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Accueil du site > Tribune Libre > Neuroscience : les trois cerveaux

Neuroscience : les trois cerveaux

Quoi de neuf depuis Mc Lean et Laborit ? Rien de significatif, semble-t-il, mais il est bon de se faire une piqüre de rappel et de se demander pourquoi une meilleure connaissance de la structure mentale de l’humain, mise en évidence par ces deux neurobiologistes, ne pourrait déboucher sur une nouvelle façon de gérer la société ?
Autrement dit, anticiper pour éviter le pire.

Le Professeur Henri Laborit ( 1914 - 1995 ), inventeur des premiers neuroleptiques, a développé la théorie des trois cerveaux, initiée par son contemporain américain Paul D MacLean.
 
Revisitons ensemble cette théorie bien connue des spécialistes et peu contestée.
 
La seule raison d’être d’un être, c’est d’être, c’est à dire de maintenir sa structure, de se maintenir en vie. Cette loi est valable pour tout ce qui est vivant, plantes et animaux. Les plantes peuvent se nourrir sur place mais les animaux et l’homme ( qui fait partie du règne animal ) doivent se déplacer à l’intérieur d’un espace pour survivre, et pour se déplacer, il faut un système nerveux.
 
Ce système nerveux, commandé par le cerveau, va agir sur l’environnement avec pour but principal la survie. En fait, on a établi que le cerveau peut être divisé en trois parties fonctionnelles chez l’homme ( deux chez l’animal ), parties hiérarchisées mais néanmoins intimement interconnectées.
 
On trouve un premier cerveau que Mc Lean a appelé le cerveau reptilien. C’est le cerveau des comportements de survie immédiate : boire, manger, se reproduire. C’est à lui d’abord que l’on doit d’être en vie.
 
Dès qu’on arrive aux mammifères, un 2ème cerveau s’ajoute, celui de l’affectivité (Mc Lean) ou de la mémoire (Laborit), parfois aussi appelé limbique. Sans mémoire de ce qui est agréable ou désagréable, on ne peut être heureux, triste, angoissé, amoureux, révolté, ...etc. On peut dire qu’un être vivant est une mémoire qui agit.
 
Un 3ème cerveau est attribué ( provisoirement ? ) à l’homme : le cortex associatif, appelé ainsi parce qu’il associe entre elles les voies nerveuses sous-jacentes qui ont gardé la trace des expériences passées. Mais, il les associe d’une façon différente de celles qui ont été impressionnées par l’environnement au moment de l’expérience, c’est à dire qu’il va pouvoir créer, réaliser un processus imaginaire.
C’est pourquoi, dans une situation donnée, on va agir en fonction de notre acquit mémorisé, en fonction des succès ou échecs antérieurs. On anticipe ainsi le résultat de l’action que l’on va mener. On agira sans crainte si l’on pense qu’on va être récompensé et avec angoisse si l’on a peur d’essuyer un échec ( punition ).
 
Les trois étages du cerveau devront fonctionner ensemble et, pour ce faire, ils sont reliés par des faisceaux que l’on peut qualifier comme suit :
- le faisceau de la récompense
- le faisceau de la punition ( qui débouche sur un comportement de fuite ou de lutte )
- le faisceau de l’inhibition de l’action.
 
Les deux premiers étages fonctionnent de façon inconsciente, nous ne savons pas ce qu’ils nous font faire ( pulsions, automatismes culturels, etc ) , le troisième nous fournit un langage explicatif qui donne toujours une excuse, un alibi aux actes dûs au fonctionnement inconscient des deux premiers.
 
De ce fonctionnement complexe, se dégagent, en gros, 4 types de comportements :
- comportement de consommation. C’est le plus basique, il n’a pour but que d’assouvir les besoins fondamentaux ( cerveau reptilien ).
- comportement de gratification. On essaie de renouveler toute expérience qui aboutit au plaisir.
- comportement qui répond à la punition
 soit par la fuite qui l’évite
 soit par la lutte qui essaie de détruire le sujet de l’agression.
Si la lutte est efficace, on retombe dans le plaisir et la gratification.
Si elle est inefficace, retour à la punition.
- comportement d’inhibition qui provoque angoisse ou stress.
 
Intéressons-nous plus particulièrement à ce dernier comportement.
 
