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Accueil du site > Tribune Libre > Qu’est-ce que le Capital Socialisme ?

Qu’est-ce que le Capital Socialisme ?

Tout le monde sait ce qu’est le National Socialisme. Un socialisme totalement dévoué à la nation. Le Troisième Reich en a été la matérialisation la plus monstrueuse. En revanche, personne n’a jamais entendu parler du « Capital Socialisme ». L’expression « capital socialisme » est inexistante sur les pages Google, preuve qu’elle n’a jamais été utilisée jusqu'à présent par les milliers de commentateurs politiques qui tentent de qualifier péniblement le modèle politico-économique occidental. Aucun politologue, aucun économiste, aucun sociologue, aucun polémiste, aucun observateur de la vie politique n’a jamais utilisé cette expression. Elle n’existe pas. C’est donc un néologisme. Un néologisme dont j’ai ressenti la nécessité parce qu’il définit parfaitement notre système économique trop grossièrement et rapidement qualifié de « capitalisme ».

 

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Socialisme et libéralisme.

Je ne me perdrais pas dans les méandres de la novlangue socialiste qui tend à donner un sens obscure ou mal défini à des mots clairs dans le but d’égarer les esprits. La novlangue est un contrôle de l’esprit qui consiste à rendre confus des notions simples en les déformant ou en leur donnant le sens contraire du sens qu’elles ont. En déformant les concepts ou en les rendant flous on limite la capacité de raisonnement. A ce titre, « Libéral », et son dérivé « libéralisme » sont deux exemples de mots détournés de leur sens original à des fins politiques. Ils ont été utilisé souvent accolé au mot « sauvage » ou « débridé » pour donner à penser que le libéralisme, intrinsèquement lié à la propriété privée, la liberté d’entreprendre et la liberté de prendre des risques, était par essence nocif, car non-encadré par des lois sociales et protectrices. Aux États-Unis, le mot « libéral » est utilisé dans un sens d’opposition aux valeurs chrétiennes conservatrices ; on voit donc que ce mot produit deux sens opposés selon que l’on se trouve aux USA (gauche) ou en France (droite).
 

Attachons nous au rôle de l’état dans une société libérale et au rôle de l’état dans une société socialiste.

Dans la première, l’état est réduit à son rôle régalien et d’arbitre, dans la seconde, l’Etat est obèse et décide du moindre aspect de la vie économie et de la vie privée.

Hayek avait bien compris que le socialisme conduisait à la servitude (thèse développée dans son ouvrage « la route de la servitude »), du fait d’une prépondérance de l’Etat, de ses fonctionnaires et des baronnies que peuvent créer des castes de fonctionnaires légiférant sur tout. Il préférait l’investissement privé dans le marché au totalitarisme mussolinien, qui voyait en l’Etat le meilleur gestionnaire de l'économie (pour Mussolini le fascisme est un Corporatisme, soit une alliance de pouvoir entre les grandes entreprises et l’Etat). Keynes quant à lui, voyait l’état en régulateur de l’économie, lissant les imperfections de l’économie de marché et parant aux catastrophes économiques. Suivant cette théorie, la dette et la monnaie sont contrôlées par les banques centrales qui elles-mêmes sont contrôlées par l’état. Une théorie fortement critiquée par Hayek selon lequel les dépenses publiques sont inefficaces, peu efficientes et inflationnistes. Tandis que le contrôle de la monnaie par l’état entraine un risque d’abus du crédit et de dévaluation de l’épargne par le jeu de la création monétaire.

Le socialisme est donc une gestion collective de l’économie et de la vie privée ramené non pas au dénominateur commun qu’est l’individu, mais à l’idée que s’en font des hiérarques issus de l’élite technocratique. Selon le libéralisme au contraire, le bien-être individuel ne peut être décidé que par l’individu lui-même que les décisions collectives frustrent inévitablement car dénuées de choix personnels. 
 

Capitalisme et libéralisme.

Ces deux mots sont souvent confondus par un autre abus de langage. 

Redéfinissons correctement les mots. Le capitalisme est un système d’économie de marché dans lequel le Capital privé est la principale source de financement du marché, et son principal bénéficiaire. Le libéralisme est l’une des organisations de ce système dit Capitaliste.

Nous allons voir plus bas, que ce n’est pas la seule.

Le libéralisme est donc une des organisations possibles du capitalisme dans lequel la liberté doit rester la norme, et assurer le bon fonctionnement du marché, et notamment la libre concurrence.

On le comprend d’emblé, libéralisme et capitalisme monopolistique ou de connivence sont deux ennemis mortels, autant que le sont libéralisme et socialisme. Pourtant ici encore de nombreux ennemis de la liberté et du libéralisme présente fallacieusement ces antagonistes comme des synonymes : capitalisme = libéralisme.

Au vu de ces considérations l’état ne peut donc pas être capitaliste, puisque l’état est par définition une émanation de la collectivité.

Mais plus encore, Etat et capital privé (Capitalisme) sont deux acteurs qui suivant le système libéral ne devaient pas jouer ensemble dans une même équipe, mais tenir leurs rôles respectifs comme les joueurs de foot sur un terrain et un arbitre ; l’un et l’autre sont sur le terrain, mais l’un surveille l’autre pendant qu’il joue.

Suivant le système libéral, l’état devrait jouer un rôle d’arbitre et empêcher la connivence, la tromperie, les dérives d’une société livrée à elle-même, et c’est pour cela qu’il ne peut (ou ne devrait) pas être acteur sur le même terrain que les autres joueurs.

C’est bien le problème du socialisme ou l’état est à la fois acteur et arbitre.

Plus rien ne le contrôle et non seulement les erreurs abyssales sont légions et jamais sanctionnées mais les dérives ploutocratiques et conflits d’intérêts sont inévitables.
L’état Français qui est devenu acteur économique autant qu’arbitre est un exemple de l’obésité de l’état.

L’Etat légifère sur tous les aspects de la vie privée comme économique, et même maintenant scientifique. Il investit, planifie, gratifie, sanctionne au mieux des intérêts économiques qu’il représente. Il joue avec le ballon, tout en ayant le sifflet d’arbitre au cou. Il n’y a plus de frontière entre l’arbitrage et l’économie privée, on passe des lois pour favoriser les labos ; on injecte de l’argent ici ou là, on assomme fiscalement ici, et crée des niches fiscales là. Le personnel politique passe de la fonction publique à la fonction privée au sein de grandes corporations multinationales avec une rapidité et une aisance déconcertante, et vice versa. Le pseudo « État » devient tout puissant, au lieu d’être limité au pouvoir régalien et au seul contrôle de la légalité des opérations que l’on aurait dans une société libérale capitaliste.

 

Le Capital Socialisme, fils monstrueux de l’accouplement du Capital et du Socialisme.

Le mariage du Capital et du socialisme a enfanté d’un monstre totalitaire : le Capital Socialisme.

Comme le personnel politique a besoin des puissants et d’argent pour se hisser au pouvoir, tout comme le Capital à besoin de représentants au sein des plus hautes institutions politiques, il y a eu une connivence entre ces deux mondes, et un accouplement qui nous amène à un système néo-féodal, ou néo fasciste, qui comprend d’une part, une technostructure qui engloutit 55% du PIB et, des barons milliardaires qui élisent un chef pour accomplir ce que souhaitent ce pouvoir féodal. Au milieu, la classe moyenne est assommée d’impôts et mise en servitude. Cette féodalité n’est plus simplement nationale, mais transnationale et fédérée par un pouvoir occulte qu’il est maintenant convenu d’appeler « Etat Profond ».

 

La France, berceau du Capital Socialisme.

Emmanuel Macron est le plus illustre « Président » du Capital Socialisme. Parvenu sans parti politique à la fonction suprême. Il se voit attribuer un poste de ministre dans le gouvernement « socialiste » de François Hollande, suivant les bonnes grâces de Jacques Attali. Spécialiste des fusions acquisitions à la banque Rothschild, il représente plus que nulle autre la fusion du capitalisme et du socialisme, qui a donné naissance à cette hydre à deux têtes qu’est le Capital Socialisme.

Le Capital Socialisme est un système politique et économique dans lequel les lois, sociales, fiscales, sanitaires, techniques, sensées assurer le bonheur socialiste, n’ont plus pour ambition le bien commun, mais sont devenues l’instrument du pouvoir, pour asseoir, conserver et accroitre les monopoles d’une caste dominante sur les richesses et l’innovation. Une espèce de néo fascisme qui n’accepte pas la contradiction et la compétition et qui tue économiquement et socialement ses détracteurs au moyen de la loi qui change sans cesse et de « soft power » toujours plus sophistiqués.

Il faut remarquer à ce titre que l’antagonisme marxiste célébrissime : capital /travail, n’est plus d’actualité. L’a t-il réellement été ? Nous inclinons à penser qu’il s’agit d’une escroquerie intellectuelle tout juste bonne à séduire des professeurs d’école naïfs ou mystificateurs, qui n’ont jamais travaillé dans la vraie vie, et ne savent pas ce qu’est une entreprise, un petit chef d’entreprise et un salarié. Ceux qui se servent encore de ces vieilles casseroles comme M. Mélenchon, loueur en meublé de profession et rentier, sont des escrocs politiquement parlant, qui servent le Capital. Et ce n’est certainement pas un hasard si c’est la Société Générale qui a financé la dernière campagne électorale de Monsieur Mélenchon sous la forme d’un prêt généreux de plusieurs millions d’euros.

Tout le monde sait aujourd’hui que le Capital Socialisme fabrique aussi bien des travailleurs pauvres que des petits chefs d’entreprises pauvres.

La véritable opposition d’intérêts entre deux classes sociales s’il y en a, est plus subtile. Elle oppose quelques sociétés transnationales et leur caste d’actionnaires substantiels, aux simples citoyens du monde entier. C’est un système plein de faux semblants et de mises en scènes médiatisées, si pervers qu’il a défié tous les analystes et que personne ne l’a décrit et décortiqué dans tous ses mécanismes et notamment, son cœur légal.
 

La fiscalité et les normes sanitaires, sociales et techniques (normes « européennes », arme de destruction massive des petites et moyennes entreprises (PME).

Le Capital Socialisme doit d’abord assurer la conservation et l’accroissement de ses parts de marchés dans tous les domaines : technologique, industriel, service, pharmacie, grande distribution, presse, armement.

Ce sont ces « groupes », financiers ou industriels (le fameux CAC 40), diversifiés et souvent présents dans plusieurs champs d’activités (le binôme armement-média est très présent en France avec Dassault et Lagardère) qui par un lobbying permanant et intensif font proposer et voter les lois qui les avantage au détriment des PME et des travailleurs ; choisissent le personnel politique, le corrompe, s’il le faut, et font et défont les carrières de parlementaires.

Le Capital Socialisme, comme le socialisme, pense l’Homme en troupeau, qu’il faut guider. Il se voit lui, en berger. œil intelligent placé en haut de la pyramide. Cette organisation verticale de la société séduit aussi bien les grands patrons du Cac 40 que les énarques, et c’est bien pour cela qu’ils s’entendent.  

C’est un système où la loi est l’arme, en premier lieu la loi fiscale, dont la prolifération, et la complexité défi quiconque, même le fameux expert comptable, de la connaître, et donc de se mettre à l’abri du contrôle, de la punition, voire de la destruction et de l’élimination économique et sociale.

 

L’impôt sur le travail, ou « charge sociale », arme de destruction massive de la concurrence, sous couvert de redistribution sociale.

La charge sociale, c’est à dire la charge qui pèse sur le travail en France (charges salariales et charges patronales), l’une des plus élevée du monde* est l’impôt le plus emblématique du Capital Socialisme et sans doute le plus injuste.

Malgré le très fort taux de chômage qui est la conséquence directe de cette inflation artificielle des salaires qui ne bénéficie pas aux travailleurs, il est intéressant de constater que le baisse des charges sociales, ou leur abolition, n’est ni au programme des partis politiques de gauche, ni au programme des partis de la droite soit disant « libérale » (qui est en réalité une droite Capital socialiste).

Concernant la gauche, ce n’est pas une surprise, elle ne va pas supprimer l’impôt qui fabrique sa clientèle : travailleurs mal payés, chômeurs, sans revenus, petits retraités ; et lui permet de la satisfaire : aides sociales, minima sociaux, retraites (Etat Providence).

Concernant la droite soit disant libérale, plusieurs fois au pouvoir ces dernières années en France, le maintien des charges sociales hautes est beaucoup plus suspect, sinon entièrement compromettant.

Il faut bien comprendre ici ce qui n’est jamais dit dans les médias de l’oligarchie Capital Socialiste : la charge sociale élevée arrange les bailleurs de fonds des partis de droite car les multinationales (le CAC 40), ne sont pas ou peu soumises aux charges sociales. Installées en partie à l’étranger ou faisant produire à l’étranger là ou la main d’œuvre est moins chère et moins taxé, ces conglomérats ont les moyens logistiques, techniques et juridiques d’installer leurs sièges ou celui de leurs filiales où il n’y a pas, ou peu d’impôt (Paypal, Google, Amazon en Ireland, pour ne citer que ceux là) de sorte que seules leurs concurrentes, les PME supportent le vrai poids de l’impôt en France et en meurent. L’impôt et les charges sur les entreprises à la même fonction que l’aérosol toxique que vous utilisez quand vous voulez vous débarrasser de moustiques ou de mouches dans une pièce fermée dans laquelle vous vous trouvez.

En France, un salaire de 2000 euros net en CDD coute environ 4000 euros à l’employeur puisque l’on compte les 10% de congés payés, et les 10% de prime de précarité. Ceux qui diront que j’exagère sont des menteurs ou des théoriciens qui ne savent pas de quoi ils parlent. Je paie des salaires chaque mois et j’ai appris à lire des fiches de paie.

Un salaire coute donc le double de ce qui est payé au salarié de sorte que l’économie est une chasse gardée. Seul le riche peut acheter de la valeur travail, et donc crée une entreprise et faire travailler les autres. Si vous n’avez pas suffisamment de capital, il vous faudra « lever des fonds » auprès du Capital pour embaucher, soit, vendre une partie de votre entreprise au Capital.

 

L’hypocrisie comme moyen de gouvernement.

Le Capital Socialisme repose entièrement sur l’hypocrisie. C’est un système dans lequel la « démocratie » est un écran à la tyrannie – à tel point que l’on peut former un autre néologisme pour le qualifier : hypocratie (le pouvoir déguisé).

La loi fiscale et sociale, sanitaire, à toujours un but avoué : équilibre budgétaire, redistribution sociale, santé, retraite, sécurité, solidarité, égalité ; et un but non dit : contraindre le petit chef d’entreprise à travailler sans relâche, maintenir les travailleurs dans la pauvreté et donc dans la dépendance à l’égard de l’Etat providence (minima sociaux, augmentation du SMIC »), création du chômage, réservoir de main d’œuvre dépendante de l’Etat Providence à la merci des multinationales, réduction ou destruction de la concurrence pour laisser place libre aux multinationales bailleurs de fond du pouvoir (CAC 40), monopoles de marchés à travers des lois techniques trop difficiles à respecter pour les PME. 

Avec une telle fiscalité, et un tel carcan légal, filet maillant jeté à la figure des petits poisson du grand océan capitaliste, une PME ne pourra jamais grandir et concurrencer les multinationale installées, et les parts de marchés de ces dernières leurs seront acquises sans efforts et innovations ; quand aux salaires bas, il garantissent l’existence et la prolifération d’un prolétariat mal payé et mal éduqué qui continuera de se tourner vers la lanterne marxiste et d’attendre la révolution du prolétariat. Bernard Arnault, l’illustre président du groupe LVMH, qui est devenu pendant quelques jours l’homme le plus riche du monde devant Jeff Bezos, n’a rien inventé contrairement à ce dernier, il est le produit de luxe et l’acteur majeur du Capital Socialisme français dont il a très bien compris les rouages et mis à profit le système.

 

L’idéologie contre la réalité, pour diviser la masse pauvre.

Ce système, qui fabrique beaucoup de pauvres et quelques élus milliardaires, suivant la doctrine marxiste selon laquelle un petit chef d’entreprise ruiné est un prolétaire de plus, misère souhaitable, nécessaire à l’avènement de la « Révolution du Prolétariat », ne peut tenir en place que grâce aux idéologies opposées que sont l’extrême gauche et l’extrême droite, qui lui sont aussi nécessaires l’une et l’autre que les deux balanciers d’une pirogue. Les pauvres, petits chefs d’entreprises ruinés et salariés mal payés ou chômeurs allant chacun manifester ou s’affronter plus ou moins sagement sous leurs bannières respectives. Division de la masse des victimes du système, contestataires potentiels, qui se matérialise sous l’œil des médias du pouvoir qui ne manquent pas un occasion de labéliser opportunément les opposants : Fascistes, antifas, Proud Boys etc. pour encourager ces antagonismes. A cette dimension s’ajoute un nouvel invité, l’immigré, à propos duquel tout doit être fait pour qu’il ne s’agglomère pas au BOF (beurre œuf fromage) pure souche paupérisé. D’ou le tapage sur tout ce qui à trait à l’islamisme et la sur-médiatisation des attentats islamiques pour opposer le français moyen précarisé à l’immigré nord africain pauvre. Politique savamment orchestré qui prendra s’il le faut la forme d’un parti islamiste (sera t-il aussi, comme M. Mélenchon financé par la Société Générale ?).

 

Covid19, virus utile et révélateur du système Capital Socialiste.

Le covid19 aura été une opportunité jamais connue auparavant pour le système Capital Socialiste : création monétaire, indemnisations, prêts garantis par l’Etat, distribution massives d’aides aux entreprises et aides sociales, et… suspension, mais surtout pas annulation, ni baisse, des fameuses Charges Sociales qui continueront de peser comme une épée de Damoclès au dessus de la tête des petits chefs d’entreprises.

Toute la panoplie de l’Etat providence a été mise à profit et aura permis d’acheter presque tout un peuple pour que le pouvoir des multinationales soit préservé et multiplié. Il est très important de noter concernant les Charges Sociales qu’elles ont été suspendues, mais pas annulées, ni même baissées, contrairement à l’impôt sur les sociétés qui passera de 33% à 25% sous le mandat de Monsieur Macron, pour le plus grand bonheur de ses anciens patrons et du CAC 40…

 

« La dictature sanitaire », avatar du Capital Socialisme.

Le « pour votre bien » peut ici prendre une autre dimension, question de vie ou de mort. On vous vaccine, pour votre bien, on vous transforme en QR codes, pour mieux vous protéger. Mais au nom de quelle volonté et avec l’argent de qui ? La volonté des laboratoires, sans doute, plus que celle des individus qui composent le peuple, et l’argent de votre voisin, ou le votre, plus que celui des multinationales. Le Capital, lui, engrange les bénéficies dans d’autre pays avec des taux d’impositions moindres. Il s’enrichit de vos dépenses et de vos pertes, et il vit heureux et libre, loin des lois contraignantes qu’il fait édicter pour vous, et qui sont la source de vos malheurs et de votre mal être.

Lorsque Jérôme Salomon, directeur de la santé, se félicite de « l’engouement des jeunes pour la vaccination », puisque grâce à cela les jeunes peuvent « vivre leur vie » et « sortir », nous sommes dans la doxa et le langage décomplexé du Capital Socialisme. Il vend des vaccins rendus quasi obligatoires, comme il vendrait des places de cinéma. Une sorte d’impôt sanitaire pour le bien du peuple, qui rapporte des milliards à quelques uns, et qui est imposé à tous au moyen de mesures coercitives opportunes par un personnel politique en partie corrompu, en partie idiots utiles. Ce nouvel impôt auquel chacun contribue librement et avec « engouement » cédant au trio infernal : menace, pass sanitaire, vaccination, tout comme la charge sociale, est prélevée sur tous pour votre bien (santé/retraite) au grand bénéfice de quelques-uns.

 

Il n’y a pas dans ce système de main invisible qui décide de tout.

Il suffit que le personnel politique n’ait aucune volonté propre et subisse les inerties des lobbies. Les députés sont des employés qui font carrière. Le gouvernement, dont Castex est à lui seul une parodie, avec son accent français du terroir, et son costume débraillé, est un casting de télé réalité sur mesure. Parodie de démocratie bien huilée. C’est précisément pour cela que Monsieur Macron, employé du Capital, dit toujours « Je », « j’ai décidé de… ». Tout comme l’auto entrepreneur dit « nous » sur son répondeur téléphonique professionnel pour donner de la crédibilité à son entreprise, Monsieur Macron dit « je » pour faire croire que le Président décide. Ce n’est pas lui qui décide de dire « je ». Ce sont ses conseillers en communication. Comme ils conseilleront celui qui le remplacera. Les conseillers en communication du Capital Socialisme qui se sont vue inculquer les valeurs de ce système depuis leur plus jeune âge.

 

Capital socialisme VS Social capitalisme.

En face de ce Capital Socialisme occidental, dont le but est l’accaparation des richesses par une petite élite au détriment des individus qui composent le peuple, et dont la conséquence sera à son terme l’anéantissement de l’esprit d’entreprenariat, de création et d’initiative (puisque tout est trop compliqué, je ne fais plus rien, puisque je suis mal payé, je ne travaille pas et préfère le chômage, ou le revenu universel), se dresse et s’affirme un concurrent, avec un système diamétralement opposé, mais tout aussi inquiétant pour les libertés, la Chine.

Là bas, la politique, sociale, tel que définie par le parti communiste (augmentation de la classe moyenne, force de la Nation chinois), dicte au Capital la voix à suivre. Dans le cadre défini par le parti (plan quinquennal), la concurrence pour réussir et innover peut et doit être rude pour assurer le développement économique de la Nation et le bien commun. Quand un mastodonte menace d’étouffer ou de capturer entièrement à son profit un marché on le démembre. Alibaba vient de faire les frais de cette politique, qui prime sur le pouvoir économique. D’où l’expression « Social Capitalisme ». En Chine, le Social (le politique) est la fin, et le capital, réduit à un simple moyen. Dans les « démocraties » occidentales, le Capital est la fin, et le socialisme le moyen, d’ou l’expression de Capital Socialisme (à ne pas confondre avec l’expression connue de Capitalisme Social, qui est une version du capitalisme atténuée par un peu de social).

 

L’origine du Capital Socialisme : la révolution industrielle, la finance, la division du travail et le syndicalisme.

La révolution industrielle a amené la division du travail. Celle-ci a enflammé les imaginations, notamment celle du jeune Karl Marx qui avec « Das Kapital », aussi célèbre que fumeux, a intoxiqué des générations de professeurs et d’étudiants avides d’idées et de théories. Le socialisme, source indéniable d’avancées sociales bénéfique au plus grand nombre dans sa version pure, allait être perverti. L’enfer dit on, est pavé de bonnes intentions. Le socialisme allait faire une mauvaise rencontre. La finance machiavélique et la banque, qui allaient s’en servir pour parfaire leur Révolution et assurer leur mainmise sur les empires industriels. Les grands chefs d’industrie tous puissants qui n’avait de compte à rendre à personne et possédait leurs empires pour des siècles, tout comme les petits entrepreneurs qui prospéraient à leurs côtés, en bon père de familles, allaient devenir redevable et contribuables. Dès l’apparition des lois sociales, des syndicats, de la fiscalité, de la charge sociale, des normes techniques, l’entreprenariat est devenu plus compliqué, voire impossible dans certains domaines… de sorte qu’aucune entreprise ne peut plus désormais se développer avec des chances de réussir sans l’appui des banques. Toute réussite doit désormais passer par le crédit, ou se vendre tout entière au Capital (banque). Le Capital Socialisme était né. Une analyse de l’acte de mariage et de l’origine de la rencontre mériterait un travail beaucoup plus détaillé que cet article qui n’est en quelque sorte qu’une introduction. Malheureusement, la plupart des chefs de petites et moyennes entreprises sont au travail et trop occupés pour écrire ou témoigner des vicissitudes d’un système qui les maintient en servitude. Les travailleurs quant à eux ne verront que vaguement de quoi je veux parler, car ils ne voient que d’un côté de l’autel, et subissent comme tous les préjugés de l’endroit où ils se trouvent (tropisme économique). Quant aux grands propriétaires du Capital, il ne faut pas compter sur eux pour décortiquer l’organisation de leur « Cosa Nostra ». Reste donc les professeurs et les intellectuels qui comme leur fonction le veut parlent beaucoup de ce qu’ils ne connaissent que de manière théorique, donc pour ainsi dire, pas. Tel est sans doute le principe de ce drame, chacune des victimes de ce système vit dans une réalité différente, de sorte que la rébellion est impossible.

 

PS. A l’heure où cet article est proposé à la modération d’Agora Vox, Benoît Hamon, dernier candidat socialiste aux élections présidentielles françaises annonce qu’il se retire de la vie politique pour aller travailler dans une ONG. Signe que le parti socialiste est mort ? Le Socialisme est mort, vive le Capital Socialisme.

 

Dans une série d’articles à suivre j’aborderai le thème du Capital Socialisme et de l’immigration qui lui est nécessaire. Du rapport entre un impôt important et un taux de natalité faible. Du Capital Socialisme et de la démocratie. De la « crise économique » et du déclin moral.

Peter Kamchka

 


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24 réactions à cet article    


  • eddofr eddofr 21 septembre 10:10

    Selon votre définition, existe-t-il un « libéralisme capitaliste », ou ,que ce soit sur terre ?

    Selon votre définition, existe-t-il un système politico-économique qui ne soit pas du Capital-Socialisme ?


    • Schrek Docteur Faustroll 21 septembre 11:43

      Le soutien des grandes familles allemandes et américaines au parti National Socialiste allemand reposait sur l’idée que, pour garder le pouvoir économique et faire barrage au « communisme », il serait habile de céder le pouvoir politique à un « ersatz » de socialisme qui en porterai le nom sans en avoir le contenu, et même susceptible de discréditer l’idée de « socialisme » elle-même.

      L’histoire leur a montré que les « dégâts collatéraux » faisaient des ravages dans leurs propres rangs, et il a fallu composer avec l’URSS pour éradiquer le cancer en tuant la bête (mais le ventre qui l’a engendrée est toujours fécond).

      76 ans après, les mêmes familles ne commettent pas la même erreur. L’URSS a disparu, mais l’idée de « socialisme » est toujours en germe. La nouvelle stratégie est de confier au privé la gestion de l’idéologie du « partage » et des « éveillés » (wokes) via les réseaux sociaux.

      Naomi Klein dénonce à juste titre la situation de monopole des « corporates » dans le fonctionnement de l’économie, et leur contrôle dominateur des institutions dites « démocratiques », mais en fait manipulées.

      Je préfère son analyse à la vôtre.


      • Jean 21 septembre 11:53

        et encore un.... c’est tous les jours


        • Mellipheme Mellipheme 21 septembre 12:10

          Intéressant, mais quand même beaucoup d’efforts et de mots pour dire la réalité toute simple de la collusion / complicité entre les grandes entreprises multinationales, le système financier, et les pouvoirs publics occidentaux.

          En d’autres termes je suis plutôt d’accord avec vos thèses, mais j’ai l’impression que vous enfoncez une porte ouverte : priorité au business, avec un coulis de social pour faire passer la pilule.


          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 21 septembre 13:14

            ’’Tout le monde sait ce qu’est le National Socialisme.’’

             > Non, tout le monde croit savoir ce qu’est le National Socialisme.

             

            « Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’Etat et des pouvoirs du marché. » Mussolini

            Où l’on retrouve Naomi Klein, merci Séraphin.


            • zygzornifle zygzornifle 21 septembre 15:25
              CHURCHILL : « Christophe Colomb fut le premier socialiste : il ne savait pas où il allait, il ignorait où il se trouvait… et il faisait tout ça aux frais des contribuables. »

              • Hervé Hum Hervé Hum 22 septembre 08:18

                @zygzornifle

                Churchlll était un vrai capitaliste, il savait qu’il disait une connerie, mais n’ignorait pas à qui elle s’adressait, aux idiots.

                En réalité, Colomb savait où il voulait aller, ignorait où il a accosté, mais le faisait au frais d’un grand capitaliste de l’époque,... Le roi d’Espagne.


              • zygzornifle zygzornifle 22 septembre 10:02

                @Hervé Hum

                 Ce n’est pas le roi d’Espagne qui a vidé ses coffres personnels pour armer Colomb mais bien le ratissage en bonne et due forme du peuple ....


              • Hervé Hum Hervé Hum 22 septembre 13:34

                @zygzornifle

                 Ce n’est pas le roi d’Espagne qui a vidé ses coffres personnels pour armer Colomb mais bien le ratissage en bonne et due forme du peuple ....

                Et d’après toi, comment qu’il les remplis ses coffres le roi ? En travaillant ou par « ratissage en bonne et due forme du peuple ». ?

                Bref, faut pas trop gratter le verni avec toi....


              • zygzornifle zygzornifle 21 septembre 15:27
                Les socialistes ont eu tort de venir au pouvoir. Ils auraient dû faire comme Dieu : ne jamais se montrer pour qu’on continue à y croire (Coluche)

                • Gerald 22 septembre 09:53

                  Tout est dans la définition du mot : si l’on accepte de dire que le capital est la part de production de richesses qui n’est pas consomée pour être réinvestie pour produire de nouvelles richesses, il n’y a rien à ajouter : c’est comme la respiration !

                  La question qui reste posée est celle de la possession de ce capital. Et là il faudrait s’entendre sur la définition d’autres termes. Si socialisme veut dire possession du capital par l’Etat... tout est dit. Et capital socialisme ne veut rien dire... CQFD


                  • zygzornifle zygzornifle 22 septembre 10:00

                    Les Socialistes grâce a Hollande sont devenus des Fauxcialistes ....


                    • eddofr eddofr 23 septembre 11:04

                      Socialisme est le plus bel exemple de polysémie qui soit.

                      Chacune lui donne le sens qu’il veut.

                      Si, en plus, vous l’associez à d’autres mots, eux-mêmes polysémiques ...


                      • eddofr eddofr 23 septembre 11:25

                        Quelle est la différence entre « socialisme libéral » et « libéral socialisme » ?


                        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 14:37

                          Auschwitz n’était-elle pas appelée, l’usine à gaz ou l’anus de Monde. Au sens de stade anal de Freud. Pour un pays qui disait se sentir proche de la nature. Fameux paradoxe. Si le mouvement écologiste est parti de l’Allemagne : Daniel Cohn BENDIT. n’est-ce pas avant tout pour nettoyer le passé (certain diront : karma) ?


                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 14:44

                            L’écologiste Sandrine Rousseau parlant d’éco féminisme cela me laisse très perplexe. Une autre association que personne n’ose faire : nazisme et homosexualité. certains l’ont osé : GAY ARIAN. https://www.unidivers.fr/gay-arianhomofascisme-homosexuel-nazi/


                            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 14:52

                              Revoir les Damnés de Visconti. L’homosexuel Helmet Berger (parfait dans ce rôle) de trouver sa voie. Faisant le salut nazi devant la dépouille décédée de ses parents : dit autrement : je ne veux rien savoir de ma filiation. https://www.youtube.com/watch?v=GnkC80wGMdE


                              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 14:55

                                la question qui me taraude : l’industrie est-elle patriarcale ou plutôt maternelle phallique..


                                • chantecler chantecler 23 septembre 15:49

                                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                                  Oui effectivement !
                                   smiley


                                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 15:09

                                  Ben, c’est assez clair : le capitalisme socialiste est une fixette à la mère sadique anale. Ce n’est pas par hasard que Sade servit de référence à la révolution française, mais aussi pour Auschwitz. A lire : Rapport entre analité, sadisme et destruction..



                                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 15:22

                                      Na’vez-vous pas compris que notre société a régressé au stade sadique anal. Caractéristique de la névrose obsessionnelle. Pass par ici passe là, Vacciné : propre : non vaccinés sales. On trie, on sépare, on resserre les rangs ou les fesses


                                      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 15:46

                                        Hitler le Végan a bien gagné la partie. Et vous n’avez pas vu venir.. A Angela Merkel. Pour la suite je crains le pire et que l’histoire se répète. L’éternel retour..


                                        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 15:49

                                          De l’homo-oeconomicus on passera à la déchetterie. BRAVO. 

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PeterK


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