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Accueil du site > Tribune Libre > Qui suis-je ?

Qui suis-je ?

Non seulement notre intestin est tapissé de neurones qui intéragissent avec notre cerveau, mais il abrite des bactéries qui peuvent poursuivre leurs propres buts. Alors qui suis-je ?

Le 17 juin 2013, intrigué par la découverte de neurones tapissant notre paroi abdominale, j’écrivais sur mon blog un article intitulé « Penser avec les tripes  ».

En effet, fort d’une centaine de millions de neurones, soit près du double du cerveau d’un rat, ce cerveau local est un bel exemple de la puissance d’une intelligence décentralisée : il permet un traitement rapide, et ce sans solliciter notre cerveau principal, du processus clé et complexe de la digestion.

Je terminais en écrivant : « Les deux cerveaux sont-ils totalement indépendants ? Non, ils sont réunis par un nerf au joli nom, le nerf vague. Son rôle reste encore imprécis, mais, s’il assure une forme de synchronicité entre les deux, il n’entrave pas l’autonomie du cerveau abdominal.

Ce principe d’organisation n’est pas inintéressant pour réfléchir au management des entreprises, et la façon de développer de vrais processus décentralisés…

Décidément plus nous avançons dans la compréhension de nos mécanismes cérébraux, plus on s’écarte de la vision de Descartes, et de son célèbre « Je pense donc je suis »… à moins qu’il faille le réécrire avec un néologisme : « Je panse et je suis » !  »

La diffusion récente d’un documentaire sur Arte, « Le Ventre, notre deuxième cerveau  » vient enrichir et prolonger mes réflexions, et ce en droite ligne de ce que j’écrivais dans mon dernier livre, Les Radeaux de feu, à savoir l’importance des processus émergents et la complexité de la notion de « je » et d’individualité.

Il est donc nécessaire que je m’y arrête beaucoup plus longuement.

La pensée vient-elle de la panse ?

Nous avons donc un cerveau dans notre intestin. Étrange sensation, non ?

Mais ne serait-il pas plus exact de dire que nous étions un intestin intelligent qui s’est progressivement doté d’un cortex pour mieux survivre ? Encore plus étrange, non ?

Et pourtant c’est bien dans cet ordre que la vie a déroulé le ruban de son évolution.

Tout a commencé au début par des organismes qui n’étaient que des tubes digestifs : savoir à se nourrir du dehors, capter ce qui peut être transformer en énergie, se protéger de ce qui peut détruire. La peau de la vie est ce qui limite et qui permet les échanges.

Je digère donc je vis. Si le propre de l’homme est le rire, celui de la vie est la digestion, c’est-à-dire la capacité à manger l’autre…

Et ce n’est pas facile : comment trier dynamiquement dans le bain qui entoure ce qui est bon, et rejeter le reste ? Petit à petit, au fur et à mesure du développement, ce qui n’était que des cellules primaires est devenu des tubes digestifs intelligents. Des neurones sont venus tapisser les parois et l’intelligence est née.

Voilà donc l’origine des neurones : apprendre à digérer.

Aussi notre cerveau entérique – appellation scientifique du cerveau intestinal – est-il celui qui a précédé l’autre.

Certes, mais notre « vrai cerveau », ce cortex qui nous permet de penser, et de nous voir comme des « Je » indépendants et responsables, n’a rien à voir avec cette activité primaire : la pensée ne vient pas de la panse !

Est-ce si vrai ?

Apprendre à se saisir du lointain ou à s’en protéger

Pourquoi donc un cerveau autonome s’est-il développé ? Pourquoi progressivement des neurones se sont-ils développés loin des tubes digestifs ?

Pour piloter les sens qui ont émergé : la vue, l’ouïe, le toucher. Telle est la fonction primaire du nouveau cerveau qui a grandi loin du tube digestif : ce deuxième cerveau – car oui, le premier, c’est bien le cerveau intestinal ou entérique – est là pour mieux nourrir le corps qui l’héberge. L’œil est là pour repérer la proie, l’oreille pour l’entendre s’approcher, le membre pour mieux la saisir.

Il est là aussi pour mieux se protéger : l’œil est là pour identifier le prédateur, l’oreille pour entendre ce que l’on ne peut pas voir, le membre pour courir et se défendre.

Finalement ce deuxième cerveau n’est bien que la prolongation de la digestion. Il l’a perfectionnée, et permet de se saisir et se protéger d’un dehors lointain et distant, dont on peut se rapprocher et ingérer, ou qui peut surgir et nous attaquer.

Ce cerveau, petit à petit, a grossi : il contrôle les organes moteurs, assure le pilotage d’un organisme sans cesse plus complexe, et est le principal acteur de la survie. Oui, mais le cerveau primaire est toujours là, tapis dans les recoins des intestins, et sans lui, la vie ne serait pas possible.

Et qu’en est-il de notre cortex ? En quoi ce passé lointain nous concerne-t-il ? Sommes-nous réellement encore dépendants de cette origine ? Nos pensées sont-elles encore conditionnées par notre digestion ?

Le feu est le propre de l’homme

Un intestin sur pattes, avec des yeux et des oreilles… et donc doté d’un cerveau plus important que le cerveau originel, l’intestinal, pour gérer un système devenu complexe à déplacer et protéger, le tout pour accroître les chances de survie, et donc digérer. Voilà en quelque sorte un résumé brutal, et donc schématique, de ce qu’est un animal, et donc l’homme au moment de son apparition.

Alors que s’est-il passé qui nous a permis de nous doter d’un cortex tellement élaboré que nous nous trouvons capables de penser notre monde, écrire des poèmes… et faire la guerre à nos congénères au nom de possessions, le tout bien éloignée de la seule logique de survie et de digestion ?

Le feu. Nouvelle surprise énoncé au détour de ce documentaire : ce serait le feu qui a permis de décupler la performance de nos processus digestifs, et donc de libérer une quantité d’énergie devenue brutalement disponible.

En effet, cuire un aliment avant de l’ingérer, c’est le pré-digérer. L’homme avec l’invention du feu s’est donc trouvé doté d’un surplus d’énergie et de cellules – notamment nerveuses – capables de se développer pour d’autres finalités. Travailler moins en gagnant plus, en quelque sorte.

Nouveau résumé donc brutal : l’homme est devenu homme parce qu’il est un tube digestif plus performant grâce à l’invention du feu. Amusant, non ?

Au fur et à mesure, notre cerveau qui n’était qu’au service de son ancêtre originel, a pris son indépendance : le voilà devenu tellement développé que nous en sommes venus à oublier le cerveau intestinal, et la liaison qui demeure entre les deux.

Car oui, aujourd’hui encore, notre ventre contribue à nos pensées.

À quand une psychanalyse gastrique ?

Un cerveau entérique qui pilote la digestion, un cerveau central qui, déchargé de cette tâche essentielle mais locale, gère le complexe. Je digère en bas, je pense en haut. Entre les deux, un nerf vague relie les deux pour transmettre ce qui doit l’être.

Belle vision simpliste et mécanique du fonctionnement de notre corps… mais éloignée de la réalité…

D’abord parce que l’interaction entre les deux ne se fait pas que par le biais des voies dites normales.

Par exemple, la sérotonine qui est produite par le cerveau entérique pour piloter le processus de la digestion est aussi un des neurotransmetteurs utilisés par notre cortex. Aussi quand nos neurones intestinaux en produisent en excès, et qu’une partie vient se perdre dans notre sang, un peu de cette sérotonine vient influencer nos émotions : sans en être conscients, nous vivons sous l’influence de notre ventre.