L’inhibition, c’est l’impossibilité de pouvoir dominer une situation pour pouvoir agir efficacement.
Cela provoque de l’angoisse et provoque dans l’organisme des perturbations biologiques considérables qui diminuent les résistances naturelles de l’organisme. Ainsi, au lieu de résister à un microbe, on fera une infection, au lieu de résorber une cellule cancéreuse, on développera plus tôt un cancer... Ces troubles biologiques aboutissent aussi à tout ce qu’on appelle maladies psycho-somatiques ( ulcères, hypertension, mal-être, fatigue...).
 
L’homme en société a plusieurs façons de lutter contre l’inhibition de l’action. Il peut le faire par l’agressivité, mais les lois sociales interdisent cette violence défensive, ou, plus exactement, libératrice. L’agressivité n’est jamais "gratuite", elle est toujours en réponse à une inhibition de l’action, ( que cette action soit légitime ou illégitime ), elle est rarement "rentable", mais s’explique par le fonctionnement du système nerveux.
Cette situation dans laquelle se trouve souvent l’individu, commande à toute sa pathologie. Les perturbations induites peuvent déboucher aussi bien sur l’apparition de maladies infectieuses que sur des troubles mentaux ( déprime, psychose, paranoïa, schizophrénie...).
Quand son agressivité ne peut plus s’exercer sur les autres, elle peut encore s’exprimer sur lui-même ( mortification, suicide ). En résumé, l’individu "somatisera" ses problèmes insolubles.
 
Connaissance de l’homme en société  :
 
La société met trés souvent les individus en compétition et dans une compétition, il y a un gagnant et un perdant. Il y a une dominance de l’un par rapport à l’autre.
La recherche de dominance dans un espace que l’on peut appeler territoire est à la base de tous les comportements humains et ceci, en pleine inconscience des réelles motivations.
De même qu’il n’y a pas d’instinct de propriété, il n’y a pas d’instinct de dominance. Il y a seulement l’apprentissage par le système nerveux de la nécessité pour l’individu de conserver à sa disposition un objet ou un être qui est aussi envié, convoité pas un autre. Et il sait, par apprentissage, que s’il veut conserver cet objet ou cet être, il devra dominer.
 
Nous ne sommes "que les autres". 
Grâce au langage, les hommes ont pu transmettre, de génération en génération, toute l’expérience qui s’est faite au cours des âges. L’homme ne peut assurer sa survie à lui seul, il a besoin des autres pour vivre. Il ne sait pas et ne peut pas savoir tout faire.
Dès le plus jeune âge, on apprend tout ce qui est nécessaire pour vivre, ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui est beau, ce qui est laid, ce qu’on doit faire et ne pas faire, et on est puni ou récompensé selon que l’action est conforme ou non à la survie du groupe. C’est l’imprégnation culturelle.
 
Le fonctionnement de notre système nerveux commence à peine à être compris. Il y a une soixantaine d’années que nous sommes capables de comprendre comment s’établissent les voies nerveuses qui vont être codées, imprégnées par l’apprentissage culturel, et tout cela dans un mécanisme inconscient.
 
Celà veut dire que nos pulsions naturelles et nos automatismes culturels seront masqués par un langage, par un discours logique. Le langage contribue ainsi à cacher la cause des dominances et, ainsi, à faire croire à l’individu qu’en oeuvrant dans le sens souhaité par l’ensemble social du moment, il réalisera son propre plaisir, alors qu’il ne fait que maintenir des situations hiérarchiques qui se cachent sous des alibis langagiers qui lui servent d’excuse.
 
L’inconscient constitue un instrument redoutable, non pas tellement par son contenu refoulé, mais par tout ce qui est, au contraire, autorisé, et même parfois récompensé par la socio-culture,
contenu placé dans son cerveau depuis sa naissance.
L’individu n’ayant pas conscience de l’origine réelle de ce qui guide ses actes, c’est cet inconscient là ( qui n’est pas l’inconscient freudien ) qui est le plus dangereux.
 
Ce qu’on appelle la personnalité d’un individu s’est bâti sur un bric à brac de jugements de valeurs, de lieux communs, de préjugés qu’il traîne et qui, à mesure que son âge avance, deviennent de plus en plus rigides, de moins en moins remis en question.
 
Et quand on enlève une seule pierre de l’édifice, cet édifice s’écroule. L’homme découvre alors l’angoisse, et cette angoisse ne reculera ni devant le meurtre ( pour l’individu ), ne devant la guerre ou le génocide ( pour les groupes sociaux ) pour s’exprimer.
 
