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Accueil du site > Tribune Libre > Non au travail le dimanche !

Non au travail le dimanche !

A défaut d’un saut de PUCE (le nouveau sigle inventé pour l’occasion), c’est plutôt un grand bond en arrière qui nous attend alors que le travail dominical revient en discussion à l’Assemblée nationale.

Le débat qui se tient actuellement à l’Assemblée nationale est particulièrement révélateur des dérives de notre époque. La « société spectaculaire marchande » (Guy Debord) n’a pas fini d’avancer ses pions. Nos dirigeants nous y entraînent activement. Ainsi, le dimanche devrait devenir un jour comme un autre. Bien sûr, les partisans de la proposition de loi Mallié (député UMP des Bouches-du-Rhône) me rétorqueront que le texte ne prévoit d’autoriser l’ouverture des magasins que dans des zones touristiques ou commerciales spécifiques. On nous a même inventé un nouveau sigle pour l’occasion : les PUCE pour Périmètres d’usage de consommation exceptionnel ; il fallait l’inventer mais nous sommes en France ! Ainsi, les salariés qui auront la chance (ou la malchance) de travailler dans une PUCE devront retourner au charbon le dimanche (la notion de volontariat n’a pas grand sens quand un salarié a besoin d’argent et qu’il s’agit de se faire bien voir de son employeur). Saut de puce ou grand bond en arrière ? A voir…

Centres-villes des métropoles, zones touristiques, zones commerçantes etc. A force de dérogations et d’autorisations ici et là, tous les grands magasins de France et de Navarre finiront par ouvrir le dimanche, à plus ou moins brève échéance. En attendant, on nous prétend que ces ouvertures resteront encadrées, on s’achemine en fait vers des règles aussi obscures que pour la fameuse journée de solidarité chère à Raffarin, le lundi de Pentecôte, où personne ne sait précisément qui travaille ou ne travaille pas, qui est ouvert et qui ne l’est pas. Le flou subsiste en tout cas. Vous parlez de réformes nécessaires !

Pour le volontariat et la majoration des salaires, les travailleurs du dimanche ne devraient pas être tous logés à la même enseigne, ce qui est scandaleux, mais l’important pour notre gouvernement étant que chacun puisse emmener sa petite famille faire ses courses chez Auchan, déjeuner chez Flunch et regarder les nouveaux vélos chez Décathlon… le dimanche.

Réforme utile pour l’économie et la croissance en ces temps de vache maigre ? Même pas. De nombreux économistes prétendent qu’il n’y a pas vraiment nécessité à un jour ouvré de plus dans la semaine et que le surplus de consommation entraîné au final par cette réforme sera très mince, difficilement mesurable d’ailleurs (achats reportés le dimanche mais qui auraient été de toute façon effectués). Sans parler des effets négatifs de cette loi sur les marchés traditionnels du dimanche qui participent tant à la convivialité de nos villes et villages ! Car la loi prévoit déjà depuis belle lurette des exceptions. Il y a bien entendu des métiers qui ont toujours bénéficié de dérogations pour le bien-être de tous : infirmières ou médecins de garde dans les hôpitaux, pompiers, journalistes de presse quotidienne (pour préparer le journal du lundi), gardiens de musée etc. Le bon sens n’est pas interdit dans ce domaine. Mais fallait-il ouvrir les centres commerciaux ? Etait-ce nécessaire pour le bien commun ?

Il s’agit d’insinuer d’abord dans l’esprit des citoyens français l’idée qu’à l’heure de la mondialisation, on ne peut plus se permettre de fermer ne serait-ce qu’un jour par semaine les temples de la consommation, les nouvelles cathédrales modernes que sont les centres commerciaux, ou les magasins des centres-villes. La religion occidentale contemporaine (ROC, cf. Régis Debray dans Le moment fraternité chez Gallimard, 2009) ne tolère pas la moindre relâche. La consommation doit guider nos pas tous les jours de la semaine sans exception.

Ah le dimanche ! Ce jour des repas de famille (pour ceux qui ont la chance d’en avoir une) où l’on ouvre une bonne bouteille de vin, où l’on se promène, où l’on refait le monde avec ses proches, où l’on vaque à ses occupations (sport, culture etc.) sans regarder sa montre tous les quart d’heure. Ce jour de la messe pour les chrétiens faut-il oser le rappeler sans se faire traiter de vilain réactionnaire, jour du Seigneur, jour d’après le sabbat juif. Le sabbat, ce repos du septième jour (la semaine commence le dimanche chez les Hébreus) institué par le Créateur lui-même selon le récit de la Genèse. Seuls des esprits néolibéraux matérialistes se fichant éperdument des traditions séculaires pouvaient s’attaquer de la sorte au repos dominical.

Alors, on pourra conseiller à nos législateurs de relire l’Ecclésiaste. « Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté ; un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir ; un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser… ». S’il y a un temps pour la consommation, il y a un temps pour le repos, pas seulement le repos individuel chacun dans son coin mais le repos de la famille et de la société dans son ensemble. Nous devons continuer à considérer le dimanche comme un jour hors marché (à l’abri des grandes enseignes du moins), un jour à part, différent des autres, indispensable respiration de nos sociétés de consommation saturées de biens et de gaspillage. A moins de considérer qu’emmener sa famille au centre commercial le dimanche après-midi soit le summum du loisir, l’aboutissement mérité d’une dure semaine de labeur, une récompense offerte à ses enfants. Il y a pourtant tant d’autres choses à faire le dimanche… Mais dans quelle société voulons-nous vivre ?


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33 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 8 juillet 2009 10:46
    Pour le travail dominical sans supplément de rémunération.

    Il est politiquement et économiquement stupide de vouloir instaurer le travail dominical avec supplément de rémunération quand il serait si simple de l’instaurer sans supplément de rémunération.

    Pour y parvenir, il suffit d’ôter au dimanche son statut de jour chômé et, simultanément, de donner 52 jours de congés supplémentaires à tous les salariés.

    De cette manière, les tenants du dimanche chômé prendront ces 52 jours de congé durant les 52 dimanches annuels tandis que les autres salariés travailleront durant ces dimanches-là, sans supplément de rémunération.

    Parmi les travailleurs du dimanche, on devrait trouver les juifs et les musulmans qui, eux, choisiraient de prendre ces 52 jours de congés supplémentaires, respectivement, les samedis et les vendredis.


    • Marianne Marianne 8 juillet 2009 13:32

      Le point rouge au milieu de la photo, c’est votre cerveau ou votre compte en banque qui s’allument à chaque mesure anti-sociale comme le jackpot ?

      Il faut croire que cela doit vous rapporter gros...


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 8 juillet 2009 17:42

      à Marianne (xxx.xxx.xxx.112) 8 juillet 13:32 

      « mesure anti-sociale »

      Cette expression n’est-elle pas très marquée idéologiquement ?...


    • Marianne Marianne 8 juillet 2009 21:18

      Et vous bien sûr, vous n’étes pas « marqué idéologiquement »... Il n’y a qu’à vous lire, à longueur de fil, comme le Péripate ou Bois-Guibert, vous répandez votre venin libéral sans aucune arrière-pensée idéologique. Ben voyons !


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 9 juillet 2009 07:14

      à Marianne (xxx.xxx.xxx.112) 8 juillet 21:18

      1)
      Je vous signale que ma proposition ne ferait obligation à personne de travailler le dimanche. Je ne l’ai faite que pour contrer ceux qui veulent l’imposer. Utilisée avec un peu d’intelligence, ma proposition laisserait les choses en l’état d’aujourd’hui.
      2)
      Je vais vous faire une confidence. Je ne crois absolument pas à l’intérêt économique de travailler le dimanche car le pouvoir d’achat n’est pas extensible. Le travail du dimanche ne provoquera que des transferts de pouvoir d’achat vers les magasins ouverts.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 9 juillet 2009 07:46

      à Marianne (xxx.xxx.xxx.112) 8 juillet 21:18 

      "Et vous bien sûr, vous n’étes pas « marqué idéologiquement »... Il n’y a qu’à vous lire, à longueur de fil, comme le Péripate ou Bois-Guibert, vous répandez votre venin libéral sans aucune arrière-pensée idéologique. Ben voyons !« 

       »votre venin libéral" : des exemples, svp !


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 9 juillet 2009 13:30


      P.S. :
      J’ai oublié de rappeler que le travail dominical satisferait les juifs et les musulmans pratiquants. Est-ce négligeable ?


    • mrdawson 8 juillet 2009 10:50

      J’aime bien la conclusion. Mais nous savons tous que le travail le dimanche nous allons y venir.
      J’aimerais bien que la loi oblige les commerces des PUCE à reverser un pourcentage non négligeable de leurs bénéfices de la journée aux personnes travaillant ce dimanche la en plus de leur salaire. Quitte à s’emmerder à travailler un dimanche qu’au moins ce soit vraiment rentable, et puis ça évitera que le seul gagnant de cette loi soit au final l’actionnaire de la grande surface.


      • lordrax 8 juillet 2009 13:51

        « le texte ne prévoit d’autoriser l’ouverture des magasins que dans des zones touristiques ou commerciales spécifiques »

        Qu’elle est la définition d’une zone touristique ? Est-elle définie par la loi ? Sinon, en France presque tous les lieux présentent un intérêt touristique. Dans quelle ville ne trouve t’on pas de monument classés, ou un site naturel particulier, donc représentant un intérêt touristique ?
        En gros tout le territoire est une zone touristique potentielle.




        • titi 8 juillet 2009 15:41

          « Seuls des esprits néolibéraux matérialistes se fichant éperdument des traditions séculaires pouvaient s’attaquer de la sorte au repos dominical. »
          Grâce à vous je sais maintenant que je suis « néolibéral et matérialiste ».

          «  Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté ; un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir ; un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser »
          Et pourquoi ce temps, nous devrions tous les prendre au même instant ?


          • Bobland59 Bobland59 8 juillet 2009 17:20

            Oui vous êtes vraiment comme vous dites ! Libéral, voire ultra libéral mais si peut nouveau ..........
            Quand prenez vous le temps de vous reposer et aussi celui de pas sortir de telles âneries ?


          • Emile Red Emile Red 8 juillet 2009 17:29

            A peu près pour la même raison qu’il est conseillé de prendre le train de 18h à 18h.

            Pourquoi ne pas travailler aussi la nuit et aussi pendant les congés ?

            Savez vous que vous parlez, écrivez, lisez en Français ? Et pourquoi donc feriez vous comme tout le monde, tout le temps ?
            Quand vous comprendrez ce qu’est la tradition qui de cultuelle est devenue sociale, vous comprendrez par la même occasion que c’est cette même tradition qui vous permet d’aller à l’école, de vous faire soigner ou de prendre votre retraite. Tirez sur un seul fil du pull et c’est le pull entier qui se détricote, le dimanche chomé est un de ces fils.

            Mais à quoi bon vous expliquer, vous êtes sans famille, à la rue, sans amis, et ne savez ni ce qu’est un musée, une fête foraine ou un match de football amateur.

            Dommage, restez donc dans votre enfer et chuttt ! ! !


          • Kétamine 8 juillet 2009 17:01

            Boycottons tous les centres commerciaux le dimanche pour continuer à faire vivre le boucher et le boulanger de quartier qui ont toujours été ouverts le dimanche matin pour acheter de quoi préparer le repas du dimanche en famille !

            « Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté ; un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir ; un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser »
            Et pourquoi ce temps, nous devrions tous les prendre au même instant ?

            Parce que personnellement j’aime mieux danser avec mon mari que toute seule et qu’à cette occasion une grande partie de ma famille ou de mes amis soient présents.


            • maxim maxim 8 juillet 2009 18:21

              qu’est ce que vous en savez que votre mari veuille encore danser avec vous le Dimanche ( d’abord les dancings seront fermés puisqu’il ne faut pas de boulot Dominical ...)

              et puis votre époux ,je vais vous confier un secret ,il danse ailleurs avec une de ses collègues de boulot ,mais chuuuttt ,je vous ai rien dit hein ?..... smiley smiley


            • Emile Red Emile Red 8 juillet 2009 17:33

              Le plus terriblement inepte dans cette histoire est que les employés d’Auchan, de Flunch et de Décathlon ne profiteront pas de l’ouverture du dimanche pour aller faire ces satanées courses.

              Ils travailleront....


              • rantanplan 8 juillet 2009 17:49

                 Il me semble que l’argument économique est plutôt bancal, le travail dominical favoriserait la consommation, mais en quoi consommer plus cree du pouvoir d’achat ?

                 je me permets de reproduire un bout d’édito :

                 « Encourager des rythmes de vie dissociés risque d’accentuer le délitement des relations familliales. On sait trop à quoi conduit la dégradation du lien, l’éloignement subi des couples, l’espacement des relations amicales, l’émiettement du temps collectif. L’espace consacré aux retrouvailles, aux échanges, au culte, à la culture, au sport, à la vie assiciative deviendra plus compliqué à organiser. Comme il l’est pour le tiers des salariés, 180 métiers dérogatoires, qui exercent déjà par roulement un travail dominical »

                 de plus qui voudra croire que refuser de travailler le dimanche, il semblerait que la loi permette le choix, ne sera pas discriminatoire quant à l’embauche et à la promotion ?


                • Le péripate Le péripate 8 juillet 2009 18:01

                  Je ne vais sûrement pas défendre ce texte qui est un chef d’oeuvre de complexité, une usine à gaz comme on sait les faire en France.
                  Juste m’interroger sur l’opposition au travail du dimanche : tous au même pas, tous à faire la même chose au même moment. C’est autour de ce genre de question que les « progressistes » se révèlent pour ce qu’ils sont : des nostalgiques de la tribu archaïque et collectiviste, des conservateurs absolus.


                  • jaja jaja 8 juillet 2009 18:36

                    La tribu archaïque c’est pas plutôt le monde de l’entreprise où beaucoup de petites fourmis tremblent comme des feuilles devant leur hiérarchie qui elle-même chie dans son froc devant le patron qui lui aussi craint plus que tout les actionnaires...

                    Moi je travaille encore, je milite, et le dimanche quand je peux je bouffe en famille, je vais voir les petits où les plus grands jouer au foot... Bref j’ai deux jours de liberté avec pratiquement tous mes amis et connaissances... Et ça ça ne se monnaye pas....


                  • Le péripate Le péripate 8 juillet 2009 18:40

                    Mais si Jaja (ne jamais contredire un gauchiste). Au fait, tu es au courant de la bonne nouvelle ? Le NPA aurait perdu 3000 adhérents...


                  • jaja jaja 8 juillet 2009 19:33

                    Intox d’Europe 1.... Ca devient bon... Je n’aime pas du tout quand le NPA n’est pas bousculé par la presse à la botte....

                    Tiens rien que pour toi Péripate... le communiqué du NPA à ce sujet :

                    Certains médias indiquent que le NPA aurait subi une hémorragie de militants après les européennes. Nous démentons catégoriquement ces allégations qui ne se basent sur aucune enquête sérieuse.

                    Nous venons juste d’entamer la campagne de remise des cartes 2009. A cette étape, nous ne disposons pas d’informations suffisantes pour savoir combien nous sommes. Il est de ce point de vue très étonnant que certains médias puissent annoncer des chiffres de cotisants alors que nous même n’en disposons pas. Nous ferons le point à l’automne en toute transparence..
                    Tout cela n’est pas sans rappeler la campagne de presse de l’automne dernier visant à montrer que nos objectifs ne seraient pas atteints au congrès de fondation. Pourtant ils l’ont été.

                    Ce que nous savons, c’est qu’il y a aujourd’hui plus de comités qu’au moment du congrès de fondation, que de nouvelles demandes de contact continuent à arriver à un rythme non négligeable. Nous ne sommes pas inquiets.

                    Le NPA est là, présent, au coeur des luttes, avec la volonté de s’élargir encore, de rassembler tous les anticapitalistes.

