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Accueil du site > Tribune Libre > Où vont les lambertistes (suite) ?

Où vont les lambertistes (suite) ?

Le 5 décembre 2018, nous avons publié ici même un premier article intitulé « Où vont les lambertistes ? ». A vrai dire, ce titre pourrait paraître abusif car les émules de Pierre Lambert sont maintenant répartis dans deux organisations le POI et le POID ; or, nous ne nous intéressons ici qu’au POID et d’ailleurs, nous relevons principalement des articles écrits par Daniel Gluckstein. Nous nous autorisons cependant à considérer qu’il est le dauphin de Pierre Lambert lequel le désigna comme tel lors d’un congrès de l’OCI.

Assurément, nous ne sommes pas les seuls à avoir formulé des critiques sur le ramassis de calomnies haineuses contre les gilets jaunes qu’il avait publié le 22 novembre 2018 dans la Tribune des Travailleurs sous le titre : « Rouge est le drapeau des travailleurs ». (Nous renvoyons le lecteur à notre précédent article).

Depuis, Daniel Gluckstein s’enfonce. Voici intégralement ce qu’il écrit le 10 janvier 2019 dans un nouvel article intitulé « Que cela plaise ou non… »

« Depuis quelques semaines, le POID (Parti ouvrier indépendant démocratique) et La Tribune des travailleurs sont la cible d’attaques diverses.

Quand ils ne se réfugient pas dans l’anonymat, leurs auteurs ont un point commun : naguère partisans de la lutte de classe, du mouvement ouvrier et de la démocratie politique, ces convertis au « gilet-jaunisme » proclament aujourd’hui que partis et syndicats appartiennent à un monde définitivement disparu. C’est évidemment leur droit. Mais en démocratie, est-on autorisé à ne pas les suivre ?

Il est facile à certains d’appeler à jeter le bébé avec l’eau du bain. N’en déplaise à nos critiques, les travailleurs ne confondent pas les syndicats construits par eux dans leur lutte de classe avec la politique de leurs directions. Laquelle peut légitimement être discutée, approuvée ou contestée par les syndiqués (en particulier lorsqu’elle s’inscrit dans le cadre de la concertation sur les contre-réformes avec le gouvernement). Mais cela n’empêche nullement les travailleurs, dans les grèves et autres mouvements de classe (et dans les élections professionnelles), de manifester leur attachement aux syndicats. Parce que ces derniers leur appartiennent et sont les instruments de leur combat de résistance.

On ne s’étonnera pas que ceux qui s’en prennent à notre journal sont les mêmes qui mènent campagne dans les syndicats pour qu’ils abdiquent de leurs responsabilités et se transforment en appendices des gilets jaunes ou d’autres groupements de ce type, voire qu’ils s’y dissolvent.

Encore une fois, c’est le droit de chacun en démocratie de mettre en cause l’indépendance syndicale, donc la démocratie. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que d’ex-partisans du mouvement ouvrier prennent position pour l’intégration des syndicats à l’État ou leur dilution dans le « peuple », sans distinction de classes. Mais de grâce, messieurs, ne venez pas donner des leçons à ceux qui se réclament de la lutte de classe, du mouvement ouvrier et de ses organisations.

Que cela vous plaise ou non, nous restons, nous, fidèles à ce que nous ont appris nos anciens, à savoir qu’« au cours d’une lutte plus que séculaire pour la défense de ses intérêts (…) la classe ouvrière a édifié des organisations, partis et syndicats, qui la rassemblent face à la classe capitaliste » et c’est pourquoi« l’existence de ces organisations et la préservation de leur indépendance ont toujours revêtu une importance majeure. »*

Que cela vous plaise ou non, le IIIe Congrès du Parti ouvrier indépendant démocratique qui s’ouvre le 19 janvier sera celui d’un parti ouvrier en progression, qu’il s’agisse du nombre de ses adhérents ou de la diffusion de La Tribune des travailleurs.

Que cela vous plaise ou non, ce congrès placera la défense de la classe ouvrière et de ses organisations au centre de ses débats, dans la perspective de l’Assemblée constituante souveraine et du gouvernement ouvrier. 

Que cela vous plaise ou non, nous persistons et signons : « Rouge est le drapeau des travailleurs. » Rouge il restera.

* Pierre Lambert, Itinéraires. »

Cet article est disponible sur une page de facebook. Nous avons fait la réponse suivante.

« Daniel Gluckstein constate que "Depuis quelques semaines, le POID et La Tribune des travailleurs sont la cible d’attaques diverses." En fait, il semble bien que les "attaques" en question soient simplement des critiques de militants qui, comme nous, n'ont pas apprécié les calomnies qu'il a proférées contre le mouvement des gilets jaunes dans un précédent article intitulé "Rouge est le drapeau des travailleurs". Nous faisons partie de ceux qui se sont exprimés à ce sujet. Je précise que je suis l'auteur d'un livre intitulé "De François Mitterrand à Jean-Luc Mélenchon" avec en sous-titre : "Pour une avant-garde du mouvement ouvrier au sein de l'UPR".

https://www.bookelis.com/librairie#/genres-politique.

Cela me permet, outre de faire la promotion de mon livre, de ne pas être accusé par Daniel Gluckstein de rester dans l'anonymat, puisqu'il écrit à propos de ceux dont il est la "cible d'attaques diverses" : "Quand ils ne se réfugient pas dans l’anonymat, leurs auteurs ont un point commun..."

Il ne cite aucun nom. Il est loin des pratiques qui furent celles de tous les authentiques révolutionnaires. Quand ceux-ci faisaient des critiques et des polémiques, ils nommaient clairement les personnes auxquelles ils s'attaquaient en faisant des citations. Chacun pouvait vérifier sur pièce de quoi il s'agissait. A l'inverse, cet article de Daniel Gluckstein a la forme d'un ramassis de ragots. Le lecteur ne sait pas de qui il parle. Il ne sait pas à quels textes il fait référence. Il ne fait aucune citation. Il ne s'agit que d'insinuations laissant la porte ouverte à toutes les équivoques et les ambiguïtés. C'est tout le contraire de ce qu'ont toujours fait Marx, Engels, Lénine ou Trotsky. Ceux-ci fondaient leurs analyses sur des faits avec le plus possible de clarté. Nous restons ouverts à la discussion mais avec cette indispensable exigence de vérité qui suppose que chacun cite explicitement ce qu'il veut critiquer. »

Il est certain que le mouvement des gilets jaunes bouleverse profondément tout le mouvement ouvrier et en particulier les directions des partis ouvrier-bourgeois : le PS, le PCF et la FI. Comme le disait Trotsky dans un article de janvier1932 intitulé « La révolution allemande et la bureaucratie stalinienne » :

«  Les politiciens du réformisme, ces affairistes habiles, ces vieux routiers de l'intrigue et du carriérisme, ces hommes expérimentés dans les combines parlementaires et ministérielles, s'avèrent - on ne peut trouver d'expression plus tendre - de parfaits imbéciles, dès que la marche des événements les projette hors de leur sphère habituelle et les confronte à des faits importants. »

Le mouvement des gilets jaunes devient ainsi un profond révélateur. Le PS, le PCF et la FI avec quelques nuances disent apporter leur soutien aux gilets jaunes. Mais alors que ceux-ci exigent le départ de Macron aux cris de « Macron démission » ou parfois « Macron destitution », aucun de leur député n’a signé pour lancer la procédure de destitution de Macron. Seul le député LR Franck Marlin a réclamé cette destitution. Les organisations du mouvement ouvrier protègent donc Macron autant, voire même davantage, que LR, le parti de la bourgeoisie.