On commence seulement à comprendre par quels mécanismes , pourquoi et comment, à travers l’Histoire et dans le présent, se sont établies les échelles hiérarchiques de dominances entre les peuples.
 
Aussi longtemps qu’on n’aura pas diffusé très largement chez les humains capables de le comprendre et d’en tirer des leçons, la façon dont fonctionne leur cerveau et la façon dont ils l’utilisent, et tant qu’on ne leur aura pas dit que jusque là, ça a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chances pour qu’il y ait quelque chose qui change dans le Monde.
 
  Texte remanié d’aprés l’oeuvre d’Henri LABORIT.
 
 
 

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18 réactions à cet article    


  • Raymond SAMUEL paconform 11 novembre 2009 12:14

    Bonjour l’auteur,
    Suis autodidacte comme vous. Nous avons un avantage sur les diplômés : nous ne sommes pas formatés. (Est-ce que c’est un besoin de dominance de ma part ?).

    Votre article est très bon et devrait être fort utile.

     Peut-être pourrez-vous lire un essai qui sera publié dans les mois à venir, dans lequel j’aborde ce même sujet, appliqué à la nature et aux conséquences du regard que l’adulte porte sur l’enfant.

    Remarque : Laborit est mort, son travail a-t-il servi à quelque chose ? aura-t-on avancé dans dix ans, dans vingt ans, trente ?
    J’ai bien peur que la réponse soit NON.


    • Markoff 15 novembre 2009 22:12

      Pasconform, un pseudo sympa et qui en dit long !

      Le non formatage, oui, c’est un avantage dans une époque où l’on veut tout formater, y compris la conscience ... Heureusement qu’il y a des résistants !

      Au plaisir de lire votre production.


    • jack mandon jack mandon 11 novembre 2009 16:38

      @ l’auteur

      Le XXI ème siècle lèvera peut être le voile sur l’étendue de notre ignorance... le cerveau et la conscience, puisqu’il faut les dissocier.
      H.Laborit a développé beaucoup d’originalité dans ses recherches, mais au fond, les psychotropes
      endorment, calment, inhibent et ne soignent pas, au prix d’effets secondaires très lourds.
      Une manière d’emprisonner la souffrance de l’âme, un peu comme un vulcanologue qui aurait
      le pouvoir de chapeauter un volcan rouge, pour le transformer en volcan gris...
      jusqu’au jour où le volcan gris explose pour anéantir et métamorphoser une région entière.
      Les psychiatres évoquent les médecins de Molière, pour l’incompétence et la prétention.

       


      • L'enfoiré L’enfoiré 12 novembre 2009 09:43

        Bonjour Markoff,
         Quand nous nous sommes croisés sur mes derniers articles, je n’avais pas remarqué que nous avions les mêmes antécédents si ce n’est pas, dans mon cas, dans le service Publique. Nous devons donc raisonner de la même façon. On appellerait cela en numérique, aujourd’hui.
         Je ne connaissais pas Laborit. Honte sur moi. (J’ai été lire ce qu’on en dit sur Wiki.) Ce qu’il dit me parait exact. Cela ne vous fait pas penser aux réseaux d’Internet ? Nos neurones sont à une échelle toute petite ce qu’on retrouve de plus en plus au niveau international.

         Le commentaire de Marc Genome m’interpelle. En fait, on commence tous par là. La science ne se transmet pas dans les gènes. Seulement quelques habitudes acquises à force d’habitude parviennent à orienter mieux la descendance, mais pas les formules mathématiques. D’ailleurs à quoi cela servirait ? Même elles évoluent.
         Le problème de ne plus comprendre existe aussi en fin de vie. Cela s’appelle la maladie d’Alzheimer. Toujours une affaire de neurone.
         Comprendre est affaire de pratique, d’exercice entre les deux caps de la vie.
         L’enseignement n’est pas une affaire statique.
         Le 21ème siècle sera le siècle du cerveau ou n’existera pas dans l’histoire.
         Je conseille de voir la video « Espèces d’espèces » qui faisait partie du Science et Vie d’octobre. 


        • Markoff 12 novembre 2009 13:09

          OK l’ami, nous avons un petit morceau de culture commune.( informatique ) mais je ne sais pas si celà peut induire une façon de raisonner semblable... Il me semble que bien d’autres facteurs ont bien plus d’influence sur la personnalité,, vous ne croyez pas ?

