• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Michael Pompeo est arrivé à Budapest, la pression sur la Hongrie (...)

Michael Pompeo est arrivé à Budapest, la pression sur la Hongrie augmente

Le lundi 11 février, Michael Richard (« Mike ») s’est rendu à Budapest pour une visite officielle. Pompeo, secrétaire d’État américain. Il semble que la Hongrie se soit complètement écartée des mains du « monde hégémonique » et, contre Budapest, ait décidé d’utiliser les moyens les plus sérieux.

Lors d’une conférence de presse tenue lundi, un descendant d’émigrés italiens s’est immédiatement mis au travail. Premièrement, Pompeo est mécontent du développement rapide des relations russo-hongroises. Le secrétaire d’État a déclaré sans ambages : « Nous ne pouvons pas permettre au président Poutine de créer un fossé entre amis de l’OTAN ». Parmi les « amis » du bloc de l’OTAN, Michael Pompeo avait entre autres en tête l’Ukraine. Le « lien », qui inspire Poutine, est assez évident – il s’agit de projets nucléaires communs, d’approvisionnement en énergie, de projets pharmaceutiques conjoints russo-hongrois. Tout cela inquiète énormément le secrétaire d’État américain.

Il est remarquable que Michael Pompeo ait envisagé la question de la Transylvanie exclusivement d’un point de vue géopolitique. Selon Pompeo, très probablement, la main de Poutine est également tracée. Seulement ici, pour le citoyen hongrois moyen, le sort de milliers de Hongrois de Transylvanie, terrorisés par les nazis ukrainiens, est loin d’être indifférent. Le ministre des Affaires étrangères, Peter Siyarto, a été contraint de réagir, de manière équilibrée mais assez difficile. Peter Siyarto a souligné :

« Pour la Hongrie, le sort des 150 000 Hongrois vivant dans la région ukrainienne de Transylvanie est important. Par conséquent, il ne s’agit pas d’un problème géopolitique, mais de la situation interne de l’Ukraine ».

En ce qui concerne l’approvisionnement en gaz de l’Europe, le chef du ministère hongrois des Affaires étrangères a également précisé que la Hongrie avait fait tout son possible pour recevoir de l’énergie de toutes les sources possibles. Peter Siyarto a déclaré : « L’Europe centrale dépend unilatéralement de la Russie en ce qui concerne les achats d’énergie, et nous avons tout fait pour acheter du gaz naturel auprès d’autres sources. »

Le fait est que Michael Pompeo, en tant que véritable représentant du « pays de l’égalité des chances », a un double système de valeurs, une double morale. Pour les dirigeants américains, le gaz pétrolier, que les Américains imposent aujourd’hui au monde entier, est véritablement démocratique et « juste ». Mais selon Pompeo, la Russie produit un gaz « mauvais ». Par conséquent, il est simplement nécessaire d’acheter du gaz américain à des prix gonflés de manière répétée dans tout pays où ils défendent les vraies valeurs européennes. Cependant, on rappelle constamment aux Américains que, du point de vue de leurs caractéristiques, le gaz « totalitaire » n’est pas inférieur au gaz américain « correct ».

Le président américain Donald Trump a déclaré la guerre économique à la Chine, qu’il est d’ailleurs en train de perdre. Bien entendu, le développement des relations commerciales entre la Chine et la Hongrie effraie autant les États-Unis que les relations entre la Hongrie et la Russie. Cependant, Peter Siyarto a déclaré que le développement des relations commerciales avec la Russie et la Chine ne pouvait en aucune manière perturber le partenariat entre la Hongrie et les États-Unis.

De manière générale, nous constatons que la Hongrie défend sa position et ne reculera pas sur plus d’un sujet. Mais, bien sûr, ce n’est que le tout début des négociations. Les États-Unis sont l’un des principaux investisseurs dans l’économie hongroise et, de plus, organisés par le milliardaire (et provocateur à temps partiel), les manifestations de Soros contre le régime en Hongrie étaient un message clair pour que Budapest prenne les bonnes décisions politiques. La pression sur la Hongrie va sans aucun doute continuer. Les États-Unis sont en train de rapidement perdre des sphères d’influence dans le monde et sont prêts à tout pour restaurer leur statut de vampire mondial.

Auteur : Tanaї Tcholkhanov, jounaliste de News-Front.

