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Pourquoi le déclin de l’Occident relève d’un ordre logique et nécessaire de l’histoire ?

 

 Pourquoi la crise économique et financière de 2008 reste toujours pendante ? Pourquoi les guerres depuis l’attentat terroriste de 2001 ? Et le conflit qui couve au Moyen-Orient ? Allons-nous vers une extension de la guerre au Moyen-Orient, après la Syrie ? Pour comprendre, posons-nous la question sur le sens des deux guerres mondiales au XXe siècle et, entre les deux, la grande crise économique de 1929 ? De ces trois événements majeurs dans l’histoire de l’humanité a résulté le monde d’aujourd’hui ? S’inscrivent-ils alors comme une « nécessité de l’Histoire » ? Si c’est le cas, quel sens donner aux bouleversements qui ont agité le monde durant tout le long du siècle passé ? Et encore aujourd’hui, en ce début de XXIe siècle, qui est de surcroît le début du troisième millénaire ? De même, qu’en est-il du déclin annoncé de l’Occident et de l’émergence de nouveaux pôles économiques en Asie, en Amérique du Sud et dans d’autres contrées du monde ? Leur émergence ne le doive-t-il pas à l’Occident ? Le principe des vases communicants n’a-t-il pas joué dans le rattrapage du retard industriel par les pays émergents ? Enfin, quel sens donner à l’irruption du « Printemps arabe » ? C’est à toutes ces questions qu’une nouvelle approche de l’Histoire politique et économique est initiée et, en tranchant avec les approches classiques, espère, à travers les développements qui vont suivre, apporter une meilleure compréhension du sens des crises et des guerres, et leur impact dans la marche du monde.

 

  1. « Liberté » des hommes et « déterminisme »

 

 Pour tenter de comprendre la nature des crises et des guerres, il est important d’envisager l’évolution du monde sous l’angle de la philosophie de l’histoire. 

 Un des grands philosophes de l’histoire, Hegel, disait : « L’esclave de l’Antiquité n’était pas une personne libre, parce qu’il n’avait pas conscience de son être-esclave ». La liberté se crée en se conquérant à travers l’Histoire et « en s’incarnant » dans des constitutions politiques. « Les hommes n’ont pas à apprendre qu’ils sont libres », ils ont à gagner leur liberté. Cette thèse reprise par Marx a pris une autre ampleur. Pour lui l’inachèvement de l’Histoire est dans la libération complète de l’individu de tout ce qui l’opprime et l’empêche d’être lui-même (« aliénation » de l’homme dans le monde actuel). La conscience de classe elle-même (qui est une limitation) disparaîtra dans la société communiste. L’homme vraiment libre sera le citoyen de cette cité à venir.

 Pour Hegel, les hommes sont « les instruments aveugles du génie de l’Histoire » ? Derrière l’apparence extérieure des événements, derrière tout ce que font les hommes, derrière tous leurs actes les plus absurdes ou les plus passionnels, se cache une raison, un Esprit, qui mène le monde vers plus de liberté, plus de rationalité.

 Karl Marx, dans la postface de la deuxième édition allemande, du 24 janvier 1873, écrit :

« Une seule chose préoccupe Marx : trouver la loi des phénomènes qu'il étudie ; non seulement la loi qui les régit sous leur forme arrêtée et dans leur liaison observable pendant une période de temps donnée. Non, ce qui lui importe, par‑dessus tout, c'est la loi de leur changement, de leur développement, c'est‑à‑dire la loi de leur passage d'une forme à l'autre, d'un ordre de liaison dans un autre. Une fois qu'il a découvert cette loi, il examine en détail les effets par lesquels elle se manifeste dans la vie sociale... […] Pour cela il suffit qu'il démontre, en même temps que la nécessité de l'organisation actuelle, la nécessité d'une autre organisation dans laquelle la première doit inévitablement passer, que l'humanité y croie ou non, qu'elle en ait ou non conscience. Il envisage le mouvement social comme un enchaînement naturel de phénomènes historiques, enchaînement soumis à des lois qui, non seulement sont indépendantes de la volonté, de la conscience et des desseins de l'homme, mais qui, au contraire, déterminent sa volonté, sa conscience et ses desseins... […]Mais, dira‑t‑on, les lois générales de la vie économique sont unes, toujours les mêmes, qu'elles s'appliquent au présent ou au passé. C'est précisément ce que Marx conteste ; pour lui ces lois abstraites n'existent pas... Dès que la vie s'est retirée d'une période de développement donnée, dès qu'elle passe d'une phase dans une autre, elle commence aussi à être régie par d'autres lois. […]Une analyse plus approfondie des phénomènes a montré que les organismes sociaux se distinguent autant les uns des autres que les organismes animaux et végétaux. Bien plus, un seul et même phénomène obéit… à des lois absolument différentes, lorsque la structure totale de ces organismes diffère, lorsque leurs organes particuliers viennent à varier, lorsque les conditions dans lesquelles ils fonctionnent viennent à changer, etc. […] La valeur scientifique particulière d'une telle étude, c'est de mettre en lumière les lois qui régissent la naissance, la vie, la croissance et la mort d'un organisme social donné, et son remplacement par un autre supérieur ; c'est cette valeur‑là que possède l'ouvrage de Marx. »

 L’évolution historique des organismes se fait-elle, comme le laisse entendre Karl Marx, d’une manière nécessaire par le jeu des forces économiques, qui, bien qu’ils diffèrent d’une phase à l’autre (changement de structure), « un seul et même phénomène obéit… à des lois absolument différentes » ? Mais, la loi de l’Histoire, qui est une nécessité inéluctable dans le changement de structure, n’ignore néanmoins pas la liberté de l’homme. Ces philosophies qui posent l’existence des hommes d’une loi d’évolution immanente à l’Histoire et orientent son déroulement, ne précisent pas la part de liberté des hommes pendant que l’Histoire se déroule. Comment naît cette liberté dans le développement immanent de l’Histoire ? « Que l'humanité y croie ou non, qu'elle en ait ou non conscience », force de dire que l’homme est soumis, d’un coté, au « déterminisme », donc pas de liberté et, de l’autre, c’est par sa liberté qu’il agit pour « remplacer un organisme social donné par un autre supérieur ». L’antinomie est donc totale entre « déterminisme » et « liberté ». Comment se résout cette contradiction qui relève à la fois de la « Nécessité » et la « liberté » des hommes ?

 

  1. Les « préalables » de l’existence humaine

 

 Au-delà de la philosophie de l’Histoire de Hegel et de Marx, on peut postuler qu’il y a des préalables simples dont on ne peut faire l’impasse et qui témoignent de l’existence humaine dans son fondement comme liberté, comme conscience et comme sens d’être. Ceux-ci nous permettent de mieux situer l’homme dans l’« Histoire ».

 Le premier « préalable », qu’est-ce que la « Liberté » ? Les philosophes ont longuement disserté sur ce sujet. Nous nous arrêterons à l’essentiel. L’homme peut-il prendre la « Liberté », peut-il l’attraper, peut-il la toucher ? La « Liberté » est non palpable, seulement sentie au plus profond de soi-même. Elle constitue l’« essence » même de l’existence. Le postulat que l’homme naît libre et ensuite sa liberté se trouve limitée par l’organisation sociale ou par des conjonctures historiques (peuples colonisés, régis par des systèmes totalitaires, etc.) n’enlève rien au sentiment immanent de la liberté. En tant qu’essence de la nature humaine, la liberté, malgré les vicissitudes que traversent les hommes, est au centre de l’Histoire du monde. Pour comprendre, en raisonnant par sa négation, on s’apercevrait que, sans la « liberté », sans le « libre-arbitre » des hommes dans le pouvoir de freiner ou de coopérer, de refuser ou d’accepter, il n’y aurait tout simplement pas d’« Histoire », pas d’« humanité ». Si les hommes agissaient tous dans le même sens, sans « libre-arbitre » qui est à la fois « libre de penser » et « libre d’agir », il résulterait non pas une humanité, mais une « déshumanité ». Il y aurait peu de différence entre les hommes et les animaux. Le monde serait sans sens. Précisément parce que la « Liberté existe » que l’humanité doit son existence, et l’existence à son « Histoire ». Le déterminisme ou le fatalisme suivant lesquels tous les événements, et en particulier les actions humaines, sont liés et déterminés par la chaîne des événements antérieurs, n’enlèvent en rien à la dimension historique de la « Liberté ». C’est dans la variété des croyances que l’humanité doit son humanité. L’humanité entière ne se focalise pas sur telle ou telle tendance de penser. La pensée de l’homme est une entité libre sur laquelle aucun homme n’a le pouvoir si ce n’est l’homme qui se pense, et en pensant, il doit son existence à cette faculté libre de penser. Précisément, cette faculté de « Penser » de l’homme et qui agit sur sa « Liberté » est le deuxième préalable pour son existence.

 A l’instar de la « Liberté », qu’est-ce que la « Pensée » ? Une essence « impalpable », « immatérielle » qui existe en l’homme, une faculté absolument inconnue de l’homme et « connaissante », un véritable don émanant de l’« Essence ». Elle donne non seulement à l’homme le sentiment d’exister mais lui permet de se mouvoir, de converser, d’agir, de se projeter dans et avec tout ce qui touche à son existence. En un mot, elle lui donne le sentiment de vivre, d’exister. Sans cette faculté de penser, l’homme ne pourrait avoir conscience de lui-même, ni se prévaloir d’être « humain ». C’est la pensée qui le différentie des autres êtres existants.

 Un troisième préalable, le « Temps et l’Espace » ? Le pouvoir qu’octroie la « Liberté » aux hommes de « Penser », d’« Agir » sur leur existence, de changer leur devenir, se trouve confronté au « Temps » et à l’« Espace » sur lesquels l’homme n’a pas de prise. La liberté d’agir, de poursuivre des projets, se trouve ainsi limitée par l’essence même du « Temps ». Dans « Confessions, XI, 14,17 », Saint Augustin s’est engagé dans une réflexion profonde sur le temps : « Ces deux temps-là donc, le passé et le futur, comment « sont »-ils, puisque s'il s'agit du passé il n'est plus, s'il s'agit du futur il n'est pas encore ? Quant au présent, s'il était toujours présent, et ne s'en allait pas dans le passé, il ne serait plus le temps mais l'éternité… Nous ne pouvons dire en toute vérité que le temps est, sinon parce qu'il tend à ne pas être. » Précisément, l’existence suit le cours du temps, car elle tend elle aussi à ne pas être, car, au bout du temps, il y a la finitude. L’existence de l’homme dépend chaque seconde du temps qui vient à être et qui, après être présent, passe immédiatement au passé pour faire place à une autre seconde qui vient du futur, et ainsi de suite procède le Temps de l’existence. Quant à l’« Espace », quel contenu peut-on lui donner ? Est-il matériel ? Est-il palpable ? L’homme peut-il attraper, toucher l’« Espace » par ses doigts ? L’« Espace » est à la fois matériel parce que l’homme le voit et voit les choses et les êtres mouvoir en lui, et immatériel parce qu’il est indéterminé, sans substance, et s’affirme en « contenant sans limite ». « Repère » de l’existence, l’« Espace » est cependant ce « matériel-immatériel » par lequel l’humanité, la Terre, le monde et l’immensité de l’univers, sont.

