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Accueil du site > Tribune Libre > Pourquoi notre système n’impose plus de limite ?

Pourquoi notre système n’impose plus de limite ?

        Le délitement de notre société devrait amener un certain nombre de questions. Onfray parle de décadence. La liberté, comme objectif absolu, peut elle engendrer une société, car se sont les interdits qui ont fait les civilisations. L'apprentissage de la limite semble un passage obligé dans toute éducation. Certaines religions les ont multipliés à souhait. Mais ces limites ne sont-elles pas aussi le moteur de l'apprentissage de la volonté qui fait la force individuelle et probablement, collectivement, la force sociale ? 

 Le bon consommateur est sans limite, et c'est cette absence de limite à son désir qui entretient ses achats. Autrefois, l'apprentissage de la limite était une partie intégrante de l'éducation. L'éducation consistait, en effet, à conduire l'enfant hors du monde fusionnel et sans limite de la mère, dans le monde sevré et limité du père, préparant ainsi l'enfant, à la vie en société. C'était la nécessaire castration de Freud. Le verrou de la castration a sauté avec le consumérisme.

Le consumérisme doit alors assumer deux contradictions, c'est à dire, d'un coté une absence de limite toujours poussée plus loin, porteuse et garante d'une consommation soutenue, et de l'autre une limite, toujours présente et nécessaire, à la vie en société. C'est cette double contradiction dans la contrainte, qui conduit l'individu à l'hystérie. Chez les enfants, c'est un drame pour les plus fragiles, qui participe aux causes de l'hyperactivité et de l'impossible attention et concentration.

C'est un des problèmes sournois qui rongent l'école et la société, car les adultes ne sont pas plus heureux dans cette course à la consommation et, à un égalitarisme souhaité pour augmenter le pouvoir d'achat et honni par l'absence de différenciation qu'il engendre. Tout le monde semble avoir oublié, que l'apprentissage de la frustration, est un passage obligé de la construction de l'individu. Le capitalisme et le consumérisme feront payer cher, un jour, d'avoir ignoré cette loi fondamentale de l'être humain.

"En une génération, nous avons vu émerger dans les consultations, des parents qui ne s’autorisent plus à dire “Non” à leurs enfants, non pas un “Non” qui seulement interdit, mais un “Non” qui, du fait d’interdire, autorise et ouvre à du possible. En revanche, ils se voient de plus en plus mis à mal du fait de ne pouvoir être des pourvoyeurs pour leurs enfants. Le tableau est sans aucune trace d’antécédent dans l’Histoire, et suffisamment représentatif aujourd’hui, pour être épinglé."

Les conséquences de ce phénomène qui s'est généralisé dans les sociétés occidentales, sont une catastrophe par la suite à l'école où ces enfants n'acceptent plus la moindre limite et ne reconnaissent plus, audessus d'eux, le minimum d'autorité nécessaire à la vie en groupe. Dans la classe, ils contestent tout, font des réflexions à propos de tout, et ne possèdent aucun des rituels de base de la politesse la plus élémentaire. Ils font ce qu'ils veulent ! Il suffit d'avoir deux ou trois enfants de ce profil dans une classe, pour que toute la classe se gangrène ! Les nerfs du professeur sont alors soumis à rude épreuve, car les provocations de ses enfants sont permanentes pendant les cours.

Notre système en n'imposant plus de limite, est au service de la consommation. Le pédagogisme qui a déconstruit l'apprentissage de la limite à l'école, se sert probablement d'alibis culturels qui cachent un cynisme politique. Notre société est maintenant basée sur un consommateur érigé en finalité absolue, L'espace de la mère n'est jamais dépassé, dans un infantilisme général, c'est le terreau du monde de la marchandise.

Il faudrait revisiter sans complaisance les fondements du paradigme de la société de consommation, à la lumière de la psychanalyse. Une analyse conceptuelle est maintenant nécessaire. Il est temps de comprendre que les chemins de la vérité se foutent du politiquement correct !


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46 réactions à cet article    


  • McGurk McGurk 26 septembre 2017 17:48

    L’absence de la limite que vous décrivez se retrouve énormément chez nos politiques. Après avoir eu la confiance des électeurs donc remporté les élections, on a toute la panoplie courante des détournements de fonds et abus de bien sociaux, autoritarisme, népotisme, ignorer la volonté de la population, etc.

