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Accueil du site > Tribune Libre > Précisions sur ma position quant à l’avortement

Précisions sur ma position quant à l’avortement

Vu l'incompréhension de certain sur mes propos dans mon précédent article voici quelques précisions sur ma réflexion.

Je suis par principe, quasi ontologique, pour la vie et il me semble que tout le monde devrait l'être. Dès lors comment peut-on être pour l'avortement acte, par nature, contraire à la vie ? En toute logique personne ne peut être pour (sans nuance) l'avortement. Ce qui ne veut pas dire que l'on ne puisse pas y recourir.
 
L'avortement a toujours des conséquences psychologique chez la femme et son entourage (le nier est une escarmouche qui tient à la fuite et aggrave toujours, à terme, les conséquences psychologiques).
 
Oui, un avortement est toujours une blessure (tout psychologue le confirmera).
 
Mais je ne m'oppose pas à ce que d'aucuns, en toute liberté, c'est à dire en toute connaissance et responsabilité y aient recours après avoir muri, par une réflexion approfondie -autant que cela ce puisse dans des délais, de fait, trop brefs- et en tenant compte de l'avis des autres impliqués dont le père, de faire le choix d'y recourir.
 
Il faut être misanthrope pour ne pas reconnaitre que le père a une place dans la décision de garder l'enfant.
 
Il n'est en rien misogyne de dire que la femme n'est pas seule à devoir participer au choix.
 
Cela n'a rien à voir avec le viol. Qu'un violeur n'ait pas à participer au débat c'est un fait, mais que diriez-vous lorsque une femme fait un enfant dans le dos de son partenaire sans que celui ne soit d'accord (c'est très courant et on en parle jamais), la loi décréterait que seul le partenaire qui ne voulait pas d'enfant peut décider de garder le bébé ou non ? Il me semble bien pourtant que c'est là un principe de réciprocité légitime.
 
D'autre part, en démocratie, dès lors que le législateur décide de prendre un dossier en étude, de facto, il devient un problème public ouvert au débat public mis aux mains de tous les citoyens quels que soient leur origine, leurs convictions, leur genre, leur couleur de peau, leurs idéologie, leurs idées, leur religion... Les hommes ont donc pleinement le droit de participer au débat et ce au même titre que n'importe qui d'autre. Il n'y a en démocratie aucun débat qui appartienne plus à l'un qu'à l'autre. La seule légitimité pour débattre c'est d'être un citoyen.
 
Dans le choix, d'avoir ou pas un enfant, d'avorter ou pas les partenaires ont la même légitimité démocratique pour participer à la décision.
 
Le législateur n'a pas à banaliser l'acte d'avortement, il a à l'encadrer pour que l'intérêt (dont la santé) de tous soit assuré, de la mère mais aussi du père et de l'embryon. Pour ce faire, la puissance publique doit aussi garantir et mettre en place les moyens de l'information la plus large possible mais aussi que le débat entre père et mère puisse avoir lieu dans le respect de l'un et l'autre.
 
La misogynie c'est le mépris pour les femmes, dès lors La misogynie est aussi :
 
- de croire que les femmes sont incapables de prendre une décision éclairée et raisonnée et ne peuvent débattre d'un choix impliquant des tiers ;
 
- dire aux femmes, vous n'avez pas de choix à faire, faites ce que vous voulez comme vous l'entendez, car ce serait les déresponsabiliser, les infantiliser :
 
- faire croire aux femmes que les hommes ne comptent pour rien ou qu'ils ne sont que des misogynes qui abusent systématiquement de leur machisme. Car c'est faire d'elles ce qu'elles reprochent aux hommes, des être qui abusent d'un pouvoir sur l'autre ;
 
- faire croire que le machisme est un problème uniquement masculin et non pas un problème culturel et social dans lequel les femmes sont tout autant impliquées. Car c'est les victimiser et les rendre ainsi irresponsables, leur ôter toute aptitude à prendre leur destin en main ;
 
- de déresponsabiliser les hommes et ainsi les dispenser de réfléchir aux conséquences de leurs actes sexuels ;
 
- de faire croire que ne pas prendre de précaution quand on a un rapport sexuel et qu'on (ou le partenaire) ne veut pas d'enfant est un acte irresponsable de non respect de soi-même, du partenaire et de l'embryon qui pourrait en advenir ;
 
- de tout réduire à un rapport de domination entre hommes et femmes. De n'avoir pour clés de lecture des faits sociaux qu'une analyse genrée où tous les phénomènes sont d'office conséquences de la domination masculine. Et cela d'autant plus quand les hommes sont présentés comme des dominants ne cherchant qu'à s'imposer aux faibles femmes incapables pour pouvoir s'y opposer.
 
Non l'avortement n'est pas un acte inconséquent et banal, dont le choix n'est inhérent qu'à la mère. Il est urgent de le rappeler. Cela même si la santé et la sécurité de la femme doivent être préservées aussi.
 
Moi je crois que le débat est toujours la meilleure solution, je crois aussi que tous nous sommes capables d'assumer nos responsabilités si on nous laisse la possibilité de le faire et les moyens de le faire notamment en nous donnant accès à l’information la plus large possible.
 
Je ne crois pas que c'est le rôle de la loi de décider pour les citoyens car c'est les infantiliser et ne pas leur faire confiance, bref, leur ôter leur état de citoyen. Le législateur doit, uniquement, rendre possible le débat et s'assurer qu'il reste toujours équilibré. La puissance publique n'a pas de morale à promouvoir et donc ne doit pas définir le bon du mauvais. Hors banaliser des actes c'est dire que tout est bon en la matière.
 
Je ne crois pas que la liberté c'est faire égoïstement tout ce qui me plait (ça c'est le libéralisme). La liberté c'est faire des choix responsables dans les limites du possible et le respect d'autrui.
 
Moi je fais confiance aux citoyens quelles qu'elles soient, quels qu'ils soient et ce indifféremment entre eux. Et ça c'est profondément respectueux de toutes les femmes et de tous les hommes.
 

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72 réactions à cet article    


  • howahkan 30 mars 2017 16:32

    Salut, sur le fond je n’ai pas l’envie d’y participer..

    je retiens cela : Je ne crois pas que la liberté c’est faire égoïstement tout ce qui me plaît (ça c’est le libéralisme). La liberté c’est faire des choix responsables dans les limites du possible et le respect d’autrui.

    je trouve que c’est pas mal... pour moi le mot de libéralisme, sensé sonner positivement à nos oreilles, ce « libéralisme » nie les autres sauf pour s’en servir...c’est une pure abjection !!!

    salutations..


    • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 30 mars 2017 18:49

      @howahkan

      En réponse à votre commentaire, je viens d’écrire un billet qui sera disponible à votre lecture dès qu’il aura été validé par les modérateurs.


    • Alren Alren 30 mars 2017 16:47

      La liberté de chacun s’arrête où commence celle de l’autre.
      Votre liberté s’arrête devant l’absolue liberté de chaque femme de disposer pleinement de son corps.

      Votre liberté s’arrête aussi devant la liberté absolue de chacun de mettre fin à sa vie sans souffrances physiques.

      Ces deux principes sont simples, absolus, universels.


      • Pascal L 30 mars 2017 18:26

        @Alren
        « Votre liberté s’arrête devant l’absolue liberté de chaque femme de disposer pleinement de son corps » Il me semble qu’il y a un tiers dans cette affaire : l’enfant à naître qui doit aussi pouvoir disposer pleinement de son corps et personne ne lui demande son avis. Ne pouvant pas présumer de son point de vue, il me semble que l’avis des deux parents est au minimum nécessaire.


        « Votre liberté s’arrête aussi devant la liberté absolue de chacun de mettre fin à sa vie sans souffrances physiques » Certes, mais il existe aujourd’hui des méthodes pour réduire la souffrance sans enlever la conscience. Se suicider, c’est déjà faire peu de cas de sa vie, mais il me semble en plus que nous n’avons a pas de droit de priver quelqu’un de sa mort en lui faisant violence et en lui enlevant la conscience de ce moment.

      • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 30 mars 2017 20:00

        @Alren

        Réduire la grosse à la liberté de la seule mère de l’assumer ou pas est une négation du père qui me semble aussi grave que celle d’interdire l’avortement.

        Si la femme mérite autant de respect que l’homme, l’homme mérite autant de respect que la femme. L’un et l’autre sont incontestable.


      • tobor tobor 30 mars 2017 20:04

        @Pascal L
        Les bébés humains ne sont pas en mesure de survivre sans assistance, c’est encore plus vrai pour les fœtus... Ils ne peuvent pas « disposer » de leur existence.


      • Pascal L 31 mars 2017 01:04

        @tobor
        Je suis bien conscient de la fragilité du fœtus, mais est-ce une raison pour le considérer comme négligeable ? Nous sommes tous passé par l’état de fœtus. Si un jour vous devenez handicapé, à partir de quand peut-on vous considérer comme négligeable et disposer librement de votre existence ?


      • tobor tobor 31 mars 2017 15:13

        @Pascal L
        Où avez vous lu que je considérais le fœtus comme négligeable ?
        .
        "Si un jour vous devenez handicapé, à partir de quand peut-on vous considérer comme négligeable et disposer librement de votre existence ?"
        Si je peux exprimer mon désir de vivre ou de mourir il est à prendre en compte.


      • Pascal L 31 mars 2017 16:12

        @tobor
        désolé, j’ai un peu sur-interprété.


      • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 31 mars 2017 17:21

        @tobor

        Je réfuterais toujours le droit de prendre une décision en lieu et place d’un tiers (sauf, bien sûr, dans des cas d’incapacité excrément limités et clairement définis par le législateur). La décision, même chez un handicapé, pour moi, devant de toute manière toujours réfléchie et débattue (à la manière de ce que je suggère, ici, pour l"avortement).


      • tobor tobor 31 mars 2017 23:03

        @Olivier MONTULET
        ne pas confondre « excréments » (=caca) avec « extrêmement » (=très beaucoup)
        .
        Dans le cas de l’avortement,ça se joue entre le futur bébé, la mère et le père.
        Le père dans ce cas, avait envoyé pleins d’espoir des millions de spermatozoïdes dont seul un a connu l’illumination. Des millions meurent sans avenir aucun.
        L’implication du père est très variable selon les cas, il est impossible de le considérer d’emblée responsabilisé. Certains s’en foutent, d’autre fuient et d’autres encore deviennent totalitaires en prenant les rennes de la grossesse de façon irraisonnée.
        .
        Le futur bébé est en contact étroit avec sa génitrice mais ne peut énoncer son propre avis sur la question.
        .
        Reste la mère qui verra son corps se transformer jusqu’à l’incapacité, consciente que c’est ensuite parti pour le reste de son existence. Elle connaît généralement le gaillard avec qui ça s’est concrétisé et a pu se faire un avis sur ses éventuelles qualités/défauts en tant que père. Elle a peut-être aussi une idée assez précise de ses propres aptitudes à se responsabiliser, à se passer d’excès ou à sombrer.
        .
        Comme en plus le devenir de sa grossesse dépend pleinement de son métabolisme, il me semble impossible que la loi ou la morale viennent s’interposer pour imposer quoi que ce soit car ce sera toujours contournable selon les désirs de cette femme. Elle demeure pleinement décisionnaire que ça se passe légalement ou pas. Vous pouvez théoriser tant que vous voulez pour trouver ça nul, ce ne sera jamais que votre avis, pas quelque-chose d’universel.


      • Rmanal 30 mars 2017 16:54

        C pour ça que j’aime Agoravox : pour tomber sur les débiles du village. Votre article n’a ni queue ni tête, vous vous contredisez vous même en permanence.
        Je note une perle « Je ne crois pas que c’est le rôle de la loi de décider pour les citoyens » : Je n’avais pas encore vu l’article de loi qui obligeait les femmes à avorter. Là c’est sur, c’est une première mondiale.
        On va bien rigoler je crois.


        • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 30 mars 2017 18:59

          @Rmanal

          Je n’ai jamais dis que la loi obligeait d’avorter. J’ai voulu dire que la puissance publique (ou ces institutions ou encore ces représentants) n’a pas, par la banalisation d’un acte notamment, à prendre parti pour celui-ci et encore moins à se scandaliser quand certain rouvrent un débat sur une législation qu’elle a adoptée. Aucune loi n’est définitive, toute loi peut être remise au débat. Il n’y a pas de vérité définitive. C’est fondamental en démocratie. S’offusquer que le débat soit rouvert est un dénis de démocratie. On peut s’oposer à des idées par des idées au sein d’un débat mais jamais à un débat.


        • JP94 31 mars 2017 17:49

          @Rmanal

          C’est vrai que passé un seuil on en rigole... 

          Notons quand même que c’est pas la joie dans les pays où l’avortement n’est pas (ou plus) un droit pour les femmes ( et c’est justement parce que c’est un droit pour les femmes qu’il dérange) , et où les anti-avortements s’octroient le droit de vie et de mort sur les femmes...
          Elles ont leur corps qui n’a pas à obéir aux religieux de tout poil.

        • Pere Plexe Pere Plexe 31 mars 2017 19:22

          @Rmanal
          moi j’aime bien :

          La misogynie est aussi : 
          - de croire que les femmes sont incapables de prendre une décision éclairée 
          C’est pourtant la volonté de ceux qui, comme vous, sont contre le droit à avorter , non ? interdire le choix... 
          - dire aux femmes, vous n’avez pas de choix à faire, faites ce que vous voulez comme vous l’entendez, car ce serait les déresponsabiliser, les infantiliser 
          Alors que leur dire je vous interdit de choisir, faites comme moi je l’entend c’est les responsabiliser ? les émanciper ?
           

        • MagicBuster 30 mars 2017 17:11


          No comment


          • foufouille foufouille 30 mars 2017 17:19

            le jour où un homme pourra accoucher, tu auras le choix.
            et donc, donc pour l’instant ...................................................


            • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 30 mars 2017 19:01

              @foufouille

              Les positions unilatérales ne m’intéressent pas. Elles ne démontrent que l’égocentrisme de celui qui s’en réclame.


            • Pere Plexe Pere Plexe 31 mars 2017 19:26

              @foufouille
              On peut plus simplement envisager de donner ce droit au hommes quand ils auront les mêmes devoirs que les femmes envers les mômes et qu’il y aura une parité de pères seuls et de mères seules...


            • non667 30 mars 2017 17:42

              à montulet
              Oui, un avortement est toujours une blessure (tout psychologue le confirmera).

              à partir de l’instant ou les chromosomes males et femelles se sont unis le programme génétique est commencé , une vie a démarré ! l’interrompre est un meurtre que dis-je un assassinat puisqu’il y a préméditation ! c’est un fait scientifique et des définition du dictionnaire.
              tout le reste n’est que perversions idéologiques :
              des mots d’abord :appeler un assassinat I.V.G.
               pour pervertir les idées /esprits  : un assassinat n’est plus choquant
              habituer pour les manipuler les masses a vivre dans le mensonge . exemple armes de destruction massive .....etc....


              • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 30 mars 2017 19:03

                @non667

                Les positions sans nuances ne sont pas constructives. Rien n’est jamais unilatéral ni univoque.


              • Le Gaïagénaire 30 mars 2017 19:08

                @non667 30 mars 17:42


                Merveilleux. Pour éviter une petite blessure à l’irresponsable, condamnons un parfait innocent/te à un esclavage de 80 ans dans l’asile que sont TOUTES les sociétés.

                Plus catho que cela « tumeurs ».




              • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 30 mars 2017 19:55

                @Le Gaïagénaire

                Personnellement, je ne pense pas que la position de @non667 soit catholique (beaucoup de catholiques ne la partage pas). Elle est une position intégriste, intransigeante comme tout djihad (au sens terroriste).


              • Le Gaïagénaire 30 mars 2017 23:02

                @Olivier MONTULET 30 mars 19:55


                Je m’adressais à l’auteur très catho qui parle de blessure.

                PS Vous avez fait disparaître par erreur un de mes commentaires dans le coeur de ce vieux sujet :

                Le Gaïagénaire 31 juillet 2015 18:13
                Recentrons le débat.
                Que nous apprends l’épigénétique ? Qu’il y a plus que la biologie à l’oeuvre. Ainsi les émotions ressenties par la femme s’imprègnent dans les gamètes de l’ovule qui sera libérée. C’est la même chose pour les gamètes des spermatozoïdes de l’homme.
                Donc, l’enfant non désiré/voulu avant, pendant et après la naissance portera un programme de non-reproduction qui s’exprime par la recherche d’un correspondant et non d’un complémentaire. C’est ce que le voile « homosexuel » cache. 
                Alors, comment voulez-vous avoir une société bien ordonnée quand la majorité des humains sont programmés pour ne pas se reproduire, pour le court terme, pour le non respect de l’environnement, le leur propre comme leur corps ou la société ou la nature ?
                En conclusion, l’interruption de grossesse doit être accessible à toutes femmes dont le niveau de conscience le demande, peut importe la raison. Quand à la réciproque, le refus de consentement des géniteurs, en toute égalité POUR LE BIEN ÊTRE DE L’ENFANT, doit entraîner l’interruption de la grossesse.
                La Société doit cesser de gaspiller de colossales ressources parce qu’elle permet la production d’humains défectueux.
                Comme je le l’écrivais :
                @ Tous
                La solution c’est la fille. C’est la matrice qui doit être mise à jour, nettoyée de ses virus transgénérationnels.
                Chaque fille doit dresser sa biographie (philo et ontogenèse) à l’école avant de se reproduire afin de devenir consciente et de ne pas transmettre ses « virus » à la génération suivante.
                Une fois cette étape franchie, je lui ferai confiance pour la suite de la société.
                Cordialement.