          J’ai connu les débuts de l’informatique, un métier qui, à l’époque, demandait plus de logique que de connaissances mathématiques ( je n’ai jamais aimé les maths... )..

          « le 21ème siècle sera le siècle du cerveau » ou n’existera pas...«  je l’espère, en traduisant  »le siècle de l’intelligence« , à condition de prendre »intelligence" au sens large, c’est à dire avec sa composante humaine et pas seulement technique ou scientifique. De cette dernière, on en a presque trop. Mais c’est un vaste sujet...

          bonne journée !


        • Markoff 12 novembre 2009 11:35

          Nicolas doit bien en avoir 4  ! au moins ....


        • gossein 15 novembre 2009 21:34

          tout-à-fait, lire à ce sujet « des jeux et des hommes » d’éric Berne (stock)
          mais personalité et cerveau sont des choses différentes,
          La lecture de ces deux études (Laborit et Berne)est de toutes façons très utile. On peut aussi y adjoindre les oeuvres sur le langage de korzibsky


        • Markoff 12 novembre 2009 12:20

          Merci à ceux qui se sont intéressés à cet article.
          Je fais une réponse un peu... globale et collective.

          J’ai un peu vulgarisé la thèse de Laborit en la reprenant, bien que cet auteur ait un langage assez clair pour être compris par une majorité de lecteurs, à mon avis.

          Il n’est pas l’inventeur de la thèse ( j’ai bien dit : « initiée par Mc Lean), mais il l’a analysée et développée d’une façon remarquable et pertinente.

          Le sujet et le débat ne portent pas sur la psychiatrie et l’emploi des psychotropes, c’est une autre question dont je veux bien discuter à l’occasion.

          En fait, le problème est moins de »comprendre" comment fonctionne notre cerveau, avec ses automatismes prédéterminés, ( ça, Laborit l’explique trés bien ), mais de répondre à la problèmatique posée à la fin de l’article, à savoir comment maîtriser, en en prenant conscience, nos actions et réactions conditionnées, dans l’inconscient, par la culture héritée de nos acquis... Contester la culture, voilà qui est dur à admettre !

          Disons qu’il manque un volet à la démonstration, et qui en serait la suite logique : quid de la conscience et du libre arbitre ? Quid de l’expérience récente ( pas encore dans nos gènes ) et de la réflexion intelligente qui peut en découler ?

          Je ne désespère pas ( pas encore ). Il y a l’inné, l’aquis, mais aussi le présent et la projection dans l’avenir. Le jour où l’homme comprendra qu’il doit avant tout se méfier de lui-même. Car le principal ennemi de l’homme est en lui-même.


          • gossein 15 novembre 2009 22:05

            en ce qui concerne le « libre arbitre » voici quelques éléments de réflexions/
            http://www.youtube.com/watch?v=QIvMDFL_NGI
            http://www.youtube.com/watch?v=5Sqqhr4_J28
            Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens :: Robert-Vincent Joule, Jean-Léon Beauvois :
            Cordialement


          • clostra 15 novembre 2009 11:56

            Merci de publier cet article d’une très grande clarté comme l’a été Laborit dans ses écrits (j’ai parfois cru le lire d’ailleurs).

            Laborit était un homme assez désespéré (et finalement assez en colère). Comme certains scientifiques il a espéré qu’un jour on puisse se passer (nous amputer) de notre adrénaline...

            La théorie de Laborit est un beau socle sur lequel il faut travailler de façon universelle et avec beaucoup d’humilité car, finalement Levi-Strauss nous donne quelques clés. Les « primitifs » sans connaissance scientifique intellectuelle nous donnent tout un éventail de ce qu’il faut pour vivre (survivre) en société. Le savoir-vivre n’est pas l’apanage des intellectuels...

            Ce sont, je crois, les canadiens qui seraient le plus en avance pour la pédagogie auprès des adultes. Une pédagogie qui, selon eux, suppose qu’on s’adresse aux adultes pour les enseigner comme on s’adresse aux enfants (les enfants sont rois au Canada), probablement par des images et par le jeux, et surtout avec des mots simples et une attention bienveillante.
            Le film d’Alain Resnais « Mon oncle d’Amérique » me semblait - au malaise éprouvé en sortant du cinéma - tout à fait contre productif. Celui-ci, s’appuyant sur la théorie de Laborit, transforme ses personnages en gros rats se mouvant dans l’espace à la place des humains lorsque interviennent les cerveaux (reptilien, limbique) hors du contrôle de la conscience...
            C’est le reproche qu’on peut faire à Henri Laborit - pour lequel j’ai grande estime - , celui d’être un bien piètre pédagogue....


