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Pendant ce temps là, à Cuba…

 

Depuis un an, les plages sont désertes à Cuba, mais l’histoire semble avoir repris son mouvement.

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L’absence de touristes pour cause de virus en 2020 (baisse de - 75 % à - 90 % selon les sources - par rapport à 2019) ajoutée à la surenchère des sanctions d’un Trump en campagne électorale ont déclenché une crise catastrophique, en passe de rejoindre celle qui a suivi la fin du soutien soviétique.

Habitué du bricolage, le gouvernement cubain a dû sortir de nombreuses fois la boîte à outils pour éviter la panne terminale.

Au cours des derniers mois, de nombreux changements ont été opérés et commence à se dessiner le visage du nouveau système économique cubain. Pour faire simple, il s’agit d’une société dont le moteur économique est une « consommation financée de l’extérieur ».

En clair, cela signifie que pour acquérir certains biens et services, les cubains sont obligés de payer en devises étrangères. Ce mouvement amorcé depuis des années portait au début sur des crédits téléphoniques, payés par les cubains exilés souhaitant rester en contact avec leurs familles. Progressivement, ce mode de paiement s’est étendu à d’autres catégories de produits, comme les équipements électroménagers.

La grande nouveauté, apparue fin 2020 est l’extension du paiement en « MLC » (Monnaie Librement Convertible) aux produits alimentaires. On annonce que cela sera aussi bientôt possible pour le gaz ou l’électricité…

Cola {PNG}

Le problème est que ces « monnaies librement convertibles » ne sont pas celles qu’utilise le principal employeur du pays, l’état, pour payer ses salariés. Pour limiter les détournements, le paiement se fait exclusivement par carte de crédit, le compte étant crédité par virement de l’étranger ou versement de cash. La monnaie nationale, le peso cubain, donne accès à un nombre de produits chaque semaine plus réduit, ainsi le très populaire rhum Havana Club « añejo blanco » a quitté les rayons des boutiques en pesos pour passer dans ceux des boutiques « dollarisées ».

Pour résumer, il appartient désormais au peuple de faire rentrer l’argent dans le pays.

Dans un pays très largement agricole, on pourrait supposer que la production nationale permet de nourrir la population. Ce n’est malheureusement pas le cas, la part de l’importation dans les produits alimentaires représente 80 % des besoins du pays.

Depuis mai 2020, le journal télévisé de 20 h donne à voir presque chaque soir des "abus manifestes" des "tentatives d'enrichissement personnel" dans le secteur agricole, et montre des saisies, d'oignons, de patates, de fromages...Les paysans ont le choix entre vendre aux prix dérisoires fixés par l'état ou vendre par des réseaux parallèles, en gros, le choix entre ne rien gagner et risquer de tout perdre. Résultat, on ne trouve à peu près plus rien sur les marchés. 

Facteur aggravant, l’état exporte massivement les quelques productions vendables sur le marché international… ainsi, on ne voit plus un seul citron sur les marchés, le café destiné à la consommation intérieure est coupé, le cours du sucre remonte, mais la production est depuis quelques années à son plus bas niveau historique…

A la date du 1er janvier 2021 il était mis fin à un système de double monnaie particulièrement absurde, puisqu’il comptait trois taux de changes simultanés et très différents selon le statut du demandeur. Certaines entreprises d’état pouvaient changer un peso cubain contre un dollar US, alors que le citoyen de base devait réunir 24 pesos pour obtenir le même dollar.

Ce changement s’est accompagné de très fortes hausses de prix dans tous les domaines, la facture d’électricité voit son montant multiplié par 3 à 5 fois (les plus gros consommateurs ayant droit à la plus forte augmentation). En contrepartie, les salaires ont été doublés, ce qui revient à dire qu’il y a eu une dévaluation qui touche davantage les salaires que les prix.

Le taux de change sur le marché parallèle est environ le double du taux officiel (qui reste théorique, les banques et bureaux de change n’ayant jamais de devises disponibles pour effectuer l’opération). Donc, si on veut acheter une bouteille de rhum qui valait 100 pesos cubains en 2020 (soit 4 dollars au taux de l’an dernier), il faut désormais débourser 400 de ces mêmes pesos pour obtenir les 8 dollars nécessaires à son achat en 2021.

 

cuba si {PNG}

L’état reste tolérant avec les changeurs qui agissent assez ouvertement avec des annonces sur internet. Il ne sont pour lui qu’un phénomène passager, son objectif étant la dématérialisation généralisée de la monnaie. Autre phénomène, les transactions entre particuliers pour les gros achats (maison, voiture) se font le plus souvent par virements à l’étranger entre la famille de l’acheteur et celle du vendeur.

Un tournant vers le développement du secteur privé ?

Le mois dernier, il a été annoncé l’ouverture aux particuliers de nombreux secteurs d’activités qui étaient jusqu’alors réservés à l’état. Cela ressemble davantage à une tentative de plus pour faire rentrer des devises qu’à une vraie ouverture de l’économie à l’initiative individuelle. D’ailleurs, toute activité d’importation reste gérée par l’état. L’objectif des « réformes » étant, comme dans de nombreux pays, d’assurer le maintien des revenus de ceux qui contrôlent la société.