              • Et hop ! Et hop ! 31 mars 2017 08:18

                @non667 : Deux exemples de foetus qui n’étaient pas voulus et qui ont failli être avortés par leur mère : 

                - Steve Jobs, l’avortement n’étant pas encore libéralisé en 1955, sa mère étudiante l’a abandonné à la naissance, et il a été adopté,
                - Marion Maréchal-Le Pen.

              • Le Gaïagénaire 1er avril 2017 03:50

                @Et hop ! 31 mars 08:18


                Mais mis dans l’autre plateau de la balance on a tous les Hitler, Ceaucescue, Megele, Bush, Idi Amin Dada, tous meurtriers idéalisés Alexandre Le Grand, Genkis Kan, Napoléon, Les turcs, les musulmans, les khmers rouges etc, etc, etc, depuis la nuit des temps en passant par des papes dont les Borgia, les conquistador espagnols qui ont massacré l’Amérique du sud, les Chrétiens anglo et franco qui ont massacré les autochtones d’Amérique du nord.

                Vous saisissez l’idée ?

                Cordialement



              • Sozenz 30 mars 2017 18:19

                Vous reviendrez nous en parler quand vous aurez compris la souffrance des êtres humains ...
                Vous serez obligé de marcher sur les oeufs , et de ne pas vraiment porter de jugement sur quoi que ce soit .

                « et s’assurer qu’il reste toujours équilibré »
                Ah parce que vous pensez qu’il existe les gens « normaux » qui sont capables de sassurer que les autres sont toujours équilibrés ,
                 je ne savais pas qu’ il existait des personnes totalement éclairées ; je serais heureuse de pouvoir les rencontrer ...
                Faire croire que des personnes sont toujours clairs et équilibrées au point de prendre ou faire prendre des décisions pour les autres , je trouve cela très fort ... Bref .


                • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 30 mars 2017 19:09

                  @Sozenz

                  Vous devriez me lire plus attentivement.

                  C’est bien de souffrance dont je parle dans mon billet.

                  Par contre je ne parle pas de personne équilibrée mais de choix équilibré.

                  Je n’ai jamais prôné de prendre une décision en lieu et place d’un tiers. Je défends le choix raisonné et éclairé par le dialogue et m’oppose à la banalisation de l’acte d’avorter.


                • hunter hunter 30 mars 2017 18:43

                  Et le cas de la pauvre fille qui fut ravagée dans une tournante, et qui finit en cloque, elle fait quoi ?

                  Je suis désolé, mais je trouve que la façon dont l’avortement est abordé dans notre pays, est un truc assez bien cadré : je suis toujours très critique, mais là honnêtement, je trouve que la loi Veil, est une loi bien cadrée et utile !

                  Bref, rien à redire, je suis d’accord avec ce qu’a écrit Alren plus haut, avec une réserve sur le cas de la mort assistée, car là, désolé, chacun peut gérer, il suffit d’un bon 12 de chasse (de préférence à canon scié, c’est plus facile à manipuler), et une bonne Brenecke : faut assumer, si on veut en finir, on gère soi-même, on ne demande pas à une équipe de bibs de vous piquer comme un pauvre chien !

                  Adishatz

                  H/


                  • Xenozoid Xenozoid 30 mars 2017 18:50

                    @hunter

                    je me rapelle tu avais dis avoir tuer ton chien comme ça...


                  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 30 mars 2017 19:10

                    @hunter

                    Il faut lire un texte avant d’y réagir, sinon on dit n’importe quoi.

                    Relisez moi un peu plus attentivement.


                  • Louve de France Louve de France 30 mars 2017 21:50

                    @hunter


                    On est foutus, on est trop nombreux, on bouffe trop, on copule trop, on pond trop... La surpopulation n’a jamais apporté richesse ou sagesse dans une civilisation. « Reproduisez-vous » a dit Dieu, « Mais veillez a ne jamais être de trop » ajoutait-il ! 

                    Franchement, il serait bon que les animaux humains cessent de copuler, de pondre et de se reproduire. J’en vois des filles de 20 ans , avec la clope au bec mais pas houellebecquiennes, qui poussent des poussettes avec autre petit vicieux qui pousse dans leur aide, et toute une marmaille qui chouine derrière ! 

                    Pathétique. 

                  • Gavroche 30 mars 2017 22:06

                    @Louve de France


                    « Reproduisez-vous » a dit Dieu, 

                    Moi je l’ai entendu dire « soyez féconds et multipliez, remplissez la terre ».

                     « Mais veillez a ne jamais être de trop » ajoutait-il«   ! 

                    C’est écrit où »«  Mais veillez a ne jamais être de trop » ? smiley

                  • Louve de France Louve de France 31 mars 2017 01:38

                    @Gavroche


                    The King James Bible. C’est la Bible de la Reine d’Angleterre ! Et de toute l’Angleterre...

                  • Et hop ! Et hop ! 31 mars 2017 08:23

                    @Louve de France : Vous parlez de quel pays ? 


                    Les Européennes n’ont pas assez d’enfants pour renouveler la population qui est vieillissante. Les Allemands de l’Ouest auraient disparu sans l’apport de la RDA qui suit le même chemin.

                  • hans-de-lunéville 31 mars 2017 11:47

                    @Et hop ! et alors ?


                  • Et hop ! Et hop ! 31 mars 2017 17:04

                    @hans-de-lunéville : Et alors ? Alors il est faux de dire qu’il y a trop d’enfants en général.


                    Certains peuples ont trop d’enfants, ils souffrent de surpopulation, d’autres pas assez, ils vieillissent et disparaissent.

                    Chaque peuple, chaque famille, doit renouveler son parc humain à chaque génération, comme son parc automobile ou de logements.

                  • Le Gaïagénaire 31 mars 2017 19:47

                    @Et hop ! 31 mars 17:04


                    « Chaque peuple, chaque famille, doit renouveler son parc humain à chaque génération, comme son parc automobile ou de logements. »

                    D’où vient cet ordre ou « commandement » ?


                  • Leonard Leonard 30 mars 2017 18:49

                    C’est le jeu ma pauvre lucette ! « T’as qu’a pas tremper ta queue n’importe ou » comme dirait l’autre.

                    La femme a le droit de disposer de son corps mais les deux parents peuvent disposer de leur cerveau respectif avant aussi !


                    • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 30 mars 2017 19:39

                      @Leonard

                      La femme est dépositaire (pas propriétaire) de son corps (tout comme l’homme).
                      Elle n’est pas plus, tout comme l’homme, propriétaire de l’embryon, du fétus ou de l’enfant.
                      Elle n’est pas, tout comme l’homme, propriétaire de la filiation.

                      L’homme et la femme sont des êtres qui doivent faire des choix responsables pas par leur seuls désirs de jouissance, de domination, de peur, sentimentaux ou pulsionnels même si jouissance, sentiments, pulsions (notamment) sont à intégrer dans les paramètres du choix. L’homme et la femme, dès lors qu’ils ont une relation sexuelles -produisant gestation ou pas-, ont une responsabilité commune qu’ils doivent assumer mais qu’ils ne peuvent assumer que conjointement. D’où l’importance de ne pas banaliser l’acte sexuel car il a toujours des conséquences, aussi quand il n’y a pas gestion qui s’en suis parce que tout acte sexuel, même protégé, est, au minimum symboliquement, une mise en gestation. De cette responsabilité les hommes (et je ne m’en extrait pas) en particulier mais aussi les femmes devraient en être un peu plus conscient et ce n’est pas en soustrayant les hommes de leur responsabilité de participer au choix de l’avortement qu’on les responsabilisera d’avantage (pas plus que les femmes).

                      Personnellement je me réjouis que la pilule pour l’homme va être disponible, parce que ça les responsabilisera d’avantage. Eux aussi auront les moyens d’assurer la contraception du couple et ne pourront plus la déléguer inconséquemment à la partenaire.

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