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Accueil du site > Tribune Libre > OUI / NON : la dette comme alibi de l’austérité

OUI / NON : la dette comme alibi de l’austérité

 

JPEG Hélas, parler de la dette exige beaucoup plus qu’une chronique sur Agoravox. À défaut, j’en proposerai deux. Mon espoir est qu’elles éveilleront en vous le désir d’en savoir plus. Pour cela je vous invite à lire les nombreux ouvrages des auteurs cités dans cet article et de beaucoup d’autres encore. Livres souvent assez courts et parfaitement accessibles sans connaissances particulières.
(Une liste à retrouver sur mon blog)

Dans cette première chronique sur la question de la dette publique, examinons d’abord comment les orthodoxes des mouvances de l’économie néolibérale, ordolibérale ou ultralibérale nous la présentent. Ensuite nous exposerons la vision de ceux qui les contestent.
Un peu de courage, elle est assez longue, entre 10 et 15 minutes de lecture.

Nos gouvernants, les élus de la majorité et plus généralement de droite et des centres, les économistes conventionnels, conseillers occultes, journalistes « experts » complaisants, chroniqueurs « compétents » bienveillants, etc., proclament à longueur de temps et d’ondes médiatiques que notre excès de dette publique met en grave péril notre économie. La France pourrait risquer la faillite.
Ne pas l’alléger entrainera une perte de confiance dans la capacité de l’état à gérer son budget ce qui l’obligera à payer plus cher pour emprunter.
La dette fait qu’il « n’y a pas d’argent magique » pour financer notre protection sociale. Il ne peut plus y avoir d’État providence.
La dette est un fardeau qui pèsera sur les jeunes générations pendant des décennies.

Comment expliquent-ils l’origine puis l’alourdissement de cette dette publique ?

Ce sont les bénéficiaires des trente glorieuses et la génération du baby-boom qui ont abusé de cette période faste en consommant sans compter, loisirs, vacances, voyages, voitures, maisons, Rolex, yachts…
Eux, qui par des grèves incessantes ont exigé des salaires toujours plus élevés, des conditions de travail toujours plus confortables, plus de congés au lieu de travailler dur pour produire plus et mieux afin de rendre nos produits plus compétitifs pour gagner le pari de la mondialisation et du libre-échange.
Mais aussi à cause de notre modèle social (sécurité sociale, retraite, assurance chômage, politique familiale, éducation, politique de la ville, prise en charge des immigrés, etc.) trop coûteux et même par certains aspects trop dispendieux à cause des abus, fraudes et mauvaise gestion.
Donc les dix millions de pauvres, les quelques millions de la classe moyenne basse représentés par les gilets jaunes qui arrivent tout juste à joindre les deux bouts, les millions de chômeurs assistés, etc., sont eux aussi responsables.
À cause encore du poids de l’état, trop d’impôts et de charges qui handicapent nos entreprises ; des règlementations qui les paralysent, 35 heures, conditions d’emploi, rigidité des normes, etc.

Le mieux pour comprendre c’est d’écouter notre président omniscient, Emmanuel Macron : « on met un pognon de dingue dans les minimas sociaux ; les salariés français sont trop payés ; je suis pour une société sans statuts ; le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés ; vu la situation économique, ne plus payer les heures supplémentaires c’est une nécessité ; les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher ».

Les français, ces « gaulois réfractaires au changement », sont responsables de la dette qu’il faudra bien rembourser. Imagine-t-on un ménage ne pas rembourser ses dettes ?
Permettez une citation avant d’aller plus loin : « Aucun mythe, peut-être, n'est plus pernicieux. En vérité, l'État ne ressemble en rien à un ménage ou à une entreprise privée. »
(Stephanie Kelton, professeure d'économie et de politiques publiques à l'Université de Stony Brook, ex conseillère en chef des élus démocrates au congrès américains)

