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Partager pour s’écraser :

Voici ce que j’entends à la radio ce matin en me réveillant disputé à ces insomnies qui se multiplient : Ils ont trouvé nécessaire d’observer la problématique des apoplexies momentanées des automobilistes incarcérés dans leur aliénation motorisée chaque matin à se connecter à la folie tout en étant interpelés aux retards consécutifs dûs à ces dizaines de kilomètres de bouchons, que l’adhésion au travail s’étiole (mais à quoi bon, finalement) en ce tourment incompréhensible de ce qui se dessine sous forme de leurs vies à passer des heures vacantes à geindre dans un scénario rapide à dessein réduit en faisant profiter la famille du même étouffement que les analgésiques ne traitent plus. Voici ce que l’abstraction de l’automobile personnelle leurs à vendu : Des utilisateurs de stricte obédience, des êtres à se retrouver à se comparer à des ordures ménagères peut-être… Des espèces de créatures dont l’économie globale a façonné le mode d’usage et c’est justement ce dont personne ne semble se rendre compte un fois enfoui dans le béton si généreusement informé à la radio, qu’il s’y ajoute à ce collectivisme que la loi semble rapetisser d’avantage, etc… Il me semble que le durcissement de ce paradoxe à se retrouver enfermé ensemble en ligne droite parvient à se justifier que par le vidange de cette vie à apprendre à tenir un volant tout en s’amusant avec l’ordinateur de bord qui s’occupe de la conduite autonome jusqu’à 10 kilomètres à l’heure mais peu importe. Voici ce que je voulais dire : que tout ce qui reste de cette grande humanité d’autrefois enfouie sous ses verbatims d’importance à se dégager un sens à leurs vies ou encore l’exégèse primaire qu’était tout simplement à maîtriser les problèmes de ses propres mains avant que la société totale en a défait l’usage par l’intermédiaire d’un robot d’assistance qui parle avec exactitude en défendant son crédo d’utilité ou les réseaux globaux qui se gèrent désormais de façon décidément scientifique et puis j’ai pensé en attendant mon passage dans ce rond-point qui m’amène grelottant dans un apprentissage publicitaire que la radio m’offre (payez vos frais de chauffage ou d’électricité via internet en toute sécurité), que ce tourment maladif et préfabriqué ôté de tout imprévu finira par y trouver quelque chose d’y résolument hermétique par son essence attristante même.

La conclusion, la voici : J’ai pensé par la suite qu’il faut renoncer, démissionner, quittez cette machine saugrenue qui s’écrase elle-même avec les conséquences de ses bilans, ses administrations controuvées de toutes pièces, laissées à ses initiatives au service du règne stagnant du marché. J’ai pensé qu’il nous faut tomber d’accord avec tout ce que la tolérance marchande offre ou même se soustraire à sa seule valeur : son nombrilisme colossal ne peut que s’écraser avec ses habitants génétiquement grégaires formant tout le monde à l’illusion des satisfactions permises à l’heure ou de plus en plus de personnes peinent à la fin du mois dans la société heureuse tout en gardant l'idiotie nécessaire afin d'accepter son sourrire lunaire partagé derrière un filtre amaicissant, ces moments à s’offrir en tant que spectateur ivre de sa joie innocente que l’existence aveugle traite avec la sottise avec le manque de réflexion nécessaire de se vouloir vivant avec cette vie sur terre à vouloir oublier le jour précédent… Voici ce que j’ai encore noté : Renoncer à cette vie si généreusement offerte s’exprime avec d’avantage de lumière et ainsi de pouvoir oublier ce douloureux reflet dans le miroir au matin avant d’emprunter la voie rapide pour se rendre chez son employeur à rester assis toute la journée derrière un écran à encoder des bagatelles que le monde sensible dévore avec son utilité, etc…

Voici ce que j’ai encore pensé : Que l’utilité des siècles prochains semble enviable de la part de la population bienheureuse s’amusant derrière la télévision s’usant connecté à leurs téléphones intelligents (toujours à portée de main) et qu’il serait effectivement l’aboutissement d’une épithète que le genre humain a désormais gravé dans sa mémoire collective à accepter le suicide des foules embaumés dans leur alarmes du passé à passer sa vie à évoquer qu’autre chose aurait pu être possible, un audace manière à durcir la grande humanité d’autrefois sans ces bactéries ultra-résistantes et munificentes à souhait que l’infect du présent actuel lui a si généreusement adapté en conditions de vie polymorphes assis confortablement derrière l’émerveillement des nouvelles technologies que la domination dépersonnalisante propose si tranquillement avec ses publicités pacifiant l’hypothalamus, etc…