            • gossein 15 novembre 2009 21:36

              tout à fait d’accord avec votre analyse du film, dommage en effet.


            • Markoff 15 novembre 2009 21:59

              « Le savoir-vivre n’est pas l’apanage des intellectuels... » 

              Je suis bien d’accord avec ça ! je suis même persuadé qu’il y a plus de « savoir vivre » au sens premier, chez ceux qu’on appelle, à tort, primitifs.

              Moins d’accord quand vous dites que Laborit serait un piètre pédagogue... Il s’est servi des rats ( aprés K Lorenz ) pour démontrer certains réflexes des deux premiers cerveaux, il ne nie pas pour autant le rôle prépondérant, chez l’humain, du cortex associatif sous le contrôle de la conscience. Aprés, Alain Resnais en fait ce qu’il veut... c’est du cinéma.


            • M.Junior Junior M 15 novembre 2009 12:10

              Et pour aller encore plus loin, les travaux de Laborit et Mac Lean ont été repris par le directeur des ressources humaines de General Electric (Connu en France avec GE Money Bank) , Ned Hermann et ont donné le HBDI pour déterminer les 4 préférences de l’individu. Cet outil est particulièrement utilisé par les managers, les commerciaux et les formateurs.
              Plus d’info clic clic le lien


              • gossein 15 novembre 2009 21:42

                Bravo pour cet article,
                la contribution de Laborit méritait qu’on en reparle
                Une autre éminent biologiste, Jean Rostand, disait : « Qu’il s’agisse de politique, de morale ou de philosophie, je suspecte les jugements de ceux qui ignorent tout de ce qu’ils sont. »


                • Markoff 16 novembre 2009 00:21

                  Merci, je suis un admirateur de J Rostand et cette maxime ( qui m’avait échappée ) me convient tout à fait  !


                • clostra 16 novembre 2009 10:33

                  Pour revenir sur la pédagogie et l’idée d’une responsabilité à acquérir et faire partager, j’ai commis il y a un ou deux ans un article-essai ci-dessous, mais nous pourrions aller plus loin avec un jeu de société bien construit et bien documenté, y compris pour découvrir et donner aux deux cerveaux dits « primitifs » toute leur place, l’estime et le respect qu’on leur doit (je pense à Jung, aux archétypes etc)

                  Petit traité de santé à l’usage du gouvernement en vacances


                  • clostra 16 novembre 2009 13:42

                    @l’auteur

                    merci pour le message laissé sous le « Petit traité de santé »

                    L’assimilation de la théorie de Laborit qui d’ailleurs aboutit à « La nouvelle grille » peut changer radicalement notre façon de vivre en société, renforcer notre tolérance, forcer la bienveillance pour peu que l’on exerce son esprit critique.
                    Rire des autres nous permet de rire de nous-même et ne laisse plus aucune place aux manipulateurs ou autre calculateur, pour peu que nous soyons majoritaire à utiliser cette « nouvelle grille ». C’est pourquoi il me paraît urgent de trouver une pédagogie adaptée, tolérante et bienveillante pour que nous cessions tous de délirer ensemble.

                    L’intérêt est que cette nouvelle grille permet de ranger en ordre ce que des philosophes, des psychanalystes, des ethnologues, des éthologistes, des humanistes...nous proposent dans leurs écrits.

                    Je me souviens m’être étonnée, ravie à la lecture du livre de René Dubos « Les célébrations de la vie » dont je cite volontiers l’une des phrases, désormais célèbre :

                    « Penser globalement, agir localement »

                    Pourquoi ?

                    Tout simplement parce que nous ne pouvons nous empêcher de regarder le monde et d’y réfléchir d’autant qu’il devient hostile. Si nous n’avons aucune possibilité d’agir sur cet environnement hostile - ce qui est le cas quand on y pense globalement, nous commençons à délirer ou à développer toutes les pathologies liées au stress.

                    Cette phrase appartient à l’écologie mentale.

                    C’est un exemple appliqué de la théorie de Laborit.


                    • Krokodilo Krokodilo 1er janvier 2010 18:34

                      J’avais raté l’article. très intéressant. On nous dit pourtant depuis l’antiquité « Connais-toi toi-même », mais c’est pas évident.

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