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Accueil du site > Tribune Libre > RANDONNÉE : comment se servir du terrain

RANDONNÉE : comment se servir du terrain

Colbert réalisa rapidement combien la connaissance topographique du Royaume pouvait aider à son administration et que les coordonnées imaginées par les Grecs étaient loin de suffire à létablissement dune carte précise (La première carte de France fut imprimée en 1538). L’abbé Jean Picard et l’astronome Philippe de la Hire allaient utiliser la triangulation, une méthode imaginée par Willebrodrus Snellius. L’abbé Picard calcula qu’un degré de méridien mesurait 40.035.580 mètres (57.060 toises), la valeur admise aujourd’hui étant de 40,007.864 mètres.

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Nous avons évoqué dans un article précédent les difficultés à représenter une partie de la terre qui est une sphère en une surface plane. Il existe une quinzaine de systèmes que l'on peut schématiquement classer en trois : la projection conforme qui conserve les angles - la projection équivalente qui conserve les surfaces - la projection équidistante qui respecte les distances.

La projection Mercator conserve les angles, la sphère terrestre est inscrite dans un cylindre et les méridiens sont espacés régulièrement, tandis que les écarts entre les parallèles (longitude est-ouest) diminuent avec l'abaissement de la latitude (nord-sud), les lignes se resserrent de plus en plus à mesure que l'on se rapproche du pôle (l'échelle varie selon la latitude). Des distorsions importantes apparaissent au delà de 80° de latitude et les distances sont six fois plus longues ! Si 1° mesure 111,267 km à l'Équateur (40.046,276 km / 360°, divisé par 60 min donne le mille marin 1852 m), il vaut 222 km à 60° de latitude !

Le système Universal Transversal Mercator a été adopté par l'OTAN. Contrairement au système Mercator, la tangence sphère cylindre s'effectue le long d'un méridien et non plus le long de l'équateur. La sphère terrestre est divisée en 60 fuseaux de 6° chacun, le premier se situe à 180°-174° à l'ouest de Greenwich (ce méridien marquant le zéro des cartes remonte à 1884, sur les cartes anciennes, Bourges était communément « placée » sur le Méridien de Paris qui était le méridien de base de départ). Les fuseaux progressent ensuite vers l'est (La France est couverte par les fuseaux 30, 31, 32). Le système UTM voit sa latitude limitée à 80° en raison des déformations importantes que ce type de représentation entraîne. A l'équateur, les fuseaux sont subdivisés en bandes de 80° désignées par une lettre C à M pour la partie située dans la zone 80° Nord, et N à X pour la zone 80° sud. Le fuseau et la bande forment une zone rectangulaire divisée en carrés de 100 kilomètres, zone définie par un nombre et 2 lettres.

La projection conique de Lambert repose sur une invention de Ptolémée. Les méridiens sont représentés par des droites convergentes Nord Sud, et les parallèles par des cercles concentriques dont le centre est situé au point de convergence des méridiens. Sur ce type de carte dite d'état major, échelle au 1/25.000, chaque zone occupe 10 minutes centésimales de latitude pour 20 minutes de longitude, y figure une amorce de quadrillage tous les kilomètres. Chaque carroyage est matérialisé par un chiffre tracé à l'intérieur du cadre de la carte, marques permettant d'établir les coordonnées rectangulaires d'un point. Pour mesurer les coordonnées d'un point sur la carte, il suffit de lire la valeur « X » (abscisse) et « Y » (ordonnée), un point situé à 40 mètres de l'abscisse 432, par exemple, prendra la valeur 432.40. Le point localisé par ces valeurs peut être suivi par son altitude. Sur ce type de carte, le nord Lambert est confondu avec le méridien de Paris. A mesure que l'on s'éloigne de cet axe Est - Ouest, il se crée un angle entre la direction du nord magnétique (celui indiqué par un compas) et l'axe « Y » qui correspond à l'angle de convergence des méridiens (La convergence vaut 5 grades en Alsace et 5.50 grades dans le Finistère).

