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Accueil du site > Tribune Libre > Que s’est-il passé à la 73e Assemblée Générale de l’ONU (...)

Que s’est-il passé à la 73e Assemblée Générale de l’ONU ?

La 73e Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies fut un grand moment de « realpolitik ». En cette semaine de septembre il nous a été donné d’apprécier un condensé des forces économiques, politiques, diplomatiques et militaires qui s'affrontent sur la scène internationale.

 

Le dessous des cartes

Chacun aura noté que les médias people et les médias de formatage de l’opinion publique ont prêté peu d’attention à ce combat diplomatique titanesque, reflet des mutations en cours parmi les alliances internationales où trois axes géopolitiques se confrontent.

Considérant qu’une confrontation diplomatique et politique n’est que le reflet des mouvements auxquels sont soumises les économies continentales l’analyse de cet affrontement Trump – Macron – Rohani – Lavrov-Poutine nous donnera la couleur du temps changeant sur le planisphère.

 

LA SUITE DE L’ÉDITORIAL SUR LE WEBMAGAZINE : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/que-sest-il-passe-a-la-73e-assemblee-generale-de-lonu/

 

 

L'intelligentsia internationale a été déroutée par le spectacle qu’elle a observé à la tribune de la 73e Assemblée. Donald Trump, le Président américain a semoncé l'ONU et les organisations de la tyrannie mondiale du grand capital (!) alors que ses alliés se sont portés à leurs défenses. C’est qu’à la faveur de la crise économique mondialisée les lignes de fractures politiques se déplacent et les alliances se délacent – puis se recomposent. Examinons la nouvelle configuration politique et diplomatique qui se dessine à travers cette assemblée symptomatique.

Donald Trump, l’homme fort de l’establishment étasunien a déclaré : « Nous rejetons l’idéologie de la mondialisation et nous embrassons la doctrine du patriotisme », puis il a ajouté : « L’Amérique choisira toujours l’indépendance et la coopération à la place de la gouvernance mondiale, du contrôle et de la domination. » (sic) Aussitôt ces mots prononcés le caporal du grand capital se lança dans une série de pronunciamientos à l’encontre du Venezuela, de l’Iran, de la Syrie, du Yémen, et il proféra des menaces contre l’Allemagne, la Russie et la Chine. Puis, il décrivit les mesures interventionnistes que l’Amérique prépare en Corée et au Moyen-Orient via ses proxys (Arabie, Qatar, Émirats, Jordanie, Égypte et Israël) afin de vendre chèrement sa peau d’ex-puissance hégémonique en « faicing out ». En d’autres termes, en prévision de la Grande dépression appréhendée le grand capital étasunien déclare : « l’Amérique d’abord » et nos « partenaires ensuite », et puisque les institutions internationales ne servent plus de proxys à leur hégémonie les États-Unis les renient.

Le Président Emmanuel Macron, ministre ex officio des affaires étrangères de l'Union européenne, alliée et concurrente des États-Unis, a prétendu qu’il ne se « résignait pas » à la déconstruction du Droit international. Jupiter Macron a défendu bec et ongle l'hégémonie de l’Alliance Atlantique sur le reste de la planète via les organisations internationales (ONU, CDH, UNESCO, CPI, OCDE, FMI, BM, OMC, OTAN) où se regroupent les gouvernorats sous-fifres et nationalistes qui y attendent les ordres de leurs commandants. L’adjudant Macron accusa la Maison-Blanche de détruire par son acrimonie le système oligarchique qui a si bien servi les élites financières mondiales. Il semble que le grand capital européen ne soit pas conscient de la crise qui se prépare dissimulée derrière les plus récentes frénésies boursières. Ou alors l’Union européenne annonce son réalignement géostratégique ? (1)

De fait, cette « déconstruction » du droit international qu’évoque Emmanuel Macron est permanente, aussi ancienne que le droit international lui-même, qui ne vise qu'à légaliser et à imposer à la « communauté internationale » la « loi du plus fort ». Le plus fort étant un nouvel aspirant, le droit international et les institutions qui l'appliquent sont en mutation comme l’illustre cette 73e Assemblée. (2) 

Le président iranien Hassan Rohani a fait remarquer que la Maison-Blanche ne fait même plus semblant de respecter le droit international qu’elle a elle-même imposé, et il s’offusqua que les USA annoncent à la tribune de l’ONU qu’ils le bafoueront encore davantage en application du principe du « droit du plus fort ». (3)

