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PARLONS EN

D'aussi loin que nous remontons dans l’arborescence de l'histoire, depuis les premières civilisations connues, l'homme a été incapable de vivre sans combattre des ennemis réels ou supposés. La guerre a toujours été considérée comme seule option, comme seule réponse à ses différents ou sa soif de pouvoir. Tuer et être tué, belle épitaphe pour une gloire éphémère. L'agressivité a constamment raison de la diplomatie. Ainsi va l'homme, plus particulièrement celui qui s'investit dans l'imaginaire des missions divines. Les peuples, malléables à souhait, subissent et payent l'addition des rêves de grandeur de quelque orgueilleux qui ont et continuent à jalonner l'histoire. Le pouvoir, sans une certaine dose de sagesse, de clairvoyance et d'équité est voué à l'échec et risque à terme de se transformer en dictature. 

 

 

Il n'y a, hélas, qu'un faible pourcentage d'hommes qui méritent respect et admiration. L'humanité, dans sa majorité, ne peut être que décevante. Le faux s'insinue dans le vrai, le mensonge s'érige en vérité, la compassion joue à saute mouton avec l'intérêt et l'hypocrisie se coiffe du masque de la vertu. La société excelle à fréquenter églises, mosquées ou temples, bibles et coran dans une main et le poids du mépris dans l'autre. L'homme se complaît davantage dans le gadget, dans l’éphémère et se roule dans le sordide comme le cochon dans sa fange. Sa seule préoccupation n'est que sa course au virtuel ou dernier espoir permettant, peut-être, de mettre fin à la solitude de l'aspirant au bonheur. De guerres en révolutions, les habitants de la planète s'infligent des blessures à la limite du guérissable. La destruction d’œuvres d'art, les famines et la mort dues à une poignée d'irréductibles de la finance et du pouvoir absolu, finiront par avoir raison de l'homme. Il serait temps de porter le regard sur ce que les lendemains nous préparent et de réaliser à quel point nous sommes manipulés. Tout s'inscrit dans le faux ! Le verbe halluciné interdisant toute contradiction sous peine d'une mise à l'index. Nous sommes devenus les otages d'une oligarchie organisée, structurée et nous continuons à faire profil bas. Les politiques vitupèrent, se lancent dans des diatribes au service du sacrificiel, faisant de nous les nouveaux esclaves du XXI siècle. De droite, du centre ou de gauche, la dissimulation est un phénomène exponentiel et le mensonge se pratique à l'échelle industrielle. 

 

Aveuglés par une arrogance à toute épreuve, les forts en thème de la politique galvaudent le mot « démocratie » avec une étonnante facilité. Le ramassis de gueux que nous sommes n'a que ce qu'il mérite. Le pouvoir, celui qui organise les tempêtes, empilent les cadavres et distribuent avec un grand savoir-faire toutes les famines, soulèvements et misères nous prennent de vitesse. Il nous fait comprendre que nous ne sommes que des incapables à mâter, des envieux à punir et des hypocrites à convertir à la docilité. Les médias pour survivre, sont également à la solde du capital et enfourchent le diktat de la finance. Ils ont intégrés le savoir faire des oligarchies et se professionnalisent dans le mensonge. 

 

Donneurs de leçons ils s'agitent comme des petits diables dans le bénitier du pouvoir et n'impriment pas sans le « feu vert » de la hiérarchie qui tire les ficelles. Ils soumettent le monde aux pires exactions et abrègent la vie de millions de démunis au profit de leur politique du pire. Quant aux hommes d'état responsables, mis à part les quelques exceptions qui sont à compter sur les cinq doigts de la main, ce ne sont que des aboyeurs grotesques, imbus d'eux mêmes et de leur pouvoir virtuel. 

 

Dès qu'un homme se lève, se met debout et décide d'entraver le chemin des pouvoirs occultes, tels que la CIA et ses affidés, il est pourchassé et risque la prison à vie dans nos démocratie si acclamées. Assange, Snowden et quelques autres, connaissant les risques encourus, eurent pourtant le courage de dénoncer les manipulations que subirent certains pays et que subit à journée faite une grande partie de la population sur tous les continents Tout cela dans une indifférence quasi générale. L'Occident se meurt. L'éthique cède la place au fugace et se fourvoie dans l'absurde. C'est un retour au temps de la Rome antique et des jeux de cirque. Une époque bénie des dieux, où la distraction du quidam alléché par les luttes sanguinaires entre des gladiateurs et de vrais fauves laissa le champ libre aux édiles d'agir à leur guise. 

 

Faire ses choux gras des arènes fut une excellente vision politique. L'informatique et ses jeux dits d'adresse remplacent avantageusement les fauves du cirque romain et favorisent l'abrutissement du spectateur joueur. Une méthode qui permet d'anesthésier en toute impunité l'inféodé aux images d'une vidéo guerrière où tout le monde apprend à tuer tout le monde. Le temps de la réflexion devient un luxe hors de portée du commun des mortels. Aussi la société où le marketing règne en maître absolu sait elle comment s'y prendre pour appâter le chaland afin qu'il continue à dépenser au-dessus de ses moyens pour ne pas entailler la laisse qu'il porte autour du cou.