La première carte détaillée de la France fut achevée par Cassini en 1789 avec 182 feuilles au 1/86.400. La carte au 1/25.000 est dérivée de la carte au 1/50.000 type « 1900 », la première carte à représenter les courbes de niveau, et un nouveau levé fut réalisé en projection Lambert au 1/20 000 en 1922. A la fin du XX° siècle, l’hexagone était couvert de plus de 100.000 points géodésiques, soit un tous les 3 kilomètres. Chaque point se doit dêtre en vue lun de lautre, et si certains sont facilement remarquables : clochers, château deau, pylônes, antennes, dautres sont peu visibles, une borne placée dans un champ, dans un bois. Les cartes actuelles sont issues de la photographie aérienne.

Le choix d'un l'itinéraire se fait : d'après le terrain - la saison - la raison du déplacement (randonneurs, équipes de secours, scientifiques, militaires, prospecteurs, survivalistes), mais il doit être adapté à la situation rencontrée. Dois-je emprunter le chemin le plus court, le plus rapide, celui à couvert, gravir une pente ou la contourner ? La réponse dépend de l'équipement transporté, de la nature du terrain et du sol, des conditions météorologiques, de la condition physique, des points de rendez-vous, etc.

Puisqu'il s'agit de rejoindre un point donné (d'où pour où), d'apprécier des distances (jusqu'où), des reliefs, se situer (où suis-je), des durées (combien), l'usage d'une carte restera longtemps irremplaçable. Comme votre parcours ne sera jamais une ligne droite parfaite, sauf sur une courte distance, vous allez établir un croquis de marche. Il suffit de décomposer votre itinéraire en tronçons de lignes droites rejoignant les points de passages (identifiables) à atteindre. En partant d'une base de départ, on relève un azimut compas, une distance et une inclinaison (+ pour les valeurs positives, - pour les pentes). Parvenu sur le terrain, vous affichez le premier azimut sur votre compas que vous parcourez en évaluant la distance parcourue et la pente. L'étalonnage de la marche se fait sur terrain plat sur une distance de 100 mètres que l'on parcourt plusieurs fois en comptant les pas (ou double pas) pour en établir la moyenne (environ 60 doubles pas pour 100 m), pensez à établir également l'étalonnage en mètres par rapport à une minute et sur différents types de terrain. La foulée dépend de l'équipement, descente ou montée, nature du sol, fatigue, blessure, etc. Avec un sac d'une vingtaine de kg, comptez environ 300 m de dénivelé à l'heure. La mesure de la distance peut faire appel à un podomètre, un Topofil, à un relèvement ou à une estimation de distance.

Ce point atteint et confirmé, vous affichez votre deuxième azimut, vous recommencez l'opération autant de fois qu'il y a de points de passages (par où). L'orientation requiert concentration, état incompatible avec la fatigue ou le stress, en cas d'erreur, il importe de la déceler au plus vite. Une faute d'attention, carte ancienne, modification du terrain, des constructions, etc., peuvent faire naître un doute. Vérifiez à chaque point votre position. Pendant vos déplacements, rappelez-vous que vous n'avez pas seulement vos yeux, l'ouïe peut permettre de localiser une cascade, des sons de cloches, etc.

Lorsqu'on ne souhaite pas avoir l'œil en permanence sur le compas afin de parcourir une plus grande distance ou se servir du terrain au mieux de la situation rencontrée, il est préférable de procéder par des visées successives. On vise le point à atteindre avec un compas de relèvement, cela permet de se déplacer plus rapidement et d'être attentif à ce qui nous entoure, danger, faune. On pourrait penser qu'en cas d'erreurs instrumentales celles-ci vont s'ajouter, mais il n'en est rien. Un compas ayant une incertitude de 1° entraînera pour une visée de 100 m, une incertitude de 17 cm. Comme l'incertitude angulaire globale correspond à celle d'une visée divisée par la racine carrée du nombre de visées, la précision s'améliore en multipliant les stations, donc en faisant des visées courtes et nombreuses.

Le déplacement peut comporter des dénivelés. L'orographie est la représentation du relief du terrain par les courbes de niveaux utiles pour préciser sa position quand les détails planimétriques font défaut. On peut regarder la valeur affichée par l'altimètre étalonné correctement. Le zéro des cartes varie : Marseille pour la France et l'Italie, MVE à Ostende pour la Belgique, Pierre du Niton (qui est à 373,6 m) pour la Suisse. Lors de la préparation de votre déplacement, déterminez les lignes de faîte formées par le sommet des reliefs, il suffit de relier par des droites les intersections des points de rencontre des faces (ligne de partage des eaux). Il vous sera également possible de tracer les talwegs qui se trouvent aux pieds des pentes, chemin souvent emprunté par les « pousse-cailloux ».