Dans le même temps, ce mouvement des gilets jaunes a aussi permis de mettre à jour la véritable nature de Daniel Gluckstein qui est assurément maintenant plus proche des « politiciens du réformisme » dont parle Trotsky que des authentiques révolutionnaires marxistes. C’est le résultat d’un long glissement commencé en 1981 quand les lambertistes ont soutenu François Mitterrand en faisant silence sur sa nature « bourgeoise » car l’appartenance du PS au mouvement ouvrier (qui est d’ailleurs discutable) n’enlève en rien le caractère profondément réactionnaire de sa direction. Rappelons à ce sujet ce que disait Trotsky dans l’article de janvier 1932 déjà cité :

« La social-démocratie, malgré sa composition ouvrière, est un parti entièrement bourgeois, dirigé dans des conditions "normales" de façon très habile du point de vue des objectifs de la bourgeoisie ; mais ce parti ne vaut rien dans des conditions de crise sociale. Les dirigeants sociaux-démocrates sont bien forcés, même contre leur gré, d'admettre le caractère bourgeois de leur parti. »

En jetant un œil aux autres articles de la Tribune des Travailleurs le lecteur ne peut qu’être frappé par les contradictions du POID qui reconnaît à sa façon, mais sans le dire explicitement, que nous sommes dans une situation révolutionnaire. Cependant, après avoir tant calomnié les gilets jaunes, ces lambertistes n’osent pas reconnaître que ceux-ci sont pour une bonne part dans l’évolution de cette situation.

Il est clair que la crise touche le sommet de l’état qui ne peut plus gouverner le navire en perdition qu’est devenue la France. Les rats quittent le navire les uns après les autres : Gérard Collomb et Nicolas Hulot sont les plus connus avec le Général de Villiers. Mais la liste s’allonge : Sylvain Fort le directeur de communication de Macron vient de partir pour « des raisons personnelles » dit-il. Tout le monde le comprend. Chantal Jouanno à peine nommée responsable du grand bla-bla jette l’éponge. Faut-il parler aussi d’Alexandre Benalla parti avec ses armes et ses passeports diplomatiques ? Son départ contraint et forcé est tout autant révélateur de la crise que les autres. Mme Yaël Braun-Pivet, la présidente de la commission d’enquête sur cette affaire refuse simplement de convoquer une nouvelle réunion de la commission. Du coup, le corapporteur Guillaume Larrivé démissionne à son tour.

Le mouvement des gilets jaunes a aussi révélé à quel point la situation économique des ménages devient difficile quand dans le même temps la plus sombre misère s’étend avec son lot grandissant de sans-abris. Tandis que « en haut » ils ne peuvent plus gouverner, la situation de « ceux dans bas » n’est plus supportable. C’est bien dans une crise révolutionnaire que nous sommes entrés. Et, si la révolution n’a pas commencé, elle compte déjà ses martyrs. Nous assurons nos camarades qui sont encore dans le coma, ceux qui ont perdu un œil, ceux qui ont perdu une main… que leur sacrifice n’aura pas été vain. Nous irons jusqu’au bout.

Le pouvoir a tenté de durcir la répression pour en finir avec ce mouvement. Le 7 janvier 2019 le POID publie un communiqué de son Bureau National intitulé « Halte à la répression ! » où on peut lire :

« Depuis plusieurs semaines, le gouvernement Macron-Philippe est engagé dans une véritable escalade de la répression. Un total provisoire établit à 3 747 le nombre de condamnations prononcées. On comptabilise 216 emprisonnements, plus de 4 500 mesures de garde à vue, plus de 1 600 blessés dont certains gravement, deux hommes toujours dans le coma. Des dizaines de milliers de personnes ont été gazées. Chacun a en mémoire les 151 lycéens immobilisés à genoux, mains sur la tête, à Mantes la Jolie, et les lycéens victimes de matraquage dans toute la France.

Gilets jaunes, lycéens, mais aussi militants syndicaux contre qui s’acharne la répression patronale et gouvernementale… »

Le POID reconnaît enfin que les gilets jaunes font partie, avec les lycéens et les militants syndicaux, de ceux sur qui s’acharne la répression patronale et gouvernementale. Il semble bien d’ailleurs que les gilets jaunes soient les premiers concernés par les chiffres rapportés. Merci de bien vouloir admettre que les gilets jaunes sont les adversaires des patrons et du gouvernement. Daniel Gluckstein a beau répéter « Je persiste et signe », cela est bien différent de ce qu’il écrivait le 22 novembre 2018. Nous renvoyons le lecteur à notre article précédent. Rappelons seulement qu’il expliquait alors que le mouvement des gilets jaunes était essentiellement une initiative patronale et il ajoutait : « Sous le gilet jaune, l’ouvrier reste un ouvrier, et le patron un patron. Sans parler de ceux dont la chemise brune dépasse sous le gilet jaune ! » Il prenait le soin d’expliquer dans une note que « la chemise brune » était une référence à l’uniforme des SA, sections d’assaut du parti hitlérien. En plus des patrons, il y avait donc des nazis. Et il avait expliqué auparavant que cette mobilisation des patrons et des nazis revêtus de gilets-jaunes avait été organisée par les milliardaires qui tiennent les médias. Il écrivait en effet : « pour les médias, propriétés de grands groupes capitalistes, qui n’ont cessé d’appeler aux blocages, et même de les coorganiser de fait, dire… ».