Vous croyez sans doute que l’anéantissement continuel de cette vie sur terre poursuit sa population à court de long processus d’acceptation avec ses filiales à achat rapide dont les conséquences semblent remettre à bout la fatigue toujours remise à neuf et proposée à ses habitants séquestrés dans leurs habitations qu’ils rembourseront trente ans durant encore… Vous croyez peut-être encore au doute des circonstances actuelles de ne pas à devoir fuir avec acharnement sous prétexte qu’on vous a pas prévenus hors du sentier de l’enfer charnel des couples défaillants dotés de leur remarquable naïveté à croire à leur aboutissement aboutira à une quelconque utilité de mener leurs vies au service d’une époque dont le feu de la prospérité a brûlé jusqu’à ruiner les derniers sentiers de l’âme humaine engoncée dans le crédit hypothécaire titubant sous l’effet d’une grammaire sibylline et quelque fois fort bien calée à l’embarras… Mais voici encore ce que nous avons : Le sud de l’Europe à été intégralement décavé avec la dernière version d’un été idyllique campant dans ces cacophonies habituelles ici devant la machine à faire le café (mes collègues préparent déjà en avance leur traditionnelle saison du barbecue, car le soleil a fait son apparition deux mois plus tôt). Vous croyez que cette vie sur terre salie de ses afféteries en tout genre où l’artiste se noie dans les stupéfiants afin de pouvoir recueillir une notoriété conjuguée au verbe positiviste ou leurs tremplins publicitaires souffrent de leurs mensonges en inventant des maladies sexuelles dans l’espace fictif d’un centre commercial avec son parking géant… Tout m’échappe dans ce monde déposant ses manières aux objectifs ininterrompus… 
 
J’ai pensé à ceci : On cherche, il me semble, nos anciens villages aux ambiances interdites de promiscuité dans lesquels nous avons grandi sans zone inondable ou de pénombre noirâtre où reposent les os issus de la panique ou encore des images numériques sinistrées derrière une peuplade décapitée et superfétatoire devenue phallocrate, faute d’intelligence, ces villages accusés désormais, sans images transmises par satellite ou de connexions éternelles au réseau planétaire issus de ces commentaires aux allures de guerre civile sur les réseaux sociaux où on peut controuver des névropathes puissamment dégradés à s’assermenter derrière leurs avis sur leurs situations privées du moment, moment que personne de ses badauds, pusillanime, ne semble pouvoir anticiper. L’avenir traitera doctement ces lettres d’amour futures où la vie numérique peuple le gâchis universel de ce qui se trouve entre nos mains, quit à découvrir ces actualités qui s’aggravent au fil de notre survie ou chaque fertilité se trouve confrontée à une accusation, etc… Les vents semblent emporter nos terres arides rangées par castes que les administrations boitillantes ont suivi de leur pestilentiel désir de tout saccager en installant des clôtures… Ces anciens endroits où reposaient nos boulevards préparés aux exceptionnelles étendues, nos pavés curieux, sporadiques et jamais ennuyeux, peut-être même accidenté par nos anciens talons étonnants, sans que les sens uniques ont bêtement découragé ses habitants… Autrefois à la brillance de la conscience s’examinait la pensée à flâner sans hépatites ou des mycoses accompagnées de ses infections gynécologiques visible à l’oeil nu n’était que la nourriture trompeuse d’un laboratoire de l’actualité industrielle et par la suite j’ai pensé ce que nous offre la vie moyenne de ces jours toxiques à se donner une clause précise avant de sombrer insensiblement dans la paranoïa afin d’y rencontrer ce qui est enragé que la petite monnaie de l’économie se fait de l’idée du bonheur : Satisfait par soi-même en tant qu’être déconsidéré par le centre commercial ou d’un embrayage en panne résultant en la perte du travail faute de pouvoir s’y rendre. Par conséquent je me suis dit, les dérèglements climatiques parviendront assez aisément à exciter les expériences vécues par la passé à bavarder sur fond musical pour se rendre à son domicile par après et j’ai pensé que la soumission si foncière, si fondamentale à ce bloc si profondément lamentable de non-valeur ne peut s’acheter en l’acceptant en étant méchant et même mesquin, etc…

Voici : la pire des vérités serait d’accepter de sang-froid la pleine conscience que l’abstraction polluée nous offre tout en étant témoin d’une lucidité forcenée au point d’en décortiquer le sens de n’être indispensablement rien ici-bas, d’accepter ainsi à s’irrorer de sang, de gestes aboutissant toujours me semble-t-il aux pires amertumes qui se traduisent en fastidieux mélanges de tristesses imbuvables qui flotte en spectres sur la surface du globe, que le sentiment de solitude absolue boit en grandes gorgées afin d’y réveiller de grandes hordes historiques qui se reposent en condamnations terrestres… Une vie à paraître inutile à s’empoissonner dans un labeur qui rend cette époque si éprouvante à traverser. L’holocauste de cette vie traduite en living-room moderne que le progrès à lavé à sa façon abstraite qu’il traduit en audacieuses dépossessions, c'est-à-dire en discipline à un sujeton… Autant être balayé du bric-à-brac ardent des villes éclairés en permanence avec ses appareils où on achète le menu pour la soirée faute de temps et j’ai pensé que la jouissance et ses impressionnantes et sournoises condescendances à devoir avorter l’âme au point de s’auto-mutiler en se regardant dans son miroir le matin après la stridulante agression du réveil journalier avant d’aller chez son employeur au volant de son automobile…