 Sans le « Temps » et l’« Espace », l’homme n’a pas d’existence. Le « Temps », l’« Espace », comme la « Liberté  » et la « Pensée » ne sont pas atteignables par l’homme, dans le sens qu’ils sont plus sentis, plus pensés comme essence de l’existence. Ils sont ce par quoi l’homme est, ce par quoi l’homme construit son « Histoire ». Vivant le Temps présent, comptabilisant le Temps passé qui ne lui appartient plus et dépendant du Temps futur qui n’est pas encore, l’homme, un point dans l’ « Univers », prend une infime partie de l’« Eternité ».

 Enfin le « Mal  » et le «  Bien », un quatrième préalable, sont originels et constitutifs du fait humain et social. Sans cette dualité au cœur du système humain, sans l’existence du « Mal » (qui donne sens au « Bien ») et la lutte pour le « Bien » qui est l’essence même de la « volonté d’exister », l’homme ne peut se déterminer dans son existence. En effet, si on enlevait le « Mal », que serait la « Vie » ? Que serait le « Bien » ? Auraient-ils une signification ? Et la mort, le mal suprême, à travers les « maladies » du corps et de l’âme contre lesquels les hommes luttent pour vivre ? Que signifierait la vie si le mal suprême venait à ne plus exister ? Sans le « Mal », il n’y aurait ni « Vie », ni « Bien » puisqu’ils perdraient leur sens, perdraient ce à quoi ils se réfèrent. La dualité du « Bien » et du « Mal » est donc une nécessité pour l’existence, elle exprime, à travers la lutte pour le Bien, la raison d’être des hommes.

 

  1. Les « contingences » dans l’évolution des hommes et des peuples

 

 Pour résumer, quatre préalables, la « Liberté, le Temps-Espace, la Pensée, le Bien et le mal », sont des principes fondateurs de la nature de l’homme. Mais ces « préalables » suffisent-ils à protéger l’homme dans son existence ? Il arrive souvent qu’un homme prenne un ascendant sur un homme, un peuple sur un autre peuple. N’a-t-il pas existé le commerce d’esclaves en Afrique, les siècles passés ? Les déportations massives de noirs africains dans le Nouveau Monde ? La colonisation opérée par les puissances européennes n’a-t-elle pas été une occupation indue de territoires et réduit des populations à l’état de populations sujettes, de non-droit par la force ? L’après-colonisation depuis la fin des années 1940 jusqu’au milieu de la deuxième moitié du XXe siècle n’a-t-elle pas instauré dans la plupart des nouveaux Etats des régimes politiques autoritaires (dictatures militaires et monarchies totalitaires). Ce qui nous fait dire que les « préalables fondateurs » de la nature humaine sont insuffisants pour protéger les homme et les peuples des puissances étrangères ou des régimes politiques dictatoriaux. Si les peuples colonisés, réduits à l’état d’indigène, se sont vu imposés des iniquités politiques révoltantes (travaux forcés, impôt par capitation, cultures obligataires, corvées, etc.), l’aspiration à la libération est restée une constante en eux. Dans les pays décolonisés, l’appropriation du pouvoir par des dirigeants qui entendent se maintenir aux leviers de commande et ont transformé l’Etat en instrument d’oppression utilisé à leur profit personnel sera toujours confrontée à l’opposition populaire. Dans les deux cas, il y aura une situation de haine latente qui, si la conjoncture le favorise, précipite le conflit entre dominants et dominés.

 Cependant, ce « vivre » des hommes au sein des cités et des Etats dans une situation de latence désespérée des peuples ne peut relever seulement des quatre essences mentionnées supra. L’essence de l’homme étant originellement déterminée par ces principes, l’ascendant d’un homme sur un homme, ou d’une nation sur une nation, est une façon d’être normale dans l’Histoire. Mais cette façon d’être de l’homme et des peuples est évolutive. Car si l’Histoire était figée, on aurait alors des hommes et des peuples qui auraient un ascendant à l’infini sur d’autres hommes et d’autres peuples. Une situation figée serait contraire au sens même de l’existence. D’autant plus que les hommes ou les peuples qui auraient l’ascendant sur des hommes ou des peuples ne l’ont pas dû à eux-mêmes mais aux « circonstances historiques » qui ont favorisé leur ascendance et les ont placés au-dessus des autres.

 Pour comprendre, prenons deux êtres. Un est né vigoureux et fort, un autre est né chétif. Ou encore, un est né avec une intelligence qui dépasse la moyenne, un autre, avec une intelligence à peine moyenne. Dans les deux cas, les deux êtres n’y sont pour rien dans leurs facultés héritées, ils le doivent à leurs naissances qui sont « contingentes ». La « contingence » n’est pas comme on le croit contraire à la « Nécessité », puisque l’« étant » hérité est venu s’imprimer sur la « Nécessité » dotant le premier d’une faculté et le second d’une autre faculté. Ce qui nous amène à dire que l’ascendance d’un homme sur un homme, ou d’un peuple sur un peuple, le doive aux « contingences ». On comprend dès lors que l’esclavage ou la colonisation le doit à l’« étant », lui-même relevant de l’ordre des « étant-s » ou des « contingences ». Si l’exemple des deux êtres nous dit que l’homme n’a rien à voir « à ce qui est donné » puisqu’il le subit par la naissance, il en va de même pour l’ascendance des hommes et des peuples.

 Si, par exemple, les pays de l’Afrique noire étaient des nations suffisamment avancées, ni l’esclavage ni la colonisation n’aurait existé. Mais ces pays d’Afrique ne l’étaient pas alors que les pays européens l’étaient, ce qui a permis la pénétration coloniale européenne. Tout relève donc de l’« étant d’un macrocosme », comme il relève aujourd’hui d’un « autre étant du macrocosme ». Comme s’explique aussi pourquoi des territoires en Europe sont restés des siècles sous domination musulmane (Espagne, Sicile, Corse…). Comme les Celtes et autres races indo-européennes qui ont peuplé l’Europe, il y a plus d’un millénaire. Une date encore plus récente, les États-Unis, un pays neuf qui a moins de trois cent ans, peuplés par une mosaïque de races, sont devenus la première puissance du monde. Le monde ainsi est constitué d’un successif d’« Etant-s », relevant d’un « ordre de contingences » qui ne dépend que de l’« Essence » et dont l’existence elle-même tire son essence. Apparaît que l’« ordre des contingences » constitue non seulement un cinquième « préalable » dans l’existence des hommes et des peuples, mais se lit comme une dimension « voilée » du devenir.

 

  1. La guerre 1914-1918, dans l’ordre logique de l’Histoire ?

 

 Ces principes fondateurs de l’essence de la nature humaine présentés, il faut maintenant tenter de comprendre la marche du monde. Nous partons de l’événement le plus marquant du XXe siècle, le premier conflit mondial 1914-1918 qui a précipité l’histoire et donner un nouveau sens au monde. Cet événement majeur de l’histoire moderne, avec l’analyse qui va suivre, va montrer que l’Histoire de l’humanité n’est pas « contingente », dans le sens « accidentelle », « fortuite », mais « contingente » dans le sens que le mouvement de l’Histoire de l’humanité relève d’un « ordre logique et cohérent ». Et que tous les « préalables » que nous avons énoncés, la « Liberté » reste le « levier moteur » de l’Histoire.

 Les puissances européennes, en se déclarant la guerre en 1914, ne se sont pas représentées les conséquences qu’elles allaient provoquer sur leurs peuples et sur les autres peuples du monde. Une longue guerre extrêmement épuisante, meurtrière, à laquelle ont été associés les peuples colonisés, s’est révélé une véritable hécatombe. En 1917, toutes les nations étaient guerre, 17 millions d’hommes avaient été mis hors de combat dont un tiers de morts, après trois années seulement de guerre.

 Rien ne présageait que la mort de l’archiduc François-Ferdinand, l’héritier du trône de Vienne, le 28 juin 1914, suite à un attentat terroriste serbe, allait embraser l’Europe et étendre la guerre au monde, avec des dizaines de millions de morts et de blessés. Comme aujourd’hui, rien ne présageait que l’attentat du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center, à New York, allait amener les Etats-Unis et l’Europe (OTAN), à entrer en guerre en Asie centrale. Et entraîner des réactions en chaînes dont les enjeux restent toujours pendants.

 En réalité, l’attentat terroriste en 1914 n’était qu’un prétexte pour les puissances occidentales pour déclencher la guerre. Toutes les puissances européennes s’y préparaient et y voyait dans la conjoncture une possibilité pour tirer des avantages territoriaux et politiques. La prise de possession du monde a entraîné fatalement une compétition entre les puissances coloniales. L’exaspération nationaliste, le défaitisme ignoré, tout souriait aux puissances européennes, maîtresses du monde. Chaque peuple en Europe transposait l’enthousiasme de la domination qu’il avait sur les peuples des autres continents sur les peuples européens voisins, perdant de vue que la guerre dans les colonies étaient inégale alors qu’entre les puissances européennes, le rapport de forces était en équilibre. C’est ainsi que cinq longues années de guerre avec l’entrée des États-Unis au côté des Alliés dans le conflit ont eu pour conséquence l’élimination de 20 millions d’êtres humains, et autant sinon plus de blessés. Pour quel résultat ? Des puissances ruinées par la guerre, une Allemagne humiliée et s’apprête deux décennies après à prendre sa la revanche. Des empires démantelés (d’Allemagne, d’Autriche-Hongrie et d’Ottoman) et enfin le réveil des peuples coloniaux qui a sonné avec l’affaissement des puissances coloniales. En 1919, le monde a changé, il n’était plus comme avant.

 Posons-nous cette question : « Pourquoi l’irruption d’un conflit, considéré au départ par l’opinion publique, comme une guerre de quelques mois, sans grande conséquence pour l’ordre impérial européen, puis s’est transformé en une guerre effroyable, un désastre pour les puissances européennes ? » Surtout qu’un deuxième conflit mondial encore plus effroyable allait survenir vingt ans après.

 Au-delà de la guerre entre les puissances européennes, qu’en est-il des peuples d’Afrique et d’Asie qui représentent 2/3 de l’humanité et, de surcroît, dominés par les puissances européennes qui représentent moins d’1/5 de l’humanité. N’y a-t-il pas une injustice manifeste entre les peuples ? Quel destin pour les peuples d’Afrique et d’Asie ? Quel destin pour les peuples européens transformés en chair à canon ? Deux peuples dominés. Les uns en « sous-peuples », les autres pour être consommés par la guerre. Qu’en est-il alors de l’« essence » des peuples qu’ils tirent de l’« Essence » ? Cette « Essence » qui régir le monde et l’univers tout entier. Précisément, la première guerre mondiale apparaît comme une première réponse « contingente » au désordre du monde. Par conséquent, la question n’est pas dans la puissance militaire écrasante des empires européens qui a mis des peuples dans une situation de servitude et de « négation », qui est un « Etant », mais la substitution d’un « Etant » par un autre « Etant » que la guerre 1914-1918 et la formidable puissance de guerre de l’Europe pour régenter le monde a fait éclore.