Nous félicitons le POID d’avoir finalement consenti à écrire :

« Avec l’ensemble des organisations du mouvement ouvrier démocratique, le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) exige l’arrêt de la répression, le respect du droit de manifester et l’arrêt des poursuites contre les jeunes, les militants, les travailleurs. »

Il reste maintenant à aborder la question des relations entre les syndicats et le mouvement des gilets jaunes. Au préalable rappelons quelques généralités sur le rôle des syndicats. Soulignons d’abord que comme les partis issus du réformisme et du stalinisme ce sont des organisations ouvrière-bourgeoises et que de plus, il y a toujours eu de la part des capitalistes la volonté de les intégrer à l’état ou à l’entreprise pour en faire des instruments de domination de classe. Il en fut ainsi des syndicats pétainistes ou des syndicats des grosses dictatures staliniennes qui n’étaient que des instruments du pouvoir : simples courroies de transmission chargées de faire passer les décisions prises par les dirigeants. Ainsi les cadres des syndicats deviennent des collaborateurs du pouvoir et les représentants du personnel représentent en fait les dirigeants auprès du personnel et non l’inverse. Il y a une entente au sommet entre dirigeants et représentants du personnel sur le rôle de chacun. Les patrons confient aux dirigeants des syndicats les informations à faire circuler et les mandatent pour recueillir l’avis des employés voire même pour moucharder les opposants. Nous connaissons la fameuse loi de promotion syndicale : « Pour se débarrasser d’un syndicaliste trop revendicatif sans risquer une grève, il faut le nommer cadre ». Quand le syndicat est bien intégré à l’entreprise, il n’est plus nécessaire d’appliquer cette loi. Il n’est plus question de corrompre ou d’acheter un dirigeant syndical puisqu’il est par nature collaborateur du pouvoir. L’idée de mettre en place des syndicats corporatifs obligatoires reste d’actualité. Ségolène Royal pour remédier à la désyndicalisation a tout simplement déclaré : « Je suis favorable à une solution simple et radicale : l’obligation d’adhérer à un syndicat » (Cf. La Dépêche du midi du 15 mai 2006). Or, la « charte du travail » du 4 octobre 1941 visait justement à rendre obligatoire l’adhésion à un syndicat unique en même temps qu’elle supprimait le droit de grève. L’affirmation de Daniel Gluckstein sur les syndicats mérite d’être sérieusement nuancée. Voici ce qu’il dit :

« (…) Mais cela n’empêche nullement les travailleurs, dans les grèves et autres mouvements de classe (et dans les élections professionnelles), de manifester leur attachement aux syndicats. Parce que ces derniers leur appartiennent et sont les instruments de leur combat de résistance. »

Nous venons de l’expliquer, dans certains cas les syndicats appartiennent aux patrons et sont un instrument de domination. Alors, il faut manier un peu la dialectique. La réalité est complexe et contradictoire. Les syndicats, le plus souvent, ne sont ni la propriété des patrons ni celle des travailleurs mais sont un peu les deux en même temps. De même, ils ne sont ni purement des instruments de combat ni uniquement des instruments de pouvoir. Ils sont à la fois enjeu et instrument de la lutte car c’est par la lutte que leur indépendance à l’égard du pouvoir peut être gagnée. Nous nous en tiendrons là pour ce qui est des généralités sur les syndicats. Voyons, plus précisément où nous en sommes actuellement en France. Le premier trait marquant c’est qu’il n’y a plus que 8% des travailleurs qui sont syndiqués. C’est le résultat d’une longue série de trahisons. Les travailleurs ne font plus confiance aux syndicats. La France est le pays d’Europe où il y a la plus grande proportion de permanents syndicaux au regard du nombre de syndiqués. C’est dire, qu’évidemment les apparatchiks des syndicats ne sont pas payés par les cotisations des syndiqués mais principalement par diverses dotations patronales et surtout par la CES (Commission Européenne des Syndicats). Cela porte un coup sérieux à l’affirmation de Daniel Gluckstein. Contentons-nous de poser les questions : A qui appartiennent les syndicats ? Que défendent-ils ? Qui défendent-ils ? Venons-en maintenant au rôle des syndicats dans les grandes mobilisations ouvrières comme celle que nous connaissons actuellement. Rappelons la citation de Trotsky que nous avons déjà faite dans notre précédent article :

« Les syndicats, même les plus puissants, n’embrassent pas plus de 20 à 25% de la classe ouvrière et, d’ailleurs, ses couches les plus qualifiées et les mieux payées. La majorité la plus opprimée de la classe ouvrière n’est entraînée dans la lutte qu’épisodiquement, dans les périodes d’essor exceptionnel du mouvement ouvrier. À ces moments-là, il est nécessaire de créer des organisations ad hoc, qui embrassent la masse en lutte ».

Ce que Trotsky observe ici se trouve décuplé du fait qu’il n’y a plus que 8% des travailleurs qui sont syndiqués et que les directions syndicales sont largement déconsidérées. Cela explique la défiance du mouvement des gilets jaunes à l’égard des dirigeants syndicaux et leur farouche volonté de ne pas se faire confisquer leur mouvement par eux. Le remède proposé par Trotsky s’impose  : « il est nécessaire de créer des organisations ad hoc, qui embrassent la masse en lutte ». Il pense alors essentiellement aux comités de grèves, aux comités d’usine, aux conseils ouvriers mais la volonté des gilets jaunes de ne pas se faire récupérer s’inscrit aussi dans cette proposition. C’est pourquoi nous les encourageons à réunir des assemblées citoyennes à tous les niveaux et, au besoin, à élire leurs délégués pour une assemblée citoyenne nationale des gilets jaunes.

L’attitude des gilets jaunes à l’égard des syndicats évolue au fil des événements. C’est essentiellement la convergence des luttes qui est cherchée par tous. C’est encore et toujours aux cris de « Tous ensemble » que les gilets jaunes manifestent. Le 14 décembre plusieurs initiatives sont allées dans ce sens, alors que les jeunes lycéens se joignaient au mouvement avec leurs propres revendications, plusieurs instances syndicales appelaient à la grève. Vous pouvez lire à ce sujet plusieurs articles sur le web notamment ceux-ci :

  • Sur le site web cgt-tefp.fr (CGT travail, emploi, formation professionnelle) « Toutes et tous en grève le 14 décembre 2018, c’est le moment de revendiquer, de passer à l’action et de faire converger les luttes ! »
  • Sur le site d’Initiative communiste « Info luttes -Appel de la CGT pour le 14 décembre »
  • Sur le site de La Nouvelle République un article titre « A Romorantin, la CGT appelle à la convergence des luttes »
  • Sur le site de l’Huffington Post : « La CGT appelle à une grande journée d’action le 14 décembre 2018 »

La nécessaire convergence des luttes pour aller vers la grève générale était alors l’objectif de tous les militants à la recherche d’une issue victorieuse mais une fois de plus les directions syndicales ont fait obstacle à la mobilisation. Rappelons que, dans son article du 22 novembre 2019, Daniel Gluckstein se félicitait de cette attitude des dirigeants des grandes centrales syndicales. Il écrivait : « C’est un fait, aussi : les dirigeants des centrales syndicales, s’ils ont résisté à raison aux pressions visant à les entraîner avec les gilets jaunes persistent néanmoins à se concerter… ». Il critique donc, à juste titre, la collaboration des dirigeants syndicaux dans des instances participatives mais il se félicite que ces dirigeants fassent obstacle à la convergence des luttes.