Nous voilà donc avoir réellement la peur au ventre ! Comme quoi, nos mots ont anticipé ce que nous ne venons que de comprendre. Si les messages transmis par notre cerveau entérique n’atteignent pas notre conscience, ils agissent sur notre capacité à voir le monde : notre ventre contribue à notre inconscient. A quand une psychanalyse gastrique ?

Nous découvrons de plus en plus que le ventre et la tête partagent bon nombre de maladies. Ainsi la maladie de Parkinson et la dépression pourraient apparaître d’abord dans le cerveau intestinal.

Pourra-t-on demain les diagnostiquer préventivement simplement en prélevant un morceau d’intestin ? Ce serait un double bénéfice : savoir plus tôt, et sans avoir à faire une biopsie dangereuse du cerveau.

Le ventre, une fenêtre ouverte sur le cerveau, sur les maladies psychiatriques ?

Les parties et l’émergence d’un tout

Notre cerveau intestinal interagit donc avec notre cerveau principal, celui que pendant longtemps nous avons cru unique.

Finalement, une image pertinente pour imaginer le fonctionnement de notre corps est de le voir comme un monde de tubes, de fluides et de tuyaux, un réseau complexe au sein duquel des informations et des messages sont continûment échangés.

De ce réseau, selon des modalités qui nous dépassent et dont nous ne percevons encore que des bribes, émergent des propriétés. A nouveau donc, retour de l’émergence, elle qui est au cœur des réflexions de mon dernier livre, les Radeaux de feu.

Telle est bien d’ailleurs l’approche de la médecine chinoise qui pense globalement le corps. Elle le conçoit comme un ensemble de flux d’énergies reliés au reste de l’univers. En Occident, on analyse chaque élément ; en Chine, on s’intéresse au tout, aux relations entre les différentes parties du corps.

Deux approches plus complémentaires que contradictoires.

Le documentaire sur Arte qui a inspiré cette série d’articles sur l’écosystème de notre corps, présente alors l’acupuncture abdominale découverte en 1972 par le Docteur Bo Zhiyun, à Canton. Il est convaincu du rôle central du cordon ombilical, autour duquel s’est développé l’embryon, rôle central qui perdurerait ce même une fois le cordon coupé.

Plus étonnant grâce à un traitement par acupuncture abdominale, il arrive à traiter la dépression. Je pique le ventre, et mes soucis s’en vont, en quelque sorte. Troublant, non ?

Et pourtant, le plus troublant reste à venir.

Nous sommes un véhicule à bactéries

Notre identité et nos pensées ne naissent pas seulement de notre cortex, mais le cerveau intestinal y participe. Mais est-il le seul ?

Ne répondez pas trop vite oui, car les surprises ne sont finies, car notre intestin héberge une population d’hôtes : cent mille milliards de bactéries habitent notre tube digestif, soit mille fois plus que d’étoiles dans notre galaxie. C’est le microcosme le plus dense qui regroupe dix fois plus que de cellules que celles de notre corps.

Sensation bizarre d’imaginer cette population qui squatte notre intestin.

Échange de bons procédés, car, sans ces bactéries, la digestion ne serait pas possible : nous leur offrons le gîte et le couvert, et elles digèrent notre nourriture pour nous. Sans les deux kilos qu’elles représentent, nous ne survivrions pas.

Quand commence cette colonisation ? Dès notre naissance, c’est-à-dire dès que l’embryon quitte le milieu stérile et protégé de l’utérus de sa mère. Dès les premières minutes, les bactéries nous envahissent, et les premières occupantes contribuent à sélectionner les suivantes.

Nous voilà ainsi quasi immédiatement doté d’un microbiote intestinal, c’est-à-dire d’une population de micro-organismes vivant en accord avec nous.

Nous avions hérité de l’ADN de nos parents, et nous héritons, selon les hasards de la vie, du moment et de l’endroit où nous naissons de ceux, d’un ADN complémentaire infiniment plus vaste.

Nous sommes un véhicule à bactéries, et c’est pour notre bien.

Mais est-ce une simple cohabitation digestive ?

Digérer plus ou moins en fonction de son entérotype

Comme on peut séquencer notre ADN, c’est-à-dire avoir une photographie analytique de notre identité génétique, il est possible de séquencer l’ADN de notre microbiote, et d’analyser ses propriétés.

C’est à cette tâche apparemment herculéenne – n’oublions pas que notre microbiote intestinal comprend environ cent mille milliards de bactéries –, que notamment Dusko Ehrlich, chercheur à l’INRA, s’est attelé… et les premiers résultats ouvrent des perspectives sur un nouveau monde… qui est très probablement le nôtre.

Quelques exemples.

D’abord on a montré que tous les microbiotes intestinaux pouvaient être classés en trois groupes principaux, appelés entérotypes. Chacun d’entre nous est donc caractérisé non plus seulement par un groupe sanguin, mais aussi par un entérotype. Plus surprenant, l’appartenance à un groupe ne dépend ni de la race, ni de l’âge, ni du sexe.

Quelles sont les conséquences de cette appartenance ? Ils conditionnent notre capacité à plus ou moins bien transformer notre nourriture en énergie.

Ainsi, une bactérie vient d’être identifiée qui, selon sa présence chez la souris, fait que celle-ci grossit plus ou moins. Elle dialogue avec les cellules de la paroi intestinale de la souris, et active les gènes qui déclenchent le fait de brûler des graisses. Résultat : la souris stocke plus ou moins d’énergie.

Autre propriété des microbiotes : selon ses caractéristiques, nous avons des prédispositions à certaines maladies. Peut-être prochainement, pour avoir une action préventive, il suffira d’étudier la flore intestinale.

Un vaste monde donc la découverte ne fait que commencer.

Mais tant que l’on ne parle que de capacité à plus ou moins bien digérer, ou à stocker de l’énergie, rien de bien inquiétant. Cela ne concerne pas notre processus de décision et notre comportement.

Comment des organismes si petits, même en nombre gigantesque, pourraient-ils bien agir sur nos pensées et nos actes ? Quand même, nous ne sommes pas sous influence.

Là aussi, rien n’est certain.

Sous l’influence des bactéries qui nous habitent

Selon les bactéries qui nous habitent, selon notre flore intestinale, notre corps fonctionne plus ou moins bien. Mais nos pensées ? Est-ce que notre comportement dépend de ces hordes de micro-organismes qui vivent en nous ?

Pour commencer à répondre à cette question surprenante, des tests ont été réalisés sur des souris.

Prenons deux groupes de souris : certains sont agressives, d’autres ne le sont pas. Échangeons maintenant leurs microbiotes. Résultat : les calmes deviennent agressives, et réciproquement ! Une preuve que le microbiote influence le cerveau.

Serions-nous conditionnés par les bactéries qui nous habitent ?

Autre exemple d’action conditionnée chez la souris avec le cas de la toxoplasma : présente au sein d’une souris, elle peut générer une attitude suicidaire en poussant la souris à se laisser approcher par des chats, et ainsi à être mangée, ce pour le seul bénéfice de la toxoplasma. En effet, celle-ci se développant mieux dans l’organisme d’un chat a tout intérêt à ce que la souris soit mangée.

Et l’homme ? Sommes-nous aussi influencés par notre microbiotique intestinal ? Difficile de répondre à cette question, car comment isoler l’effet mental d’un probiotique, surtout car il est à chaque composé d’une multitude de molécules ?

