Rien ne vaut le livre. Mais il y a des livres numérisés sur l’internet, maintenant. Alors, avant que Gallimard, comme La Martinière, la Société des gens de lettres (SGDL) et le Syndicat national de l’édition (SNE) aient gagné leur procès contre GoogleLivres pour contrefaçon, dépêchons-nous de lire sur ordinateur un livre que nous ne pourrions pas acheter...
« … Qu’est-ce donc que la banqueroute. si ce n’est le plus cruel, le plus inique, le plus inégal, le plus désastreux des impôts ?
Mes amis, écoutez un mot, un seul mot.
Deux siècles de déprédations et de brigandages ont creusé le gouffre où le royaume est près de s’engloutir. Il faut le combler, ce gouffre effroyable.
Eh bien ! voici la liste des propriétaires français.
Choisissez parmi les plus riches, afin de sacrifier moins de citoyens. Mais choisissez ; car ne faut-il pas qu’un petit nombre périsse pour sauver la masse du peuple ?
Allons, ces deux mille notables possèdent de quoi combler le déficit.
Ramenez l’ordre dans vos finances, la paix et la prospérité dans le royaume.
Frappez, immolez sans pitié ces tristes victimes, précipitez-les dans l’abîme ; il va se refermer.... Vous reculez d’horreur....
Hommes inconséquents ! hommes pusillanimes !
Eh ! ne voyez-vous donc pas qu’en décrétant la banqueroute , ou, ce qui est plus odieux encore, en la rendant inévitable sans la décréter, vous vous souillez d’un acte mille fois plus criminel, et, chose inconcevable ! gratuitement criminel ; car enfin, cet horrible sacrifice ferait du moins disparaître le déficit.
Mais croyez-vous, parce que vous n’aurez pas payé, que vous ne devrez plus rien ?
Croyez-vous que les milliers, les millions’ d’hommes qui perdront en un instant, par l’explosion terrible ou par ses contre-coups, tout ce qui faisait la consolation de leur vie, et peut-être leur unique moyen de la sustenter, vous laisseront paisiblement jouir de votre crime ?
Contemplateurs stoïques des maux incalculables que cette catastrophe vomira sur la France ; impassibles égoïstes, qui pensez que ces convulsions du désespoir et de la misère passeront comme tant d’autres, et d’autant plus rapidement qu’elles seront plus violentes, êtes-vous bien sûrs que tant d’hommes sans pain vous laisseront tranquillement savourer les mets dont vous n’aurez voulu diminuer ni le nombre ni la délicatesse ?....
Non, vous périrez ; et dans la conflagration universelle que vous ne frémissez pas d’allumer, la perte de votre honneur ne sauvera pas une seule de vos détestables jouissances... »
Pour finir, une page de ce site qui présente un extrait du Canard Enchainé du 06/01/10 sur l’acuité de l’ancien ministre du budget d’alors :te
Septembre 2008 : Eric Woerth présente au Conseil des ministres le projet de loi de finances pour 2009. La crise est déjà là, mais il assure que le déficit des finances publiques françaises sera contenu à 52 milliards d’euros.
Novembre 2008 : les 52 milliards d’euros deviennent 57,6 millards
Décembre 2008 : la facture gonfle soudainement. Elle devrait atteindre, selon Bercy, 79,3 milliards.
Mars 2009 : Woerth reconnaît qu’il a sous-estimé le déficit probable et cite un nouveau chiffre de 103,8 milliards.
Août 2009 : une nouvelle prévision de Bercy tombe, en pleine torpeur estivale. Le déficit budgétaire devrait être compris entre 125 et 130 milliards à la fin de 2009.
Septembre 2009 : Bercy lâche une nouvelle estimation de 141 milliards. Soit près de trois fois plus que prévu un an plus tôt ! Encore faut-il attendre le chiffre définitif du déficit, qui devrait être connu à la fin du mois de Janvier. Sans oublier d’ajouter celui de la Sécurité Sociale, soir 23 milliards de plus.
Rappelons que, pour 2010, Woerth prévoit plus de 150 milliardsde déficit pour l’Etat, facture du grand emprunt comprise. Sous réserve évidemment des « variations saisonnières ».
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« A peine nommé, Eric Woerth s’attaque au dossier des retraites » titre Le Monde le 23 mars 2010.
« … le nouveau ministre du travail et de la fonction publique, a promis, mardi 23 mars, de travailler à une réforme des retraites "protectrice" pour les Français. »
Juste une question... En vertu de quoi le livre serait-il retiré de Google Lives ? Il y a -t-il encore un heritier ?
Ensuite, une petite affirmation.... comparer E Woerth et Mirabeau, c’est une insulte grave, car Mirabeau, quoi qu’il ait fait, regardait l’interet de la France et des français, lui....