Tracer le profil du cheminement afin d'accentuer les pentes et visualiser une zone de terrain qui échappe à la vue à partir d'un point d'observation. Chaque ligne de cote figurant sur l'axe de marche est élevée perpendiculairement au dessus d'un nouveau plan parallèle de façon à former un angle droit. L'échelle des hauteurs adoptée est généralement surhaussées afin d'avoir un profil marqué. Pour mémoire : au 1/25.000, 1 cm représente 250 mètres et 1 mm 25 mètres ; au 1/5.000, 1 cm représente 50 mètres et 1 mm 5 mètres (l'échelle est d'autant plus grande que son dénominateur est plus petit). On peut faire figurer la pente du terrain directement sur la carte ou un claque dont la base est alignée sur l'axe de marche, et les courbes de niveau reportées en ordonnées sur celui-ci en respectant une échelle de 1/5.000 pour une carte au 1/25.000. Une équerre facilite, réduit les erreurs et accélère le travail (voir dessin en marge).

Comment estimer des distances et dimensions en absence d'un télémètre ou de jumelles réticulées par l'utilisation des millièmes. Un millième ordinaire (6400 dans 360°) correspond à 1 m à 1000 m, 2 m à 500 m, 4 m à 250 m, etc., (théorème de Thalès). Pour apprécier la valeur angulaire en millièmes sans matériel, il suffit de tendre le bras devant l'œil directeur et de noter quelle est la partie de la main qui suffit à masquer l'objectif. On adopte les grandeurs suivantes : l'index 30 mils - l'index et le majeur 70 mils - l'index, le majeur et l'annulaire 100 mils - l'index, le majeur, l'annulaire et l'auriculaire 125 mils - le poing fermé 180 mils - la main écartée entre le pouce et l'auriculaire 300 mils. J'aperçois au loin un véhicule de dimension estimée à 5 mètres de longueur sous un angle de 5 « mils », j'en déduis qu'il se trouve à 1000 mètres (on peut également apprécier des hauteurs).

Comment passer d'une valeur à l'autre ? La distance « D » est égale à la dimension divisée par l'angle exprimé en millièmes ordinaires (6823 mil vrai), la dimension en mètre est égale à « D » en km multipliée par l'angle en « mils ». Autre application, je souhaite connaitre le nombre de millièmes sous lequel m'apparaîtra un point à partir d'un angle donné, mettons 45°x 6400 mil /360° = 800 mils.

Je peux connaître aussi une distance me séparant d'un objet de dimension connue ou estimée en le mesurant avec la réglette située sur le côté de mon compas retenu autour de mon cou par une cordelette d'une longueur me permettant de l'élever devant mon œil à une distance éloignée de 57 centimètres. Je vise un bâtiment à la hauteur estimée de 8 mètres, hauteur qui correspond à 24 mm sur ma réglette ; j'en suis éloigné de 166 mètres : D en km = hauteur / longueur en mm x 2, ou l = h/D / 2 (Notez que chaque centimètre correspond à un angle de 1° et 1 mm vaut 6 minutes).

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42 réactions à cet article    


  • JL JL 13 septembre 08:55

    Article intéressant.

     

     ’’Le système UTM voit sa latitude limitée à 80°’’

     

     Vous êtes sûr ?


    • JL JL 13 septembre 17:28

      @Desmaretz Gérard,
       
      De la même façon qu’une projection Mercator classique traite à égalité toutes les longitudes et induit une forte distorsion agrandissement relatif et croissant des distances et donc des surfaces aux latitudes septentrionales et australes  , de la même manière la projection transversale traite à égalité toutes les latitudes (de +90 à -90), et induit une forte distorsion sur zones dont la longitude Est ou Ouest est tant soit peu éloignée plus de 40° de la longitude de référence choisie.
       
       Pourriez vous me dire dans quels domaines d’activité cette projection est utilisée ?