Un des moyens de la rembourser est la croissance. La croissance apporte des moyens supplémentaires dont une partie peut être affectée à son remboursement dans un budget équilibré.
L’inflation. Si les intérêts de la dette sont de 2 % et l’inflation de 4 % alors le poids de la dette diminue de 2 %.
Des mesures exceptionnelles : rééchelonnements de longue durée, rachat par la banque centrale européenne puisque la France n’a plus la souveraineté monétaire, des annulations partielles de dette, la taxation même provisoire des plus riches, la lutte contre l’optimisation et la fraude fiscales, etc.
A part la croissance, les autres possibilités dépendent de décisions politiques des gouvernants qui s’y refusent.
Alors quels sont les seuls autres moyens de faire baisser la dette ? Les excédents budgétaires, à condition qu’ils soient supérieurs aux intérêts de la dette. Ceux qu’on appelle excédents secondaires.
Comment fait-on pour avoir des excédents budgétaires ? On augmente les recettes, principalement les impôts et prélèvements obligatoires ou on diminue les dépenses publiques.
Augmenter les impôts est jugé insupportable.
Reste la baisse de la dépense publique : moins de services publics, de fonctionnaires, moins de protection sociale, moins d’investissements publics dans les infrastructures, l’aménagement du territoire, améliorer la productivité de l’état et enfin privatiser tout ce qui peut l’être pour transférer la charge au privé et faire rentrer un peu d’argent par la vente des bijoux de famille comme la française des jeux, les autoroutes, les aéroports, les barrages.

Mardi 3 mars 2021, au Sénat, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a déclaré : « je suis favorable à ce que nous réfléchissions à la mise en place d'une règle pluriannuelle pour stabiliser la dépense publique » afin de réduire in fine la dette publique.

A partir de là, nous pouvons donner la parole aux économistes dits hétérodoxes, ce qu’on préfère éliminer du débat.

Sur la proposition du ministre de l’économie.
« Cela voudrait dire que l'on consacre pendant des dizaines années des ressources gigantesques à rembourser des dettes et des intérêts aux détenteurs de patrimoines financiers, alors même que l'on manque de moyens pour investir dans la transition énergétique, la recherche médicale ou la formation. »
 (Thomas Piketty, mondialement respecté)
« La dépense publique n'est vue que sous l'angle d'une masse monétaire qu'il faut réduire, jamais pour son utilité. La réalité est que baisser la dépense publique revient à s'attaquer aux classes moyennes et pauvres à ceux qui n'ont pas les moyens de s'offrir une autre protection que celle assurée par le service public.
(…)
La dette publique est agitée comme un épouvantail quand il s'agit de financer l'éducation, les hôpitaux, la petite enfance, mais disparaît quand il est question de baisser la fiscalité sur les plus riches ou les grandes entreprises.
(…)
Quand vous saurez que nous avons déjà connu une dette représentant 200 % du PIB, que les taux d'intérêt ont déjà été plus élevés qu'aujourd'hui - et qu'à l'époque cela ne dérangeait pas les économistes libéraux puisque leur politique en était responsable -, que la dette du secteur privé, responsable de la crise de 2007, est supérieure à celle du secteur public, vous comprendrez que la dette publique est un épouvantail qui sert, avant tout, à justifier des politiques d'austérité.
Ainsi, en Grèce, la réduction de plus de 20 % de la dépense publique entre 2009 et 2015 a entraîné une chute du PIB de 25 % et la dette en pourcentage de PIB est passée de 126,7 % à 177,4. »
(Thomas Porcher, docteur en économie, professeur associé à la Paris School of Business)

« Il existe même entre économistes des sujets de consensus relatif - par exemple, la nécessité de ne pas s'occuper de réduire la dépense publique en temps de crise ou de sortie de crise que nos comptables refusent pourtant obstinément d'entendre, sous le prétexte que si les citoyens, que les élites adorent infantiliser, découvraient qu'en certaines circonstances l'argent public peut être "gratuit"*, ils y prendraient goût et ne voudraient jamais plus payer leur dû à la collectivité... »
(Chloé Morin, spécialiste de l'analyse de l'opinion, experte-associée à la fondation Jean-Jaurès.) 
*Note de l’auteur : gratuit parce que les taux d'intérêts actuels sont très proche de 0 voire parfois négatifs.

Alors, est-ce que la dette publique est vraiment un si grand danger que ça ?