                    Le comité exécutif du NPA, 8 juillet 2009.


                  • jaja jaja 8 juillet 2009 19:35

                    Et c’est plutôt quand un Péripate ne me contredit pas que je me vexe !


                  • Le péripate Le péripate 8 juillet 2009 19:37

                    Ah bon, si la Direction du Parti dément, c’est du béton. Qu’est-ce qu’il y a comme mauvaises langues !


                  • jaja jaja 8 juillet 2009 20:39

                    N’est-ce pas ?


                  • maxim maxim 8 juillet 2009 18:16

                    ah ouais ....après un bon repas du Dimanche en famille avec une bonne bouteille ,sport ?

                    sport en chambre peut être ...et encore !..... smiley smiley......

                    blague à part ,à l’étranger,les magasins sont ouverts le Dimanche ,c’est là où les gens ont le temps de faire les courses en famille,et puis bosser le Dimanche ,ça permet de mettre du beurre dans les épinards pour certains !....

                    ou alors ,si on bosse pas le Dimanche ,à part les services publics concernés on ferme tout le privé !

                    cafés, stades,restaurants ,cinoches ,théatres ,parcs d’attractions,boulangeries pâtisseries ,salons de thé ,musées ,et même les bordels !..


                    • Emile Red Emile Red 8 juillet 2009 19:17

                      Et quand tu travailleras le dimanche, tu iras faire tes courses le samedi, comme avant quoi...


                    • lamiral 8 juillet 2009 20:22

                      @ red

                      « tu iras faire tes courses le samedi »

                      tout seul parce que le jour de repos de bobonne c’est le lundi


                    • Stéphane Antonini Stéphane Antonini 8 juillet 2009 20:39

                      Petit reportage intéressant ce soir sur France 2.
                      Les employés d’un magasin ED (groupe Carrefour) se sont vus « proposer » de travailler le dimanche. Sur 8 employés, 3 n’ont pas accepté pour raisons familiales (raisons familiales, un dimanche ? Quelle drôle d’idée !).
                      Ils ont été néanmoins inscrits sur le planning, et comme ils ne sont pas venus bosser le dimanche ( ce qu’ils avaient clairement exprimé à leur direction), ils ont été licenciés.
                      Carrefour jure sur son honneur que cela n’a strictement aucun rapport avec les débats actuels.
                      Ben voyons.
                      Ca, c’est le volontariat qu’on veut nous servir à toutes les sauces comme étant la panacée du bonheur et de la plénitude...
                      Quel volontariat ? Depuis quand les relations entre employé et patron, basées sur la subordination, sont-elles d’un coup d’un seul du fait du volontariat de l’employé ?
                      Vous voulez passer vos dimanches dans les magasins ? Grand bien vous fasse. Mais décidément, vous n’avez donc rien d’autre à faire ??
                      Ca me fait penser à ces messages de certains « agoravoxiens » qui se permettent, au nom de leur pseudo-culture, de critiquer ouvertement et violemment celles et ceux qui ont pu assister à lé cérémonie de mardi soir, hommage à Michael Jackson, en les affublant de « moins que rien » et de pauvres diables ayant une vie misérable... Amusant... Ce que je trouve profondément misérable, c’est de n’avoir rien d’autre à glander que de passer ses dimanches dans un centre commercial...
                      On sait que l’effet purement économique est quasi nul. Alors pourquoi ?
                      C’est la question, et la seule, essentielle : pourquoi ? Le comment, on le voit se dessiner doucement, et d’ailleurs il est quand même étonnant de voir les disparités entre les zones éventuellement susceptibles de voir les dimanches « ouvrés »...
                      Mais le pourquoi ? Qu’en est-il ?
                      Donnez-moi une seule bonne raison de consacrer mon temps à Auchan plutôt qu’à ma fille.... Une seule.
                      Va falloir sacrément argumenter...


