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Accueil du site > Tribune Libre > Qu’emportera la crue ?

Qu’emportera la crue ?

Les inondations, les crues récurrentes, le désordre climatique de plus en plus prégnant, amènent à se poser des questions sur les causes et les remèdes. Rapidement la main de l’homme a été mise en évidence.

Cette responsabilité humaine dans le changement climatique n’est plus niée que par une minorité caractérisée par des déclarations irresponsables et intéressées.

Certes l’histoire de la Terre nous fait constater des modifications climatiques mais celles-ci, se sont produites soit par une évolution lente, soit par un cataclysme (éruption volcanique, tremblement de terre) naturel, ne remettant pas radicalement à terme la vie terrestre.

Mais aujourd’hui, au vu de ce qui s’est passé en un siècle, c’est logiquement cette vie qui est en jeu et l’humanité y joue un rôle qui s'avère bien prépondérant.

LE DEVELOPPEMENT CAPITALISTE EST EN CAUSE.

Mais plutôt que d’évoquer abstraitement « l’humanité » n'est ce pas plutôt le type de société humaine qui est en cause ? Le capitalisme que l'on nous montre comme la seule issue vers le « développement nécessaire », ne trouve sa finalité, en réalité, non pas dans le bien des êtres humains mais dans la recherche du profit amènant clairement à la ruine prévisible.

Par essence, la société capitaliste soutend la destruction de l’environnement. Cette destruction est née en même temps que l’humanité s’est développée. L’être humain, faible physiquement à l’origine, n’a eu que son intelligence et sa capacité de prévision pour s’en sortir. Etre capable de faire des réserves, gérer des ressources… cela est dans la nature humaine. Mais il est aussi capable de comprendre que l’organisation politique et sociale du moment devient inadaptée. Le changement nécessaire se heurte, dans les sociétés humaines, à des oppositions liées à des intérêts opposés. C’est ce qui devient la lutte des classes.

Il est difficile pour des groupes humains de millions d’habitants de concevoir rapidement, avec cohérence, un autre type de société porteur de solutions aux problèmes sociaux et environnementaux. L’histoire humaine est là aussi riche d’échecs sanglants qui finissent par décourager, et qui profitent à ceux qui continuent d’exploiter et détruire la Nature.

Néanmoins, malgré ce bulldozer capitaliste « inévitable » qui sillonne la planète en tous sens, il est resté des traces de sociétés et d’organisations sociales qui ménageaient les ressources et respectaient avec intelligence la Nature. On pense aux sociétés amérindiennes précolombiennes ou polynésiennes. Mais l’Histoire nous montre, encore plus proches de nous, des mondes ruraux, aujourd’hui disparus, où les pratiques agricoles représentaient une gestion intelligente et respectueuse des sols. Haies, bosquets avaient, assolements naturels, ont toujours, leur raison d’être.

Et nous savons tous aujourd’hui que c’est à coup d’engrais chimiques et de pesticides que la destruction s’est institutionnalisée, et continuent toujours à s’étendre, rendant les agriculteurs prisonniers de grandes sociétés. Les individus engagés dans un tel « développement », dans cette prétendue « productivité nécessaire", sont broyés. Et les aliments de qualité sont toujours chers, parfois pollués ou même empoisonnés à grande échelle comme le lait de certaine société.

La résistance s’organise cependant face à des intérêts incompatibles. L’échec de l’installation de l’aéroport de Notre Dame des Landes, en France, représente ainsi une victoire emblématique importante d'une résistance porteuse de l' alternative sociétale nécessaire .

A L’ORIGINE DES CRUES.

Si l’on prend la France et la Seine pour exemple, on se rend compte, suivant les précipitations, que les crues ont toujours existé. Mais ces précipitations deviennent de plus en plus importantes même si elles sont irrégulières, laissant de l’une à l’autre des périodes de sécheresse.