    Ayant eu plusieurs voisins infernaux, j’ai été (et je le suis encore) confronté à des personnes n’ayant absolument aucune retenue et qui se fichaient éperdument des conséquences de leurs actes et encore moins de ce qu’en dirait les autres. Bruits insupportables à toute heure et pendant des durées plus ou moins longues, les gosses qui courent toute la journée dans un appartement jusqu’à 2/3h du matin, tentatives d’intimidation ou prise de bec lorsqu’on leur rappelait les limites de la vie en communauté, dégueulasser les parties communes et individuelles en s’en fichant royalement, etc. Un véritable enfer...

    Au collège et lycée, j’ai été régulièrement confronté à des classes où les élèves se permettaient absolument tout et n’avaient aucunement le désir d’étudier, apprendre et évoluer. Ils préféraient bavasser et rire au lieu d’écouter, tabasser ceux qu’ils avaient désigné comme « cible » et les traiter de « fayots » lorsqu’ils allaient se plaindre, détruisaient ou dégradaient les affaires (sac, trousses et contenus, vêtements) des autres, visaient les professeurs avec des gommes et avions, etc. La plupart venaient de familles stables de classe moyenne ou très aisées (je pense que ce sont les pires), par contre ils avaient visiblement fait l’impasse sur leur éducation et jamais imposé une quelconque limite.


    • gogoRat gogoRat 26 septembre 2017 18:40

       Les pétitions de principe n’y feront rien ...
       Quand notre ’système’ ne s’impose plus aucune limite (et surtout pas le ’noblesse oblige’ de la caste des Nobles du temps jadis !), il donne à suivre un exemple délétère.
       Alors, n’y aurait-il pas plus urgent, aujourd’hui même, que de noyer le poisson en faisant mine de s’étonner d’un inéluctable effet de mimétisme de la part des sujets/administrés ?!

       Gageons que le mot ’système’ renvoie au ’système politique’. Dans les faits, en France, ce qui est nommé ’démocratie représentative’, avec son ou ses incarneurs de peuple, n’est rien d’autre qu’un système aristocratique, au sens étymologique de ’pouvoir des meilleurs’.
       Il faudrait être à la fois bien naîf et, en même temps, bien obtus, pour ne pas voir que les parvenus d’un système aristocratique, persuadés d’être ’les meilleurs’ ne risquent certainement pas de s’imposer des limites à eux-mêmes !

      alors la conjecture :
      ’La liberté, comme objectif absolu, peut elle engendrer une société, car se sont les interdits qui ont fait les civilisations’
       ne nous montre que le credo de l’auteur ... mais n’est en rien démontrée !
       Pire, elle risque bien de montre avant tout le contresens que fait l’auteur sur la liberté démocratique voulue par le peuple français. Cette liberté est INDISPENSABLE pour l’accepation du contrat social démocratique pensé par JJ Rousseau ; elle est INDISPENSABLE et première, pour l’avènement d’ une égalité en dignité véritablement choisie et non pas contrainte, et pour que puisse être vécue et non pas seulement singée une vraie fraternité !


      • Cateaufoncel 26 septembre 2017 23:10

        @gogoRat


        « ne nous montre que le credo de l’auteur ... mais n’est en rien démontrée ! »

        Voilà ce que c’est que d’ignorer l’histoire en pensant que ça ne sert à rien.

        "Pire, elle risque bien de montre avant tout le contresens que fait l’auteur sur la liberté démocratique voulue par le peuple français."

        Quand on voit l’ersatz de liberté dont il se contente, et qu’après avoir un élu un président de la République, sur un mensonge impudent - « Mon ennemie, c’est la finance ! »
        -  il a élu ce que cette même finance produit de pire, sur la base de 255 couvertures de magazines polychromes, on a des doutes sur la profondeur de cette volonté.

        "Cette liberté est INDISPENSABLE pour l’accepation du contrat social démocratique pensé par JJ Rousseau ; elle est INDISPENSABLE et première, pour l’avènement d’ une égalité en dignité véritablement choisie et non pas contrainte, et pour que puisse être vécue et non pas seulement singée une vraie fraternité !"

        Tout cela, ce sont précisément les conneries qui ont rendu notre société telle qu’elle est. Et ça se voyait venir de loin, puisque Tocqueville la décrivait ainsi, en... 1840 :

        Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leurs âmes.
        Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et, s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie.

        Saisissant, non ?


      • gogoRat gogoRat 27 septembre 2017 12:10

        @Cateaufoncel

         Ce qui est surtout saisissant c’est le contresens impardonnable que vous entretenez sur l’engagement historique et culturel du mot ’égalité’ dans la devise française, constitutionnelle, inscrite au fronton de nos édifices publics, et connue dans le monde entier !
         ’liberté, égalité, fraternité’ !

         Il serait aussi fort préoccupant que nos donneurs de leçons n’aient jamais réfléchi ni compris que l’ordre de ces trois mots est essentiel !

         Alors, au cas où, et, encore une fois (’bis repetita placent’) :
         cette égalité-là n’est ni un simplisme idiot voulant gommer les différences pour arriver à du ’semblable’, ni ce qui a pu être raillé sous le terme de ’mêmeté’ !
         Il s’agit d’une égalité en dignité ! L’égalité en droit et en devoir, d’ailleurs, qui est plus souvent comprise, ne fait que découler de cet engagement visant à abolir toute distinction de classes (donc de statuts ...) !

         Beaucoup de donneurs de leçons, lorsqu’on cite l’auteur du ’Contrat social’, qu’ils n’ont jamais lu, ou en tout cas pris la peine d’essayer de comprendre, se contentent d’un réflexe de pavlov, pour ’argumenter’ ad hominem, en jetant le bébé avec l’eau du bain, rejetant l’auteur pour s’exonérer d’examiner ses arguments ...
         
         Alors, celles et ceux qui se laisseraient convaincre par de telles échappatoires peuvent-ils se croire crédibles et oser se montrer en exemples ?


      • Pascal L 26 septembre 2017 19:33

        En fait c’est la sincérité qui est devenu l’élément prédominant de notre société. La sincérité passe avant la vérité. Je suis sincère, donc je n’accepte pas de remise en cause de cette sincérité.

        La vérité n’est plus audible. 

        Dans les sociétés chrétiennes, la liberté est fondée et justifiée par l’amour. Tout ce que je fais, je le fais par amour des autres et je ne leur veut que du bien. Dans ces conditions, il n’est pas nécessaire de mettre de contraintes à la liberté. Sans la conscience d’un Dieu qui nous dépasse et qui nous aime, il n’y a aucune raison que j’aime quelqu’un d’autre, sauf par intérêt. J’aime les personnes avec qui je prend du plaisir. Les autres m’indiffèrent et si je leur prend quelque chose, tant mieux. Le contrat social ne peut plus exister car l’intersection des intérêts individuels est un ensemble vide.

        Nous vivons aujourd’hui une déchristianisation massive qui laisse le champ libre à l’exacerbation des intérêts individuels. La conséquence en est la perte de la liberté. La Turquie était primitivement chrétienne, mais parce qu’ils ont oublié l’amour, la haine s’est installée et le régime qui a remplacé la liberté est la soumission (sens du mot Islam). Cette évolution peut aussi être la notre si nous n’y faisons pas attention.

        • gogoRat gogoRat 26 septembre 2017 20:04

          @Pascal L
           ?? « il n’est pas nécessaire de mettre de contraintes à la liberté » ??
           pire qu’une lapalissade : un non sens !


        • Pascal L 26 septembre 2017 20:58

          @gogoRat
          La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 Art. 4.). La limite est fixée dans la morale républicaine, mais qui peut limiter sa liberté sans la contrainte ? Bien évidemment, les républicains pour qui cette morale a un sens. Les Chrétiens, lorsqu’ils suivent le commandement d’amour demandé par Jésus s’arrêtent même avant, car ils ne sont pas neutres, il veulent faire du bien à autrui. Mais la société n’est pas constituée que de Républicains et de Chrétiens. Pour les autres, il faut une contrainte forte qui poussent « les honnêtes gens » à choisir la dictature lorsque les excès sont trop évidents. La morale étant morte aujourd’hui, il ne reste que la dictature. A moins que l’amour...


        • gogoRat gogoRat 27 septembre 2017 12:26

          @Pascal L

           La Constitution de 1789, ce n’est pas les ’tables de la loi’ (évocation biblique pour les incultes) !
           D’ailleurs cette constitution n’a plus cours aujourd’hui. Ce qui corrobore le sentiment, plutôt consensuel, que :
           ’errare humanum est, sed perseverare diabolicum’  !
           
           En clair :
           la liberté c’est surtout garder la possibilité d’un choix entre ce qui peut être perçu ou considéré comme un bien, et ce qui peut être perçu ou considéré comme un mal !
           Sans cette liberté de choix individuel, ne reste que la peur du gendarme, et un pur déterminisme froid et inhumain ! Sans cette liberté, la notion même de vertu perd tout sens ! ... en conséquence de quoi l’amour ne deviendrait plus qu’un mot creux, tout juste bon pour que quelques dictateurs dans l’âme puissent afficher des postures !


        • Pascal L 27 septembre 2017 15:07

          @gogoRat
          « la liberté c’est surtout garder la possibilité d’un choix entre ce qui peut être perçu ou considéré comme un bien, et ce qui peut être perçu ou considéré comme un mal ! » ->

          Cette perception du bien varie fortement d’une civilisation à l’autre, d’un groupe d’individus à un autre. Dans toutes les idéologies, nous percevons une inversion de cette notion qui paraît naturelle du bien et du mal pour la sauvegarde de l’idéologie. Ainsi, selon ses choix personnels, il devient nécessaire de détruire ceux qui s’opposent à l’idéologie : juifs, capitalistes, chrétiens... Faut-il le permettre à cause de leur sincérité ? L’Etat à qui revient le maintien de l’ordre public limite forcément cette liberté. Pourquoi l’antisémitisme est-il condamné par la loi si naturellement tout le monde considère cela comme un mal ? Personne ne vous interdit de penser ce que vous voulez, mais l’Etat ne permet pas forcément de l’exprimer publiquement, malgré la sincérité de ceux qui veulent l’exprimer.

          Dans une démocratie, le maintien de la paix et de la liberté de pensée est un exercice d’équilibriste, il y a toujours des groupes pour lesquels l’expression de leur liberté peut être considérée comme une insulte par d’autres groupes. Les revendications communautaristes sont une atteinte à l’égalité des droits et des devoirs. Lorsque cela va trop loin, les groupes qui veulent imposer une pensée unique finissent par devenir séduisant à la majorité et prennent le pouvoir. C’est ainsi que le nazisme s’est imposé par le vote en Allemagne et ceux qui ont voté pour eux étaient parfaitement sincères.

          Vous avez raison de dire que sans la liberté, la vertu perd son sens, mais la vertu ou la morale ne s’encadre pas par des lois. Faut-il accepter le mal pour préserver la vertu ? Le mot fraternité qui apparaît au fronton des mairies et des écoles n’a plus aucun sens aujourd’hui. La liberté sans la fraternité est devenu « Je fais ce que je veux et j’em... tout le monde » et l’égalité sans la fraternité devient « Je ne veux voir qu’une tête et je coupe ce qui dépasse ». La sincérité ne peut tout excuser.

        • gogoRat gogoRat 27 septembre 2017 17:43

          @Pascal L
          « Bien plus grave que de ne pas comprendre : être, à tort, persuadé qu’on a compris. » - PasGlop
           
           Disons alors que c’est moi qui ai du mal à comprendre votre formulation ?
           En tous cas, une écoute attentive et rigoureuse aurait pu vous inciter à la prudence avant de simplifier : « 
          ... la notion même de vertu perd tout sens ! » par : « la vertu perd son sens »
           Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit !
           Si jamais il arrive que la notion de vertu perde tout son sens, le mot ’vertu’ perd alors toute signification, et votre simplification n’a alors pas de sens non plus ! vu ?

          Par contre un corollaire de mon affirmation est effectivement bien que :
          «  la vertu ou la morale ne s’encadre pas par des lois »
           (ce qui, entre nous, devrait être enseigné à tous les notaires et à tous les juristes de France ...)

          Il ne s’agit alors absolument pas d’accepter le mal pour préserver la vertu : encore un non sens !
          Il s’agit d’accepter la liberté de faire le mal pour préserver la liberté de le refuser vertueusement !
          (car, logiquement, si l’on refuse cette liberté, le mal comme la vertu -étant remplacés par l’interdit- n’ont plus d’existence, et ne pouvant plus être perçus ni identifiés, disparaissent du champ de conscience, qui donc rétrécit !)
           