Cependant, déjouant les pronostics des réactionnaires et malgré la répression, les gilets jaunes ne désarment pas et continuent à bénéficier d’un puissant soutien populaire voire même d’un soutien international puisque ce qui se passe en France est très suivi à l’étranger et n’est pas sans incidences au plan international. Ce ne sont plus seulement les partis ouvrier-bourgeois qui sont ébranlés par ce mouvement mais aussi, et peut être davantage, les centrales syndicales. Lors de l’acte 9 du mouvement des gilets jaunes, le samedi 12 janvier 2019, on a pu voir dans les cortèges de nombreux gilets rouges ou oranges. Personne ne s’y trompe : il s’agit de militants qui veulent montrer leur appartenance à la CGT ou plus simplement au mouvement ouvrier et qui regrettent que les centrales syndicales ne s’engagent pas dans ce mouvement. Si les drapeaux rouges restent très rares, ils ont cependant fait aussi leur apparition et le drapeau de l’UE est unanimement traité comme il convient (voir sur YouTube les vidéos « acte 8 : les gilets jaunes brulent le drapeau de l’UE » et « Gilets jaunes acte 9 : Drapeau de l’UE paillasson ».)

Il semble bien que Daniel Gluckstein ait lui aussi été perturbé par les secousses sismiques du mouvement ressenties dans les syndicats mais, puisqu’il ne s’exprime que sous forme de ragots, nous ne comprenons pas ce qu’il veut dire quand il écrit par exemple : « Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que d’ex-partisans du mouvement ouvrier prennent position pour l’intégration des syndicats à l’État ou leur dilution dans le peuple ». Qu’ils nous disent de qui il parle et qu’il cite les textes dans lesquels ils « prennent position » et nous pourrons discuter. Il semble qu’il critique aussi, à juste titre, ceux qui rejettent les syndicats en invoquant les trahisons des dirigeants. Il reprend à ce sujet la métaphore classique : « Il est facile à certains d’appeler à jeter le bébé avec l’eau du bain. ». Nous apprécions toujours pour ce qu’il vaut son langage de commère avec le très anonyme : « certains ». Pour poursuivre sa métaphore nous dirons que, pour sa part, il jette d’emblée le bébé (le mouvement des gilets jaunes) prétextant que l’eau du bain contient quelques traces d’excréments (Quelques racistes anti-migrants poussés là par le RN). C’est du moins ce que nous avions relevé dans son article du 22 novembre 2018 quand il écrivait :

« C’est ce discours qui a dominé les blocages ce week-end, généralement porté par des « gilets jaunes » expérimentés et organisés, souvent militants politiques de droite extrême et d’extrême-droite venus avec leurs cargaisons de drapeaux tricolores et d’insultes racistes, leurs méthodes de terreur et leur haine de l’ouvrier. »

Remarquons au passage qu’il abandonne le marxisme jusque dans ces choix de vocabulaire. Pour notre part, nous ne savons pas ce que sont la droite, la gauche, l’extrême droite et la droite extrême. Pour ceux qui apprécient ces vocables, il paraîtrait que nous serions des militants « d’extrême gauche » dans une organisation « d’extrême droite ». Qu’ils disent ce qu’ils veulent s’ils n’ont pas peur d’être ridicules !

Revenons à l’essentiel. Nous sommes dans une situation révolutionnaire et l’avenir est incertain. Il est dramatique qu’il n’y ait plus en France l’ombre d’une véritable avant-garde du mouvement ouvrier. Les éléments les plus avancés de la classe ouvrière œuvrent :

  • Pour la convergence des luttes vers la grève générale ;
  • Pour le maintien de la mobilisation des gilets jaunes ;
  • Pour accentuer la liaison avec les organisations traditionnelles du mouvement ouvrier tout en interdisant les tentatives de récupération ;
  • Pour l’organisation d’un service d’ordre dans les manifestations afin d’assurer au mieux la sécurité des manifestants et d’éviter les débordements qui discréditent le mouvement ;
  • Pour faire prévaloir les traditions révolutionnaires du mouvement ouvrier (drapeaux rouges, chants révolutionnaires) tout en approuvant ceux qui manifestent leur attachement à la révolution de 1789-93 en arborant le drapeau tricolore ou le bonnet phrygien et en chantant la marseillaise ;
  • Pour la tenue à tous les niveaux (local, départemental, national) d’assemblées citoyennes des gilets jaunes décidant des revendications et des suites du mouvement ;
  • Nous suggérons aux gilets jaunes d’inviter pour un temps limité dans ces assemblées des personnalités politiques ciblées à venir s’expliquer sur des questions précises. Ils pourraient ainsi demander aux députés des partis ouvrier-bourgeois pourquoi ils ne veulent pas sortir de l’UE ou pourquoi ils ne veulent pas lancer la procédure de destitution de Macron. Ils pourraient aussi inviter comme cela a déjà été fait Etienne Chouard ou comme cela n’a jamais été fait François Asselineau. Nous n’osons pas leur suggérer d’inviter Daniel Gluckstein.

Il est urgent pour être prêt à toutes les éventualités de rassembler une avant-garde du mouvement ouvrier ce qui de notre point de vue ne peut se faire que dans l’UPR car le Frexit (sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN) est une condition indispensable pour que les revendications puissent aboutir. C’est pourquoi nous voulons faire tout l’inverse des lambertistes. Ceux-ci affirment construire des organisations très ouvertes à tous les militants du PS, du PCF et même des anarchistes. Ils auraient ainsi, disent-ils, quatre courants différents dans leurs organisations. Ils traitent par contre comme les pires des ennemis les militants qui se réclament comme eux du trotskisme surtout quand ils ont passé des décennies dans leurs rangs. Pour notre part, voulant regrouper une avant-garde du mouvement ouvrier, nous nous tournons en priorité vers tous ceux qui sont pour le Frexit c’est-à-dire ; l’UPR, le POI, le POID, le ParDem, le PRCF, CPS, le groupe « La Commune », le collectif Révolution Permanente, le Groupe Marxiste Internationaliste. Nous invitons tous les militants de ces organisations à rejoindre dès maintenant l’UPR au même titre que nous les inviterions à rejoindre les réseaux de résistance sous la direction du CNR si l’ennemi extérieur était le nazisme au lieu de l’UE.

Nous cherchons par la libre discussion à regrouper une véritable avant-garde. Cela nous paraît urgent et possible.


