. D’ailleurs si vous êtes toujours partante, mes ami(e)s et moi sommes ouverts aux idées. Celle de monter une petite armée d’internautes nous plait bien, il y a là quelque chose à faire.

                                                                              Ne faites pas trop grand cas d’avoir été refoulée sur le blog de Mélenchon, ça m’est arrivé aussi ; on ne nous demande pas de marcher dans les clous, mais simplement de ne pas être hors sujet sur le moment. C’est un peu comme les manifs, il y a un thème à respecter. A ce propos, nous les avons toutes faites depuis la Bastille ; on y rencontre plein de gens intéressants, et l’ambiance est vraiment différente de celle que vous décrivez. Pour nous c’est facile d’y participer puisque nous habitons Paris, mais s’il vous est possible de monter nous voir pour la prochaine, sachez que nous avons des solutions d’hébergément, et on serait ravis de vous rencontrer et de discuter plus longuement, car je pense que nous sommes sur la même longueur d’ondes. En tout cas, on a besoin de gens comme vous, soyez-en certaine. A vous lire.


                                                                              • alinea Alinea 25 janvier 2014 20:37

                                                                                Merci lessanglotslongs,
                                                                                Bien sûr que cela vient de moi ! ce n’est pas un cas unique, certainement ; cela ne doit pas me correspondre, aux tréfonds de moi-même, malgré mon enthousiasme sincère ! Ce n’est pas grave.. ; je ne monte plus jamais à Paris !! manque de moyens, et, à force, manque d’envie ; j’y serais perdue aujourd’hui alors que j’y ai vécu !!
                                                                                En tout cas, c’est sympa de votre part, et je voulais ajouter que les copains de mon comité - pour les autres je ne sais pas puisque je ne les ai pas « fréquentés », sont des gens très chouettes !! nous sommes toujours potes d’ailleurs, même si... manque de temps !!


                                                                              • alinea Alinea 25 janvier 2014 20:48

                                                                                Quant à Internet, je me souviens avoir proposé sur le blog de Mélenchon- où l’on ne cessait de nous dire que ce n’était pas un forum- qu’il serait bien d’en créer un, justement , de forum ! je ne sais toujours pas faire, mais si vous le faites, faites-le nous savoir ici !! il y a mille manières « d’étouffer » les trolls !, sans censure !!ni police !


                                                                              • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 27 janvier 2014 04:34

                                                                                Et voilà ! Il ne reste plus qu’à vous féliciter,Alinéa. Regardez votre score : vous avez bien descendu le Parti de Gauche et Mélenchon. Parmi ceux qui vous suivent, il y a quelques personnes honnêtes sans doute, mais aussi pour moi qui connais bien ce blog et ses habitués, beaucoup de militants d’extrême droite qui pleurent avec vous, mais en fait sont tout joyeux. Quelle importance, n’est-ce pas, Alinéa ? Ce résultat vous honore sans doute et, si vous avez pu convaincre que Mélenchon et son parti ne sont pas aussi bien, aussi honnête qu’ils le pensaient avant, vous avez fait du bon travail. J’espère que vous n’avez pas de petits-enfants, car vous venez de prendre une sacrée responsabilité vis-à-vis de leur avenir.


                                                                                • alinea Alinea 27 janvier 2014 11:08

                                                                                  De quel score parlez-vous ?
                                                                                  Je dis explicitement l’honnêteté de ce parti, mais j’en dis aussi le sectarisme ! Quant aux citoyens qui se tournent vers l’extrême droite, ils ont tort, ils « rêvent », mais ce sont des humains et si je peux parler avec eux, c’est bien ; je n’attends pas qu’on me désigne mes ennemis !



                                                                                  • alinea alinea 10 mai 2014 08:08

                                                                                    Épatant ! ça fait un moment que ça me trotte dans la tête ! mettre un nom, cela avance-t-il à quelque chose ?!!!

                                                                                    Épatant aussi de recevoir votre premier commentaire sur ce vieil article à cette heure avancée de la nuit ; voilà qui me plaît ! Bonne journée à vous


                                                                                  • alinea alinea 10 mai 2014 22:43

                                                                                    gouloù !! mes dons ont dû faire peur !! impossible de retrouver les sites ( je m’étais inscrite !! en vain) ; j’aurais des choses à dire, aussi, mais vous ne reviendrez pas !


                                                                                  • eau-mission eau-mission 15 mai 2023 09:50

                                                                                    Bonjour Adolinea

                                                                                    Suis venu voir tes amours d’il n’y a pas si longtemps. Jaloux d’eux, des sentiments échangés ; la jalousie est le complotisme de l’amoureux.

                                                                                    Suis frappé de voir certains que tu regrettes dans l’exercice du bâton et de la carotte à ton égard.

                                                                                    Une remarque très juste de l’un d’entreux-trelles : beaucoup te draguent qui ne croient pas au roman progressiste. Cette confusion entre gauche-droite et avant-arrière est-elle significative ? Chemin faisant, le spectre des sectes pointe comme une ombre porteuse d’orage. Je ne peux dire, je n’ose dire, mais ces refus de mise au clair, ces incitations à accepter la rénovation de l’ordre telle que convenue ailleurs, ça sent l’arnaque.

                                                                                    Je remercie ces faux-culs de me livrer la clé de la lutte anti-forum, de leur fuite comme de leur présence hargneuse : les choses sérieuses germent selon eux dans l’obscurité des conciles cavernicoles.

                                                                                    Je serais curieux de les revoir dans cette période d’inter-injections.

                                                                                    Au naturel, l’ours n’est pas partageux. L’artiste pariétal le savait qui peignit des chevaux.

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