 Les « contingences » qui ont permis l’expansion des puissances européennes vont opérer un mouvement inverse et provoquer, à partir de cet événement, une série d’événements qui, au prix de terribles souffrances, marqueront la fin d’une époque, la fin des empires européens.

 

  1. La crise de 1929

 

 Crises et guerres sont des « accoucheuses d’histoire ». Pour Edgar Morin, l’histoire est « une succession d’émergences et d’effondrements, de périodes calmes et de cataclysmes, de bifurcations, de tourbillons des émergences inattendues ». Morin qui parle d’abîmes et de métamorphose, cette histoire qu’il a vécue, il le rappelle dans son livre « vers l’abîme » (L’Herne 2007) : « En 1929, la crise économique, conjuguée à l’humiliation des lendemains de la Première Guerre mondiale, a provoqué la venue au pouvoir d’Hitler, par des voies démocratiques. Ce n’est pas d’un pays arriéré qu’est venue la barbarie, mais de ce qui était la première puissance industrielle d’Europe, et qui était sur le plan culturel, la plus avancée ». Né en 1921, Edgar Morin a connu et participé à de grandes convulsions historiques. Si tout est vrai dans cette constatation de l’Histoire, il reste que Morin ne dit pas « pourquoi le monde a vécu l’abîme passée », et pourquoi la crise de 1929 est survenue alors que les seules grandes puissances économiques, à cette époque, étaient occidentales, le reste du monde était soit colonisé soit comptait peu dans les relations politiques et économiques internationales. 

 Comment comprendre alors la crise économique de 1929, provoquée de nouveau par les puissances occidentales comme en 1914, lors du premier conflit mondial ? Est-ce une « fatalité » ? Est-ce qu’une « malédiction » pèse sur l’Occident ? Cette crise a fait l’objet de milliers d’analyses économiques mais n’a pas été transcendé, n’a jamais été au-delà des possibilités apparentes que la nature de cette crise exceptionnelle pouvait apporter comme connaissance dans la compréhension de l’évolution et du sens du monde.

 Rappelons brièvement le contexte historique qui a fait « monter » la crise de 1929. Le premier conflit mondial terminé, leurs économies affectées par la guerre, les pays d’Europe devaient procéder à leur reconstruction. Les États-Unis qui avaient approvisionné et supplée au déficit de la production industrielle de l’Europe dans le monde durant la guerre sont devenus la première puissance industrielle du monde. Se fondant sur l’engagement des Alliés à rembourser les dettes qu’ils ont contractées durant la guerre, les États-Unis ont continué à financer et exporter des machines, des équipements et des produits agricoles vers l’Europe. Les capitaux américains drainés en Europe devaient « acheter la surproduction américaine », transformant l’Europe en « locomotive » pour l’économie américaine. Comme ce qui se passe aujourd’hui pour la Chine, elle prête ses excédents commerciaux aux États-Unis sous forme de placements bons de Trésor américains pour que ces derniers importent des produits made in China. 

 Au milieu des années 1920, les pays européens, se relevant de la guerre et regagnant des parts de marché, ont commencé à se poser en concurrents à la puissance américaine. La baisse des exportations américaines vers l’Europe et la compétitivité européenne progressivement retrouvée eurent des effets négatifs sur l’économie américaine. Le problème de la surproduction, devenant le problème N°1 pour les firmes américaines, inhérent au rattrapage économique de l’Europe, s’est traduit par une baisse de la production industrielle et une hausse du chômage aux États-Unis. N’ayant pas procédé à un réajustement structurel de l’économie, les argentiers américains ont usé de moyens financiers et monétaires pour doper l’économie américaine. Comptant sur la « main invisible », multipliant les instruments monétaires (baisse des taux d’intérêt, augmentation des liquidités, assouplissement des règles prudentielles…), les autorités monétaires ont ouvert la voie à une logique spéculative sans précédent sur les marchés. La hausse artificielle des actifs à Wall Street à partir de 1928, dans un contexte de conjoncture déclinante et de baisse des profits, a drainé les capitaux à court terme investis en Europe à la recherche de plus-values et fragilisé encore le système financier mondial.

 

  1. Une Main invisible gouverne les peuples

 

 Tous les moyens utilisés pour masquer la crise économique n’ont fait que développer la bulle financière. La spéculation aux États-Unis, encouragée par la Réserve fédérale américaine (Banque centrale), a pris des proportions telles que les actifs, déconnectés de la réalité, ont atteint des valeurs folles plongeant la Bourse de Wall Street dans une hystérie générale. Pour rappel, la crise des subprimes en 2007, malgré les progrès faits dans le domaine financier, a provoqué une crise financière cataclysmique à l’été de 2008. Pourtant elle n’a pas atteint en ampleur et en profondeur la crise de 1929 où des dizaines millions d’emplois furent détruits. Comparativement à la démographie d’aujourd’hui, si cette crise avait survenu aujourd’hui, elle aurait détruit non pas des dizaines de millions mais des centaines de millions d’emplois.

 Les autorités monétaires qui ont usé massivement des instruments financiers et monétaires et compté probablement sur la « Main invisible » d’Adam Smith pour réguler de nouveau l’économie, n’ont pas pris en compte que la « Main invisible » certes va effectivement résorber le déséquilibre (issu de la formidable spéculation qui a suivi la contraction de l’économie américaine), mais selon sa propre logique, c’est-à-dire en faisant plonger les États-Unis dans la plus grave crise de leur histoire. Vu le dégonflement excessif des actifs boursiers, on est en droit de se poser les questions : « Est-ce réellement la spéculation qui a été la cause première de la crise ? Où est-ce que la spéculation n’a été qu’un substitut économique pour masquer la situation déclinante de l’économie américaine ? »

 La spéculation certes a étiré le cycle économique en dopant l’économie par un processus spéculatif sans création de richesses. Mais on ne peut masquer indéfiniment la crise, la vérité finit toujours par prendre le dessus. Et c’est ce qui s’est passé. Cependant, on ne peut s’empêcher de s’interroger pourquoi, après la guerre, l’économie mondiale était en pleine croissance (reconstruction de l’Europe, boom économique aux Etats-Unis, etc.), et juste après le rattrapage économique de l’Europe, la situation économique occidentale a commencé à péricliter. On doit comprendre que l’« offre mondiale » qui a augmenté n’a pas pu s’ajuster à la « demande mondiale ». Bien que la reconstruction de l’Europe a dopé l’économie américaine, et réciproquement l’économie américaine a eu des effets heureux sur l’économie européenne, en leur faisant retrouver la compétitivité perdue par la guerre, il demeure que l’Occident s’est trouvé confronté au « mur de l’absorption ».

 En effet, les capacités industrielles avec le formidable essor industriel et le progrès technologique américain étendu à l’Europe ont crée un déséquilibre mondial puisque les capacités de production de l’Occident dépassaient les capacités d’absorption à la fois de l’Occident et du monde. Or, à cette époque, l’Europe et les États-Unis avaient une prédominance militaire et économique mondiale. Or qu’en était-il du « reste du monde », à cette époque ? Bien qu’il contribuait pour une grande partie dans la production de richesses en Occident par les formidables gisements de matières premières, d’énergie et produits de base qu’il recèle et les millions de bras que les puissances exploitaient en Afrique et en Asie pour extraire ces richesses et les acheminer pour leurs usines pour leur traitement et leur consommation, le « reste du monde non seulement ne comptait pas dans le processus productif mais, de surcroît, n’était qu’accessoire ». « Deux-tiers de l’humanité », sans droits, spoliés de leurs richesses, de leur force de travail, constituaient un sous-prolétariat, des laissés-pour-compte de l’Occident.

 Cette situation nous fait dire que la crise de 1929 et la dépression des années 1930 sont apparues comme une nouvelle « réponse contingente » pour parer à cette situation d’iniquité envers la plus grande masse du monde. Il est évident que, sans la crise de 1929, et le conflit qui a suivi en 1939, les peuples colonisés auraient certainement attendu encore longtemps pour se libérer du diktat occidental. Aussi nous apparaît-il que de nouveau un « Etant » s’est substitué à l’ « Etant » d’avant 1929, et qu’en rebattant les cartes du monde, il entrait dans l’ « ordre des contingences ».

 Nous apparaît-il aussi que le principal ennemi de l’Occident n’a pas été le reste du monde, qui, en fin de compte n’a fait que prendre le train en marche pour se libérer, mais, paradoxalement, a été la formidable puissance économique par où est venue la crise, et la formidable puissance militaire par où est venue « sa destruction ». Cette vision métaphysique du monde est bien une réalité puisque c’est de celle-ci que les empires européens doivent leur disparition, et de celle-ci qu’est née la « Liberté » des peuples. L’humanité ne se régit pas comme elle veut, qu’il y a bien une « Essence », une « Instance supérieure », ou plus simplement une « Main invisible » qui gouverne les peuples.

 

Medjdoub Hamed
Chercheur spécialisé en Economie mondiale,
Relations internationales et Prospective.


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49 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 10 mars 15:11

    Vision finaliste (donc religieuse).


    • Hamed 10 mars 17:51

      @Séraphin Lampion

      Très juste, mais Vision finaliste et nous n’en fait pas deux. Nous sommes nous-mêmes dans le Nous.

      Peut-on dissocier une vision finaliste et donc religieuse dans l’absolu ? Bien sûr que non, on ne le peut pas. Simplement que l’on en est inconscient de la réalité de notre être. Aussi Séraphin, vous lisez que ce que vous croyez comprendre.

      Mais si vous réfléchissez un plus que vous donnent vos neurones, vous comprendriez que vous pouvez aller au-delà que ce que vous donnent vos neurones.

      Aussi si j’ai énoncé que le déclin de l’Occident relève d’un ordre logique et nécessaire de l’histoire, le même processus montant joue. La grandeur de l’Occident également le doit à l’ordre logique et nécessaire de l’histoire.

      Une vision finaliste tout à fait banale sauf que l’on n’en prend pas conscience. La religiosité dans la finalité signifie simplement que le monde évolue avec nous et sans nous. En clair, nous ne sommes pas nous, mais en même sentons que nous sommes nous. L’Occidental croie qu’il est occidental, mais dans l’absolu, il ne l’est pas et n’a pas le pouvoir de l’affirmer. Il le dit simplement parce qu’il croit ce qu’il est.

      D’autre part, l’Européen aurait pu rester dans le Moyen-Âge, et cela n’aurait dérangé personne. Il serait resté serf, manant, ou autre. Mais la finalité ne l’a pas voulu, et il est et devenu ce qu’il est aujourd’hui.

      D’autre part déclin n’est pas dans l’absolu une négation, mais un cours naturel positif de l’évolution. La Chine est en ascension, c’est naturel, mais l’ascension, n’est pas venue de la Chine, mais de l’Occident qui l’a élevée en lui transférant ses bijoux de famille, et donc ses entreprises et firmes industrie et manufacture qui n’étaient pas compétitives et avaient besoin d’émigrer. Pourquoi ? Parce que c’était nécessaire. L’Occident devait et il l’a fait par l’histoire et la finalité qui régit l’histoire. 

      J’espère avoir répondu et montrer que finalité et histoire vont ensemble. Et finalité ne veut pas dire négation.