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38 réactions à cet article    


  • Alex Alex 17 janvier 09:35
    « Daniel Gluckstein, dauphin de Pierre Lambert »
    Gluckstein est surtout le « cousin » de Boussel, dit Lambert.
    On est en plein yiddishland « révolutionnaire, » comme dans l’état-major de la LCR, ou le passage de témoin de Benny Lévy à Serge July puis Rothschild, etc. 

    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 17 janvier 11:29

      @Alex
      Pouvez vous préciser en quoi Gluckstein serait le cousin de Lambert ? Il y a-t-il un lien de parenté ? Quelles sont vos sources ?


    • kalamitor kalamitor 17 janvier 12:23

      @Jean Dugenêt
      D’où vient Jean Dugenet
      Où va-t-il ?
      Pour qui roule-t-il ?


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 17 janvier 13:27

      @kalamitor
      Tout ce qu’il y a à savoir sur Jean Dugenêt est dans ses articles et son livre.

      https://www.bookelis.com/librairie#/genres-politique.

      (lecture vivement conseillée d’autant plus qu’il faut qu’il se vende pour que je rentre dans mes frais)

       

      Vous aurez un maximum de renseignements en lisant ce livre.
      D’où je viens ? Je suis passé chez les lambertistes quand ils étaient encore révolutionnaires et j’ai continué à les soutenir un moment quand ils ne l’étaient plus (j’ai eu tort). C’est l’essentiel de ce qu’il y a à savoir sur mon parcours politique.

      Où je vais ? Là encore, tout est dans mes écrits. J’ai conscience que nous sommes dans une situation révolutionnaire qui a quelque chose de dramatique. Je place beaucoup d’espoirs dans l’UPR mais j’estime qu’il est urgent de regrouper une avant-garde du mouvement ouvrier.

      Pour qui je roule ? Pour personne. Pour une cause qui me semble juste.

      En dehors de ce que j’ai dit ici, je ne pourrais ajouter que des renseignements sur ma vie privée, mon parcours professionnel... et autre chose qui sont sans intérêt pour le débat. Sauf peut-être que, comme tout ceux qui ont voulu rester propre dans un monde pourri, j’ai été confronté à bien des difficultés dans ma vie et que je m’en sors pas trop mal et sans rien avoir à cacher.


    • kalamitor kalamitor 17 janvier 14:14

      @Jean Dugenêt
      .
      Si vous aviez été ne serait-ce qu’une seule seconde membre de cette organisation, jamais l’idée de vous ranger dans la troupe de l’UPR ne vous serait venue.
      Vous n’êtes pas crédible.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 17 janvier 14:58

      @kalamitor
      Vous vous trompez beaucoup.
      Je connais bien le témoignage de Pierre Salvaing que j’apprécie beaucoup. Je l’ai d’ailleurs cité dans mon livre « De François Mitterrand à Jean-Luc Mélenchon ».

      https://www.bookelis.com/librairie#/genres-politique.

      A votre avis : est-il crédible de penser que des trotskistes étaient dans des maquis et des réseaux de résistances pendant la guerre sous la direction du CNR (Comité National de la Résistance) dont le chef était le Général de Gaulle ?

      Je suis ouvert à la réflexion et à la discussion.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 17 janvier 16:06

      @kalamitor
      D’où vient kalamitor ?
      Où va-t-il ?
      Pour qui roule-t-il ?


    • astus astus 17 janvier 09:43

      Vous écrivez : 

      « le Frexit (sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN) est une condition indispensable pour que les revendications puissent aboutir » 

      Or quand on voit comment toutes économies sont imbriquées les unes avec les autres et comment se passe le Brexit (!), on se dit que ceux qui défendent la séparation d’avec l’Europe, grâce à laquelle nous sommes en paix depuis plus de 70 ans, ce qui n’était jamais arrivé auparavant dans l’Histoire, on se dit que cette idéologie regroupe de dangereux irresponsables.

      En allant dans le sens de ce mythe il faudrait instituer alors l’indépendance totale de la Corse (avec l’île d’Aix), de la Bretagne, du pays Basque, de la Catalogne, et aussi de mon petit village natal afin de résoudre plus rapidement les problèmes des paradis fiscaux et de l’environnement...(rires)


      • cettegrenouilleci 17 janvier 10:44

        @astus

        Bonjour Astus

        Il faut être amnésique, aveugle, irresponsable ou machiavélique pour prétendre que « nous sommes en paix depuis plus de soixante dix ans grâce à l’Europe ».

        L’Union Européenne est un fauteur de guerre ; c’est un outil tourné contre les peuples, au service de l’oligarchie euro-atlantique et de sa politique guerrière qui alimente les profits juteux de ses affidés.

        L’UE, phagocytée par l’Otan, oblige les états qui s’y sont laissé enfermer à accroître considérablement leurs dépenses militaires pour préparer une nouvelle guerre contre la Russie.

        L’UE impose ses règles par la force aux peuples récalcitrants, se moquant de leur volonté exprimée par voix référendaire ou autre. Quand il est illusoire d’espérer obtenir un nouveau résultat conforme aux désidératas de l’oligarchie grâce à un enfumage médiatique adapté, en obligeant les peuples qui ont mal voté à se dédire et à se montrer plus « raisonnables », elle achète les politiques comme elle l’a fait chez nous pour leur faire avaler le traité de Lisbonne qui torpille notre indépendance nationale et notre constitution (selon moi, un acte de haute trahison).

        Quand l’UE n’obtient pas ce quel veut par l’enfumage des peuples, par la ruse et le mensonge, par la trahison organisée des élites dirigeantes, elle n’hésite pas à recourir à la force comme elle l’a fait avec ses alliés états-uniens contre la Yougoslavie, n’hésitant pas à bombarder et à détruire des cibles telles que les studios de la télévision serbe au matin du 23 avril 1999.

        C’est par la Force des armes que l’ex-Yougoslavie a été démembrée et le Kosovo détaché de la Serbie.

        L’UE a soutenu sans hésiter le coup d’état organisé par des forces nostalgiques de l’ordre nazi en Ukraine. Aujourd’hui, des millions d’euros, et plus, sont dépensés à l’insu de nos concitoyens, pour financer et organiser les actions guerrières et provocatrices du Régime de Porochenko en quête d’une guerre de reconquête du Donbass , de la république de Luhansk et même de la Russie.

        L’UE s’est appliquée à relayer toutes les opérations de propagande de l’impérialisme US pour vendre sa guerre de reconquête et de destruction du Proche Orient. Elle est directement impliquée dans les opérations militaires qui sont aujourd’hui encore organisées contre la Syrie , et ailleurs, avec la participation sur le terrain aux actions de guerre illégales d’unités militaires françaises et autres.