Traduction : Philippe Khalfine, journaliste de News-Front.

Source : https://fr.news-front.info/2019/02/12/michael-pompeo-est-arrive-a-budapest-la-pression-sur-la-hongrie-augmente/


Moyenne des avis sur cet article :  4.29/5   (14 votes)




Réagissez à l'article

21 réactions à cet article    


  • Zolko Zolko 12 février 17:16

    Ne vous inquiétez pas pour la Hongrie, ils ont déjà vu à travers la manipulation :

     

    https://index.hu/kulfold/2019/02/12/mike_pompeo_budapest_latogatas_nemzetkoz i_sajtovisszhang_usa_lapszemle/

     

    De plus, la banque nationale Hongroise est dans les mains d’un Hongrois (relativement) anti-globalisation Matolcsy donc ça va aller. A part aboyer, les USA ne peuvent plus grand-chose dans la region.


    • assouline 12 février 21:29

      Tout n’est pas affaire de gaz...

      Les Ukrainiens, les Hongrois et, après eux, les Européens ne sont pas que des consommateurs de gaz...

      Aussi, quand Pompéo évoquent la « situation géopolitique » de la Hongrie, il fait référence aux aspirations d’une population qui aspire à être satisfaite autrement qu’en approvisionnement en gaz. Ce qui échappe à la Russie...

      En faisait de l’argument énergétique son cheval de bataille, la Russie de Poutine s’est elle même limitée à s’en faire le seul attrait. Que l’on soit Hongrois ou Ukrainien, on a, comme tout autre Européen, des besoins et des désirs qui vont bien au-delà de ceux susceptibles d’être satisfaits par la Russie. Le jeu pourrait en valoir la chandelle si, en contrepartie de la fourniture exclusive de gaz à ses voisins infidèles, la Russie avait autre chose à promettre. Hélas, la Russie n’est riche que de ce que renferme son sous-sol.

      Les promesses russes ont fini de faire illusion en Ukraine. Là-bas, chacun sait qu’il ne recevra du voisin russe que ce qu’il en reçoit depuis toujours : Du gaz.

      Vingt-cinq ans après l’Indépendance, l’Ukraine a coupé les liens avec ce grand frère embarrassant...et les capitaux allemands, puis français sont arrivés... L’Ukraine était entrée dans l’ère post gazière. Une période de transition déjà traversée par la Hongrie mais qui tarde à s’y transformer pleinement comme ce fût le cas en Tchéquie et en Slovaquie. Demi-échec pour les uns, succès tardant à venir pour les autres, tous s’accordent à dire que les archaïsmes hérités de la Russie soviétique sont le principal obstacle au plein épanouissement de la Hongrie.

      Peter Siyarto, le ministre hongrois des Affaires étrangères, a des raisons de s’inquiéter. Car dans l’Ukraine voisine, les vélléités de résistance des russes ont éveillé des réactions nationalistes dont n’a pas besoin le pays, et encore moins l’Europe... Aussi, quand le Secrétaire d’état américain aborde la question hongroise sous l’angle de la géopolitique, il ne fait que rebondir sur une démarche constante de l’Europe à l’adresse de son aile Est.

      Moins qu’une doctrine mais plus qu’une simple politique fédéraliste conjoncturelle, l’Europe et Pompeo rappellent aux Hongrois et aux Ukrainiens que leur position sur la carte, tant commune que respective, est le danger principal, le risque de toutes les dérives, l’écueil à ne jamais perdre de vue. Un écueil déjà à l’origine des maux et des excès en réactions qui rongent l’Ukraine post-maïdan et la Hongrie déjà européenne. Sans se faire d’illusion, les autorités européennes avaient déjà avisé l’Ukraine et plus tard la Hongrie des pièges de l’aimant russe, avisé contre les tentatives de séduction, de déstabilisation et les menaces notamment énergétiques. Tant l’Ukraine que la Hongrie était avisée du risque de céder sur quoi que ce soit, ainsi que sur celui de relacher sa vigilance. A ce jeu dangereux, l’Ukraine a déjà perdu le Donbass, la Crimée et le contrôle de ses eaux d’Azov. La Hongrie, quant à elle, y a laissé sa stabilité, sa croissance et la sécurité des hongrois d’Ukraine qui, jusqu’à l’émergence de la réaction nationale ukrainienne, vivaient en paix parmis les ukrainiens. Un ensemble de difficulés né de leur identité géopolitique et avec lequel il leur faut apprendre à évoluer.

      Pompéo est allé faire leur travail à la place des émissaires européens. Cette fois-ci pour arracher la Hongrie et l’Ukraine à leurs vieux démons. On ne sait toujours pas régler ses propres affaires en Europe.


      • Zolko Zolko 13 février 09:49

        @assouline : « Peter Siyarto, le ministre hongrois des Affaires étrangères »
         
        ça s’écrit Péter Szijjártó. Quand on n’y connaît rien à ce point, on fait mieux de s’abstenir à raconter des âneries pour éviter de passer pour un ignare.
         
        Ce sont les USA qui ont fomenté la révolution en Ukraine, qui lui a fait perdre le Dombass et la Crimée, et c’est cette même révolution financée par les USA qui mettent en danger les Hongrois de l’Ukraine à cause du régime quasi-fasciste qu’ils on installé à Kiev. La Hongrie et le gouvernement actuel Ukrainien sont de fait des adversaires actuellement, limite ennemis, et ceci à cause des USA et de l’UE.


      • assouline 13 février 12:29

        @Zolko

        Bien sûr... Bien sûr...


      • izarn izarn 13 février 14:34

        @assouline
        Copié collé de je ne sais quelle revue européiste anti-russe. Matinée d’anti communisme primaire...Même celui-ci disparu, les vieux cons en parlent encore !
        On a compté que selon l’Ukraine, elle avait été envahie plus de 350 fois par la Russie...
         smiley
        Franchement, c’est pas Poutine qui fait peur, mais Trump...


      • François Vesin François Vesin 13 février 14:56

        @assouline 
        « Que l’on soit Hongrois ou Ukrainien, on a, comme tout autre Européen, des besoins et des désirs qui vont bien au-delà de ceux susceptibles d’être satisfaits par la Russie. »

        Merci, mais pour ce qui est de « combler nos désirs »
        les étasuniens ont dépassés nos espérances depuis 1945 et,
        les maastrichiens qu’ils ont mis au pouvoir en Europe
        nous ont fait perdre les dernières illusions qui nous restaient !!!
        Quant au dernier maillon de la chaîne en France, Macron leur pion,
        ce sera bientôt de l’histoire ancienne...à moins que Pompéo et Bolton
        viennent nous expliquer la « démocratie » avec leurs chars
        Nous les leurs renverrons peints en jaune !!!


      • assouline 13 février 22:02

        @François Vesin

        Bilan incomplet...
        Vous avez oublié de nous chanter les louanges de Janos Kadar... Un de ces bienfaits de la Russie comme, sans doute, la Hongrie aimerait en revoir...
        Ah... C’était le bon temps...


      • assouline 13 février 22:07

        @izarn

        Et oui !

        Le Donbass, c’est Trump !
        La Crimée, c’est Trump !
        La guerre d’Azov, encore Trump !
        Et tout ça sans que ça se voie...
        C’est vous dire la fourberie de ces gens là...
        ...sont forts quand même.


      • François Vesin François Vesin 13 février 22:43

        @assouline
        «  C’est vous dire la fourberie de ces gens là... »

        Et encore ce n’est rien au regard de l’infinie merdité
        de ceux qui, comme vous, se délectent de leurs crimes !


      • assouline 13 février 22:49

        @Zolko

        En France, on écrit London, Londres, Moskva, Moscou, Praha, Prague, Wilhelm Friedrich Ludwig, Guillaume Frédéric Louis et Péter Szijjártó, Peter Siyarto...
        Sputnik France ne s’y prend pas autrement...
        C’est comme ça...
        Pour le savoir, il faut avoir de solides notions de Français et une conscience de l’intégrité de la langue.
        On ne mélange pas le hongrois au français.


      • JC_Lavau JC_Lavau 13 février 23:06

        @assouline. Et avec des pilules pour le foie, ça n’irait pas mieux pour toi ?