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13 réactions à cet article    


  • Christ Roi Christ Roi 15 septembre 19:05

    ... Gnhé ? ...


    • benedicte_gab 15 septembre 19:51

      Le postulat selon lequel l’homme se serait toujours entre-tué est faux, mais il est vrai concernant les sociétés qui se sont autoproclamées « civilisation » (sous-entendu supérieure à celles qui ne le seraient pas). Il ne faut pas confondre culture et civilisation, tout peuple a une culture et nombres de peuples dont nous avons génocidé une bonne partie, n’ont pas engendré de société tyrannique pyramidale où une caste de psychopathe en fantasme de toute-puissance et d’immortalité, est perpétuellement en guerre et a besoin de toujours plus d’esclaves ou de serfs pour assouvir ses fantasmes. ça ne signifie pas qu’il n’y avait pas de conflit, mais pas une guerre permanente, avec massacres perpétuels et aucune volonté d’asservir les peuples voisins. Alors qu’il suffit de regarder nos manuels d’histoire pour voir que notre histoire n’est faite que de ça, depuis des millénaires et que nous sommes conditionnés à admirer les pires tyrans sanguinaires comme étant de « grands hommes ».

      D’où également ce dogme dans notre société que la vie ne serait qu’une lutte acharnée pour la « survie » (la fameuse loi de la jungle totalement incompréhensible pour les peuples vivant dans les dites jungles) et ce alors que la collaboration plus que le conflit semble être la loi de la nature dès que l’on regarde le vivant sans projeter sur lui ses croyances.
      Concernant notre société, depuis l’antiquité, les castes qui les dirigent considèrent leurs semblables comme du bétail d’élevage, elles se sont toujours entre-tuées entre elles pour le pouvoir. 
      Jamais n’a été réellement mis en cause le fonctionnement psychopathique des castes dirigeantes, au contraire de nos jours, le Graal est de s’y conformer ... le consumérisme, le dandinage de croupion, l’égotisme, le mépris de l’autre, se donner l’illusion d’être puissant parce qu’on peut en écraser d’autres sont les valeurs réelles bien que « non affichées » de la société. Le bétail humain que nous sommes ne se retourne pas contre ceux qui les privent de leurs droits à l’existence, mais contre ceux encore plus mal lotis qu’ils peuvent maltraiter sans risque, en même temps il ignore totalement ce que le terme « être libre » peut vouloir signifier, étant donné que celui-ci recouvre désormais un fantasme de toute-puissance, « il n’y a que moi et mes fantasmes qui comptent les autres rien à faire et après moi le déluge » et que ça fait des millénaires qu’il a été privé de toute liberté réelle.
      En fait rien n’a changé depuis l’antiquité ... croire que nous avons « évolué » ne nous permet pas de nous poser les bonnes questions et de remettre en cause les « dogmes » que nous avons été conditionnés dès le plus jeune âge à prendre pour des « vérités avant-première » ou des « paroles d’évangile ». 
      Je ne vois pas d’éclaircie à l’horizon et ce ne sont pas les commentaires haineux de toutes sortes sur le net quelque soit les médias ou sites qui permet d’être optimiste quand à l’avenir.

      • devphil30 devphil30 16 septembre 06:44

        Cet article est très juste

        J’ajouterais à la notion de tuer ou être tuer , le fait de dominer ou être dominer.

        L’homme n’a pas été confronté a un ennemi commun menaçant la terre.
        Seule cette perspective pourrait contribué à permettre à l’homme de prendre conscience que nous sommes tous semblables et que la terre nous permet de vivre et cela devrait se faire dans une bonne harmonie.

        Que d’énergie et de temps perdu pour montrer sa puissance et vouloir dominer ou détruire pour des objectifs politiques ou géo politiques

        Quand on voit ces politiques on pense à des enfants qui se chamaillent sauf que ce sont de grands enfants avec des engins de destruction puissant conduisant par leurs décisions et leur égo surdimensionnés à la mort de millions de personnes

        Et dire que l’on pourrait vivre en paix et en harmonie sur une terre respectée
        Nous faisons tout au contraire pour nous détruire , un peu de patience on va finir par y arriver
         