Au nom de l’axe Pékin-Moscou, Sergueï Lavrov a dénoncé non pas les atteintes au Droit, mais aux structures internationales. Il observa que les Occidentaux entendent forcer des pays à entrer contre leur gré dans des alliances militaires et ils menacent certains États qui prétendent choisir eux-mêmes leurs partenaires. Sergueï Lavrov de conclure en soulignant que tous les désordres occidentaux n’empêcheraient pas le reste du monde de coopérer et de se développer. Il rappela le « Partenariat de l’Eurasie élargie » soutenant « La route de la soie » du président chinois, adoubé par l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTS), l’Union économique eurasiatique (UEE), la Communauté des États indépendants (CEI), les Brics et l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Voilà les recrues (les deux tiers de l'humanité) du nouvel axe des puissances émergentes prétendantes à l’hégémonie mondiale face auxquelles la puissance américaine prépare la négociation de sa rétrogradation (relire l’allocution de Trump), alors que l’Union européenne déphasée prétend futilement maintenir son dictat contre vent et marée. (4)

 

Trente ans d’affrontements ont préparé cette assemblée 

Jacques Sapir trouve chez Vladimir Poutine un visionnaire qui a anticipé cette confrontation. Sapir écrit : « La vision politique de l'environnement international et de la politique des États-Unis qui caractérise Vladimir Poutine et ses conseillers s'est révélée, nettement plus pessimiste que celle de ses prédécesseurs ». « Le discours prononcé par le président russe lors de la conférence sur la sécurité organisée à Munich en 2007 raisonne avec une dimension particulière. Il a été présenté comme un retour des dirigeants russes (…) à la guerre froide. En réalité, il s'agit d'un texte programmatique, qui a soulevé l'intérêt (…) du ministre des Affaires étrangères allemand (…). Vladimir Poutine a tiré avec cohérence les leçons de ce qui s'est joué entre 1991 et 2005. Dans ce discours, Poutine avait plaidé que la tentative des États-Unis de reconstruire leur hégémonie était une impasse. » Poutine aurait ajouté : « l'exercice du pouvoir, politique ou économique, ne peut être défini en valeurs, mais doit l'être aussi en intérêts » (5)

Il est inutile de séparer valeurs et intérêts, droit, politique et économie, comme s'ils s'agissaient de compartiments étanches. Sous le mode de production capitaliste mondialisé le fondement du mouvement c'est l'économie qui s'exprime par les « intérêts » marchands de chaque belligérant. La politique, la diplomatie, le droit international ont pour fonction de rendre compte du rapport de force en l'état. Ce que Vladimir Poutine a souligné aux puissances occidentales c'est qu'elles couraient à la faillite économique et qu'elles ne pouvaient faire comme si de rien n'était dans leurs prétentions hégémoniques. (6) Poutine a simplement avisé ses interlocuteurs que l'OCS était désormais un joueur incontournable et qu’à échéance l’alliance Chine-Russie serait la nouvelle puissance dominante. (7)

 

Rien de nouveau sous le soleil

L’Assemblée générale de l’ONU n’est pas la manifestation d’un délitement du droit ou des institutions internationales, au contraire, cette 73e assemblée marque le commencement du changement de la garde. Rappelons que l’invasion de la Serbie-Kosovo, de la Somalie, de l'Afghanistan, de l'Irak, de la Libye, du Mali, de la Syrie et du Yémen a été précédée par au moins 200 conflits locaux ou régionaux depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, dont les génocides coréen et vietnamien. D'autres guerres suivront avec la bénédiction de la « communauté internationale onusienne », rien de nouveau sous le soleil. Avec l’avènement de la Chine, le grand capital multinational veut se négocier une nouvelle division du monde ; se répartir les zones d'influence ; se redistribuer les marchés, les secteurs d'exploitation de la main-d'œuvre et de production de plus-value ; se partager les ressources et dans cette démarche de marchandage continuel les discours à l'ONU donnent l'état d’esprit des combattants. Ils fournissent une approximation des alliances en constitutions. Ainsi, on ne peut parler de réussite ou de faillite de cette 73e Assemblée générale. Ce qu'il faut retenir c'est que les tensions sont grandes entre puissances et une guerre nucléaire pourrait conclure ces tractations dont le prolétariat ne doit rien attendre et sur lesquelles il n’a aucun contrôle, nonobstant les jérémiades de la petite-bourgeoisie politicienne. Il nous suffit d’en être avertis et de nous préparer à offrir une alternative. (8)

 

 

NOTES

 