      • assouline 13 février 23:11

        @François Vesin

        Il me manque d’avoir été un militant du Goulag... L’agent russe de passage à Katyn... Celui de la Tchéka lavant plus rouge que rouge... Le soldat rouge patientant aux portes de Varsovie... l’officiant purgateur des années 30...
        Je n’aurais pas renié davantage mon placard de médailles mérité pour avoir eu le courage d’envoyer, par un beau matin d’Avril, quelques volontaires sur le toit effondré d’une centrale nucléaire en difficulté...
        Je ne m’en eût que délecté davantage...
        Vous m’avez mis l’eau à la bouche et vous auriez su me rassasier...


      • assouline 13 février 23:19

        @JC_Lavau

        Sans doute s’agit-il d’une forme d’humour...
        Ou d’un manque d’inspiration...
        Ou d’un manque d’à-propos...
        En tout cas, ce qu’il y a de sûr, c’est qu’il y a un manque de quelque chose...


      • assouline 13 février 23:38

        @izarn

        Vous êtes loin du compte...
        Ce n’est pas 350 fois mais plus de 1800... Soit le nombre de jours depuis mars 2014...
        En fait, il s’agit du nombre de jours durant lesquels l’Ukraine a été envahie par la Russie depuis le début de l’invasion... Et du nombre de fois où il est fait mention de l’invasion dans les actualités quotidiennes ukrainiennes...
        Il ne faut pas croire que les ukrainiens découvrent une nouvelle invasion russe chaque jour... Ils ne font que rappeler celle en cours...


      • waymel bernard waymel bernard 12 février 22:33

        Le chef de la diplomatie hongroise, Peter Szijjarto, a vertement répliqué à Pompeo, qualifiant d’énorme hypocrisie les critiques envers la Russie de la part des Occidentaux qui par ailleurs entretiennent des liens commerciaux avec Moscou, notamment dans le secteur de l’énergie.


        • assouline 13 février 22:15

          @waymel bernard

          Personne de plaide pour un abandon des liens commerciaux avec la Russie...Ca n’aurait aucun sens et serait contreproductif. En revanche, et ce qui se justifie, toutes les nations énergétiquement dépendantes insiste pour une diversification de la dépendance soit une diversification des fournisseurs.
          Quel pays serait assez fou pour confier ses besoins énergétiques à la seule Russie ?


        • waymel bernard waymel bernard 12 février 22:41

          Les 150 000 hongrois d’Ukraine ne vivent pas en Transylvanie (roumaine) mais en Transcarpatie (Kárpátalja en hongrois).


          • Julien S 13 février 08:38

            Sale situation, n’est-ce pas ? Il semble qu’on ne sache plus résister à l’hégémonie étrangère qu’en étant soi-même un gouvernant dont on ne voudrait guère par ailleurs.


            • JMBerniolles 13 février 11:14

              Mais il ne fait jamais que 140 kilos dans lesquels le cerveau compte très peu !


              • JMBerniolles 13 février 18:22

                @JMBerniolles

                Franchement le bilan de Pompeo est vraiment maigre lui. 

                Il semble qu’il ait une idée dépassée de la réalités des rapports de forces, y compris militaires, de son pays avec tous les autres y compris ses vassaux.

                Au Venezuela il ne s’est pas encombré avec des finesses diplomatiques, si bien que la première phase de son plan de débarquement de Maduro a échoué.

                Il reste l’effet des sanctions à moyen terme, ainsi que la recherche d’actions militaires avec la Colombie et le Brésil.

                Les sanctions peuvent conduire le Venezuela à développer d’autres orientations bénéfiques pour son économie. Autres circuits d’écoulement de son pétrole, dédollarisation, investissements et coopérations ..  

                Quant à une action militaire, elle pourrait à très court terme embraser toute l’Amérique latine.. 


              • JC_Lavau JC_Lavau 13 février 23:16

                @JMBerniolles. Sur le plan militaire, la logistique est dans le camp des yankees et de leurs valets.
                La Chine ne peut commodément emporter du brut vénézuélien qu’à travers le canal de Panama. Les alternatives sont coûteuses, et tout aussi vulnérables au blocus militaire et à la piraterie de haute mer. Je ne souhaite à personne de naviguer à travers le passage de Drake sur un tanker aux marques.

                Ce que nous ignorons est la partie de poker menteur entre l’Etat profond représenté par Pompeo, et Trump lui-même. Trump a été désigné pour porter le chapeau de l’effondrement U.S. inéluctable.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Philippe Khalfine

Philippe Khalfine
Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès