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Accueil du site > Tribune Libre > RD Congo : Qui veut vraiment le départ de Joseph Kabila ?

RD Congo : Qui veut vraiment le départ de Joseph Kabila ?

Lorsqu’un travail collectif s’enlise, il faut se demander si tous les participants avaient vraiment le cœur à l’ouvrage. L’impression que l’écrasante majorité des Congolais militent pour le départ du président Kabila, en fin mandat depuis 2016, fait penser à une centaine d’hommes qui poussent un petit bottin de paille, mais n’arrivent pas à le déplacer d’un seul centimètre. Tout le monde ment à tout le monde ! En tout cas, plusieurs mois après la fin de son mandat constitutionnel, les jours passent et la situation d’un président sans aucune légitimité ne semble scandaliser personne à Kinshasa, même pas les juges de la Cour constitutionnelle. Quelque chose de sournois et d’inavouable se passe dans ce pays où la tromperie et la trahison du peuple font partie du jeu politique.

 

Dans une analyse publiée en février 2016[1], nous avions posé la question de savoir ce que sera Joseph Kabila après décembre 2016. Nous avions abouti à la conclusion qu’il sera toujours à la tête du pays s’il contrôle l’armée, la police, les services de renseignement et les finances de l’État. Notre prédiction s’est réalisée au-delà de nos pronostics, puisqu’en plus de l’armée et la police, Joseph Kabila a obtenu des soutiens inattendus pour son maintien au pouvoir : la Cour constitutionnelle, les partis d’opposition (tous) et les évêques dans le rôle de négociateurs, là où les masses populaires se préparaient à des luttes urbaines pour chasser le régimeCe qui s’est passé en 2016 peut tout à fait se reproduire en 2017. Les Congolais ne devraient pas exclure l’idée que Joseph Kabila sera à la tête du pays après décembre 2017, aidé par les mêmes forces politiques qui l’ont aidé à se maintenir au pouvoir après décembre 2016. Dans la présente analyse, nous essayons de comprendre ce qui s’est passé en 2016, pour que Kabila s’en sorte aussi miraculeusement, et nous projetons sur 2017 pour essayer d’anticiper les évènements.

 

Des opposants « kabilistes » ?

A quelques semaines de l’échéance fatidique du 19 décembre 2016, un front commun rassemblant les masses populaires, au pays et dans la diaspora, les organisations de la société civile, les mouvements des jeunes et les partis politiques d’opposition s’était formé avec pour seul mot d’ordre : faire partir Kabila dès décembre 2016. Les gens étaient prêts pour le sacrifice suprême parce qu’il leur a été dit qu’ils sauvaient leur jeune démocratie. À la surprise générale et à contre courant de l’humeur politique du moment, un groupe d’opposants, menés par Vital Kamerhe s’invitent à un dialogue convoqué par Joseph Kabila au Camp Tshiatshi. Ils ne pouvaient pas ne pas savoir que ce dialogue était une manœuvre dilatoire, mais, de surprise en surprise, ils signent un document assurant à Kabila de rester au pouvoir pour une durée indéterminée, au-delà de son mandat. Pour quoi ? Nous y reviendrons. Deux mois plus tard, sous la médiation des évêquesun second groupe d’opposants, menés par Étienne Tshisekedi, s’invitent, eux aussi, au dialogue avec le régime et, comme le premier groupe, signent un accord permettant à Kabila de rester au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel. Le front populaire qui devait faire partir Kabila s’est dégonflé tandis que ce dernier récompensait ses opposants et les évêques en les tournant en bourriques avec cette phrase inoubliable : « je n’ai rien promis du tout »[2]. Tout ce beau monde est ainsi parti chez Kabila pour lui accorder le droit de rester au pouvoir de façon illimitée en échange d’aucune contrepartie de sa part. Pourquoi ont-ils fait ça ?