Une étude publiée en mai 2013 par Kirsten Tillisch, du centre de neurobiologie du stress de Los Angeles, apporte une première réponse positive. Le test a porté sur soixante femmes auxquelles on a donné des yaourts avec ou sans probiotique. L’étude a montré que celles qui ont pris des probiotiques sont moins réactives aux images négatives et potentiellement menaçantes.

On modifie des yaourts… et en conséquence, on modifie ce qui se passe dans le cerveau ! Mais attention prudence car on ne connaît pas les effets secondaires. Les effets sont certains, mais largement encore imprécis.

Il semble donc bien une composante de notre cerveau vienne des bactéries qui nous habitent.

Nous aurions donc en quelque sorte trois cerveaux : deux liés à nos propres neurones, un grand et un petit, et un lié à l’intelligence de notre microbiote. Nous sommes aussi le résultat de qui vit en nous, et non pas seulement de notre ADN et de ce que nous avons vécu.

Le « je » émerge continûment de nos interactions avec le monde

Trois acteurs : deux cerveaux en propre – un venu du fond des âges et tapi dans les méandres de notre intestin, un doté d’un néocortex, qui fait de nous un homme –, et le microbiote intestinal – cent mille milliards de bactéries, depuis notre naissance, nous accompagnent et nous influencent. C’est de l’interaction de ces trois composantes que naissent nos décisions… et non pas seulement de ce que nous appelons notre conscience.

Qu’en aurait pensé Sigmund Freud s’il avait su que des bactéries agissaient sur nos émotions et nos choix ? A côté de la psychanalyse gastrique, que j’évoquais dans le cinquième billet de cette série, faut-il en appeler à une psychanalyse bactérienne ? Amusant. Je ne vois pas bien comment arriver à les faire parler de leurs rêves. Faut-il essayer de faire allonger les bactéries sur des divans ?

Plus sérieusement, notre identité est donc le fruit d’une triple histoire : une innée venue de notre passé et constituée de notre double cerveau initial, une acquise très vite après la naissance avec notre microbiote intestinal, et enfin une vécue qui forme et déforme nos émotions, notre mémoire et nos savoirs conscients.

Notre « je » est donc doublement perméable au monde extérieur : par les bactéries qui entrent et sortent, par les évènements qui se produisent et qui nous heurtent.

Nous baignons doublement dans les écosystèmes du monde, et le dehors nous pénètre continûment. La limite entre dehors et dedans devient floue.

Nous sommes des milliers de gènes, des milliards de neurones, des centaines de milliards de bactéries, et un nombre non calculable d’échanges d’informations et de messages.

De cela, le « je » émerge. Mais qui décide et pourquoi fait-on ceci plutôt que cela ?

Être le premier des pilotes de son corps, mais pas le seul

Qui décide ?

Est-ce moi qui, consciemment, choisit de faire ceci ou cela ? Quelle est la portée de l’influence du cerveau intestinal qui pèse sur mes émotions et modifie ma perception du monde et des risques ?

Jusqu’à quel point les bactéries qui sont présentes dans mon microbiote intestinal peuvent-elles me faire mener des buts qui servent leurs intérêts, ce voire au préjudice de ma propre survie ? Puis-je être une sorte de véhicule passif de micro-organismes qui me manipuleraient ?

Très probablement pas… mais je suis certainement influencé. Je repense à ces scènes cauchemardesques des films Alien où les humains se transforment en simple véhicule d’êtres qui les détruisent. Rien à craindre de tel.

Je repense aussi au livre de Richard Dawkins, Le Gène égoïste, publié en 1976, où il soutient la thèse que ce sont les gènes qui manipulent le vivant et son évolution. Comme il est expliqué dans Wikipedia, « en décrivant les gènes comme étant « égoïstes », l'auteur n'entend pas par là (comme il l'affirme sans équivoque dans le livre) qu'ils sont munis d'une volonté ou d'une intention propre, mais que leurs effets peuvent être décrits comme si ils l'étaient. Sa thèse est que les gènes qui se sont imposés dans les populations sont ceux qui provoquent des effets qui servent leurs intérêts propres (c'est-à-dire de continuer à se reproduire), et pas forcément les intérêts de l'individu même. Cette vision des choses explique l'altruisme au niveau des individus dans la nature, en particulier dans le cercle familial : quand un individu se sacrifie pour protéger la vie d'un membre de sa famille, il agit dans l'intérêt de ses propres gènes. »

Finalement la réalité est très certainement plus complexe, et est le résultat de tendances naturelles et compétitives : des gènes qui cherchent à survivre et à se propager, des êtres vivants multiples qui cherchent à élaborer un écosystème plus favorables pour eux, un néocortex qui analyse sous influence et fait des choix, des chocs aléatoires et imprévisibles qui organisent des télescopages entre tous les acteurs et toutes les actions.

De cet écosystème global et chaotique, émergent des trajectoires individuelles dont nous croyons être à l’origine, alors que nous n’en sommes qu’un des participants.

Comprenons et admettons que notre corps est constamment pénétré par le monde dans lequel il baigne, et que, si nous en sommes le premier des pilotes, nous n’en sommes pas le seul.


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63 réactions à cet article    


  • Henri Diacono 28 avril 2014 19:16

    Il paraît que Platon déjà disait (ou écrivait) que l’homme ne pourrait penser donc évoluer sans...de bons repas. Quelque peu arrosé, cela va de soi ! Et bravo panse (estomac) et intestin !

    Bien avant Descartes et ...d’autres.


    • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 28 avril 2014 19:54

      @ l’auteur

       :
      cogito ergo sum !
      -------------------------------------------------------
      No capito !
      Nous avons là un OXYMORE et vous avez été obligé de passer par votre estomac pour commencer à comprendre que le formatage de l’université’ est mortel pour beaucoup ,sinon pour tous !
      Welcome et bon réveil !
      Merci


      • kalon 28 avril 2014 21:21

        Pourait’on considérer que l’instinctothérapie procéderait d’une commande directe de notre cerveau entérique ?


        • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 28 avril 2014 23:34

          ...intéressez-vous à la métempsychose ,vous allez découvrir entre autres le cerveau des plantes !
          ...et laissez tomber cette putain d’université de schizo répétiteurs !
          CQFD

          Merci


          • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 29 avril 2014 02:08

            Henri Diacono
            Fils de « Mère » Méditerranée
            ------------------------------------------------------------------------
            ...j’ai été naturalisé très jeune marseillais ,donc je vivais dans les années 40/50 dans le Chicago français ! J’ai commencé
            mes études de métaphysique parmi les déesses du temple et les gangsters !C’est si vrai que l’un d’eux a été accusé d’avoir tué JFK ,un ami adolescent !
            Moi le Navarrais de l’antique cité créée par Tubalcain ,conquise comme tant d’autres par Pompée ,je m’y sentais comme un poisson dans l’eau ;et bien que très pauvre ,ce sont les plus belles années de ma vie !
            J’avais en vérité une grand-mère métaphysicienne dont le patronyme : Diaz Lopez en dit long ... !
            J’ai découvert que les phocéens étaient les pères de l’ontologie avec l’ionien Parménide !
            Tout se tient !
            Tout est dans le TOUT et réciproquement !

            Merci


            • Henri Diacono 29 avril 2014 18:46

              Des « pieds paquets » ou une bonne bouillabaisse ou bien encore des rougets « mangetout » accompagnés de quelques verres de Cassis, du rosé ou du blanc,sur le Vieux Port ou bien au creux d’une calanque et je « panserai » des heures durant. Avé l’accent et.. après la sieste, peuchère.


            • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 29 avril 2014 02:43

              @ l’auteur

              Votre article est très intéressant ,je n’en veux comme seule preuve la fréquentation ici bas ;mère université n’y est pas pour rien !
              Donc je vais en dire un mot ,que vous apprécierais car il rejoint directement vos travaux !
              Helicobacter pylori est une bactérie dont la structure externe est hélicoïdale !
              Sur AVTV j’ai commenté récemment un document qui traite des formes hélicoïdales notamment dans les mythes , le sujet principal de certaines approches
              de la connaissance ! Et j’annonçais une suite dans ma chaine de la connaissance ! Elle ne m’a pas fait longtemps attendre !
              Je l’ai chopé dans les années dont je parle dans le commentaire précédent !
              Elle ne me dérangeait nullement jusqu’à ce ,écoutez bien ,mon cardiologue s’entêta pour la faire disparaitre !
              Et ce que je craignais arriva : je vais beaucoup plus mal qu’avant !
              Je disais aux docteurs ignares , qu’elle m’avait accompagné longtemps ...et pourtant la malédiction
              universitaire eut raison de mes réserves ;je passe les détails sur le comportement des universitaires ,ici les médecins !
              Passons ,sinon je vais m’énerver et c’est très mauvais pour mon hypertension !
              Merci


              • rhea 1481971 29 avril 2014 06:52

                Des neurones on en trouve dans tous les organes du corps, le cœur à son cerveau et quand un expérimentateur provoque une émotion chez un homme en faisant défiler des images, le cœur réagit avant que l’image ne paraisse comme si il était en avance dans le temps, le cerveau réagit après que l’image est parue.
                Certains écrivent qu’il était un temps ou l’on sélectionnait les hommes d’action en fonction de la longueur de leur intestin, plus il était long mieux c’était.


                • Edouard Malek Edouard Malek 29 avril 2014 07:16

                  Je comprend mieux les idées de merde maintenant !


                  • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 29 avril 2014 08:42

                    « les idées de merde... » Je ne sais pas à quel degré vous vouliez être compris, mais en tout état de causes, vous ne croyez pas si bien dire...

                    En effet, et au passage, merci et bravo à l’auteur de ce billet précis et bien écrit, il y a encore des auteurs qui font un plan de ce dont ils vont disserter et c’est heureux ; en effet disais-je, la vieille idée que l’on digère mal, soit lorsqu’on déprimé, soit après une contrariété, bref, en conséquence d’un état dépressif, affectif ou autre, pourrait bien non seulement s’en trouver fausse mais de plus se révéler être l’inverse exact de la réalité de l’enchaînement pathologique quasi-universellement reconnu du cerveau vers les organes. Il va devenir intéressant de scruter les influx perceptibles sur le nerf vagal s’il est est : les irm dans l’estomac, ça va y aller...

                    Je partage l’avis de l’auteur sur ce qui m’est à moi aussi apparu comme une révolution de la façon de penser notre corps et qui va certainement entraîner une nouvelle façon de « penser » les thérapies à la fois neurologiques et gastriques... Et vu le choc, disons... déstabilisant ? de cette découverte au regard de nos certitudes médicales et de leurs très académiques classifications, il n’y a plus très loin à penser que ce cerveau « décentralisé » ne soit pas le seul que notre organisme recèle... Combien de cerveaux dans l’architecture des réseaux intra-connectés de notre corps ?

                    De plus en plus loin dans le grand, de plus en plus loin dans le petit...

                    Au moment où l’on vient de découvrir l’existence plus que probable d’exo-planètes, jumelles de notre Terre et où la vie serait tout à fait imaginable, un peu partout (un peu loin il est vrai) dans l’univers, force est de constater qu’on a pas fini de repousser les limites des infinis, ce qui est un oxymore, car ces derniers n’ont par définition pas de limites, mais là, apparemment, j’ai atteint les miennes.

                    Bravo et merci à l’auteur.


                  • Robert Branche Robert Branche 29 avril 2014 10:05

                    @Emmanuel

                    Effectivement nous ne sommes qu’au début d’un réel changement de paradigme. La vision simpliste telle que construite par Freud, est remise en cause : certes notre inconscient « a son mot à dire », mais ce n’est qu’une voix parmi d’autres.
                    Notre identité est manifestement le résultat d’un processus émergent complexe qui est le fruit d’interactions multiples, et notre conscience largement un phénomène d’interprétation a posteriori : nous élaborons des « histoires » pour raconter à nous et aux autres pourquoi nous avons fait ceci plutôt que cela...

                  • claude-michel claude-michel 29 avril 2014 07:33

                    Encore un article de DSK sur son cerveau sous la ceinture.. !


                    • claude-michel claude-michel 29 avril 2014 10:18

                      C’est étrange de voir des gens soutenir ce genre de cagades.. ?


                    • gaijin gaijin 29 avril 2014 08:14

                      comme le mentionne rhéa il faut ajouter le coeur qui aussi dispose de son cerveau autonome .....
                      alors qui suis « je » et qui décide ?
                      suis « je » un organisme colonie ( on finira bien par s’apercevoir que chaque cellule est aussi une entité autonome ) ou chaque partie prend le pouvoir a tour de rôle et ou certaines parties se combattent au nom d’intérêts locaux divergents ?
                      suis « je » un cerveau qui s’est érigé en dictateur d’un royaume ubuesque en attendant l’inévitable révolte de ses sujets ( cancer, maladies auto immunes .........)
                      ou suis je un in-dividu c’est a dire un un organisme colonie ayant intégré chacune de ses parties dans un tout tentant de vivre de façon harmonieuse
                       ???
                      telle est la question ......
                      et a la suite on pourrait en trouver quelques autres
                      le tout est il supérieur a la somme des parties ?
                      celle là aussi elle est bien .......

                       


                      • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 29 avril 2014 08:39

                        Du calme les gars : si ce n’était cette pute d’université ,le monde nous apparaitrait non figé et d’une richesse hors limites !
                        La pute a bloqué l’entendement humain à St Thomas qui disait :
                        « je ne crois que ce que je vois » !
                        Or je ne peux empêcher d’exister à ce que je vois pas !
                        Cherchez l’erreur ?!
                        CQFD
                        ....et pour voir le lien avec mes posts précédents sur cet article ,voyez vous-mêmes !
                        ...ça confirme bien ,comme je l’affirme par ailleurs que les cerveaux de tous les êtres vivants sont connectés !

                        par Mao-Tsé-Toung (xxx.xxx.56.239) 26 avril 21:06

                        La quatrième partie est très inégale voire souvent confuse ;avec des interprétations et affirmations « péremptoires » parfois très folkloriques (conscience du cœur ) !
                        Une masse considérable de citations dont le lien est absent !
                        En vrac mes premières réactions sur cette partie :
                        1 )L’approche métaphysique est absente : la théorie des TROIS gunas ignorée ou escamotée !
                        2 )cogito ergo sum !
                        blablabla sur nos pensées ...sans vraiment jamais exprimer la différence primordiale entre l’occident et « l’orient » !
                        3 )lilâ : la vie est un fandango ;et bête est celui qui ne le danse pas ( ainsi parlait ma grand mère ) !
                        4 )etc ,beaucoup d’autres : mais ici je serais idiot si j’insistais ,ça n’en vaut pas la peine !

                        Merci


                        • Jean Keim Jean Keim 29 avril 2014 09:04

                          Article intéressant, merci l’auteur.

