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Offensive contre le Syndicalisme de classe

A écouter la presse, la lutte syndicale ressemblerait à un concours dans lequel les concurrents se livreraient bataille dans le seul but d’être majoritaire sur le plan national !!

 Autrement dit les luttes pour la sauvegarde des intérêts des travailleurs, que ce soit les emplois, les droits, le pouvoir d’achat et les conditions de travail ne se résumeraient qu’à un sport ou une compétition.

 Là encore il y a un sérieux décalage ente ce qu’annonce la presse du Capital et la réalité. L’enjeu pour les entreprises privées c’est de promouvoir le syndicalisme de collaboration contre le syndicalisme de luttes et de classes.

 Pour les patrons bien évidemment la suite logique après l’application de la « loi travail » (votée par l’article 49.3), c’est de favoriser le syndicalisme complice qui permettra de signer des accords qui reconnaitront le droit divin des patrons dans leur entreprise. Rappelons que cette prise de majorité ne concerne que le secteur privé et pour cause !! 

 Ce n’est pas une vue de l’esprit, c’est une réalité. Après avoir utilisé la division des travailleurs dans les entreprises les patrons se sont attaqués avec leurs complices politiques aux conseils des Prud’hommes réduisant leurs nombres et leurs pouvoirs, ils ont attaqué le code du travail soi-disant pour le dépoussiérer, on fait voter une loi inique (la loi travail El Khomri) par l’article 49.3 le gouvernement socialiste à majorité PS empêchant tout débat démocratique et l’imposait.

 Les Macron, Valls, ont porté des coups sans précédents aux droits et conditions de travail des salariés.

Pour parfaire leur stratégie d’aggravations de l’exploitation des travailleurs les patrons avec leur presse, les grands moyens d’informations, attaquent les syndicats de lutte au profit des syndicats de collaboration, qui ont pour objectifs la démobilisation de la classe ouvrière pour la satisfaction d’être le premier syndicat de France. Qu’importent les délocalisations, qu’importe l’aliénation des travailleurs aux impératifs de production, qu’importe si les conditions de travail s’aggravent tant dans la durée que dans les rythmes de travail. Ces syndicats de collaboration préfèrent se soumettre au patronat que de participer aux luttes. Ils refusent l’unité avec les autres syndicats en lutte pour gagner la confiance des patrons.

 Nous vivons bien dans une période trouble ou les politiciens trahissent le peuple et ou certains syndicats bradent la défense des travailleurs pour des intérêts de chapelle ! 

 Dans ces conditions pas étonnant que le peuple se désintéresse de la politique préférant s’abstenir et que le taux de syndicalisation des travailleurs soit si faible dans notre pays.

 La force du Capital est là, grâce à ces politiciens qui se disent de gauche et qui pratiquent une politique de droite. De même dans ces syndicats qui se prétendent « défenseurs des travailleurs » et qui collaborent avec les patrons en signant toutes les propositions qui aggravent la vie de la classe ouvrière. 

 Les uns pensent à leur carrière les autres à être devant et faire la course en tête.

 DORMEZ EN PAIX CITOYENS, TOUT EST SOUS CONTOLE.

 

01/04/2016


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10 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 1er avril 17:36

    Il faudrait peur-être aussi chercher les causes de la perte d’influence dans la maison elle-même, de temps en temps.

    L’épisode Le Paon n’a pas été inventé par les patrons, la disparition de la locomotive PC non plus.
    Refuser de prendre en compte ces réalités est pire que s’aveugler : c’est contribuer à laisser couler le navire.
    Contrairement au PS dans lequel les rats on percé des trous avant de quitter le navire, il n’y pas eu de sabordage à la CGT. Simplement des grosses erreurs stratégiques, un entêtement dans l’erreur, des négligences et le sacrifice de l’avenir pour maintenir certains bastions, vestiges du passé.

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 1er avril 17:43

      @Jeussey de Sourcesûre

      J’oubliais : les gesticulations ignobles de Robert Hue ces derniers temps, lui qui a tellement œuvré au désamorçage de toutes les luttes avec sa copine Buffet, n’ont certainement pas contribué à l’attractivité des amis de la famille. Les tergiversations de Pierre Laurent non plus.
      C’est plus ce que c’était !

