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Accueil du site > Tribune Libre > Protectionnisme Américain « version TRUMP », l’UE et la France (...)

Protectionnisme Américain « version TRUMP », l’UE et la France vont-elles « trinquer » ?

Après un incendie comme celui de l’usine Lubrizol de Rouen et après l’attaque meurtrière qui vient de coûter la vie à quatre fonctionnaires de police à Paris, pour lesquels on ne peut que s’incliner devant la douleur des familles et des proches, la décision de Donald TRUMP qui a annoncé des surtaxes sur certains produits Français et Européens passe au second plan, et pourtant !

Une fois de plus les États-Unis se moquent de ce que peuvent penser la France et l’UE

Pour la France qui brandit des menaces de rétorsion par le Ministre LE MAIRE, elles ne peuvent que faire sourire le Président Américain qui ne cesse de se jouer de son homologue Français. Mais avec plus de courage de la France et de l’UE « rirait bien qui rirait le dernier, courage qui une fois de plus risque de faire défaut...

Mais pourquoi la France et les pays de l’UE devraient-ils continuer de subir les décisions Américaines qui, validées par l’OMC, verront des biens industriels et agricoles européens surtaxés à hauteur de 25%, dont les vins français, de même que d’autres produits. Ainsi les USA ont décidé de frapper l’Union Européenne de sanctions commerciales à compter du 18 octobre, dont le montant pourrait aller jusqu’à 7,5 milliards de dollars. Le ministre de l’Économie et des Finances Bruno LE MAIRE et la porte-parole du gouvernement Sibeth NDIAYE ont déclaré que l’Europe « ne se laisserait pas faire ». Donald TRUMP y voit « une belle victoire » et ne semble guère prêter attention aux réactions du Ministre Français, dont à l’évidence c’est le cadet de ses soucis. Certain de son bon droit grâce à la couverture de l’OMC, le Président Américain sait qu’il n’a rien à craindre de la France, qui avec le temps est devenu un « nain politique » sur la scène internationale et qu’elle lui ait totalement inféodée. Après les Mesures Américaines d’extraterritorialité qui interdisent de commercer avec l’Iran, cependant contestables au sens du Droit international, comment la France qui s’est pliée à ces mesures pourrait-elle effrayer TRUMP et les USA concernant les sanctions commerciales des USA applicables à partir du 18 Octobre 2019 et agréées par l’OMC ?

Faut-il rappeler que l’UE est première puissance commerciale devant la Chine et les USA

L'Union européenne est aujourd'hui la première puissance commerciale du monde, devant la Chine et les Etats-Unis. A eux trois, ils représentent près de la moitié ( 45 % ) du commerce international. Mais attention avec un rapport démographie - espace territorial il y a de forts déséquilibres qui peuvent intervenir dans les rapports importations – exportations. Pour la Chine c’est près de 1,4 milliard d’habitants pour une superficie de 9 634 670 km², vient ensuite l’UE avec près de 514 millions d’habitants pour 4 493 712 km² quand les USA ont près de 330 millions d’habitants pour une superficie territoriale équivalente à la Chine avec 9 63 709 km².

Les principaux partenaires de l’UE sont les États-Unis, plus importante destination des exportations européennes puis la Chine, la Suisse, la Russie et la Turquie. Avec le Japon et la Norvège, ces marchés représentent plus de la moitié des exportations de biens européens. Ces sept pays sont également les plus grands fournisseurs de biens importés par l'UE, la Chine se classant ici au premier rang.

L'UE est le plus grand exportateur mondial de produits manufacturés et de services, et notamment le premier pôle touristique mondial. Selon la commission Européenne, 36 millions d'emplois européens, soit un travailleur sur sept, dépendraient du commerce extérieur.

Parmi les États membres de l’UE, l’Allemagne possède de loin la plus grande part du commerce extra-européen. Elle totalise ainsi 28 % des exportations européennes de biens à destination des pays tiers et près d’un cinquième (19 %) des importations européennes en 2018. Elle est suivie par le Royaume-Uni (11 %), l’Italie (11 %) et la France (10 %) pour les exportations de biens, et par les Pays-Bas (15 %), le Royaume-Uni (14%) et la France (9%) pour les importations.