                          Il y a également un cerveau dans le coeur doté de son propre réseau neuronique qui influencerait le cerveau au niveau des émotions, il est probable qu’une approche globale de la vie (holistique) à l’instar des médecines indiennes ou chinoises serait heuristique.
                          Je ne suis pas un littéraire et pour mon plus grand bien je n’ai pas fait d’études philosophiques ce qui m’évite d’avoir dans ce domaine une pensée par trop orientée mais l’aphorisme de Descartes signifie peut-être simplement que nous sommes ce que nous pensons, ce qui n’explique en rien comment est générée la pensée, ni comment elle est apparue.

                          • psynom 29 avril 2014 09:27

                            La reproduction étant une fonction primordiale d’un être vivant (peut-être plus importante que l’intelligence elle-même) les organes reproducteurs auraient-il leur propre intelligence ?
                            Ce qui voudrait dire que les hommes et les femmes auraient une intelligence différente ?
                            Non, non, n’allons pas jusque-là....


                            • gaijin gaijin 29 avril 2014 09:44

                              bien entendu qu’il y a une logique différente ......


                            • psynom 29 avril 2014 10:00

                              donc, il y aurait deux genres d’intelligence... Ha, Ha !


                            • gaijin gaijin 29 avril 2014 10:19

                              si on veut parler de choses sérieuses évitons la politique .....
                              au niveau biologique le cout de la reproduction en temps et en énergie n’est pas le même pour l’homme et pour la femme .....ce qui induit automatiquement des logiques différentes .......
                              mais l’humain n’existe pas en dehors du collectif et ( hélas )la plupart de nos conceptions sociales sont basées sur une ignorance quasi totale du fonctionnement de l’in-dividu
                              a partir de là le n’importe quoi règne ....( normal )



                            • psynom 29 avril 2014 11:07

                              si on veut parler de choses sérieuses évitons la politique .....

                              j’écrivais mes commentaires en repensant (le sourire aux lèvres) à un documentaire qui explorait pourquoi les femmes sont plus petites que les hommes. Documentaire intéressant, bien documenté, se basant sur des études scientifiques biologiques et de genre... qui conclut que les femmes sont plus petites parce que, depuis l’origine, les hommes dominent les femmes ! (dans les sociétés tribales et animales, les mâles ont un monopole sur la bouffe, particulièrement la viande).
                              Si, si !
                              Alors que j’avais vu, dans les arguments biologiques présentés, la possibilité d’une logique de développement de l’enfant différente par rapport à la fonction reproductive. Le corps étant capable d’arrêter son développement pour permettre au cerveau de continuer à se développer en priorité ; pourquoi pas aussi pour favoriser la reproduction ?


                            • gaijin gaijin 29 avril 2014 11:28

                              psynom
                              " qui conclut que les femmes sont plus petites parce que, depuis l’origine, les hommes dominent les femmes ! "
                              oui ces théories existent encore mais elles ont été tellement démontées que ce n’est pas la peine de s’y attacher .....


                            • psynom 29 avril 2014 18:13

                              que ce n’est pas la peine de s’y attacher .....

                              oui, gaijin, faisons, faisons...
                              et, disons bien que l’on a pas trouvé de neurone dans le système reproducteur,
                              et retournons au transit qui n’a qu’un seul genre ; nous avons tous le même, disons le...


                            • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 29 avril 2014 10:03

                              @Jean Keim
                              « pour mon plus grand bien je n’ai pas fait d’études

                              philosophiques » ! Moi ,non plus !

                              ------------------------------------------------------------------
                              ...c’est probablement très vrai ce que vous dites mais ...,permettez moi de vous dire ,que ça ne nous donne pas le droit ,si on veut éviter la confusion qui nous guette ,de dire ce
                              qui nous passe par la tête sans faire d’effort de réflexion !
                              Nous sommes ici en ONTOLOGIE ,et en ontologie ,études ou pas ,peu d’élus !
                              Le propos de Descartes est ici clair :
                              c’est parce que je pense que j’existe ( sous-entendu ,en tant qu’homme )

                              Merci


                              • Robert Branche Robert Branche 29 avril 2014 10:11

                                Etrange d’avoir à commenter un propos de Mao Tsé Toung. Y aurait-il des morts qui hanteraient les ondes numériques d’AgoraVox ? smiley

                                Certes le propos de Descartes est clair, mais je ne le crois pas exact : le problème n’est pas tant dans la relation entre pensée et existence (car effectivement on peut le comprendre dans le sens du lien entre existence de la pensée et spécificité humaine - ce qui est déjà une hypothèse car nous n’avons simplement pas idée de ce qu’est le tout du monde...), mais bien dans le « je ».
                                Comment affirmer que ce « je » est un être stable et définissable, s’il est le résultat d’un processus émergent et mouvant ?

                              • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 29 avril 2014 10:35

                                Robert Branche :
                                « le propos de Descartes est clair, mais je ne le crois pas exact »
                                -----------------------------------------------------
                                PAS DU TOUT EXACT car
                                1 ) la pensée ,les pensées, c"est quelque chose de variable d’un instant à un autre
                                2 )l’être est censé être immuable et hors du temps

                                donc ,comme je l’ai déjà écrit : OXYMORE
                                CQFD
                                Merci


                              • Jean Keim Jean Keim 29 avril 2014 19:34

                                @ Mao-Tsé-Toung,

                                Je n’essaye pas dans mes propos d’être sophistiqué et je n’ai émis qu’une hypothèse sur la pensée de Descartes. Vous qui pratiquez l’ontologie avec maestria, j’ai une question à vous poser : que sommes nous en dehors de nos pensées ou plus exactement qui y a t-il au delà de la pensée ? Je vais vous donner un indice : la réponse si réponse il y a n’est pas du domaine de la pensée, celle-ci étant limitée à son propre contenu, la mémoire. Donc finalement, je suis ce que je pense et la personnalité, l’ego si vous préférez n’est qu’une somme de pensées infiniment fluctuante, un montage mental sans aucune réalité autre que celle que nous lui accordons. Si une personne adhère à une croyance, par exemple nous sommes une étincelle divine et nous devons après maintes péripéties rejoindre notre créateur, alors effectivement nous sommes cela, c’est le résultat d’un schéma mental ; cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas une vérité mais elle est inaccessible au dicible. La vérité ne peut pas être un savoir - un contenu dans un contenant - mais un état d’être.


                              • MuslimADieu MuslimADieu 29 avril 2014 10:35

                                Amusant et instructif.

                                Ceci dit, donner le label « cerveau » à un tas de neurones me paraît précipité. Comme disait Frère Diacono plus haut, le cerveau du bas panse et ne pense pas. Influer sur l’humeur n’est pas penser et des médicaments sont capables de le faire sans avoir des neurones en eux.
                                En tout état de cause il me paraît évident que si les lions étaient végétariens, ils seraient plus câlins. 
                                Surtout ne pas faire l’expérience de fourguer de la salade, ni même du yaourt probiotique, aux lions.

