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Accueil du site > Tribune Libre > Pas de vacances sans luttes !

Pas de vacances sans luttes !

Alors que le MEDEF avec le gouvernement Macron mène à la faveur de la pause estivale une offensive contre le code du travail, satisfaisant ainsi au programme fixé par l’Union Européenne, comment ne pas rappeler dans ces moments de vacances qu’il n’y a pas de vacances sans luttes. Car les congés payés sont le résultat des luttes sociales, de même que chacun des droits des travailleurs. Autant de conquètes sociales menacées par Macron et le gouvernement. L'un des éditocrate en chef du régime, C Barbier, en publiant un scandaleux appel à supprimer la cinquième semaine de congés payés, est là pour le rappeler aux plus crédules et naifs d'entre nous.
Pour autant, il est important de rappeler que les méthodes totalitaires de Macron, 49.3, ordonnances et Cie, ne peuvent masquer la faiblesse d’un pouvoir illégitime, le plus mal élu de la Ve République, profondemment minoritaire.
Une large majorité des français se déclarent opposés aux ordonnances. Les syndicats, avec la CGT appelent à amplifier la mobilisation à la rentrée avec le lancement dès le 12 septembre de la grève générale.
Oui, il n’y a pas de vacances sans luttes !

VIVENT LES VACANCES POUR TOUS  !

 Par Georges Gastaud et Jo Hernandez, militants du PRCF, syndicalistes.

Près de 80 ans après l’été 1936, où les occupations d’usine impulsées par le PCF et la CGT imposèrent la grande avancée des congés payés annuels, 50% des Français ne partent toujours pas en vacances faute de moyens financiers. Et avec la montée du chômage, de la précarité, du mal-logement, de l’austérité salariale, avec le recul des pensions soumises à « décote », l’envol des droits d’inscription universitaires, la diminution des indemnités chômage et des minima sociaux, avec le déremboursement d’un nombre croissant de médicaments, l’envol des tarifs SNCF, EDF, etc., les inégalités devant les vacances et l’accès aux loisirs ne cessent de s’aggraver. Dans certains quartiers transformés en ghettos de l’exclusion, 80% des enfants n’ont d’autre horizon désespérant que la cité plus ou moins délabrée ; c’est d’autant plus vrai qu’avec la purge infligée aux communes par l’Etat-Maastricht (au nom de la « dette » et du sauvetage sans fin du sacro-saint euro), le nombre de colos et de « centres A » ne cesse de diminuer, ainsi que la qualité et la quantité des activités-jeunesses concernées.

Ajoutons à cela que le tourisme, y compris certaines institutions de vacances qui doivent leur existence aux syndicats ouvriers et aux comités d’entreprise (institués par Croizat à la Libération), s’adapte de plus en plus aux riches et aux couches moyennes supérieures (les omniprésents « bobos »), sans parler des endroits où, en violation de la loi littorale, des espaces publics et notamment des plages sont privatisés de fait au profit des nantis. Alors que la France, première destination touristique mondiale, tire 20% de son PIB des activités touristiques (bien plus hélas que des activités industrielles en capilotade !), n’est-il pas honteux que la majorité des ouvriers, des employés et bon nombre de travailleurs indépendants de la ville et de la campagne, peinent à prendre un minimum de vacances enrichissantes, distrayantes, voire tout bonnement reconstituantes ?

Quitte à heurter les préjugés anticommunistes et antisoviétiques que les médias et l’école « républicaine » entretiennent à plaisir, il faut alors rappeler ce que faisaient en matière de vacances, de culture et de loisirs les anciennes démocraties populaires tant décriées chez nous. Tout était fait alors pour qu’aux frais de l’entreprise socialiste ou de la ferme collective (les fameux kolkhozes), chaque salarié et chaque agriculteur puisse partir annuellement au bord de la mer, sur le lac Balaton, dans des campings, des centres de vacances, où le professeur rencontrait la vendeuse et où le métallo randonnait aux côtés du médecin. A comparer avec les richissimes USA, où le droit aux vacances n’existe pas (sauf pour ceux qui ont les moyens) ou avec le Japon où les salariés ont fort peu de jours de congé… qu’il est d’ailleurs très mal vu de prendre tous !