L’une des explications sera donnée par Vital Kamerhe au détour d’une interview. Selon le leader de l’UNC, on ne peut pas savoir quel type de changement arrive de la rue. Les masses populaires peuvent tout à fait balayer le pouvoir en place mais aussi faire table rase de la classe politique, pouvoir comme opposition. Cette peur de la rue est dans la tête de chaque politicien et a pu expliquer l’option du dialogue prise par l’opposition, même si elle savait d’avance que Kabila, adepte du « talk and fight »[3], n’est pas un homme de parole. Les hommes/femmes politique aiment les changements dont ils peuvent contrôler le processus pour des raisons évidentes.

L’autre explication derrière l’option du dialogue est que la classe politique de Kinshasa est très liée à la personne de Joseph Kabila, contrairement aux discours hypocrites qu’elle tient contre lui. Tous les observateurs avisés s’accordent sur le fait que les hommes/femmes politiques au Congo n’ont jamais été aussi bien payés et enrichis que sous Kabila. Les ministres, les députés et les sénateurs congolais sont sûrement les mieux payés au monde en comparaison du salaire minimum garanti dans le pays. Dans un document aux airs de cri de colère, les évêques de l’Est résumaient le train de vie des politiciens par cette phrase : « chacun de vous perçoit mensuellement presqu’autant que 169 enseignants de l’école secondaire, autant que 270 militaires autant que 7 professeurs d’Universités  »[4]. À côté des rémunérations normales des parlementaires congolais, il est d’usage, sous Kabila, que des « enveloppes » soient discrètement distribuées aux « élus du peuple », du pouvoir comme de l’opposition, pour obtenir l’adhésion du plus grand nombre des parlementaires au vote d’un texte présenté par le gouvernement. Récemment, la Libre Belgique a mentionné un montant de 20 millions de dollars, dont des jeeps 4X4, avec lesquels le régime s’apprête à corrompre les députés »[5]. Toute cette manne financière, dans un pays où les gens ont à peine de quoi manger, fait que Kabila est la poule aux œufs d’or des politiciens de Kinshasa. D’ailleurs, après décembre 2016, cette classe politique a continué de « glisser » avec Kabila dans l’illégalité mais continue d’être confortablement payée, avec une particularité chez les sénateurs dont les mandats ont expiré depuis 2012. Pour cette classe politique, Joseph Kabila est un véritable « Père Noël ». Même Mobutu, connu pour sa prodigalité, n’avait pas « gâté » ses politiciens comme Kabila.

Au-delà de la classe politique de Kinshasa opère un autre acteur qu’on appelle « la Communauté internationale ». Quid ?

 

Communauté internationale : Les pressions et les intérêts

Résultat de recherche d'images pour "kabila et jacob zuma"Durant les deux dernières années de l’administration Obama, les États-Unis et plusieurs pays européens avaient multiplié des déclarations et des initiatives visant à pousser Kabila vers la sortie dès la fin de son dernier mandat. Tout semblait acquis, mais Obama n’a pas eu assez de temps, démocratie américaine oblige. Depuis, Kabila, qui a fêté le départ d’Obama, jauge l’administration Trump. Selon nos sources, même si Trump ne se prononce pas sur le cas RDC, le Département d’État et sa représentante à l’ONU seraient beaucoup plus pressants que ne l’était Obama. Une grande réunion en juin 2017 du Groupe de contact international s’est tenue à Washington avec l’Angola pour invité. Étrangement, toutes ces pressions n’ont pas été assez suffisantes pour inquiéter Kabila. L’homme va ainsi tout se permettre, même des massacres à grande échelle (Beni, Kasai), pour lesquels il s’en sort en utilisant ses alliés dans la « Communauté internationale », puisque lui aussi en a. En effet, en juin 2017, à Genève, par exemple, dans l’affaire des massacres dans le Kasai, Kabila parvient à s’octroyer le soutien des pays africains pour bloquer les Européens qui œuvraient pour l’envoi d’une mission d’enquête internationale[6] sur ces crimes odieux.

Cet évènement, assez surréaliste, a été l’occasion de rappeler que la notion de « Communauté internationale » va au-delà des grandes puissances occidentales, et que les dictateurs africains sont capables de faire front pour protéger un des leurs. Il y a ainsi une communauté internationale qui milite pour le changement au Congo, les pays occidentaux principalement, et une autre fermement attachée au statu quo. Et même au sein de la communauté occidentale, il n’y a pas unanimité. En avril 2017, le Département de la justice, aux États-Unis, a révélé que le gouvernement congolais a signé avec une société israélienne, MER Security and Communication Systems, un contrat de 5.575.000 dollars couvrant une période allant du 8 décembre 2016 au 31 décembre 2017. Aux termes de ce contrat de lobbying, MER doit organiser des réunions avec des responsables du gouvernement américain et les différentes commissions du Congrès. Pour ce faire, le groupe MER s’est offert les services d’un ancien membre de l’équipe de campagne de Donald Trump, Adnan Jalil. Kinshasa a déjà versé 4,5 millions de dollars[7] dans le cadre de ce contrat. Ce lobbying signifie qu’une partie des ressources du Congo sont en train de financer le train de vie princier de certains « décideurs » internationaux qui voudraient naturellement que le miel continue de couler sur leur assiette.

Par ailleurs, se pose toujours la question de savoir où vont les richesses du Congo. L’opposant Valentin Mubake a récemment affirmé que l’an dernier, le Congo a exporté 1.500.000 tonnes de cuivre, trois fois plus qu’à l’époque de Mobutu. Il a ajouté qu’au prix de 6.000 dollars la tonne, le revenu brut est de 9 milliards de dollars. L’État congolais n’a perçu que 320 millions de dollars. Où sont passé les 8.680.000.000 $ du cuivre congolais ? Dans la poche de « certains membres de la Communauté internationale ». Et ici, on ne parle que du cuivre. Le Congo a aussi exporté du coltan, du cobalt, de l’or, du diamant, du manganèse, de la cassitérite, du bois, du pétrole,… Selon un panel sur les flux financiers illicites conduit par l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki, 15 % seulement des minerais extraits du sous-sol congolais sont déclarés aux autorités fiscales. Autrement dit, 85 % des exportations de minerais congolais échappent à la douane[7] et font le bonheur de certains membres de la Communauté internationale. C’est en fait le deal qui sous-tend le pouvoir de Joseph Kabila : les multinationales pillent le Congo, en échange, des puissances étrangères protègent un régime illégitime contre la colère d’un peuple congolais continuellement opprimé et dépouillé de ses richesses naturelles. Cette communauté internationale-là, souhaite-t-elle vraiment le départ de Joseph Kabila, l’homme qui garantit le pillage des richesses du Congo ? Peut-être, mais à condition que le prochain président soit aussi « généreux » que Kabila, voire davantage.

Les Congolais ont de quoi être déboussolés, surtout lorsque, déçus par cette communauté internationale, ils se mettent à regarder autour d’eux.

 

Un peuple déboussolé par sa classe politique

Résultat de recherche d'images pour "manifestation anti kabila"Au milieu de tous ces requins et ces fourbes, un seul acteur politique souhaite le départ de Joseph Kabila : le peuple congolais. En réalité, les Congolais ne se sont jamais reconnus dans la personne et la présidence de Joseph Kabila. L’image qu’ils ont de lui est celle d’un étranger, un sujet rwandais imposé à la tête du Congo pour piller le pays et servir les intérêts des puissances étrangères au détriment des nationaux, selon une sortie remarquable d’un député européen (https://www.youtube.com/watch?v=jiW2eQN1SJE). L’homme est profondément rejeté, voire vomi, par des franges entières de la population congolaise, et la campagne des massacres qu’il mène à travers le pays ne contribue pas à le rendre moins détestable. Son départ devrait être salué par un tonnerre de cris de joie et des jours entiers de fêtes au sein des communautés congolaises à travers le monde. Mais ce départ exige une lutte disciplinée.