    • alexis42 alexis42 13 septembre 21:07

      @JL
      L’auteur n’ayant pas pris la peine de répondre, je peux juste vous dire qu’une Mercator transverse (qui est « conforme ») fut utilisée pour les premiers vols Air France Paris-Los Angeles.


    • JL JL 14 septembre 09:01

      @alexis42
       
       ’’une Mercator transverse (qui est « conforme ») fut utilisée pour les premiers vols Air France Paris-Los Angeles.’’
       
       Vraiment ? C’est la dernière idée qui me serait venue !
       
       En effet, Cette projection est mieux adaptée aux régions orientées du nord au sud, ce qui, vous en conviendrez n’est pas du tout le cas pour un trajet Paris-Los Angeles pour lequel la projection classique convient parfaitement.
       


    • alexis42 alexis42 14 septembre 09:25

      @JL
      Sur une telle distance, et avec de telles variations en lattitude et longitude, je ne vois pas bien ce que vous pourriez proposer comme projection plus appropriée. Si mes souvenirs sont bons, c’est un X associé à d’autres navigateurs qui en avaient décidé ainsi.
      De mémoire, les cartes Paris-Anchorage étaient aussi des Mercator transverses, avec « tangence » sur les méridiens 0°-180°.


    • JL JL 14 septembre 09:32

      @alexis42
       
      ’’ les méridiens 0°-180’’
       
       ? Je ne vois vraiment pas de quoi vous parlez, là.


    • alexis42 alexis42 14 septembre 11:11

      @JL
      Pratiquement, une Mercator est la projection d’une sphère sur un cylindre tangent. Sur la carte LFPG-PANC, la tangence est le « grand cercle » formé par les méridiens 0 et 180.
      Sur toutes les projections, et sur de courtes distances, il y a peu de déformation près des zones de tangence (ou d’intersection).


    • JL JL 14 septembre 11:25

      @alexis42
       
      si je ne comprenais pas c’est parce qu’une telle carte est valable pour une bande géographique autour de la Terre, allant de Paris à Paris en passant par les pôles et les antipodes, large d’environ 3000 km de part et d’autre de ces méridiens, et excluant par conséquent Los-Angeles.


    • alexis42 alexis42 14 septembre 14:33

      @JL
      La transverse paris-Lax utilise comme tangente l’orthodromie entre ces deux villes.


    • JL JL 14 septembre 14:58

      @alexis42

       
      L’orthodromie entre Paris et LA coïncide par définition avec un arc de grand cercle : mais ce grand cercle n’est pas un méridien, loin s’en faut.
       
      A fortiori, pas le grand cercle formé par les méridiens 0 et 180°.
       


    • alexis42 alexis42 14 septembre 15:11

      @JL
      Désolé, je ne comprends pas où je me suis mal expliqué.
      Le grand cercle qui sert de tangence entre la sphère terrestre et le cylindre sur lequel se trouvera la carte n’a pas besoin d’être un méridien. On peut faire autant de Mercator transverses que l’on veut, comme la plupart des autres projections.
      Menfin, sur les 2 parcours mentionnés, je confirme que c’était bien ces cartes qui étaient utilisées, et je ne me rappelle pas avoir eu de problème avec elles.


    • JL JL 14 septembre 15:50

      @alexis42
       
      ’’je ne comprends pas où je me suis mal expliqué.
      ’’
       
       Ben là, quand vous avez dit : ’’De mémoire, les cartes Paris-Anchorage étaient aussi des Mercator transverses, avec « tangence » sur les méridiens 0°-180°. ’’
       
      tangence » sur les méridiens 0°-180

       ?
       

      Longitude de Anchorage :149°54 W

      Latitude de Anchorage : 61°13 N

      Longitude de Paris : 2°20 E

      Latitude de Paris : 48°52N

       

       Avouez qu’on est, là encore, très loin de coïncider avec un méridien ! Ce serait plutôt un parallèle : vu la distance qui les sépare, ces deux villes sont quasiment à la même latitude.

       

       Une projection Mercator classique convient parfaitement.

       


    • alexis42 alexis42 14 septembre 17:55

      @JL

      1. Le fait est que ces cartes étaient faites comme ceci. Je pense que les responsables ont pris le temps de réfléchir.
      2. Les longitudes de Paris et Anchorage sont proches des 0° et 180°.
      3. Je suppose que ces méridiens ont été pris par commodité, pour ne pas avoir à recalculer la carte.
      4. La Mercator classique est trop déformée dans les latitudes élevées.