           Enfin, ce n’est pas qu’aujourd’hui le mot fraternité n’ait plus aucun sens ! C’est tout simplement que ceux qui affichent, seulement par posture, cet engagement, sans le vivre réellement et sincèrement
          ne sont que des faux-jetons !
           Aucun mal à faire ’tout ce que je veux’ si ’je veux faire le bien’, ou plutôt même, si tout simplement je suis assez intelligent pour comprendre vraiment mon intérêt avec du recul ; et si selon les mots du ’Contrat social’ , j’essaye de "Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui-même et reste aussi libre qu’auparavant. "

           
           


        • Pascal L 27 septembre 2017 21:50

          @gogoRat
          Ecrit comme ça, je ne peux qu’approuver votre reformulation...


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 26 septembre 2017 19:53

          Je plussoie totalement, mais je pense que c’est trop tard. Les guerres se chargeront de régler le problème. Voir et REVOIR le film : CABARET. Un condensé de la mécanique totalitaire qui se profile en contre« chant ». J’avais compris en 1985. Mais comme Cassandre, mes mises en garde n’ont servi strictement à rien. Je ne me sens pas une âme de Sysiphe. Et ma plus grande désolation, c’est de constater que trois femmes juives sont derrière ce chaos : Marcella IACUB, Elisabeth Roudineco herself, et BUTLER. Nos ennemis dans notre propre famille.


          • JL JL 26 septembre 2017 23:07

            Je lis :
             
            ’’Il est temps de comprendre que les chemins de la vérité se foutent du politiquement correct !’
             
            ça ne veut rien dire.
             
            Des mots ne font pas un article.


            • Cateaufoncel 26 septembre 2017 23:17

              @JL

              « ça ne veut rien dire. »

              Essayez de réfléchir à ce que le politiquement correct nous impose et nous interdit, par rapport aux réalités des hommes et du monde.

              J’ajoute que le politiquement correct n’est rien que d’autre que la tyrannie des minorités et des boutonneux et -neuses des réseaux sociaux, réunis.


            • McGurk McGurk 26 septembre 2017 23:28

              @Cateaufoncel

              Comme le troupeau de boulets qui n’ose plus dire « noir » et qui dit du coup « black » smiley .


            • Pierre Sanders Pierre Sanders 27 septembre 2017 02:07

              @McGurk

              « Comme le troupeau de boulets qui n’ose plus dire « noir » et qui dit du coup « black » »

              Il y a de ça, mais aux Etats-Unis , ils ont fait beaucoup plus sophistiqués. Ils ont passé de Noirs américains, à Afro-Américains, et,maintenant, pour certains, on en est à Africains-Américains.

              Ce n’est certainement pas fini, on est en pleine évolution, ce qui fait qu’en bonne société politiquement correct. on n’est toujours à la merci d’un impair incontrôlé conséciutif à une instruction « d’en haut » qui ne nous serait pas parvenue.,


            • JL JL 27 septembre 2017 09:30

              @Cateaufoncel
               
              Les chemins de la vérité  ? De quelle vérité ?
               
              Cette phrase que j’ai relevée, c’est un escabeau pour se rapprocher de la Lune ; elle relève de la pensée magique.

              Qui, excepté les conformistes indécrottables, les dogmatiques, les pervers ... et les politiciens, a pu croire un jour que le politiquement correct était le chemin de la vérité ?
               
              Napoléon disait : « En politique, une absurdité n’est pas un obstacle. »
              Et Frédéric Pierru : « La croyance s’affranchit très aisément du principe de non-contradiction »
               
               Allez dire à ces gens-là qu’Il est temps de comprendre que les chemins de la vérité se foutent du politiquement correct  ! Ils vont vous rire au nez. Eric Trévarez est un enfant qui veut enseigner à ses maîtres.
               

               


            • JL JL 27 septembre 2017 09:59

              La vérité ? Tout le monde s’en fout !
               
              « N’importe quoi, sauf la vérité. Il n’y a que ça qui ne se vend pas. » (Boris Vian)


            • McGurk McGurk 27 septembre 2017 11:32

              @Pierre Sanders

              J’ai vu plus choquant et plusieurs fois, des groupes de jeunes noirs qui s’appelaient entre eux « négro » et ça paraissait « normal ».



