Les vieux sont de plus en plus pénibles à satisfaire. Nous avons de superbes voitures (dans le style de la Porsche) et nous regrettons la bonne vielle 504 Peugeot. Pas de vitres électriques, mais construite à près de 4 millions d’exemplaires. Lien.
En politique, nos dirigeants et nos penseurs sont dignes d’une Vel Satis, un échec commercial. Les sorties de route sont de plus en plus nombreuses.
Sans être un fanatique de la musique classique, j’aimais les concerts de certains ténors de la politique.
Parlez-moi du rugissement s’échappant du moteur d’un Georges Marchais : « Taisez-vous Elkabbach ! ». De sa réponse à Alain Duhamel : « C’était ptet pas vot’question, oui mais c’est ma réponse ! ».
Parlez-moi du doux refrain d’une Arlette Laguiller : « Travailleurs, travailleuses ! » Six fois candidate à l’élection présidentielle française, un record ! Sans illusion sur une possible victoire, mais pour faire entendre la voix des ouvriers.
Actuellement la politique ne nous fait plus rire, il ne nous reste que des sanglots longs des violons. Ils ne sortent pas de la fosse d’orchestre mais de la fosse aux lions. Et encore, j’excuse l’instinct animalier.
L’animal politique n’est souvent qu’un grand prédateur. Il ne tue pas par faim, il tue pour sa gloire et pour flatter son ego. Gavé et rassasié des sondages, la viande inutilisée restera à pourrir sans domicile fixe.
L’animal politique moderne est pour la consommation à outrance. On ne répare plus, on jette au rebus un bien encore utilisable après remise en état. C’est la prime à la casse, fatale aux voitures démodées.
Du plus profond des bois, des nouveaux prédateurs viennent rejoindre la horde. La tactique est vieille comme le monde, diviser pour mieux régner.
Parlons de la vague du R.S.A. Ce fameux Revenu de Solidarité active. Dans un premier temps, on lance une déclaration. Puis on désavoue le lampiste ayant agi sur ordre. Mais c’est comme la fameuse calomnie de Beaumarchais, une fois lancée elle va se dresser, siffler, s'enfler….
La dernière horreur nous vient d’un certain think tank. « Une horreur reste une horreur, même en langue étrangère ».
Chez Terra Nova, des penseurs s’autorisent à réfléchir pour nous, mais surtout pour nos dirigeants politiques. Sur son site, n’hésitez pas à utiliser le lien : Mécènes….
Cette équipe d’intellectuelles vient de sortir la bible du candidat, pour gagner les élections 2012, le PS doit alléger sa carrosserie. L’ouvrier (l’ancien travailleur populaire), est un handicap trop lourd pour la course vers l’Elysée.
Allégeons la carrosserie ! Moins de ferraille mais plus de plastique pour arriver plus vite au but : gagner la course pour le trône.
Car, n’ayons pas peur de le reconnaître, seul le trône inspire du désir. Que ne donnerait-on pour cinq ans de pouvoir absolu. Le retour aux affaires pour la plus grande gloire des mandarins politiques.
L’alternance politique est au tandem historique : UMPS. Hors de ce concept, point de salut ! Une belle carrosserie politique est aussi fragile que le carrosse d’une dynastie. Par la vitesse du déplacement, on cache les imperfections de la chaine de montage. Mais, qu’importe, le modèle doit durer 5 ans, pas plus ! La fibre patriotique doit faire place à la fibre de verre. (Qui est loin d’être transparente, mais tellement translucide pour un modeste observateur).
Salut Papy, Pour le PS, et DSK c’est pas gagné. Lui, il roulait en Porsche mais pas une vieille. Question Ténor de la politique, y’en a plus. Même Le Pen commence à se fatiguer. Les autres, ma foi, politiquement correct ou incorrect (DSK ????), bof, rien de passionnant.
On a accepté de rompre l’equilibre républicain qui imposait un equilibre entre pouvoir et devoir.
La course au pouvoir se fait parce que ce pouvoir est sans partage et sans... devoir !
Il n’y a helas qu’un seul parti qui veut et qui tente de redonner de la replublique a la politique, et c’est pour cela qu’il est autant accusé d’être anti-républicain.
Quand nous, français, nous redonnerons de la France aux français, nous serons sur la bonne voie. Helas j’ai bien peur que nous soyons sur une « voie-rapide-pour-l’enfer » puisque les précedents acteurs ont bien boulonné les glissieres.