        Bref, l’Union Européenne, c’est la guerre contre les peuples, la destruction des nations, la récession économique, le démantèlement des outils industriels au nom de la concurrence libre et non faussée ; c’est aussi la misère des populations qui va avec, tout ça pour alimenter la course aux super-profits et augmenter le pactole insolent de l’Oligarchie qui pilote tout ce système en tirant les ficelles de l’UE, de la Commission Européenne.

        Si la France ne veut pas se laisser davantage entraîner dans le chaos économique et social et dans la guerre, elle doit de toute urgence sortir de l’Union Européenne, de l’euro et de l’Otan.

        Bonne journée à tous.


      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 17 janvier 11:32

        @astus
        Même si vous le faites avec humour, quand vous parlez de faire des pays indépendants avec les régions, je crois que vous n’avez pas compris que cela est en fait complètement cohérent avec le projet européiste. Tout cela converge vers la destruction des nations.


      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 17 janvier 11:43

        @cettegrenouilleci
        Bonjour,
        Merci pour cette utile mise au point. Le projet européiste nous emmène en effet vers des guerres. A ton énumération j’ajouterai le cas de la Grèce. Les européistes comme Tsipras (ami de JL Mélenchon) ont expliqué que c’étaient les allemands qui étaient responsables des malheurs des grecs. Cette politique pousse à la guerre même à l’intérieur de l’Europe. On trouve aussi de tels relents dans les discours de JL Mélenchon. Celui-ci explique que si l’UE va mal c’est à cause de Merkel et des allemands mais que si lui est élu à la tête de la France il y mettra bon ordre. Comment ? Il répond : « parce que la France est un grand pays ». Cela ne change rien au fait que les traités de l’UE ne peuvent pas être modifiés. Cependant cela pousse à la xénophobie entre allemands et français.


      • cettegrenouilleci 17 janvier 12:26

        @Jean Dugenêt

        Bonjour Jean,

        je suis tout à fait d’accord avec ces appréciations.

        Tout à fait d’accord aussi sur l’urgence qu’il y a à reconstruire et à regrouper une véritable avant-garde du mouvement ouvrier . Cela me paraît être une impérieuse nécessité.

        Je ne crois pas que les forces qui se lèvent, notamment dans et autour de l’UPR, sans oublier les Gilets Jaunes, pour redresser la situation économique et sociale du pays, [ donc pour sortir le plus rapidement possible la France de l’UE, de l’euro et de l’Otan,] puissent se passer d’un tel outil pour aller à la victoire, et résister ensuite à la contre-offensive féroce que l’oligarchie ne manquera pas de déclencher après la défaite que notre peuple s’apprête à lui infliger..

        Bien cordialement

        GJ.


      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 17 janvier 13:08

        @cettegrenouilleci
        Merci à toi.
        C’est un réconfort pour moi de te lire.
        "aller à la victoire, et résister ensuite à la contre-offensive féroce que l’oligarchie ne manquera pas de déclencher après la défaite que notre peuple s’apprête à lui infliger..

        "
        Je crois que tu exprimes bien tout ce qu’il y a de dramatique dans la situation actuelle. Nous sommes assurément dans une situation révolutionnaire mais dépourvu d’une avant-garde révolutionnaire. Nous allons inévitablement vers des chocs et des soubresauts dont nul ne peut connaître l’issue. Notre chance réside dans l’UPR avec à sa tête un homme solide et attaché aux principes républicains : à la paix, à la liberté, l’égalité, la démocratie. Cependant, il fait partie de ceux qui refuseront probablement de rompre avec le capitalisme et qui chercheront à marier l’eau et le feu. Dans les moments de fortes tensions, les forces antagonistes s’affronteront inévitablement et il faudra faire des choix. Nul ne sait d’ailleurs, et sans doute que lui même ne le sait pas, quels seront les options que prendra François Asselineau. L’avenir le dira. Pour l’instant, je le répète, il faut regrouper une avant-garde du mouvement ouvrier. Toi et moi, nous sommes déjà deux. J’ai quelques autres contacts.
        Bon courage


      • cettegrenouilleci 17 janvier 16:44

        @Jean Dugenêt

        Merci pour cet avis.

        Personnellement, j’ai confiance en la capacité de François Asselineau à relever les multiples défis auxquels il est, et va être confronté, comme le sont déjà et le seront plus encore demain les forces qui se rassemblent pour libérer la nation du saccage organisé par l’oligarchie euro-atlantique .

        Je trouve que les développements en cours à l’UPR sont très prometteurs.

        Il n’en reste pas moins vrai que sans la participation résolue, consciente, de la classe ouvrière et de ses bataillons les plus déterminés, les chances de terrasser l’oligarchie sont bien minces voire nulles.

        Il est dans l’intérêt de la nation, et dans l’intérêt de l’UPR qui s’emploie de toutes ses forces au rétablissement de l’indépendance de la France, de voir se développer rapidement et solidement les bataillons des forces qui ont le plus intérêt à affronter directement l’adversaire parce que c’est pour elles une question de vie ou de mort, une question de survie tout simplement comme le disent aujourd’hui admirablement les Gilets Jaunes.

        Mais cette bataille est à la fois simple et très compliquée. L’adversaire est redoutable. Les pièges sont légions. La sagesse collective de militants et de responsables aguerris à la tête des luttes qui s’engagent est une absolue nécessité.

        Il est vrai que l’irruption sur la scène politique nationale de l’UPR est aujourd’hui aussi importante et aussi prometteuse pour les batailles à venir que l’a été en son temps l’avènement du Conseil National de la Résistance.

        Comme leurs aînées du Conseil National de la Résistance luttant hier ensemble dans un grand rassemblement patriotique pour chasser l’occupant nazi, les forces qui aujourd’hui militent sérieusement pour défendre le droit de la population laborieuse à vivre dignement de son travail ne peuvent le faire utilement sans rejoindre, d’une façon ou d’une autre, le grand rassemblement populaire que l’UPR s’applique à construire pour sortir la France de l’UE, de l’euro et de l’Otan -condition première et incontournable de l’engagement de la politique de redressement économique et social indispensable pour ré-ouvrir « le chemin des jours heureux ».

        L’UPR est vraiment une des plus belles choses qui soient arrivées à la France au cours des cinq dernières décennies.

        La mise à disposition des Gilets Jaunes des tous nouveaux studios de télévision de l’UPR témoigne de la grande maturité politique des responsables de cette organisation et de la confiance qu’ils ont dans la capacité du peuple français à mener les combats nécessaires et à ne plus se laisser mener par le bout du nez.

        La force et l’audience grandissantes de l’UPR sont, pour les plus humbles, pour les opprimés et pour les patriotes, une source de fierté et d’espoir.