      Mébon, on ne va pas en faire un roman.


    • JL JL 14 septembre 19:02

      @alexis42
       
       ’’Les longitudes de Paris et Anchorage sont proches des 0° et 180°’’
       
      Je n’ai pas de globe sous la main, mais en regardant une planisphère, il apparait que l’orthodromie passe près du pôle nord, ce qui justifie en effet ce type de carte pour ce parcours.
       

      Mais injustifié pour LA, dont la latitude est de 34°W pour une longitude de 118° N


    • JL JL 14 septembre 20:08

      @JL
       
       oups !
       
       Mais injustifié pour LA, dont la latitude est de 34°Nord pour une longitude de 118° Ouest


    • alexis42 alexis42 14 septembre 21:36

      @JL
      L’ortho Paris-Lax passe sur le Groenland, vers 65 N (en pratique, plus au Nord à cause des jets), pour un départ vers 53N et une arrivée vers 34N, ce qui fait une sacrée courbe (reportez sur une mercator classique !).
      De toutes façons, inutile d’écrire à AF pour suggérer une autre projection, car depuis longtemps, les cartes sont unifiées par groupe de compagnies, et j’ai quitté depuis trop d’années pour savoir ce qui existe actuellement.
      Mais je n’ai jamais entendu parler de problème rencontré à cause des cartes utilisées.


    • JL JL 15 septembre 09:35

      @alexis42
       
       Sur ces cartes, ce n’est pas l’écart en latitude qui pose problème, mais l’écart en longitude.Si tout le trajet ne tient sur une seule carte (qui sont limitées en écarts de longitudes), il y aura des pb de raccordement.

       
      Quoi qu’il en soit cela se traduira forcément aussi par une courbe importante sur une planisphère transverse, puisque la latitude du trajet passera de 48° (53 dites vous) à 65 pour revenir à 34.


    • Fergus Fergus 13 septembre 09:40

      Bonjour, Gérard

      En matière de randonnée, les meilleures cartes sont celles qui utilisent les courbes de niveau de 10 m combinées avec une utilisation de la colorisation pour améliorer la visualisation des reliefs. A cet égard, les cartes de l’IGN sont d’excellente qualité. Au plan artistique, je leur préfère toutefois celles de la Confédération helvétique.

      « Avec un sac d’une vingtaine de kg, comptez environ 300 m de dénivelé à l’heure. »

      Cela ne vaut, à mon avis, que pour les randonneurs encore jeunes et en bonne condition physique. Pour les autres, compter plutôt 10 kg de charge pour gravir 300 m de dénivelée, ou avec 20 kg prévoir plutôt 250 m maximum de dénivelée.


      • alexis42 alexis42 13 septembre 10:57

        « un degré de méridien mesurait 40.035.580 mètres »

        1re remarque : cette écriture de nombre n’a aucun sens. Si vous écrivez dans un canard quelconque, vous devriez connaître un minimum de règles typographiques françaises : entre des chiffres, il y a soit des espaces insécables, soit une virgule, mais pas de point.

        2e remarque : la circonférence de la Terre est d’environ 40 000 km, ce qui fait 10 000 km pour 90° de méridien, soit 111,11 km par degré de méridien.

        L’immense Fergus ayant laissé passer ces erreurs, on doit en déduite qu’il s’agissait de « détails » smiley


        • JL JL 13 septembre 11:27

          @alexis42
           
           le mille marin est défini comme la distance séparant deux points sur un même méridiens (ie même longitude) séparés en latitude de une minute d’arc : 1852 mètres.
           
          on vérifie que : 360*60*1852 m = 40 000 km (environ)


        • alexis42 alexis42 13 septembre 12:32

          @JL
          Merci pour ce rappel. Ancien pilote de ligne, j’avais l’habitude de travailler en Nautiques.
          Astuce : pour mesurer une distance entre 2 points, la reporter sur un papier puis sur un méridien de latitude proche, et transformer les degrés et minutes en Nm. Je l’ai souvent utilisée pour calculer des points équi-temps ou des points de non-retour (mais avec une règle Cras).


