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Petit mépris entre amis

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 « Le seul responsable, c’est moi et moi seul. Qu’ils viennent me chercher »

 

Cette phrase pleine de bravache, Emmanuel Macron l’a prononcée à huis clos, devant les députés de sa majorité. Ces derniers, réunis à la maison de l’Amérique Latine pour la fin de la session parlementaire, ont eu la primeur de cette saillie. 

Et il faut dire qu’il était temps, car pratiquement une semaine jour pour jour après l’éclatement de la bulle Benalla, le président ne s’était toujours pas exprimé publiquement sur l’affaire qui secoue son quinquennat. Quinquennat qui se voulait « exemplaire » et « en rupture avec l’ancien monde », mais dont les frasques, illuminées par les nombreux projecteurs qui ont mis en lumière cette affaire vouée à rester dans l’ombre, rappellent étrangement les méthodes « du vieux monde », celui de la République à papa, des copains et des coquins dont Macron avait juré qu’avec lui, le gouvernement en serait débarrassé, et deviendrait « irréprochable ».

Au-delà de ces constats, cette dernière sortie jupitérienne est révélatrice d’un état d’esprit bien particulier : celui d’un président qui se croit à l’abri pour cinq ans, et qui, de son aveu même, « ne rendra des comptes qu’aux français ». Et si les Français, justement, le prenaient au mot ?

 

Logique de pouvoir, pouvoir de la logique

Car le président est intouchable, et il le sait. La Constitution, celle-là même qu’il voulait faire modifier avec l’insuccès que cette affaire a provoqué, le rend intouchable juridiquement pendant toute la durée de son mandat. Hormis l’Article 68, qui précise explicitement « Le Président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions qu’en cas de haute trahison. Il ne peut être mis en accusation que par les deux assemblées statuant par un vote identique en scrutin public et à la majorité absolue des membres les composant ; il est jugé par la Haute Cour de justice ».

Mais l’Article 67 de cette même Constitution, remanié en 2007, dit aussi ceci : « Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour ».

C’est très clair, à l’inverse des membres du gouvernement d’ailleurs :

« Les membres du gouvernement sont pénalement responsables des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions et qualifiés crimes ou délits au moment où ils ont été commis ».

A la lumière de ce qui précède, on comprend que Macron ait pris la mesure de ce qui aurait pu le menacer, lui et son gouvernement. La provocation d’hier devant les députés LReM, car c’en est une, veut donc dire quoi ? Qu’il sait que les français ne viendront pas le chercher. Car effectivement, qui se soucie de cette affaire, aujourd’hui, hormis le landernau politico-médiatique habituel ? C’est ce que macron semble vouloir dire : les français sont à la plage, et je vous emmerde.

Logique. Imparable. Réaliste ?

Car, après les auditions très révélatrices de la Commission d’enquête parlementaire sur cette affaire, que risque l’Elysée ? 

Que peut-il vraiment se passer ? Macron peut-il être auditionné, comme le réclame à cors et à cris l’opposition ? Quelles peuvent êtres les suites concrètes de cette affaire ? 

 

La République des fusibles

On l’a vu ces derniers jours, le pouvoir semblait complètement à la rue avec cette affaire. Et la Commission d’enquête, emportée à l’arraché par une opposition ressoudée et pugnace, promettait d’apporter quelques clous supplémentaires au cercueil de la République En Marche, avec une succession d’auditions jamais vues sous la 5ème République.

L’audition de Gérard Collomb, tout d’abord. Le ministre d’Etat, premier flic de France sensé savoir tout sur tout, avoue sans sourciller à de multiples reprises qu’il « ne savait rien ». 

Connaissait-il Benalla ? Non. Avait-il eu connaissance de l’existence de la vidéo ? Non, pas tout de suite. On a eu l’impression, en regardant cette première audition, de quelqu’un de complètement verrouillé sur lui-même, jouant plus à l’idiot que ne l’étant réellement (quoique), mais ayant quand même eu le temps de préparer ses réponses tout le week-end…Les lisant même -il avait de nombreuses fiches et s’y référait constamment, même pour dire qu’il « n’en savait rien ».

On comprend mieux aussi, l’insistance de la majorité LReM, qui a obtenu de justesse, que cette audition se tienne le lundi, et pas le samedi matin. Il y avait le feu Place Beauvau, et ce feu était tellement virulent qu’il menaçait l’Elysée toute proche…la fameuse réunion secrète de samedi soir au Palais, où il aurait parlé de l’affaire « le moins possible » avec le président, déclenche même une bronca de rires des membres de la commission.

Résumons : le ministre de l’Intérieur travaille du chapeau, et il est incapable de retrouver où il a mis ses chaussures les lendemains de fête, alors toutes ces histoires, vous pensez…Mais franchement, vous n’avez pas honte de vous en prendre à un vieux monsieur, vous ne pourriez pas le laisser tranquille, si ça continue je vais appeler la SPA et Brigitte Macron Bardot !

Avec l’audition de Michel Delpuech ensuite (rien à voir avec le chanteur, bien qu’il semble nous avoir joué un beau morceau de flûte il faut le reconnaître) : alors que, sous serment faut-il le rappeler, la version des faits de ce Préfet de police contredit directement celle de Gérard Collomb, plus particulièrement sur l’autorisation donnée à Benalla d’aller observer, avec l’efficacité que l’on sait, le dispositif policier du premier mai. 

Dans le texte ça donne ça : « Je répète, et de manière formelle, ce Monsieur Benalla ne disposait d’aucune autorisation de la préfecture de police pour être sur cette manifestation ». 

Mais surtout, en affirmant que le Ministre de l’Intérieur était « déjà informé » des faits et « se trouvait en liaison avec l’Elysée sur ce sujet ».

Que faut-il en déduire ? Collomb ment-il, ou bien est-il sénile ? Pourquoi en effet, un Préfet de police, Haut Fonctionnaire à la carrière exemplaire et unanimement reconnu par ses pairs –il est passé successivement et quasiment sans anicroche par toutes les postes et fonctions sensibles possibles, dans différents cabinets sous les quatre derniers quinquennats soit Chirac 1 et Chirac 2, Sarkozy, et Hollande- pourquoi donc, ce professionnel loyal et reconnu, mentirait-il sous serment ? 

Toujours est-il que ce même Delpuech fait le buzz dans la presse avec cette petite phrase prouvant qu’il ne passera pas pour le fusible que l’on veut qu’il soit : « Ce sont des dérives inacceptables, condamnables, sur fond de copinages malsains ».

Et que dire de l’ultime performance, celle d’Alain Gibelin ?

Ce Directeur de l’Ordre Public à la préfecture de Paris (DOPC), confirme, lors de son audition, la présence de Benalla à des réunions de travail après le 2 mai, date de sa (supposée) suspension…Confirmant ainsi les propos du préfet de Police, mais surtout mettant à mal la version de l’Elysée !

Quelques heures plus tard, l’Elysée apporte un « démenti formel » et Gibelin revient subitement sur ses déclarations dans un courrier adressé à Yaël Braun-Pivet, présidente (En Marche bien sûr) de la Commission d’enquête…affirmant désormais qu’il avait « mal compris, à cause du bruit » la question de Marine Le Pen. En re-visionnant la vidéo, la question était posée dans un silence de mort, et les propos des uns et des autres étaient parfaitement intelligibles. Il semblait même avoir très bien compris la question Monsieur Gibelin, question posée très clairement par la députée RN…un problème d’audition, sans doute ?

 

Retranscription intégrale de ce moment de pur délice :

-MLP : j’aimerais juste savoir s’il y a eu une réunion de ce type organisée entre le deux et le 18 mai ? 

- AG : oui, euhhh, très certainement, oui 

- MLP : comme vous nous avez indiqué tout à l’heure que M Benalla était présent à l’intégralité de ces réunions, il ne vous est pas apparu qu’un jour, M Benalla n’était pas présent à une de ces réunions qui pouvaient avoir eu lieu entre le 2 et le 18 mai ?

- AG : non… et j’ai eu à dire, et je répète que, la sanction prise à l’encontre de M Benalla, à aucun moment n’a été portée, ni à ma connaissance, ni à celle de mes collaborateurs.

 

Amis lecteurs, faites-vous une idée et dites-moi si j’ai rêvé ? Il se trouve que l’extrait en question est toujours en ligne, à cette adresse : 

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/07/24/25001-20180724ARTFIG00068-suspension-de-benalla-alain-gibelin-revient-sur-ses-declarations-dans-une-lettre.php

 

Que nous apprend un tel extrait ? Que le directeur de la DOPC, ce haut gradé de la police, semble s’être littéralement rebellé envers sa hiérarchie. Lui, ainsi que le préfet de police Delpuech, corroborent leurs versions, et par ricochet démontent celles de Collomb et de l’Elysée. Ils semblent même refuser de jouer le rôle de fusibles qu’on voulait leur attribuer !

 Mais alors que veut donc dire le démenti formel de l’Elysée, et le courrier de rétractation de ce même directeur, quelques heures plus tard ? Tirez-en les conclusions que vous voulez…

Et enfin hier après-midi, l’audition de Patrick Strzoda, responsable hiérarchique direct du triste sire Benalla, qui lui, semble assumer pleinement son rôle de fusible : « cette décision je l’ai prise seul, en mon âme et conscience. Je n’ai jamais parlé de ce sujet avec le chef de l’Etat, qui était à 10 000 km ». 

A l’heure où l’on peut chatter en direct aux quatre coins de la planète, cette déclaration aurait de quoi faire sourire si elle ne signifiait pas très clairement une chose : tout ce cirque n’a semble-t-il qu’un seul but, protéger à tout prix la plus haute hiérarchie, chacun se renvoyant la balle et tentant de la faire à l’envers à l’autre. Or, comme le disait mon ami Sénégalais, « l’Homme n’est ni ange, ni bête. Mais malheur à celui qui veut faire l’ange, car à la fin il fait la bête ».

 

Eléments de langage

Ces derniers jours, pendant que les auditions battaient leur plein, l’Elysée n’est semble-t-il pas restée les bras croisés. On s’est beaucoup activé, dans les cabinets et les arrière-cour, histoire d’essayer de reprendre la main.

Beanjamin Griveaux est monté au front ; Edouard Philippe s’est échappé du Tour de France et a pris la parole ; les députés les moins timorés de la majorité ont tenté l’impossible, au milieu du brouhaha médiatique généralisé, pour faire passer de nombreux éléments de langage. 

Parmi un des plus révélateurs, celui qui consiste à affirmer que c’est une affaire « individuelle ». Le mot est repris avec insistance, en opposition à l’expression « scandale d’Etat » que l’opposition privilégie à tout bout de champ. Le Premier ministre sort de son sarcophage pour affirmer, un poil sous pression, à l’assemblée, qu’ « une affaire individuelle ne fait pas une affaire d’état, tout comme les copinages malsains dénoncés par le préfet, ne font pas une affaire d’état ». Et d’appeler à la sérénité, d’évoquer « un tribunal », « des juges » en faisant référence à la commission d’enquête parlementaire. « Vous ne voulez pas la vérité mais la crise ! ». Et d’être applaudi par les godillots de la majorité… Il demande même à l’opposition d’arrêter de « vociférer » car « il est bon pour la justice que la confusion ne s’installe pas ». 

 

Petit mépris et grande faiblesse

Mais quelle confusion ? Car on le voit bien, le gouvernement tente à tout prix de reprendre la main et prend les français pour ce qu’ils ne sont pas. Car en effet, comment qualifier cette stratégie, fondée sur le mépris et la confusion, stratégie mise en place et décidée à l’Elysée, par celui qui se croit au-dessus de « ceux qui ne sont rien ? ». Croit-il judicieux d’éteindre l’incendie en cours en soufflant sur les braises, en assimilant la saine action Républicaine des institutions de contrôle (Assemblée nationale, Commission d’enquête, Sénat) à quelque chose qui serait de l’ordre du jacobinisme ? Qui est confus ? L’opposition, qui fait son travail, ou Gérard Collomb, qui ne voit et ne sait rien ?

Qui veut la crise, ceux qui recherchent la Vérité, ou ceux qui estiment que le peuple ne fera rien, ne verra rien, s’en fichera complètement car de toutes façons, il ne se sent concerné par rien, surtout en période estivale ? On voit bien ici le cœur de la stratégie élyséenne : comme avec les conflits sociaux, comme avec les oppositions, il faut jouer la montre, le pourrissement… mais aussi endormir, manipuler, affirmer, insister de mille manières différentes pour parvenir à convaincre le camp d’en face, que forcément, tout ceci n’est pas important, tout ceci est secondaire. On lit en filigrane de cette stratégie, le mantra macroniste « ne pas ralentir les réformes ». Faut-il en déduire que c’est la plus grande crainte de la majorité ? 

La réforme de la Constitution, que plusieurs experts avaient justement décriée pour affaiblir considérablement les pouvoirs du Parlement, au bénéfice exclusif du président de la République, vient ainsi d’être reportée à la rentrée. Cette réforme se voulait « un marqueur » du mandat jupitérien. Elle est surtout le révélateur que ce pouvoir, certes aujourd’hui absolu et sans partage, peut très bien se fissurer en quelques jours et vaciller dangereusement. 

Elle révèle surtout la fragilité extrême de ce pseudo mouvement politique construit sur de fausses promesses, mais de vraies régressions. Faut-il encore rappeler le socle électoral extrêmement fragile sur lequel repose l’élection de Jupiter et de la macronie toute entière ?

 

Winter is coming

Prenez maintenant ce qui suit : 

Nous savons aujourd’hui de source sûre que le projet Cap 2022 initié par le président veut trouver 30 milliards d’économies supplémentaires sur tous les postes de dépenses de l’Etat. 
Mais en off, des sources en haut lieu nous ont informé que dès 2019, de gros trains de réformes vont démarrer. Des réformes visant directement le quotidien de la classe moyenne. Rabotant les conquis sociaux gagnés de haute lutte, et permettant aux Français de ne pas sombrer dans la misère quand la précarité frappe à la porte. Notamment, des réformes majeures sur la Sécurité Sociale, et les indemnisations de l’Assurance Maladie. Le gouvernement va encore tenter de faire passer la pilule en argumentant que ces réformes « ne toucheront pas le quotidien des français ». Et quelque part, c’est vrai, mais en surface : en organisant le transfert de ce qui était un budget collectif, vers le privé, ce gouvernement veut privatiser la Sécurité Sociale, et notamment sa branche maladie. Il va l’organiser de manière à ce que les français, dans leur individualisme et leur ignorance de la mission historique de la Sécurité Sociale (du moins le suppose-t-il), ne s’y opposent pas…en demandant donc au privé (mutuelles et employeurs) de financer ce qui auparavant, relevait de la Mission de Service Public de la Sécurité Sociale. C’est très grave.

Mais quel rapport avec l’affaire Benalla et la choucroute me direz-vous ? Et bien il est très simple, et quelque part évident : ceci relève d’une privatisation rampante de tous les secteurs de la société, sous couvert d’efficacité et de rentabilité. Quoiqu’on puisse n’être que d’accord sur le premier terme (il y a et aura toujours moyen d’améliorer les Services Publics), on ne peut qu’être abasourdi par le second, qui implique de fait une gestion de DRH, et qui voudrait faire croire au Peuple Français qu’on gère un pays comme une entreprise. 

Ne vous en déplaise monsieur le libéral intégral, Il existe des domaines régaliens –Santé, Education, Transports, Défense Nationale, et Sécurité- où le privé ne doit pas avoir sa place, au risque de transformer notre pays en succursale de l’Union européenne, de la Chine ou du Qatar. En privatisant de fait la sécurité présidentielle –mission auparavant dévolue au GSPR, composé de professionnels au Service de l’Etat-, macron a agi comme il le fait avec tous les Services Publics. Nous retrouvons bien là sa marque de fabrique : privilégier les golden boys, ceux qui en veulent, qui n’hésitent pas à mouiller le maillot et pour qui « à 25 ans, 35 heures c’est de la pipe ». Mais quelle vision réductrice de la France et des Français. Mais quel mépris de l’Histoire de luttes et de conquêtes sociales de ce pays.

Il s’agit aussi bien de souveraineté que de bon sens : regardez les pays qui sont soi-disant « en avance » sur nous, qui ont franchi le pas en privatisant leurs chemins de fer ou leur santé (Angleterre dans le premier cas, et Usa dans le second). Pas besoin de faire un dessin : c’est une catastrophe intégrale, les faits sont têtus, cette potion libérale ne marche pas…la France est encore un pays où il fait relativement bon vivre, même si l’on a du mal à joindre les deux bouts, car on bénéficie encore de Services Publics dans des domaines aussi divers que cruciaux. Et qu’on ne vienne pas nous dire que l’on ne peut plus se le permettre, surtout quand on est la sixième économie mondiale, qu’on a une fraude fiscale massive évaluée à minimum 80 milliards d’euros, et qu’on est le champion du versement des dividendes aux actionnaires…

 

En attendant l’hiver, pensez printemps !

L’été bat donc son plein, le printemps est passé, et rien, ou presque, ne s’est passé dans le pays depuis l’anniversaire tant fêté des 50 ans de mai 68.

Ce fantasme, alimenté par tout ce que le pays compte de réactionnaires et de faux progressistes experts en retournements de veste, cet anniversaire, qui au fond ne veut rien dire, si ce n’est que les forces sociales de ce pays, à l’Histoire riche de tant d’insoumissions (1789, mais aussi 1830, 1848, 1871…), semble aujourd’hui plongées dans une torpeur dont on ne peut dire avec certitude la fin.

Mais il est des signes qui ne trompent pas : cette affaire Benalla est un révélateur. 

Affaire d’Etat ou pas, moins d’une semaine après une victoire en coupe du monde de football, où ce pays a connu des scènes de liesse surréalistes le dimanche, avant de retomber dans l’apathie la plus complète le lendemain, l’exécutif est secoué, malmené, mis sur la défensive, et ce qui devait se transformer en triomphe ne trompe plus personne.

Le Roi a fait l’idiot en tribune présidentielle, il pensait printemps, il était jeune, beau et dynamique. Le Roi s’était fait élire aux forceps, sur des principes qu’il mettait continuellement en avant, et qu’il a ouvertement foulés aux pieds. Lorsqu’il n’était que candidat au trône, il affirmait que « toute la chaîne de commandement, toute la hiérarchie devrait être responsable, en cas de bavure de la police ». Il pérorait sur tous les plateaux télé, qu’avec lui, « ça allait changer ».

Le bon peuple, malgré sa torpeur, a vu. Il a désormais compris. Si d’aventure il avait un doute, désormais il sait. Nul ne connait, à cette heure, le futur, mais une chose est sûre.

Le Roi est désormais nu.

Totalement nu.

Et l’Hiver arrive.

 


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5 réactions à cet article    


  • Jean Roque Jean Roque 25 juillet 16:27

     
    Le ballon des colons a fait pschiiiittt
     
     
    A quoi ça sert que Soros et l’émir se décarcassent pour importer des colons footeux idoles gochos, à coup de pognon capitalo-mondialiste ?
     
    Si les colons barbouzeux taclent hors jeu ?
     
     
     
    « Les colons Benalla et Makao bientôt généraux en chef de l’armée de réserve de Rothschild le colonisateur, euh... je veux dire de ma startup Boobaland. » Bichon


    • Jeekes Jeekes 25 juillet 18:18
      ’’Le Roi est désormais nu.’’
       
      Pitié, le tentez pas !
       
      Déjà qu’il nous a avoué à mi-mots son dernier fantasme :
       
      ’’Venez me chercher’’ qu’il nous a proposé.
       
      M’est avis qu’il se voyait déjà, livrant en pâture son (presque) virginal corps d’albâtre aux mains sales et calleuses d’une cohorte de fainéants alcooliques illettrés.
       
      J’imagine que ça lui faisait frémir la coquillette, rien qu’à y penser...
       
       

      • bob14 26 juillet 08:21

        Entouré de son Fan club, il fait le fanfaron..du Sarkozy..Tout est dit sur ce gouvernement fantoche digne de ceux de l’Afrique...mdr


        • zygzornifle zygzornifle 26 juillet 13:07

          La République des fusibles.... et Macron en est le compteur Linky , celui qui observe tout .....


          • Elric Menescire Elric Menescire 26 juillet 14:39
            Bonjour zygornifle,

            L’image me paraît vraiment bien choisie, oui : comme le linky, les français sont beaucoup à ne plus en vouloir de ce président .. Et comme avec le linky, se rebelleront-ils ou bien se laisseront-ils endormir par les propos lénifiants leur assurant que c’est sans danger ? 

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