        Le grand travail d’éducation populaire, de ré-information, de lanceur d’alerte, de mobilisation des consciences, accompli par François ASSELINEAU et par l’UPR tout au long des onze dernières années écoulées, est aujourd’hui l’un des atouts maîtres du peuple français dans la lutte qu’il est obligé de mener pour survivre et pour déjouer plans diaboliques de l’oligarchie euro-atlantique.

        Chaque petit pas pour améliorer encore le travail qui est fait pour la libération du pays, que ce soit, une petite obole, la distribution d’un tract, le collage d’une affiche, la discussion avec des proches, des amis ou des voisins des mérites de l’UPR et des horizons ouverts par son action, la prise d’une responsabilité petite ou grande dans l’organisation de la bataille politique, l’acceptation de la confrontation sereine de nos idées avec celles de nos partenaires potentiels ou celles de nos adversaires politiques, toutes ces choses sont autant de pierres précieuses dans la musette des forces coalisées, dans et autour de l’UPR, pour permettre la sauvegarde et la renaissance de notre nation.

        Néanmoins, l’expérience historique montre que, pour triompher, chez nous comme ailleurs, les forces révolutionnaires ne doivent pas seulement inscrire leur action dans une politique de large rassemblement populaire contre les exploiteurs ennemis de la nation, du progrès social et de la paix.

        Elles doivent aussi, pour maintenir le cap dans la bonne direction et résister aux assauts de l’ennemi, aux aléas de toutes sortes des batailles à mener, s’organiser de façon autonome et permanente selon les modalités requises par les conditions évolutives des grands affrontements inévitables entre les forces populaires et ceux qui qui s’appliquent à piller et à détruire la nation, à appauvrir toujours plus les plus pauvres pour enrichir toujours plus ceux qui se vautrent dans le luxe et qui n’ont d’autre horizon que le lucre, le pouvoir et la jouissance des « ors » de la République, à quoi il fait ajouter, hélas, les turpitudes des Macron, benalla et autres figures illustres de la clique politicienne dégénérée qui a usurpé les plus hautes fonctions de l’état.


      • cettegrenouilleci 17 janvier 19:43

        @cettegrenouilleci
        petite correction :

        La mise à disposition des Gilets Jaunes des tout nouveaux studios de télévision de l’UPR témoigne de la grande maturité politique des responsables de cette organisation....


      • foufouille foufouille 17 janvier 19:58

        @cettegrenouilleci
        on est mort de rire. bonne recup de pourri payé par l’inspection des finances.
        je note que ton UPQR ne trouve plus les français mais est pas foutu de trouver es vendeurs français malgré ses nombreux trolls et adhérents imaginaires.


      • foufouille foufouille 17 janvier 19:59

        @foufouille
        « ne trouve plus les français trop cher »


      • JC_Lavau JC_Lavau 17 janvier 20:17

        @Jean Dugenêt : « regrouper une avant-garde du mouvement ouvrier ». C’est très difficile, cent septante ans après la fenêtre historique favorable, au temps du capitalisme industriel débutant.

        Outre l’analyse sociologique qui est largement à refaire, les obstacles culturels et organisationnels qui été installés par les banksters et leurs larbins sont colossaux :
        http://debats.aristeides.info/index.php?option=com_content&view=article&id=70:lultragauche-malade-du-fminazisme&catid=41:dlires&Itemid=57


      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 17 janvier 21:08

        @cettegrenouilleci
        Merci encore et je rebondis.
        Il apparaît clairement qu’il ne faut surtout pas se fier aux étiquettes.
        Daniel Gluckstein se dit trotskiste et révolutionnaire. Il n’est ni l’un ni l’autre.
        Jean Luc Mélenchon se dit tout ce qu’on veut et promet monts et merveilles alors que son vrai programme c’est de faire du Mitterrand-Tsipras.
        François Asselineau n’a jamais dit qu’il était révolutionnaire mais, poussé par les événements, il risque fort de l’être beaucoup plus que bien d’autres.

        Nous avons besoin de ceux qui sont conscients d’être révolutionnaires et ne faibliront pas si les échéances l’impose.


      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 17 janvier 21:18

        @foufouille
        Bonjour,
        Bienvenue dans la discussion.
        J’espère que vous arrivez plein de bonnes dispositions.
        Vous êtes sans doute conscient que heure n’est plus aux petites phrases pour assassiner les mouches, à l’humour de salle de garde, aux grossièretés diverses, aux jeux de mots et calembours, aux injures, à la diffamation...
        Regarder ce qui se passe et être à la hauteur des évènements qui arrivent : tel doit être le désir de tous.
        Merci d’avance de venir apporter votre contribution


      • foufouille foufouille 18 janvier 07:27

        @Jean Dugenêt
        non merci car un monologue restera toujours un monologue avec un militant.
        il était bien écrit les produits français sont trop cher pour l’upr .......


      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 18 janvier 10:09

        @cettegrenouilleci
        Oui... Il est certain qu’il est plus agréable de lire des textes soignés en ce qui concerne l’orthographe. Mais, on ne peut pas ici faire la fine bouche. Il ne faut pas être trop exigeant pour soi-même quand ce qu’on lit est parfois difficile à comprendre. Je laisse aussi derrière moi quelques coquilles et ... je laisse tomber.


      • Arthur S François Pignon 17 janvier 11:45

        Le poids des lambertistes (mot qui n’a même pas réussi à s’imposer au petit Larose dans ses pages rousses) dans la vie politique du pays est à peu près du même ordre que le poids de la souris qui, montée sur le dos de l’éléphant qui s’apprêtait à traverser un pont lui susurra dans l’oreille : « tu crois que ce vieux supportera qu’on passe à deux ensemble ? ».


        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 17 janvier 12:48

          @François Pignon
          Sans doute que les lambertistes ne pèsent plus bien lourds avec leur 2 composantes qui survivent à une série de scissions et d’exclusions.
          Cependant, comme je l’explique dans mon livre « De François Mitterrand à JL Mélenchon » ils ont eu un poids considérable dans les années 70. Le nombre de politiciens du PS et de la FI ainsi que le nombre d’artistes qui sont passés dans leur rang est considérable également. Je pense donc qu’ils ont eu une influence dans la vie intellectuelle, politique et artistique de notre pays qui n’est pas quantitativement évaluable. Je pense aussi qu’ils ont laissé derrière eux une quantité de déçus. J’explique dans mon livre qu’ils ont joué un rôle dans ce que j’appelle « la grande trahison ». Plus précisément, ils n’ont pas mené l’opposition à Mitterrand que bien des militants attendaient. Cependant, ce n’est pas la principale raison qui me fait m’intéresser à eux au moment où il me semble urgent de rassembler une avant-garde du mouvement ouvrier. En fait, comme je le dis en conclusion de l’article je m’intéresse en priorité à tous ceux qui sont pour le Frexit. J’en ai d’ailleurs dressé une liste la plus complète possible. Je ne me préoccupe pas en premier lieu du nombre de militants. Dans les organisations que j’ai cité sans doute que quelques unes n’ont pas plus de quelques dizaines de militants. Je crois seulement que le débat entre militants qui ont une base d’accord solide est important. Je suis prêt à accepter toute initiative visant à rassembler une avant-garde du mouvement ouvrier avec des militants qui sont pour le Frexit. Je le répète : cela me paraît urgent et possible.