                                • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 29 avril 2014 11:06

                                  @ MuslimADieu
                                  « le label « cerveau » à un tas de neurones me paraît précipité »
                                  -----------------------------------------------------------------------------------------------------------
                                  Robert Branche nous dit que ce « tas de neurones » comme vous dites ,a ,quelque part ,une vie indépendante
                                  et comparable à celle du cerveau "central’ auquel il est relié par le nerf vagal ( ce que je constate - le lien - sur ma propre personne ) !
                                  CQFD
                                  Merci



                                  • trevize trevize 29 avril 2014 13:25

                                    Hé oui ! peu à peu, les preuves s’accumulent montrant que « la science qui divise », le positivisme, qui voulait réduire le tout à la somme des parties, est passé un peu à côté de sa cible. Le monde n’est pas figé, il est mouvant, changeant (la création évolue constamment smiley les bouddhistes appellent cela l’impermanence), et les flux, les échanges entre les éléments d’un système sont aussi important, si ce n’est plus, que les éléments eux-même. Oui les bactéries qui nous entourent et sont même en nous ont une importance cruciale (voir les travaux sur le lien entre flore bactérienne et autisme https://www.youtube.com/watch?v=5MCbIddKRfA ). Peut-être même ne sommes-nous que les « créations technologiques » de ces bactéries ? En tous cas ces découvertes ont le mérite de remettre un peu l’homme à sa place, et de nous forcer à remettre en cause des croyances qui sont le fondement de notre vision du monde, et donc à nous remettre en cause nous-même.
                                    Malheureusement, l’angoisse engendrée par des remises en question si profondes peut être tellement puissante, qu’il semblera toujours plus facile à une frange de la population de combattre de telles idées, plutôt que de leur faire une place dans leur esprit (ce qui demanderait un éprouvant travail sur soi au préalable)


                                    • Robert Branche Robert Branche 29 avril 2014 13:29

                                      Certes le risque de nier cette réalité pour le moins dérangeante est réel. C’est pour cette raison que j’ai écrit cet article, et que je vais utiliser ces éléments dans les conférences que je fais régulièrement, ainsi que lors de mes interventions diverses.

                                      Dans mon dernier livre paru en octobre, les Radeaux de feu, je commençais déjà à aborder cette idée que l’identité n’était qu’un processus émergent.
                                      Bref je fais mon possible !
                                      A chacun de faire de même smiley

                                    • soi même 29 avril 2014 13:44

                                      Si l’on se refaire à cette question,

                                      Faut-il manger pour vivre, ou vivre pour manger ?

                                      Pensé avec la panse, doit sans doute pas être un fait nouveaux !


                                      • Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon 29 avril 2014 14:07

                                        Plein de cerveaux...

                                        N’importe quoi !!

                                        L’auteur confond allègrement le cerveau, qui chez certains cordés (animaux qui possèdent une corde neurale - une moelle épinière) et des nodules nerveux.

                                        Le cerveau prend en charge, chez les cordés « évolués » (équipés d’un bulbe nerveux frontal) l’analyse des signaux nerveux en provenance de divers capteurs situés dans tout l’organisme et en déduit un comportement global de l’organisme (généralement nécessaire à sa survie - mais qui a ensuite évolué suite à la complexification vers les activités conscientes).

                                        Un nodule nerveux n’est qu’un dispositif autonome local chargé de prendre en charge une fonction vitale pour améliorer les chances de survie et limiter les circuits nerveux entre le cerveau et l’organe en question.

                                        Ce dispositif est relié au cerveau par des nerfs ou par l’intermédiaire de messagers chimiques.

                                        Le plus bel exemple est le cœur : Ce petit nodule nerveux permet de gérer en temps réel le fonctionnement de ce muscle vital afin d’en optimiser le fonctionnement en temps réel afin de répondre instantanément aux besoins de l’organisme.

                                        Par contre, il ne s’agit pas du tout d’un « cerveau » à proprement parler car il ne reçoit que des informations locales ou des « commandes » en provenance du cerveau et n’agit que localement au niveau de l’organe qu’il doit gérer.

                                        C’est une sorte d’automate en fait, automate au sens « industriel » du terme c’est à dire un dispositif de « calcul » qui ne gère qu’un système limité de manière quasi autonome et dont les capacités de communications sont très limités.

                                        Les mollusques ont par contre un système nerveux décentralisé composé de nodules nerveux interconnectés.
                                        Hormis les céphalopodes ce système nerveux ne permet pas une très grande réflexion. Et chez les céphalopodes, ce n’est pas un seul nodule mais l’ensemble des nodules qui communiquent pour fonctionner en mode « cerveau ».

                                        Pas de quoi en faire tout un plat !!!


                                        • Robert Branche Robert Branche 29 avril 2014 14:25

                                          Désolé d’insister. Mais je crois que vos informations datent un peu et que votre vision est dépassée.

                                          Il serait temps que vous vous plongiez dans les travaux et publications récentes qui montrent qu’il y a bien des cerveaux multiples, reliés entre eux (soit par des « nerfs » soit via par exemple la sérotonine), même si bien sûr ils n’ont pas tous la même importance.

                                        • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 29 avril 2014 15:00

                                          @ Pierre-Joseph Proudhon :
                                           
                                          « Plein de cerveaux...

                                          N’importe quoi !! »
                                          ----------------------------------------------------------------------------
                                          ...ça devient de plus en plus intéressant ...qu’on se le dise !
                                          Pierre-Joseph Proudhon remet en question la thèse principale de l’article sur la pluralité des cerveaux !
                                          Son propos est « très argumenté » mais à mes yeux il passe trop vite de la panse au cœur !
                                          Donc revenons à nos moutons ( l’estomac ) SVP  :
                                          Je reprends ce que j’ai écrit plus haut :
                                          -----------------------------------------------------------------------------------------------------------
                                          Mao-Tsé-Toung  :

                                          Robert Branche nous dit que ce « tas de neurones » comme vous dites ,a ,quelque part ,une vie indépendante
                                          et comparable à celle du cerveau « central’ auquel il est relié par le nerf vagal ( ce que je constate - le lien - sur ma propre personne ) !
                                          CQFD
                                          Merci
                                          ----------------------------------------------------------------------------------------------------
                                          Pierre-Joseph Proudhon , je vous demande SVP , si vous le pouvez ,de ne pas jouer à saute-moutons ,en vous concentrant sur ce que j’écris
                                          ci-dessus :
                                          1 ) le » tas de neurones« a-t-il ou pas »une vie indépendante« 
                                          et comparable à celle du cerveau »central’ ? ou bien c’est du « N’importe quoi !! » comme vous dites !
                                          2 ) le nerf vagal ( ce que je constate - le lien - sur ma propre personne ) ,vous le passez sous silence !Pourquoi ?
                                          Merci de nous répondre


                                        • Stof Stof 29 avril 2014 17:20

                                          Très bon article. Mais je relèverais quand même un petit détail : On ne peut pas dire que la cuisson augmente l’intelligence ou même l’énergie. Ce n’est pas tout à fait exact.
                                          La cuisson permet de « casser » certaines cellules indigestes, et donc de manger certains aliments non tolérés autrement. Comme l’ail ou les pommes de terre par exemple.
                                          De fait, on a élargit la palette d’aliments disponibles dans un environnement donné. Ce qui évite les famines, le nomadisme et permet d’augmenter la population. Mais avec comme corollaire que la cuisson dénature les aliments et induit le cerveau en erreur quant à ce qu’il ingère. Il est trompé sur la marchandise, en quelque sorte, ainsi que sur sa capacité de digestion..
                                          Comme pour l’adoption de l’agriculture, avec la cuisson on privilégie la quantité de nutriments sur leur qualité.
                                          Manger des fruits crus n’a pas empêché les grands singes d’être intelligents. Et leur donner des aliments cuits ne les rend pas plus intelligents. Tout comme manger cru n’entraine pas de retards mentaux, bien au contraire !


                                          • Robert Branche Robert Branche 29 avril 2014 18:55

                                            @Stof

                                            Je n’ai jamais voulu dire que la cuisson a augmenté l’intelligence. La propriété intéressante de la cuisson est précisément celle que vous signalez, à savoir la capacité à faciliter la digestion, en cassant certaines cellules. Du coup, une partie des neurones dédiées à la digestion, ont pu s’intéresser à autre chose. C’est ce qui aurait permis l’évolution du cerveau humain vers des modes de pensées plus abstraits en recyclant ainsi les neurones rendus disponibles.
                                            Telle est la thèse sur laquelle je suis tombée, et qui me semble pertinente...