Lorsqu’un groupe d’opposants et des personnalités de l’opposition se réunit sur l’Île de Gorée, au Sénégal, puis à Genval, en Belgique, pour constituer un front commun anti-Kabila, on apprend de l’entourage de celui-ci qu’il a vraiment eu peur, pour une fois. Ce front va malheureusement se fissurer, certains membres rejoignant le dialogue d’octobre 2016, avant de perdre une grande partie de sa crédibilité en acceptant le dialogue de décembre 2016. Ce front, derrière le Rassemblement, est-il toujours en situation de forcer l’alternance au Congo ? On ne demande qu’à voir.

Bien avant l’initiative de Genval, un autre front populaire avait été mené au pays en janvier 2015 à l’appel de la Dynamique de l’opposition pour barrer la route au projet de loi Boshab qui conditionnait la tenue des élections au recensement préalable de la population. Les Congolais s’étaient mobilisés massivement et avaient accepté le sacrifice suprême, puisque quatre mois plus tard, on découvrait 425 corps dans un charnier à Maluku. Le projet de loi ne fut pas adopté, mais la population avait déjà pris le dessus sur les forces de sécurité dans plusieurs quartiers de Kinshasa. Le pouvoir était menacé. Des appels au calme furent lancés, sûrement pour les mêmes raisons que nous avons expliquées plus haut : la peur des politiciens face au changement parti de la rue.

Bien avant 2015, Étienne Tshisekedi, qui avait remporté l’élection présidentielle de 2011, fut pressé de donner le mot d’ordre à la population de descendre dans la rue pour contester les résultats frauduleux du pasteur Ngoy Mulunda (le Président de la Commission électorale qui organisa les fraudes massives) et imposer le vainqueur au Palais de la Nation. Les masses populaires étaient prêtes mais le mot d’ordre ne fut jamais donné. Pourquoi ? Le Sphinx de Limete aurait reçu des menaces de la part d’un dirigeant occidental, lié aux intérêts de Joseph Kabila. Ah bon ? Et Tshisekedi a obéi à ce « Blanc » ?… Pourquoi ? On ne le saura jamais… Tshisekedi est décédé le 1er février 2017 sans avoir écrit ses mémoires.

Bref, les Congolais veulent le changement, mais ne savent toujours pas avec qui faire corps pour opérer ce changement, tellement ils sont trahis par leurs politiciens à des moments cruciaux. Ils sont prêts pour se battre, et ils le font chaque fois qu’ils sont appelés à le faire, malgré les risques encouru (plusieurs dizaines de morts à chaque manifestation). Mais jusqu’à présent, chaque fois qu’ils sont appelés à mener des actions, c’est pour les politiciens l’occasion de négocier, dans leur dos, des nominations par Kabila. À cette allure, décembre 2017 pourrait ressembler à décembre 2016. Et on pourrait continuer comme ça en 2018, voire plus longtemps. A moins qu’un sursaut patriotique se produise, y compris dans la classe politique.

L’opposant en exil Mbusa Nyamwisi presse les forces de l’opposition à l’unité « pour sauver le peuple congolais », et dit qu’il travaille ardemment pour parvenir à cette unité. Les organisations citoyennes de la jeunesse congolaise sont, elles aussi, en quête d’une union des forces acquises au changement. Il sera difficile de reconstituer un front pour le changement comparable à celui de 2016, puisqu’il va falloir se pardonner mutuellement et réapprendre à se faire confiance. C’est difficile, mais pas impossible.

Autrement, c’est Kabila qui file vers une présidence à vie ou un simulacre de coup d’État par ses parrains rwandais, plus que jamais déterminés à contrôler l’alternance du pouvoir à Kinshasa. Ce qui signifie que tous ceux qui s’opposent à Kabila et à son système, depuis l’étranger (Katumbi, Nyamwisi, les Combattants de la diaspora, voire certains internautes sur les réseaux sociaux…) deviendraient des Congolais exclus du droit naturel de revivre dans leur propre pays pour très longtemps. Des exilés à vie !