Les dirigeants sont favorables à l’entreprise individuelle quand elle permet de pallier à leurs propres insuffisances. Le cas du logement chez l’habitant est exemplaire de cette attitude. Quand il a fallu développer le tourisme, le pays n’avait pas la capacité hôtelière suffisante pour faire face à un afflux de vacanciers. Des mesures favorisant le développement de l’hébergement chez l’habitant, baisse des taxes et simplification des formalités, ont entrainé un essor massif du secteur.

En quelques années, le nombre de touristes a doublé, et en 2019, grosse marche arrière, avec une hausse considérable des impôts et un durcissement des contrôles pour ces casas particulares… rendant hypothétique un revenu décent. Et, cela coïncidait avec l’ouverture de nombreux hôtels, dont la plupart ont été construits par Bouygues. En 2017, nos bâtisseurs affirmaient mener une quarantaine de chantiers majeurs dans le pays.

On m’a rapporté une conversation entre un dirigeant militaire cubain de l’entreprise de l’armée, qui possède l’essentiel des hôtels de l’île, et un responsable de Bouygues. Le gradé confirmait que les casas particulares avaient constitué une étape dans l’augmentation du tourisme, mais qu’il s’agissait maintenant de tourner la page et d’attirer la clientèle vers les hôtels.

En clair, merci le peuple, et maintenant… à nous les dollars !

La petite caste qui dirige l’île ne s’exprime jamais ouvertement sur quoi que ce soit… à l’exception des héritiers Castro, dont l’un deux a beaucoup fait parler de lui ces dernières semaines. Il s’agit d’un petit fils de Fidel, Sandro Castro, en février 2021, il a mis sur son compte twitter une video où on le voit conduire une jolie Mercedes à 140 kmh en émettant quelques commentaires passablement arrogants. Entre autres « J’avais ce petit jouet à la maison, il faut bien le sortir ».

Devant les réactions indignées, il a été obligé de diffuser peu après une video d’excuses…

Le peuple cubain commence à réagir

« Ah ! la faim ! la faim ! ce mot-là, ou plutôt cette chose-là, a fait les révolutions ; elle en fera bien d'autres ! » disait Gustave Flaubert

Les pénuries font partie intégrante de la vie à Cuba, mais en 2020, elles sont devenues omniprésentes et les réactions critiques des cubains s’expriment de plus en plus ouvertement en dehors des maisons. A la Havane, cela a donné jour au mouvement San Isidro, à une manifestation d’artistes devant le ministère de la culture le 26 novembre, à Santiago de Cuba, un mouvement (l’’Unpacu - Union patriotique de Cuba) revendique publiquement un changement de régime depuis des années… Ces activistes ne se découragent pas, malgré de nombreux séjours en prison ils continuent de demander du pain et de la liberté.

Dans le reste du pays, majoritairement rural, la communication gouvernementale attribuant l’essentiel des problèmes à « l’embargo injuste et criminel » suscite une bien plus grande adhésion.

Patria y vida : la chanson qui détourne le slogan n°1 de la révolution cubaine.

Début février, des musiciens cubains connus pour des succès planétaires ont sorti une chanson intitulée « Patria y Vida » (la patrie et la vie), un titre qui fait directement référence au « Patria o Muerte » (la patrie ou la mort) que Fidel utilisait presque toujours en point final de ses discours. Cette formule fait elle même écho à une phrase de l’hymne national composé en 1868, la Bayamesa  : « morir por la patria es vivir » (mourir pour la patrie, c’est vivre).

Le succès immédiat de ce morceau tient à son titre mais surtout à son discours qui annonce que « c’est fini, nous n’avons plus peur, arrêtez les mensonges… ». Les interprètes sont le duo Gente de Zona, Yotuel Romero (du groupe Orishas), Descemer Bueno, des artistes reconnus qui ont enregistré à Miami, ainsi que deux rappeurs issus du mouvement San Isidro, Maikel Osorbo et El Funky, qui eux vivent toujours à la Havane.

Quatre jours après la mise en ligne, le titre atteignait déjà le million de vues sur la seule plateforme Youtube et le gouvernement lançait la contre attaque, consacrant une bonne partie du journal télévisé à la critique de cette chanson « annexioniste » et « antipatriotique » financée par l’impérialisme.

Le président lui-même, Diaz-Canel a tweeté pour condamner la chanson. Puis, suivait la sortie d’une chanson vite faite mal faite au titre de « patria o muerte por la vida », diffusée à haute fréquence par la télévision. Elle n’a fait que rappeler le titre dissident, de la même manière que les innombrables « Patria o Muerte » qui jalonnent les rues et les routes du pays.

Et le covid 19 dans tout ça ?

L’un des seuls succès de l’état cubain réside dans sa réaction face au virus. La gestion de la crise est confiée à des médecins et les décisions « politiques » sont prises au niveau local dans chacune des 15 provinces. Depuis les premiers jours, les directives sont claires et les méthodes montrent une vraie stratégie pour l’éradication de ce micro organisme. A l’heure actuelle, il y a une hausse des contaminations, due à l’entrée dans le pays de cubains de l’étranger lors des fêtes de fin d’année.

Cuba mars 2021 {JPEG}

Ici, on a droit tous les matins à un coup de sonnette d’étudiants en médecine qui passent voir si tout va bien. Les arrivants dans le pays sont testés systématiquement, lors de leur arrivée et une semaine plus tard. Tout n’est pas merveilleux, les queues devant les magasins d’alimentation respectent rarement les « distances de sécurité » . A l’heure actuelle, certains quartiers de la Havane sont encore totalement fermés avec des barrages policiers empêchant tout déplacement.

