• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Ne restons pas soumis !

Ne restons pas soumis !

Je suis égoïste. C'est sur cette observation des comportements humains qu'Adam Smith se base pour concevoir son axiome resté célèbre.

"L'homme travaille dans son seul intérêt et il met pour cela tout en œuvre, et ce faisant il travaille sans le savoir dans l'intérêt de la nation mieux que s'il avait voulu le faire."

Adam Smith est toujours considéré comme le père du libéralisme.
Sauf qu'en son temps l'écologie il ne connaissait pas et aujourd'hui elle lui donne tort. Même si cela passe par la conscience de son intérêt individuel. 

Potentiels dominants.

 Quand on parle de l'intérêt individuel l'on pense toujours à l'égoïsme, comme s'il n'est pas un passage obligé. Personne ne peut se nourrir à la place d'un autre, personne ne peut ressentir l'environnement à sa place. Sommes-nous égoïstes pour cela, certainement pas. L'usage de ce mot pour désigner l'excés de tout, s'approprier sans partage, relève d'un comportement inné ancré en nous pour sélectionner le meilleur dominant animalier. Celui qui doit disposer des meilleurs gènes pour assurer la descendance de son espèce.
Si l'on imagine appartenir à une espèce spontanée façonnée dans la glaise par des mains divines, se poseront alors d'imaginaires maux venus d'un ange déchu.
Nous sommes tous de potentiels dominants en compétition.

C'est de ce que l'on peut se gaver que nous retirerons notre puissance en en privant les autres.

Être pluridisciplinaire.

Tous nous connaissons l'image du dominant animalier qui se goinfre à satiété avant d'en laisser les restes aux autres.
En nous civilisant nous avons modifié seulement l'objet de notre appétit vorace.
Pour prendre un raccourci, c'est devenu la monnaie et les dominants son ceux qui se sont inscrits dans l'organisation économique qui c'est structuré dans une chaîne de paradigmes successifs pour en arriver au paradigme actuel, le capitalisme et non le libéralisme.
J'espère que sera saisi la différence.
Il n'est pas évident de saisir cela si l'on ne s'instruit pas de pluridisciplinarité, si nous n'acceptons pas notre monde comme une organisation culturelle cérébrale qui satisfait aux besoins primaires innés.

Que disons-nous aujourd'hui que le monde appartient à ceux qui ont amassé de la monnaie. La révolution appuyé sur les "lumières", c'est-à-dire le développement de l'intellect à partir de la diffusion des savoirs démocratisés par l'imprimerie, à mis le pouvoir politique entre les mains des citoyens.

Ne pas jeter qu'un noyau.

Certes cela fut lent et brutal pour en arriver au vote de tous, soit 1944 pour nous. Nous avons équilibré la représentation du dominant par le principe républicain signifiant qu'il n'y avait plus de dominants humains en dehors de sa représentation systémique d'accès pour tous à l'égalité. Cela quelle que soit la nécessaire répartition des tâches propres aux besoins, qui se développent, conduits par le paradigme du dominant toujours présent en nous, régulé dans l'nter dépendance de nos vies.
Dans ce monde culturel chacun poursuit son expression en se valorisant, s'aimant, séduisant pour se distinguer et s'afficher comme meilleur. Chacun se cherche une place pour le démontrer, même en participant au concours du meilleur jet d'un noyau d'olive. Il vaut mieux cela que la guerre.

Le capitaliste double sa mise.

Il devient donc facile d'identifier quand nous passons de l'égoïsme naturel à celui du dominant refoulé qui affiche sa puissance en se gavant ou en amassant.

Il commence par refuser de participer à la vie publique à hauteur de ces ressources.
Il prêtant que c'est par celle-ci qu'il concours aux besoins des autres, alors qu'il lui laisse les restes.
J'en ai écrit plusieurs fois la démonstration simplifiée, je vais recommencer. Un entrepreneur embauche un employé pour l'aider. Il lui verse un salaire pour louer sa force de travail. Ensuite il verse à la collectivité des prélèvements, et se fixe une marge pour retirer son propre revenu et les besoins de fonctionnement de son entreprise.

Il va devoir vendre sa production au prix du salaire + les prélèvements + la marge.
Le client, qui est le salarié, n'a que son salaire qui est inférieur à la revente de son travail. Il ne pourra donc pas l'acheter et devra soit consommer moins, soit attendre de cumuler, soit s'endetter.
S'il s'endette il devra emprunter à ceux qui ont de l'épargne ou des fonds disponibles. Ceux qui ont pu amasser d'une manière ou d'une autre, même la petite épargne déposer dans les banques de ceux qui auront décidé de réduire leur consommation ou autre.

Nous percevons facilement que la monnaie que redistribue l'employeur en salaire il le lui récupère, et même plus quand il veut consommer à la hauteur du travail qu'il a accompli.
Cette organisation s'appelle le capitalisme ou l'exploitation de l'homme par l'homme.
Nous comprenons par cela que nous ne nous sommes pas écartés de nôtre inné, nous avons seulement développé un paradigme nouveau du dominant et par l'égalité et le libéralisme ouvert cette capacité à tous. 
A tous ceux qui par une destinée historique sont cooptés par la structure en place.

