PS : Bing ! Paf ! Boum !
Les raisons de la castagne ? L'urgence.
Les convulsions idéologiques du parti présidentiel atteignent cette semaine un pic inédit, entre la profession de foi centriste de Valls dans l’Obs, avec clin d’œil appuyé à l’UDI et au Modem, les attaques de la gardienne du temple Aubry, le recadrage sur son blog de Bartolone, 3ème personnage de l’Etat, la sortie de Benoit Hamon (« la politique menée menace la République »), les frondeurs en rut, les exclus roucoulants Filippetti et Montebourg qui vont sortir du bois au prochain congrès du PS, les 39 abstentions de parlementaires de la majorité au Parlement, etc.
L’image de pétaudière qui vient à l’esprit de certains peut difficilement être tenue pour polémique : ça part dans tous les sens. Cette bataille d’Hernani n’est pas anodine, car elle dessine les contours d’une possible scission, dès lors que le décevant quinquennat de Hollande sera consommé. En effet en 2017, si comme il est plausible la gauche est battue, les canifs vont sortir, d’autant que par la faute de l’ex-Président le parti sera en lambeaux sur le plan programmatique.
Restera alors deux voies : une gauche qui n’accepte pas les règles de la dérégularisation libérale - conduite notamment au Parlement européen - et une gauche qui au contraire s’en accommode et pense qu’on peut trouver des voies réformatrices à l’intérieur de celle-ci.
Mais la faiblesse du pouvoir actuel, et de son Président, est telle qu’en réalité les choses peuvent se précipiter avant, pour une raison simple : le rejet massif de Hollande, ses atermoiements, son échec à tenir un cap clair, entraîne le PS dans une succession de défaites électorales très coûteuses, qui vont réduire ses subsides (et les postes à pourvoir) par deux.
Il y a donc, pour nombre d’élus – le PS est un parti de notables – une urgence vitale à ne pas se laisser entraîner au fond de la piscine avant les prochaines échéances qui vont se dérouler en 2015. Les élections régionales et départementales fournissent de nombreux postes : est-il envisageable d’aller sur l’échafaud la tête basse et résignés ? C’est l’enjeu souterrain des actuelles soubresauts qui dévaste la rue de Solférino.
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