    • Zolko Zolko 10 mars 18:50

      @Hamed

      J’espère avoir répondu et montrer que finalité et histoire vont ensemble. Et finalité ne veut pas dire négation.

       
      c’est le même argument que les créationnistes modernes, qui ont remplacé leur négation des lois de Darwin avec le « design intelligent ». Mais il n’y a pas de finalité à priori, pas de nécessité historique, seulement la constatation a posteriori de ce qu’a été l’histoire. Pour preuve, si une météorite n’avait pas fait disparaître les dinosaures, ce sont probablement des ovipares qui seraient allé sur la lune, pas des mammifères.

    • Hamed 10 mars 22:33

      @Zolko

      Votre raisonnement est on ne peut plus clair. L’être humain ne détient pas la vérité. Et cela en relatif ou en absolu. Les lois de Darwin en vérité ne sont pas des lois, c’est notre psyché qui en a fait des lois, demême le design intelligent.

      C’est un peu « les goûts et les couleurs ne se discutent pas ». Votre vision ffinaliste a priori ou a postériori sont une et même pensée.

      Du posteriori que nous découvrons l’a priori. Ainisi l’un devient l’autre et vice-versa sur le plan de l’histoire et de ce qu’entend notre intelligence.

      Bien sûr comme vous dîtes "Pour preuve, si une météorite n’avait pas fait disparaître les dinosaures, ce sont probablement des ovipares qui seraient allé sur la lune, pas des mammifères.« , c’est une possibilité et encore là, notre pensée ne fait que spéculer et spéculer par elle-même.

      Comme vous le faîtes aussi Zolko que vous répondez à l’article. Il y a en quelque sorte un nous dans Nous. Essayez de comprendre que le déclin de l’Occident a été déjà tracé comme il a été tracé son avènement.

      Prenez la Covid-19 est-elle venue d’elle-même ? Le vibrion ou le coronavirus a-t-il voulu confiner l’humanité entière ? Bien sûr que non.

      Comme vous dîtes, il a été en quelque sorte une »météorite" comme celle qui a fait disparaître les dinosaures. Et encore là, c’est une supposition puisque là on n’a pas été. Alors que le vibrion nous l’avons vécu. Et il n’a été qu’un acteur de l’histoire comme nous le sommes aussi un temps de l’histoire.

      Voilà, j’espère que vous comprenez.


    • vesjem vesjem 11 mars 09:02

      @Hamed
      ne cherche de causes bancales et factices à cette décadence, qui occulteraient les vraies raisons de cette régression
      la main invisible n’est ni plus ni moins qu’une poignée de crapule mondialiste qui cherche à asservir les populations par la peur, et en réduire le nombre de façon drastique, pour leur plus grand confort
      les épisodes de crises financières ou sanitaires ne sont que des péripéties organisées pour les besoins de la cause


    • Hamed 11 mars 09:49

      @vesjem

      Vous avez raison dans le principe. Mais alors vesjem faut-il en vouloir à cette main invisible qui a fait que cela soit ainsi.

      Comment alors expliquer cet asservissement du monde par une petite poignée de crapules devant la masse. Est-elle alors amorphe cette masse humaine comme d’ailleurs les 1% de la population mondiale qui s’accapare les 82% de la richesse mondiale ?

      « Selon le rapport d’Oxfam, 3,7 milliards de personnes, soit 50% de la population mondiale, n’a pas touché le moindre bénéfice de la croissance mondiale l’an dernier, alors que le 1% le plus riche en a empoché 82%. »

       


    • vesjem vesjem 12 mars 21:36

      @Hamed
      la main invisible a pris le contrôle de tous les médias ; ceci explique cela ;
      il faut une « mèche d’incertitude » pour amorcer la remise en question des infos médiatiques sous contrôle ;
      si on ne l’a pas, on reste mouton jusqu’à la fin de ses jours....à moins de croiser un environnement favorable, ce que tente d’empêcher les crapules de journalistes en diffusant de conserve des thèmes comme : toute info sur le net est une fake news" ;


    • binary 10 mars 16:11

      Le déclin de la civilisation est « nécessaire » à l épanouissement de la barbarie.

      Pas besoin d en mettre des pages pour dire ça.


      • Hamed 10 mars 17:58

        @binary

        C’est juste « Pas besoin d en mettre des pages pour dire ça. » Mais je ne me commande pas, ma pensée m’a devancé et m’a fait écrire ce texte.

        Comme vous d’ailleurs vous n’avez pas pu vous empêché de mal réagir, parce que vous n’êtes pas libre. Vous êtes prisonnier de votre négation car croyant que déclin est négation.

        Quant à la barbarie, les êtres humains sont tous plus ou moins barbares, cela fait partie de notre humanité.

        L’humanité n’est pas une sainteté, elle est un combat entre le mal et le bien. Ce qui signifie donc que nous pouvons être le bien et les mal.

        Voilà binary, juste pour que vous compreniez.


      • binary 10 mars 18:38

        @Hamed
        vous ecrivez ceci :

        Au-delà de la guerre entre les puissances européennes, qu’en est-il des peuples d’Afrique et d’Asie qui représentent 2/3 de l’humanité et, de surcroît, dominés par les puissances européennes qui représentent moins d’1/5 de l’humanité.

        Mais, avant le développement de l occident , avant que celui ci se mette en quête du monde, mettons 16e siècle. Combien étaient ils en proportion ?

        Croyez vous vraiment que le seul fait de voir disparaitre la civilisation qui s est développée pendant des siècles, va rendre un quelconque service à ceux qui dorment depuis tout ce temps et pour certains bien plus ?

        Il est bien plus facile de détruire que de construire.


      • Hamed 10 mars 22:58

        @binary

        Tout d’abord, vous n’êtes pas juste dans votre pensée. Vous dîtes :

        "Croyez vous vraiment que le seul fait de voir disparaitre la civilisation qui s est développée pendant des siècles, va rendre un quelconque service à ceux qui dorment depuis tout ce temps et pour certains bien plus ?« 

        La civilisation ne peut pas disparaître, parce que ce n’est pas l’homme qui l’a fait. Certes, il a été acteur, mais il l’a subi la civilisation. En clair, il était barbare, puis progressivement s’est civilisé. Un peu comme un bébé qui naît et livré à lui-même et même allaité, il ne vit que par ses instincts. il tue pour ne pas être tué. Il tue pour manger. Puis progressivement découvrant le ou les bonheurs de l’existence, il se civilise sans prendre conscience qu’il se civilise.

        Puis il se sait, et il appelle son passé et son présent »civilisation« . C’est le cas pour toutes les civilisations humaines qui sont en fait une sauf qu’elles sont diversifiées, une plus forte que l’autre, l’autre plus forte encore que l’autre.

        Et les humains se copient les uns sur les autres. Comme je me copie sur vous.

        Donc une civilisation continue de s’épanouir, parce que ce n’est pas l’être humain qui la fait épanouir, mais la marche de l’humain dans le temps qui la fait épanouir. Si des humains ont dormi tout ce temps, prenez les indigènes d’Amérique, d’Afrique, d’Asie ont-ils voulu dormir ?

        Non, bien sûr. Prenez les indigènes sud-coréens colonisés, perdus pour ainsi dire dans l’histoire, que sont-ils aujourd’hui ? Une puissance économique mondiale. Singapour ? Malaisie ? La Russie tsariste et des moujiks ? Une puissance nucléaire mondiale. Et tant d’exemple. 

        Si vous dormez la nuit, êtes-vous responsable de votre sommeil ? Non, vous devez dormir jusqu’à ce que vous vous réveillerez. Et on peut dormir tout en étant réveillé, un autre sommeil que l’être humain n’a pas choisi et qu’il subit.

        Vous dîtes aussi : »Mais, avant le développement de l’occident , avant que celui ci se mette en quête du monde, mettons 16e siècle. Combien étaient ils en proportion ?"

        Oui, c’est juste. Probablement moins nombreux, mais ils étaient selon les régions suffisants ou non en nombre. En Amérique, très peu, les Européens l’ont peuplé et ont amené par des voies détournées des Noirs d’Afrique, ou des Asiatiques qui ont élu aussi domicile. Ailleurs, trop nombreux, il n’y avait pas de place...

        Le monde, il faut tenter de le comprendre. Et surtout le prendre tel qu’il est.


      • Zolko Zolko 10 mars 19:00

        Nous apparaît-il aussi que le principal ennemi de l’Occident n’a pas été le reste du monde, qui, en fin de compte n’a fait que prendre le train en marche pour se libérer

         

        ça me rappelle Desproges : « les nouvelles de ma mort ont été largement exagérés ». Je vous trouve bien rapide pour enterrer « l’Occident » (que d’ailleurs vous ne définissez pas)

         

        Si vous voulez savoir pourquoi l’Occident écrase le reste de la planète, il y a une explication très simple : le travail des femmes. Quand la moitié de la population ne participe pas au développement social et que l’autre moitié n’a qu’une chose en tête c’est de maintenir son contrôle, il ne faut pas s’étonner que le développement n’avance pas. Il suffit de regarder l’Iran : là-bas, les femmes vont à l’université, et ils écrasent de leur supériorité technologique l’Arabie Saoudite où les femmes n’ont même pas le droit de sortir de chez elles sans autorisation d’un mâle.


        • Hamed 10 mars 23:12

          @Zolko

          Le monde est ce qu’il est. La régression est partout. Elle a plusieurs visages.

          Que ce soit en Iran, en Arabie saoudite, en Chine, en Russie, en Europe, aux États-Unis et ailleurs. En clair le mal est partout. Le bien aussi est partout.

          Certes, il y a des régions où la régression est frappante. Prenez l’Arabie saoudite. Un pays où comme vous dîtes « où les femmes n’ont même pas le droit de sortir de chez elles sans autorisation d’un mâle. ».

          Pourtant ils sont les premiers alliés des Etats-Unis, premire démocratie du monde, de l’Europe aussi, de l’Occident dans son ensemble. Qui protège cette régression ? N’est-ce pas l’Occident ?Donc régression fait ménage avec démocratie.

          Et on protège au nom des intérêts sordide, l’argent. On se soumet à l’argent, on courbe l’échine à l’argent. Pourquoi ? Parce que l’argent, et le pétrole donnent du pouvoir à celui qui se courbe. Du pouvoir sur les autres peuples. Et peu importe si on se courbe à la régression.

          Mais c’est humain, on a des principes, mais ces principes quand il le faut, on les empiète. Et l’humain ne se commande pas. Il agit aussi comme un animal, à l’instinct de ce qu’il va gagner.

          Et là encore l’humain qu’il est n’est pas de sa faute. Et c’est à l’histoire de le corriger ce que l’on constate a postériori. voilà Zolko, la triste réalité et non celle que vous tracez.


        • Zolko Zolko 11 mars 22:38

          @Hamed

          Prenez l’Arabie saoudite [...] Qui protège cette régression ?

           

          le pétrole. Si ces demeurés n’étaient pas assis sur une quantité phénoménale de pétrole, par pur hasard, on n’en entendrait même pas parler.


        • Tout à fait d’accord. La « civilisation » actuellement d« égos » éclatés, morcelés (le propre de la psychose. Plus rien ne relie les humains entre eux. Chacun veut sa part du gâteau, sa liberté, l’extension de « son » narcissisme. Les humains se croient libres, mais sont enfermés dans une prison qui s’appelle le « je » sans tenir compte que ce « je » est reliés à un tout. Description du morcellement psychotique : Le morcellement est la perte de l’unicité. De l« UN ». Ce UN n’est pas un dieu monolithique, dogmatique et inaccessible. Dans l’arbre séphirotique, il y a un CENTRE et des branches qui sont reliées au tronc commun : le bien de tous et la recherche commune du bien, du beau, de l’élévation, de la reliance qui est une radiance. La psychose est l’avant dernier stade avant la destruction finale. Une société ne peut survivre au morcellement. 


          • Lire Tout à fait d’accord. la « civilisation » actuellement se compose uniquement d« égos » éclatés, morcelés (le propre de la psychose) plus rien ne fait lien.


            • Jonas 11 mars 09:15

              Bonjour cher Hamed , 

              Il y a longtemps que je n’ai pas eu le plaisir de vous lire. . Vous voilà, enfin et toujours avec la même rengaine « la fin de l’Occident », face au grand avenir radieux du monde Arabo-musulman.

              Les sismologues , lorsqu’ils pressentent un tremblement de terre , informent les autorités de prendre des précautions pour essayer de sauver le maximum de vie et d’éviter des destructions massives. 

              Depuis le temps que vous prédisez « la fin de l’occident, » vos coreligionnaires , qui ne vous prennent pas au séreux , malheureux, qu’ils sont et accablés de problèmes de toutes sortes sans parler de mépris qu’ils subissent dans leur pays , font tout pour le fuir même péril de leur vie, pour venir s’installer dans cet Occident malade. Entre 6 à 7 millions d’Algériens sont venus s’abriter en France , chez l’ancien colonisateur, même les femmes chose rare dans les pays arabo-musulmans n’hésitent plus à tenter l’aventure, seules. 

              Mais au lieu de décrire en noir l’Occident , dont vous êtes jaloux, et que vous n’êtes pas prêts d’imiter , vous devriez vous pencher sur la situation du monde arabo-musulmans qui saute de soubresauts à d’autres soubresauts sans trouver sa voie et qui gratifie l’Occident de ses immigrés c-à-d de bouches à nourrir et soigner. 

               Pourquoi , cher Hamed , ne pas prendre votre courage à deux mains et aller faire un tour dans les pays arabo-musulmans , pour inciter les jeunes à rester dans leur pays pour le construire et le développer ,  à élever leur niveau scolaire , celui du savoir et des connaissances, pour aborder l’époque de l’intelligence artificielle et de la haute technologie. L’indice du développement humain (IDH) donne le classement suivant des pays arabo-musulmans.( Il englobe en gros le PIB, les connaissances et l’attention portée a la vie humaine ) 

              Algérie, 112e— Maroc,150e Tunisie ,123e- Libye, 145e Egypte, 153e Syrie, 192e-Irak,158e Liban,126e Mauritanie,199e-Soudan ,205e-Somalie, 228e-Jordanie ,135e etc. Même votre pays malgré la manne des pétrodollars ,n’a pas été pas capable d’avoir un hôpital digne de ce nom, pour soigner ses présidents malades , qui sont obligés d’aller se soigner en Occident. 


              • Hamed 11 mars 11:39

                @Jonas

                 Je vous comprends, Jonas. Effectivement le monde arabe est en retard, mais cela ne signifie pas qu’il restera indéfiniment ainsi.

                Les peuples évoluent, grandissent. Prenez Israël, le peuple juif a erré 2000 ans. Est-ce de sa faute ? Non ? Est-ce de sa faute s’il est juif et parce qu’il a été juif qu’il a erré 2000 ans.

                De même, les pays arabes, est-il de leur faute d’avoir été colonisés ? Non ! C’est la marche herméneutique du monde qui est ainsi.

                Prenez l’Europe, hier grandeur aujourd’hui déclin nécessaire pour laisser la place aux autres peuples de s’épanouir. La Chine, l’Inde entre autres.

                Les petits pays vont être absorbés inévitablement dans 50 ans, 100 ans. Le monde arabe va changer inéluctablement. Israël va disparaître, la Palestine aussi, le Liban, l’Égypte, l’Iran et les autres pays. Ils ne pourront pas rester des entités souveraines, elles n’en ont pas les moyens. Elles ne pourront exister que dans une grande confédération d’Etats pour unir leurs forces.

                Aujourd’hui, c’est une étape transitoire. Demain les grandes puissances seront la Chine, l’Inde, les Etats-Unis d’Amérique et d’Europe, les Etats d’Amérique centrale et du Sud, donc quatre grandes entités mondiales. Le reste du monde doit aussi se déployer sinon il sera dominé pour ne pas dire colonisé.

                Et donc doit produire. Ce qui explique l’alliance des monarchies du Golfe qui ont vu souffler l’onde de choc venue d’Asie et ces petits pays dont compris qu’ils doivent mettre de côté leurs différends et unir leurs forces sinon ils seront balayés par l’histoire. En clair, ils seront dominés.

                Et Israël n’attendra aucun secours de l’Occident puisque, lui-même, sera sur la défensive face aux deux mastodontes.

                Donc Jonas, il ne faut pas rester fixé sur la situation d’aujourd’hui qui est transitoire. L’Espagne n’a pas été pendant des siècles sous domination arabe. La Sicile pendant deux cents ans. L’Europe encore barbare n’a-t-elle pas au contact de l’invasion arabe une part de sa civilisation. L’humanité est en perpétuelle transformation.

                Donc, ce qui arrive entre dans les lois de la Nécessité que l’homme ne peut l’appeler qu’ainsi. Ou si vous voulez, le hasard qui n’existe pas et la nécessité qui existe, comme l’écrit Jacques Monod.

                J’espère que vous comprenez Jonas.


              • Jonas 11 mars 14:04

                @Hamed
                Hamed ! Hamed ! , vous répétez toujours les mêmes arguments . Changez un peu de logiciel et chercher les raisons du retard des pays arabo-musulmans. 
                Je vous ai expliqué il y a quelques années dans un échange , que la Norvège , en 1962 , était plus pauvre que l’Algérie . Aujourd’hui ce pays est un des plus riches du monde. Pourquoi ? Grâce à l’éducation au savoir et aux connaissances et à la répartition équitable de la manne du pétrole. Et non à la monopolisation de la richesse par une maffia et les siens au détriment du peuple, nourri de slogans et d’une relecture de l’histoire par des dirigeants incapables de gérer un pays. . 

                L’Inde aussi a été colonisée .La Chine avait subi l’injustice des traités inégaux par l’Occident de l’époque , la France et l’Empire Britannique. Israël a été sous la domination du mandat britannique etc. Ces pays ne se promènent pas avec leur passé sur le dos en cultivant la haine et en la transmettant de génération en génération. 
                Notez bien ce pronostique. @Hamed, Le Vietnam , qui a été colonisé , par la France subi une guerre contre la France , plus une autre contre les Etats-Unis , regarde vers l’avenir et a créé et fortifié des liens avec la France et les Etats-Unis. Ce pays dépassera bientôt l’Algérie et bon nombre de pays arabo-musulmans.

                Il est étonnant de la part d’un intellectuel Algérien , , de ne parler que de la colonisation française et occultée la colonisation pendant plus de trois siècles de l’Empire ottoman. Bien avant la colonisation française , vous avez été colonisés par vos « frères » ottomans musulmans. De cette colonisation, peu de traces , même pas la langue. 

                Votre seul argument pour justifier votre retard c’est la «  colonisation » , mais vous mêmes arabo-musulmans , vous avez été des colonisateurs et des esclavagistes dans le passé . Je ne pense pas qu’avant les hordes venues d’Arabie , l’Algérie, Tunisie , Libye , Maroc ,Egypte etc étaient des pays arabes et musulmans. C’est par la colonisation et le sabre que ces pays sont devenus ce qu’ils sont aujourd’hui et l’élimination des Juifs et des chrétiens qui étaient présents bien avant l’islam. 

                Votre compatriote l’écrivain ,Rachid Boudjedra a reconnu avec courage et malgré les menaces, dans une interview ceci : << On n’en parle peu, mais il s’agit d’une colonisation ( parlant de l’Andalousie ndlr) il faut avoir le courage de le dire. Nous avons colonisées nous avons esclavagé les autres. Bien avant les Portugais. Les Arabes étaient des esclavagistes . Il y a encore des non-dits .>> 


              • Hamed 11 mars 16:26

                @Jonas

                Je ne peux rien pour vous. Vous vivez dans le passé. Vous ne voyez que le monde musulman en particulier arabe.

                Je sais que c’est plus fort pour vous. Vous en tant que vous êtes. Soyez donc vous comme vous êtes. Cependant critique, essayez aussi de comprendre. Cela vous aidera.


              • Jonas 11 mars 17:46

                @Hamed

                Je ne suis pas musulman donc , je ne vis pas avec la tête au VIIe siècle et les pieds au XXIe siècles . Je suis bien accroché au présent et regarde vers le futur. Et le futur des pays arabo-musulmans , a du mal à percer. Vous êtes un adepte de ma méthode Coué. 

                Et si je parle des arabo-musulmans , c’est parce que , hélas , il font l’actualité , soit par des conflits internes ,Syrie, Irak Soudan , Somalie , Yemen, Algérie , Libye etc soit dans les colonnes des faits divers. 

                En France et plus exactement à Paris , dans « M Le magazine du monde, » du samedi 6 mars 2021 , un reportage , sur des enfants , filles et garçons , âgés de 9, 13, 14 et 15 ans , presque tous venant d’Algérie, Maroc Tunisie , ont fui leur famille et sont venus se réfugiés à Paris dans le quartier de la Goutte d’Or où ils survivent de la prostitution , de drogues et de larcins. Une communauté musulmane en France forte de plusieurs millions d’individus , avec plus de 2 500 mosquées ,ne font rien pour venir en aide a ces enfants perdus . Ils comptent sur les oeuvres chrétiennes et l’Etat . A quoi sert la « zaqat’ cette prescription religieuse coranique ? 

                Depuis que je vous lis sur ce site ,AgoraVox vous avez l’Occident comme point de mire et comme cible , jamais vous ne vous attaquez à la Chine qui colonise de plus en plus votre pays dans beaucoup de domaines , sauf dans celui de recevoir des immigrés algériens. Par ailleurs vous fermez les yeux sur ordre de vos dirigeants sur les persécutions que subissent les Ouïgours , ces pauvres musulmans abandonnés , qui n’ont pas la chance d’être victimes des occidentaux. De même pour ces autres musulmans asiatiques , les Ronhingya , pourchassés et victimes de la Junte de la Birmanie et qui vivent dans des conditions inhumaines au Bangladesh. 

                Ce sont les pays Occidentaux , que vous ne cessez de vilipender et d’accuser des tout ,qui prennent la défense des ces musulmans Et c’est dans les pays occidentaux , que les représentants de ces deux communautés ont trouvé refuge , pour défendre leurs proches et NON dans les pays musulmans , qui agissent envers la chine et la Birmanie comme des serpillières. Le sultan Erdogan , grande gueule devant Allah , courbe l’échine devant la Chine , mais insulte le président Français , le pays où les musulmans vivent cent fois ( 100) mieux que dans n »importe lequel des 57 pays musulmans.


              • Hamed 11 mars 21:05

                @Jonas

                Je vous comprends. Cependant tout critique que vos êtes sur le monde arabe, vous faîtes semblant de ne pas voir que l’Occident tout démocratique qu’il est couvre la régression. Les pays du Golfe ne sont-ils pas féodaux ?

                Qui les protège ? N’est-ce pas les pays européens, en particulier les Etats-Unis. Qui fait alliance avec les monarchies arabes rétrogrades ? N’est-ce pas Israël ?

                Israël n’a pas jeté 400 000 Palestiniens aujourd’hui des millions dans l’exode ? Qui trafique avec la Chine sur tous les plans ? N’est-ce pas les pays occidentaux ? Qui a délocalisé son industrie en Chine ? N’est-ce pas l’Occident ?

                Le malheur du monde vient de l’Occident ? Non pas des peuples occidentaux mais des capitalistes qui cherchent après la colonisation aujourd’hui qu’elle n’est plus à créer un empire financier planétaire dominé par des Juifs et des Occidentaux d’origine européenne.

                Aujourd’hui, la Chine cherche à les éjecter de leur piédestal, à les supplanter dans la domination du monde. Pour elle, l’Occident s’est désormais affaibli, et elle va supplanter en 2030-2040 les Etats-Unis.

                Le monde va changer lorsqu’elle deviendra la première puissance mondiale. L’Occident a peur de ce nouveau état du monde. Et il a raison d’avoir peur. Si la Chine arrivera à ses fins, l’Occident fatalement perdra son pouvoir financier et monétaire exorbitant, du moins il sera partagé moitié moitié avec la Chine.

                Alors, perdant son industrie et la puissance financière ou à égalité avec la Chine, c’est une austérité inexorable qui va toucher l’Europe et les Etats-Unis. C’est cela que craint l’Occident. Et les pandémies n’arrangent pas les choses.

                Quant à la Chine, elle n’a attaqué aucun pays du monde. Ni la Russie. Bien plus, ces puissances se sont opposées à la mainmise occidentale sur les richesses pétrolières des pays arabes, soutenant la féodalité des monarchies arabes et s’attaquant aux républiques arabes.

                L’Occident est en échec partout. Les peuples occidentaux subissent eux-mêmes les conséquences de l’impérialisme occidental, et cherchent à s’en débarrasser. Ils veulent vivre sainement dans leurs pays en paix avec les autres peuples. Mais leurs gouvernements les entraînent dans des guerres sans fin. Et depuis plus de 70 ans, pour le pétrole, le pétrodollar.

                Mais il y a une Main invisible qui gouverne le monde. Les Occidentaux ont été floués par la Chine, plus malins, les Chinois ont réussi leur décollage économique avec la bénédiction arrachée aux Occidentaux. Et ici, cela montre que le pouvoir impérial européo-américain est réellement idiot, de se faire berner de la sorte, et de se voir enlevé au nez et à la barbe de ses stratèges qui n’ont rien compris aux forces de l’histoire.

                Incroyable, et Donald Trump qui voulait arrêter un soleil levant avec un tamis. C’est trop tard pour l’Occident. Maintenant si des nord-africains viennent à Paris vivre à Barbès de la prostitution, c’est qu’il y a complicité et que ces nord-africains sont pensés comme un atout qui vienne contrer la dépopulation en Europe.

                Voilà, Jonas, mes recherches sont neutres et je cherche à comprendre la marche du monde. Et je sais qu’il y a une puissance divine qui distribue les rôles selon ce qui est possible pour chaque chose, chaque être sur la terre.

                Ne perdons pas de vue que nous sommes créés par Dieu, et que nous sommes rien sur terre Toute notre existence est régie par notre pensée. Et donc tout ce qui arrive est nécessaire. Le bien doit lutter en permanence contre le mal. Et l’Occident doit changer et aller vers le bien s’il veut réussir. Il n’a pas d’alternative. Il doit seulement se rappeler les deux Guerres effroyables de 14-18 et 39-45 qu’il a provoquées. Et là encore la Main invisible.

                J’espère que je me fais comprendre, parler de rohingyas, des Ouïgours, etc., vous serez toujours à côté des enjeux du monde.


              • Jonas 12 mars 09:01

                Bonjour @Hamed, (1) 
                << Tant que nous répétons que notre malheur vient de la démocratie trop occidentale , que le complot mondial explique nos échecs et que l’islam nous dispense de nos responsabilités , le monde dit « Arabe » ne verra pas de lueur d’espoir. ( Kamel Daoud, jeuneafrique , 30 décembre 2020)

                Dans un de mes posts , il y a deux ans , je vous avez signalé , que lorsque nous échangeons , vous @Hamed et moi, @Jonas, de bien vouloir laisser Dieu tranquille. Si vous avez des problèmes avec lui , veuillez vous adresser a lui directement . AgoraVox n’est pas un lieu de prêche. 

                Je vous remercie de reconnaître que les pays du Golfe sont des féodaux et des pays rétrogrades. Pourtant ces pays féodaux et rétrogrades font partie de la Ligue Arabe qui regroupe 22 pays  et de l’Organisation de la coopération islamique.( OCI) qui regroupe 35 pays musulmans non arabes. 

                Donc , mon cher @Hamed au lieu d’accuser les pays occidentaux , d’avoir des liens diplomatiques et commerciaux avec ces pays féodaux et rétrogrades , vous devriez , commencer ( mais pour cela il faut du courage )  par dénoncer la présence de ces pays féodaux et rétrogrades auprès des deux organisations , Ligue Arabe et l’OCI. Vous devriez les inciter à les exclure , parce qu’ils jettent de l’opprobre a ces organisations composées de pays respectueux des Droits de l’homme et de l’égalité hommes/femmes.  Comme toujours , vous détestez l’Occident , mais vous attendez tout de lui. 

                Je vous rappelle , à toutes fins utiles que«  Harraga, » n’est pas un terme forgé en occident mais bien en Algérie . Par des algériens qui brûlent leurs papiers , en fuyant leur pays , où sévit la misère et la pauvreté. Dans leur fuite un seul point de salut l’Occident et non la Chine, pays d’avenir selon vous, mais qui refuse les immigrations , surtout celles venant des pays musulmans . Les Ouïgours sont là pour vous rafraîchir ma mémoire. 

                Dans le monde arabo-musulman une minorité d’ intellectuels femmes et hommes , des penseurs et des citoyens , avec courage dénoncent la mainmise des régimes et les pressions qu’ils subissent . En ce qui vous concerne @Hemed , vous êtes un apparatchik , voué corps et âme ,au régime de votre pays , quel que soit le gouvernement , pourvu , que vous continuer à profiter de ses largesses. Vous êtes le porte-parole du régime FLN, vous passez avec allégresse de Boumédiene à Boutéflika puis à Tebboune, avec le même aveuglement. C’est vrai , que vous êtes protégé de la déchéance de nationalité si le projet passe. 

                 << Qui ose s’insurger contre la vision majoritaire de l’islam et de l’islamisme , ou qui ose offrir un regard différent , indépendamment du discours dominant : la liberté d’expression , disons-le sans détour ,est mourante dans le monde musulman. Nul ne peut s’exprimer librement , chacun est assigné implicitement ou explicitement à ne pas déborder du cadre de la « pensée unique » , et comme cette pensée est majoritaire , se rebeller revient à prêcher dans un désert , ou, plus grave , à s’attirer les foudres des inquisiteurs . Lorsqu’il s’agit de la religion , les pressions se multiplient , s’accentuent et le débat devient sinon impossible , du moins faussé d’avance .>> Votre compatriote Kamel Abderrahim , Asianews du 27 janvier 2020. 


              • Hamed 12 mars 12:34

                @Jonas

                Normalement, je ne dois pas vous répondre, parce que vous êtes dans l’invective, l’opprobre.

                Que vous dire ? Seule réponse, voyez-vous en vous. Si vous pensez avoir raison, tant mieux pour vous. Je vous dis une chose, et elle me semble juste et quand une personne verse dans l’invective et surtout sans vouloir comprendre, et que ça se traduit en vous en sentiment d’infériorité, ce n’est pas bien.

                Et je crois Jonas que vous êtes atteint d’une névrose obsessionnelle. Il faut vous soigner, sinon vous restez enfermé en vous-même. Bien sûr, si cela ne vous cause pas de tort, tant mieux. Mais vous resterez bloqué.

                Voilà, Jonas, tout ce que je peux vous dire.


              • Jonas 12 mars 13:58

                @Hamed(2) 
                Vous avez pour expliquer les échecs des indépendances des pays arabo-musumans , trois boucs émissaires , les Juifs , les Occidentaux et les Etats-Unis. 
                 Vous ne dites rien sur les dirigeants des pays arabo-musulmans comme ceux qui sont a la tête des entreprises privées ou publiques , incapables de gérer leur pays. En plus , ils n’ont même pas  confiance dans leur pays , puisque dès qu’ils s’enrichissent , ils placent leurs avoirs à l’étranger. Des avoirs volés par la corruption . D’ailleurs les pays occidentaux , pour punir ces dirigeants accusés de malversations ou pour d’autres raisons , leurs comptes de l’étranger sont immédiatement bloqués . 

                Pourtant depuis les indépendances des pays arabo-musulmans , il n’y a presque plus de juifs dans ces pays. et vous les chargez de tous les maux et malheurs . Ce sont bien des arabo-musulmans , qui dirigent et gèrent ces pays. Ce sont bien des arabo-musulmans , qui ont la main sur les administrations . Ce sont bien des arabo-musulmans qui pilotent les grandes entreprises et les banques, avec quels résultats ? Même le Liban , pays qui avait la réputation d’avoir des arabo-musulmans compétents dans le domaine bancaire a fait faillite. Parce que tout le système ne tenait que grâce à la pyramide de Ponzi. Les pays du Golfe ont cessé d’alimenter les banques libanaises et c’est l’écroulement. Et ce ne sont pas les juifs qui ont dirigé les banques libanaises. 

                L’islam est la seule religion qui chérie, l’argent et le commerce. Le prophète de l’islam excellait dans ce domaine , c’est ce qui avait en premier intéressait , sa future épouse Khadija. Être riche en Islam c’est une bénédiction d’Allah . Le Prophète était riche, ses compagnons étaient presque tous riches et les califes , étaient tous riches.@Hamed , vous êtes très mal placé de dénigrer l’argent , alors que les pays arabo-musulmans , et certains pays musulmans non arabes , comme ceux du Caucase ont des fortunes colossales , grâce aux hydrocarbures. Un des pays les plus riche du monde est l’Emirat de Brunei , qui se trouve être un pays musulman. 

                Les Occidentaux dites-vous pillent les pays arabo-musulmans ? Piller c’est voler sans contrepartie . Alors comment expliquez -vous , que lorsque les prix des hydrocarbures sont à la baisse , toutes les économies de ces pays subissent des contractions et tout le système politique sur lequel les affaires du pays reposent s’écroule ? Les subventions sont supprimées ou diminuées ( clientélisme ), les importations comprimées faute de devises . L’offre et la demande , ont pour nom le marché et non le pillage. La Covid-19 , montre qu’il n’y a pas de pillage des pays arabo-musulmans, puisque lorsque la demande occidentale baisse , les achats sont moindres , donc moins d’argent dans les caisses des pays pétroliers.  

                Vous revenez toujours , sur les juifs et les banques , certes il y a des juifs banquiers , mais il y a des juifs , qui ont apporté à l’humanité des lumières , dans plusieurs domaines. Pourquoi @Hamed , vous ne citez pas, Jonas Salk pour le vaccin antipoliomeyélite ? Barukh Blumberg, le vaccin de l’hépatite B ? Willem Kolff , machine de dialyse rénale ? Emile Berliner pour le téléphone et le microphone ? Charles Ginsburg pour le magnétophone , Paul Erhrlich , pour le traitement contre la syphilis qui frappe beaucoup de pays arabo-musulmans ? Les grands écrivains ? Les grands physiciens ? Les grands mathématiciens. Certains grands hommes politiques en Occident . Les grands savants , chanteurs, peintres , musiciens etc. Vous sortez toujours les mêmes accusations, les juifs et les banques. Les musulmans dans le monde sont 1 500 millions répartis sur 57 pays , quelles sont leurs inventions , découvertes , innovations ? 


              • Jonas 12 mars 14:40

                @Hamed
                Vous n’êtes pas habitué aux débats contradictoires , aucune invective de ma part , seulement des réalités du monde musulman tel qu’il est et non pas tel que vous voulez nous le vendre, par la méthode Coué. 

                Je suis un arabophone , vous ne pouvez pas me raconter vos salades , je connais suffisamment certains pays arabo-musumans, pour y avoir vécu , pour ne pas tomber dans le piège de vos élucubrations et fantasmes. 

                Je crois que vous devez vous admirez , par vos envolées lyriques , qui impressionnent certains mais qui me laissent froid. Il faut atterrir et appréhender la réalité , même difficile . Le monde arabo-musulman est malade. Un bon médecin, ausculte ,puis donne son diagnostique et prescrit les médicaments
                 
                Vous faite le panégyrique de la Chine c’est très bien , tout le monde sait que les chinois font des grandes avancées. Mais quid , des pays arabo-musulmans ? Que font-ils ? C’est à eux que vous devez vous consacrer et porter attention . 

                Au lieu d’accuser les bous émissaires habituels , les juifs, occidentaux et Etats-Unis , pour vos défaillances . Demandez-vous , pour paraphraser Kennedy , ce que vous arabo-musulmans faites pour vos pays ? En quoi vous aider vos peuples dans un des grands domaines qui est celui de l’éducation. Un exemple. 

                Comment voulez-vous que l’Algérie ait sa place parmi les grands pays demain , si 70% des élèves algériens ne maîtrisent pas les opérations élémentaires de calcul ? Et si le niveau scolaire baisse d’une année sur l’autre. @Hamed , occupez-vous de votre pays et revenez sur terre.
                Vous dire cela , ce n’est pas être malade , sinon tous les manifestants du Hirak , sont malades. 


              • D’accord effectivement pour dire que nous allons vers la fin d’un monde. Mais pas uniquement l’Occident. 


                • Hamed 11 mars 10:08

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  Non, Mélusine nous n’allons vers la fin du monde. Sinon à quoi servirait notre existence ? Notre astre ? Notre Soleil ? L’humanité a un sens comme le système planétaire ou galactique ont un sens.

                  Nous n’existons pas seulement pour exister, nous existons parce que nous le devons et cela en dehors même de notre volonté. Sinon le monde n’est pas monde. Le néant n’est pas néant. Nous sommes le monde, et c’est cela qui est essentiel. L’être humain a mis les pieds sur la planète Mars, sur la Lune et tout lui est ouvert parce que c’est sa destinée.

                  L’humanité n’est qu’à l’ABC de son existence. Nous venons en ce début de XXIème siècle seulement de naître.

                  Une nouvelle naissance mais aussi une fantastique nouvelle aventure humaine dans ce monde qui est offert à l’être humain parce qu’il ne commence seulement à le vivre. J’espère que vous comprenez et que vous comprenez également.


                • @Hamed, je n’ai pas écris la fin monde. Mais la fin d’UN monde....


                • @Hamed, je n’ai pas écris la fin du monde. Mais la fin d’UN monde....L’actuel est simplement affreux. Il doit disparaître. Du moins, la partie pourrie.....


                • On dit des plus belle ROSES qu’elles poussent sur un charnier,... c’est mon espoir...


                • Hamed 11 mars 10:27

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  Très juste. Pourquoi les plus belles roses poussent sur un charnier ? Parce qu’il y avait de la vie dans ce charnier. Et les ROSES savent qu’elles vont disparaître, alors elles empruntent de la la vie qui a existé dans ce charnier d’autant plus si ce charnier s’avère un bon fumet de cette existence passée. ... Et votre espoir est tout à fait justifiée.

                  Et donc espérez une belle vie, et même sans, vous auriez espéré et quoi de plus beau que l’espoir.


                • Hamed 11 mars 10:34

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  Vous pensez que l’actuel monde est affreux, mais les autres mondes passés l’ont été et peut-être bien plus qu’aujourd’hui. Il doit disparaître, cela est certain, mais il restera un jalon de progrès et des fautes passées qui se corrigera avec l’évolution toujours plus de l’humanité.

                  La partie pourrie devient une « alarme » pour les peuples qui, tôt ou tard, auront raison de cette pourriture.

                  Mais cela fait partie de l’existence basée de l’humanité. Le mal est toujours sous-jacent au bien, sinon le bien n’a pas raison d’être.


                • @Hamed Je n’ai pas à me plaindre de ma vie. Toute ma vie fut synchrone. Nickel. Née rue des prêtres à Renaix à côté de la Basilique Saint Hermes,. Quel destin. Je devais donc arriver à la finalité qui n’est que le début de la vie : la découverte de l’HERMETISME et le mystère de la Kabbale. Comme L’arbre séphirotique. En plus en numérologie mon nom donne HUIT. Le beau-père de mon beau-père était proche de Péladan, Rose-CROIX. Il y eu des périodes sombres qui m’ont révélée à la lumière. C’est pour cela que je vois le reste du monde comme ténébreux... Ah si Renaix pouvait retrouver son nom original et non celui sous lequel il dort comme la belle au Bois dormant : RONSE (ou RONCES). Renaix vient de RHOSNE qui signifie entre autre ROSE. A l’origine Renaix était bien reliée à la ROMe ANTIQUE et aux francs ou celtes. Même les germains s’en sont emparé. Même la cuisine de la région est picarde.... Même sur la carte Renaix est à la frontière. Actuellement sous les griffes de la marâtres ou des Ronces....


                • Relu :  : RONSE (ou RONCES). Renaix vient de RHOSNE qui signifie entre autre ROSE. A l’origine Renaix était bien reliée à la ROME ANTIQUE et aux francs ou celtes. Mais les germains s’en sont emparé. La cuisine de la région est picarde.... Sur la carte Renaix est à la frontière. Actuellement sous les griffes de la marâtres ou des Ronces....Belle synchronicité : Notre-Dame de paris comme la Basilique SAINT-HERMES sont en rénovation.......J’ai passé mon enfance juste à côté,.. ;https://www.google.com/search?q=Basilique+saint+hermes+date+de+construction&tbm=isch&source=iu&ictx=1&fir=_zeGQ-dN_OBj2M%252CQKYPbu5awe5hfM%252C_&vet=1&usg=AI4_-kSIPL0Ug40lPu5SxI_Tn_Fm8AUrjQ&sa=X&ved=2ahUKEwi048qgpajvAhWMDewKHT_DBV4Q_h16BAgOEAE#imgrc=V5IRTllV7mfw7M


                • C’est toujours ainsi, depuis la nuit des temps. Quand une civilisation attient le sommet, elle décline. Comme celui qui est au sommet de la montagne, n’a qu’une solution : redescendre...


                  • Hamed 11 mars 10:22

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                    Ce n’est pas toujours ainsi. Une humanité comme une civilisation ne décline pas dans l’absolu, elle a simplement cessé son aventure sur terre. Elle est un jalon sur terre. Une nouvelle civilisation bâtie sur la première se lève et ainsi de suite.

                    Une civilisation n’atteint pas le sommet. On croit qu’elle atteint un sommet comme vous le croyez et d’autres l’ont cru, Oswald Spengler a écrit sur le déclin de l’Occident. Alors qu’il n’y a pas de déclin. Simplement, la fin d’une étape de l’histoire humaine qui fait place à une nouvelle étape.

                    Et c’est cela le plus beau, le plus fantastique, l’humanité suit son cours ascendant.

                    Vous ne pouvez comparé le haut d’une montagne, le sommet puis la descente, une vision qui ne s’accorde aucunement à la marche vivante de l’humanité.

                    Aussi, Mélusine quittez votre pessimisme. Vous vivez la plus fantastique vie, Mélusine, prenez de votre vie humaine tout ce que vous pourrez. Vous ne serez que confortée par le sourire qu’elle vous accordera. Cessez de comparer vie à tout autre chose. Vie est une Essence fantastique. Prenez-y, elle vous l’accorde.


                  • Actuellement c’est le mal qui domine. Les minorités qui ont pris le pouvoir. C’est la pyramide inversée....


                    • Hamed 11 mars 10:37

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                      Ainsi va le monde. Et c’est dans cette pyramide inversée qui est instable qu’il y a espoir d’une meilleur existence dont le moteur premier est de redresser la pyramide sur sa base.


                    • Jonas 11 mars 12:07

                      Hamed.

                      En Occident des médecins des différentes disciplines se penchent sur lui chaque jour pour le diagnostiquer sur toutes les coutures et constatent qu’il n’est pas en bonne forme. Des sociologues , historiens , psychologues , anthropologues ,psychanalystes , psychiatres etc . cherchent le remède sans résultat , mais je ne désespère pas. Le génie de l’Occident vaincra. 

                      Et malgré tous les problèmes qui l’assaille , l’Occident reste , celui qui dépense plus de 50% de son PIB , pour sa population. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle tant et tant d’immigrés malgré leur haine et leur ressentiment cherchent toujours à violer les lois de l’Occident pour venir s’y installer. 

                       Les pays arabo-musulmans manquent de médecins pour les ausculter et déceler , ce qui ne va pas dans leur pays. A part une minorité , les intellectuels arabo-musulmans, sont éduqués et formés depuis leur jeune âge a se taire et à ne pas avoir d’opinion sur ce qui se déroule dans leur pays . En revanche , on leur inculque , on leur bourre le crâne , sur les non musulmans et en particulier les juifs et les chrétiens, ils ont la tête farcie de clichés et de mensonges qui sont contredits , par leurs pieds, puisqu’il viennent se réfugiés dans les pays , qu’ils critiquent et qu’ils détestent. 

                      Le philosophe égyptien , Mourad Wahba , donne son avis sur cette éducation arabo-musulmane dans une interview sur la chaîne égyptienne Extra News du 21 juillet 2019. 

                      -Le journaliste ; « Vous avez dit que les tabous culturels envoient la mentalité Arabe dans les geôles du passé . Qu’entendez-vous par  » tabous culturel «  ? 

                      -Mourad Wahba :  » Laissez-moi, vous dire ... les enfants ne sont pas élevés en Occident comme en Orient . En Occident , un enfant peut poser des questions sur tout. En Orient , un enfant ne pose jamais de questions , car s’il en pose , on lui dit : «  Honte a toi , ne demande pas . La réponse est juste là . » Par conséquent , la mentalité occidentale est libre depuis l’enfance , tandis qu’en Orient , elles est enchaînée . Elle est enchaînée par ce que j’appelle des « tabous culturels » Quels sont ils ? 

                      Le journaliste : Les choses dont nous avons honte de parler , ou les choses dont il ne faut pas parler ? 

                      -Mourad Wahba : « Il y a certains sujets et certains problèmes qu’un enfant n’est pas censé aborder. Ainsi , vous instillez à l’enfant la peur de la sagesse et de la réflexion. Il se dit lui-même : » Ô mon Dieu ! Je ferais mieux de ne plus y penser ! « . De cette manière, son esprit commence à se fermer . Et le système éducatif poursuit son processus en ajoutant d’autres tabous culturels . » 


                      • fcpgismo fcpgismo 11 mars 13:55

                        Énergie, tout simplement la finitude ; la soutenabilité.


                        • Ben Schott Ben Schott 11 mars 14:05

                          @fcpgismo
                           
                          Tu t’es trompé, je pense que tu voulais dire :
                           
                          Soutenabilité, tout simplement énergie ; la finitude.
                           
                           
                           
                          Ça arrive à tout le monde...
                           


                        • Max31 11 mars 15:15

                          LE SECRET DE L’OCCIDENT...

                          Non il ne s’agit pas d’une quête ésotérique de plus ou une thèse plus ou moins nauséabonde en fait c’est un ouvrage de David Cosandey paru en 2007 chez Flammarion sous-titré :

                          Vers une théorie générale du progrès scientifique..

                          L’auteur y recherche les causes du décollage scientifique à partir du 15e siècle en Europe, il met en évidence les particularités qui ont précédé ce tournant et démontre que les mêmes causes ne se sont retrouvées nulles par ailleurs durablement, ce qui n’a pas mis en marche les mécanismes.

                          Les causes sont :

                          la permanences d’états ou de royaumes (4 ou 5 c’est optimum) sur une longue période luttant les uns contre les autres sans qu’aucun ne parvienne (durablement) à prendre le dessus. Pendant des centaines d’années, ces entités se combattent avancent reculent mais finalement ne sombrent pas.

                          l’espace particulier de l’Europe avec abondance de cotes, de péninsules et de montagnes, assurant des bases à ces états tout en les ouvrants en permanence à des échanges, du commerce, générant une concurrence technique, scientifique militaire et intellectuelle.


                          Ces 2 causes n’ont jusqu’à présent été réunies durablement que 2 fois dans l’histoire : en Europe, et auparavant dans la Grèce antique, et elles correspondent au 2 grandes périodes longues de développement scientifique.


                          Dès lors que ces 2 conditions ne sont plus réunies, le progrès scientifique ralentit comme on a pu le voir avec l’achèvement du cycle occidental actuel après la chute de l’URSS.


                          L’auteur pense que nous sommes à l’aube d’un nouveau cycle :


                          Voici les liens vers son site :

                          http://www.riseofthewest.net/indexfr.htm


                          Questionné récemment, voici comment il envisageait l’avenir :


                          "Donc disons qu’actuellement, les conditions sont très bonnes au niveau mondial pour le progrès des sciences, très bonnes même. On peut essayer d’imaginer ces futures avancées. 

                           

                          La course à l’espace a déjà redémarré, nous allons clairement redébarquer sur la Lune en 2025-2030, y établir des bases permanentes, et ensuite sur Mars. Le génie génétique fera d’immenses progrès, nous pourrons éradiquer du génôme quantités de défauts et maladresses et maladies, nous saurons utiliser les virus pour attaquer les bactéries, nous créerons des végétaux bcp plus productifs et sains, etc. La robotique avancera également : les robots feront le gros des opérations chirurgicales, conduiront les voitures et les avions, serviront comme soldats, coiffeuses, etc.  La physique profitera grandement aussi. La cosmologie sortira de son impasse.  

                           

                          D’ici à 2050-2060, l’Inde devrait même à terme rattraper la Chine et alors ce sera un jeu à trois : Chine, Inde, USA. Cependant, de par leur population Chine et Inde devraient finir par écraser les USA. A niveau de développement égal, leur PIB sera en effet 6 fois supérieur... Disons vers 2100. A ce moment, soit Chine et l’Inde auront éclaté en 4 morceaux chacune de 500 millions d’habitants (et alors les USA continueront à être un des Etats puissants du système), soit Chine et Inde resteront unies et seules en lice comme puissances dominantes, vers 2100, les USA étant devenus un « petit frère ». En d’autres termes, l’existence de l’Inde sera une chance pour le monde de 2100 : elle sera le seul moyen de contrebalancer une toute-puissante Chine, qui établirait alors une sorte d’Etat universel chinois."

                          • titi 11 mars 15:21

                            @L’auteur

                            Quel déclin ?

                            Partout dans le monde émerge une classe moyenne qui aspire à la maison individuelle, la cuisine intégrée, la voiture + Netflix : en Chine, au Nigéria, partout...

                            Le mode de vie occidental s’impose partout.


                            • Hamed 11 mars 17:07

                              @titi

                              Quel déclin ? Le déclin est humain dans le sens qu’il est pensé humainement. Mais dans le sens absolu, il n’est pas déclin ni grandeur de l’Occident. Pourquoi ?

                              Par ce que l’Occident a été construit par l’histoire. Le progrès n’est pas occidental, il est universel. C’est une erreur pour l’Occidental de croire que le progrès est occidental, ou que la vie dans le monde s’est occidentalisée.

                              Dans un siècle, voire même avant ou après selon le progrès du monde, la vie occidentalisée sera oubliée. Pourquoi l’Europe sera pour au moins un tiers africaine. Deux cent ans passeront, l’Europe sera 70% africaine et moyen-orientale. Donc en 2200. L’Occident cessera d’être l’Occident qui a cours aujourd’hui.

                              Et ce seront les forces de l’histoire qui mettront ce processus qui est déjà en marche et l’amèneront à terme. La Chine se contractera, le Japon aussi. Le monde sera renversé au profit des populations qui resteront encore fertiles.

                              C’est un peu comme ont existé les monarchies européennes, et aujourd’hui avec leurs serfs et leurs vilains, elles ont disparu pour laisser place à des républiques qui passeront aussi pour de très grandes unions.

                              Les Etats-Unis seront aussi à population noire et hispanique majoritaire. Au Congrès américain, siègeront plus de noirs et d’hispaniques que de blancs. En Russie, même processus, les minorités deviendront des majorités, et inversement.

                              Angela Merkel a recruté déjà plus d’un million d’Africains pour compenser la dénatalité. Et elle va continuer. La France aussi, elle puisera dans le vivier africain et arabe. Et tous les pays d’Europe.

                              Donc le mode de vie occidental qui s’impose n’appartient pas en propre à l’Occident. C’est vrai, il s’est imposé à elle en premier, et il est en train de s’imposer au reste du monde. Les gratte-ciels s’imposent partout dans le monde.

                              Un bon vaccin qu’il soit russe, anglais, américain ou chinois contre la Covid-19 est avant tout un vaccin qui a été trouvé par l’homme grâce à sa pensée qui a cherché à la place de l’homme. l’homme n’a fait que suivre l’intuition de la pensée qui n’appartient pas en propre à l’homme. Comme d’ailleurs la vie n’appartient pas en propre à l’homme, qui peut le quitter à tout instant. Arrêt cardiaque, accident mortel, etc.

                              Et si ce vaccin fait l’effet tant désiré et fait ses preuves, toutes les nations se mettront à le produire.

                              C’est le même processus que la vie moderne, la vie occidentalisée. L’être humain n’est pas, il ne choisit pas, il est soumis à des ordres qu’il ne peut contrôler. L’Occident n’était pas, il n’a pas existé, il est devenu Occident, et il peut disparaître se fondre dans d’autres civilisations qu’il ne s’apercevra même pas qu’il a fusionné. Et il est en train de le faire déjà aujourd’hui.

                              J’espère que vous pouvez comprendre les forces de l’histoire qui dépassent les êtres humains.


                            • titi 11 mars 21:14

                              @Hamed

                              « Deux cent ans passeront, l’Europe sera 70% africaine et moyen-orientale. »
                              Au contraire.
                              Dans deux cent ans le monde sera occidentalisé.
                              Peut être n’y aura-t-il plus de blancs, mais tous vivront comme des blancs

                              « Un bon vaccin qu’il soit russe, anglais, américain ou chinois contre la Covid-19 est avant tout un vaccin qui a été trouvé par l’homme grâce à sa pensée qui a cherché à la place de l’homme »
                              Un bon vaccin, et même un mauvais vaccin, il provient de recherches menées il y a plus d’un siècle, ni en Afrique, ni en Chine, ni en Sibérie.
                              Les puissances « émergeantes » elles conjuguent démographie et occidentalisation.

                              « renversé au profit des populations qui resteront encore fertiles. »
                              Partout dans le monde la natalité baisse, corollaire de l’adoption du mode de vie occidental. Même si la natalité est très élevée dans le monde subsaharien, il n’empêche qu’elle baisse.

                              Et d’ailleurs les populations que vous appelées « fertiles », elles grandissent parce que l’occident a « donné » au monde l’hygiène, les médicaments, qui font que les femmes ne meurent plus à l’accouchement et que leurs enfants ne sont pas tous morts à l’age de 3 ans.

                               


                            • Le risque est surtout que l’extrême-droite risque gagnent les élection. est-votre but... aux élections. Voilà ce qui me semble plus probable. Est-ce votre but ??


                              • Hamed 12 mars 10:59

                                @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                Certes le risque existe, Mélusine, mais sans le risque, l’existence a-t-elle un sens.

                                Si l’humanité ne se conrfonte pas aux riques de l’existence, on ne peut dire que l’humanité ait un sens existentiel.

                                De même pour le doute, si nous ne doutons pas, nous ne pouvons exister. Vous, Mélusine, si vous étiez certaine de vous, votre existence serait certainement puérile, fade et donc sans sens.

                                Si l’extrême-droite venait à gagner les élections, c’est tout simplement que cela était nécessaire. Et sans pour cela une fatalité.

                                C’est notre vie existentielle par laquelle nous existons qui commande notre devenir. Et ce n’est le but de personne, même s’il y a lutte pour ce but. Au bout du compte, tout ce qui arrive a un sens. 

                                Et l’évolution du monde reste toujours un progrès, un progrès perpétuel inscrit dans les gènes des humains. J’espère que vous comprenez.


                              • fcpgismo fcpgismo 13 mars 11:33

                                Pauvre attardé mental opportuniste c’est l’humain qui décline pas seulement l’occident.

                                Encore un islamonazi qui ce cache derrière son petit doigt comme la « trique » du petit fils du fondateur des frères musulmans.

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