        • JL JL 13 septembre 12:43

          @alexis42
           
           plus simple que le papier ou la règle Cras : le compas pointes sèches, qui est fait pour ça.
           


        • Desmaretz Gérard Desmaretz Gérard 13 septembre 13:32

          @alexis42
          Quels scoops ! 


        • alexis42 alexis42 13 septembre 14:30

          @JL
          Tout le monde n’a pas un compas pointes sèches sous la main.


        • alexis42 alexis42 13 septembre 14:37

          @Desmaretz Gérard
          Cher auteur, les deux qualités que j’apprécie le plus chez une personne sont l’humilité et, surtout, l’honnêteté intellectuelle.
          En ne reconnaissant pas explicitement vos erreurs – tout le monde peut en faire –, vous montrez une malhonnêteté intellectuelle que je déplore, mais qui est fréquente sur ce site.
          Même remarque pour le célébrissime Fergus qui n’a même pas vu la grossière erreur que vous avez commise, malgré sa « perspicacité » coutumière. À moins qu’il ne l’ait vue mais, ayant toujours envie de se faire bien voir pour s’attirer des compliments, n’ait préféré ne rien dire.


        • Gasty Gasty 13 septembre 16:40

          @alexis42

          Merci pour vos remarques participatives mais vos remarques et étalage pointilleux ne m’apporte strictement rien de concret ... contrairement à cet article fort intéressant.
          Reconnaissez-le !


        • JL JL 13 septembre 16:57

          @alexis42
           
           ’’Tout le monde n’a pas un compas pointes sèches sous la main’’
           
           Avec la règle Cras et le compas de relèvement, c’est le compagnon inséparable des cartes marines, d’ailleurs obligatoire à bord.
           
          Mais aujourd’hui avec la généralisation des GPS, qui s’en préoccupe ?


        • alexis42 alexis42 13 septembre 17:13

          @Gasty
          J’ai déjà lu des articles intéressants écrits par cet auteur. 
          Mais ces deux erreurs grossières, confirmées par son manque d’honnêteté intellectuelle, font qu’il rejoint dans la poubelle déjà bien pleine d’agoravox ceux que je ne lirai plus.
          Pas grave pour lui puisque la « référence » Fergus n’y a trouvé rien à redire smiley


        • pemile pemile 13 septembre 17:23

          @alexis42 « En ne reconnaissant pas explicitement vos erreurs – tout le monde peut en faire –, vous montrez une malhonnêteté intellectuelle que je déplore, mais qui est fréquente sur ce site. »

          La distance de 111km entre deux méridien n’est valable qu’à l’équateur, à 60 degré de latitude elle n’est plus que de 56km.
          L’auteur parle de la France, quelle latitude ? quelle longueur ? smiley


        • pemile pemile 13 septembre 17:25

          @alexis42 « Pas grave pour lui puisque la « référence » Fergus n’y a trouvé rien à redire »

          Cela prouve-t-il que Fergus est moins bête et malsain que vous ?


        • pemile pemile 13 septembre 17:39

          @pemile « L’auteur parle de la France »

          Mais faut remonter bien plus au nord pour trouver ses 40km !

          @alexis42 « 2e remarque : la circonférence de la Terre est d’environ 40 000 km, ce qui fait 10 000 km pour 90° de méridien, soit 111,11 km par degré de méridien. »

          70km à Calais
          82km à Perpignan


        • pemile pemile 13 septembre 17:50

          @Desmaretz Gérard

          Le chiffre de l’abbé Picard que vous donnez, 40.035.580, est le résultat de son calcul de la circonférence de l’équateur.


        • Fergus Fergus 13 septembre 19:10

          @ alexis42

          « L’immense Fergus ayant laissé passer ces erreurs, on doit en déduite qu’il s’agissait de « détails » »

          Je suis complètement ignare en matière de calculs de ce genre. Je laisse donc aux autres la responsabilité de leurs écrits en la matière. Et c’est pourquoi je ne me suis attaché qu’à des aspects très basiques de la randonnée.

          Désolé de n’avoir pas été, comme vous, un « pilote de ligne » rompu à toutes les techniques de positionnement et d’itinéraires calculés à la micro-seconde près !  smiley 


        • alexis42 alexis42 13 septembre 21:14

          @pemile
          A priori, on ne parle pas de la même chose : « un degré de méridien » ne signifie pas « écart » entre 2 méridiens (évidemment nul aux pôles et maxi à l’équateur), mais « un degré sur un méridien », soit 60 minutes d’arc, ou 60 Nm (et pas « 40.035.580 » je ne sais quoi).