Ainsi quand nous avons renoncé au pouvoir du peuple d'émettre de la monnaie pour l'attribuer aux banques et en particulier la BCE, nous avons redonné à ceux qui disposaient déjà de ressources, de devenir des dominants financiers en prétextant que c'était leurs richesses qui créaient l'activité économique. Leur ouvrant le droit à diriger par leurs compétences

C'est cela que nous entendons dans les prises de paroles.
L'Europe sensée apporter le bien-être en créant la BCE a renforcé le pouvoir des dominants. 
Cela fut possible parce que notre égoïsme naturel pensait y trouver son intérêt particulier sans aucun souci de partage pour tenir compte d'une réalité où nos existences sont interdépendantes. Et si l'autre ne sera pas nourri par ce que nous mangerons, notre capacité de compassion et d'empathie nous permettra de comprendre ce qu'ils peuvent ressentir en ne recevant que les restes. Mais mon raisonnement à une limite. Il repose sur la perception de la comparaison entre la misère et la pauvreté.

La misère

En France, à l'exception de quelques cas, nous ne sommes pas dans la misère. La misère c'est devoir aller sur les décharges. Ce n'est pas dépendre de la solidarité des autres, mais de leur charité. Même si elle repose sur des sentiments louables. Elle ne repose pas sur la compréhension complexe de l'Inter dépendance de nos existences indispensables pour Être nommé et reconnu.

La pauvreté

La pauvreté c'est ne pas pouvoir avec son travail accéder à l'essentiel que l'on produit et à l'obstentatoire par la recherche de l'agrémantation de son existence, et non de se croire riche en se comparant à ceux dans la misère.
Si cela passe par un paradoxe. Celui de pouvoir consentir des efforts pour y parvenir, tout en recherchant à réduire leurs pénibilités. Dans cette perspective nous y substituons des animaux, des outils, des machines, des robots. Ce sont là les conséquences d'une solidarité égoïste tenant compte de l'objectif républicain guidant la collectivité nationale. 

L'environnement

Est-ce l'individualisme soutenu par son intérêt qui est la richesse des nations, ou la soumission au dominant culturel ?
Bêta, celui qui s'inscrit dans la structure sociale, tel un élu, un entrepreneur.
En fait ceux qui cumulent les moyens d'un pouvoir sur les autres au nom, non plus d'une force physique, comme chez nos ancêtres préhistoriques, mais comme dispensateur, ordonateur, garant de la culture acquise, et de la place sociale qu'il a été nécessaire d'occuper.

C'est donc l'environnement socio-culturel qui déterminera la place du dominant "culturel ou systémique" suivant non plus seulement ses mérites, mais la place aléatoire de sa naissance. 
Ce n'est donc pas en ignorance de la collectivité que nous nous développons, d'abors pour exciter, ensuite pour vivre en collaboration avec ses semblables vers une finalité qui constitue l'attracteur humains.

Un bien que se réjouir de nos existences.

En poursuivant le fil du raisonnement l'on peut s'interroger pour définir place des autres, ceux qui ne sont pas des dominants "culturels ou systémiques" et auraient pu l'être s'il étaient né ailleurs.
Ils sont soumis par leur condition de salariés. Conditions que l'existence même d'individus, de citoyens qui disposant des capacités de dominants, n'ont pu du fait de leur naissance trouver la place sociale y correspondant, développent une aptitude à l'opposition, à leur reconnaissance et élaborent des stratégie pour y parvenir. C'est aussi bien l'ascenseur social, que la revendication, que l'idéal socialiste ou humanisme, que l'égalité homme femme qui représente un autentique bouleversement. En attendant la fin du salariat, l'abandon du mythe monétaire et la suppression des prisons.

Dans l'Ancien Testament, soit il y a quelques siècles, Ecclesiaste disait ceci : "chapitre 3 verset 12. Ainsi je le sais, le seul bonheur pour eux (les hommes), c'est de se réjouir et de profiter de la vie. Quand quelqu'un mange, boit et profite des résultats de son travail, c'est un don de dieu."
Dans la revendication actuelle, les gilets jaunes ne sont pas au bout de leurs peines.
Pourtant ils ne changerons pas leur destinée s'ils restent soumis.


Moyenne des avis sur cet article :  1.71/5   (17 votes)




Réagissez à l'article

8 réactions à cet article    


  • acab2 6 avril 21:44

    Je ne suis pas client, mais ca reste du matériel pédagogique populaire.

    Je valide ce genre d’article. On en as besoin ces temps ci...


    • ddacoudre ddacoudre 8 avril 12:38

      @acab2

      Bonjour

      Je te remercie sur mon site tu en trouveras d’autres.