Sous l’ondée cinglante au soir, j’ai pensé à ceci : Au moment de s’arsouiller si complètement devant son téléviseur à savourer l’aigre acide du cinéma que la semblante meilleure matière grise de cette génération produit sur fond agressif et peut-être même vigilant de ne pas à pouvoir aller trop loin dans l’agonie de ne pas pouvoir offrir ce que la civilisation craintive est en droit d’attendre en fin de journée d’un travail piétiné aux radiations encombrées et camouflées derrières les vitamines de synthèse que cette grande humanité au confort capiteux avide de voyages avec leur potages en sachet à dix milles mètres d’attitude qui semble intérioriser naturellement et compendieusement tant que cet univers aux facilités abondantes résume le résultat du cancer persifleur planant sur ce siècle en cours ne cessant de s'accepter avec précision tel un emprunt à la banque. Il suffit, j’ai pensé, d’observer avec concentration afin de devoir s’en ménager de ces tortures visuelles qui se dissipent une fois l’information diffusée à ses collègues étourdis du cabinet à écrans.

C'est un défi persistant de s'ignorer en tant qu'entité humaine au sein de cette génération artificelle. C'est un défi permanent d'intercepter les effets secondaires dont l'importance vitale se traduit par l'axiome d'un l'amour perdu et de devoir accorder le bienfait de l'abondon dès la première sentence apposée quelque part... Accepter l'objectivité visant à améliorer la perte au fond d'un abîme avec son équipage de papiers à remplir sous peine de transformer sa biographie en cadavre... C'est un défi immuable d'éteindre le néon et se fiancer à la mystérieuse voûte d'un infini meublé de fantasmes pléthoriques que la vie actuelle sur terre s'épouvante à accepter le devoir dans son intégralité... Le défi d'être jugé à la privation... Le défi de ce que l'intelligence du progrès fait crier des insultes aux souvenirs de ce qui fut autrefois sujet d'un monde à méditer derrière les ombres vivantes d'avant l'introduction de notre épilogue...


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11 réactions à cet article    


  • Chantecler Chantecler 25 avril 09:35

    ça s’arrange pas, votre affaire, on dirait !


    • Sparker Sparker 25 avril 09:51

      Euh.... vous pouvez répéter la question ?


      • Frimas Frimas 26 avril 11:18

        @Sparker
        Relisez et ne cessez surtout pas de questionnez d’avantage !


      • cevennevive cevennevive 25 avril 10:11

        Bonjour Frimas,

        « me réveillant disputé à ces insomnies qui se multiplient » 

        Ce doit être ça pour mon cas aussi...

        Mon cerveau embrumé ne comprends guère vos propos...

        Je ne « m’écrase » ni ne m’aplati. Je proteste ou je rentre dans ma tour d’ivoire et les laisse s’enferrer dans leurs délires.





        • P’tain je suis inondé par la crue de ce discours insipide ! gloub...gloub  smiley 


          • Laconique Laconique 25 avril 11:49

            Sur le fond, vous avez tout à fait raison : la technique est destructrice d’humanité. Jacques Ellul écrivait qu’elle détruit à la fois le sujet et le sens (Ellul par lui-même).


            • Laconique Laconique 25 avril 11:54

              Mais vous devriez faire un effort sur la forme.


            • Frimas Frimas 26 avril 11:19

              @Laconique
              En effet, Ellul était un visionnaire sur la question !


            • Frimas Frimas 26 avril 11:24

              @Laconique
              Ce sont des idées brutes. La forme sera prise en considération par après.


            • ddacoudre ddacoudre 25 avril 22:37

              Bonjour

              J’ai adoré. Je fais de constants efforts pour faire de courtes phrases, car plus grand monde ne lit Proust. Où n’écoute du Proust dès qu’il dépasse les 20 secondes, c’est qu’au prix de la pub chaque mot est une richesse dont il ne faut pas abuser au cas où l’intelligence viendrait nous saisir à l’oreille pour nous priver des finesses du palais qui précède une fin moins généreuse dans l’accomplissement de l’homme boyau.

              Nous ne disposons pas du choix de nos existences, seule notre ignorance nous donne la liberté du choix. Tous a une raison d’être sinon cela ne serait pas, pour quels horizons c’est toujours vers cela que nous tendons et il n’y a jamais de retour. Cordialement ddacoudre OverBlog.

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