                                          • Castel Castel 29 avril 2014 17:23

                                            C’est drôle comme le concept d’interdépendance propre au bouddhisme devient tout d’un coup très proche du matérialisme athée de Richard Dawkins.


                                            • L'enfoiré L’enfoiré 29 avril 2014 18:53

                                              Bonjour Robert,


                                               Un titre comme celui-là, et j’arrête sur l’image.
                                               J’ai trouvé cet extrait mais pas la totalité du documentaire.

                                               L’homme est un tout. Il a besoin de tout pour fonctionner parfaitement.
                                               Je me suis plus intéressé au cancer du sein, et pour cause...
                                               J’apprenais par le dernier S&V d’avril que les cellules tumorales se déguisent en neurones. Le cancer du sein dépisté à un stade avancé, et les cellules tumorales qui envahissent le cerveau, déguisées en cellules nerveuses.
                                               

                                              • Robert Branche Robert Branche 29 avril 2014 18:59

                                                Oui c’est bien le bon film. Il n’est malheureusement plus en accès gratuit, comme cela a été le cas dans les jours qui ont suivi sa diffusion (et dont j’ai bénéficié alors), mais uniquement payant. L’accès pour 48h est pour un prix modique de 2,99 €.

                                                Je vous conseille cet investissement ou alors il faudra vous contenter du résumé que j’en ai fait...

                                              • L'enfoiré L’enfoiré 29 avril 2014 19:11

                                                Merci. Bon résumé. smiley


                                              • Avatar Avatar 29 avril 2014 19:01

                                                Excellent article, dont le principal mérite me semble être de rappeler que chaque individu est le résultat complexe des interdépendances de son environnement, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de son enveloppe.
                                                D’où peut-être la conscience que le moi est illusion...
                                                Merci


                                                • Robert Branche Robert Branche 29 avril 2014 19:03

                                                  @Avatar

                                                  Merci pour votre commentaire.
                                                  Plutôt que dire que le moi est une illusion, je dirais qu’il est une construction émergente et dynamique. C’est sa permanence qui est une illusion.

                                                • Avatar Avatar 29 avril 2014 19:44

                                                  @ Robert
                                                  La permanence du moi est certes une illusion. Sa réalité en tant qu’entité indépendante ne l’est pas moins...


                                                  • Hachka Hachka 29 avril 2014 22:12

                                                    La pensée est illusion, quand les hommes auront saisi sa en n’en n’ayant plus l’ombre d’un doute, peut être deviendrons nous une espèce intelligente :)


                                                    • Castel Castel 30 avril 2014 09:03

                                                      La pensée est partout et existe à toutes les échelles. En tant qu’humain, nous ne comprenons que la pensée humaine car elle s’inscrit pleinement à notre échelle et rythme de vie.
                                                      Comme dirait Axel Kahn, nous ne rions que de l’humain, par conséquent, nous projetons de la pensée humaine dans un contexte humain.
                                                      C’est le serpent qui se mord la queue.


                                                    • smilodon smilodon 30 avril 2014 21:35

                                                      @ l’auteur : ’’même pas envie d’aller à votre conclusion, viscérale certainement !.Je « panse donc j’essuie (le cul des riches), je dis »j’ère« donc je me promène, comme les sdf, bref je ne sais pas de quoi vous parlez, et j’écris n’importe quoi !.. Comme vous.... Mais c’est bien aussi d’écrire n’importe quoi !...Au moins fait-on vous et moi ce qu’on attend de nous !.... Penser ce qui est »obligatoire", mais écrire n’importe quoi !... J’espère avoir bien fait.... Je n’ai même rien compris, moi-même, à mes mots...Vous ai-je plu ??.. Pas sûr !.. Dommage... Bonne nuit à vous... Adishatz.


                                                      • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 1er mai 2014 09:20

                                                        Votre article donne des aperçus très intéressants mais je soupçonne que vous méconnaissez l’embryologie car il y avait là aussi des perspectives à ouvrir.

                                                        Il en est une que vous avez parfaitement pointée et sur laquelle je voudrais m’arrêter car elle est cardinale et, pour ma part, je base l’ensemble de ma réflexion théorique dessus.

                                                        Vous évoquez l’idée que tout serait parti de tubes digestifs et que c’est cette fonction dont les neurones auraient hérités.

                                                        Je pense qu’il y a là un profonde vérité et je m’étonne de ne pas voir ici le mot-clé qui permet de relier ces deux univers : c’est le mot assimilation qui, introduit initialement par le biologiste Le Dantec pour désigner les processus digestifs par lesquels le corps fait sien des substances étrangères qu’il as-simile (il étudiait aussi les réactions antigènes-anticorps), a été repris et déployé en une immense théorie de la cognition en acte basée sur la notion de cycle assimilateur par le psychologue suisse Jean Piaget, (dont je m’inspire fondamentalement pour développer une « psychologie synthétique » que j’ébauche ici dans une série d’articles qui me mènera à la génèse du soi (je-moi)).

                                                        Bref, je pense que tout cela pourrait vous intéresser...


                                                        • Robert Branche Robert Branche 1er mai 2014 10:06

                                                          Merci pour votre commentaire et l’apport du mot « assimilation » que j’aurait pu - voire dû ! - effectivement utilisé.

                                                          Et bravo pour votre série d’articles

                                                        • herbe herbe 1er mai 2014 09:44

                                                          Bonjour merci pour cet article !

                                                          Bonne nouvelle, le film du documentaire est dispo dans son intégralité, au moment où je poste, ici :

                                                          Un livre qui pourrait intéresser (plusieurs rééditions à ce jour) :

                                                          • Robert Branche Robert Branche 1er mai 2014 10:04

                                                            Effectivement qq l’a donc mis en ligne sur Dailymotion... à ses risques et périls puisque c’est une video en vente sur Arte ! Mais le bon côté, c’est que toutes les personnes intéressées vont pouvoir en profiter smiley


                                                          • gogoRat gogoRat 1er mai 2014 15:28

                                                             Il serait temps de rendre hommage ici à l’intuition belgo-nippone d’Amélie Nothomb qui a écrit :
                                                             « Métaphysique des tubes » !


                                                            • Hervé Hum Hervé Hum 1er mai 2014 21:17

                                                              Merci pour cet article fort instructif.

                                                              Lorsque j’ai appris le saxo, le gars qui m’a enseigné, m’avait expliqué que lorsque nous sommes bébé et enfant, nous respirons et ressentons par le ventre, puis, notre respiration remonte vers les poumons, mais la respiration naturelle est par le ventre.

                                                              Suite à cela, j’ai donné plus d’attention à ma respiration et ce que je ressens dans mon ventre au niveau de mon nombril. Ce que je remarque, c’est que si je n’ai pas l’impression de penser par le ventre, je ressens plus ou moins fortement les énergies émotionnelles. Et surtout, cela me permet d’accroitre le contrôle de mon environnement. Concentrer l’énergie autour de ce point permet d’établir comme une sorte de pare feu entre soi et l’énergie venant de l’extérieur. Mais j’avoue ne pas développer en technique ces sensations.

                                                              Dans la médecine et les arts martiaux chinois, cela renvoi au qi. Mais je suis un profane en la matière !


                                                              • Robert Branche Robert Branche 1er mai 2014 21:34

                                                                Merci pour votre commentaire extrêmement concret et éclairant


                                                              • France 1er mai 2014 23:20

                                                                « Pourquoi progressivement des neurones se sont-ils développés loin des tubes digestifs ?

                                                                Pour piloter les sens qui ont émergé : la vue, l’ouïe, le toucher. »

                                                                L’auteur oublie 2 sens : l’odorat et le goût ! justement ceux qui sont le plus impliqués dans le processus de la digestion ! Il me semble que si le nerf vague doit transmettre des informations en priorité, entre le cerveau et l’intestin, ce sont bien ces deux-là.

                                                                Par ailleurs, l’auteur attribue le développement de notre cerveau sapiens-sapiens à la cuisson des aliments ! bizarre ... Il y a 22 ans, mes 3 enfants et moi avons adopté une alimentation 100% crue et non transformée, régulée uniquement par les sens de l’odorat et du goût. En un mois de ce régime, mes 3 enfants (6, 8 et 10 ans) ont fait des progrès spectaculaires à l’école, remarqués par leurs maîtresses respectives, alors que je ne les avais aucunement informées de ce changement. Des améliorations tout aussi spectaculaires ont été observées sur leur comportement, à l’école comme à la maison : moins de timidité et plus de concentration à l’école, beaucoup moins de disputes, caprices, colères, et beaucoup plus de jeux coopératifs entre eux.

                                                                L’évolution d’un organe aussi complexe que notre cerveau a certainement nécessité plus de 400 000 ans, car c’est un phénomène très lent.

                                                                 Ce qui a structuré notre cerveau, c’est beaucoup plus vraisemblablement le développement du langage parlé qui décuple les possibilités de communication, d’abstraction et d’anticipation, et ce langage parlé est beaucoup plus ancien (2 millions d’années) que la maîtrise du feu (400 000 ans).


                                                                • sceptique 7 mai 2014 14:03

                                                                  L’auteur n’a pas du tout « oublié » les sens en question.


                                                                  Mais pour le comprendre il faut relire en ôtant si c’est encore possible les lunettes déformantes collées sur votre nez par un certain gourou, toujours aussi « fringant », comme on peut le voir ici :


                                                                  A relire aussi particulièrement ce qui est dit sur les bactéries, leur flexibilité et adaptabilité extraordinairement rapide et apprécier à quel point le « génie » a comme d’habitude tout tellement mieux compris que les autres avec ses « phénomènes toujours très lents » qui président à l’adaptation à un nouvel aliment ou à l’évolution de l’homme. 



                                                                • Hervé Hum Hervé Hum 1er mai 2014 23:36

                                                                  Cher auteur,

                                                                  votre article est très éclairant, je dois bien vous l’avouer !!!

                                                                  Ainsi il y a 100 millions de neurones dans notre bas ventre pour trier ce qui passe et ce qui ne passe pas. Et ce, à partir de ce que nous laisse en héritage notre mère. De la matière fécale !

                                                                  Mais là n’est que l’anecdote, l’important est de voir que ce sont ces neurones là, qui décident de l’économie du corps.

                                                                  S’il y a cohésion dans l’économie du corps, l’énergie qui passe dans l’organisme est sain. Par contre, si un élément de cette économie la joue solo, ou si un élément extérieur s’implante, il déstabilise tout l’organisme, même et parfois surtout le cerveau, puisque constitué de neurones également.

                                                                  Mais c’est donner au neurone la puissance conceptuelle d’un être humain ! 

                                                                  Or, si on considère certaines pathologie psychiatriques, celles ci montrent que ce sont parfois certains neurones qui sont responsables et pas les autres. Montrant bien la puissance conceptuelle, intérieure, des neurones. 

                                                                  Il y a explicité dans des sites internets, que les neurones « panse » ont pour but par leur travail, de libérer le cerveau de cette tâche prenante qu’est la digestion. Nous pouvons ainsi nous concentrer sur des activités intellectuelles, enfin, après avoir imposé notre domination sur les autres espèces animales. Dominer son espace est une condition fondamentale partout, que ce soit d’une part dans son ventre ou intériorité et d’autre part dans son cerveau et extériorité de son environnement relatif. Toujours en faisant référence à votre article.

                                                                  Si on applique ce concept à la planète qui nous supporte, alors, l’efficacité de l’économie consiste à suivre l’équilibre et le régime alimentaire lui permettant d’être en bonne santé mentale et physique. Pas d’obésité, pas de sous nutrition ni de malnutrition.

                                                                  La relation est faite entre un système économique mondial basé sur le même équilibre que l’être humain en tant qu’être sain et équilibré. Si l’économie est mondiale, alors, tous les êtres humains sont en temps alternés, et neurones « panse » et neurones cerveau. Car s’il est exact que peu de neurones contrôlent l’ensemble du cerveau, tous les neurones doivent être alimentés correctement, tout comme toutes les cellules du corps, car sinon l’organisme tout entier tombe malade. Il est donc clair que l’économie vise à satisfaire l’ensemble des cellules et neurones de l’organisme, non une partie au détriment de tous les autres. L’analogie s’arrête là, car nous n’avons pas encore atteint la lassitude pour nous laisser mourir d’inanité si on considère ceux qui se battent et ceux qui ont la tentation d’en découdre. Mais si la volonté est de vivre en paix et de faire profit de la vie, alors, il faut penser et panser en coopération et solidarité. On défend tous le même organisme dans lequel et par lequel on vit, la planète qui nous supporte encore !

                                                                  C’est ce que sous entend votre éclairant article à mes yeux.


                                                                  • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 3 mai 2014 00:39

                                                                    Compléments  :
                                                                    ACTIONS sur la Matière :

                                                                    1 ) nous pouvons agir sur la Matière de notre corps
                                                                    à l’aide de la « concentration » par ex
                                                                    2 ) nous pouvons agir sur la Matière hors de notre corps
                                                                    à l’aide de notre « magnétisme » par ex

                                                                    ANALOGIES dans le transmission des données avec l’informatique
                                                                    1 ) câblage ou pas : les deux EXISTENT
                                                                    2 ) l’informatique est un champ de bits dans les fondamentaux
                                                                    3 ) le vivant ( animaux et plantes ) serait un champ de neurones
                                                                    4 ) la transmission est unidirectionnelle et / ou bidirectionnelle

                                                                    Application à la sexualité HOMO ou HÉTÉRO ,vaste champ d’investigation !

                                                                    Qu’en pensez vous ?

                                                                    Merci


                                                                    • Thorgal 4 mai 2014 22:33

                                                                      Le titre de l’article aurait dû être : « Qui sommes-nous ? »
                                                                      Il y a 10 fois plus de bactéries dans l’intestin que de cellules dans le corps. Leur DNA est 100 fois plus divers que le notre. Je ne suis que l’appendix de cette faune. Et si je la nourris mal, c’est la guerre bactériologique dans mon bide, et elles me le font savoir ...
                                                                      N’est-ce pas Hippocrate qui disait que toutes les maladies commençaient dans le bide ?


                                                                      • Thorgal 4 mai 2014 22:35

                                                                        Tiens, on peut aller lire le blog de cet amerloque assez sympathique envers les Français :

                                                                        http://freetheanimal.com/2014/02/probiotics-component-obesity.html

                                                                        Il va bientôt sortir un livre sur exactement ce sujet.


                                                                        • sceptique 7 mai 2014 14:23

                                                                          C’est vrai que les Amerloques, avec ce qu’ils ingurgitent depuis des décennies, sont aux premières loges du spectacle des microbiomes intestinaux en colère et obligés, s’ils ne veulent pas disparaître, de redécouvrir rapidement la lune. A coup de pompes dans le cul, en quelque sorte. 

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