    • leypanou 1er avril 22:43

      @Jeussey de Sourcesûre
      Il faudrait peur-être aussi chercher les causes de la perte d’influence dans la maison elle-même, de temps en temps. : les salariés qui sont conscients des magouilles des syndicats ne peuvent plus leur faire confiance.

      Vous êtes certainement au courant des millions d’euros que l’ancien vice-président du MEDEF avait dit avoir utilisé pour « fluidifier les relations sociales » : en fait, avec çà, on se rend compte que le syndicaliste de base -comme le public aussi d’ailleurs- se fait tout simplement enfumer (une petite grève par-ci par-là mais on sait quand s’arrêter).

      D’autre part, des tas d’abus ont été commis par des syndicats et je ne pense pas que cela ait cessé, cf ce rapport Perruchot qui à ma connaissance n’a jamais été publié.


    • flourens flourens 1er avril 18:22

      je vais aller plus loin, bien entendu le patronat favorise outrageusement la CFDT et lui facilite grandement travail et recrutement, être un délégué CGT c’est à mi chemin entre le sacerdoce et le martyr, je sais j’en étais un, bon ça c’est une chose
      mais des mois de manif contre la loi belle connerie a porté ses fruits, beaucoup se sont sentis sinon abandonné, du moins peu soutenus par la tête de la CGT, beaucoup on regretté que les appels à la grève générale n’ait pas été suivi par la direction, il en est ressorti un sentiment de frustration de cette dure défaite avec l’impression que rien n’est plus possible et que ce n’est donc pas la peine de se mettre dans un syndicat, le n’ai pas les chiffres mais je parie que ce n’est pas la hausse de la CFDT qui est en cause mais plutot la baisse de la CGT, bon un petit coup de Fillon et tout rentrera dans l’ordre


      • covadonga*722 covadonga*722 1er avril 18:42

        @flourens

        bonjour

        « bon un petit coup de Fillon et tout rentrera dans l’ordre »


        vous croyez qu’avec Macron ça fera moins mal ?.. ah oui c’est vrai les socialistes et leur vaseline.

      • flourens flourens 1er avril 20:28

        @covadonga*722
        tutafé, le PS est la vaseline du MEDEF, bien vu


      • Spartacus Spartacus 1er avril 19:08
        Le Syndicalisme de classe, le syndicalisme sans syndiqués qui vit de la gamelle de la subvention et la défense des privilèges statutaires...
        De zozos décalés de la réalité avec des idéos du 18eme siècle qui vivent en entre soi qui croient au communisme au bolchevisme et la dictature....
        La CGT c’est un rassemblement de vieux cons (35% sont des retraités, principalement issus des professions protégées et statutaires qui ne ressemblent à rien a des travailleurs.

        Il y a bien longtemps que leurs délégués ont vu une usine. Ils dépeignent toujours en Zola et les misérables les entreprises...C’est puéril...

        Trop occupés a jouer à la belette ou pétanque pendant les heures de délégation payés a rien fouttre...

        Effectivement le syndicalisme qui regroupe les faignants et les incapables et adorateur de vie sur le compte des autres.

        C’est pas vrai ?

        • flourens flourens 1er avril 20:31

          @Spartacus
          tient ! ça fait longtemps que le spartacus n’était pas venu vomir sur agoravox, content de te voir en forme


        • Jean Pierre 1er avril 21:41

          @Spartacus
          Vous nous expliquez les règles de la belette, Spartacus ?


        • Clocel Clocel 2 avril 08:20

          Normalement, tous ceux qui ont participé aux manifs pour la préservation du système des retraites ont pu se faire une idée assez précise du rôle des syndicats.

          On a été quasiment obligé de les traîner dans la rue pour le résultat que l’on connaît.

          Ils nous ont montré à cette occasion, un bel exemple de service minimum.

          Ceux qui avait encore des illusions, les ont perdu, fallait se rendre à l’évidence, nous étions seuls.

          Pourtant, il ne manquait pas grand chose pour faire basculer le merdier.

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