            • Cateaufoncel 27 septembre 2017 12:07

              @JL

              « Les chemins de la vérité  ? »

              J’ai pris cela pour une métaphore, vous remarquerez que je lui ai préféré le terme réalité

              On peut toujours reprocher à Eric de Trévarez, de n’avoir pas écrit : « La vérité n’en a rien à foutre du politiquement correct », mais, pour moi, c’est une querelle d’Allemands, à laquelle je n’adhère pas,


            • JL JL 27 septembre 2017 13:07

              @Cateaufoncel
               
              La réalité ? Le politiquement correct n’en fait-il pas partie ?
               
              Tous les menteurs, tricheurs, profiteurs, c’est la réalité, aussi !
               
              Querelle d’Allemands si vous voulez, mais venant de quelqu’un qui dit faire des recherches en sémiologie et symbolisme, je conteste.


            • Cateaufoncel 27 septembre 2017 16:51

              @JL


              « La réalité ? Le politiquement correct n’en fait-il pas partie ? »

              En tant que négation de certaines réalités, incontestablement !
               


            • Cateaufoncel 27 septembre 2017 17:16

              @Stormbringer


              « Papiers, fissa le blackos ! »

              Ceux de l’ONG m’ont dit de les jeter avant de présenter ma demande d’asile, je les ai plus...


            • Jonas 27 septembre 2017 01:17
              « Pourquoi notre système n’impose plus de limite ? »L’idéal maçonnique : « Liberté, égalité, fraternité » de nos chères élites impose la toute puissance de l’homme par la négation de Dieu.
              Un Monde où l’individualisme, « l’Intertainment », l’égoïsme, la cupidité, l’argent facile, le consumérisme, le monde de la finance, la luxure, la haine, l’ultra-violence ont détrôné l’Amour de Dieu.

              • pipiou 27 septembre 2017 01:27

                @Jonas
                Les hommes ont surtout compris qu’ils n’avaient pas grand chose à attendre de Dieu et qu’ils devaient se gérer eux-mêmes.


              • Jonas 27 septembre 2017 07:55

                @pipiou « Les hommes ont surtout compris qu’ils n’avaient pas grand chose à attendre de Dieu et qu’ils devaient se gérer eux-mêmes. »


                oui, et on voit le résultat.

              • Cateaufoncel 27 septembre 2017 17:20

                @Jonas

                « ... et qu’ils devaient se gérer eux-mêmes. »

                ...et qu’ils devaient essayer de se gérer eux-mêmes... Les résultats ne sont pas à la hauteur des illusions.


              • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 septembre 2017 04:44

                Le diagnostic est juste mais nécessite d’être approfondi. Il est très clair que la psychanalyse a grandement contribué à cet état de fait et ne saurait à elle seule en être la solution. Le problème est carrément anthropologique et nécessite de revenir à la notion architectonique de sacrifice qui engendre et la communauté et la réalité et la loi. C’est là que c’est articulé depuis la nuit des temps ce qui a pu contenir la toute puissance des hommes, comme les conflits et la violence qu’elle amène. René Girard est ici une lecture indispensable.


                • Ruut Ruut 27 septembre 2017 08:11

                  Faute a la TV qui souvent accusent les parents ou donnent des conseils d’éducation bidons.

                  Une bonne petite fessée de temps en temps, ça refixe rapidement les limites.

                  Un enfant ça a besoin de comprendre rapidement les limites.

                  Mais .... oh .. hi .. ha ..TV.... maltraitance.... bilan .... plus de fessées, car c’est mal.. et donc, plus de repères.

                  Un enfant ça comprend beaucoup de chose, sauf ce que les adultes lui explique, faute d’informations en suffisances et de comparaisons dans le vécu. En plus ils ont du mal a différencier le rêve et les histoires de la réalité. (Les adultes aussi de plus en plus souvent).


                  • gaijin gaijin 27 septembre 2017 12:25

                    @Ruut
                    « Une bonne petite fessée de temps en temps, ça refixe rapidement les limites. »
                    c’est pas interdit par la loi ?

                    dure limite .....
                    https://www.youtube.com/watch?v=vXU3VveLWww



                  • gaijin gaijin 27 septembre 2017 13:25

                    @gaijin
                    https://www.youtube.com/watch?v=Wrrxub-3f5Q

                    " C’est nous les Africains,
                     Qui revenons de loin.
                     Nous venons des colonies,
                    Pour sauver la Patrie.
                    Nous avons tout quitté :
                    Parents, gourbis, foyers.
                    Et nous gardons au cœur,
                     Une invincible ardeur.
                    Car nous voulons porter haut et fier,
                    Le beau drapeau de notre France entière.
                    Et si quelqu’un venait à y toucher,
                    Nous serions là pour mourir à ses pieds.
                    Battez tambours, à nos amours,
                    Pour le Pays, pour la Patrie, mourir au loin.
                    C’est nous les Africains ! "


                  • Ruut Ruut 27 septembre 2017 13:50

                    @gaijin
                    Tu viens de mettre le doigt sur la cause du problème et les conséquences visibles.


                  • zzz999 27 septembre 2017 08:48

                    Partout est prôné l’inversion des valeurs comment s’étonner de notre dégénérescence ?


                    • gaijin gaijin 27 septembre 2017 09:52

                      oh mais il y a pleins d’interdits , de plus en plus , partout ...de normes régissant chaque acte, chaque pensée ......
                      paradoxe d’une société libertaire ( soit disant ) qui sombre dans la bureaucratie
                      là n’est pas la question
                      la question est qu’il n’y a pas de projet
                      les règles , les cadres , les interdits ont du sens dans le cadre d’un projet : vous allez quelque part alors vous vous fixez des règles , si vous n’allez nulle part alors vous pouvez rester au lit en vous grattant les c.......
                      notre société n’est pas une culture ( on serait bien en peine de définir ce qu’on cultive ) ni une civilisation .....il y a pas mal de temps déjà que l’on est en pleine décadence


                      • McGurk McGurk 27 septembre 2017 12:48

                        @gaijin

                        Bah si en ce moment le projet c’est « économies de bouts de chandelle, chômage de masse et le pouvoir sans limite aux entrepreneurs ».

                        Pas sûr que ça cadre avec un projet sociétal...


                      • gaijin gaijin 27 septembre 2017 13:17

                        @McGurk
                        ben c’est ce que je dit il n’ y a pas de projet ( et savoir qui encule qui n’est pas un projet ) et même pire personne n’a une idée de ce qu’est un projet de civilisation ..........


                      • Xenozoid Xenozoid 27 septembre 2017 13:22

                        @gaijin 


                        oui


                        Ce nouveau fascisme n’est pas alimenté uniquement par des mensonges, même si bien sûr les mensonges sont là en abondances et absurdes. Ce nouveau fascisme est alimenté par les mythes, nos mythes, les mythes que nous absorbons nous-mêmes pour dormir. Ce nouveau fascisme est en vérité un fascisme élémentaire, qui renaît aujourd’hui par une confluence d’événements ; le zèle des rares, en combinaison avec la passivité du plus grand nombre, ont donné un signal a ce nouvel ordre.

                        L’écrivain Umberto Eco, dans un essai de 1995 intitulé « votre-fascisme, » délimitait plusieurs éléments de base qui ont existé sous une forme ou une autre dans chaque État fasciste dans l’histoire : « la démocratie parlementaire est par définition pourrie, parce qu’elle ne représente pas la voix du peuple, qui est celle du chef sublime. Doctrine dépassant la raison où la science est toujours suspect. L’identité nationale est assurée par les ennemis de la nation. Argument équivalent à trahison. Perpétuellement en guerre, l’État doit gouverner avec les instruments de la peur. Les citoyens n’agissent pas ; ils jouent le rôle de soutien du « peuple » dans le grand opéra qui est l’État".

                      • Crab2 27 septembre 2017 10:02

                        L’autruche, quand il faut voler, dit : « Je suis chameau » et quand il faut porter un fardeau, elle dit : « Je suis oiseau »  : proverbe turc illustrant la paresse. Note : en turc, l’autruche se dit : l’oiseau-chameau

                        Suites  :

                        Les autruches de l’islamisme

                        https://laicite-moderne.blogspot.fr/2017/09/les-autruches-de-lislamisme.html

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