Boniface MUSAVULI

Analyste politique et militant des droits de l’homme. Dernier livre publié : « Les Massacres de Beni – Kabila, le Rwanda et les faux islamistes », voir https://www.amazon.fr/dp/152170399X

 [1] « Flux financiers illicites : 85 % des exportations des minerais échappent à la douane », in lepotentielonline.com, 29 août 2013.

[1] B. Musavuli, « Que sera Kabila en décembre 2016 ? », desc-wondo.org, 10 février 2016.

[2] « Présidentielle en RDC : ‘Je n’ai rien promis du tout’, prévient Joseph Kabila », rfi.fr/Afrique, 03 juin 2017.

[3] Le « talk and fight » est une stratégie machiavélique qui consiste, entre autres, à entrainer l’adversaire/ennemi dans des négociations « inutiles » pour gagner du temps et repérer ses points faibles, le tout en lui faisant des promesses alléchantes qui, bien entendu, ne seront jamais réalisées. Tout l’enjeu est de l’amener à baisser la garde, voire à se livrer tout seul, attiré par l’illusion d’un gain d’argent ou du pouvoir. Il ne reste qu’à attendre le bon moment pour le rouler dans la farine, voire l’achever physiquement.

[4] « Notre cri pour le respect absolu de la vie humaine », Message de l’Assemblée Épiscopale Provinciale de Bukavu (ASSEPB), Butembo, 23 mai 2015.

[5] chttps://afrique.lalibre.be/6506/rdc-un-cadeau-de-20-millions-pour-les-deputes/.

[6] « RDC : pas d’enquête internationale, mais des experts onusiens envoyés au Kasaï », rfi.fr/Afrique, 22 juin 2017.

[7] « RDC : l’étrange contrat de lobbying de Kinshasa aux États-Unis », rfi.fr/Afrique, 03 mai 2017.

 


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2 réactions à cet article    


  • Bertrand Loubard 17 août 11:59

    Merci pour vos articles et leur « tenue ».

    Vous dites : "selon une sortie remarquable d’un député européen".

    Il s’agit de Jean-Luc Schaffhauser. Il est facile de trouver sur le net des extraits de ses différentes interventions dans les débats « européens » de juin 2017. (entre autres : https://www.youtube.com/watch?v=KduHQKI58-U ). Si certaines de ses assertions ne semblent pas correspondre à la « réalité kabilienne », il faut souligner l’absence de détours lorsqu’il cite nommément Kagamé. Il ne cite malheureusement pas explicitement ni les « multinationales » ni les « acteurs belges ». Comme depuis octobre 1990 et l’invasion « ougandaise » du Rwanda et ensuite de la RDC, les crimes sont dénoncés sans citer les noms des criminels.

    Ainsi, personne ne réagit à la situation au Rwanda où se trouve sans doute, les « manettes » et les principaux « relais » de la "Communauté Internationale Amie des Peuples de la Région des Grands Lacs d’Afrique". Et malheureusement, sous l’influence croissante de l’ultra libéralisme, la mise en oeuvre du principe de la « Thérapie du Choc » (qui a conduit au génocide au Rwanda et aux deux guerres en RDC) continuera car elle n’a pas encore atteint l’intensité requise à son efficacité, en RDC. Ceci serait dû, probablement, à la dimension géographique du pays mais aussi au fait que la division recherchée du peuple congolais n’a pas encore pu être consommée (elle qui avait été si brillamment atteinte au Rwanda en 1993-1994).

    Bien à vous.


    • MUSAVULI MUSAVULI 17 août 15:15

      @Bertrand Loubard,

      Oui, tout à fait. La stratégie du choc est assez difficile à utiliser sur un pays grand comme le Congo. Ce qui fut possible en 1997, avec l’AFDL, n’était plus possible un a seulement plus tard, lorsque le Rwanda, l’Ouganda et les USA ont tenté à nouveau de mener une deuxième guerre éclair contre le Congo. 

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