En 2008, les banques ont provoqué une des plus grandes crises financières de l’histoire. Pour les sauver de la faillite, l'état est intervenu, augmentant instantanément la dette publique. Qui a payé ? Le contribuable.
« En France, la dette publique, qui était autour de 65 % et quasiment stable entre 2003 et 2007 (ce qui correspondait quasiment au niveau des critères de Maastricht de 60 % du PIB), a atteint 79 % en 2009. »
(…)
Déjà, il n'y a pas de lien entre le niveau de dépense publique et celui de la dette. Certains pays ont des dettes faibles et une dépense publique importante, c'est le cas par exemple du Danemark qui a une dette publique à 40 % du PIB pour une dépense publique à 55 %. D'autres ont des dettes très élevées avec des niveaux faibles de dépense publique, c'est le cas du Japon, qui avait une dette proche de 250 % du PIB avec une dépense publique à 41 % du PIB, ou du Portugal, avec une dette à 130 % du PIB et un niveau de dépense publique à 46 %. »
(…)
Et puis si l'augmentation de la dette était un véritable problème qui mettait l'ensemble des Français en danger, alors pourquoi les gouvernements successifs ont-ils baissé de 130 milliards d'euros les impôts entre 2000 et 2010 ?
(…)
Pourquoi Emmanuel Macron veut-il baisser les impôts de plus de 20 milliards ?
Emmanuel Macron et son gouvernement offrent une réduction d'impôts de 22 à 24 milliards d'euros pour les entreprises et les ménages les plus riches (exonération des actifs financiers sur l'ISF : 3,5 milliards + impôts sur les revenus financiers réduits à 30 % : 1,5 milliard + suppression de la taxe sur les dividendes : 2 milliards + baisse de l'impôt sur les sociétés 28 % à 25 % : 15 à 17 milliards). » (Aggravant d’autant la dette)
(Thomas Porcher, docteur en économie, professeur associé à la Paris School of Business)

Devrait-on douter de la compétence, de la sincérité de nos dirigeants orthodoxes, gouvernants, élus, économistes, conseillers occultes, journalistes, chroniqueurs unanimes et omniprésents dans tous les médias, tous les jours, plusieurs fois par jour ?

Qu’en pensent les autres, les hétérodoxes, les bannis du débat ?

« Les économistes auto-proclamés de la télévision et de la presse - économiste en chef de la banque X ou de la société Y - sont la plupart du temps, à de notables exceptions près, les porte-parole des intérêts économiques de leurs employeurs, et ils se sentent souvent en droit d'ignorer le poids des faits et de la preuve. Ils font également montre d'un optimisme irréductible, et très prévisible, à l'égard des mécanismes du marché. Et c'est précisément ce type d'attitude que le public associe aux économistes en général. »
(Abhijit Banerjee, Esther Duflo Prix Nobel d'économie 2019)

« Alors qu'ingénieurs et scientifiques innovent constamment, qu'ils créent de nouveaux remèdes ou des technologies inédites pour éradiquer les maladies et résoudre les problèmes humains, la majorité des économistes restent obstinément fidèles à une doctrine vieille de cinquante ans qui compte sur la souffrance humaine pour combattre l'inflation.
(…)
Notre problème aujourd'hui est que la politique économique est souvent écrite par des gens qui, bien qu'ils détiennent des diplômes prestigieux en économie, ne comprennent absolument pas, en réalité, comment fonctionne notre système monétaire. »
(Stephanie Kelton, professeure d'économie et de politiques publiques à l'Université de Stony Brook, ex conseillère en chef des élus démocrates au congrès américains)

« Aucun débat économique raisonnable et ouvert n'est possible lorsque "l'économie" est érigée en croyance ou en boussole morale (ce qu'elle n'est pas), le "zéro déficit" en dogme et la "croissance" en religion.
Tant qu'un Gabriel Zucman ou une Esther Duflo (prix Nobel d'économie 2019) seront starisés aux États-Unis et largement ignorés, sinon par les médias, du moins par les dirigeants français qui leurs préfèrent des économistes tous interchangeables et qui pensent la même chose ; de même, tant que les enseignements dispensés dans les grandes écoles manqueront de diversité à cet égard, nous ne sortirons pas de ce cercle vicieux. »
(Chloé Morin, spécialiste de l'analyse de l'opinion, experte-associée à la fondation
Jean-Jaurès.)

Incroyable ! Un jour, c’est la baisse de la dette qui leur a fait peur.
« Il est intéressant de rappeler que les Etats-Unis étaient en mesure de rembourser leur dette au début des années 2000 et qu'ils ont volontairement décidé de ne pas le faire. En effet, alors qu'ils avaient des excédents budgétaires importants, de l'ordre de 2 % du PIB, Alan Greenspan, président de la Federal Reserve (Banque centrale américaine), a eu peur que la dette publique américaine ne soit trop rapidement remboursée. Car sans la dette, il n'y aurait plus de bons du Trésor à acheter et sans bons du Trésor à acheter ou à vendre, la conduite de la politique monétaire, visant à relever ou à baisser les taux d'intérêt, devenait plus difficile. Donc pour ralentir le remboursement de la dette, qualifiée alors de crise potentielle, Alan Greenspan et George W. Bush proposèrent une baisse d'impôts pour les plus riches et, rapidement, les excédents se transformèrent en déficits. » 
(Thomas Porcher, docteur en économie, professeur associé à la Paris School of Business)