      Cordialement ddacoudre OverBlog


    • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 7 avril 12:33

      J’avoue que je m’y perds un peu, en particulier je ne vois pas le lien logique entre les remarques sur la nature humaine et les choix collectifs. Il y a aussi des phrases qui me laissent perplexe.

      (Perdre le fil, c’est un comble pour un article de ddacoudre).


      • ddacoudre ddacoudre 8 avril 12:48

        @Gilles Mérivac

        Bonjour Gilles

        J’ai apprécié le trait d’humour Moins que tu te perdre pour te lire je sais que tu disposes des moyens de le renvoyer. Il vaut mieux cela. C’est de notre nature que nous développons toute choses en recevant les informations de notre environnement donc notre cerveau ne traduit qu’une infime partie car il est trop lent par rapport aux réceptions des évènements reçus. Réception de l’ordre de 500 mil/s, transmission au cerveau 300 mil/ s, traduction orale presque une seconde. Cordialement ddacoudre OverBlog


      • arthes arthes 7 avril 13:15

        L’égoïsme c’est aussi chercher le confort des autres parce que l’idée de leur souffrance peut nous faire du mal, l’altruisme participe aussi à l’égoïsme en ce sens que nous pouvons être heureux du bonheur de l’autre, lui vouloir du bien.

        L’égoïsme pur en revanche, c’est bien exploiter l’autre dans le seul but d’en tirer profit pour soi même, et cela se passe dans toutes les strates de la société.

        C’est aussi vouloir lui imposer son « moi » ,(le A qui veut anéantir le « non A ».)

        En fait...

        Je trouve que le postulat du départ de votre billet offre une idée très coincée de la nature humaine : soit un animal et on ne sort pas du darwinisme social et de l’évolutionnisme, soit le créationnisme évangélique et l’humain serait une créature soumise à son créateur « qui pardonne tout » et promise au paradis éternel dans une niaise béatitude.

        Dans les deux cas, on est loin de sortir de la soumission car on reste toujours dans un rapport de force du dominant au dominé, comme si c’était une fatalité ancrée dans la nature humaine..


        • ddacoudre ddacoudre 8 avril 13:06

          @arthes

          Merci pour ton commentaire que j’ai parfaitement compris. Ton point de vue je l’ai conceptualiser dans un essai à partir du constat que tu soulèves

          Nous n’avons pas accès au monde objectif. On peut donc considérer que nous sommes une information qui vivons dans l’information traduisons et délivrons de l’information. La question reste de savoir comment un flux d’énergie qui n’est connu que par nos sens donne àla vie . En ce qui concerne la soumission c’est l’analyse d’une situation a partir du moment où l’humain par souci d’économiser des efforts qui coûte de l’énergie qui exige de se nourrir, pour compenser l’époque où il n’avait qu’à cueillir, il fait travailler les autres sa place. Des hommes ont considéré être né pour servi les autres, d’autres y ont été soumis quand ils ont compris que la servitude était pas inné, ce fut le servage et dans une moindre mesure l’exclavage, pour ensuite avec la révolution et les droits de l’homme au paiement de ses services devenu du louage de la force de travail. Cordialement ddacoudre OverBlog.


        • tiers_inclus tiers_inclus 9 avril 15:52

          @arthes

          « l’altruisme participe aussi à l’égoïsme en ce sens que nous pouvons être heureux du bonheur de l’autre »

          C’est une contagion, mais il ne faut pas voir dans tous les actes altruistes une récompense fût-elle le « warm glow » , la chaleur en retour, des théoriciens de l’égoïsme universel.

          Car le mécanisme est plus subtil et repose sur « la gratuité ». Ce fameux sentiment de satisfaction disparait lorsque vous prenez conscience d’avoir produit votre acte altruiste sur cette motivation.

          Bref, pour ressentir le « warm glow », il ne fallait pas le chercher.


        • tiers_inclus tiers_inclus 9 avril 15:11

          « L’homme travaille dans son seul intérêt et il met pour cela tout en œuvre, et ce faisant il travaille sans le savoir dans l’intérêt de la nation mieux que s’il avait voulu le faire. »

          Postulat malin et erroné donc malicieux. Lire l’excellent pavé « Plaidoyer pour l’altruisme » de Matthieu Ricard. La compréhension de l’erreur de l’égoïsme universel mérite une réflexion et un recensement des faits très approfondis.

          Le darwinisme est souvent mal compris notamment dans l’omission des processus de collaboration qui concourent avec les processus de sélection, processus qui dépassent le cadre étroit de la survie de l’individu, du proche, et même de l’espèce.

          L’évolution exhibe un principe pourtant négligé, elle est un mécanisme de changement pas un mécanisme de réplication conservateur. Elle fonctionne sur une tension duale. 

          Bien sûr, un homme déclaré à priori coupable, ne peut qu’être égoïste, et de surcroît en abuser puisqu’il est à l’image de Dieu. Mauvais temps dans ces conditions pour toute intégration de la notion d’écologie. 

          « Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés » Voila ce qu’aurait pu observer Adam Smith. 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès