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Accueil du site > Tribune Libre > Qu’est-ce que la compétitivité sinon la baisse des salaires, des (...)

Qu’est-ce que la compétitivité sinon la baisse des salaires, des protections sociales et du budget public

Le problème vient de ceux qui s'enrichissent sur le dos des autres, il est des richesses légitimes qui viennent du travail, de la responsabilité.

Aujourd'hui, les riches ne créent pas le travail, au contraire, ils le tarissent, la seule chose qui compte étant le profit, il est évident qu'ils jouent à exploiter la main d'oeuvre pour qu'elle fasse le travail de trois, la tuant à petit feu mais ils s'en foutent, c'est la collectivité qui paie.
Quand ils ne font pas cela dans les pays pauvres, ou là, une fois pressée, la main d'oeuvre peut crever sans problème.

Quant au prétendu "assistanat", les riches l'organisent justement puisqu'ils laissent aux autres le soin de s'occuper de ceux qu'ils laissent sur le carreau pour aller trouver des esclaves moins chers ailleurs.

Les recherches montrent du reste que le travail est en France, un facteur essentiel de la vie, c'est une reconnaissance sociale qui fait de nous le pays le plus demandeur.

Il faut avoir une drôle de mentalité pour croire que l'on cherche à ne pas travailler, c'est une mentalité de capitaliste de ne rien foutre en laissant son argent "travailler" sur le labeur des autres.


Les multinationales détruisent le travail.
C'est à cause de ces concentrations/monopoles privés que des millions de petits commerces, agriculteurs, petites entreprises ont disparu.

Ces grandes entreprises sont en réalités des groupes financiers qui ne gagnent pas d'argent sur ce qu'ils vendent, mais sur la masse et les retards de paiement de leurs fournisseurs, ils gagnent beaucoup d'argent en plaçant l'argent qu'ils gagnent un mois avant de rembourser.

La plupart de ce qu'ils vendent n'est pas fabriqué chez nous.

Quant au travail qu'ils créent, il s'agit d'emplois précaires, temps partiel subi et mal payé, sans compter qu'ils touchent en plus des subventions car leurs lobbies sont puissants et nos politiciens, corruptibles et/ou peu perspicaces.

Quand ils ne se planquent pas à l'étranger pour ne pas payer d'impôts ou le moins possible, alors qu'ils doivent tout à la France.

Ces grandes compagnies financières arrivent à imposer les prix des matières premières, et naturellement vers le bas, au prétexte qu'ils sont les seuls intermédiaires sur le marché, à les revendre à la clientèle.

Ce serait juste des voleurs si on examinait bien l'affaire, de la merde dans un gant de soie comme aurait dit l'autre.


Ils investissent partout et tirent tout à la baisse, distribution, services, formation, tuant tout sur leur passage et baissant tous les salaires de ceux qui travaillent vraiment en bout de chaîne, pour eux, ils ne sont que des intermédiaires parasites, qui, à grands coups de publicité et de gestion de cette publicité à grande échelle, noient tout ce qui pourrait leur faire concurrence.

Parce que la concurrence mène toujours aux monopoles privés.



Les Français sont riches de la France, heureusement, ils ont l'école gratuite, la justice gratuite, la police gratuite, les services publics, mais ça, c'est la France, que nous avons de moins en moins.

La précarité de masse s'installe, les services publics se délabrent, voilà la pauvreté engendrée par les politiques menées.

En revanche, les dividendes des très riches s'accroissent, et croîtront à chaque coupe sombre dans les salaires, retraites, budget public.

Que serait le médecin sans le malade, le vendeur sans le consommateur, le bien-être des uns sans le service des autres, le travail des uns sans le travail des autres.


L'économie, ce ne sont pas des riches qui font travailler des pauvres, c'est un tout, un cercle, nous avons tous besoin les uns des autres, c'est un échange permanent.


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37 réactions à cet article    


  • McGurk McGurk 2 octobre 2017 12:02

    * "Aujourd’hui, les riches ne créent pas le travail, au contraire, ils le tarissent, la seule chose qui compte étant le profit, il est évident qu’ils jouent à exploiter la main d’oeuvre pour qu’elle fasse le travail de trois, la tuant à petit feu mais ils s’en foutent, c’est la collectivité qui paie.« 

    C’est la superposition d’un idéal productiviste au »rentabilisme« qui crée cette situation.

    Pourquoi dépenser plus lorsqu’on peut acculer les gens à travailler pour deux voire trois ? Donc, finalement, pourquoi embaucher plus ? Pourquoi leur donner des jours de congé alors qu’ils peuvent bosser comme des ânes (et payés en plus !) ?

    Cette logique vient essentiellement du modèle anglo-saxon, dans lequel les »inactifs« sont forcément vus comme des »parasites« car ne participant pas à la machine qu’est l’économie.

    Ce qui signifie que les étudiants, chômeurs rencontrant des difficultés d’insertion et retraités sont dans leur viseur, quand bien même il existe des barrières fictives (dressées par les entrepreneurs eux-mêmes) très contraignantes à l’emploi.

    L’un de mes professeurs disait d’ailleurs qu’il était »scandaleux que les personnes âgées bénéficient d’une retraite alors qu’elles vivaient encore 20 ans sur le dos des gens« , en occultant le fait que cette classe participe réellement à notre société et à bien des niveaux (consommation, éducation des jeunes, etc.).

    * »ceux qu’ils laissent sur le carreau pour aller trouver des esclaves moins chers ailleurs.« 

    Pas besoin de partir loin pour ça, il y a déjà : les étudiants embauchés en masse pour faire le boulot d’un vrai travailleur, les »contrats aidés« , les VIE (que je trouve scandaleux), etc.

    * » c’est une mentalité de capitaliste de ne rien foutre en laissant son argent « travailler » sur le labeur des autres."

    En réalité, c’est le capitalisme exacerbé dont vous parlez. Le schéma du capitalisme américain, par exemple.


    • gogoRat gogoRat 2 octobre 2017 20:00

      https://fr.wikipedia.org/wiki/American_Telephone_%26_Telegraph

       Combien d’intervenants, ici sur ce forum, sont bien conscients que le web qui les sert, a quelque part été permis par lois anti-trust ... américaines ?!

       En effet, l’informatique individuelle, bien avant le Web qui ne fait qu’en émerger, est la conséquence factuelle du démembrement du méga-trust amériacain AT&T , survenu par la volonté US de s’opposer aux trusts !! ...

      Alors oui :
      "C’est à cause de ces concentrations/monopoles privés que des millions de petits commerces, agriculteurs, petites entreprises ont disparu."  

       mais se défausser allègrement de toute responsabilité individuelle ou nationale, en se trouvant un coupable idéal, du genre Le grand méchant loup Kapitalist américain, c’est un peu facile ...
       et ça sonne tout de même plutôt faux dans une France et une Europe, plus royaliste que le roi en matière de kapitalisme, qui cherchent au contraire à constituer les plus grands trusts possibles,
      dans une optique d’abord de souveraineté europeo-supra-nationale visant ensuite au graal d’une Mondialisation !!


    • foufouille foufouille 2 octobre 2017 12:28

      « La plupart de ce qu’ils vendent n’est pas fabriqué chez nous. »
      comme pour la plupart des revendeurs petits ou gros.
      et tout ce qui peut être dématérialisé.
      la compétitivité est surtout liée à la valeur de la monnaie et au coût du transport.


      • Habana Habana 2 octobre 2017 12:40

        Pas d’inquiétude !

        L’immigration est une chance !
        Une fois le million de bamboulas, de métèques et autres rastaquouères nationalisés Français, tout ira beaucoup mieux !
        Aller, courage !

        • Le421 Le421 2 octobre 2017 20:48

          @Habana
          Facholand bonjour !!


        • Yaurrick Yaurrick 2 octobre 2017 13:06

          "Il faut avoir une drôle de mentalité pour croire que l’on cherche à ne pas travailler, c’est une mentalité de capitaliste de ne rien foutre en laissant son argent « travailler » sur le labeur des autres.« 
          Investir c’est un travail et un risque, qui permet aux salariés d’avoir des machines , des matières premières pour produire des richesses. Et par ailleurs ce capital ne s’est pas créé ex-nihilo, il provient d’une création de richesses préalable.

           »Parce que la concurrence mène toujours aux monopoles privés.« 
          On a bien vu avec l’arrivée de Free ce que vous dites est faux, tant qu’on empêche pas la concurrence par des numerus clausus, licences et autres, ce n’est pas un problème.. Et un monopole de fait ne gêne en rien, ce sont les monopoles de droits qui sont problématiques.

           »Les Français sont riches de la France, heureusement, ils ont l’école gratuite, la justice gratuite, la police gratuite, les services publics, mais ça, c’est la France, que nous avons de moins en moins."
          Tout ça n’a JAMAIS été gratuit, c’est payé par les contribuables, par un prélèvement sans rapport avec le service rendu et tout est fait pour cacher le véritable cout. C’est une illusion de gratuité, les payeurs ne sont pas les consommateurs, donc ça entraine une déresponsabilisation et un gaspillage.


          • McGurk McGurk 2 octobre 2017 19:53

            @Yaurrick

            Je suis d’accord avec la plupart de vos propos.

            A ceci près que les entreprises ne prennent plus tellement de risques, cherchant l’ « employé parfait » mais ignorant les milliers de types pouvant très bien correspondre via quelques petits ajustements.

            Les bénéfices réalisés sont proprement scandaleux lorsqu’on voit leur désengagement croissant dans la société, dont elles font partie bien qu’elles veulent faire croire qu’elles sont des structures « hors sol » - un peu comme un puits de pétrole en plein milieu des eaux internationales.

            La « richesse » ne se crée pas via des décideurs, elle est bien le fruit de l’humain donc des employés, quand bien même on rajoute toujours plus de robots pour faire taire la vague grandissantes de mécontents et de personnes laissées sur le carreau.

            Entre 2015 et 2016, le CAC 40 a fait 35% de bénéfices supplémentaires par rapport à l’année précédente. Où va en grande majorité cet argent ? Au lieu de le réinvestir dans les infrastructures et éducation, qui serviront fatalement...les entreprises ? On marche sur la tête à faire toujours plus de bénef en cachant l’argent sur des comptes dans des paradis fiscaux ou dans la poche des grands actionnaires qui n’en plus besoin depuis longtemps.


          • Yaurrick Yaurrick 2 octobre 2017 20:43

            @McGurk
            Les employeurs cherchent le profil parfait trop souvent du fait de l’effet combiné du risque du recrutement et du chômage de masse ... Et malheureusement, la réglementation/fiscalité française favorise les insiders (ceux déjà en poste) par rapport aux outsiders, et n’aide pas à résorber le chômage.
            L’entreprise faut il le rappeller est là pour faire du profit, et contrairement à la pensée dominante, ce n’est pas malsain, et la création de richesse n’est pas le partage d’un gâteau dont la taille est fixe : en vertu de quoi pourriez vous décider quel montant serait scandaleux ?

            Vous avez raison de dire que la richesse est le fruit des humains, mais il faut comprendre que sans capital et investissement, il n’y aucune chance d’arriver à produire assez de richesse : l’état naturel de l’homme c’est la misère.
            La question à se poser est pourquoi les entreprises ne cherchent à pas investir chez nous : je ne cesse de dénoncer l’influence néfaste du trop plein de lois, de taxes qui annihilent nos forces économiques...ce sont quelques éléments de réponses expliquant pourquoi elles sont frileuses et préfèrent retirer des dividendes.


          • gogoRat gogoRat 2 octobre 2017 20:53

            @Yaurrick

             Plutôt que d’épuiser toutes les nigauderies de bas-fond pour faire semblant d’argumenter une cause indéfendable, retenons plutôt ce mot de Sébastien Chamfort :
             « Il faut être juste avant d’être généreux, comme on a des chemises avant d’avoir des dentelles » 

             Investir pour faire, personnellement, le généreux, créateur d’un bonheur-malgré-soi, qui concurrencerait avantageusement le ’pacte social’ démocratique ?
            ... association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui-même et reste aussi libre qu’auparavant. "
             
             On reprend ? ...


          • Le421 Le421 2 octobre 2017 20:53

            @Yaurrick
            L’arrivée de Free ?
            Hormis le forfait à 2€ où l’on ne demande rien à personne, tout le reste pose problème.
            Je payais 19.90 pour une connection internet sur mon smartphone qui ne marchait quasiment jamais.
            Pas question d’écouter une webradio.
            Chez un concurrent, avec 10€ de moins, c’est la 4G nickel.
            Avec, soi-disant, le même réseau.
            De la merde, même « pas cher », ça reste de la merde.
            Autant manger une carotte bouillie... Moins cher, peu goûteux, mais mangeable !!
            Enfin, ça dépends des goûts, hein !!  smiley


          • McGurk McGurk 2 octobre 2017 21:16

            @Yaurrick

            Je peux vous affirmer (étant au chômage) qu’il y a bien des barrières fictives créées par les employeurs afin de ne pas recruter. L’exemple des stagiaires recrutés en masse (cf. sur les sites la proportion d’offres de ce type par rapport aux autres formes de contrats) est tout à fait éloquent.

            Je comprends qu’il y ait des risques, mais pousser toujours plus loin la logique financière sans contrepartie (baisse des impôts pour les grandes boîtes) n’a eu absolument aucun effet sur le chômage, cela a accéléré le flot de richesses engrangé par ces mêmes sociétés.

            Pour moi, comme je le disais, les entreprises ne sont pas une entité à part mais au contraire une partie de notre société. Celles-ci se désengagent de tout (encore plus avec la future loi travail) mais demandent tout à l’employé (salaire de merde, le CV de Dieu, une expérience énorme pour des postes minables, etc.).

            Or, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, lorsque la moitié de la population mondiale sera au chômage, ne pourra plus acheter leurs produits, leur faillite sera certaine - d’après des chercheurs en robotique, les dernières avancées en la matière sont telles que si elles étaient appliquées la moitié du monde se retrouverait SDF.

            Imaginons un instant que l’Etat ne puisse plus assumer l’éducation faute de budget et de trop grandes concessions (on y arrive d’ailleurs) aux entrepreneurs. Et bien personne ne sera en mesure de travailler pour elles et assumer de hautes fonctions, à moins d’importer du personnel étranger mais cette mesures a aussi ses limites. On ne peut pas non plus créer une « nation des petits boulots » et demander aux gens de consommer avec des salaires à la Walmart.

            * "la création de richesse n’est pas le partage d’un gâteau dont la taille est fixe : en vertu de quoi pourriez vous décider quel montant serait scandaleux ?« 

            L’investissement des entreprises a également ses limites (technologiques, théoriques, humaines). Au-delà, c’est de la simple spéculation et alimenter des comptes de personnes n’ayant plus besoin d’argent depuis longtemps.

            A quoi sert de toujours gagner plus et d’essorer toujours plus le salarié ? A force de tirer toujours plus sur la corde, on aura une bonne grosse révolution au lieu de pouvoir rééquilibrer une balance déviante depuis un bon moment.

            Mieux vaut tirer la société vers le haut dans son ensemble plutôt que d’enfoncer les pauvres et la classe moyenne tandis qu’une frange minuscule de la population vit dans un luxe absolument insolent. La famille Trump (mais aussi Gattaz) en est un parfait exemple, vivant dans une sphère tellement supérieure et déconnectée que c’en est vraiment absurde.

            * » je ne cesse de dénoncer l’influence néfaste du trop plein de lois, de taxes qui annihilent nos forces économiques...ce sont quelques éléments de réponses expliquant pourquoi elles sont frileuses et préfèrent retirer des dividendes."

            Une grande partie des taxes n’est pas là pour faire joli, mais donner à l’Etat les moyens d’assurer les services tels qu’on les connaît - certaines sont certes absurdes mais qu’y puis-je^^

            Quant aux lois, elles font justement barrage à cet élan destructeur de l’entrepreneuriat de haut niveau (mais pas que finalement). Un peu comme la différence entre le web visible et le dark net. J’avoue ne pas trop comprendre celle sur les stages (pour les personnes non étudiantes) mais ça n’engage que moi smiley .


          • McGurk McGurk 2 octobre 2017 21:17

            @Le421

            A vrai dire SFR est une pure arnaque (vécue d’ailleurs) et Orange est bien trop cher...


          • gogoRat gogoRat 2 octobre 2017 21:18

            @Yaurrick

            On reprend ?

            « effet combiné du risque du recrutement et du chômage de masse ». 
            >>> risque du recrutement ? - fallait oser ! : s’il y a chômage de masse, le recrutement ne profite-t-il pas d’un marché-de-l’emploi en safaveur ? !
             à moins que vous ne veuillez signifier que les risque du recrutement est pour les recrutés !! smiley)
             
             

            "malheureusement, la réglementation/fiscalité française favorise les insiders (ceux déjà en poste) par rapport aux outsiders, et n’aide pas à résorber le chômage.« 
             >>> alors pourquoi vouloir entraver un juste dimensionnement des moyens de l’inspection du travail et des prud’hommes qui permettrait un meilleur turn-over ... des ’empoyeurs’ qui s’avèrent véreux ?!
                  
                   
              » pourriez vous décider quel montant serait scandaleux ?« 
            >>> les méritants seraient-ils incapables de calculer eux-mêmes ce montant à partir d’une règle simplissime :
              »nul n’a droit au superflu, tant que chacun ne dispose pas du nécessaire«   !
             
             
              » aucune chance d’arriver à produire assez de richesse« 
             >>>  »chance« et »assez«  : pour qui ? !!
             
              » l’état naturel de l’homme c’est la misère« 
            >>> la contraposée de cette affirmation est alors que ceux qui ne sont pas dans la misère ne sont pas des Hommes !
             
             
              »... taxes qui annihilent nos forces économiques ..."
            >>> si ’nos’ c’est des entrepreneurs-investisseurs, soit c’est un mensonge ( taxés à 100%), soit ces ’forces’ sont alors si faibles que cela ressemble fort à une illusion !
             - si ’nos’ c’est la France, alors c’est un non-sens !! (la perception des taxes n’est pas à somme négative : cf plus haut)

             
             
            z’en avez encore beaucoup en réserve de ces turpitudes ?
             


          • Yaurrick Yaurrick 2 octobre 2017 22:46

            @gogoRat
            Libre à vous de penser que mes propos soient des turpitudes, mais dans ce cas, expliquez moi pourquoi les pays qui sont les plus libres économiques sont ceux qui sont les plus riches ?


          • Yaurrick Yaurrick 2 octobre 2017 22:55

            @McGurk
            Je comprends tout à fait vos interrogations et vos questionnements, seulement il faut comprendre que l’état n’est absolument pas la solution à tous nos problèmes. Au contraire, il a tendance à les amplifier, sous le prétexte d’un intérêt général qui n’est que celui de sa caste.
            Au niveau mondial, la pauvreté a reculé comme jamais, mais cela, la pensée dominante ici ne le reconnaitra pas, en prétendant que ce ne sont que des larbins.


          • Yaurrick Yaurrick 2 octobre 2017 23:00

            @Le421
            Rappelez moi combien vous payiez votre forfait avant l’arrivée de Free ? Certainement autour de 30/40 euros avec une data archi limitée et quelques heures de voix..
            Je ne défend pas Free pour ses services, je défend Free pour avoir mis un coup de pied dans la fourmilière et fait baisser les prix d’Orange, SFR et Bouygues en stimulant la concurrence.


          • McGurk McGurk 2 octobre 2017 23:20

            @Yaurrick

            Je pense que votre phrase devrait s’appliquer également au monde de l’entreprise, au sujet des castes. En fait, celles-ci se rejoignent car elles forment un seul et même tout.

            Quant à la pauvreté, je ne suis pas d’accord. Les entreprises développent les pays pour ensuite, lorsque la manne est tarie (les salaires « trop élevés ») recommencer l’opération ailleurs. Avec, bien entendu à chaque fois, la « culpabilisation » de la population « trop gourmande ».

            Les retraités deviennent de plus en plus pauvres, la classe moyenne s’étiole d’avantage chaque année, le nombre de travailleurs pauvres s’étend considérablement. Regardez l’Irlande - législation pété à des fins entrepreneuriales et une tonne de crève-la-faim - ou même plus près, l’Allemagne - avec sa légion de travailleurs pauvres bossant comme des dingues.

            Néanmoins, ce scénario catastrophe prendra fin par le développement (ça ne tardera pas, plus que quelques décennies je pense) intégral de la Chine, le capitalisme actuel ne pouvant survivre qu’entre 100 et 150 d’après des experts.

            En attendant, je vois bien avec les gouvernements actuels ou futurs une forme de mini-job à la française (une belle cata annoncée), une extension des CDD et surtout une prédominance des « contrats de mission » qui mettront fin à la stabilité.

            Mais comment vivre dans un monde parfaitement instable, à la solde des grandes entreprises ? Comment emprunter à la banque (pour un appartement par exemple) si les revenus se tarissent demain, sachant qu’une banque exige un revenu constant pour rembourser l’emprunt ? Comment partir en vacances si chaque seconde on tremble de peur de se faire licencier ?

            En un mot, voulons-nous vivre dans la peur lorsque nous allons au travail, à serrer les fesses et faire les quatre volontés des entrepreneurs ? Ou allons-nous rectifier le tir et donner autant de droits à l’un qu’à l’autre ? Est-on forcément obligé de passer par la destruction de la société (et des entreprises) ?


          • mikawasa mikawasa 3 octobre 2017 10:34

            @Yaurrick
            La pauvreté à peut être reculé, et encore cela dépend de l’échelle mais tu ne pas dire que les inégalités ont baissées(d’ailleurs tu ne l’as pas dis) et c’est la que le bas blesse. Il y a un réel problème avec la finance de manière générale, nous n’avons pas appris de 2008. Peut-être que l’état n’est pas la solution, mais le tout privé non plus !!!


          • Armelle Armelle 4 octobre 2017 09:25

            @Yaurrick
            Bon courage...


          • Yaurrick Yaurrick 4 octobre 2017 13:29

            @mikawasa
            2 scénarios où je prend X comme accroissement de richesse :
            - les pauvres s’enrichissent à 2X et les riches le font à 5X
            - les pauvres restent à 1X et les riches s’enrichissent 2X
            Logiquement vous devriez préférer le 1er même si il est plus inégalitaire....

            Quant à la crise de 2008, il est assez documenté que l’origine est la contrainte étatique (pret à des ménages insolvables, socialisation des pertes au lieu de laisser faire faillite les organismes financiers).


          • mikawasa mikawasa 4 octobre 2017 14:21

            @Yaurrick
            Sur les inégalités sur le principe général, oui, mais par exemple celui qui était dans la classe moyenne en France dans les années 70/80 pouvait devenir propriétaire, avoir une voiture etc.... Aujourd’hui c’est beaucoup plus difficile.
            Effectivement je viens de lire un article sur contrepoint.org qui confirme ce que vous dites
            Je suis quand même convaincu, que le capitalisme s’est perverti lui même, qu’il respecte pas ses principes de base et qu’il ne fait plus rêver (notion de progrès, de continuité dans l’histoire).


          • Yaurrick Yaurrick 4 octobre 2017 19:47

            @mikawasa
            Le capitalisme n’est qu’un système économique, il n’a pas plus de principes qu’un fer à repasser ou n’importe quel outil. Pour les principes, voyez cela avec les hommes.
            Le capitalisme est imparfait du fait de l’homme,c’est tout à fait juste mais c’est de loin le meilleur système économique que nous ayons pour le moment. Je tiens à vous rappeler que l’état naturel de l’homme, c’est la misère la plus noire.


          • orianeborja orianeborja 4 octobre 2017 20:40

            @Yaurrick

            Ce n’est pas ça du tout.

            Le capitalisme est un retour à l’état de nature, l’homme, lorsqu’il se civilise, bâtit une société où l’homme n’est plus une bête sauvage où le plus fort abat le plus faible.

            C’est tout le sens du politis, l’organisation des affaires de la Cité de façon à canaliser l’action dans un sens moral, humain.

            La capitalisme, c’est l’imperfection à l’état pur, et le résultat est du cannibalisme si le politique ne prend pas le pas sur l’économique, l’homme fonde un Etat pour se protéger de l’homme qui est un loup pour l’homme.

            L’Etat à forme humaine contraint la nature sauvage de l’être à asseoir son humanité, en le protégeant des velléités égoïstes des intérêts particuliers sur l’intérêt général. 

            Le curseur se fait entre la responsabilité individuelle et la responsabilité collective, l’individualisme tue l’individu, le collectivisme l’étouffe, il faut que « chacun soit seul responsable de tous », et renvoie sur Saint Exupéry dont l’oeuvre tourne autour de ce projet.


          • orianeborja orianeborja 4 octobre 2017 21:02

            @Yaurrick

            Vous êtes dans l’idéologie la plus totale, et votre coreligionnaire cite Contrepoints qui est un des lobbies des réseaux libertariens américains chargés de répandre le libéralisme intégral sur l’air connu : « le libéralisme ne fonctionne pas car il n’est pas assez libéral ».

            Les rédacteurs de Contrepoints ont tous été formés à Washington via l’Institut de FormationPolitique et l’IFRAP (Millon, Zimmer, Opus Dei, idéologie suprématiste libérale).

            La crise de 2008 est dû à la libéralisation du crédit, Trump et ses économistes d’extrême-droite se sont d’ailleurs empressés de redemander le retour des crédits risqués, qui fait partie intégrante des mécanismes capitalistes, puisqu’ils permettent de gros profits, comme les micro-crédits, puisque les pauvres sont légions, cela permet de s’enrichir sur la masse.

            Le tout étant basé sur la même idéologie, qui se heurte inévitablement à la réalité à laquelle toute idéologie finit par se confronter à ses risques et périls.

            En sachant en effet que les Etats restent l’ultime secours.


          • orianeborja orianeborja 4 octobre 2017 21:07

            @Yaurrick

            Le scénario capitaliste réel, ce sont les riches qui s’enrichissent 100X, sur le dos des pauvres qu’ils appauvrissent d’autant.

            Nous arrivons à un moment du capitalisme où il réussit à renverser tous les garde-fous étatiques, puisque tel est son destin, et où ne peut semer que désolation sur son passage.

            Le problème du libéralisme, c’est qu’il n’a pas de limite, son évolution naturelle est de grossir sur la misère des autres.


          • Yaurrick Yaurrick 4 octobre 2017 23:07

            @orianeborja
            Rien que dire que l’état est l’ultime secours montre que vous ne connaissez pas le libéralisme... bref, rien d’autre que la vulgate étatiste dans toute sa splendeur.
            Et au passage, les pays les plus libéraux sont aussi ceux où il y a le moins de misère.


          • orianeborja orianeborja 5 octobre 2017 07:31

            @Yaurrick

            L’Etat n’est en effet pas dans les plans libéraux, il répare bien leurs pots cassés quand il existe encore.

            Vous êtes dans le poncif , vous n’avez jamais pris de recul sur vos dogmes idéologiques.

            La richesse de certains pays vient du fait qu’ils aient commencé par massacrer, voler, acheter, et/ou déplacer des populations pour s’accaparer leurs terres et richesses.

            Vivent alors des fortunes au côté de la misère. mais ce qui maintient à flot, c’est l’Etat que le libéralisme, qui le voudrait bien, n’a pas encore entièrement abattu.

            Le libéralisme s’accommodant par ailleurs bien d’un revenu minimum pour éviter les révoltes, vous n’êtes pas sans ignorer que le revenu universel est une mesure libérale.

            Le libéralisme, c’est la jungle, dans les pays où il n’y a pas ou peu d’Etat, c’est le royaume des guerres tribales ou maffieuses, ce qui revient au même, le plus fort faisant prévaloir ses droits.


          • BA 2 octobre 2017 14:00

            Depuis mai 1974, les électeurs français votent toujours pour des hommes politiques favorables à la construction européenne.


            Pourtant, quand nous comparons toutes les belles promesses des européistes à ce que nous avons obtenu dans le monde réel …


            … nous avons obtenu exactement le contraire !


            En clair : nous avons obtenu une régression sociale historique.


            La question est donc :


            pourquoi les électeurs français continuent-ils à voter pour la construction européenne, alors que ces 43 années de construction européenne aboutissent à une régression sociale historique ?


            Cette question sera un mystère pour les historiens du futur.


            C’est un suicide.


            C’est le suicide du peuple français.


            Jeudi 28 septembre 2017 :


            « Un raz-de-marée de la misère »  : le président du Secours populaire particulièrement touché par les retraités qui demandent à manger.


            En marge de la manifestation des retraités contre la hausse de la CSG, Julien Lauprêtre, président du Secours populaire, a témoigné jeudi 28 septembre sur franceinfo du « drame » des personnes âgées touchées par la pauvreté. Celui qui le touche « le plus ».


            "Le nombre de personnes âgées qui viennent demander de l’aide au Secours populaire français est en augmentation croissante, a-t-il détaillé. L’année dernière, nous avons aidé trois millions de personnes en France et il y avait parmi elles de nombreux retraités. C’est un raz-de-marée de la misère."


            « C’est le drame qui me touche le plus, voir des retraités qui ont travaillé toute leur vie et qui viennent demander à manger au Secours populaire, c’est vraiment douloureux. »


            Julien Lauprêtre a également pointé « le drame de l’accès aux soins » qui est « difficile ».


            "Nous avons créé « les médecins du Secours populaire ». Nous avons passé un partenariat avec l’Ordre national des médecins pour essayer de soigner les personnes qui n’ont pas les moyens de le faire", a-t-il expliqué. 

            http://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/un-raz-de-maree-de-la-misere-le-president-du-secours-populaire-particulierement-touche-par-les-retraites-qui-demandent-a-manger_2393236.html


            •  C BARRATIER C BARRATIER 2 octobre 2017 17:15

              Je donne la priorité au remboursement des dettes de la France, état, communes, et toute majorité qui mettra fin à l’enflure de la dette aura mon soutien .jusqu’ici nos gouvernants n’ont pas su faire et nous élus se sont remplis les poches avec de l’argent emprunte.


              • Le421 Le421 2 octobre 2017 20:54

                @C BARRATIER
                Et ça va continuer...
                On parie ?
                Non, vous le savez bien.


              • Trelawney Trelawney 2 octobre 2017 19:58

                De quoi est composé la richesse du monde ? D’une seule chose : De ce que cette terre lui procure (pétrole, charbon, minerais, bois, produit agricole, etc). Tout les autres produits qu’ils soient fabriqués ou qu’il soient de services découlent des bénéfice de la production de ces matières premières.


                A partir de ce constat on devine aisément que le monde n’est pas si riche que cela.

                Quels sont les besoins des 7 milliards d’humains qui peuplent cette planète ? nourriture, logement, protection sociale, transports, culture, éducation etc. Ils sont énorme et sont largement plus élevés que ce que peut produire cette planète.

                Donc pour compenser on a créé l’endettement à savoir le fameux : « tu paieras plus tard ».

                Maintenant lorsque qu’un euro produit en pétrole ou autre peut servir de caution à 4 euro de création monétaire par le crédit, il devient important que les possesseurs de cet euro soient le plus réduit possible afin de mieux les contrôler et éviter qu’ils dilapident ces fortunes qui servent avant tout à stabiliser l’économie du monde.