Il est bien sûr difficile d’influer sur les précipitations et le climat. On le voit bien avec l’échec de la COP 21 où les grands intérêts capitalistes ont su user de leur influence auprès des états qui les représentent.

Pourquoi n'a t-on jamais pris sérieusement des mesures concernant l’occupation des sols ?

Certains, comme la CAPEN 71 (1) constate que "L’artificialisation des terres agricoles imperméabilise plusieurs dizaines de milliers d’hectares chaque année en France (tous les 7 ans, la surface d’un département !). Chaque année, de 2 à 3 millions de M2 d’espaces commerciaux sont autorisés : il est grand temps d’adopter un moratoire sur la construction de nouvelles surfaces en périphérie urbaine (2)".

 

Qui peut nier que l'appât du gain à engendré une spéculation foncière qui, depuis longtemps fait fi des lois ? Combien d'habitations ont-elles été construites au bord de rivières ou de fleuves alors que l'on connaissait les risques d'inondations ?

Mais si le laxisme intéressé devrait bien sûr être combattu, on ne peut nier ce phénomène de changement climatique mondial. Mais celui-ci, devant l'ampleur du problème, la difficulté à trouver des accords internationaux, l'inaction, la passivité ont trouvé toute leur place. Car l'action, elle, la vraie, devrait être toute orientée vers un changement radical de société.

SOMMES-NOUS TOUS RESPONSABLES A PART EGALE ?

Ces derniers jours devant l'ampleur et la durée des crues, la parole a été donnée à des personnalités, et particulièrement à celles qui sont envue en matière d'écologie. Et l'on a entendu le célèbre animateur en la matière, Yann Arthus Bertrand, nous énoncer son discours moralisateur habituel : nous consommons trop, particulièrement trop d'énergie...

Qui est ce "nous" ? Quelle similitude y a-t-il entre la consommation d'un paysan chinois de sa province reculée et celle du fermier nantie du Colorado ? En France qui consomme le plus au regard des millions de sans logis face à des nantis cumulant chacun de multiples biens ? Evoquer le gaspillage c'est mentionner le rôle de l'industrie et de l'agriculture industrialisée jouet de la conjoncture, de l'état du marché, cherchant à le manipuler, qui font que l'on jette et détruit lait, fruits et légumes, que l'on cherche à faire consommer en programmant ou en tablant sur l'obsolescence des produits. Monsieur Yann Arthus Bertrand n'en parle pas. Et quand on lui demande s'il est "normal que la moitié des richesses du monde appartiennent à 90 familles ... Que des gens gagnent dix millions d’euros par mois ? » (3), il nous répond que "les riches savent être généreux". Compréhensible lorsque l'on est financé par Total ou l'Oréal !

QUELLE ACTION MENER ?

Bien sûr, influer sur la principale puissance mondiale productrice de pollution, conduite par un individu déséquilibré, prendra du temps. Ici et partout, combattons à notre échelle. La gestion des sols ne devrait-elle pas être sérieusement revue ? Quand stoppera-t-on enfin l'expansion de plaques bétonnées ou goudronnées notamment celles au service des commerces de la grande distribution qui empêche l'écoulement normal des eaux ? De plus en plus, comme en Allemagne, une vision nouvelle de l'agriculture commence logiquement à s'imposer, retrouvant l'harmonie avec l'environnement.

Des aménagements concernant les cours d'eau et les zones à protéger doivent être promus.

On peut difficilement faire déménager des milliers de personnes victimes d'inondations ou risquant de l'être. On n'est pas certain que ces mêmes habitants, malgré le danger, le souhaiteraient vraiment. Mais puisque l'on veut parler "Economie", entre "construire" et "rénover" où est le plus "économique" ? C'est à voir...

Construire ou reconstruire des maisons "écologiques", bien exposées, peu consommatrices d'énergie doit s'inscrire dans un plan général de logement de toute la population. Les retraités notamment doivent bénéficier de la garantie d'un toit. Leurs pensions doivent être constituées principalement de biens pérennes qu'aucune crise ou nouvelle politique confiscatoire ne peut remettre en cause.

On nous dira que tout cela ressemble à des voeux pieux...

Nous devons bien admettre, comme l'a montré la résistance contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, que c'est par l'action populaire que l'on pourra se réapproprier l'Espace Public. Comme cela avait pu se faire au Larzac voici 40 ans. Subversion ?

1) CAPEN 71 Confédération des Associations de Protection de l'Environnement et de la Nature de Saône et Loire (Bourgogne).

2) "Inondations : stop à la bétonnisation" sur le site "laisse beton.agirpourl'environnement.org"

3) Le Soir (Belgique), 26 septembre 2015


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10 réactions à cet article    


  • JC_Lavau JC_Lavau 7 février 2018 11:24

    Rappel :Evénements climatiques dans l’Oise
    Catégorie : Histoire de Pontpoint
    Si l’on s’inquiète, sans doute à juste titre, de la dégradation de notre climat, si l’on se souvient de la sécheresse de 1976 et de 2003, de la tempête de 1999 ou des grands froids de 1954 et 1957, il ne faut pas pour autant s’imaginer que par le temps passé le climat était aussi stable que cela. 

    Avec l’aimable concours de la ville de Neuilly en Thelle et les mémoires de monsieur Mancheron qui a beaucoup travaillé sur l’histoire de Pontpoint je vous invite à découvrir la climatilogie de l’Oise à travers les siècles.


    738 : L’Eté fut si chaud que les sources se tarirent.

    822 : Hiver si froid que les rivières restèrent gelées plusieurs mois.

    891 : Toutes les vignes nombreuses à Pontpoint furent détruites par les gelées.

    991 : Hiver très long, toute la récolte de blé fut gelée, ce qui entraina la disette et la peste. 

    999 : des feux follets et des boules de feux éclatèrent avec grand bruit dans le ciel, la population crût à la fin du monde tant redoutée pour l’an 1000.

    1194 : De gros grêlons carrés tombèrent dans le secteur de Clermont à Compiègne, détruisant le blé, les arbres et toute le vigne.

    1216 : Hiver très froid, le vin gela dans les tonneaux. 

    1289 : L’hiver fut si doux que les primevères et les violettes étaient en fleur en janvier et les oiseaux commencèrent à couver. Cette année là, la récolte fut excellente.

    1304 : Grande année de sécheresse, l’Oise se traversait à pied sec.

    1408 : En janvier le froid faisait éclater les tonneaux, il fallait couper le vin à la hache et le faire fondre.

    1420 : Hiver très rigoureux, les loups rentraient dans les maisons pour y manger les nombreux cadavres des habitants morts de froid.

    1581 : Le 26 mars, un ouragan renversa plus de 30 clochers dans l’Oise, tuant notament 30 paroissiens à Bresles au cours de la messe, presque toutes les toitures de Senlis furent arrachées.

    1593 : Un orage de grêle fut si violent que les grêlons pesant plusieurs livres tuèrent plusieurs personnes.

    1645 : inondation importante, l’eau recouvrit presque toute la ville de Beauvais où l’on releva 3 pieds d’eau rue de la Taillerie.

    1658 : Une crue emporta presque tous les ponts et les moulins de l’Oise.

    1676 : L’Oise resta gelée durant 35 jours. 

    Coupé, à suivre.

    • JC_Lavau JC_Lavau 7 février 2018 11:24

      Suite :

      1697 : Le canton de Neuilly fut ruiné par plusieurs orages.

      1709 : La température descendit à -23. Les poules mourraient, les canards sauvages s’attrapaient à la main, pattes gelées. 

      1712 : En mai, la foudre tomba sur le clocheton central de la cathédrale de Beauvais.

      1784 : Gel du 8 décembre au 28 mars. La neige resta trois mois consécutifs. Au Mesnil Saint Denis un incendie ne pu être éteint par manque d’eau à cause du gel : 50 maisons brûlèrent.

      1788 : La tempèrature tomba à -23°, sur l’Oise la glace fut mesurée à 32 cms d’épaisseur.
       1795 : La température descendit à -23,8, l’Oise fut bloquée 24 jours, les voitures à chevaux pouvaient la traverser.

      3 An IV de la République, coulées de boues importantes à Pontpoint au niveau de Saint Pierre et des Fonds de Vaux.

      1807 : De nombreuses personnes périrent ensevelies sous la neige, qui avait une épaisseur jusqu’à 2 mètres de haut dans les vallons.

      1811 : Passage d’une comète qui resta visible plusieurs mois, disette.

      1816 : Le 15 avril, la neige tomba en une telle épaisseur que les arbres plièrent et se rompirent. En juillet, août, septembre il plut 26 jours et nuits par mois. Le blé, récolté fin août, pourrit rapidement, il entraina des spéculations.
      1829 : Hiver très froid durant 3 mois, l’Oise resta bloquée 2 fois plusieurs semaines, il neiga beaucoup, la consommation de bois battit des records.

      1843 : A nouveau, apparition d’une comète.

      1903 : Trés grosses inondations dans le secteur de Pont Sainte Maxence, l’eau arrive jusqu’aux batiments du Moncel qui était alors un entrepôt de vin.

      Les grandes canicules du XXèmè Siècle eurent lieu en France, en 1911/1921/1947/1967 et 1976, l’année record étant 1947 .

      D. DEMAISON

    • baldis30 7 février 2018 21:05

      @JC_Lavau
      bonsoir,

      vous pouvez répéter cent fois ces vérités historiques cela ne correspond pas à ce que pensent les gens ! L’incantation a supplée la réflexion !

      Que l’on prenne rivière par rivière, fleuve par fleuve, on a toujours une histoire qui se répète ... et de doctes gens qui ont immédiatement la solution géniale pour ^pallier le problème !

      Si je prends le Vidourle et seulement depuis 1900 il y a eu des cures dévastatrices en 1910, 1958 et 2003 ... pour le XIXème siècle tout autant ...

      Cas de Nîmes ... 40 événements marquant l’histoire depuis ... 1632 ( ça c’est historique et va même dans le sens de l’Histoire ) dont une dizaine d’ordre majeur ! mais la date possède un sens historique certain !

      Cas de l’Aude ... Jacques ALIAGA en fit le recensement .... époustouflant ... 2 majeures au XXème siècle 1930 et 1999 avec les mêmes photos .....

      Mais bien sûr c’est le R.C.A .... rassemblement des ........ a.......


    • doctorix doctorix 7 février 2018 17:13

      Quand on n’a rien à dire, on parle de la pluie et du beau temps.

      Les phénomènes météorologiques actuels n’ont rien d’exceptionnel, mais c’est leur médiatisation qui l’est.
      Au passage, je voudrais rappeler que la capacité d’absorption (et donc d’effet de serre) du CO2 est saturée depuis toujours, et qu’on pourrait décupler son taux sans y changer quoique ce soit.
      En effet le CO2 ne peut absorber que deux petits fréquences du spectre, à 20 et à 70 THerz, et tout le reste repartirait vers l’espace si H2O ne jouait pas son rôle puissant d’effet de serre sur des bandes de spectre beaucoup plus nombreuses et plus larges (c’est pourquoi il fait 15° sur terre et pas moins 15, qui s’en plaindrait ?).
      Sur ces deux fréquences, le CO2 absorbe déjà tout, mais ne saurait absorber rien d’autre, quelque soit sa concentration.
      Quand à H2O, personne ne saurait moduler sa concentration dans l’air, pas même une taxe vapeur (on a eu chaud !)...
      Le meilleur sur ce coup, c’est François Gervais (voir tout, mais surtout à 48’) :
      A noter que depuis que le taux de CO2 est passé de 300 à 400ppm, 18 millions de km2 de verdure (33 fois la France) sont apparus sur terre à la place de zones désertiques. 
      Nous sommes décidément des enfants gâtés et capricieux, et qui crachons dans la soupe...
      De cet article, il faut quand même retenir la bétonnisation des sols et son rôle sur les inondations, mais c’est quand même plus gérable que les inondations du Bangladesh.


      • baldis30 7 février 2018 21:18

        @doctorix
        bonsoir,

        « Les phénomènes météorologiques actuels n’ont rien d’exceptionnel, mais c’est leur médiatisation qui l’est. »

        VRAI ! dès 1857 monsieur de Mardigny fit la même remarque à propos des inondations de l’Ardèche« dans un mémoire qui peut être considéré comme le début des études d’hydrologie extrême en France . Ce texte figure PARAIT-IL sur Internet, personnellement j’en ai une copie de l’original publié chez Dunod ( déjà ... il y a plus de 150 ans) .

        Dans un autre forum et sous un titre sexuellement accrocheur un intervenant a osé écrire le texte suivant à propos de la récente chute de neige sur Ile de France ! je copie :

         »On n’a jamais vu ça ! on n’a jamais fait ça ! Vierges ou puceaux ?
        Est-ce la première fois que l’on voit cela en France ou en Ile de France ? Complètement pris au dépourvu les pouvoirs publics ...... ; ça ne s’était jamais produit ?
        Mais de qui se moque-t-on ?
        on a eu à répétition des blocages sur l’autoroute A7 dans le Midi, de Montélimar à Marseille et ce depuis 1970
        On a eu des blocages sur des autoroutes payantes dans la région parisienne et cela depuis peu ...
        Et ça recommence..... sur des routes ordinaires ...
        Les mecs irresponsables chargés de la sûreté sont de plus incultes car voici ce qu’on lit dans l’Encyclopédie à propos de ce qui s’appelait alors le « cas fortuit » :
        « pour qu’un accident soit un cas fortuit il faut qu’il ne se soit jamais arrivé auparavant dans une circonstance semblable.....(de plus si un accident se)...présente deux fois de suite il doit cesser d’être imprévoyable aux yeux d’une administration chargée de le prévenir
        . »

        Là c’est de la neige, les inondations ... ben c’est autre chose , les avalanches aussi ( c’est pour cela qu’il existe des cartes de localisation probable des avalanches qui semblent quelquefois oubliées... )... idem la séismicité, le volcanisme


      • velosolex velosolex 7 février 2018 23:54

        C’est marrant. Faites un article sur le réchauffement, et voilà les mêmes négationnistes de toujours qui déboulent, e déroulent leurs mêmes arguments, leurs sophismes agités comme des hochets d’’exorcisme. 

        Qu’il est parfaitement inutile de commenter une nouvelle fois si vous voulez garder votre entendement... 
        Ainsi en un article les divisions de chars se mettent en place, prêts à la réaction, à l’enfouissement de déchets ; Demain, ils vous diront que Tchermobyl n’a jamais existé, que tout cela est de la propagande.
        Les records de chaleur tombent et se superposent....Vous avez vu le froid de canard qu’il fait à Paris en ce moment, vous diront ils. 
        Et Trump, cerise pourrie sur le gateau ; « S’il faisait si chaud que ça, je n’aurais pas de glaçon dans mon whisky.... »

        Le problème vient de très loin. La négation aussi ; Des Haroun Tazzief par milliers, payés souvent par les lobbys, comme dans l’industrie pharmaceutique, tabagiste, chimique, afin de continuer à peser sur le couvercle du mensonge. Et quand bien même les preuves sont accablants, comme lors d’un procès d’assises, nier nier nier, même contre l’évidence, comme le conseil les avocats. On y gagnera bien quelque chose. Au moins un sursis....

        • JC_Lavau JC_Lavau 8 février 2018 09:11

          @velosolex.

          Vous voyez ce bûcher, là ?
          Donc le dieu du Vatican existe !
          Oups ! Je voulais dire : « Donc le Réchauffement Climatique Anthropique existe, et le dioxyde de carbone est son prophète ! ».

          Variante, par leu vidéo japonais mal traduit :

          (1) Quelqu’un a mis nous la bombe.
          (2) Nous recevons signal.
          (3) Ecran principale allume.
          (4) Comment allez vous, messieurs.
          (5) Toute ta base sont appartienne à nous.
          (6) Quoi tu dire !
          (7) Tu as pas chance de survivre fais du temps.
          (8) Ha ha ha ha....
          (9) Bouge *zig.*
          (10) Tu sais ce que tu fais.
          (11) Pour grande justice, détruis chaque *zig.*
          (12) Donc le Réchauffement Climatique Anthropique existe.

          Et foin des mesquineries : « Et le dieu du Vatican aussi ! ».

        • Le421 Le421 8 février 2018 08:40

          La ville de Sarlat voit actuellement une campagne à marche forcée de construction de surfaces commerciales dont on se demande bien qui pourra y être client... La plus grosse usine locale (Rougié) est sur la pente raide des « restructurations » et pour le reste, l’encéphalogramme est bien plat.
          Fête de la truffe, de l’oie, du foie gras, etc, etc... A part ça.
          Autant de manifestations dédiées aux visiteurs de passage, et seulement de passage.

          La zone sud de la ville a été rabotée par les pelleteuses et des norias de camions ont transporté une colline entière sur les routes locales. Avec la bénédiction du maire, le promoteur de ces grandes surfaces faisant partie - compte en banque oblige - de ses grands amis...

          Nous, les sarladais de l’extérieur - j’oserais dire les « sous-sarladais » - guettons avec presque gourmandise le jour - inévitable - où un gros orage va s’abattre sur la cuvette de la ville. Compte tenu du goudronnage en règle et hors normes ainsi que du bétonnage au Nord du patelin, normalement, ça devrait donner...
          Chez moi, deux bassins de rétentions (interdits, je suppose !!) limitent le ruissellement.


          • Blé 9 février 2018 05:57

            Il est évident qu’avec les transports modernes qui demandent toujours plus de surfaces bétonnées pour aller toujours plus vite, les média ont de quoi se mettre sous la dent sans avoir besoin de parler de vrais problèmes, je dirai de vrais catastrophes sociales à travers l’ Union européenne où des populations crèvent de faim à coté de tant de bouff et de luxe.

            Les grecs en ce moment subissent de plein fouet l’ Ultra libéralisme (la Grèce étant devenu un laboratoire) moins 40% sur les salaires, privatisation massive des services publics TVA à 24%, beaucoup de grecs crèvent de faim et de maladie car les salaires insuffisants ne leur permettent plus de se soigner, de se chauffer, de se nourrir correctement. Ceci, n’est pas à cause des caprices de la nature mais à cause d’un choix politique qui se répand sur toute l’Union européenne.

            Dame nature ne s’occupe pas de savoir si le bétonnage massif du pays provoque des inondations. En automne comme en hiver, il y a toujours de la neige, de la glace, du vent et des tempêtes mais il est vrai que cela ne dérangeait pas l’économie de marché.

            Le réchauffement climatique n’est pas à prendre à la légère mais les CAPITALISTES purs et durs feront tout pour que les conséquences soient supporter par les populations et non par ceux qui provoquent ce réchauffement. Jusqu’à présent le club des 20 n’a aucunement parlé d’un changement quelconque au niveau de la production et de la consommation des pays occidentaux.
             


            • JC_Lavau JC_Lavau 9 février 2018 09:54

              @Blé. Des fluctuations climatiques, il y en a toujours eu, à toutes les échelles.

              Il y en a davantage et plus fortes en ce Quaternaire où il y a des glaciations.
               
              J’ai déjà rappelé qu’il en avait déjà beaucoup à l’Eocambrien, quand encore aucune vie émergée n’existait.

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