        • alexis42 alexis42 13 septembre 21:21

          @Fergus
          Lire « 40.035.580 » ne vous choque pas, et c’est très bien. 
          La précision de temps en ligne est la minute, pas la microseconde que je n’ai utilisée qu’en électronique et en informatique.
          Préciser mon ancien (principal) métier permet d’expliquer que j’ai « quelques » connaissances en cartographie, dont un de mes profs – mordu de trigo sphérique – était un ancien navigateur de Mermoz ayant largement dépassé l’âge de la retraite. Cela ne m’empêchera pas de faire des erreurs MAIS de les reconnaître après signalisation.


        • pemile pemile 14 septembre 10:27

          @alexis42 « A priori, on ne parle pas de la même chose »

          Si, je vous cite : soit 111,11 km par degré de méridien.

          « et pas « 40.035.580 » je ne sais quoi »

          L’abbé nous donne la mesure en mètres d’un degré de méridien à l’équateur.

          L’auteur se plante en précisant que c’est 40.035.580 / 360


        • alexis42 alexis42 14 septembre 11:19

          @pemile
          « un degré de méridien » ne veut rien dire, contrairement à « un degré sur un méridien », ce qu’a bien compris JL.
          Pour que votre interprétation soit correcte, l’auteur aurait dû écrire « la distance à l’équateur entre 2 méridiens séparés par 1 degré », et utiliser une bonne valeur avec une bonne syntaxe.
          Mais il est sûr que je ne prendrai aucun de vous deux comme navigateur !


        • pemile pemile 14 septembre 11:45

          @alexis42 « « un degré de méridien » ne veut rien dire, contrairement à « un degré sur un méridien », ce qu’a bien compris JL. »

          Quel comique !


        • Desmaretz Gérard Desmaretz Gérard 14 septembre 15:49

          @pemile
          Bjr : « la détermination de la valeur d’un degré de méridien devait permettre la mesure de la circonférence terrestre. (...) Picard clacula les distances séparant la capitale de Malvoisine, de Sourdon et d’Amiens : il obtint la valeur de 55.060 toises pour le méridien » (Académie des sciences de Paris).
          La règle typographie de l’époque le . et la , étaient de mise, l’espace insécable n’ayant encore été instauré (XX°). En espérant ne pas avoir ajouter de la confusion aux échanges smiley).


        • pemile pemile 14 septembre 16:06

          @Desmaretz Gérard « En espérant ne pas avoir ajouter de la confusion aux échanges »

          Bonjour

          Alexis42 est un troll malsain qui pense trouver en vous une nouvelle cible.

          Il est vrai que votre énoncé en tête d’article est incomplet

          L’abbé Picard calcula qu’un degré de méridien mesurait 40.035.580 mètres [ / 360 ] (57.060 toises)


        • Desmaretz Gérard Desmaretz Gérard 15 septembre 14:41

          @pemile
          Bjr, 

          La terre n’étant pas une sphère parfaite, mais une géode (aplatissement de 1/293) la surface n’est donc pas un plan mais une surface courbe. Maupertuis et ses assistants ont démontré, en 1736, que la distance de deux points d’un méridien qui diffèrent d’un degré de latitude sont plus courts près de l’équateur que près d’un pôle. Un arc de 1° long de 57.420 toises (1 toise 1949 m) en Laponie n’avait que 56.750 toises au Pérou. La longueur d’un l’arc de méridien de 1° vaut 110.576 m de 0 à 1° de latitude et 111.700 m de 30 à 90° de latitude.


        • generation désenchantée 15 septembre 21:03

          c’est bizarre mais je ne suis même pas sûr que si on lâche une bande de « geek » hyper connectés habitués a n’utiliser que le GPS , en pleine zone montagneuse sans GPS , avec seulement des cartes et des boussoles , plus des jumelles a partir d’un point de repère

          Avec un peu de matériel , des vivres et des outils , je sais pas si ils arriveraient a s’orienter pour retrouver la civilisation , ou a s’allumer du feu

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