        • Arthur S François Pignon 17 janvier 15:30

          @Jean Dugenêt

          l’urgence n’est pas la sortie de l’UE, mais la sortie du capitalisme, ce n’est pas la même chose
          regardez le résultat du brexit !!!!


        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 17 janvier 16:03

          @François Pignon
          Pensez vous sortir du capitalisme en restant dans l’UE, l’euro et l’OTAN ?
          Je regarde le Brexit. Je compte bien aller à Londres au mois de mars pour fêter leur libération avec les anglais.
          Vous feriez bien de ne pas trop écouter la propagande européiste qui nous est déversée à longueur de temps. On sent d’ailleurs l’affolement de l’oligarchie face à cette échéance. Ils jouent leur dernière carte pour faire échouer le Brexit. Ils ont peur.


        • Arthur S François Pignon 17 janvier 16:37

          @Jean Dugenêt

          « Pensez vous sortir du capitalisme en restant dans l’UE, l’euro et l’OTAN ?  »

          Merci ! je connais l’histoire de l’œuf et de la poule ! 
          Mais je connais aussi l’histoire de l’œuf de Christophe Colomb.
          Un hurluberlu aurait voulu minimiser l’importance de la découverte de l’Amérique en disant : « Il suffisait d’y penser. »
          Vexé, Colomb 
          aurait proposé un défi aux personnes présentes : faire tenir debout un œuf dur dans sa coquille.
          Personne n’aurait réussi, sauf Christophe Colomb, qui aurait écrasé simplement l’extrémité de l’œuf en disant : « Il suffisait d’y penser ! »

          Croyez-vous que le frexit soit la même chose que d’écraser l’extrémité de la coquille ?


        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 17 janvier 16:41

          @François Pignon
          Je sais qu’un pays qui sera sorti du capitalisme ne sera ni dans l’UE ni dans l’OTAN ni dans une zone euro.
          Aucune métaphore tirée par les cheveux ne pourra ma convaincre du contraire.


        • Arthur S François Pignon 17 janvier 16:55

          @Jean Dugenêt

          moi non plus, tout ce que je voulais dire, c’est que l’ordre dans lequel les choses se feront (?), n’est pas non plus déterminé par une logique de sophiste.


        • cettegrenouilleci 17 janvier 17:04

          @François Pignon

          Sans sortie de l’UE, pas de sortie du capitalisme et plus de nation française pour organiser la résistance, et permettre au peuple de décider lui-même, lui seul, de son destin et de la forme de gouvernement qui lui convient !

          L’urgence, c’est la sortie de l’Union Européenne , de l’euro et de l’Otan ; c’est l’organisation du rassemblement populaire majoritaire qui est nécessaire pour l’imposer et la faire respecter par tous.

          L’urgence, ce n’est certainement pas de gonfler les voiles des européistes de tous acabits, genre Mélenchon et la FI au prétexte qu’ils se gargarisent d’envolées révolutionnaires et de promesses mirifiques d’embellies sociales, de dénonciations des ennemis du peuple, sans toucher toutefois aux leviers du pouvoir de l’adversaire, comme le faisaient dans les années soixante-dix les dirigeants du Parti Socialiste convertis du jour an lendemain aux vertus du programme commun de gouvernement proposé par le PCF d’alors.

          Chacun de nos concitoyens connaît les résultats de ces promesses mirifiques et de la forfaiture qui a suivi.

          Cordiales salutations, communistes et républicaines.


        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 17 janvier 18:55

          @François Pignon
          Je ne sais pas dans quel ordre les choses se feront car tous les combats sont intimement liés. Une sortie de l’UE serait un pas de plus dans une situation déjà révolutionnaire et qui, du coup, viendrait secouer toute l’Europe mais il est aussi possible que la lutte actuelle avec les gilets jaunes et les grèves déjà annoncées au cours du mois débouche sur... (peut être) une grève générale. Il est possible aussi que Macron soit poussé dehors (démission ou procédure de destitution)... Il est possible encore que face à une montée violente de la lutte des classes Macron (poussé par l’oligarchie des milliardaires) tente un coup de force avec l’article 16 et l’intervention de l’armée... Bref, une révolution pourrait se mettre en branle avant une sortie de l’UE.
          Ce dont je suis certain, je me répète encore, c’est qu’il est urgent de regrouper une avant garde du mouvement ouvrier et cela ne peut pas se faire avec des tiède-mous sur la question de l’Europe. Il faut le Frexit.


        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 19 janvier 15:06

          Je me suis permis de reproduire sur Facebook une partie de notre discussion sur la page du groupe FLEVITA.

          Lien ci-dessous.

          https://www.facebook.com/groups/2053671524658920/permalink/3028091210550275/


        • cettegrenouilleci 19 janvier 15:26

          @Jean Dugenêt

          Bonjour Jean 

          Je viens de relire cette discussion . Tu as bien fait de la publier sur Facebook. Je pense que c’est un bon outil, que d’autres pourront ainsi s’en saisir et, je l’espère, en faire bon usage.

          Bien cordialement

          Gérard


        • mawabi 17 janvier 12:21

          J’adore les article sur les poupées russes partisanes.

          Merci de votre contribution !


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 17 janvier 13:11

            @mawabi
            Je suis fort aise de réussir à vous faire plaisir.


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 17 janvier 16:37

            « votre leader est un droitard de la pire espèce vendu au patronat et au capital »
            Les affirmations sans argument basé sur des faits et sans définition des termes employés ne sont qu’un chapelet d’insultes gratuites. Elles discréditent l’auteur et n’écorchent en rien la personne visée.
            En plus d’avoir publié des articles sur ce site, j’ai publié un livre :

            https://www.bookelis.com/librairie#/genres-politique.


            • Le Sudiste Le Sudiste 18 janvier 00:14

              « Nous cherchons par la libre discussion à regrouper une véritable avant-garde. Cela nous paraît urgent et possible. »

              Pour qui ils se prennent les mecs ? C’est déjà pris l’avant-garde. C’est Manolo qui l’a dit :

              « Les juifs de France sont plus que jamais les français à l’avant garde de la République et de nos valeurs. »

              Article antisémite incitant à la haine nauséabonde.

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