  1. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/les-500-plus-grosses-fortunes-mondiales-ont-perdu-63-milliards-de-dollars/
  2. Que dire de la fourniture d'armes françaises et américaines à la coalition dirigée par l'Arabie Saoudite qui mène une guerre illégale et meurtrière au Yémen ? Le droit international fut mis à mal par la décision unilatérale des pays de l'OTAN de susciter l'indépendance du Kosovo, indépendance obtenue avec l'aide militaire de pays engagés en violation du principe de souveraineté et qui aboutit à valider une démarche ethno-nationaliste-chauvine. Puis ce furent la Somalie, le Soudan, l’Afghanistan, la Libye, l’Irak, la Syrie, le Yémen sans compter la Palestine illégalement occupée et martyrisée depuis 70 années par le sionisme avec la complicité des puissances impérialistes.
  3. http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180927-assemblee-generale-onu-rohani-trump-iran-isolement et http://www.rfi.fr/ameriques/20180926-assemblee-generale-onu-trump-rohani-passe-armes
  4. Ce qui fait dire à Jacques Sapir que « Le refus des dirigeants occidentaux et du Président français de reconnaitre cette organisation (OCS) montre qu'ils n'ont pas pris la mesure des changements survenus. » http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/lhypocrisie-du-discours-demmanuel-macron-aux-nations-unies/
  5. Voir la déclaration du président russe lors de la conférence sur la sécurité qui s'est tenue à Munich le 10 février 2007 et dont le texte a été traduit dans La Lettre Sentinel, n° 43, mars 2007.
  6. « La radicalisation militariste du projet hégémonique américain après 1998 a aussi contribué de manière sans doute irréversible à ce que l'on puisse appeler la « désoccidentalisation du monde ». Mais ce processus se fait dans la régression et non par le dépassement de ce que l'on peut appeler, à tort ou à raison, les valeurs occidentales ». http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/lhypocrisie-du-discours-demmanuel-macron-aux-nations-unies/
  7. Ainsi la bourgeoisie syrienne vient d’apprendre qu’elle a changé de maitre. L’accord sur Idleb signé entre la Russie et la Turquie sans même la participation du gouvernement syrien l’égalise l’occupation turque du territoire syrien : « L’accord sur Idleb prévoit la création d'une zone démilitarisée entre le territoire contrôlé par le régime de Bachar el-Assad et l'enclave rebelle. La formule a été élaborée conjointement par Moscou et Ankara, et le ministre russe des Affaires étrangères estime que c'est désormais à la Turquie de faire, en quelque sorte, le tri entre les différents groupes armés de la région d'Idleb. » http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180929-syrie-accord-idleb-centre-reunion-onu-lavrov
  8. http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-2-2/73e-a-g-des-nations-unies-constat-dune-faillite-generalisee/

 


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28 réactions à cet article    


  • Chourave Bécassine 12 octobre 17:37

    « Il nous suffit d’en être avertis et de nous préparer à offrir une alternative. »


    So, what ?
    Comme disent vos compatriotes anglophones.

    • Hervé Hum Hervé Hum 12 octobre 18:07
      l’homme fort de l’establishment étasunien a déclaré : « Nous rejetons l’idéologie de la mondialisation et nous embrassons la doctrine du patriotisme », puis il a ajouté : « L’Amérique choisira toujours l’indépendance et la coopération à la place de la gouvernance mondiale, du contrôle et de la domination. »

      Bref, Trump dit qu’il est totalement d’accord avec Poutine et Xi Jinpin, qu’il pense exactement la même chose qu’eux et c’est pour cela qu’ils doivent êtres ses pires ennemies !

      Pourquoi ?

      Parce que la mondialisation est un interdit du capitalisme. C’est sa contradiction fondamentale, le fait que si son inertie pousse le système capitaliste à la mondialisation économique, elle pose comme interdit la mondialisation sociale, parce que cette dernière est incompatible avec le capitalisme et donc de la dictature d’une élite sur les citoyens.

      Le système capitaliste étant exclusivement fondé sur la guerre, quelle soit économique, militaire ou sociale, elle ne peut pas survivre dans un monde en coopération, donc en paix. Il lui faut absolument l’état d’urgence permanent, pour justifier ses « chefs » en tout genre, tant militaire, économique que sociaux. Donc au minimum, deux blocs qui s’affrontent, même en faisant semblant, l’essentiel étant que les citoyens le croient.

      Le risque pour trump et cie, c’est que à force, cela finisse par se voit, même s’ils sont très bien conditionné à tout gober.







      • Chourave Bécassine 12 octobre 18:18

        @Hervé Hum


        « Le risque pour trump et cie, c’est que à force, cela finisse par se voit, même s’ils sont très bien conditionné à tout gober. »

        ça se voit très bien, c’est fait exprès et ça plait, c’est même le sens premier de la mythologie du Far-West, l’idéologie travaillée depuis 80 ans par Hollywood et qui, si elle risque d’avoir moins de succès hors les frontières de l’Empire (dont nous faisons partie), continuera à formater les générations successives d’américains. La loi du plus fort, c’est Rocky, le Parrain, Apocalypse Now, etc... Même Mash était à la gloire de l’Empire qui va effectivement abandonner la « Pax Roman » pur adopter « America über alles ».

      • Robert Bibeau Robert Bibeau 12 octobre 22:17

        @Bécassine


        Il est tout à fait injuste que vous assimiliez ainsi la population américaine - le prolétariat américain - la classe ouvrière étatsunienne à la merde de Hollywood et du Pentagone et des médias à la solde.

        Vous oubliez que tous ces gens innocents sont les premières victimes des criminels de guerre e de leurs sous-fifres petits-bourgeois avant même les peuples des pays opprimés 

        Je connais le peuple américain et méfiez-vous des stéréotypes que l’on vous sert en France.

        Si vous saviez ce l’on sert aux américains à propos des français

        Robert Bibeau Éditeur http: 

      • Robert Bibeau Robert Bibeau 12 octobre 22:34

        @Hervé Hum

        C’est la limite des idéalistes qui croient que le monde est le frit de l’imagination alors que le monde existe et existera après leur mort et bien après = mais un jour la planète et le système disparaitront à brève échéance dans mille ans ??? 

        Tu écris ceci camarade : «  Il lui faut absolument l’état d’urgence permanent, pour justifier ses « chefs » en tout genre, tant militaire, économique que sociaux. Donc au minimum, deux blocs qui s’affrontent, même en faisant semblant, » 

        Tu fais tout reposer sur la conscience de ces gens - ces chefs - qui manipuleraient deux ou plusieurs blocs alors qu’en réalité ils RÉAGISSENT à l’un ou à l’autre mais surtout ILS RÉAGISSENT AUX ÉVÉNEMENTS contingents 

        Ainsi après le fric gratuit et à profusion s’impose indubitablement le temps du fric restrictif - cher et contingenté pour payer - C’est pas le ’chef’ de la FED qui le décide c’est le ode de production capitaliste dont ils sont les esclaves et les sous-officiers.

        NON l’état d’urgence permanent n’est pas un objectif un désir mais un résultat non souhaité mais enduré malheureusement jusqu’à la destruction de ce mode de production 

        Merci de ton post




      • Hervé Hum Hervé Hum 12 octobre 23:46

        @Robert Bibeau


        Désolé, quoique tu en dise, c’est d’abord le rapport de force politique qui commande et décide de l’économie, s’il n’en était pas ainsi, il n’y aurait pas de lutte des classes qui tienne pour décider du mode de production.

        Le mode de production capitaliste se justifie aux yeux des salariés ou prolétaires économiques, qu’en raison du dogme de la compétition économique, c’est à dire, de la guerre économique permanente. Or, toute guerre demande des chefs pour mener le combat et donc un ennemi. C’est à dire, ce qu’on appelle aussi des capitaines d’industries, que les financiers ont tendance à faire oublier et que Trump remet en avant pour son mot d’ordre « América first ».


        L’état d’urgence permanent est donc la condition pour convaincre les citoyens de la nécessité de la soumission aux chefs économiques,militaire, politiques et sociaux et même qu’ils soient réclamés, tel Trump pour une partie des citoyens US. Tels les attentats du 11/09 pour Bush et faire adopter les lois sécuritaires.

        Ce que tu dis sur le fric tombe aussi sous le coup de la nécessité de l’état d’urgence pour canaliser la colère des citoyens et éviter qu’elle se retourne contre les élites dirigeantes. C’est une technique vieille, déjà pratiqué au temps de la Rome antique et depuis lors par tous les empires et royaumes, mais Mr Bibeau, professeur d’économie, ne le sait toujours pas.

        Entre parenthèse, je crains qu’une partie non négligeable des citoyens US et des européens, sont nationalistes pour défendre leur avantages acquis après la seconde guerre mondiale et refusent de voir les citoyens des pays dits émergents rogner sur cet avantage acquis. Bref, ce que dit Trump aux salariés US, c’est qu’il entend lutter pour leur conserver cet avantage économique en terme de pouvoir de consommation, qui veut qu’a travail égal, un salarié US dispose d’un pouvoir de consommation 2, 3 fois supérieur, voir plus, sur ses concurrents étrangers.

        Après, si l’intimidation, les menace ne fonctionne pas et que cela aboutisse à une crise majeure, ce sera la faute de l’autre. Ce que je nomme « le jeu de la barbichette ».

        Si le système impose ses propres contraintes, il ne faut jamais oublier comme tu le fait avec ton commentaire, que tout système, quel qu’il soit, est toujours le fait d’une intention et que donc, il sert un but définit par des humains. Aussi, dire comme tu le fait que c’est le système qui commande et que le chef de la FED ne fait qu’obéir est comme dire que lorsque tu conduit une voiture, c’est ta voiture qui commande et te dis où tu dois aller. Non,tu décide d’une destination et alors, tu dois suivre les contraintes imposé par la voiture, le code de la route, les autres usagers, les conditions météo, mais c’est toujours toi et toi seul qui a décidé du but.

        Bref, la fin ne justifie pas les moyens, elle les nécessites, mais il ne faut pas confondre les moyens avec la fin. La particularité de cette dernière étant qu’elle autant au départ (l’intention) qu’à l’arrivé (le résultat de l’action), la cause que la conséquence, mais pas les moyens, ceux ci sont contraints par les conditions de la réalité ou environnement.











      • Chourave Bécassine 13 octobre 07:45

        @Robert Bibeau


        Quand les moutons seront enragés, ils empêcheront peut-être qu’on leur prenne leur laine sur leur dos en plein jour et qu’on envoie leurs petits à l’abattoir en Afghanistan.
        Pour l’instant, les moutons se goinfrent de sucre et de graisse au point qu’uncandidat sur trois est refusé par l’armée pour obésité.
        Quand ils peuvent voter, les moutons on le choix entre un loup bleu et un loup jaune, et ils croient à chaque fois qu’en changeant la couleur du loup ils seront mieux traités.
        Si le « prolétariat » (?) américain a un projet, il serait bien avisé de la faire savoir. La presse alternative est truffée de gens brillants, intelligents et cultivés capables d’analyses d’une grande profondeur, mais le troupeau est conditionné pour se regarder le nombril, se passionner pour les gateaux de mariages gays et gobe toutes les salades sur les « terroristes » et le choc des civilisations. 
        Il n’y a même pas de mouvements comparable à ceux qui se battaient contre la guerre au Vietnam pour demander d’arrêter les conneries en Afgnanistan. Quand le « prolétariat » américain fait joujou avec des drones pour tuer les enfants yéménites, ma compassion va vers les familles yéménites et pas vers le « prolétariat » américain qui pourrait mettre crosse en l’air comme certains soldats versaillais l’ont fait à la Commune.

        Au fait, c’est quand le temps des cerises ?

      • Hervé Hum Hervé Hum 13 octobre 09:04

        @Bécassine


        ce que vous dites est vrai pour une partie importante de la population US, la plus gavé de coca et de mac do et de pop corn en regardant des films de cow boy vantant le génocide des amérindiens comme un conquête héroïque.

        , mais ce n’est pas toute la population.

        En fait, on trouvera plus ou moins le même % là bas qu’ici ou encore, en Afghanistan ou ailleurs. Seules les conditions changent le %. Pour changer les %, faut changer de système fondé sur les rapports de dominations qui sont les mêmes partout dans le monde.



      • Chourave Bécassine 13 octobre 09:09

        @Hervé Hum

        c’est le problème de l’œuf et de la poule : pour changer le système il faut changer le % et pour changer le % il faut changer le système

      • Hervé Hum Hervé Hum 13 octobre 09:23

        @Bécassine


        Pas tout à fait, pour changer le système, il faut changer de mode de pensée, sinon, vous ne pourrez pas changer le %

        On ne change pas un système par sa conséquence, mais par sa cause, le hic, c’’est que comme le dit Bossuet, « Dieu se rit de ceux qui vénèrent les causes dont ils déplorent les conséquences », mais en fait, tout ceux qui manipulent les citoyens et ne font voir que les conséquences pour ne pas toucher aux causes, c’est à dire, à la propriété économique.

        Aujourd’hui, toutes les conditions requises sont là pour changer de mode de pensée, mais il lui manque un événement déclencheur qui oblige les citoyens à se remettre en question.



      • Robert Bibeau Robert Bibeau 13 octobre 16:02

        @Bécassine



        jE COMPRENDS VOTRE frustration - et votre colère face aux crimes de guerre dont se rend coupable l’impérialisme américain.

        Mais je n’approuve pas votre mépris envers le prolétariat américain. Vous donnez l’exemple de crosse en l’air lors de la Commune oubliant de dire que quelque temps plus tard THIERS et ses troupes formées de soldats - ex-paysans franchouillards ont obéit aux ordres ’QU’ON LES FUSILLE" 

        Dans toutes sociétés de classe la clase dominante contrôle l’intégralité des pouvoirs et son premier soin consiste à intoxiquer l’esprit de la classe dominée qui en cela est doublement aliénée 

        Plus la puissance impériale est grande plus l’oppression de la classe dominante est pesante d’abord sur son propre prolétariat 

        Ainsi avant Saigon 1975 où les USA ont été chassé il y avait eu Dien bien Phu où la France impériale avait été rosse et dans les tranchés c’étaient bien des prolos et des bobos français 

      • Robert Bibeau Robert Bibeau 13 octobre 17:25
        @Hervé Hum

        Hervé tu approches de la conscience de classe qui seul peut te permettre de sortir du cercle vicieux où Bécassine et toi êtes enfermée TU ÉCRIS AVEC LUCIDITÉ :


        « Aujourd’hui, toutes les conditions requises sont là pour changer de mode de pensée, mais il lui manque un événement déclencheur qui oblige les citoyens à se remettre en question. »  

        Personnellement JE CROIS QUE TU VAS TROP VITE EN BESOGNE mais en gros tu as raison de souligner que les conditions OBJECTIVES et SUBJECTIVES pour l’éclatement de cet « événement déclencheur » mûrissent rapidement = ca s’appelle une INSURRRECTION populaire (pas encore une révolution = la révolution étant l’une des tangentes que prendra le mouvement insurrectionnel = l’autre voie étant la réaction anti-révolutionnaire et le rétablissement du pouvoir de classe après une répression sanglante = une Commune à la puissance mille) 


        Parmi la go-gauche les pseudos révolutionnaires se laissent berner par la passivité et l’atavisme supposée des ouvriers qui ont commencé à déserter les manifestations syndicales troufions - ridicules et inutiles - une tactique de bobos qui a eu ses heures de gloires dans les années 60-70 et 80 et est aujourd’hui reniée par le prolétariat qui ne se déplace plus (sauf lors des manifs cheminots = liquidées comme les autres) tout comme le prolétariat méprise de plus en plus les mascarades électorales qu’ils désertent en masse - ce sont les petits-bourgs qui trainent dans les salons de scrutins avec leurs puissants bulletins d’airains (sic)

        Tu comprends où je veux en venir ??? Plus le prolétariat élimine de leurres et d’agiotage petits-bourgeois de son horizon politique et idéologique plus il mûrit en conscience et plus il en arrive à focuser sur une seule alternative - risquée - la plus risquée de toutes - L’INSURRECTION POPULAIRE. La supposée passivité recèle une immense colère de classe. Que l’ÉVÉNEMENT QUE TU ATTENDS DÉCLANCHERA-provoquera. Cet événement concret - matériel et tangible ce sera le crash boursier - la dévaluation de la monnaie = la crise économique profonde - la Grande dépression (pire que 1929 car le lastic a été beaucoup étiré-tendu) et la famine et le chômage dans les mégalopoles urbaines industrialisées provoqueront l’insurrection que la go-gauche tentera de monnaieyer contre sinécure en contrepartie d’un plat de lentille (Grenelle) pour la classe en colère.

        Alors la se posera la question RÉVOLUTION OU RÉACTION ?


        Merci pour ton post Hervé

        robert Bibeau Éditeur http://wwwéles7duquebec.com

         



      • Robert Bibeau Robert Bibeau 13 octobre 21:34

        @Hervé Hum



        Nous reviendrons sur ces conditions objectives = pas subjectives mais objectives qui font varier ce pourcentage 



      • mekihuhul 12 octobre 20:09
        Le président américain raconte n’importe quoi et fait n’importe quoi, mais !

        Il dit toujours n’importe quoi de sorte a faire plaisir a un copain, a se rendre sympathique d’un adversaire. Il fait toujours n’importe quoi, parmi une liste de proposition acceptables, écartant celles qui divisent le plus ses conseillers.

        Ainsi il est imprévisible et assez peu manipulable. Il rend compliqué la tache a ses intoxiqueurs haut placés, en favorisant finalement, le bon travail, celui qui merche, qui donne satisfaction, en ’virant’, les auteurs de plan qui crée des troubles, du désordre, de l’opposition.

        Le meilleur Empereur de mon vivant, et de loin !


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 12 octobre 22:21

          @mekihuhul



          Vous n’avez pas tort en effet et nous sommes loin du portrait de l’homme impulsif - incontrolé et incontrolable 

          Oui en effet mais un empereur soumis aux lois de l’économie politique capitaliste comme on le vit à l’ONU 


           

        • Chourave Bécassine 13 octobre 07:56

          « @Robert Bibeau

           »un empereur soumis"


          soumis ?????

          plutôt un empereur menant le plus loin possible la logique capitaliste qu’il impose à des sujets qu’il méprise et lui ont permis, après s’être faits tondre par lui dans des opérations immobilières frauduleuses, d’accéder aux leviers de la puissance militaire et politique.

          Comme soumission, ça ressemble à de la domination !

          Soumis !
          Non mais... n’importe quoi, là, Bob !



        • Robert Bibeau Robert Bibeau 13 octobre 16:10

          @Bécassine


          Je ne serais pas surpris que vous soyez PCF cher Bécassine Toutes les go-gauches du monde - TOUTES DIS-JE BIEN - vouent un culte fétichiste aux mascarades électorales et ne jurent que par cela = fadaises. 

          Il y a longtemps que les mascarades électoralistes parlementaires sont des enculades de première en France comme aux USA Ce que j’ai abondamment décrit dans cet ouvrage et explicité en prenant l’exemple de la dernière mascarade électorale truquée aux USA et en France 




           

        • Chourave Bécassine 13 octobre 16:22

          @Robert Bibeau

          je ne vois pas le rapport entre mon commentaire et ta réponse

          et ne cherche pas à me filer une étiquette, je n’en ai pas

          pour ce qui es de la « go-gauche », je ne comprends pas plus le sens de cette formulation ridicule que les sens du mot « gauche » lui-même en politique en France au XXIème siècle

          aux USA, « gauche » c’est le parti démocrate et « droite » le parti républicain
          les médias s’efforcent de plaquer ce socio-style à la structure social française qui est différente historiquement et culturellement
          mais dans la presse francophone sous contrôle idéologique américain (99%), gauche signifie « moderne dans les approches sociétales » ce dont je me fous comme de ma première chemise

          les élections ? je ne vote plus qu’aux municipales pour faire chier mon voisin qui se présente

          la révolution ? je n’y crois plus

          bon courage, Bob





        • Robert Bibeau Robert Bibeau 13 octobre 16:48
          @Bécassine

          Alors je retire l’étiquette et je m’en excuse 

          Mais si tu ne pratiques plus le culte électoral bourgeois tu en est tout de même contaminé jusqu’au trognon … relis tes commentaires ou tu accuses la classe ouvrière d’élire et de porter au pouvoir (soi-disant pouvoir - sic) politique des crétine des imbéciles et des meurtriers OUI Les politiciens sont tout cela mais le prolétariat est en partie manipulée par les médias mainstream pour en arriver là.

          1) J’écris en partie car il faut savoir qu’aux USA en France et dans nombre de vieux pays capitaliste plus de 50% des ouvriers ne votent plus ne pratiquent plus le culte démocrate bourgeois qu’ils ont compris truqué et que tous ces politicards sont TOUS PAREILS Y COMPRIS LA GO-GAUCHE ET la droite.

          2) Sur la question de gauche et de droite = totalement d’accord avec toi d’où ma dérision de go-gauche = la soi-disant goche de la gauche = Ils sont tous pareil je l’ai déjà écrit 

          3) Notre webmagazine offre un espace de diffusion libre et sans attache groupusculaire aux francophones du monde entier 

          Merci pour ton post 

          Robert Bibeau éditeur http://www.les7duquebec.com

           

        • math math 13 octobre 09:00

          Seul les « kons » portent un intérêt quelconque à l’ONU..ou l’on trouve la plus grande concentration de « brochettes » avariées !


          • Robert Bibeau Robert Bibeau 13 octobre 16:25

            @math


            Seuls les cons ne comprennent pas que les parades des brochettes avariées à l’ONU constituent la meilleure exposition des contradictions qui les confrontent et une jauge de l’état de préparation des guerres qu’ils mènent et de celles qu’ils préparent - des revirements d’alliance et des puissances déclinantes et montantes. 

            Mais évidemment il faut sortir de la sacristie et levez le nez de son missel pour porter attention à ce monde qu’ils saccagent 

            Merci de votre post Math

            Robert Bibeau éditeur http://www.les7duquebec.com

             

          • Hervé Hum Hervé Hum 13 octobre 09:14
            Le « droit international », n’a jamais existé, parce que pour exister en tant que tel, il lui manque l’essentiel... La force, qui seule permet de le faire respecter en terme de devoir.

            La loi est toujours à celui qui détient la force, jamais l’inverse et dire que le droit sert à imposer la loi aux plus forts n’a absolument aucun sens, parce que la loi ne peut s’imposer à un plus fort face à un faible, que s’il y a une autre force supérieure, faisant de ce plus fort, un faible vis à vis de cette force supérieure, jamais dans un autre cas.

            En tant que professeur et affirmant la volonté d’informer et d’éveiller les conscience, continuer à parler de droit international alors que ce droit ne détient pas la force est tromper ses lecteurs et parler de la loi du plus fort comme si s’était quelque chose qu’on pouvait et devait changer, c’est aussi tromper ses lecteurs et les maintenir dans des mensonges.

            La loi nécessite la détention de la force, sans elle, il n’y a pas de loi qui tienne

            • Chourave Bécassine 13 octobre 09:55

              @Hervé Hum

              ... d’où le passage obligé par la dictature du prolétariat...

            • Hervé Hum Hervé Hum 13 octobre 11:01

              @Bécassine


              ..« . d’où le passage obligé par la dictature du prolétariat... »

              C’est une contradiction dans les termes, la dictature du prolétariat est impossible, sauf à considérer qu’elle doit être renversée.

              En effet, par définition, le prolétariat est la partie de la société qui ne possède pas l’outil de production, conséquence, en prenant le pouvoir, le prolétariat cesse d’exister et s’il continue d’exister, alors, c’est qu’il occupe illégalement le pouvoir et doit donc être remis à sa place de prolétariat. C’est le principe paradoxe d’Epiménide !

              Autrement dit, le prolétaire qui appelle à la dictature du prolétariat, milite contre lui même, ce qui est absurde !

              Il ne peut y avoir qu’un renversement des rapports économiques par le prolétariat en vue de sa propre abolition et la mise en place de la démocratie, c’est à dire, sans propriété, mais avec des citoyens responsables, c’est à dire, ayant la capacité de répondre de leurs droits et devoirs envers autrui (pas envers soi même, la responsabilité de soi n’a aucun sens puisque vis à vis de soi on est juge et partie, donc, souverain).

              Changer de mode de pensée, consiste déjà à remettre de l’ordre dans le sens des mots et la confusion qui permet de manipuler les cogito via le langage


            • Chourave Bécassine 13 octobre 16:23

              @Hervé Hum

              merci Docteur

            • Robert Bibeau Robert Bibeau 13 octobre 16:37

              @Hervé Hum

              Totalement en accord avec toi Hervé notamment quand tu écris ceci :

              « Il ne peut y avoir qu’un renversement des rapports économiques par le prolétariat en vue de sa propre abolition et la mise en place de la démocratie, c’est à dire, sans propriété, mais avec des citoyens responsables, c’est à dire, ayant la capacité de répondre de leurs droits et devoirs envers autrui » 

              D’accord aussi quand tu explicites simplement que LOI - DROIT = FORCE = POUVOIR REPOSANT SUR LA FORCE - LA PUISSANCE MILITAIRE 

              Ainsi tu aurais pu indiqué que ce qui fait que des gens affamés ne pillent pas les supermarchés pleins de produits dont une bonne partie seront jetés et détruit c’est le fusil du policier - qui rappel aux affamés que le droit et la loi de propriété privé des aliments se transmet contre paiement en argent dont on prive les affamés qui ne trouvent pas à vendre leur propriété privé = leur force de travail contre salaire et les droits attachés à la monnaie que la loi cristallise et que le policier fait respecter par la force (L’armée si requis quant trop de prolétaires se révoltent comme aux Philippines après le tsunami récent).

              Merci de ton excellent post 

              Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com
               

            • Hervé Hum Hervé Hum 14 octobre 08:32

              @Robert Bibeau


              le fait que la loi dépende de la détention de la force vaut quel que soit le système, même pour l’anarchie ou le communisme, car absence de pouvoir et coillégialité, ne signifie pas absence de loi et donc, de la détention de la force.

              Maintenant, si dans un système, la loi défend la propriété d’une minorité contre une majorité, mais que la force utilise les éléments de la majorité pour la réprimer, c’est tout l’art de la manipulation de cogito, c’est à dire, l’art du confusionnisme. Où cet art consommé, nécessite précisément l’état d’urgence pour faire accepter la soumission de cette majorité à une minorité présenté comme l’élite, l’aristocratie sur laquelle la majorité doit compter pour affronter les ennemies de la nation.

              Sans l’état d’urgence, le pouvoir d’une minorité s’étiole inexorablement et finit par s’effondrer. Le hic étant que l’effondrement est souvent suivi du chaos et donc, réactive une situation intérieure d’état d’urgence nécessitant le retour à un pouvoir hiérarchique, ESSENTIELLEMENT si la faiblesse intérieure aiguise les convoitises extérieures. La boucle est alors bouclé et le système verrouillé. Les têtes ont pu changer, mais pas les conditions du système.

            • Robert Bibeau Robert Bibeau 14 octobre 16:01

              @Hervé Hum

              Pour commencer j’ai regrouper ces échanges en éliminant le bruit de fond

              Je suis d’accord avec la boucle de l’aliénation que tu décris et elle pose cette boucle la question de sa rupture = comment mettre fin à cette répétition infernale a supposé que l’idéal soit de mettre fin à la domination ???? Est-ce le cas ???

              A ton assertion : « Où cet art consommé, nécessite précisément l’état d’urgence pour faire accepter la soumission de cette majorité à une minorité présenté comme l’élite » j’ajouterais que cet art consommé doit d’abord faire croire à cette majorité qu’elle est menacée (et pas par la minorité mais par des éléments au sein même de cette majorité) et que donc elle doit accepter les sacrifices le temps que la minorité s’occupe de son bien (dans tous les sens du terme)

              Merci pour tes posts 

              robert Bibeau un webmagazine libre et indépendant è consulter fréquemment http://www.les7duquebec.com&nbsp ;

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