        Philippe


        • Étirév 16 septembre 07:46
          Bonjour,
          Il fut un temps, dans la jeunesse de l’humanité, où la guerre n’existait pas.
          C’est dans l’histoire de l’évolution physiologique de l’homme que nous trouvons l’origine et la cause de la guerre.
          La lutte est d’instinct masculin.
          Si l’homme aime les combats c’est parce qu’il possède des facultés motrices qui ont besoin d’emploi. C’est pour avoir le plaisir de batailler, bien plus que pour défendre telle ou telle cause, pour venger tel ou tel affront. Le motif de la bataille lui importe peu. C’est la bataille elle-même qu’il aime et qu’il cherche. Et ce qui le prouve c’est que le pugilat est, pour lui, un jeu amusant.
          Et ne voyons-nous pas, à chaque instant, les jeunes garçons se livrer sous nos yeux à des combats qui ont les motifs les plus futiles ou qui n’ont même pas de motif du tout ? L’instinct qui les pousse est le même que celui qui pousse les animaux à se poursuivre et à se battre, sans que leurs combats, qui sont leurs jeux, aient aucun motif. Du reste, les jeux du cirque, les combats de taureaux, les anciens tournois, simulacres de guerre, et tous les jeux qui simulent une bataille, prouvent bien que, pour l’homme, la lutte est un plaisir, presqu’un besoin.
          Donc la guerre a eu, pour principe, la satisfaction de l’instinct masculin.
          C’est lorsque les hommes vieillissent et perdent leurs facultés motrices, si exubérantes dans la jeunesse, qu’ils changent de manière de voir. Ils reviennent alors à des idées plus pacifiques, l’expérience leur a montré les conséquences désastreuses de la guerre à l’âge où la lutte n’est plus, pour eux, un besoin physiologique. Alors, seulement, ils s’aperçoivent que les batailles n’ont jamais conclu aucun différend mais en ont, au contraire, créé de nouveaux, qui restent à l’état de menace dans les nations, attendant l’occasion qui doit faire naître de nouvelles guerres.
          Cordialement.

          • bob14 bob14 16 septembre 09:21
            (Il fut un temps, dans la jeunesse de l’humanité, où la guerre n’existait pas).. ?
            FAUX..depuis le début le singe devenu homme à combattu son voisin pour le voler...

            • benedicte_gab 16 septembre 18:38

              @bob14
              faux, nombre de peuples n’ont jamais cherché à voler leur voisin, et ce pour la bonne raison que la « possession » et l’accumulation ne font pas partie de leurs valeurs. 

              Ces peuples nous nous sommes acharner à les génocider, nous les avions spolié de leur territoire et nous continuons en Amazonie par exemple.
              Mais prétendre le contraire est nécessaire et faire de ceci un dogme est indispensable pour justifier notre barbarie généralisé comme étant une évolution « positive ». 
              Si les amérindiens du nord avaient été aussi barbares que nous, ils auraient éliminé dès leur arrivée les européens, mais ils n’ont compris à quel point nous étions pervers et destructeurs que trop tard !

            • Jao Aliber 16 septembre 18:51

              @bob14
              Mon dieu, comme vous êtes ignorant ! L’homme n’est pas née avec la propriété privée.Il vivait d’abord dans une « commune primitive ».Cette expression barbare signifie que les produits de la production(chasse, cueillette, etc.) appartenaient à la communauté et non à un individu ou un groupe d’individu.Le butin était partagé d’après les coutumes,etc. de façon à ce qu’il ne manque de rien à personne.


              Comme ils ne savent pas ce qu’est la propriété privée, les hommes primitifs ne savent pas non plus ce qu’est un vol.



            • Xenozoid Xenozoid 16 septembre 18:57

              @Jao Aliber


              Comme ils ne savent pas ce qu’est la propriété privée, les hommes primitifs ne savent pas non plus ce qu’est un vol.

              c’est si simple

            • bob14 bob14 17 septembre 07:26

              @benedicte_gab....Vous êtes un révisionniste de l’histoire..nombreux sur Agora, sans doute dans une secte...


            • Claude Simon Claude Simon 17 septembre 11:45

              @Jao Aliber


              Oui, mais il a inventé, il y a 14 000 ans, l’agriculture, où les conditions de sa survie ne sont plus fournis pas Mère Nature, mais par son expérience et sa vigilance, ce qui justifie la propriété privée. D’ailleurs, un libéral ne justifiera la propriété privée que si elle est travaillée ou entretenu.
              N’allez pas me donner une leçon d’antériorité et dès lors d’autorité, la fourmi pratiquait une sorte d’agriculture bien avant l’apparition de l’homme.

              Dès lors, s’affirmer communiste aujourd’hui, c’est soit :
              - être rom, et se servir chez tout un chacun à l’insu de son plein gré ;
              - être fonctionnaire, et se servir chez tout un chacun, mais avec la force du droit émis par le politique cette fois-çi ;
              - bénéficier de la redistribution ;

              Alors que le rom prend bien soin de ne prendre que 2-3 poules, le marxisme, sorte de lubie barbare, dont la référence culturelle est un passé obscur, s’arroge toutes les poules et même le poulailler et même la tête du volailler. Il en va de même du complexe public-bancaire (il suffit de regarder les revenus agricoles et les taux d’endettement).


            • lejules lejules 16 septembre 18:05

              il semblerait que la guerre a commencer d’exister lorsque l’Homme est passé du stade chasseur cueilleur a celui de cultivateur éleveur. c’est a dire avec l’invention de l’agriculture. en effet son nouveau statut l’obligeait a se défendre des prédateurs qui n’avaient qu’a tuer pour s’accaparer des richesses et du travail qu’il fournissait.
              il n’a pas été retrouvé de squelettes ayant subit des séquelles guerrières pendant la période pêche et chasse. ce n’est qu’avec l’apparition de l’agriculture que ns trouvons de telles choses

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