                      • tvargentine.com lerma 8 juillet 2009 21:15

                        Permettez moi ici de dénoncer cet article réactionnaire et donc sectaire dans sa pensée

                        Personnellement durant des années j’ai travaillé le samedi et dimanche et je dois dire que j’en été heureux comme d’ailleurs des centaines de milliers de travailleurs qui ont
                        fait le choix de pourvoir travailler le week-end et avoir de la disponibilité le reste de la semaine pour bosser ailleurs ou faire ce qu’ils veulent

                        Ce qui me choque c’est le discours de cet article qui va rechercher des références dans la religion pour développer son argumentation (encore un adorateur de Soeur Ségolène Royal qui se prend pour la sainte Jeanne d’Arc !)

                        Quand l’auteur écrit « Seuls des esprits néolibéraux matérialistes se fichant éperdument des traditions séculaires pouvaient s’attaquer de la sorte au repos dominical. »

                        NON mon povre ami bobo,c’est vous qui avez un problème avec les gens car cela vous emmerde de les voir aller gagner plus (+) et doubler pour un autre employeur dans la semaine et donc gagner plus (+)

                        J’espere que la loi va permettre aux travailleurs qu’ils le souhaitent de travailler enfin le dimanche et j’en ferais parti si je le peux

                         http://www.tvargentine.com

                         PS : Tiens ,même LULA est pour la liberté du travail (dimanche compris)














                        • Stéphane Antonini Stéphane Antonini 8 juillet 2009 21:56

                          « même LULA est pour la liberté du travail »
                          Liberté du travail : l’expression est risible.


                        • Le péripate Le péripate 8 juillet 2009 22:05

                          Le plus drôle, c’est que ça fait des lustres que de nombreux salariés travaillent le dimanche. As-t-on entendu nos réactionnaires s’exprimer contre les restaurants ouverts le dimanche ? Les hôtels ? Les policiers ? Les infirmières ? Que nenni. Car ceux qui râlent sont dans des bons petits emplois pépères, bien protégés, l’idéal du français. Et que les autres bossent, ils n’en ont rien à foutre. C’est leurs gueules qui comptent.

                          Quant bien même ce serait une ultra-minorité qui veut bosser, au nom de quoi les en empêcher ? C’est déjà comme ça, certes pour des métiers qui ne sont certainement pas « nobles » pour nos aristocrates de l’emploi à vie.
                          Deux France, une qui bosse, et une qui râle.


                          • Trashon Trashon 9 juillet 2009 10:23

                            « Car ceux qui râlent sont dans des bons petits emplois pépères, bien protégés »

                            A ce que je sache, les premiers concernés par le débat actuel sur le travail dominical sont les vendeurs(euses) et caissiers(ères) qui aujourd’hui sont payer au lance pierre, travaillent déjà le samedi et que l’on fait venir parfois pour 3 heures journalières comme bouche trou.

                            « Quant bien même ce serait une ultra-minorité »

                            Lorsque qu’étant salarié vous n’avez même pas les moyen de vous loger (essayer donc de trouver un logement au smic étant seul voir à temps partiels pour bon nombre) et que vous avez le chois entre la rue et travailler le dimanche le choix est vite fait.

                            Alors les belles pensées libérales quand on est pèpère chez soi c’est bien beau mais dans la vie réelle se sont encore les plus défavorisé qui vont morfler


                          • maxim maxim 8 juillet 2009 22:15

                            ah çà !....

                            ceux qui veulent buller les Dimanches ( les inconditionnels du repos )mais pouvoir se payer le resto ou le cinoche et prendre un verre sur un terrasse sont bien contents de trouver un travailleur pour les servir ,et trouvent ça normal !..

                            ce serait les premiers à gueuler si tous les loisirs étaient fermés le Dimanche !


                            • Thibault MORTIER Thibault MORTIER 9 juillet 2009 00:16

                              tout à fait d’accord avec cet article.


                              pour tenter de faire quelque chose, je vous signale cette pétition :

                              C’est un site internet derrière laquelle il y a la même équipe qui s’était battue pour le maintien du lundi de Pentecôte, avec un certain succès, ça vaut le coup de les soutenir et de diffuser leur action. A vos claviers !

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Auteur de l'article

Julien Gautier


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