Cuba est aussi en passe de réussir ce que même la France n'a pas su faire. D’ici quelques semaines le vaccin conçu et produit localement, « Soberana Dos", aura été testé à grande échelle et ses premiers résultats seront évalués. Le gouvernement mise beaucoup sur les chercheurs et l’engagement du corps médical pour garder un peu de crédibilité. 

Mais pour rétablir la confiance, il faudra qu'il trouve le moyen de garnir les rayons des magasins et les étals des marchés. En ce moment, la situation alimentaire se dégrade un peu plus chaque semaine.

Pour la première fois depuis 60 ans, les cubains se mettent à penser qu'ils vont bientôt assister à la fin de ce régime qui ne parvient plus à assurer le minimum vital aux citoyens.

 


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44 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 mars 10:53

    Il va bientôt y avoir beaucoup de petits Cubas...



      • Gégène Gégène 15 mars 11:54

        c’est sûr que lorsque on compare avec la prospérité insolente des petites gens de l’ile voisine (Haiti + république Dominicaine), il y a de quoi péter les plombs . . .


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 mars 12:01

          @Gégène

          Il faut quand même se souvenir de ça.


        • Gégène Gégène 15 mars 12:12

          mais qu’est-ce que tonton m’a coûté !!!


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 mars 12:39

          @Gégène

          Il fallait bien payer les études de Baby Doc !


        • Aristide Aristide 15 mars 13:07

          @Gégène

          mais qu’est-ce que Castro m’a coûté !!!


        • ticotico ticotico 15 mars 13:53

          @Gégène

          La différence entre Haïti et Cuba, c’est que les dirigeants haïtiens sont ouvertement corrompus alors que ceux de Cuba simulent la vertu. L’écart de conditions de vie entre les deux pays se réduit, et ce n’est pas dû à des progrès en Haïti.

          Déjà à La Havane, il y a des quartiers identiques aux favelas brésiliennes, dans les zones les plus pauvres, Guantanamo, par exemple, là il y a franchement des conditions « haïtiennes ». L’accès à l’eau est un problème dans tout le pays...

          Voici un article tiré d’un site gouvernemental cubain, il relate la visite d’un chanteur « militant », soutien inconditionnel du pouvoir. 
          Pas besoin de comprendre l’espagnol, il suffit de regarder les premières photos, elles sont prises à Guanabacoa, à moins de 10 kilomètres de la place de la révolution. 

          Quand on se tourne vers les sites de la « mafia de Miami », les opposants exilés, on voit pire encore.


        • Gégène Gégène 15 mars 15:07

          @Aristide
          personne ne t’adore, pourtant tu es inculte !!!


        • Aristide Aristide 16 mars 10:07

          @Gégène

          Oui mais moi, je t’aime ...


        • Aristide Aristide 16 mars 10:12

          @Gegéne

          Le type qui se croit cultivé pour avoir ressortir les sbires du père Duvalier pour expliquer l’état de délabrement d’Haiti. pfffff


        • Pauline pas Bismutée 15 mars 13:57

          Pas vraiment en rapport avec l’article mais j’ai entendu dire que Cuba essayait de mettre au point un vaccin (Covid évidemment)...

          Ils en sont où ? 

          PS y’a des masala dosa la-bas smiley ?








          • ticotico ticotico 15 mars 14:16

            @Pauline pas Bismutée

            Bonjour Pauline, Cuba est un très bon endroit pour s’entraîner aux conséquences de la décroissance, la farine est aux abonnés absents depuis 2 ans, donc pas de Masala dosa.
            Pour les vaccins, relis l’article à vitesse normale et tu verras que le dernier paragraphe traite du sujet. En tout, ils annoncent travailler sur 4 projets de vaccins, 3 par injection et un par gouttes nasales.


          • Pauline pas Bismutée 15 mars 14:25

            @ticotico

            Je ne peux pas accéder au lien : celui dont j’ai entendu parler serait pour augmenter les défenses immunitaires. En attente donc...



          • Pauline pas Bismutée 15 mars 14:54

            @CYRUS
            OK merci j’ai pu lire...c’est marrant, ça serait plutôt a eux que je ferais confiance (avec du conditionnel, quand même)...
            A suivre..


          • JP94 15 mars 18:17

            @ticotico

            sur Cuba, je compte sur d’autres sources que vous, et les connaisseurs de Cuba riront de votre regard faussement objectif.
            A tout hasard, donnez-nous le nombre de médecins pour 10 000 hb à Cuba  y compris malgré l’embargo illégal subi par Cuba depuis 1960 et auquel les USA imposent au monde entier sous peine de sanctions et d’amendes à leur payer ! 

            Donnez-vous le montant du préjudice de l’embargo !
            Donnez-nous les scores de Cuba, au Pisa et l’écart-type !

            Pouvez-nous nous dire le nombre de personnes soignées par Cuba, dans le Monde, par an, avec les médecins et personnels médicaux envoyés gratuitement pour les pays pauvres !

            Savez-vous, à propos d’embargo et de santé, que le blocus US interdit aux Occidentaux de se procurer le traitement cubain anti-cancer  que les médecins français connaissent, mais taisent à leur patients ... sauf que quand ceux-ci reviennent de Cuba en bien meilleur état, leur surprise s’évapore sitôt que le patient cite Cuba.

            Ricaner sur la soi-disant impopularité des dirigeants cubains que vous confondez visiblement avec les nôtres et ceux d’autres pays sud-américains, c’est se moquer du peuple cubain et stupidement, car ce peuple est le plus éduqué d’Amérique, qui a le pouvoir de révoquer ses élus au bout de 15 jours s’ils ne font pas leur boulot, et qui discutent de chaque question et en décide lui-même : vous ne croyez tout de même pas que c’est le cas ici ou ailleurs.

            La pénurie provoquée par les USA et entretenue par leurs valets ne fera pas tomber Cuba.

            Pourriez-vous nous donner les statistiques comparées des USA, de Cuba et d’Haïti concernant les victimes  des ouragans ?
                                le Covid ? 
            Pas de sous à Cuba, mais il est bien employé.


          • CN46400 CN46400 15 mars 15:05

            Ticotico est comme moi, il n’a jamais entendu parler de l’embargo US et des sanction qui font qu’un scanner acheté en Europe ne peut être dépanné en pièces de rechange parce que les US menacent la société allemande qui l’a fourni il y a 10 ans de la bannir sur le marché US. Et le reste est à l’avenant, sauf que la Chine fabrique maintenant aussi des scanners.....


            • ticotico ticotico 15 mars 15:47

              @CN46400

              Encore un effort... la terminologie officielle c’est « El injusto, genocida y cruel bloqueo » L’embargo injuste, cruel et génocidaire.

              Nous sommes d’accord, cet embargo existe et il crée de nombreux problèmes...

              Mais en ce moment, ce n’est pas l’embargo US qui empêche les ananas, oignons, bananes, pommes de terre et autres produits des campagnes d’arriver sur les marchés, il y a du pétrole pour les camions.
              C’est une politique absurde qui multiplie les règlements et les contrôles de toute sorte. 

              Désolé, la source est en espagnol... mais cet article, pris dans le quotidien Granma, organe officiel du comité central du Parti communiste de Cuba, relate comment la police a « démantelé » une filière délinquante de vente de fruits et légumes.

              On y détaille l’ampleur de la prise : 30 kilos de tomates, 60 choux, 14 bouteilles de jus de citron, 20 kilos de riz...

              On appelle ça du marché noir, mais si ces filières existent, c’est parce que l’état refuse de payer à un prix décent la production agricole alors que ce même état trouve normal de faire payer, en devises qui plus est, des produits importés qualité Lidl entre 3 et 5 fois le prix auxquels ils sont vendus en Europe..


            • JP94 15 mars 18:25

              @ticotico
              Donner des leçons à ceux qui en savent plus que vous, c’est se rendre parfaitement ridicule !

              Ce que vous n’aimez pas à Cuba, c’est sa philosophie humaniste, progressiste, solidaire , internationaliste...
              Le jour où l’on est malade, à moins d’être fort riche, il vaut mieux vivre à Cuba qu’aux Etats-Unis et même ici, encore que l’UE et nos dirigeants s’occupent bien de démolir notre système de santé ... et de chercher à démolir Cuba. 
              Et quand on est riche, il faut vraiment être sacrément individualiste pour supporter les inégalités.
              Au Chili ( premier PIB d’Amérique latine, paraît-il) : lexique moyen = 700 mots !
              allez à Cuba et vous y parlerez littérature  si vous avez un semblant de culture  avec n’importe quel Cubain que vous y croiserez !

              Tiko Tiko c’est plutôt le Brésil ...comme pays inégalitaire, ça y va...


            • Aristide Aristide 16 mars 10:16

              @JP94

              Le jour où l’on est malade, à moins d’être fort riche, il vaut mieux vivre à Cuba qu’aux Etats-Unis

              C’est ben vrai, il suffit de voir des flottilles innombrables de bateaux qui partent de Miami pour rejoindre ce paradis ... 


            • CN46400 CN46400 16 mars 10:36

              @Aristide
              Les cubains malades fabriquent donc des quantités de bateaux, ou les achètent, pour aller se faire soigner aux USA... ?


            • Aristide Aristide 16 mars 10:47

              @CN46400

              Et les cubains pas malades y font quoi ? 


            • CN46400 CN46400 15 mars 18:00

              « entre 3 et 5 fois le prix auxquels ils sont vendus en Europe.. »

              La rareté fait le prix, à Cuba comme ailleurs, d’où le « blak market »...Mais les cubains disposent de terrains, libérés par la canne, pour produire une bonne partie de ce qu’ils consomment ! Et puis, soyons sérieux, c’est pas la famine à Cuba...


              • Aristide Aristide 16 mars 10:21

                @CN46400

                Ah, ces méchants suisses qui disent que des mensonges :

                80% de l’alimentation consommée à Cuba est importée et l’agriculture de l’île est peu productive ; le quotidien des Cubains est désormais constitué de pénuries et de manque.

                 


              • CN46400 CN46400 16 mars 10:32

                @Aristide
                Et les suisses, ils en importent combien de ce qu’ils consomment ?...


              • hans-de-lunéville 16 mars 10:51

                @Aristide
                et le blocus n’a rien à voir ?


              • Aristide Aristide 16 mars 10:55

                @CN46400

                Vous parliez d’autonomie alimentaire à Cuba, non ? 80 % d’importations.

                Sur les Suisses, le gros problème à résoudre c’est la culture des bananes et de la canne à sucre en altitude. Après pour le fromage et la viande, c’est plutôt bon. Un peu lourd, je vous l’accorde, mais un coup de génépi cela repart, c’est comme le calvados après un chou farci.


              • Aristide Aristide 16 mars 11:02

                @hans-de-lunéville

                Blocus ? 80 % d’importations !!! Et à peu près 45 % des importations alimentaires qui proviennent des USA.

                Qu’il y ait un retard pris par l’absence de mécanisation et autres causes provoquées par le blocus est incontestable, comme est incontestable inefficacité du modèle mise ne place pour nourrir sa population.

                D’ailleurs, l’URSS en est en partie morte pour cette incapacité à nourrir sa population. 

                 


              • CN46400 CN46400 16 mars 13:14

                @Aristide
                « D’ailleurs, l’URSS en est en partie morte pour cette incapacité à nourrir sa population. »

                C’est vrai et faux simultanément. Il y a eu des famines en URSS pendant les guerres, mais a partir de 1950 les famines ont disparu. Par contre il y a eu des pénuries graves de produits manufacturés, rançon du système stalinien, et de son prolongement.
                 Avec Staline, et l’abandon de la NEP de Lénine, les soviétiques ont sauté une case dans le parcours normal du développement économique, celle du capitalisme. C’est de cette constatation que Deng a tiré les conclusions dont on voit les résultats maintenant.


              • Aristide Aristide 17 mars 09:35

                @CN46400

                Ouahh ? Voilà donc que la pénurie sur tout serait simplement du au régime stalinien !!! Allons, l’incapacité du système économique coommuniste à répondre aux besoins des populations est une évidence démontrée par les faits.

                Quant à votre pirouette sur le parcours normal du développement économique, passant par une période capitaliste que l’URSS a sauté mais que la Chine est à même de réussir, vous prenez vos désirs pour la réalité.

                La Chine n’est plus qu’une dictature militaire communiste qui n’a pas choisi le capitalisme, il s’est imposé à elle. Combien de temps durera cette relative « prospérité » basée sur l’exploitation de millions de travailleurs, sur une exploitation sans limite de toutes les ressources, ... . Allons, à l’apparition d’une classe moyenne cultivée suffisamment nombreuse, le régime chinois lâchera petit à petit les derniers lambeaux de ce communisme qui promettait le bonheur de tous !!!


              • CN46400 CN46400 17 mars 10:47

                @Aristide
                Prendre ses désirs pour une réalité est une donnée commune a pas mal d’intervenants sur AV. Moi je table sur la loi de l’évolution qui veut que les régimes sociaux ne sont pas éternels, même s’ils ont tous, pendant un certain temps, des aspects positifs.
                 Le capitalisme permet l’accumulation primitive du capital la plus rapide, puis, ne pouvant pas gérer les inégalités qu’il a multiplié, il doit céder, progressivement, sa position dominante à un autre système qui saura, lui, gérer équitablement les richesses crées par les prolos manuels ou intellectuels. Je nomme cela « socialisme ou communisme », mais au diable le fétichisme des mots.....
                 Pour ce qui est de la Chine, Deng avait annoncé, en 79, sa politique du « capitalisme contrôlé » pour un demi siècle (2029). Force est de constater que les résultats sont là, et depuis 79, les chinois vivent mieux le lendemain que la veille, et ce sans jamais empiéter sur des territoires d’autrui....


              • Aristide Aristide 17 mars 12:19

                @CN46400

                La prudence voudrait que vous utilisiez le conditionnel en ce qui concerne l’avenir. Mais bon, les marxistes croient avoir trouvé LA seule possibilité d’avenir, bravo !

                Pour ce qui est de la Chine, vous dites que les chinois vivent mieux le lendemain que la veille, c’est un fait, et même on peut dire que la grande majorité a abandonné la misère des campagnes pour rejoindre la misère des villes. Mais bon, c’est une réussite à vous entendre ... et c’est vrai qu’un gentil capitaliste chinois n’est pas à comparer avec un méchant capitaliste occidental !!!

                Quant à empiéter sur des territoires d’autrui, là vous devez surement ignorer que les Chinois sont les premiers investisseurs en Afrique. Inutile de conquérir les territoires, ils y installent tout ce qui est nécessaire pour dominer les économies naissantes de tous ces pays. Nous ne faisons plus le poids face à ces géants économiques, et ils prendront simplement notre place. Peut-être savez-vous que notre françafrique fait bien pâle figure face aux milliards investis par les chinois dans toutes les infrastructures. Il parait qu’ils savent user des mêmes combines de corruption que nous quand cela les arrange. 

                J’ai toujours été étonné de cette naiveté consistant à croire que la Chine, comme tous les pays, ne défendrait pas ses intérêts propres en priorité de TOUS les autres.


              • CN46400 CN46400 17 mars 13:44

                @Aristide
                « et c’est vrai qu’un gentil capitaliste chinois n’est pas à comparer avec un méchant capitaliste occidental !!! »
                Pour moi,les capitalistes chinois ne sont ,ni plus gentils, ni plus méchants que les occidentaux. La seule différence c’est que les uns sont contrôlés par l’état chinois, alors que les autres contrôlent les états occidentaux.
                 Vous n’osez pas, contrairement à d’autres, employer le mot « impérialisme ». Pourtant, il me parait intéressant de comparer le nombre d’emplois crée en Afrique par les impérialistes coloniaux franco-anglo-allemands sur un siècle avec les créations chinoises en moins de 20 ans. Bien sûr, les usines chinoises d’Ethiopie ou d’Afrique du sud sont contrôlées par les chinois, mais la force de travail est-elle chinoise ? sans lutte de classes ?
                Bientôt nos bas de gamme seront fabriqués en Afrique dans les usines que nos colons ont été, des siècles durant, incapables de concevoir, et achetés à des capitalistes chinois au garde à vous devant leur état.
                Voilà le véritable tableau de « l’impérialisme chinois » auquel il faut ajouter l’absence totale de force militaire. Barkhane, c’est français, pas chinois......


              • Le421... Résistant Le421... Résistant 15 mars 18:09

                Cuba reste « le laboratoire à emmerder le monde ».

                On a beau essayer par tous les moyens de les faire couler à pic (la puissance US a tout tenté pour cela), y’a rien à faire, ces salopards arrivent encore à même envoyer des médecins de par le monde...

                Bon, ça n’interpelle personne, je le sais.

                Ici, Cuba, Vénézuela, c’est beurk, caca, pabo...

                Franchement.


                • Aristide Aristide 16 mars 10:14

                  @Le421... Résistant

                  Ahhh, ces paradis communistes ....


                • ticotico ticotico 15 mars 19:49

                  @JP, CN, 421...

                  Vous aimez Cuba... moi aussi.

                  Cuba est un pays à part qui mérite bien mieux que ses dirigeants actuels.

                  J’aimerais bien que ce soit le peuple qui soit au pouvoir à Cuba. Le gouvernement actuel multiplie les erreurs et les injustices. Il agit comme une caste qui refuse des mesures de bon sens pour maintenir son emprise sur le pays et préserver les privilèges d’une toute petite minorité. 

                  Il y a de beaux quartiers à La Havane, des villas magnifiques avec piscine, des voitures haut gamme neuves... ceux qui y habitent sont des responsables d’entreprises d’état ou des officiers supérieurs. Ces gens là vivent souvent entre Cuba, Cancun, Panama ou même Miami. 

                  Leur statut, ils le doivent à une fidélité sans faille à une idéologie affichée qu’ils ne s’appliquent pas à eux mêmes. Ils privilégient le maintien de leurs avantages au bien être minimal de la population. 

                  Cette dérive s’est fortement accrue depuis le départ de Fidel.

                  C’est en vous accrochant à une image qui ne correspond plus à la réalité que vous faites du tort au peuple cubain. J’ai moi même longtemps trouvé des circonstances atténuantes au gouvernement cubain, mais j’ai trop vu de quoi il était capable pour ne pas réaliser la part importante qui est la sienne dans les problèmes d’aujourd’hui.

                  Ce que je redoute le plus, c’est qu’en maintenant leur attitude actuelle, ils n’ouvrent une voie royale à une solution « états unienne » qui serait une autre forme de catastrophe pour le pays. 


                  • CN46400 CN46400 15 mars 20:35

                     Oui il y a des capitalistes à Cuba, bien moins nombreux qu’en Chine, mais à Cuba, au lieu d’être contrôlés étroitement, par l’état, comme en Chine (voir J Ma), ils sont entravés par les menaces de sanctions US.

                     La vie économique est ainsi faite que le socialisme ne peut se développer que sur des forces productives elles-même fortement développées (voir Lenine-NEP et Deng) par le système précédent, le capitalisme, dont c’est le rôle historique.

                     Ceux qui ne connaissent pas Marx, notamment le chapitre 1 du Manifeste, ne savent pas que les régimes sociaux, depuis le début de l’humanité, y compris le capitalisme, ont toujours joué un rôle positif avant ce céder la place au suivant.

                     Le problème du socialisme c’est d’avoir commencé son existence dans des contrées où le capitalisme n’avait qu’entamé son parcours alors qu’ailleurs (l’Occident), il était bien plus avancé. C’est la raison profonde de l’échec soviétique et du succès actuel de la Chine. C’est ainsi que je comprends la politique actuelle du PC cubain, qui tire, pour Cuba, les leçons du passé, sans, pour autant, jeter le bébé avec l’eau du bain.

                     On va peut-être finir par entendre des compliments sur Fidel, pour mieux tenter d’enfoncer les successeurs....


                    • ticotico ticotico 16 mars 14:25

                      @CN46400

                      Merci de donner un tour plus civilisé à cette discussion...

                      Pour s’enrichir à Cuba, il faut faire partie des cercles du pouvoir... Mais il n’est pas nécessaire d’avoir des idées, il suffit de s’approprier les entreprises de ceux qui en eu une bonne et su la mettre en oeuvre.

                      Voici l’exemple de Michel Villand, un français qui a réussi à Cuba... et s’est fait déposséder de son entreprise. Il relie cela à l’arrivée de Raul Castro au pouvoir. Il a probablement raison, une des différences entre Raul et son grand frère, c’est une sensibilité très réduite à l’avis de l’opinion nationale et internationale. 

                      Cette histoire n’est pas du tout un fait isolé, Cuba adore les petits investisseurs étrangers, beaucoup ne parviennent pas à faire fonctionner leur entreprise, ce n’est pas grave, en essayant, ils ont fait rentrer des devises dans le pays.

                      Dans certains cas, on se contente de faire disparaître l’entreprise. C’est arrivé récemment à un autre français, François Picard, ancien président de Buffalo Grill. Après avoir vendu ses participations dans la chaîne de restaurants, il est venu s’installer à La Havane... où il s’est pris de passion pour les fruits de la passion.

                      Il a ouvert un restaurant où tous les plats contenaient un peu de ce fruit, il s’est mis à produire jus de fruits, glaces et autres, toujours à base du même fruit. Pour assurer son approvisionnement en matière première il a acheté une ferme toujours consacrée aux fruits de la passion... 

                      Ses problèmes ont commencé le jour où une voisine du restaurant (jalousie ?) à bouché l’évacuation des eaux usées du restaurant et appelé dans la foulée les services de l’hygiène. L’inspection immédiate qui a suivi a décidé de la fermeture de l’endroit et cela a entraîné une enquête sur l’ensemble des activités de notre concitoyen. Il a dû tout arrêter. Depuis, il a recommencé en République Dominicaine, à 75 ans passés, cela témoigne d’une vraie détermination.

                      Le motif était qu’il avait un nombre d’employés supérieur au maximum autorisé. De nombreuses entreprises cubaines dépassent ce seuil autorisé, le restaurant La Fontana, à La Havane, d’une capacité de 200 couverts est bien au dessus... mais on murmure qu’il appartient à Raul Castro.

                      Notre français ne cherchait pas à s’enrichir, il était déjà riche... son entreprise aurait pu permettre de réduire la dépendance aux importations, les jus de fruits vendus à Cuba proviennent le plus souvent du Mexique, d’Espagne ou d’ailleurs. L’attitude des autorités est « personne n’a le droit de s’enrichir, à part nous ».

                      Il y a bien un modèle de capitalisme cubain, mais il n’est pas du tout de type chinois, il privilégie la prédation à la construction.


                    • CN46400 CN46400 17 mars 11:11

                      @ticotico
                      Le socialisme cubain a une particularité bien typée :
                       1-il apparaît en pleine guerre froide, dans la proche banlieue de l’état le plus impérialiste de la planète. Cuba est donc, depuis 1960, en état de guerre larvée contre les USA. Ce qui explique, et justifie la surveillance policière.
                       2-Apuyé sur l’URSS, Cuba a, plus ou moins consciemment, adopté, et adapté, la vision politique de l’URSS post stalinienne, en particulier une vision trop manichéenne du capitalisme.
                       3-Depuis la chute de l’URSS, et la montée de la Chine, Cuba a modifié sa position, avant même la disparition de Fidel, mais les USA, eux, n’ont rien changé et continuent d’entraver autant que possible le développement de l’île.


                    • ticotico ticotico 17 mars 13:57

                      @CN46400

                      1/ La police cubaine accorde une importance démesurée à la traque des petits délits économiques qui existent tout simplement parce que l’état paye les travailleurs à un niveau ne correspondant pas au minimum vital. Résultat, tout le monde vole sur son lieu de travail, se livre à de petits trafics ou bosse au noir, même pendant ses heures de travail officielles.

                      2/ Les staliniens pur sucre existent encore à Cuba, le plus notoire est José Ramon Machado Ventura, 2ème secrétaire du PCC, on le voit tous les soirs au journal télévisé. Comme il a 91 ans, on peut considérer que c’est une espèce en voie de disparition. La « relève » au PCC est de tendance « affairiste », on verra au prochain congrès, qui commence dans 4 semaines comment évolue la sphère dirigeante.

                      Il y a en plus des conflits personnels assez intenses, en septembre dernier, le « président » Diaz Canel a été violemment frappé et mis à terre par « El Cangrejo » (le crabe), nom sous lequel est connu Raul Castro (junior), le petit fils de Raul.

                      3/ Les décisions du gouvernement cubain ne sont pas plus cohérentes que celle d’une fourmilière qui vient de se faire attaquer par un motoculteur. Ils courent dans tous les sens sans autre ligne directrice que la survie immédiate. Hypnotisés par Obama, ils avaient tout misé sur le tourisme et n’ont pas de plan B.
                      En plus, les touristes sur lesquels ils comptaient, les classes moyennes supérieures, sont en cours de déclassement dans le monde entier... 

                      « No es facil » disent plusieurs fois par jour les cubains... Pour leur gouvernement, non plus.


                    • CN46400 CN46400 17 mars 14:38

                      Désolé, mais vos infos relèvent plus de « France-Dimanche » que du sérieux informatif.

                      Le tourisme a des pbs à Cuba en ce moment, allez en parler avec la maire de Paris ou aux gérants de stations de sport d’hiver des Alpes.... Et vous verrez que le Covid, qui a cloué au sol la moitié des avions du Monde n’y est pas pour rien, bien plus que le déclassement des CM+


                      • ticotico ticotico 17 mars 15:41

                        @CN46400

                        C’est sûr, « complotiste » n’est pas utilisable dans mon cas, donc « France Dimanche » est une excellente formule de substitution.

                        En ce qui concerne l’erreur stratégique du tourisme cubain, elle était déjà visible avant la crise virale. L’intention de la finance de scalper les classes moyennes n’étant plus un mystère depuis au moins 4 ou 5 ans.

                        Pour remettre votre système d’information à niveau sur Cuba, je n’ai qu’un conseil à vous donner, allez voir par vous-même.


                      • ticotico ticotico 3 avril 09:17

                        @CN46400

                        Un autre artiste vient de sortir une chanson, elle aussi partie pour connaître un grand succès auprès du peuple cubain.