Rien ne montre mieux combien le capitalisme se soucie peu de l’homme et combien le socialisme, même s’il a subi parfois des distorsions diverses selon les temps et les pays, est au contraire centré sur l’homme-travailleur. Et nous n’avons encore rien vu hélas, en matière de régressions, puisqu’avec la loi Macron et les surenchères en la matière de la droite décomplexée (les prétendus « républicains » de l’ex-UMP), c’est feu roulant sur le repos dominical et sur les jours fériés, feu sur les 35h, parcours du combattant pour obtenir des chèques-vacances, exaltation de la « valeur-travail » (pour les autres, quant aux milliardaires, leur « travail » est d’empiler les yachts, il suffit pour s’en convaincre d’arpenter le littoral méditerranéen livré aux embarcations de luxe)…13 Wolinski classe ouvriere

Les congés payés, le droit aux vacances, comme le droit au travail inscrit dans la Constitution et si peu respecté, ne sont pas tombés du ciel ; ils ne sont pas des « acquis » immémoriaux mais des conquêtes sociales historiquement datées, résultant de luttes précises dont certaines ont coûté du sang ouvrier. Quand la classe laborieuse baisse les bras, quand elle cesse de lutter solidairement parce que ses organisations politiques et syndicales traditionnelles se sont compromises dans le « dialogue social » bidon et dans le soutien sans issue à la « construction » européenne patronale, quand certains travailleurs jalousent davantage les travailleurs étrangers ou ceux des autres branches d’activité qu’ils ne luttent contre le grand patronat, ces « acquis » fondent comme neige au soleil… et l’horizon devient aussi triste pour TOUS qu’une série de boîtes aux lettres cassées dans un hall d’immeubles à l’abandon.

Alors pas de vacances pour l’esprit de lutte et rendez-vous à la rentrée pour exiger tous ensemble notre dû en matière d’emploi, de salaire, de pension, de services publics, en un mot, de dignité humaine pour tous !

https://www.initiative-communiste.fr/articles/de-vacances-luttes/&nbsp ;


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12 réactions à cet article    


  • La mouche du coche La mouche du coche 1er août 11:36

    Bonjour. Pour qui avez vous veauté au second tour ? 


    • foufouille foufouille 1er août 15:40

      @La mouche du coche
      il a préféré ne pas voter donc pour macron vu que c’était certain qu’il passe.
      comme ça, il a sa dictature à combattre.


    • PRCF PRCF 1er août 21:28

      @La mouche du coche
      Le PRCF a appelé à l’abstention, au vote blanc ou au vote Mélenchon dès le soir du premier tour.
      Au premier tour, le PRCF a pris ses responsabilités en appelant à utiliser le vote Mélenchon.


    • Spartacus Spartacus 1er août 13:51
      Quel délire !
      Que c’est comique de les voir nier les évidences et essayer de réécrire l’histoire !

      Décrire la prison comme un camp de vacances......Que c’est rigolo !...

      Et puis le socialisme il est tellement centré sur l’individu, qu’il t’envoie au Goulag pour ton bien, et massacre la moitié de la population d’Ukraine par « humanisme »....

      C’est bien connu, les soviétiques pouvaient aller partout en vacances...
      Comme c’est drôle, on en a jamais croisé ces vacanciers soviétiques ou vu sur les plages en France...

      Et puis la culture, c’était formidable. si tu faisais un livre appelé « l’archipel du Goulag » tu étais condamné par la ’commission spéciale du NKVD et tu devais faire 8 ans en détention....


      Ils n’ont pas changé d’un centimètre du déni de leurs niaiseries .....

      L’auteur est resté aux descriptions farfelues de l’URSS par l’humanité et n’a jamais changé ses lectures depuis...

      C’est certain il faut lui payer un Billet pour Magadan (Goulag en Sibérie) lui faire voir la route des os (route ou le macadam a été fait avec des os humains et du bitume), pour qu’il puisse voir a quel point les soviets aimaient les vacances de leurs concitoyens....

      Triste déni. Triste persévérance dans l’absurde prosélytisme d’une idéologie la plus meurtrière du 20eme siècle.







      • PRCF PRCF 1er août 21:43

        @Spartacus
        plutôt que de répéter vos slogans de propagande habituelle déjà diffusés par Vichy ou Hitler, regardons les chiffres.

        La fin de l’URSS s’est traduit pour les russes par le recul de l’espérance de vie de 5 ans entre 1989 et 1994,
        le taux de mortalité a augmenté de 50%, passant de 10/1000 en 1984 à 16/1000 en 1994. Près de 5 millions de morts en 5 ans, rien que pour la Russie.
        Le PIB de la Russie a été divisé par deux.
        Le chômage est passé de 0,1% à 7,8%


      • sarcastelle sarcastelle 1er août 13:56

        Pour les vacances organisées des travailleurs il n’y a pas que la mer Noire et le lac Balaton ; il y a aussi une autre mer un peu plus fraîche un peu plus au nord avec d’immenses complexes de vacances organisés militairement. 

        .
        M. le Travailleur, vous souffrez du complexe des vacances pour les vacances, du départ pour le départ, du séjour (rasoir...) à raconter pour le séjour (chiant...) à raconter.
        .
        C’était très compréhensible en 1936, mais vous faites maintenant du sur-place. 
        Personnellement à près de deux tiers de siècle je n’ai jamais pris de vacances : tantôt par manque d’argent, ce qui n’empêche jamais des excursions, tantôt par choix d’affecter à de plus intéressants loisirs (moto, avion) ce qu’un autre aurait cru devoir par obligation mettre dans son séjour par exemple sur le rivage de la mer d’Aral, vous savez, à cent kilomètres de l’eau. 
        .
        Mes meilleures vacances ont consisté en des raids de sept à douze jours au prix du gazole dans tous les recoins de l’Europe et de l’Asie proche, de Gibraltar au cap Nord, de Tchernobyl (enfin, 50 km avant, passque barrage militaire) à Malatya, en dormant dans ma voiture et en mangeant des sandwiches sur les parkings.
        .
        Il est certain que ce n’est pas le communisme plein la tête qui donne de l’imagination. 


         

        • La mouche du coche La mouche du coche 1er août 14:59

          Bonjour. Pour qui avez vous veauté au second tour ? smiley


          • papat 1er août 16:04
            Bonjour PRCF.
            Quand allez comprendre que le mot Communiste met les pétoches à tout le monde.
            Il existe un mouvement qui s’appelle FI et qui représente 95 % de vos idées.
            rejoignez le, vous gagnerez du temps et vous serez plus fort.

            • PRCF PRCF 1er août 21:45

              @papat
              soyez réaliste et courageux, regardez la campagne de presse menée contre Mélenchon lors de la présidentielle. Ne vous leurrez pas, l’anticommunisme frappe large.


            • sarcastelle sarcastelle 2 août 10:33

              @PRCF

              .
              Râlez pas, Mélenchon a eu presque autant que Duclos en 69. 


              • ZenZoe ZenZoe 2 août 10:55

                @Le421
                La 2ème vidéo est excellente !! Surtout les trois 1ères minutes (après il s’éloigne un peu du sujet). A voir absolument !
                PS : c’est quoi la symbolique de la plante fanée ? Un ouvrier après 11 mois de taf ?

                La 1ère vidéo est à zapper, Barbier est un guignol, pas mauvais bougre sûrement, mais hors-sol complètement, et tout le monde le sait. Mais il cause bien, et sur les plateaux télé, on aime les gens qui causent bien même si c’est pour dire des conneries.

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