Bonjour à tous,
Copie d’une lettre qui partira demain vers son destinataire.
Elle sera également envoyée au journal local, Var Matin, avec prière d’insérer. (là, je ne me fais pas trop d’illusions !)
Monsieur Hubert Falco
Secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens Combattants
Maire de Toulon
Mairie de Toulon
83000 TOULON
Monsieur,
Ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie
On droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie.
C’est grand, c’est vrai et c’est beau, et surtout ça ne coûte pas cher !
Pour les autres, ceux qui en ont réchappé, l’État octroie fort peu généreusement une petite pension plus symbolique que capable d’arrondir leurs fins de mois !
En l’occurrence 589,96 € par an, soit moins de 50 € par mois.
Mais je lis dans le journal de ce jour (Var Matin 11/11/2010) que dans sa grande mansuétude le Parlement a voté hier une revalorisation de cette pension, applicable à partir du 1er Juillet de l’année prochaine, d’un montant de 2 % ! Ainsi les Anciens Combattants vont pouvoir bénéficier, à partir de cette date, d’une augmentation de leur pension à peine inférieure à 1 € par mois !!!
Mais je lis également que cet amendement a été adopté par 119 voix contre 62 et que “une partie du groupe UMP a voté contre comme le leur avait demandé Hubert Falco, secrétaire d’État chargé des Anciens Combattants”
On peut vous remercier, Monsieur Falco, vous dont la charge consiste précisément à défendre les intérêts de ceux-là qui ont risqué leur vie pour la France et qui, sans la perdre, en sont revenus marqués à tout jamais, souvent dans leur corps et toujours dans leur âme !
Il est vrai qu’en ce qui vous concerne, avec vos futures pensions cumulées de Maire de Toulon, Président du Conseil Général du Var, Député du Var, Président de la communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée, Sénateur du Var et Ministre, vous n’êtes sûrement que peu conscient des problèmes de fin de mois à l’âge de la retraite !
Nul doute que lors des prochaines échéances électorales les Anciens Combattants sauront s’en souvenir !
Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de ma considération très distinguée.