                        El sueño (Cuba grita libertad). Le rêve (Cuba crie liberté)

                        Il s’agit de « El Micha », son style, le « regueton » n’est pas des plus mélodiques, mais c’est ce qu’il y a de plus écouté à Cuba aujourd’hui. Et lui, est une des têtes d’affiche du genre depuis une dizaine d’années.
                        Je mets les paroles en entier, elles vont dans le même sens que tout ce que j’ai exposé ici. 
                        Pour toi, Mr CN46400 et les autres adorateurs aveugles de ce régime qui n’est plus qu’une façade écaillée, je traduis deux phrases :

                        Celle qui explique le titre
                        J’ai fait un rêve, j’ai rêvé que c’est le peuple qui avait le pouvoir.

                        la toute dernière :
                        Un changement est nécessaire et Cuba est prêt.

                        Atención, que voy a hablar por 11 millones (MICHA) Voy a desahogarme como se supone Tú lo haces con bla bla bla, yo lo hago con canciones (Estómagos vacíos, mentes con preocupaciones)

                        ‘Jone, dele que llegaron los varones Yo vengo del ghetto, vengo de los callejones Que pa’ hacer esta canción yo tengo diez mil razones Si, el pueblo sufriendo y otros tomando decisiones.

                        Un cambio urgente es lo que quiere la gente Que la cosa está mala, lo sabe hasta el presidente. La vida está dura, demasiado fuerte Tienes que estar ahí no que venga nadie y te lo cuente.

                        Hace falta un cambio aunque sea por casualidad, Cada día está peor la Habana no aguanta más El pueblo está diciendo “¡Está bueno ya !” Cruzan veinte paises o en balsa se van.

                        Ahora cambiaron la moneda en medio de una pandemia, Libertad de expresión, que hablar es una tragedia. Apretaron el zapato, botaron la media, Y entre la cola y el COVID la cosa se puso seria.

                        ¿Te enteraste ? No hay ni medicina pa’ calmar los dolores. Al país le hace falta un cambio, tiempos mejores. Que pa’ que los hijos coman, madres dejan de comer. No se puede tapar el sol ; la verdad no se puede esconder.

                        Vamos de peor pa’ mal, de mal en peor. No quiero a Cuba en blanco y negro, la quiero a color. Yo no los quiero ver sufriendo, yo los quiero muerto‘e risa Es que anoche tuve un sueño y sólo de pensarlo me eriza.

                        CORO Tuve un sueño (oye que si te lo cuento) Y de ese sueño no me quería despertar. (Pero sé que tú te lo imaginas) Soñé que mandaba el pueblo (que mandaba el pueblo) que no había hambre ni necesidad. Sha-la-la-la (sha-la-la-la) Tuve un sueño (y te lo cuento) del cual no me quería despertar (tú no te imaginas) Soñé que mandaba el pueblo (que mandaba el pueblo) Y que no había hambre ni necesidad (el pueblo diciendo ojalá)

                        — MICHA— El sufrimiento de los míos, que se acabe. La represión, que se acabe. El abuso, que se acabe. La angustia del cubano, que se acabe.

                        Desde que tengo uso de razón, lo que veo es problema y separación Estoy mirando un pueblo en desesperación Y si no lo digo, se me explota el corazón.

                        Hasta los psicólogos caen en depresión, Cómo decir que es buena si es mala la situación OYE ! Coge la chancleta, mata al ratón. Yo lo que sé es que es tiempo de encontrar la solución.

                        A mi nadie me mandó, yo sólo lo estoy haciendo Contando la verdad, diciendo lo que estoy viendo Oye, que pa’ mejorar la gente se siguen yendo Y en un cuarto vacío una madre sigue sufriendo.

                        Ah, ya está bueno ya, ya está bueno ya Cuba grita libertad… y eso tú lo sabes. Por eso, ah, ya está bueno ya, ya está bueno ya Cuba grita libertad… y eso tú lo sabes.

                        Esto no es un delito, estoy diciendo la verdad Es que hace falta un cambio y el cambio es ya Si, un cambio total para todos los cubanos No está en la internet, está en nuestras manos.

                        El pueblo sigue pagando las consecuencias Ya no aguantamos el dolor, ni con anestesia Le están pidiendo a los santos, están rezando en las iglesia Pa’ que el gobierno tome carta en el asunto con conciencia.

                        Ahora hay cola, todo caro, que no hay esto no hay lo otro El transporte que no pasa, gente volviéndose loco Con las neveras en blanco, solo agua como un coco Vivas las esperanzas y los corazones rotos.

                        No quiero que mis hijos pasen lo que yo pasé Ni sufran lo que sufrí, ni lloren lo que lloré Que anoche tuve un sueño, lo cuento y no me lo creen Que yo cantaba con Beny, con Celia en L y 23.

                        Que no había censura, del cielo llovía café Los hoteles, los casinos, las fiestas sin escasez. Por Cuba meto las dos manos, la cabeza y los dos pies. Nací cubano, bien cubano y cubano me moriré.

                        Eyyy Si mañana yo me muero, que me entierren en la Habana Y que la gente no llore y empiece a gritar, que El Micha era un cubano original (haha) Cubano original (soy yo) Cubano original (de corazón) Cubano original Porque yo soy un cubano original, tu sabes ! Aja !

                        MICHA Di que no, que no Yo represento al barrio (Di que no, que no) Represento al pueblo (Jerry) Porque yo soy un cubano original (Lebram)

                        A mi me sacan de esa lista, Soy Michael alias El Micha No soy ni político ni comunista. Lo que yo hago lo hago solo y sin corista. Esto va pa’ los periódicos y revistas Si no vienes a aportar, ni te vistas Hace falta un cambio y Cuba está lista.

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