L'UE a ainsi pu ces dernières années maintenir une position relativement forte dans le commerce de biens, tout en renforçant son rôle dominant dans le commerce des services, et ce malgré le ralentissement mondial entraîné par la crise économique de 2008.

Hors commerce intracommunautaire qui représente le double du commerce extérieur, les échanges de biens (exportations et importations) de l'UE se situent derrière la Chine et devant les Etats-Unis, avec le reste du monde elles représentent environ 15% du commerce mondial de biens. En 2017, les exportations européennes atteignent 5226 milliards d’euros, dont 3347 euros (près de 65%) au sein de l’UE, les 1 879 milliards d'euros restants se font avec des pays tiers autres, quand les importations avec ces pays se chiffrent à 1 860 milliards d'euros. 16,9 % des 1 879 milliards d’euros d’exportation , soit 317,55 milliards d’euros se font avec les USA . La balance commerciale avec les pays tiers, excédentaire depuis 2013, atteint alors 19 milliards d'euros.

Qu’en est-il de la France ?

En 2018, le déficit commercial de la France (échanges de biens) augmente de 3,7 % et se situe à 59,9 milliards d’euros. Le déficit commercial hors énergie et matériel militaire baisse de 10,3 % à 32,5 milliards d’euros. Les exportations restent dynamiques en 2018, bien qu’en légère baisse (+3,8 % après +4,5 % en 2017) grâce notamment à de bonnes performances des secteurs de l’aéronautique, des véhicules automobiles et des produits chimiques. Les importations augmentent de 3,8 % et se situent à 551,5 milliards d’euros, en particulier du fait de la hausse des importations d’énergie (+17% pour atteindre 67 milliards d’euros ( https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/b78e55a8-45d1-4c06-93ea-75162d2734cc/files/28b2e97b-cbc9-4fef-becf-550292cb1074 page 7)

Au 2ème trimestre 2019, le solde commercial FAB/FAB s’améliore légèrement et s’établit à moins 13,2 milliards d’euros, après moins 13,7 milliards au 1er trimestre 2019. Cette légère amélioration peut être rapprochée des livraisons de matériel militaire, qui soutiennent les exportations françaises. Hors ce segment, elles marquent un léger repli (- 0,6 %), tout comme les importations (- 0,3 %).

Pour les échanges commerciaux entre la France et les Etats-Unis, la dégradation de notre balance commerciale est imputable à la stagnation de nos exportations 32,6 milliards d’euros, alors que nos importations continuent leur progression +2,5 %, à 35,8 milliards d’euros. ( https://frenchtreasuryintheus.org/wp-content/uploads/2017/11/Les-%C3%A9changes-commerciaux-entre-la-France-et-les-Etats-Unis-en-2016.pdf )

Avec l’exemple du vin, il y a déséquilibre des droits de douane entre Exportation et importation au détriment de l’UE et de la France

La France occupe la première place avec 35% des parts de marché du vin en valeur , les premiers exportateurs en volume étant les Italiens. Les États-Unis sont le premier marché pour les exportations françaises de vins, soit 4,4 milliards d’euros.

Par exemple, aujourd’hui, une bouteille de vin blanc américain importé de 13° d’alcool supporte un droit de douane de 10 centimes d’euros pour entrer en Europe. Une bouteille équivalente exportée d’Europe vers les USA supportera un droit de douane de 5 centimes de dollar ( 4,55 centimes d’euros) pour entrer aux Etats-Unis ( https://fr.valutafx.com/USD-EUR.htm ). Autrement dit pour acheter aux USA on paye des droits de douane plus cher que les Américains lorsqu’ils achètent le vin Français. Une surtaxe de 25 % réduira très légèrement l’écart. 25 % de 4,55 euros ce qui fera 1,14 centimes d’euros soit un droit de douane de 5,69 euros. Quand on sait que 66% des vins consommés par les Américains sont principalement des vins tranquilles qui constituent environ 86% du marché du cépage et proviennent du seul Etat de Californie, une surtaxe sur les vins français ne peut que favoriser la production locale au détriment des importations. Au fond c’est ce que veut le Président Américain, mais peut-on lui en faire le reproche, n’a t-il pas été élu pour cela ? Aux Européens de réagir.

Mondialisation, libre-échange, protectionnisme.

Dès l'origine, le traité de Rome de 1957 prévoit la réalisation d'un Marché commun et, à ce titre, d'une Union douanière. Celle-ci implique non seulement une liberté de circulation des marchandises entre les Etats membres, mais également des règles communes envers les pays tiers. En 1968, la Communauté européenne instaure alors un tarif douanier commun à tous les Etats membres, qui s'applique aux importations de marchandises franchissant les frontières extérieures de l'union.

Le commerce extérieur Européen génère son lot de débats et de polémiques. Les controverses se sont un temps focalisées sur les accords de libre-échange négociés par la Commission européenne avec certains pays d’abord les USA (TTIP / TAFTA) aujourd'hui enterré, puis le Canada (CETA entré en vigueur en septembre 2017), sans oublier l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay ( MERCOSUR) le Japon (JEFTA, en vigueur depuis février 2019), Singapour et le Vietnam (en cours de finalisation). D'autres sont en cours de négociation avec le Mexique, l'Australie, la Nouvelle-Zélande… D'un côté, l'Union Européenne promeut des gains économiques importants résultant de tels accords. De l'autre, un certain nombre de voix se sont élevées pour critiquer l'opacité des négociations, les risques d'une augmentation des échanges pour l'agriculture européenne, en termes d'emplois, d'alimentation, ou encore ceux liés à l'instauration de tribunaux d'arbitrage privés pour régler les litiges commerciaux entre Etats et entreprises. Des accusations qui ont entraîné un certain nombre de réponses en Europe comme en France : ces tribunaux ont été réformés pour garantir une meilleure indépendance des juges, la première de ces « Cours internationales d'investissement », (ou ICS), a été mise en place à travers l'accord UE-Mexique. Les mandats de négociation sont désormais publics et les exigences environnementales vis-à-vis des partenaires commerciaux ont été renforcées. Mais toutes ces dispositions n’ont pas convaincu les oppositions légitimes à ces accords. A noter que les accords signés par la suite (Japon, Singapour…) ont suscité une opposition beaucoup plus faible.

Par ailleurs, les intérêts européens sont parfois exposés à la concurrence déloyale de pays telle la Chine. L'Union Européenne s'efforce toutefois de rétablir une meilleure réciprocité dans ses échanges extérieurs. Un point sur lequel elle a fait des pas importants ces dernières années, comme avec le renforcement de ses instruments de défense commerciale (2016) où un filtrage accru des investissements étrangers (2019). Elle pourrait aller plus loin à l'avenir, comme l'y invite notamment la Commission européenne. Dans le même temps, l'ascension des pays émergents offre de nouvelles opportunités de développement pour l'Union européenne, qui multiplie ainsi les négociations commerciales avec ces derniers.

Enfin, la remise en question du multilatéralisme, déjà entamée avec l'immobilisation de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) dans les années 2000, s'est fortement accentuée avec la présidence américaine de Donald TRUMP. L'UE a dû ainsi réagir à un premier relèvement des droits de douane outre-Atlantique, en faisant de même sur certains produits américains et en saisissant l'Organe de règlement des différends de l'OMC. Parallèlement, elle mène une politique active, auprès des Etats-Unis et du Japon, pour réformer l'OMC.

L’UE et la France doivent réagir en cessant de subir les contraintes de l’extraterritorialité du Droit Américain

L'extraterritorialité du droit américain est la capacité que se donnent les Américains d'édicter des normes applicables à des personnes, physiques ou morales, non américaines. Cela a permis aux USA de sanctionner plusieurs entreprises européennes : Siemens en 2008, Technip en 2010, Alstom en 2014… En 2018, Sanofi a été contrainte de payer une amende d'environ 25 millions de dollars, au titre du FCPA. Titulaire d'actions cotées aux USA, la société française a été accusée de corruption dans le cadre de plusieurs appels d'offres publics au Moyen-Orient et au Kazakhstan. Dernière affaire en date, Airbus serait sous le coup d'une procédure judiciaire américaine pour corruption, révèle a révélé le journal le Monde le 20 décembre 2018.

Les Mesures Américaines d’extraterritorialité contestables au sens du Droit international

Les mesures prises par les USA sont contestables au regard du droit international, parce qu'elles comportent des mesures de sanctions "primaires renforcées" et "secondaires". Les mesures primaires ne concernent que les nationaux de l'Etat qui les décident. Mais pour en renforcer l'application, l'Etat peut les étendre aux succursales et filiales étrangères contrôlées directement ou indirectement par une entreprise américaine. On parle dans ce cas de sanctions primaires renforcées ou étendues. Les sanctions secondaires visent à interdire à tout Etat ou toute personne quels qu'ils soient de commercer avec l'Etat sanctionné, sous peine d'être soumis aux mêmes sanctions. A ce titre, toute entreprise étrangère qui poursuit le commerce avec l'Etat sanctionné se voit exclue du commerce américain et par conséquent du commerce international.

Vis-à-vis de l'Iran, les sanctions primaires et secondaires des USA affectent directement la souveraineté de tous les Etats tiers. Y compris des entités supranationales comme l'Union européenne, contraints de respecter des sanctions qu'ils n'ont pas décidées et qui sont parfois contraires à leurs intérêts.

En réaction à la réimposition des sanctions secondaires des USA sur l'Iran, l'Union européenne avait annoncé envisager un mécanisme de paiement par compensation au sein d'un véhicule de financement dit "SPV". Ce montage financier isolerait tout lien avec le système monétaire américain, de sorte à n'exposer aucune transaction aux sanctions américaines. Si cette voie de financement que L’UE pourrait mettre en place, elle devrait pouvoir, à terme, permettre aux entreprises européennes de poursuivre librement des échanges commerciaux avec l'Iran. Toutefois, elle semble aujourd'hui que pour conserver leur rôle dans le commerce international, les entreprises européennes ont jusqu'à maintenant préféré se conformer aux sanctions américaines. Une preuve de faiblesse et de manque de courage évident de plus de l’UE... Pour plus de détail à lire : https://www.touteleurope.eu/actualite/extraterritorialite-du-droit-americain-l-europe-face-aux-etats-unis.html

Pourquoi ne pas se passer également du parapluie militaire des USA, en mettant fin à l’OTAN ?

Doit-on maintenir l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) ? Pourquoi ne pas profiter des exigences exprimés par TRUMP sur le financement lorsqu’il réclame un effort supplémentaire de ses alliés Européens et exige qu’ils respectent l’engagement pris en 2014 de consacrer 2 % de leur PIB à leurs dépenses de défense en 2024. Quand Ensuite c’est 4 % du PIB qu’il leur demande de consacrer à la défense. Une quinzaine d’Etats membres, dont l’Allemagne, le Canada, l’Italie, la Belgique et l’Espagne, sont sous la barre de 1,4 % en 2018 et seront incapables de respecter leur parole, ce qui ulcère le président américain. Toutefois pour se rapprocher de l’objectif des 2 % de leur PIB consacrés à la défense, l’Europe et le Canada verseront 100 milliards de dollars supplémentaires en 2020.

Donald TRUMP ne se cache pas qu’il souhaite que les Européens se « débrouillent » pour assurer leur sécurité et « martèle » que les Américains n’ont pas à financer la défense des Européens. C’est l’unique sujet que le président républicain a soulevé à propos de l’OTAN, à son arrivée au pouvoir, en 2017. Ainsi, la France ne doit-elle pas ressortir de l’alliance militaire Transatlantique pour créer une dynamique permettant sa dissolution  ? Ce qui obligerait à la mise en place d’une vraie défense Européenne qui ne coûterait pas forcément plus cher et qui va s’avérer de plus en plus indispensable face aux effets de la crise écologique, problème démographique, immigration économique et climatique, épuisement de l’eau et des énergies fossiles à accès facile etc.

Ne pas omettre l’essentiel

Avec une croissance démographique non maîtrisée, qui aggrave la situation de la crise écologique et climatique, les énergies fossiles s’épuisant, elles vont devenir de plus en plus chères. Pour certaines, dont les terres rares parmi lesquelles on extrait les » métaux rares », dont la consommation à augmenté de 30 fois en 50 ans et va exploser dans la décennie à venir pour satisfaire les besoins de la nouvelle révolution des » intelligences artificielles ». Les problèmes d’approvisionnement contrôlés à plus de 90 % par la Chine vont se poser. Mais, pas de terres rares, pas de Smarphones, pas d’éoliennes, pas de photovoltaïque, pas d’informatique, ni d’intelligences artificielles ni de robots etc. autrement dit le monde idéal de demain selon les collapsologues où, à la suite de la disparition de la moitié de l’humanité, chacun devra vivre en petite communauté et en totale autarcie hors des villes…Le bonheur retrouvé dans le pré... Mais plus sérieusement, que dire aussi des besoins d’électricité, vu l'explosion de la croissance démographique. Rappelons une fois de plus qu’en 1973 la population mondiale est estimée à 3,7 milliards, elle est passée à 7,4 milliards en 2016 (7,7 milliards en 2018). La consommation mondiale d’électricité est passée de 6 129 TWH ( un TW = mille milliards de watts) en 1973 à 23 107 TWH en 2016 et ne cesse d’augmenter de 6% par an ( https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces-dedies/l-energie-de-a-a-z/tout-sur-l-energie/le-developpement-durable/la-consommation-d-electricite-en-chiffres ). soit une augmentation près de 4 fois, quand celle de la population mondiale a doublé pendant la même période (ce qui est considérable). Il y a toutefois des écarts considérables entre pays riches et pays pauvres, mais tous, sans exception ont enregistré et ne cesseront des progressions continues

Pour conclure

Si des mesures de rétorsion économiques équivalentes à celles des USA doivent être prises au sein de l’UE, comme par la France, il ne faut pas oublier que nous sommes tous pris dans un phénomène de « planètisation » dans lequel les pays sont désormais interdépendants les uns des autres. Mr. TRUMP qui ne raisonne qu’en terme de rapport de force dans une guerre économique permanente et tous les « souverainistes protectionnistes » ne devraient pas l’oublier, même s’il s’agit parfois de réactions que l’on peut comprendre.

 


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24 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 octobre 2019 14:00

    « L’UE et la France doivent réagir en cessant de subir les contraintes de l’extraterritorialité du Droit Américain »

    Il serait temps de se réveiller :

    « Proposez-vous d’avoir un lion pour ami,

    Si vous voulez le laisser craître*. »

    La Fontaine – « le lion  »

    • « Craître » (ou craistre) : ancienne forme de « croître »

    • popov 7 octobre 2019 15:28

      Ce serait une bonne occasion pour la France de lever les sanctions contre la Russie pour compenser les pertes causées par ces nouvelles taxes américaines. Et même d’acheter progressivement plus de pétrole à la Russie qu’aux pays du Golfe, ce qui réduirait un peu la circulation des islamo-pétro-dollars.


      • xenozoid Xenozoid 7 octobre 2019 15:34

        @popov

        tout a fait, mais cela ne sera pas envisagé pas les gestionnaires de la ferme france,comme les autres fermes elles ont des miradors et des gardiens qu’il faut payer,tout comme la justice et sa communauté internationale


      • mmbbb 7 octobre 2019 16:48

        @popov nos dirigeants sont des laches Je doute 


      • Eric F Eric F 7 octobre 2019 20:57

        @popov
        je suis d’accord, se focaliser sur les droits de douanes n’est pas forcément la bonne riposte, mais la reprise du commerce et des relations en générale avec la Russie constituerait un rééquilibrage. Et il faut mettre en oeuvre des échappatoires pour que nos entreprises puissent commercer avec l’Iran tout en échappant à un black listage (par exemple PSA a renoncé à relancer la production en Iran pour pouvoir vendre aux USA, alors qu’il a un partenariat avec un groupe chinois (qui est un de ses actionnaires) qui pouvait juridiquement couvrir la filiale iranienne.
        Vis à vis de la Chine, il faut appliquer la même stratégie qu’elle a appliqué à notre égard : conditionner le marché à l’installation d’usines sur place pour la consommation locale, par exemple pour les panneaux solaires, mais aussi le gros électroménager. ça augmentera un peu les prix, mais le « taux d’intégration » peut être de 50% et non la totalité.
        Il y a les « contraintes » de l’UE, mais le Brexit est un précédent qui devrait permettre çà nos gouvernant de jouer des coudes en évoquant l’hypothèse d’une demande de sortie sous la pression de l’opinion publique (plan A sous la menace d’un plan B).


      • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 octobre 2019 22:24

        @Eric F
        sous la pression de l’opinion publique (plan A sous la menace d’un plan B).

        Napoléon n’imaginait pas que Mélenchon serait son successeur un jour !
        Votre programme, vous devriez le sous-titrer : « l’art de se créer des ennemis parmi les autres pays européens ». Menacer et faire du chantage à la sortie sont des méthodes de gangsters et de mafieux !
        Pensez un peu si les 27 pays vont obéir à Méluche ...
        Même Napoléon a échoué.

        Et s’ils ne plient pas, vous allez violer les Traités.
        Mais le Droit International autorise dans ce cas des sanctions en retour de la part des pays qui estimeront avoir été lésés par votre décision unilatérale.
        Ambiance ... !
        Et moi qui croyais que la Gauche était pour la paix entre les peuples...


      • Le421... Refuznik !! Le421 8 octobre 2019 08:20

        @popov
        L’histoire des porte-hélicoptère Mistral a été une parfaite démonstration de servilité vis à vis des states...
        Commercer avec la Russie est bien plus logique du point de vue géostratégique que de faire des accords CETA et tutti quanti.
        D’autant plus que les russes, sauf erreur de ma part, vont faire rentrer de l’or noir iranien par la Mer Caspienne...


      • foufouille foufouille 7 octobre 2019 16:56

        c’est juste pour les plus riches ou les restaurants, les produits français aux USA.


        • zygzornifle zygzornifle 7 octobre 2019 17:39

          J’attend avec impatience la réplique européenne hahahaha ......


          • tibidi 8 octobre 2019 08:18

            @zygzornifle
            Manu Ier va faire appareiller les Charles de Gaulle ....  ha ha ha ....


          • HELIOS HELIOS 7 octobre 2019 17:44

            .... voyons :

             combien de pc windows, avec proc Intel, memoire et autres chips a l’avenant .

             combien de chipset... celui des airbus, des rafales arrivent direct des US et qui sont indispensables au vol de ces avions ?

             combien de serveurs DNS (les annuaires internet) sont sous domination américaines (y’en a 13 en tout) ?

            et, lorsque ce n’est pas technique, dans les hôpitaux, connaissez vous la provenance de la majorité du matériel ? ... des produits chimiques ; des vêtements non tisses ; etc... même vos cartes bancaires (rachetée) sont sous les ordres de mastercard et visa !

            ... et sans compter les effets pervers, tel que ceux qui sont liée INDIRECTEMENT a une norme américaine : point de vente s’il n’y a pas compatibilité avec une décision américaine.

            ... soyons humbles, ou alors assumons, utilisez Linux, ne montez pas dans un Boeing, eviter Hewlett Packard etc, etc....


            • izarn izarn 7 octobre 2019 22:15

              Il aurait trop à dire...

              Les droits de douanes : Ils servent à équilibrer les échanges sans trop spolier les uns et les autres.

              Quand Trump pour attaquer Airbus reporte des droits de douane sur le vin...Ce type est un dingo ! C’est du grand n’importe quoi !

              Ce type, qui est un gros nul, fout sa merde, et tant mieux si on le vire, même si les accusations sont fausses !

              Et puis aussi la grande rigolade import export...Certes Apple exporte ses produits, sauf qu’ils sont fabriqués en Chine ! Bref il s’agit en fait de réimportations chinoises. Par magie ou escroquerie, ces capitaux sont comptabilisés aux USA, et en Chine !

              Pendant ce temps les chinois travaillent dans la technologie, et les américains deviennent livreurs de pizzas.

              Et tout ces connards d’économistes occidentaux sont contents !

              Plus de chomage aux USA....Pov’cons. Enfin, vaut mieux écouter ça que d’etre sourd.

              Alors lutter par des droits de douanes contre les délocalisations ?

              Avec un salaire chinois dix fois inférieur ?

              Et augmenter les prix pour le consommateur américain ?

              Sans toucher à la libre circulation des capitaux ?

              On est chez les dingues !

              Le dollar, monnaie d’échange « universelle » (Plus prés de toi mon Dieu, we trust in God) au privilège « exorbitant »...

              Oui...Quand la connerie sera en orbite, le dollar n’arrêtera pas de tourner.



              • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 octobre 2019 22:42

                On ne peut pas à la fois déplorer le chômage, la balance commerciale dans les choux, les délocalisations, les effets néfastes de la mondialisation et critiquer le protectionnisme.

                Même si Trump est antipathique, il met le doigt sur les dérives de la mondialisation dont souffrent les pays occidentaux. D’ailleurs, Obama avait, lui aussi, augmenté le 522 % les taxes sur les aciers chinois pour protéger les aciéries américaines.

                Quand c’est Obama, silence radio, et quand c’est Trump, c’est caca boudin.

                J’ai lu dans le texte que l’ UE allait contrôler les flux financiers ? Du pipeau pour les mougeons.

                Le TFUE impose la libre circulation des capitaux, des marchandises,des hommes et des services. A moins de violer les Traités, comment l’ UE ferait pour contrôler les flux financiers ?

                L’UE a justement été créée pour maximiser les profits du capitalisme et ouvrir nos pays à la mondialisation.

                La Chine a tiré profit de la mondialisation, qui s’est appliquée de manière asymétrique. Les capitalistes se fichent bien des pays occidentaux, la mondialisation & l’ UE avaient pour but de délocaliser les entreprises pour maximiser les profits.


                • Captain Marlo Fifi Brind_acier 7 octobre 2019 23:06

                  @Cadoudal
                  Si vous n’en voulez pas, décidez-vous à sortir de l’Union européenne !

                  En GB, avant même que le Brexit ne soit effectif, les salaires ont augmenté de 4%, parce que les Polonais sont partis et que les employeurs ont été obligés d’augmenter les salaires pour pouvoir recruter.

                  Mais vous perdriez votre fond de commerce, quelle tristesse ! Alors vous priez St Soros tous les matins pour qu’il envoie de plus en plus de migrants !


                • HELIOS HELIOS 8 octobre 2019 01:22

                  @Cadoudal
                  helas... je confirme !


                • Le421... Refuznik !! Le421 8 octobre 2019 08:29

                  @Cadoudal
                  Le mariage entre cousins bien français, y’a que ça de vrai !!
                  Avec le résultat sur le développement du cerveau que l’on connaît !!
                  Les écrans aident bien aussi, je le reconnaît...


                • zygzornifle zygzornifle 8 octobre 2019 12:47
                  l’UE et la France vont-elles « trinquer »

                  Il est vrai que si les taxes sur le pinard augmentent on va trinquer avec tout le picrate non exporté ....


                  • Spartacus Lequidam Spartacus 8 octobre 2019 14:12

                    « les énergies fossiles s’épuisant, elles vont devenir de plus en plus chères »

                    Ceci est faux. Prouvé par le paris entre Ehrlich et simon

                    La demande crée l’offre.

                    Les ressources sont inconnues car toute la terre n’a pas été prospectée. La demande entraîne la recherche des ressources en augmentant l’offre ou la substituant avec des matières au même effet.

                    Exemple : le gaz devait être rare selon les écolos. Aujourd’hui on a creusé plus bas, on a substitué avec du gaz de schiste... Il est plus abondant que jamais.

                    Il existe une cotation des matières première l’indice simon abondance. Toutes les matières premières ont baissé sur les 30 dernières années.

                    Les « métaux rares » ne sont pas « rares » par la rareté sur terre, ni qu’ils n’existent qu’en Chine ? mais les normes excessives des écolos qui interdisent d’en chercher ou d’ouvrir des mines.

                    En France plus aucun industriel n’ose ouvrir une mine.

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