Une preuve de plus : « Malheureusement, qu'il s'agisse de leur apparence (costume-cravate) ou de leur manière de parler (avec force jargon), ces économistes médiatiques sont difficiles à distinguer des économistes de métier. »
(Stephanie Kelton)
« L'une de mes expériences les plus instructives et révélatrices a été un petit jeu que j'ai proposé à des membres de la commission (ou à leurs experts).
Je commençais par leur demander : "Imaginez que vous ayez découvert une baguette magique qui a le pouvoir de faire disparaître, d'un seul coup d'un seul, toute la dette publique. Vous vous en servez ?" Aucune hésitation. Ils voulaient tous éliminer la dette.
Ensuite, je leur posais une question apparemment différente : "Supposons que cette baguette ait le pouvoir de débarrasser le monde des bons du Trésor américains. Vous vous en servez ? " Finalement tout le monde décidait qu'il ne donnerait pas ce coup de baguette-là.
Ces personnes servaient dans une commission qui avait été justement créée pour traiter des problèmes liés au budget fédéral, et aucun d'eux ne semblait saisir l'astuce : malheureusement, on ne peut pas dire adieu à la dette publique sans éliminer aussi l'instrument qui constitue la dette publique - les bons du Trésor américains. Il s'agit d'une seule et même chose. »
(Stephanie Kelton, professeure d'économie et de politiques publiques à l'Université de Stony Brook, ex conseillère en chef des élus démocrates au congrès américains)

Alors comment fait-on avec cette dette ?
Ce sera l’objet de la deuxième chronique.

En attendant, pour vous mettre en appétit :
« Car la vérité, la voici : la dette publique pourrait être remboursée intégralement demain matin, et aucun de nous n’aurait à sortir un centime.
(…)
Marketwatch (site internet américain d'information financière en partenariat avec le Financial Times et CBS News) a publié un article intitulé "Un économiste de premier plan dit qu’une dette publique élevée n’est peut-être pas si mauvaise ». Peu après, le Wall Street Journal interrogeait : " Inquiets sur la dette ? Pas si vite disent certains économistes".
(…)
Les économistes éclairés par la Théorie Moderne de la Monnaie le comprennent. Mais, en dehors d’eux, ils ne semblent pas très nombreux, ceux qui voient combien il serait facile pour un pays comme le Japon (ou pour d’autres pays souverains émettant leur propre monnaie) de rembourser l’ensemble de sa dette publique.
(…)
Pour mettre en œuvre cette politique, la BOJ (Banque centrale du Japon) a acquis massivement des titres de la dette publique : elle en a acheté pour 6 900 milliards de yens au cours du seul mois de juin 2019. En raison de ce programme agressif d’achat de bons, la BOJ détient aujourd’hui environ 50 % des bons d’Etat japonais. Donc, si le Japon est souvent présenté comme le pays développé le plus endetté du monde, la moitié de sa dette a déjà été fondamentalement éteinte (c’est-à-dire remboursée) par sa banque centrale. Et il pourrait aisément poursuivre l‘opération jusqu’à 100 %. S’il le faisait, Le Japon deviendrait le pays développé le moins endetté du monde. Du jour au lendemain. »
(Stephanie Kelton)

Aujourd’hui, Joe Biden semble avoir entendu et compris ces économistes hétérodoxes. Il applique leurs recommandations avec ses quatre plans de relance et de politique sociale, de plusieurs milliers de milliards de dollars et la proposition d’une même taxe universelle sur les sociétés partout dans le monde. (Proposition déjà formulée par les célèbres Thomas Piketty d’une part ou par Emmanuel Saez et Gabriel Zucman d’autre part. Tous français. Mais nous nous avons l’hyper compétent Emmanuel Macron !)