                Donc une minorité de personnes possèdent la richesse « virtuelle » de ce monde et sont contrôlés par les banques qui captent cet argent pour en faire de la dette publique.
                Conclusion :
                Les riches avec cigare ou pas ont quand même une utilité
                Si on arrête de pomper la terre pour y sortir les ressources nécessaires à nos besoins, c’est la fin de l’humanité.

                Pas trés joyeux l’avenir !

                • Spartacus Spartacus 2 octobre 2017 22:06

                  Faut il rire ou pleurer d’une telle ignorance de l’entreprise privée ?



                  • Armelle Armelle 4 octobre 2017 09:48

                    @Spartacus
                    A ce stade il faut en rire, nous sommes habitués ici, le problème est que cette ignorance se perd dans un paysage agoravoxien où l’effet de masse prend l’ascendant. Le providentiel constat d’avis convergents suffit amplement au « noyau dur » pour faire d’une absurdité une vérité
                    Alors ne demandons pas non plus « l’expérience » qui relève de la science fiction mais une pédagogie individuelle aurait, à ne pas douter, un tout autre impact


                  • orianeborja orianeborja 4 octobre 2017 11:15

                    @Spartacus

                    A ignorant, ignorant à demi, non seulement votre critique ne vaut rien car elle est péremptoire et sans motif, mais encore sans doute ne comprenez-vous pas ce qui vous dépasse.

                    Mon point de vue se situe tout simplement au-dessus du vôtre, de plus haut, on voit mieux.


                  • Raymond75 3 octobre 2017 09:53

                    Il faut remercier les deux idiots utiles de la finance internationale : Jacques Delors et Pascal Lamy.

                    Deux belles prises, deux magnifiques idiots : intelligents, cultivés, de gauche et ancien syndicaliste pour le premier ; ils ont fait le travail que l’on attendait d’eux : imposer la ’concurrence libre et non faussée’, c’est à dire détruire deux siècles d’histoire et de luttes sociales.

                    A ces deux idiots utiles la France reconnaissante !


                    • Bruce Baron Bruce Baron 3 octobre 2017 21:37

                      Au moins pendant que tout le monde, médias au pas et idiots en tête, répète le buzz/puteàclique monté en épingle sur « la rue et les nazis » personne ne s’occupe de ce que la loi travail importe d’ultra-libéral, notamment des lois Hartz allemandes qui nous mène doucement mais sûrement vers le salariat jetable.


                      • eddofr eddofr 5 octobre 2017 12:14

                        Que fait le capitaliste ?


                        Il engage son argent pour obtenir le moyen nécessaires, matières premières et outils, à la production de richesses.

                        Que fait le Travailleur ?

                        Il engage sa force de production, sa capacité de travail, nécessaire à la production de richesses.

                        Précisons que si la capacité de travail n’était pas un engagement : 
                        le salarié serait payé d’avance et il n’existerait pas de « salaire impayé ».
                        L’éducation nationale n’aurait pas besoin de former des travailleurs « compétents ».
                        Le salarié n’aurait pas à craindre le licenciement (puisqu’il ne serait pas « engagé », dépendant, de son emploi« )

                        Donc le travailleur et le capitaliste s’engagent ensemble pour transformer une matière première en richesse consommable.

                        Mais à l’issue du processus, le salarié n’est rétribué que du coût de son engagement, alors que le capitaliste reçoit le coût de son engagement (son capital initial), la richesse consommable produite et la propriété de l’outil de production.

                        Il faudrait donc un partage plus équitable de la richesse produite.

                        Si on estime devoir rémunérer le risque pris par le capitaliste, qu’en est-il du risque pris par le travailleurs (bien réel et même reconnu, puisque, maigrement, rétribué par la prime de précarité accordée aux CDD et intérimaires, prime qu’on veut maintenant supprimer, il est vrai qu’aujourd’hui, le CDD ou l’intérim sont à peine plus risqués que le CDI ...).

                        Pourtant le système capitaliste dans son ensemble, repose sur deux 3 piliers essentiels :
                        La lire concurrence, la recherche du profit et la concentration du capital (sans laquelle la capacité d’investissement n’existe pas).

                        Il y a donc une contradiction profonde entre le système capitaliste et la juste rémunération du travail.

                        Pour concentrer le capital, il faut accaparer toute ou partie de la richesse produite.

                        Un dernier point essentiel, ce n’est pas le capital qui crée le travail ou la richesse

                        Ce sont le besoin et la capacité à y répondre qui créent la richesse, le capital fluidifie les échanges, il ne les crée pas.

                        Les travailleurs ne doivent donc aucune »reconnaissance« au capitaliste car celui-ci ne leur a pas »donné du travail", il leur a acheté, à bas prix, leur capacité de production.

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