En guise de conclusion : « La culture médiatique d'aujourd'hui ne laisse évidemment aucune place à des explications longues et argumentées. Combien de fois n'avons-nous pas dû batailler avec des présentateurs télé pour dire ce que nous avions à dire (avec pour unique résultat, à de nombreuses reprises, d'être coupés au montage). »
(Abhijit Banerjee, Esther Duflo)
Et,
« La grande découverte moderne, après la crise de 1929, après la deuxième guerre, après les Trente glorieuses et la deuxième mondialisation, est que l'exploitation et la souffrance n'engendrent pas la révolte, mais l'asservissement. La production ne fait pas naître des révoltés, mais des serfs. » 
(Bernard Maris).
Voulons-nous rester des serfs ?

En complément, ces chroniques sur Agoravox :
De Reagan et Margaret Thatcher à Emmanuel Macron, la même politique qui détruit l’humanité
Macron 2017 : la révolution, la modernité, la probité, la moralisation ! Début 2020, confirmation ?
Gauche désunie, Gauche inutile, Gauche coupable

D’autres chroniques, des réflexions et une sélection de livres éclairants sur : Mon Blog


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7 réactions à cet article    


  • TSS (...tologue) 14 avril 10:08

    La dette estimée à 121% du PIB est constituée en majorité

    d’effets à 7 ans ce qui fait en réalité une dette  d’environ

    17% du PIB annuel .Comme pour le covid l’etat essaie d’affoler

    les gens... !!


    • tashrin 14 avril 16:49

      Ce sont les bénéficiaires des trente glorieuses et la génération du baby-boom qui ont abusé de cette période faste en consommant sans compter, loisirs, vacances, voyages, voitures, maisons, Rolex, yachts…

      Ah ouais, donc j’ai une rolex et un yacht dans mon héritage :) Ptin si j’avais su...

      C’est bien c’est pas caricatural du tout. Pis le rapport entre les voyages à l’étranger des particuliers et la dette nationale, c’est assez ténu quand même...

      Eux, qui par des grèves incessantes ont exigé des salaires toujours plus élevés, des conditions de travail toujours plus confortables, plus de congés au lieu de travailler dur pour produire plus et mieux afin de rendre nos produits plus compétitifs pour gagner le pari de la mondialisation et du libre-échange.

      Ok, Spartacus sors de ce corps !

      Vous vous êtes relu ? Désolé mais pour ma part je me suis arrêté là


      • Alain Alain Alain Alain 14 avril 17:47

        @tashrin
         Ce n’est pas moi qui dis cela :
        "Ce sont les bénéficiaires des trente glorieuses et la génération du baby-boom qui ont abusé de cette période faste en consommant sans compter, loisirs, vacances, voyages, voitures, maisons, Rolex, yachts…"

        Je dis que c’est ce qui est répandu comme justification de la dette par les chroniqueurs , journalistes, politiques de droite et macronistes, etc...
        Dommage que vous n’ayez pas lu l’article jusqu’au bout pour comprendre mon message.


      • I.A. 14 avril 19:06

        Excellent.

        Pourquoi ne pas élever le peuple ? Le libérer ? L’enrichir ? Parce que sans indigence, point d’esclaves ; sans esclaves, point de cour ; et sans cour, point de rois...

        L’écho :

        • « point de lèche-bottes
        • point de domestiques
        • point de filles (ou garçons) faciles »

        • jjwaDal jjwaDal 15 avril 21:17

          Bel article. Je dis souvent qu’on peut manquer de ressources naturelles, d’êtres humains ou de compétences, des technologies pour faire ce qu’on doit faire. Le soucis est qu’on sait aussi ne pas pouvoir annuler ce manque d’un claquement de doigt.

          Une chose qui ne peut pas manquer est l’argent, puisque lui se crée ex nihilo sur un claquement de doigt (ou en tapotant quelques touches sur un clavier).

          Or, tout le monde en manque ou semble ne manquer. Si le talent qu’il a fallu pour aboutir à ce système farfelu était mis à la résolution de ce problème, il serait résolu dans les 24h.

          Un peu de courage : empruntons à taux zéro 5000 milliards d’euros à la BCE, remboursable dans 99 ans. On annule notre dette publique demain matin et avec le reste on éponge le merdier qu’on a mis 45 ans à produire. La BCE pourra s’acheter une baguette en 2120 avec les 5000 milliards remboursés à ce moment là, mais elle aura reçu la somme prêtée. Du coup on n’est pas condamné à faire de la croissance, ni même à rechercher un taux d’inflation significatif puisqu’une Banque Centrale n’a pas à préserver son « pouvoir d’achat » et encore moins à faire du profit. Le Japon n’est pas loin de cette stratégie.

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